La chronique de Têguèrè Occasion rêvée

La chronique de Têguèrè Occasion rêvée

 

 

Deux cent  (200) tués, des milliers de morts, des dizaines de milliers de déplacés… Le décompte a commencé avec la crise syrienne. Un décompte tout aussi macabre qu’il se fait au quotidien. Le compteur est bien huilé. On ne peut s’y tromper. Les membres de l’observatoire syrien des  droits de l’Homme prennent très au sérieux la tâche qui est la leur. De jour comme de nuit, ils veillent au grain. Et ce, depuis une vingtaine de mois. Leur tâche leur tient à cœur : aucun crime du dictateur syrien ne doit rester impuni. Même ceux commis dans les conflits les plus reculés. Quelle abnégation au travail ! Question – car il y en a – tout de même : qui sont les membres de cet observatoire, Quelles sont leurs méthodes de travail ? Quelle est l’identité de leurs informateurs ? Leurs sources ?  Où sont-ils installés pour échapper aux bombardements ? Les réponses ne viendront pas car il s’agit de faire la démonstration qu’un bachar est un dictateur doublé d’un sanguinaire. Un point, un trait. Où voudrais-je en venir avec  cette crise syrienne ? C’est la grande peur qui m’étreint. Pourquoi ? Quelle peur soudaine ? Le problème malien. Ah oui ! Le nord-Mali. Quelques semaines après que la France a lancé l’opération Serval que des organisations du genre de l’observatoire syrien donne de la voix. Prétexte : Défense des droits de l’Homme. Un passe-partout qui permet de pondre des rapports. Des militaires maliens auraient commis des exactions. Vient ensuite la rengaine du puits. Les preuves, on les détient. On ne les produit pas. Cependant, c’est le branle-bas dans les organisations internationales. Les grandes comme les petites donnent l’inquiétude et exigent des enquêtes. Tout le problème est là ! Que fait-on du rapport des dénonciateurs ? Ils ont  vu faire. Ils soutiennent avoir les preuves de leurs accusations. Les convoquer devant une commission indiquée est une ‘’saine’’ procédure. On ne peut pas rester quelque part au chaud en Europe et voir à Mopti, dans le Nord-Mali. Ce drame que ceux qui y vivent n’ont pas eu, n’ont pas et n’auront pas connaissance. Pour les militaires maliens, c’est la Vengeance des Touareg. On  parle déjà de conflit Peau Claire. Peau Noire. Là, on ne peut pour le moment, parler de viols, de femmes éventrées, d’enfants soldats. Mais il faut se faire entendre. La notoriété est là ! le background se mérite. Et la crise malienne est une occasion rêvée. Aucune organisation des droits de l’Homme ne crachera là-dessus. Dommage qu’on ait vite oublié la rébellion Touareg qui a conduit à tout cela. .

Traoré B. Têguèrè

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