Dieu, dans la Bible, a créé le monde en six jours. Le septième jour, Adonaï Yahweh Sabaoth, son vrai nom, s’est reposé. Il faut arriver à Jérusalem, un samedi, jour du sabbat, pour comprendre ce que le repos signifie. Le septième jour, pour l’homme, consiste à ne vivre que pour Dieu. Ne rien faire d’autre durant ces heures-là, ne même pas allumer sa télé, et encore moins cuire des aliments. Nos aînés dans la foi ont compris l’importance que revêt le jour du repos. Se retirer en soi pour Dieu. Avec cette conception, il est clair que voir le dimanche, jour du Seigneur, dans nos pays ne respecte pas cette véritable adoration à Dieu. Que d’agitations vaines, que de mauvaises paroles sortant de la bouche et du travail à n’en point finir au bureau ou à la maison. En ces jours de repos on met vraiment Dieu loin de nous, en nous lançant dans des activités de toutes sortes, même si une minorité participe à des cultes. La grâce de Dieu reçut à la messe ne peut que s’évaporer si on ne reste pas chez nous pour louer Dieu. Il n’est donc pas étonnant que Dieu a tendance à s’éloigner de nous. Personne ne veut se reposer. Le dimanche est encore plus épuisant que les jours de travail. On ne veut même pas arrêter de s’agiter. La retraite est un mot qui résonne mal dans les têtes et fait même honte. C’est vrai que les hommes politiques ne connaissent pas la retraite. Leur passion est de briller constamment dans le ciel, de se faire aduler, de recevoir les gens chez eux. Donc d’avoir des postes. En politique l’accumulation n’est pas un délit. L’homme politique veut toujours plus. C’est sa joie, son bonheur. On le tue s’il n’a pas constamment derrière ou devant lui ses courtisans qui se renouvellent sans cesse. On dit aussi qu’être politicien procure de l’argent. Remarquez que cette boulimie de fonctions politiques ne concerne pas seulement l’Afrique. L’Occident aussi ne connait pas de repos pour ses hommes politiques. Ici, comme ailleurs, la vraie nature de l’homme politique obéit aux mêmes schémas. Il est donc surprenant que des citoyens s’indigent que certaines personnes ne sont jamais rassasiées de postes et en veulent encore plus. Mais c’est la loi du métier. Jamais rassasié. N’en déplaise à ceux qui veulent un poste par individu. Pas de repos pour celui qui est dans la politique. Quand le sang de la politique coule dans vos veines, c’est un virus que rien ne peut guérir. Par contre dans les sports, principalement dans le football, il y a un moment pour arrêter. Malgré l’ovation des foules, un temps arrive où il faut mettre fin à sa carrière pour ne pas s’écrouler sur le gazon et sortir sous les huées du public. En football, l’âge ne pardonne pas. Konnan Yobouet était le plus adulé des joueurs ivoiriens. En fin de carrière, Laurent Pokou lui a ravi la vedette. Notre Pélé national n’était même pas remplaçant, souvent, sur la feuille de match. Il est mort dans l’indifférence. Mon ami Laurent Pokou se perd dans les mémoires avec l’arrivée de Drogba. Bien avant eux, notre pays a connu les plus brillants footballeurs du continent. On a parlé d’Ademaï, mais j’ai vu jouer, enfant, la perle de Bahibli, Jean Topkpa. Ignace Ouegnin et Benjamin Akouaté. Ils on été à leur époque des super stars. Tout finit. Tout s’arrête un jour. Les Eléphants de Côte d’Ivoire, ont fait rêver l’Afrique et le monde entier. Cette génération de joueurs formés par Marc Guillou, notamment, la première et la deuxième promotion, arrivent à bout. Ces footballeurs méritent tous nos remerciements et nos encouragements pour service bien rendu à la nation. L’usure des muscles ne pardonnent pas. Ils ne peuvent plus jouer comme des guerriers durant toute une partie. Ne nous faisons plus d’illusion même s’il leur reste encore quelques mois pour finir définitivement avec la coupe du monde pour laquelle nous leur souhaitons une qualification. On attend la prochaine relève, la prochaine vedette. Si un politicien peut toujours s’accrocher, malgré son âge, cela n’est pas permis pour un footballeur. On attend maintenant les nouveaux génies ivoiriens que Jean-Marc Guillou forment, en ce moment, à Bamako. Ce fabriquant de joueurs de talent a ouvert, depuis quelques années, une académie de football à Bamako. La plupart des pensionnaires des deux promotions sont de jeunes ivoiriens. Selon les spécialistes, ce sont des ogres qu’il nous fabrique. On dit que la deuxième formation est constituée que de génies du ballon. On dit aussi que le Mali veut prendre certains de ses joueurs parmi lesquels les deux frères de Gervinho. Notre fédération doit déjà commencer à s’intéresser de plus près à ces surdoués du foot recrutés selon des tests très difficiles. Ivoiriens, vous pouvez sourire. Ce que les grands-frères n’ont pas réussi, les petits frères vont le faire. Beaucoup de jeunes garçons sont trompés par des gens sans foi ni loi pour les faire rentrer à l’académie de Guillou à Bamako et c’est regrettable. Le système du père de nos académiciens est bien huilé et n’y pénètre pas qui veut. Il disait, chaque année, que tout son travail, à Abidjan, sera improductif tant que la fédération ivoirienne ne trouvera pas le coach qu’il leur faut et qu’ils ne pourront pas avoir de trophées. Il suppliait même la Fédé de lui permettre de proposer un entraîneur à la mesure de leur talent. Il a eu raison. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.
