Exclusif/ Prise en charge de 2003 au 11 avril 2011 L'hôtel du Golf tend une facture de 14 milliards FCFA à Ouattara L'hôtel du Golf n'en peut plus. Son plan de rénovation piétine. Son exploitation n'est pas en croissance. L'établissement rendu plus célèbre par la crise postélectorale, pour avoir servi de QG et de bunker au Président Alassane Ouattara réclame l'ensemble de ses arriérés de dettes, de Juin 2003 après Marcoussis, au 11 Avril 2011, et même au- delà. C'est au total, une facture globale de 14 milliards de FCFA, qui a été adressée aux autorités ivoiriennes, via les ministères du Tourisme, de l'Economie et des Finances et de la Construction. La facture prend en compte essentiellement le séjour et autres frais des ex-Forces nouvelles, depuis la période post-Marcoussis, jusqu'à présent. A la suite de l'Accord de Marcoussis et de la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale qu'il prévoyait, la question de la sécurité de Guillaume Soro et des membres des ex-Forces nouvelles avait été posée. En accord avec l'Onuci et aussi Laurent Gbagbo, l'hôtel du Golf qui était auparavant un QG des patriotes et de Blé Goudé sera mis à la disposition des Forces nouvelles, tandis que des cadres du RDR résideront quelques temps, à l'hôtel Tiama. Au-delà de Marcoussis, le Golf Hôtel, tout en maintenant ouverte à la clientèle une aile, les salles de réunion et de banquets pour continuer à donner vie à l'établissement, restera de façon permanente un QG pour les cadres des Forces nouvelles jusqu'à ce jour. En son temps, le pouvoir Gbagbo avait suscité une polémique sur la question et avait balancé dans la presse le montant de 5 milliards de FCFA pris en charge pour montrer aussi bien le côté humaniste de Laurent Gbagbo, que les pratiques budgétivores des Forces nouvelles. Il semble, loin de toute récupération politicienne, que les factures dues à l'Hôtel du Golf n'ont pas été réglées en totalité. L'Etat de Côte d'Ivoire, que Guillaume Soro et les siens représentaient en leurs qualités respectives, est donc sommé (ou mis en demeure) de payer les factures. Découvrant la facture, le chef de l'Etat selon nos sources, n'a émis aucun commentaire à haute voix, gardant pour le moment pour lui seul ses réflexions sur la question. Des instructions pour traitement de la demande sont attendues. Pour sa part, l'hôtel du Golf attend impatiemment. L'Etat qui en est le propriétaire avait d'ailleurs annoncé des travaux de réhabilitation sur le site. Alors que certains rêvaient d'en faire un musée ou une annexe de la Présidence de la République, le chef de l'Etat avait aux lendemains du 11 avril 2011, incité les uns et les autres à regagner leurs domiciles comme signe d'un retour à la normale et d'une sécurisation accrue de la capitale économique. De plus, le Président Alassane Ouattara avait opté, dans l'optique d'un retour de la croissance, de maintenir la vocation et l'exploitation commerciale de l'Hôtel du Golf. Il revient à l'Etat-actionnaire de se prononcer rapidement sur cette affaire, pour ne pas faire connaître à cet hôtel, un sort semblable à celui de la compagnie Air-Afrique. Pour le moment, au niveau de la direction de ce complexe hôtelier, l’affaire est mise sous cape. A défaut d’avoir la réaction du Directeur général, le directeur de l’hébergement et de la réception n’a pas voulu se prononcer. «Je ne suis pas au courant de cette affaire», a déclaré Nanguin Coulibaly. Charles Kouassi
Exclusif/ Prise en charge de 2003 au 11 avril 2011 L’hôtel du Golf tend une facture de 14 milliards FCFA à Ouattara