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	<title>L&#039;Intelligent d&#039;Abidjan &#187; Chronique</title>
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		<title>Chronique Diplomatique Le Pdci sans Félix Houphouët-Boigny… 20 ans après sa mort</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 07:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Le Pdci sans Félix Houphouët-Boigny, cela fait 20 ans aujourd’hui. Et pour ce 20ème anniversaire de la disparition du patron charismatique du Pdci, il y a un seul devoir de mémoire : tous les militants du Pdci doivent à Félix Houphouët-Boigny, un véritable repenti. Leur attitude pschycologique de gestion du parti après le décès de Félix Houphouët Boigny est un mélange de complaisance et de théâtre politique ; le tout dans une mixité de comportements effroyables, loin de la version politique de sagesse enseignée par Félix Houphouët-Boigny. Pendant plus de 40 ans à la tête du Pdci, l’homme [...]]]></description>
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<p>Le Pdci sans Félix Houphouët-Boigny, cela fait 20 ans aujourd’hui. Et pour ce 20ème anniversaire de la disparition du patron charismatique du Pdci, il y a un seul devoir de mémoire : tous les militants du Pdci doivent à Félix Houphouët-Boigny, un véritable repenti. Leur attitude pschycologique de gestion du parti après le décès de Félix Houphouët Boigny est un mélange de complaisance et de théâtre politique ; le tout dans une mixité de comportements effroyables, loin de la version politique de sagesse enseignée par Félix Houphouët-Boigny. Pendant plus de 40 ans à la tête du Pdci, l’homme d’Etat ivoirien n’a jamais cessé ‘’d’écrire ses pensées’’. De très bonnes ‘’feuilles morales’’ exclusives à l’éducation politique. Pendant plus de 40 ans, Félix Houphouët-Boigny avait tout dit aux Ivoiriens. Tout expliquer, particulièrement aux militants du Pdci, ses doutes, ses ambitions, ses colères, ses espérances. La Côte d’Ivoire ‘’heureuse’’ était la passion fixe de Félix Houphouët-Boigny. Mais personne, ni les Ivoiriens, ni particulièrement les militants du Pdci, n’a voulu observer le regard de Félix Houphouët-Boigny, l’homme politique, à qui les Ivoiriens doivent tout de même l’indépendance de la Côte d’Ivoire et l’aventure populaire de l’audience de son enseignement politique : le dialogue. Il était rare de voir Félix Houphouët-Boigny, dans un comportement de mélancolie politique. Il s’est battu pour tous les Ivoiriens : les planteurs, les enseignants décrochés de la fonction publique. Félix Houphouët-Boigny avait du respect pour les chefs de cantons de villages. Et sans cesse pour les valeurs traditionnelles, Félix Houphouët-Boigny était humble, s’abaissant en famille pour ses sœurs Faitai et Adjoua. Aujourd’hui, Félix Houphouët Boigny n’est plus, il y a de cela 20 ans. Ses pensées politiques très passionnantes sont aussi tombées dans l’oubli, pour une bonne part de la responsabilité de ceux que Félix Houphouët-Boigny, lui-même appelaient les ‘’disciples’’, aujourd’hui transportés dans un festival de ‘’politique comédienne’’. C’est effroyable, Félix Houphouët-Boigny a bien voulu qu’il soit ‘’écouté’’ et ‘’lu’’, célèbre comme Jésus-Christ et Mohamad. Mais personne, ni les disciples, ni les militants n’ont compris l’enseignement politique et l’attitude pschycologique de la gestion du Pdci, grand parti africain né en 1946 ; 20 ans après le décès de Félix Houphouët-Boigny, j’ai perdu l’habitude d’assister à de grandes conférences politiques du Pdci sur l’actualité, de grandes conférences de presse sur l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. Félix Houphouët-Boigny, c’était le dialogue contre l’apartheid ou le développement séparé. Artistiquement politique, avait donné un sens à l’avenir de la Côte d’Ivoire avec sa Fondation pour la recherche de la paix. Mais que devient cette fondation ? Personnellement, je trouve aujourd’hui invraisemblable que le Pdci n’arrive plus à se prendre en charge. Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à l’Unesco ne suffit pas, si ses disciples et les militants du Pdci ne donnent point d’importance au thème du prix et donnent des conceptions différentes à la leçon du dialogue, chapitre premier de la recherche de la paix. Personnellement, je ne sais plus quel est le régime ‘’social-politique’’ du Pdci, 20 ans après le décès de Félix Houphouët-Boigny ; journaliste et dans le sens du ‘’devoir de mémoire’’, je pense que le Pdci, jadis porté sur la formation des cadres, a besoin aujourd’hui d’une restructuration profonde. Parce que, au sein du Pdci actuel, les idéaux sont opposés avec des luttes d’influences de ‘’petites associations’’. Sécrètes à mes yeux, comparables à une ‘’rébellion politique’’ au renversement de l’intelligence politique que Félix Houphouët-Boigny avait enseignée aux militants du Pdci. Aujourd’hui, il ya deux modes opératoires politiques pour sauver le Pdci : cultiver les militants aux origines morales de l’avènement du Pdci et les origines du parcours politique de Félix Houphouët-Boigny. Faire confiance au collectif de la jeunesse, capable de sacrifier leur savoir-politique pour la bonne santé du parti. Il y a plusieurs années, Félix Houphouët-Boigny avait opté pour ce mode opératoire de prestige politique, en intégrant au Bureau politique et aux instances supérieures du Pdci, une forte élite de jeunes, aux côtés de Matthieu Ekra, Auguste Dénise, Thierry Lebbe, Konan Kangah, Koffi Cadeau qui avaient les mêmes sentiments d’amour pour le Pdci, comme Laurent Dona Fologo, Ehui Bernard, Balla Keïta. Ce mélange de taille, de courage, de volonté a fait rebondir le Pdci. J’ai vu Félix Houphouët-Boigny sourire aux jeunes, parler aux vieux, saluer les militants dans la courtoisie avec une intelligence politique d’un véritable homme d’Etat.<br />
