Cherté du crédit bancaire / Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, dit non aux banques commerciales ‘‘Les taux d’intérêt sont anormalement élevés en Afrique’’
Cherté du crédit bancaire / Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, dit non aux banques commerciales ‘‘Les taux d’intérêt sont anormalement élevés en Afrique’’
La BCEAO, dans sa stratégie de soutenir le secteur privé et mettre fin aux entraves liées à la création de richesses, a revu à la baisse son taux directeur. Mais il reste encore que les banques commerciales suivent le geste.
«Les taux d’intérêt sont anormalement élevés en Afrique. Il y a la nécessité de baisser les taux d’intérêt. Cela me préoccupe fondamentalement, surtout en faveur des jeunes et des femmes». Telle est en substance l’inquiétude exprimée par Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, au sortir d’une réunion à Dakar (Sénégal). Pour le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye, ‘’c’est une situation inacceptable’’. La preuve, le secteur bancaire contribue très peu au financement de l’économie en Afrique de l’Ouest. Au niveau de l’Uemoa, l’apport du secteur bancaire est moins de 20%, contre 34% au Nigeria, 77% au Maroc et 145% en Afrique du Sud. L’image que laisse cette situation, des efforts doivent être faits pour encourager les initiatives privées. «Concernant la question récurrente des taux d’intérêt élevés et de la cherté du coût du crédit, je peux vous dire que la réflexion va se poursuivre dans notre union et comme dans la zone CEMAC», a relevé Meyliet Koné. Pour y parvenir, depuis le 16 mars 2013, le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de baisser les taux directeurs de la BCEAO de 25 points de base. Le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités est ramené de 3,00% à 2,75%. Le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est fixé à 3,75% contre 4,00% précédemment. Cette baisse répond à un objectif d’amélioration des conditions de financement de la croissance au sein de l’UEMOA. Mais apparemment, des difficultés peuvent subsister, au niveau des banques commerciales en raison de la politique de crédit libérale. A ce titre, le gouverneur préconise la sensibilisation comme moyen, pour faire comprendre aux banques commerciales la nécessité à baisser les taux d’intérêt sur les crédits bancaires.
Honoré Kouassi (Source : aps)
2
Finances / Reformes dans les administrations douanières
Des experts en conclave à Abidjan pour se pencher sur les avancées
Le Comité d’orientation du centre régional d’assistance technique pour l’Afrique de l’Ouest (Afritac), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a tenu, le lundi 29 avril 2013, au 11ème étage de l’agence principale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) Abidjan-Plateau, à sa 21ème réunion de réflexion sur les avancées des réformes dans les administrations financières et douanières des Etats membres dudit comité. A l’ouverture des travaux de cette session, Aliou Faye, directeur du centre d’étude de politique et de développement (Cepod), représentant par ailleurs le ministre Sénégalais de l’Economie et des Finances a insisté sur les actions visant à approfondir les réflexions sur les avancées des réformes dans les administrations douanières dans les pays membres du comité. Il s’agit selon lui, de plancher sur le programme de travail pour l’année 2014 en vue d’améliorer l’efficacité des régies financières. Pour sa part, Cissé Abdourhamane, directeur de cabinet, représentant, Mme Nialé Kaba, ministre ivoirien, chargée de l’Economie et des Finances est intervenu sur l’analyse des risques en douane et la transposition des directives de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). A sa suite, Gilles Parent du FMI a exposé sur les administrations douanières dans les pays francophones de l’Uemoa, de la Cemac. Selon lui, des progrès ont été faits. Cependant, les acquis restent encore insuffisants. «Les standards internationaux sont partiellement utilisés. Par exemple : les valeurs en douanes. Les méthodes de contrôle restent traditionnelles. La lutte contre la fraude peu efficace, les droits et amendes récupérés sont souvent inférieur ou égal à 2 % du PIB», a-t-il indiqué. Entre autres faiblesses relevées par l’expert, le manque de cohérence de politique fiscale, déficit d’assistance technique par des projets avec des logistiques et financements inadaptés, contrats de prestation sans effet de modernisation et faible civisme douanier. Pour pallier cette insuffisance, Gilles Parent a fait des propositions. Il s’agit d’activer l’automatisation et de généraliser l’exploitation sur toutes les activités. Et ce, à travers une méthodologie pour un diagnostic sur l’engagement politique, la gestion des ressources humaines, procédure douanières consistant à la sécurisation des recettes, facilitation du commerce. L’initiative AFRITAC (Centres régionaux d’assistance technique du FMI) est née de la volonté du Fonds Monétaire International de participer davantage aux efforts de renforcement des capacités des administrations financières des pays membres. AFRITAC Ouest est un Centre régional du FMI basé à Abidjan en Côte d’Ivoire, qui fournit de l’assistance technique et de la formation dans les domaines de gestion économique et financière à la demande des pays membres.
