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Après la suspension des ministres
Pdci du gouvernement Les Forces nouvelles,
le Rdr, l’udpci soutiennent le Pdci dans la bouche
La décision du Pdci-Rda de suspendre la
participation de ses ministres aux travaux des conseils de gouvernement et de
ministres fait des vagues. Les signataires des accords de Linas-Marcoussis et
d'Accra II, sauf le Fpi et le Pit lui ont apporté leur soutien. Un soutien
verbal en attendant d’autres actions
Le Pdci-Rda peut se féliciter de sa décision
de suspendre la participation de ses ministres aux travaux des conseils de
gouvernement et des ministres qu'il a prise le 4 mars dernier. Et pour cause !
Cette suspension la donné l'occasion à tous les signataires des accords de
Marcoussis et d'Accra II de se retrouver au siège du Pdci à Cocody, les samedi
6 et dimanche 7 mars dernier De ce fait, le Rdr, le Mpci, le Mpigo, l'Udpci, le Mjp, l'Udcy et le Mfa,
ont salué et encouragé cette décision du parti cinquantenaire dans une
déclaration lue par le porte-parole du Rdr, M. Cissé Bacongo. "(…) Les
forces politiques signataires des accords de Linas-Marcoussis et d'Accra II ont
affirmé leur soutien total au Pdci-Rda, invité le Pdci-Rda à faire preuve de
fermeté dans la gestion de cette décision courageuse et responsable ",
lit-on dans la déclaration. Pour les signataires de cette déclaration, "la
décision du Pdci-Rda n'est que la conséquence des dysfonctionnements fréquents
et des blocages persistants dans la mise en œuvre du programme du gouvernement
de réconciliation nationale". Mais contrairement à une situation de
blocage total du gouvernement que bien d'observateurs craignaient, qui pourrait
venir de la suspension de tous les ministres des forces politiques
d'opposition, la déclaration du 7 mars a produit plus de peur que de mal.
D'ailleurs, le Pit, qui a participé aux travaux de cette déclaration, selon les
signataires, n'a pas signé la déclaration finale. A cette rencontre, le Pdci,
le Rdr, l'Udpci, le Mfa, l'Udcy, le Mpci, le Mpigo et le Mjp ont également
décrié "les blocages suscitées dans la mise en œuvre des accords de
Linas-Marcoussis et d'Accra II ". Ont été relevées entre autres, "les
difficultés que rencontrent les ministres des forces politiques autres que le
Fpi dans la nomination de leurs collaborateurs
et des responsables des structures sous tutelle", "l'absence de
chronogramme pour la mise en œuvre du programme du gouvernement de
réconciliation nationale… l'existence d'un gouvernement parallèle affectant de
façon inquiétante le bon fonctionnement de certains ministères, notamment le
ministère de la Justice, le ministère de la défense, le ministère de
l'Administration du territoire, le ministère de la Sécurité et le ministère des
Affaires Etrangères". Ce qui convient d'appeler la coalition des Marcoussistes,
a salué la création de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci)
par le vote de la résolution 1528 par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Toutefois, en attendant le déploiement effectif des casques bleus dans le pays,
cette coalition exige "la réactivation du Conseil national de sécurité
chargé de gérer les questions de défense et de sécurité". Les forces
politiques signataires des accords de Linas-Marcoussis et d'Accra II ont clos
leur déclaration par des recommandations. Ainsi, elles exigent entre autres que
" toutes les réformes, notamment politiques et militaires, prévues dans le
programme du gouvernement de réconciliation nationale, soient menées de façon
diligente et simultanée par la présentation d'un chronogramme ; les projets de
lois modificatifs du code foncier rural et du code de la nationalité soient
soumis exclusivement à l'examen du parlement ; l'article 35 de la constitution
soit révisé conformément à l'accord de Linas-Marcoussis par voie
référendaire". On le voit, même si ces signataires n'ont pas suspendu la
participation de leurs ministres au gouvernement comme le Pdci, il n'en demeure
pas moins qu'ils accentuent la pression sur le président Laurent Gbagbo. Mais
le chef de l'Etat cèdera-t-il ?
Pascal Soro |