Ben Ismaël</p>
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		<title>Les Samedis de Biton          Servir en brousse</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 10:54:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Grand-Bassam. J’y étais la semaine dernière. C’était à l’occasion de la sortie des quarante troisième promotions des élèves instituteurs du Cafop. Cérémonie émouvante. Au moment du baptême de la promotion par le parrain, Djaha Jean, député-maire de Grand-Lahou, un flot d’émotion montait en moi. J’avais voulu devenir instituteur. En les voyant rejoindre leur poste, dans quelques semaines, je ne pouvais que les envier. La plupart sera affectée dans un village ! Quelle aubaine ! Quand je le dis souvent, lors de mes conférences,  certains futurs instituteurs ou instituteurs se fâchent. J’ai eu à le constater, encore,  lors de mes [...]]]></description>
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<p>Grand-Bassam. J’y étais la semaine dernière. C’était à l’occasion de la sortie des quarante troisième promotions des élèves instituteurs du Cafop. Cérémonie émouvante. Au moment du baptême de la promotion par le parrain, Djaha Jean, député-maire de Grand-Lahou, un flot d’émotion montait en moi. J’avais voulu devenir instituteur. En les voyant rejoindre leur poste, dans quelques semaines, je ne pouvais que les envier. La plupart sera affectée dans un village ! Quelle aubaine ! Quand je le dis souvent, lors de mes conférences,  certains futurs instituteurs ou instituteurs se fâchent. J’ai eu à le constater, encore,  lors de mes deux dernières conférences le mois dernier  à Sassandra et à Grand-Bassam. Comme d’habitude, je sillonne les quartiers d’Abidjan et les villes de l’intérieur pour apporter la bonne nouvelle. Ma bonne nouvelle, c’est de dire que la lecture est une puissance et qu’il faut se mettre dans le vent du livre et de la lecture. J’ai vu des instituteurs dans les villes. J’en ai vu dans les campements et les villages. Mon constat est clair. Il est bon de commencer sa carrière dans un campement, dans un village. Surtout ne pas chercher, par tous les moyens, à rester dans une ville comme Abidjan. Ce serait  le départ manqué avec la vie. Abidjan, comme toutes les grandes villes du monde, offre de multiples tentations qui conduisent le jeune fonctionnaire à végéter durant toute sa carrière dans la paupérisation. Quel avantage à voir, chaque jour des gratte ciels, des belles voitures, la lumière jaillissant à tous les coins de rues si c’est pour souffrir, se laisser habiter par la frustration et l’aigreur. Vivre à Abidjan c’est se livrer chaque matin à la pauvreté. On se compare forcement à ceux qui ont l’apparence de la réussite. Cela crée des ulcères. Entre son travail ou son école et son domicile, que de longue distance. Dans un transport en commun, et même dans sa propre voiture avec le go slow, que de perte d’énergie. Chaque fin de mois est une injure contre le pouvoir. L’argent suffit à peine à faire face aux besoins élémentaires tels que le loyer, l’électricité, la nourriture et la cohorte de parasites. Mais un chapitre budgétivore n’est jamais déclaré publiquement. C’est la conspiration du silence. Or, ce chapitre est à la base de toutes les pauvretés ici et ailleurs. C’est le chapitre appelé frais divers et qui couvre en fait les dépenses liées à la femme et au sexe. Aucun homme ne le reconnait et pourtant tout son argent passe dans la dilapidation des fonds aux femmes. Quel jour on pourra dénoncer, publiquement,  ce travers de nos concitoyens qui les plonge dans la paupérisation. Pour un instituteur en début de carrière Abidjan et les grandes villes sont à éviter. Absolument. De nombreuses jeunes filles savent, sans avoir lu Freud, que leur avenir est dans la main d’un homme. Comme une entreprise qui trouve des moyens et des astuces pour conquérir la clientèle la jeune fille utilisera des artifices pour conquérir le cœur du nouveau fonctionnaire. Avant de parler de la cherté de la vie, il faut examiner sa propre vie et voir en quoi ses frais divers du mois ont servi. Le jeune instituteur, dans un village, échappe à la tentation de la grande ville. Dans un village, devant le dénuement des habitants,  il apprend rapidement l’humilité. Il comprend qu’on peut bien  vivre sans chercher absolument  à effectuer  des dépenses superflues. Même s’il tombe dans le piège d’une villageoise, il fera du sérieux. Ce n’est pas dans un village qu’il ira de femme en femme.  