Armand K
3
Marché boursier / Pas grande affluence à la séance de cotation de lundi
Les indices BRVM composite et BRVM 10 ont terminé par des chutes respectives
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a démarré la semaine du lundi avec le repli de ses indices boursiers qui se poursuit. Les indices BRVM composite et BRVM 10 ont terminé la séance du lundi 29 avril par des chutes respectives de 2,05% à 190,15 points, et de 2,71% à 209,22 points, par rapport à la précédente séance. Ces régressions se sont répercutées sur le marché des actions qui a perdu 96,16 milliards de FCFA par rapport à la séance de vendredi, en s’établissant pour le premier à 4.601,98 milliards. Le second marché est resté, quant à lui, stable à 1.000,51 milliards FCFA comme précédemment. Dix-neuf des 37 sociétés admises à la côte ont pu échanger 232.520 titres, pour un montant total 129,28 millions de FCFA contre 198,30 millions de FCFA réalisés jeudi. Sur le marché des obligations, aucun titre n’a été échangé au cours de cette séance. Les actions Bolloré Africa Logistics, Cie, Vivo Energy et Onatel-BF ont enregistré des gains respectifs de 3.050, 2.290, 2.000 et de 1.000 FCFA sur leurs cours. Par contre, les valeurs des titres Sonatel-SN, Solibra et Smb dégringolent respectivement de 1.100, 1.000 et de 500 FCFA.
FO
Cherté du crédit bancaire / Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, dit non aux banques commerciales ‘‘Les taux d’intérêt sont anormalement élevés en Afrique’’
La BCEAO, dans sa stratégie de soutenir le secteur privé et mettre fin aux entraves liées à la création de richesses, a revu à la baisse son taux directeur. Mais il reste encore que les banques commerciales suivent le geste.
«Les taux d’intérêt sont anormalement élevés en Afrique. Il y a la nécessité de baisser les taux d’intérêt. Cela me préoccupe fondamentalement, surtout en faveur des jeunes et des femmes». Telle est en substance l’inquiétude exprimée par Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, au sortir d’une réunion à Dakar (Sénégal). Pour le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye, ‘’c’est une situation inacceptable’’. La preuve, le secteur bancaire contribue très peu au financement de l’économie en Afrique de l’Ouest. Au niveau de l’Uemoa, l’apport du secteur bancaire est moins de 20%, contre 34% au Nigeria, 77% au Maroc et 145% en Afrique du Sud. L’image que laisse cette situation, des efforts doivent être faits pour encourager les initiatives privées. «Concernant la question récurrente des taux d’intérêt élevés et de la cherté du coût du crédit, je peux vous dire que la réflexion va se poursuivre dans notre union et comme dans la zone CEMAC», a relevé Meyliet Koné. Pour y parvenir, depuis le 16 mars 2013, le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de baisser les taux directeurs de la BCEAO de 25 points de base. Le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités est ramené de 3,00% à 2,75%. Le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est fixé à 3,75% contre 4,00% précédemment. Cette baisse répond à un objectif d’amélioration des conditions de financement de la croissance au sein de l’UEMOA. Mais apparemment, des difficultés peuvent subsister, au niveau des banques commerciales en raison de la politique de crédit libérale. A ce titre, le gouverneur préconise la sensibilisation comme moyen, pour faire comprendre aux banques commerciales la nécessité à baisser les taux d’intérêt sur les crédits bancaires.
