, est essentielle à l’autonomisation des individus et à l’édification
de sociétés libres et démocratiques. Droit fondamental elle-même, la liberté
d’expression crée également les conditions nécessaires à la protection et la
promotion de tous les autres droits de la personne humaine. Mais son exercice ne
va pas de soi ; il requiert un environnement sûr, propice au dialogue, dans lequel
chacun peut s’exprimer librement et ouvertement sans crainte de représailles.
Le vingtième anniversaire de la
Journée mondiale de la liberté de la presse
que
nous célébrons aujourd’hui est pour nous une occasion de réaffirmer notre
engagement dans une période difficile.
Chaque jour, la liberté d’expression fait face à de nouvelles menaces. Parce qu’ils
contribuent à garantir la transparence et la responsabilité dans les affaires
publiques, les journalistes sont souvent la cible de violences. Plus de
600 journalistes ont été tués au cours des dix dernières années et, parmi eux,
beaucoup n’exerçaient pas dans des zones de conflit. Il persiste un climat
d’impunité – neuf assassinats de journalistes sur dix restent impunis. Les
professionnels des médias sont aussi trop nombreux à être victimes d’intimidations,
de menaces et de violences. Trop nombreux à être soumis à la détention arbitraire
et à la torture, souvent sans recours légal.
Nous devons nous montrer fermes face à cette forme d’insécurité et d’injustice. Le
thème choisi cette année pour la
« Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias » a pour
MESSAGE COMMUN
DE M. BAN KI-MOON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU,
ET DE MME IRINA BOKOVA, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’UNESCO,
À L’OCCASION DE LA
JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
3 mai 2013
DG/ME/ID/2013/013 – page 2
ambition de susciter une action internationale en vue de protéger la sécurité de
chaque journaliste, dans chaque pays, et de briser le cercle vicieux de l’impunité.
Ces objectifs sous-tendent le
Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des
journalistes et la question de l’impunité
. Le système des Nations Unies est
fermement déterminé à mener une action coordonnée, effectuer un travail de
sensibilisation et aider les pays à défendre les principes internationaux et à se doter
d’une législation en faveur de la liberté d’expression et d’information.
L’action engagée doit concerner les médias traditionnels autant que le monde
numérique, où l’information est de plus en plus produite et consommée. Les
blogueurs, les reporters citoyens et les producteurs de médias sociaux ainsi que
leurs sources voient leur sécurité chaque jour plus menacée. Outre les agressions
physiques, ils sont la cible de violences psychologiques et émotionnelles qui
prennent la forme de cyberattaques, d’atteintes à la protection des données,
d’intimidations, d’une surveillance injustifiée et de violations de la vie privée.
Ces agressions non seulement entravent le droit à la liberté d’expression et
menacent la sécurité des journalistes en ligne et celle de leurs sources, mais elles
nuisent à la possibilité pour tous de profiter d’un Internet libre et ouvert.
En cette
, nous appelons les
gouvernements, les sociétés et les individus à tout mettre en oeuvre pour protéger
la sécurité de l’ensemble des journalistes, en ligne et hors ligne. Chacun de nous a
une voix à faire entendre. Nous devrions tous pouvoir parler librement et en toute
sécurité.
Ban Ki-moon Irina Bokova
...............................................................................................
DG/ME/ID/2013/013 – Original anglais
, est essentielle à l’autonomisation des individus et à l’édification
de sociétés libres et démocratiques. Droit fondamental elle-même, la liberté
d’expression crée également les conditions nécessaires à la protection et la
promotion de tous les autres droits de la personne humaine. Mais son exercice ne
va pas de soi ; il requiert un environnement sûr, propice au dialogue, dans lequel
chacun peut s’exprimer librement et ouvertement sans crainte de représailles.
Le vingtième anniversaire de la
Journée mondiale de la liberté de la presse
que
nous célébrons aujourd’hui est pour nous une occasion de réaffirmer notre
engagement dans une période difficile.
Chaque jour, la liberté d’expression fait face à de nouvelles menaces. Parce qu’ils
contribuent à garantir la transparence et la responsabilité dans les affaires
publiques, les journalistes sont souvent la cible de violences. Plus de
600 journalistes ont été tués au cours des dix dernières années et, parmi eux,
beaucoup n’exerçaient pas dans des zones de conflit. Il persiste un climat
d’impunité – neuf assassinats de journalistes sur dix restent impunis. Les
professionnels des médias sont aussi trop nombreux à être victimes d’intimidations,
de menaces et de violences. Trop nombreux à être soumis à la détention arbitraire
et à la torture, souvent sans recours légal.
Nous devons nous montrer fermes face à cette forme d’insécurité et d’injustice. Le
thème choisi cette année pour la
Journée mondiale de la liberté de la presse
« Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias » a pour
MESSAGE COMMUN
DE M. BAN KI-MOON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU,
ET DE MME IRINA BOKOVA, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’UNESCO,
À L’OCCASION DE LA
JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
3 mai 2013
DG/ME/ID/2013/013 – page 2
ambition de susciter une action internationale en vue de protéger la sécurité de
chaque journaliste, dans chaque pays, et de briser le cercle vicieux de l’impunité.
Ces objectifs sous-tendent le
Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des
journalistes et la question de l’impunité
. Le système des Nations Unies est
fermement déterminé à mener une action coordonnée, effectuer un travail de
sensibilisation et aider les pays à défendre les principes internationaux et à se doter
d’une législation en faveur de la liberté d’expression et d’information.
L’action engagée doit concerner les médias traditionnels autant que le monde
numérique, où l’information est de plus en plus produite et consommée. Les
blogueurs, les reporters citoyens et les producteurs de médias sociaux ainsi que
leurs sources voient leur sécurité chaque jour plus menacée. Outre les agressions
physiques, ils sont la cible de violences psychologiques et émotionnelles qui
prennent la forme de cyberattaques, d’atteintes à la protection des données,
d’intimidations, d’une surveillance injustifiée et de violations de la vie privée.
Ces agressions non seulement entravent le droit à la liberté d’expression et
menacent la sécurité des journalistes en ligne et celle de leurs sources, mais elles
nuisent à la possibilité pour tous de profiter d’un Internet libre et ouvert.
En cette
Journée mondiale de la liberté de la presse
, nous appelons les
gouvernements, les sociétés et les individus à tout mettre en oeuvre pour protéger
la sécurité de l’ensemble des journalistes, en ligne et hors ligne. Chacun de nous a
une voix à faire entendre. Nous devrions tous pouvoir parler librement et en toute
sécurité.
Ban Ki-moon Irina Bokova