Tout se voit. Tout se sait. Mais le grand avantage de commencer dans un village s’inscrit sur trois volets. Premièrement, soustrait des dépenses de prestige d’Abidjan, le jeune instituteur pourra faire une très bonne épargne. Il ne connaitra pas les frais divers. Le second volet sera le large temps disponible qu’il aura, à sa disposition, pour mener d’autres études par correspondance et sur internet. Adolescent, je voulais devenir instituteur dans un village afin de pouvoir lire abondamment. Dans une ville, comme Abidjan, difficile, sinon impossible, de s’adonner à la lecture des cinq genres. Or, la lecture est à la base de tout développement personnel. Et enfin, très grande possibilité d’avoir une terre pour pratiquer une culture rentable à ses heures libres. J’ai vu en province de nombreux instituteurs qui ont des plantations de palmier, d’hévéa, sans parler du maïs ou des patates. Réussir dans un village c’est refuser de croire qu’on a raté sa vie et qu’on n’aboutira à rien. Ne pas se laisser aller au découragement parce que d’autres amis de la promotion ont bénéficié de meilleurs affectations dans de grandes viles. La cigale et la fourmi n’est pas une fable des siècles passés mais un message pour les Africains d’aujourd’hui et de demain. Mais comme l’a proposé, Monsieur Djaha Jean, le député-maire de Grand-Lahou, il serait bon que l’Etat, donne un kit à tous les instituteurs affectés dans les villages et les campements. Ce serait, pour eux,  une grande motivation et une bonne stimulation pour débuter leur carrière. Surtout que l’instituteur c’est la courroie de transmission des mots d’ordre du pouvoir à la vaillante et brave population. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.</p>
<p>Par Isaïe Biton Koulibaly</p>
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		<title>Chronique de FamchocolatD QU’ON M’EXPLIQUE LE PANAFRICANISME</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 09:23:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Les Afriques indépendantes sont, dans leur grande majorité, cinquantenaires. Amen amen, le temps des colonies est bien loin ! Mais pouvons-nous nous réjouir des chemins tortueux parcourus depuis les années 60 ? Des mirages de prospérité devenus naufrages purs et simples ? Depuis plusieurs semaines, le panafricanisme est à l’honneur dans les journaux. Cela est tout à fait normal, puisque qu’il y a cinquante ans, en 1963, naissait l’OUA, Organisation ayant pour objectif de promouvoir l&#8217;unité et la solidarité des États africains et d’être la voix collective du continent africain.  On aurait alors pu croire qu’elle réussirait à faire [...]]]></description>
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<p>Les Afriques indépendantes sont, dans leur grande majorité, cinquantenaires. Amen amen, le temps des colonies est bien loin ! Mais pouvons-nous nous réjouir des chemins tortueux parcourus depuis les années 60 ? Des mirages de prospérité devenus naufrages purs et simples ?</p>
<p>Depuis plusieurs semaines, le panafricanisme est à l’honneur dans les journaux. Cela est tout à fait normal, puisque qu’il y a cinquante ans, en 1963, naissait l’OUA, Organisation ayant pour objectif de promouvoir l&#8217;unité et la solidarité des États africains et d’être la voix collective du continent africain.  On aurait alors pu croire qu’elle réussirait à faire de l’Afrique, ce que feu GG Vickey qualifiait avec son peu de réalisme de « beau pays où le soleil brille tous les jours ». Mais de l’OUA  à l’UA (Union africaine), il n’en a rien été! En fait de soleil, nous avons eu droit, en cinq décennies, à des pluies de conflits avec les régimes dictatoriaux qui vont avec…</p>
<p>Je suis loin d’avoir 50 ans, je ne peux donc pas me mettre dans le même état d’esprit que les précurseurs de l’idéal panafricaniste. De toute façon, je n’y arriverais pas, ma vision devenant abstraite quand l’envie me prend d’essayer…</p>
<p>Personnellement, je croirais au panafricanisme lorsque les Africains se serreront les coudes pour une entraide à tous les niveaux. Or, pour l’heure, ils sont bien aise à s’occuper à se mettre les bâtons dans les roues dans l’unique but d’être mieux vus par l’Occident, collaborateur opportuniste, dont les guerres fratricides des peuples du sud ne font qu’amplifier son emprise sur le continent et lui apporter que des avantages.</p>
<p>Certains diront, à raison, que je n’y comprends rien au panafricanisme et que je devrais revoir mes propos. Mais alors, à quels exemples pourrais-je me raccrocher pour raffermir ma position ?</p>
<p>Quand je pense à l’Afrique, la première image qui me vient automatiquement en tête est celle de La Fontaine, de ses deux voleurs et l’âne : « Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient : l’&#8217;un voulait le garder, l&#8217;autre voulait le vendre. Tandis que coups de poing trottaient, et que nos champions songeaient à se défendre, arrive un troisième larron qui saisit maître aliboron. ».  Notre plus grand malheur d’Africains, larrons, comme braves chevaliers de la liberté et de l’identité affirmée, a toujours été de privilégier les dissensions au grand bonheur des profiteurs souffleurs du feu de la discorde.</p>
<p>Mais, comment, Notre Afrique à la sagesse légendaire, cette Afrique des arbres à palabres, qui se dit originellement solidaire, ne parvient-elle pas à se donner de vraies bases d’une réelle unité ? Pourquoi l’Afrique, berceau de l’humanité, s’en sort beaucoup mieux quand il s’agit de lutter pour les dernières places ?</p>
