Chronique Diplomatique Le Pdci sans Félix Houphouët-Boigny… 20 ans après sa mort

Chronique Diplomatique Le Pdci sans Félix Houphouët-Boigny… 20 ans après sa mort

 

 

Le Pdci sans Félix Houphouët-Boigny, cela fait 20 ans aujourd’hui. Et pour ce 20ème anniversaire de la disparition du patron charismatique du Pdci, il y a un seul devoir de mémoire : tous les militants du Pdci doivent à Félix Houphouët-Boigny, un véritable repenti. Leur attitude pschycologique de gestion du parti après le décès de Félix Houphouët Boigny est un mélange de complaisance et de théâtre politique ; le tout dans une mixité de comportements effroyables, loin de la version politique de sagesse enseignée par Félix Houphouët-Boigny. Pendant plus de 40 ans à la tête du Pdci, l’homme d’Etat ivoirien n’a jamais cessé ‘’d’écrire ses pensées’’. De très bonnes ‘’feuilles morales’’ exclusives à l’éducation politique. Pendant plus de 40 ans, Félix Houphouët-Boigny avait tout dit aux Ivoiriens. Tout expliquer, particulièrement aux militants du Pdci, ses doutes, ses ambitions, ses colères, ses espérances. La Côte d’Ivoire ‘’heureuse’’ était la passion fixe de Félix Houphouët-Boigny. Mais personne, ni les Ivoiriens, ni particulièrement les militants du Pdci, n’a voulu observer le regard de Félix Houphouët-Boigny, l’homme politique, à qui les Ivoiriens doivent tout de même l’indépendance de la Côte d’Ivoire et l’aventure populaire de l’audience de son enseignement politique : le dialogue. Il était rare de voir Félix Houphouët-Boigny, dans un comportement de mélancolie politique. Il s’est battu pour tous les Ivoiriens : les planteurs, les enseignants décrochés de la fonction publique. Félix Houphouët-Boigny avait du respect pour les chefs de cantons de villages. Et sans cesse pour les valeurs traditionnelles, Félix Houphouët-Boigny était humble, s’abaissant en famille pour ses sœurs Faitai et Adjoua. Aujourd’hui, Félix Houphouët Boigny n’est plus, il y a de cela 20 ans. Ses pensées politiques très passionnantes sont aussi tombées dans l’oubli, pour une bonne part de la responsabilité de ceux que Félix Houphouët-Boigny, lui-même appelaient les ‘’disciples’’, aujourd’hui transportés dans un festival de ‘’politique comédienne’’. C’est effroyable, Félix Houphouët-Boigny a bien voulu qu’il soit ‘’écouté’’ et ‘’lu’’, célèbre comme Jésus-Christ et Mohamad. Mais personne, ni les disciples, ni les militants n’ont compris l’enseignement politique et l’attitude pschycologique de la gestion du Pdci, grand parti africain né en 1946 ; 20 ans après le décès de Félix Houphouët-Boigny, j’ai perdu l’habitude d’assister à de grandes conférences politiques du Pdci sur l’actualité, de grandes conférences de presse sur l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. Félix Houphouët-Boigny, c’était le dialogue contre l’apartheid ou le développement séparé. Artistiquement politique, avait donné un sens à l’avenir de la Côte d’Ivoire avec sa Fondation pour la recherche de la paix. Mais que devient cette fondation ? Personnellement, je trouve aujourd’hui invraisemblable que le Pdci n’arrive plus à se prendre en charge. Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à l’Unesco ne suffit pas, si ses disciples et les militants du Pdci ne donnent point d’importance au thème du prix et donnent des conceptions différentes à la leçon du dialogue, chapitre premier de la recherche de la paix. Personnellement, je ne sais plus quel est le régime ‘’social-politique’’ du Pdci, 20 ans après le décès de Félix Houphouët-Boigny ; journaliste et dans le sens du ‘’devoir de mémoire’’, je pense que le Pdci, jadis porté sur la formation des cadres, a besoin aujourd’hui d’une restructuration profonde. Parce que, au sein du Pdci actuel, les idéaux sont opposés avec des luttes d’influences de ‘’petites associations’’. Sécrètes à mes yeux, comparables à une ‘’rébellion politique’’ au renversement de l’intelligence politique que Félix Houphouët-Boigny avait enseignée aux militants du Pdci. Aujourd’hui, il ya deux modes opératoires politiques pour sauver le Pdci : cultiver les militants aux origines morales de l’avènement du Pdci et les origines du parcours politique de Félix Houphouët-Boigny. Faire confiance au collectif de la jeunesse, capable de sacrifier leur savoir-politique pour la bonne santé du parti. Il y a plusieurs années, Félix Houphouët-Boigny avait opté pour ce mode opératoire de prestige politique, en intégrant au Bureau politique et aux instances supérieures du Pdci, une forte élite de jeunes, aux côtés de Matthieu Ekra, Auguste Dénise, Thierry Lebbe, Konan Kangah, Koffi Cadeau qui avaient les mêmes sentiments d’amour pour le Pdci, comme Laurent Dona Fologo, Ehui Bernard, Balla Keïta. Ce mélange de taille, de courage, de volonté a fait rebondir le Pdci. J’ai vu Félix Houphouët-Boigny sourire aux jeunes, parler aux vieux, saluer les militants dans la courtoisie avec une intelligence politique d’un véritable homme d’Etat.
Ben Ismaël

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