Honoré Kouassi (Source : aps)
2
Finances / Reformes dans les administrations douanières
Des experts en conclave à Abidjan pour se pencher sur les avancées
Le Comité d’orientation du centre régional d’assistance technique pour l’Afrique de l’Ouest (Afritac), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a tenu, le lundi 29 avril 2013, au 11ème étage de l’agence principale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) Abidjan-Plateau, à sa 21ème réunion de réflexion sur les avancées des réformes dans les administrations financières et douanières des Etats membres dudit comité. A l’ouverture des travaux de cette session, Aliou Faye, directeur du centre d’étude de politique et de développement (Cepod), représentant par ailleurs le ministre Sénégalais de l’Economie et des Finances a insisté sur les actions visant à approfondir les réflexions sur les avancées des réformes dans les administrations douanières dans les pays membres du comité. Il s’agit selon lui, de plancher sur le programme de travail pour l’année 2014 en vue d’améliorer l’efficacité des régies financières. Pour sa part, Cissé Abdourhamane, directeur de cabinet, représentant, Mme Nialé Kaba, ministre ivoirien, chargée de l’Economie et des Finances est intervenu sur l’analyse des risques en douane et la transposition des directives de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). A sa suite, Gilles Parent du FMI a exposé sur les administrations douanières dans les pays francophones de l’Uemoa, de la Cemac. Selon lui, des progrès ont été faits. Cependant, les acquis restent encore insuffisants. «Les standards internationaux sont partiellement utilisés. Par exemple : les valeurs en douanes. Les méthodes de contrôle restent traditionnelles. La lutte contre la fraude peu efficace, les droits et amendes récupérés sont souvent inférieur ou égal à 2 % du PIB», a-t-il indiqué. Entre autres faiblesses relevées par l’expert, le manque de cohérence de politique fiscale, déficit d’assistance technique par des projets avec des logistiques et financements inadaptés, contrats de prestation sans effet de modernisation et faible civisme douanier. Pour pallier cette insuffisance, Gilles Parent a fait des propositions. Il s’agit d’activer l’automatisation et de généraliser l’exploitation sur toutes les activités. Et ce, à travers une méthodologie pour un diagnostic sur l’engagement politique, la gestion des ressources humaines, procédure douanières consistant à la sécurisation des recettes, facilitation du commerce. L’initiative AFRITAC (Centres régionaux d’assistance technique du FMI) est née de la volonté du Fonds Monétaire International de participer davantage aux efforts de renforcement des capacités des administrations financières des pays membres. AFRITAC Ouest est un Centre régional du FMI basé à Abidjan en Côte d’Ivoire, qui fournit de l’assistance technique et de la formation dans les domaines de gestion économique et financière à la demande des pays membres.
Armand K
3
Marché boursier / Pas grande affluence à la séance de cotation de lundi
Les indices BRVM composite et BRVM 10 ont terminé par des chutes respectives
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a démarré la semaine du lundi avec le repli de ses indices boursiers qui se poursuit. Les indices BRVM composite et BRVM 10 ont terminé la séance du lundi 29 avril par des chutes respectives de 2,05% à 190,15 points, et de 2,71% à 209,22 points, par rapport à la précédente séance. Ces régressions se sont répercutées sur le marché des actions qui a perdu 96,16 milliards de FCFA par rapport à la séance de vendredi, en s’établissant pour le premier à 4.601,98 milliards. Le second marché est resté, quant à lui, stable à 1.000,51 milliards FCFA comme précédemment. Dix-neuf des 37 sociétés admises à la côte ont pu échanger 232.520 titres, pour un montant total 129,28 millions de FCFA contre 198,30 millions de FCFA réalisés jeudi. Sur le marché des obligations, aucun titre n’a été échangé au cours de cette séance. Les actions Bolloré Africa Logistics, Cie, Vivo Energy et Onatel-BF ont enregistré des gains respectifs de 3.050, 2.290, 2.000 et de 1.000 FCFA sur leurs cours. Par contre, les valeurs des titres Sonatel-SN, Solibra et Smb dégringolent respectivement de 1.100, 1.000 et de 500 FCFA.
FO