<p>En 1963, l’Afrique jetait les bases d’une union d’Etats pour constituer une force économique et politique. Cinquante ans après cette initiative, elle n’en est toujours qu’aux prémices, les pays cumulant les séminaires de réflexions sur la question et les philosophes des temps modernes, revisitant le sujet avec plus ou moins d’optimisme.</p>
<p>Qu’on m’explique le panafricanisme pour que je comprenne. Qu’on le vive pour que je m’en imprègne…</p>
<p>Rien ne sert de faire miroiter un idéal qui ne pourrait voir le jour…</p>
<p>Chimère : et si on lâchait ce panafricanisme fourre-tout, qui est prétexte à tout : des causes les plus raisonnables aux plus superflues ?</p>
<p>Dans le fond, les principes sont bons, mais encore faut-il les appliquer !</p>
<p>Bon weekend.</p>
<p>www.famchocolat.com</p>
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		<title>Chronique Le blog de Yehni Djidji VIOLENCE DANS LES UNIVERSITES PUBLIQUES: REBELOTE</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 01:32:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; La violence est de retour en milieu estudiantin, dit-on. Etait-elle réellement partie ? La célérité avec laquelle les machettes, les couteaux et les gourdins ont ressurgi laissent à penser qu’ils n’étaient pas bien loin. Ce n’était donc pas la vétusté des bâtiments, l’absence de clôture, la vieillesse de la peinture, l’entrée des taxis dans l’enceinte du bâtiment, qui attisaient la fibre agressive des uns et des autres ! En effet, l’université « nouveau format » se voit également frappée de la même malédiction que l’ancienne : des violences gratuites pour soutenir des revendications que l’on aurait bien pu [...]]]></description>
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<p>La violence est de retour en milieu estudiantin, dit-on. Etait-elle réellement partie ? La célérité avec laquelle les machettes, les couteaux et les gourdins ont ressurgi laissent à penser qu’ils n’étaient pas bien loin.</p>
<p>Ce n’était donc pas la vétusté des bâtiments, l’absence de clôture, la vieillesse de la peinture, l’entrée des taxis dans l’enceinte du bâtiment, qui attisaient la fibre agressive des uns et des autres ! En effet, l’université « nouveau format » se voit également frappée de la même malédiction que l’ancienne : des violences gratuites pour soutenir des revendications que l’on aurait bien pu faire verbalement.</p>
<p>Ou alors, est-ce le sous-équipement des infrastructures, le catalyseur des débordements regrettables ? Vu que les étudiants d’hier et d‘aujourd’hui continuent de se plaindre de manque de micro, de climatisation défaillante, de problème d’électricité et de laboratoires, etc…</p>
<p>Le mal qui ronge nos universités ne date pas d’hier. Il est profond et les promesses faites du bout des lèvres ne paraissent pas l’outil le plus approprié pour l’atteindre.</p>
<p>Qui a appris aux jeunes que la voie des armes est la meilleure ? Non, inutile de suivre mon regard qui aurait bien du mal à englober tous ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont fait ce choix délibéré ou pousser sciemment d’autres à le faire. Même si leur discours a changé depuis, les séquelles sont là. Et malheureusement, cela met à mal leur crédibilité quant à des appels à la non violence, à la retenue, au pacifisme.</p>
<p>Alors quelle solution pour nos universités publiques ? Les fauteurs de troubles radiés, blâmés, avertis ? Ces sanctions représentent-elles vraiment quelque chose aux yeux de ceux qui tailladent sans vergogne un de leur semblable avec des tessons de bouteilles ou des couteaux ? Celui qui n’a pas de scrupule à abattre un gourdin sur la tête nue d’un de ses camarades, sera-t-il franchement intimidé par la « menace » d’un renvoi de l’Université ?</p>
<p>Soyons sérieux ! Quelle solution ? Une CDVR à l’échelle estudiantine ? On a déjà bien du mal à l’échelle nationale !</p>
<p>On continuera sans doute longtemps de réfléchir sur les mesures à prendre pour épurer l’Université, la rendre à nouveau potable et propice à un apprentissage sain et sécurisé. Cependant c’est le lieu de rappeler que détruire est plus facile que construire. Ceux qui ont pris un malin plaisir autrefois à distiller le venin de la violence dans les universités pensaient peut-être qu’il s’agissait d’un acte anodin qui servirait leur cause et finirait par disparaître. Mais force est de constater que le venin est toujours là. Il continue d’empoisonner les étudiants, génération après génération. Il ne s’agit plus seulement de désarmer les mains. Il faut également se pencher sur les cœurs et les pensées. C’est un travail de longue haleine que nos devanciers auraient pu nous épargner en ayant la sagesse depuis leur jeune âge milité en faveur des valeurs qu’ils prônent aujourd’hui.</p>
<p>On ne peut revenir en arrière malheureusement. Nous devons supporter cet héritage sanglant que nos pères nous ont laissé, sans toutefois nous y habituer. Constamment nous devons avoir à l’esprit la recherche d’une solution durable pour nos universités, si ce n’est pour nous, au moins pour nos enfants. www.yehnidjidji.com</p>