Les samedis de Biton Un repos bien mérité
Dieu, dans la Bible, a créé le monde en six jours. Le septième jour, Adonaï Yahweh Sabaoth, son vrai nom, s’est reposé. Il faut arriver à Jérusalem, un samedi, jour du sabbat, pour comprendre ce que le repos signifie. Le septième jour, pour l’homme, consiste à ne vivre que pour Dieu. Ne rien faire d’autre durant ces heures-là, ne même pas allumer sa télé, et encore moins cuire des aliments. Nos aînés dans la foi ont compris l’importance que revêt le jour du repos. Se retirer en soi pour Dieu. Avec cette conception, il est clair que voir le dimanche, jour du Seigneur, dans nos pays ne respecte pas cette véritable adoration à Dieu. Que d’agitations vaines, que de mauvaises paroles sortant de la bouche et du travail à n’en point finir au bureau ou à la maison. En ces jours de repos on met vraiment Dieu loin de nous, en nous lançant dans des activités de toutes sortes, même si une minorité participe à des cultes. La grâce de Dieu reçut à la messe ne peut que s’évaporer si on ne reste pas chez nous pour louer Dieu. Il n’est donc pas étonnant que Dieu a tendance à s’éloigner de nous. Personne ne veut se reposer. Le dimanche est encore plus épuisant que les jours de travail. On ne veut même pas arrêter de s’agiter. La retraite est un mot qui résonne mal dans les têtes et fait même honte. C’est vrai que les hommes politiques ne connaissent pas la retraite. Leur passion est de briller constamment dans le ciel, de se faire aduler, de recevoir les gens chez eux. Donc d’avoir des postes. En politique l’accumulation n’est pas un délit. L’homme politique veut toujours plus. C’est sa joie, son bonheur. On le tue s’il n’a pas constamment derrière ou devant lui ses courtisans qui se renouvellent sans cesse. On dit aussi qu’être politicien procure de l’argent. Remarquez que cette boulimie de fonctions politiques ne concerne pas seulement l’Afrique. L’Occident aussi ne connait pas de repos pour ses hommes politiques. Ici, comme ailleurs, la vraie nature de l’homme politique obéit aux mêmes schémas. Il est donc surprenant que des citoyens s’indigent que certaines personnes ne sont jamais rassasiées de postes et en veulent encore plus. Mais c’est la loi du métier. Jamais rassasié. N’en déplaise à ceux qui veulent un poste par individu. Pas de repos pour celui qui est dans la politique. Quand le sang de la politique coule dans vos veines, c’est un virus que rien ne peut guérir. Par contre dans les sports, principalement dans le football, il y a un moment pour arrêter. Malgré l’ovation des foules, un temps arrive où il faut mettre fin à sa carrière pour ne pas s’écrouler sur le gazon et sortir sous les huées du public. En football, l’âge ne pardonne pas. Konnan Yobouet était le plus adulé des joueurs ivoiriens. En fin de carrière, Laurent Pokou lui a ravi la vedette. Notre Pélé national n’était même pas remplaçant, souvent, sur la feuille de match. Il est mort dans l’indifférence. Mon ami Laurent Pokou se perd dans les mémoires avec l’arrivée de Drogba. Bien avant eux, notre pays a connu les plus brillants footballeurs du continent. On a parlé d’Ademaï, mais j’ai vu jouer, enfant, la perle de Bahibli, Jean Topkpa. Ignace Ouegnin et Benjamin Akouaté. Ils on été à leur époque des super stars. Tout finit. Tout s’arrête un jour. Les Eléphants de Côte d’Ivoire, ont fait rêver l’Afrique et le monde entier. Cette génération de joueurs formés par Marc Guillou, notamment, la première et la deuxième promotion, arrivent à bout. Ces footballeurs méritent tous nos remerciements et nos encouragements pour service bien rendu à la nation. L’usure des muscles ne pardonnent pas. Ils ne peuvent plus jouer comme des guerriers durant toute une partie. Ne nous faisons plus d’illusion même s’il leur reste encore quelques mois pour finir définitivement avec la coupe du monde pour laquelle nous leur souhaitons une qualification. On attend la prochaine relève, la prochaine vedette. Si un politicien peut toujours s’accrocher, malgré son âge, cela n’est pas permis pour un footballeur. On attend maintenant les nouveaux génies ivoiriens que Jean-Marc Guillou forment, en ce moment, à Bamako. Ce fabriquant de joueurs de talent a ouvert, depuis quelques années, une académie de football à Bamako. La plupart des pensionnaires des deux promotions sont de jeunes ivoiriens. Selon les spécialistes, ce sont des ogres qu’il nous fabrique. On dit que la deuxième formation est constituée que de génies du ballon. On dit aussi que le Mali veut prendre certains de ses joueurs parmi lesquels les deux frères de Gervinho. Notre fédération doit déjà commencer à s’intéresser de plus près à ces surdoués du foot recrutés selon des tests très difficiles. Ivoiriens, vous pouvez sourire. Ce que les grands-frères n’ont pas réussi, les petits frères vont le faire. Beaucoup de jeunes garçons sont trompés par des gens sans foi ni loi pour les faire rentrer à l’académie de Guillou à Bamako et c’est regrettable. Le système du père de nos académiciens est bien huilé et n’y pénètre pas qui veut. Il disait, chaque année, que tout son travail, à Abidjan, sera improductif tant que la fédération ivoirienne ne trouvera pas le coach qu’il leur faut et qu’ils ne pourront pas avoir de trophées. Il suppliait même la Fédé de lui permettre de proposer un entraîneur à la mesure de leur talent. Il a eu raison. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.
Par Isaïe Biton Koulibaly