MARIE-CATHERINE KOISSY
ALIAS MC KOISSY a organisé la 2è
rencontre mensuelle de son café littéraire
dénommé ‘’Les After
works d’Aimsika concept’’, le
vendredi 8 mars 2013, dans les locaux
de la superette Aimsika, à la
8ème Tranche, Cocody-Angré.
Dans la tasse, le recueil de nouvelles
‘’Le petit garçon qui peinait à
parler’’ de l’artiste-chanteur Kajeem.
Selon lui, les Africains en général
et particulièrement les Ivoiriens
ne sont pas suffisamment responsables,
pour prendre leur destin en
main. Kajeem a fait savoir que le
faible taux d’alphabétisation, la
cherté de la vie et certains déterminismes
sociaux en Côte d’Ivoire
amènent les Ivoiriens à épouser des
pratiques qui sont en inadéquation
avec les réalités ivoiriennes. «
L’Afrique demeure la poubelle
du monde. Au moment où les
Occidentaux jettent leurs véhicules
4×4 à cause de la pollution.
En Côte d’Ivoire, c’est la course
aux véhicules 4×4. La rébellion
que la Côte d’Ivoire a connue, a
été orchestrée par des analphabètes.
Le jour où il y aura une rébellion
orchestrée par des docteurs
en chimie ou en physique,
il faudrait vraiment craindre
cela », a révélé le rappeur-animateuranimateur
Kajeem. Pour lui, la littérature
est d’abord un jeu de mots avant
d’être une somme d’idées. Il faut,
dira-t-il, des histoires de fiction
pour dépeindre la réalité. « Je n’ai
pas vécu la colonisation, mais
moi, un jeune ivoirien, au moment
de la crise postélectorale,
voir des militaires français
prendre d’assaut le pont De
Gaulle, même si j’aime le Président
Gbagbo ou pas, cela est inacceptable
!», a commenté Kajeem
en référence à la nouvelle
‘’Mouna’’. Ecrire aujourd’hui un roman,
précise-t-il, c’est revenir à
ses premiers amours. « Je suis revenu
à mon premier amour.
C’est à défaut de bénéficier de
la publication de mes oeuvres
écrites que je me suis adonné à
la musique. Dans le RAP, on
scande des paroles sur un rythme
», a-t-il justifié. Puis, Kajeem a
indiqué que ‘’Le petit garçon qui
peinait à parler’’ est un moyen
d’attirer l’attention des populations
sur un handicap, le bégaiement.
« Le bégaiement est un
mal du silence. J’ai vu la méchanceté
des gens à cause de ce
handicap. Cela n’a jamais été un
handicap pour moi. Je disais à
un de mes professeurs que c’est
parce que les idées se bousculent
dans ma tête et qu’elles
veulent sortir à la fois en même
temps que je bégaie », a relaté
Kajeem. MC Koissy, initiatrice de
‘’Les After works d’Aimsika
concept’’, a confié que ce concept
avait pour but de promouvoir la littérature.
Propos confirmés par Josué
Guébo, président de l’AECI
(Association des écrivains de Côte
d’Ivoire), qui a souligné que la littérature
doit produire des livres et sortir
des sentiers battus.
‘’Les After works d’Aimsika concept’’/ Kajeem, artiste-chanteur déclare : « On doit craindre une rébellion…»
MARIE-CATHERINE KOISSY
ALIAS MC KOISSY a organisé la 2è
rencontre mensuelle de son café littéraire
dénommé ‘’Les After
works d’Aimsika concept’’, le
vendredi 8 mars 2013, dans les locaux
de la superette Aimsika, à la
8ème Tranche, Cocody-Angré.
Dans la tasse, le recueil de nouvelles
‘’Le petit garçon qui peinait à
parler’’ de l’artiste-chanteur Kajeem.
Selon lui, les Africains en général
et particulièrement les Ivoiriens
ne sont pas suffisamment responsables,
pour prendre leur destin en
main. Kajeem a fait savoir que le
faible taux d’alphabétisation, la
cherté de la vie et certains déterminismes
sociaux en Côte d’Ivoire
amènent les Ivoiriens à épouser des
pratiques qui sont en inadéquation
avec les réalités ivoiriennes. «
L’Afrique demeure la poubelle
du monde. Au moment où les
Occidentaux jettent leurs véhicules
4×4 à cause de la pollution.
En Côte d’Ivoire, c’est la course
aux véhicules 4×4. La rébellion
que la Côte d’Ivoire a connue, a
été orchestrée par des analphabètes.
Le jour où il y aura une rébellion
orchestrée par des docteurs
en chimie ou en physique,
il faudrait vraiment craindre
cela », a révélé le rappeur-animateuranimateur
Kajeem. Pour lui, la littérature
est d’abord un jeu de mots avant
d’être une somme d’idées. Il faut,
dira-t-il, des histoires de fiction
pour dépeindre la réalité. « Je n’ai
pas vécu la colonisation, mais
moi, un jeune ivoirien, au moment
de la crise postélectorale,
voir des militaires français
prendre d’assaut le pont De
Gaulle, même si j’aime le Président
Gbagbo ou pas, cela est inacceptable
!», a commenté Kajeem
en référence à la nouvelle
‘’Mouna’’. Ecrire aujourd’hui un roman,
précise-t-il, c’est revenir à
ses premiers amours. « Je suis revenu
à mon premier amour.
C’est à défaut de bénéficier de
la publication de mes oeuvres
écrites que je me suis adonné à
la musique. Dans le RAP, on
scande des paroles sur un rythme
», a-t-il justifié. Puis, Kajeem a
indiqué que ‘’Le petit garçon qui
peinait à parler’’ est un moyen
d’attirer l’attention des populations
sur un handicap, le bégaiement.
« Le bégaiement est un
mal du silence. J’ai vu la méchanceté
des gens à cause de ce
handicap. Cela n’a jamais été un
handicap pour moi. Je disais à
un de mes professeurs que c’est
parce que les idées se bousculent
dans ma tête et qu’elles
veulent sortir à la fois en même
temps que je bégaie », a relaté
Kajeem. MC Koissy, initiatrice de
‘’Les After works d’Aimsika
concept’’, a confié que ce concept
avait pour but de promouvoir la littérature.
Propos confirmés par Josué
Guébo, président de l’AECI
(Association des écrivains de Côte
d’Ivoire), qui a souligné que la littérature
doit produire des livres et sortir
des sentiers battus.