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		<title>Chronique diplomatique  Lettre à un ami : Laurent Dona Fologo</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 09:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Aujourd’hui, dès qu’on prononce le nom de Laurent Dona Fologo, tous les clichés et vérités de la presse ivoirienne et le vrai visage de la diplomatie se bousculent. Le journaliste Laurent Dona Fologo est un homme de principe et sa vie professionnelle, que je connais très bien, recoupe très largement l’histoire de la presse en Côte d’Ivoire. Diplomé de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, en France, le journaliste Laurent Dona Fologo, ministre de l’Information, avait donné une richesse de qualité au quotidien ivoirien Fraternité-Matin, à la radio et télévision ivoirienne, à l’hebdomadaire Ivoire Dimanche, et à l’Agence [...]]]></description>
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<p>Aujourd’hui, dès qu’on prononce le nom de Laurent Dona Fologo, tous les clichés et vérités de la presse ivoirienne et le vrai visage de la diplomatie se bousculent. Le journaliste Laurent Dona Fologo est un homme de principe et sa vie professionnelle, que je connais très bien, recoupe très largement l’histoire de la presse en Côte d’Ivoire. Diplomé de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, en France, le journaliste Laurent Dona Fologo, ministre de l’Information, avait donné une richesse de qualité au quotidien ivoirien Fraternité-Matin, à la radio et télévision ivoirienne, à l’hebdomadaire Ivoire Dimanche, et à l’Agence ivoirienne de presse. C’est cet homme de principe et d’origine Sénoufo qui a incarné aux yeux du Président Félix Houphouët-Boigny, l’affirmation de celui qu’il cherchait, surtout au sein du bureau politique du Pdci-Rda pour les missions secrètes, mêmes les plus contradictoires. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, moi, j’ai encore en mémoire que Laurent Dona Fologo est un homme politique pieux, un journaliste pragmatique, et à l’époque, un ministre de l’Information, grand Patriote-émissaire du Président Félix Houphouët-Boigny. En 1975, Laurent Dona Fologo a été le seul ministre africain de l’Information à affronter le régime de l’Apartheid. Dans cette fournaise sud-africaine de développement séparé, Laurent Dona Fologo s’est acharné à la défense de la leçon du dialogue du Président Félix Houphouët-Boigny et en même temps à la cause exclusive des Indiens, Métis et Noirs sud-africains oppressés. Mais, comment peut-on oublier une telle figure emblématique de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire indépendante ? Sans révéler beaucoup de secrets politiques, Laurent Dona Fologo reste encore largement ‘’inexploité’’, une fantastique source de l’histoire de la politique du dialogue de Félix Houphouët-Boigny. Je connais très bien  Laurent Dona Fologo. Et, le Président Félix Houphouët-Boigny l’aimait bien : intraitable journaliste-éditorialiste, ministre de l’Information, directeur politique de Fraternité-Matin, Laurent Dona Fologo était sûr de ses convictions politiques pour servir le Président Félix Houphouët-Boigny et le Pdci-Rda, dont il avait au sein du bureau politique, la charge de la promotion du dialogue politique. Avec Félix Houphouët-Boigny, le journaliste et l’homme politique, Laurent Dona Fologo était persuadé que la Côte d’Ivoire conserverait son statut de « pays de dialogue », et ne serait jamais l’affaire des hommes politiques, passionnément amusés par la violence politique, comme « l’arme des forts ». Ministre de l’information, Laurent Dona Fologo avait crédité le métier de journalisme d’un véritable pouvoir et de respect. Demander à mon ami Mamadou Ben Soumahoro, directeur général de l’Information à l’époque. Mais bien que le régime de Félix Houphouët-Boigny, était un « Etat-parti », le ministère de l’Information faisait une large part aux débats contradictoires sur les antennes des médias d’Etat. Laurent Dona Fologo avait créé une forme de journalisme intellectuel. Des journalistes responsables, comme Mamadou Berthe, avec sa chronique « L’air du temps » à la radio et le ‘’Fauteuil blanc’’ de Mamadou Ben Soumahoro, à la télé. Je connais Laurent Dona Fologo, l’homme qui apparaît toujours tel qu’en lui-même : sincère et prudent. Je vais vous dire une chose : Laurent Dona Fologo est d’une atmosphère religieuse familiale qui suscite l’admiration : une partie de la famille se passionne pour l’islam et une autre pratique le Christianisme. J’ai lu le livre intitulé « Sursaut national » de Laurent Dona Fologo, plein de décisions et de mises aux points utiles, sur lui-même et l’avenir de la Côte d’Ivoire. Si vous lisez cet ouvrage, vous comprendrez pourquoi l’ancien ministre de l’Information de Félix Houphouët-Boigny est incapable de résister à ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire. En vérité, je sais très  bien que Laurent Dona Fologo est déçu de la génération politique actuelle de la Côte d’Ivoire, passionnée de la violence politique. Les événements du 19 septembre 2002, la leçon du coup d’Etat du 24 décembre 1999 ont enlevé tout le charme à la Côte d’Ivoire, de pays du dialogue, l’enseignement et l’histoire politique de Félix Houphouët-Boigny. Ceux qui n’ont aucune lecture attentive et honnête du passé de la Côte d’Ivoire, ont parfois une attitude hostile contre Laurent Dona Fologo. Mais, « personne ne peut effacer une page de l’histoire d’un pays » et, c’est justement pour cela qu’il faut rendre hommage à Laurent Dona Fologo, une fantastique source de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire.</p>
