Droit d’auteur / Maurice Bandaman révèle :‘’Le Burida peut être liquidé’’
Droit d’auteur / Maurice Bandaman révèle :‘’Le Burida peut être liquidé’’

Droit d’auteur / Maurice Bandaman révèle :‘’Le Burida peut être liquidé’’

Le jeudi 21 septembre dernier, le ministre de la Culture et de la Francophonie a rencontré à son cabinet du 22ème étage de la Tour E, cité administrative Abidjan-Plateau, les artistes membres de l’Unartci (Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire). S’agissant de la piraterie, Maurice Bandaman a fait savoir qu’il mènera une lutte sans merci contre ce fléau. «Il faut mettre fin à la piraterie. Parce qu’il retarde la création. La piraterie est un système organisé qui ne peut prospérer sous Alassane Ouattara. Il faut mettre l’industrie du disque en marche à travers un mécanisme de production puissant », a-t-il rassuré. A l’en croire, le Président de la République est déterminé à lutter contre la pauvreté afin de mettre à l’abri du besoin tous les artistes ivoiriens. Le ministre de la culture et de la Francophonie a rappelé à ses hôtes que le fonds de soutien à l’action culturelle soutiendra les projets viables et fiables. Concernant l’épineuse question du Burida, le ministre Maurice Kouakou Bandaman a été sans équivoque. « Le Burida est en faillite et peut être liquidé. Juridiquement, ce qui prévaut au Burida est une faillite. Des gens veulent porter plainte contre lui, mais nous sommes obligés de faire de la médiation. C’est parce qu’ils nous font confiance qu’ils n’ont pas encore porté plainte », a-t-il lancé à l’endroit de ses pourfendeurs : « Le Burida doit 20 millions à la Sacem de France. Je conduirais une mission dans les pays de la sous-région et à l’étranger pour que le Burida paie ses dettes. C’est pourquoi j’ai demandé à Madame Viera pour son intérim de deux mois, de me donner des résultats clairs » a-t-il epxpliqué. Pour clore son propos, le ministre de la Culture et de la Francophonie a exhorté à une mission de bons offices pour expliquer les actions du gouvernement et du ministère de tutelle aux artistes.
Patrick Krou

Encadré
Révélations sur des ‘’micmacs’’ au ministère de la Culture et de la Francophonie

Face à la presse hier vendredi au Queens sis aux II Plateaux Les Vallons, Ahmed Souaney (représentant les interprètes au sein du conseil) accompagné de Arentess de Bonali (œuvre cinématographique), Tantie Oussou, Miss Kouadio et des artistes, a commenté les récentes décisions du ministre de la Culture et de Francophonie. Dans la forme, il dénonce le fait que le conseil ait été suspendu par communiqué de presse alors que cela devrait être par décret. Dans le fond, il s’est insurgé contre l’imposition au ministre d’un directeur (Assiélou). Selon lui, la lettre du 9 septembre adressée à Maurice Bandaman par le conseil d’administration n’était qu’une «proposition». «Nullement nous n’avons voulu imposer à monsieur le Président de la République et au ministre un directeur général», a-t-il dit. Et de qualifier la nomination de Viera d’illégale. Cependant, s’il soutient qu’il y ait un audit, il souhaite qu’il prenne en compte non seulement leur mandat mais, ceux de Sess, Viera, Obou Armand. « Il ne s’agit pas de faire un audit ciblé. Il ne faut pas faire un audit dans le sens d’accabler des gens par erreur, pour des fautes qu’ils n’auraient pas commises», a-t-il admis. Interpellant ses collègues artistes sur des «micmacs» qui se font, Souaney révèle que «le ministère de la Culture est en train de changer les textes du Burida». A propos des changements qui se feront ou pourrait se faire, il révèle : le conseil d’administration sera remplacé par un comité de gestion où aucun artiste ne siégera ; le DG sera nommé par le ministère ; la copie privée sera logée au ministère tout comme le fonds sur la parafiscalité ; le changement du collège des éditeurs de presse, celui des architectes, etc. «On nous distraie parce que le problème est ailleurs. Demain, ce sont les 6000 sociétaires qui ne verront plus un rond», a-t-il relevé.
Koné Saydoo

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