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Défense des Droits de l’homme / Enquête sur la crise postélectorale Trois organisations se constituent en partie civile pour 75 victimes
Trois organisations de défense des Droits de l’Homme se sont constituées en partie civile devant les tribunaux ivoiriens. Il s’agit de la FIDH, du MIDH et de la LIDHO. Ces organisations souhaitent soutenir 75 personnes, victimes d’exactions pendant la crise postélectorale. Florent Geel, le président de la Fédération internationale des ligues des Droits de l’Homme (Fidh), l’une des ces organisations, a dévoilé le vendredi 4 mai 2012 sur Rfi, un pan de leurs projets. Selon lui, près de 75 victimes de la crise postélectorale n’ont pu rencontrer la Commission nationale d’enquête par crainte ou par ignorance. «On peut rendre un rapport qui soit partial, non pas uniquement par volonté, mais aussi par faute d’accès à certaines informations. La deuxième question qui se pose, c’est la concomitance entre deux procédures judiciaires qui auraient toutes les deux pour but d’essayer d’expliquer ce qui s’est passé pendant cette crise. On pourrait concevoir que c’est un travail qui est fait en double. De notre point de vue au Fidh, on considère que tout effort de vérité est bon, du moment où il est tant soit peu coordonné. Cela veut dire que toutes les informations qui sont dans ce rapport devront être livrées à la justice, de sorte que celle-ci puisse enquêter sur les faits qui sont rapportés. Maintenant, on verra les résultats de ces rapports quand ils seront rendus publics», a indiqué le président de la Fidh, qui envisage de partager certaines informations dont il dispose avec la Commission nationale d’enquête. Est-ce vous pensez que la justice avance trop lentement ? Florent Geel a répondu qu’elle «avance toujours trop lentement. Pour le moment ce qu’on considère c’est que la justice ivoirienne a été trop partiale. Pour l’instant, elle a inculpé 120 individus qui sont tous des pro-Ggagbo. Pour que la paix et la réconciliation reviennent en Côte d’Ivoire, il faut que tous ceux qui ont commis des crimes répondent de leurs actes», estime-t-il.
Touré Abdoulaye