<p>Par Ben Ismaël</p>
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		<title>Les samedis de Biton             Désir de premier</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2013 01:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Le combat féroce de la vie commence à l’école primaire. L’enfant, sous la pression de ses parents, de sa famille, de ses maîtres, se voit contraint d’être le premier. Il développe, inconsciemment dès sa tendre enfance, l’égoïsme, la jalousie, l’avidité. L’entraînement à être premier, c’est le goût d’écraser les autres. On ne monte pas au sommet sans mettre ses pieds sur la tête de certains, de plusieurs personnes. Chaque jour, à la maison, en classe, on dira à l’élève, peu doué,  qu’il est nul, médiocre. On lui propose ou lui montre ces camarades intelligents et brillants. La colère [...]]]></description>
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<p>Le combat féroce de la vie commence à l’école primaire. L’enfant, sous la pression de ses parents, de sa famille, de ses maîtres, se voit contraint d’être le premier. Il développe, inconsciemment dès sa tendre enfance, l’égoïsme, la jalousie, l’avidité. L’entraînement à être premier, c’est le goût d’écraser les autres. On ne monte pas au sommet sans mettre ses pieds sur la tête de certains, de plusieurs personnes. Chaque jour, à la maison, en classe, on dira à l’élève, peu doué,  qu’il est nul, médiocre. On lui propose ou lui montre ces camarades intelligents et brillants. La colère gronde chez l’enfant moyen. Pas doué. Le désir de premier va devenir encore impitoyable au collège, au Lycée. Les devoirs vont s’accélérer. Les notes seront proclamées au vu et au su de tout le monde. Les abonnés aux mauvaises notes, humiliés, vont prendre constamment un coup au moral. Tous leurs efforts pour monter seront vains. Ils ne sont pas doués pour les études scolaires. La société n’a pas compris que d’autres voies, dans des domaines plus pratiques,  pourraient les voir exceller. A l’Université, ce sera l’entrée dans la cage aux fauves. Il va apprendre à tout détester et à vouloir réussir coûte que coûte. Il trouvera devant lui de nombreux maîtres qui ne sont contents de rien et qui croient que la première place leur a échappé. Déjà nourri au biberon de l’égoïsme, depuis son enfance, c’est un  sacré monstre qu’on trouvera dans le monde du travail, de la religion, de la politique et dans tous les autres domaines. Chacun, comme à l’école primaire, vise la première place dans son entreprise, dans son administration, dans sa paroisse, dans son parti politique, dans sa confrérie. Les dégâts seront immenses. Beaucoup seront appelés et peu seront élus. En plus, pour atteindre un poste de responsabilité, pour émerger, il faudra attendre de nombreuses années. Le désir de premier ne peut pas attendre. Ainsi la batterie de médisance, de complot, de malveillance va commencer à s’abattre sur ceux qu’on croit avoir réussi. Dans la vie active, on devient premier par un  travail acharné. Réussir, c’est avoir un but et se battre pour l’atteindre en suivant certains principes, certaines méthodes. Mais, la réussite c’est avant tout la main de Dieu. Tous ceux  qu’on croit avoir réussi  sont des instruments de la main du Tout-Puissant. Il est le maître de nos destins. Et les abonnés aux échecs permanents ne semblent pas l’avoir compris. Leurs différents échecs ne leur ont pas permis de comprendre les lois de la vie et de la réussite. Dans la vie, il y a des principes à suivre pour atteindre le sommet et surtout y rester. Les abonnés aux échecs permanents ne quittent jamais leur voie. Ils ont beau quitter leur place où ils étaient pour s’installer dans un autre lieu, ils continuent de ne pas atteindre le sommet de la colline. Et s’ils l’atteignent, par certains procédés ou méthodes,  ils descendront beaucoup plus bas qu’ils n’étaient montés. La vie a ses lois. Elles sont élémentaires. Les abonnés aux échecs permanents en veulent à tous et à tout. Leur refrain commun reste la jalousie. Ils en veulent aux premiers comme à l’école primaire. Pourquoi lui et pas moi ? Ahmadou Hampaté Ba me disait souvent qu’il n’y a pas de solution dans « quitte là pour que je m’y mette. » On voit ce que cela donne aujourd’hui dans toutes les «chapelles». Des religions sont créées par toutes sortes d’individus qui désirent être premiers parce que restés longtemps à la deuxième, troisième ou dernière  place. Si le fondateur bénéficie de privilèges pourquoi pas lui ?  Facile de trouver des arguments pour partir ou débarquer le premier. Abonné aux échecs permanents, il faut créer sa première place. Pour enfin paraître et «manger».  Au niveau des partis politiques, cela ne saurait étonner. La politique, c’est la cage aux fauves. Tu manges ou on te mange. C’est la foire aux délations, aux mensonges, à la jalousie, à la course effrénée vers le précipice. Chacun se croit capable de prendre les rênes du chariot. Chaque montée d’un individu, c’est  contre lui la concentration des comploteurs, des frustrés pour le pousser vers la porte. Mais la charte est déjà connue dans ce domaine. Tu frappes ou on te frappe. Même dans les domaines les plus humbles ce combat pour être le premier irrigue toute la société des hommes. Est-il possible de changer les hommes, en leur donnant plus d’humanité, en donnant un autre sens à la vie  ou en reformant l’école ? Dans certains pays on a tenté et même réussi à supprimer les notes de classe, les examens. Pas certain que ce combat de la vie, pour être premier, changera la nature humaine. Les médias ont pris le relais des salles de classe. On montre du matin au soir les images et les histoires de ceux qui ont réussi. C’est à dire très peu de personnes. Les frustrés vont se donner bonne conscience par la lecture et les images des faits divers, des critiques malveillantes, de la corruption et des détournements. Etre premier, c’est être tout simplement travailleur, bon, doux, charitable. Détestant le mensonge, la jalousie, l’envie, la haine et surtout la détestation de ceux qui ont réussi. Tout comme à l’école primaire quand on jalousait, intérieurement, le premier de la classe. Est-il si difficile de changer son cœur ? Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.</p>
<p>Par Isaïe Biton Koulibaly</p>
<p>ersonnalité consensuelle à soutenir pour la présidentielle de 2015.</p>
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		<title>Chronique de Famchocolat Mères sur commande</title>
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		<pubDate>Thu, 30 May 2013 23:32:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Le 10 mai 2013, à la stupéfaction  générale, nous apprenions la découverte au Nigeria, d’une maison  dans laquelle 17 jeunes femmes âgées de 14 à 17 ans étaient séquestrées pour être fécondées par un même homme, leurs bébés étant destinés à la vente. Scandaleux! Cette maison que tout le voisinage prenait pour un orphelinat, était en réalité, le lieu d’une activité illicite (la gestation pour autrui n’étant pas prévu dans les textes de lois du pays)  qu’on traduirait d’inhumaine, parce qu’il s’agit de violences caractérisées sur des personnes mineures. Tant pis donc pour les éventuelles clientes qui languissaient d’entrer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le 10 mai 2013, à la stupéfaction  générale, nous apprenions la découverte au Nigeria, d’une maison  dans laquelle 17 jeunes femmes âgées de 14 à 17 ans étaient séquestrées pour être fécondées par un même homme, leurs bébés étant destinés à la vente. Scandaleux! Cette maison que tout le voisinage prenait pour un orphelinat, était en réalité, le lieu d’une activité illicite (la gestation pour autrui n’étant pas prévu dans les textes de lois du pays)  qu’on traduirait d’inhumaine, parce qu’il s’agit de violences caractérisées sur des personnes mineures. Tant pis donc pour les éventuelles clientes qui languissaient d’entrer en possession de leurs nouveaux «biens». Si cette histoire est choquante, nul n’ignore l’existence de la GPA (gestation pour autrui) qui est une vraie manne financière pour certaines mères porteuses de par le monde, utilisant des moyens pas toujours légaux pour prêter leurs utérus, le temps de quelques mois, à des familles dans le besoin.  Dans ces relations, on remarque alors que les besoins des différents protagonistes sont très relatifs. Dans la plupart des cas, deux détresses s’affrontent: la misère financière d’une femme et la misère émotionnelle d’une autre dont le désir le plus ardent est d’être mère… Comme on dit chez nous, « Dieu ne donne pas tout ». Et si l’argent ne peut pas toujours rendre féconde une femme stérile, il peut tout de même lui permettre d’être mère autrement en achetant la vie. Parlez d’immoralité dans ces situations devient très complexes. Prenons le cas de l’Inde, où les «babies farms » sont autorisées.  Pour 25000 à 30000$, et sous certaines conditions, l’on peut se faire fabriquer un bébé dans des sortes d’«hôtels », où se côtoient pauvreté et richesse. Cependant, la main tendue n’est pas forcément celle qu’on croit… On bichonne les mamans indiennes volontaires pendant neuf mois.  La mère porteuse, devient une poule à l’œuf d’or vénérée, jusqu’au moment de la ponte. A partir de là, les données changent. La livraison doit se faire, sans aucun attachement avec la future « vraie famille » du « bébé qui n’est plus à elle ».</p>
<p>Mais dans un pays où le taux de pauvreté est très élevé, vendre une partie de soi pour aider une autre famille, semble la bonne affaire. On pourrait s’insurger contre l’exploitation du corps humain,  où la mère porteuse devient une simple machine à faire un enfant viable… Mais que dire des 7000 à 8000$ que ces femmes reçoivent en retour et qui constituent un véritable trésor qu’elles n’auraient pas pu accumuler durant toute une vie de travail ? Cette argent qui leur permet de redémarrer dans la vie, mettre leurs «autres enfants» à l’école, acheter une maison? Doit-on juger ces femmes ? Personnellement, j’ai un avis neutre sur la question des mères sur commande. Chaque cas étant particulier… En lisant les histoires sur le sujet, la seule certitude qui me vient est que le monde est fait d’inégalités et que la loi du plus offrant est souvent la meilleure (d’où les nombreux trafics)… Au fond, que pourrait bien faire une femme stérile pauvre si ce n’est pleurer sur son sort ? Avec toute la bonne volonté du monde, les voies de l’adoption ou de la gestation par autrui lui seront toujours fermées.  Qu’on la considère comme une cause noble ou qu’on s’en insurge, la gestation pour autrui existera toujours… Mais faisons gaffe aux dérives ! Même si tout se vend et s’achète, la vie d’un enfant ne mérite pas d’être bradée ; de même que celle des femmes qui ne consentent pas à sacrifier leur corps dans ces conditions.</p>
<p>Bon weekend.</p>
<p>www.famchocolat.com</p>
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		<title>Chronique     Le blog de Yehni Djidji QUI NE RISQUE RIEN…</title>
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		<pubDate>Wed, 29 May 2013 07:05:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Intelligent d'Abidjan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; L’emploi jeune est un des axes majeurs de la politique gouvernementale puisque plus de 3 millions de jeunes sont touchés de plein fouet par le chômage. La fonction publique et le secteur privé étant saturés, il apparait de plus en plus clairement que seul l’entreprenariat peut endiguer ce fléau qui mine cruellement nos familles et notre société. Aussi les initiatives en faveur du financement des projets se multiplient, tant au niveau du gouvernement que d’organismes internationaux ou d’ONG. Malheureusement l’on ne voit pas encore une nette amélioration de la situation. Plusieurs raisons expliquent cela et une conversation avec [...]]]></description>
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<p>L’emploi jeune est un des axes majeurs de la politique gouvernementale puisque plus de 3 millions de jeunes sont touchés de plein fouet par le chômage. La fonction publique et le secteur privé étant saturés, il apparait de plus en plus clairement que seul l’entreprenariat peut endiguer ce fléau qui mine cruellement nos familles et notre société. Aussi les initiatives en faveur du financement des projets se multiplient, tant au niveau du gouvernement que d’organismes internationaux ou d’ONG. Malheureusement l’on ne voit pas encore une nette amélioration de la situation. Plusieurs raisons expliquent cela et une conversation avec une jeune femme au sur un fonds mis en place pour financer les projets jeunes, m’a édifiée sur le sujet. «Je n’ai pas de projets à faire financer». Ce fut là sa première réponse. Etonnée de voir un être humain sans projet, donc sans ambition, je l’ai entraîné sur le terrain de la formation scolaire. Qu’est-ce qu’elle a appris comme métier à l’école et qu’elle peut formaliser en une entreprise, pourquoi pas avec deux ou trois de ses amis de classe, au chômage comme elle. «Le tourisme, mais ce domaine est tombé en Côte d’Ivoire depuis longtemps». Qui viendra donc le relever ce domaine, si personne ne fait rien ? Pourquoi avoir fait des études dans un secteur d’activité en déliquescence ? Nous avons poursuivi la discussion et les contours d’un projet se sont formés, axé principalement sur la redynamisation du tourisme intérieur. Elle a alors avoué qu’elle avait déjà pensé à l’idée que je lui soumettais mais elle était sûre que personne n’allait y adhérer parce que les ivoiriens n’ont pas cette culture de visiter leur pays. Comment diantre, acquiert-on une culture? Je l’ai encouragé à rédiger un projet et à le soumettre puisqu’on ne sait jamais où la chance peut nous sourire.  « De toutes façons, ce genre de financements s’octroient par affinités. Mon projet ne sera jamais financé si je ne connais pas un décideur de la structure.» Nous, jeunes, devons vraiment être plus dynamiques que cela. Personne ne fera du porte à porte pour nous distribuer de l’argent. Il y a des organismes mis en place pour nous apporter une aide, allons vers eux. C’est là que se trouve une partie de l’argent qui travaille et ne circule pas. Ces fonds attendent nos projets. Certes, ils ne peuvent pas tout faire. Plus de 3 millions de chômeurs, ce n’est pas rien. Sans compter que des étudiants sortent de l’école chaque année pour grossir les rangs. Mais nous pouvons au moins les aider à nous aider, en évitant cette autocensure, ce défaitisme, qui n’œuvre pas en notre faveur. Abandonnons les idées reçues, au moins jusqu’à ce que nous fassions notre propre expérience négative. Alors nous aurons des raisons valables de nous plaindre. Sinon, il ne sert à rien de se baser sur des témoignages, parfois fabriqués de toutes pièces, pour se forger une opinion. Qui ne risque rien n’a jamais rien. J’étais récemment à une conférence où l’on demandait aux jeunes d’être des citoyens nouveaux, proactifs pour le pays et non tel ou tel parti politique, travaillant pour l’amélioration de leurs conditions de vie et pour le rayonnement de leur pays. Soyons donc, ces ivoiriens nouveaux qui font un bon usage des maigres opportunités qu’ils ont pour se construire un avenir meilleur, honnêtement.</p>
<p><a href="http://www.yehnidjidji.com/">www.yehnidjidji.com</a></p>
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