Souvenir Quand Gerhard Schröder était chancelier en Allemagne

Souvenir Quand Gerhard Schröder était chancelier en Allemagne

Le chancelier Gerhard Schröder, aux commandes en Allemagne, était confronté à deux publics politiques : quand l’Etat Allemand était communiste, les populations demandaient plus de liberté. L’Allemagne, devenue capitaliste, les populations ont demandé les fruits de la réunification. C’est bien, face à ces deux difficiles indices de réformes, que le chancelier Gerhard Schröder arrive au pouvoir. Sans rien comprendre, il tenta vite de réduire les allocations des chômeurs. Les Allemands n’ont pas voulu. Le chancelier est traité par l’opinion Allemande, comme un homme politique injuste. Gerhard Schröder passe des moments difficiles avec l’extrême droite et les néo-communistes. Et chaque semaine, plusieurs allemandes  ‘’indignés’’ occupent les rues. Le deuxième projet de société du chancelier Gerhard Schröder, qui consistait à la relance de l’économie allemande de par la consommation a été rejeté. A l’époque, un sondage avait exprimé le désarroi des Allemands, face à la politique de développement du chancelier. Et ce fut le mouvement de colère, qui atteingnit les syndicats, la société civile, et l’opposition politique. Mais le chancelier avait compris qu’il était en péril. Gerhard Schröder a tenté de se battre, ou convaincre, là où il avait des responsabilités. Le chancelier avait tout tenté pour imposer ses réformes mais ses adversaires, eux aussi n’avaient aucun système de redistribution des richesses. Gerhard Schröder avait quitté le pouvoir, sans avoir eu une plateforme consensuelle avec les syndicats, les intellectuels, l’opposition politique, et la société civile. Dans ce climat politico-socio-économique tendu, Gerhard Schröder avait quitté le pouvoir, ‘’ chassé’’ par les électeurs allemands.

Ben Ismaël

tat serp8nr�� �”ontinuer avec Guillaume Soro pour gérer et évacuer les aspects militaires de la crise. Entre temps, le Président de la République avait introduit Duncan dans le système gouvernemental au poste de ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, en éjectant de façon surprenante et inattendue, Gervais Kacou. Certains avaient déjà prévu Duncan à la Primature, quand suite à la grogne des cadres du Pdci, le Chef de l’Etat acceptera la démission de Guillaume Soro (élu député et en partance pour l’Assemblée nationale) au profit de Jeannot Ahoussou-Kouadio, au nom d’une certaine géopolitique et suite à un soutien fort de Bédié et du parti au profit du désormais ex-Premier ministre.

 

 

Paradoxe

Le paradoxe avec Ahoussou est que, c’est lorsqu’il est devenu Premier ministre, que beaucoup de gens ont  subitement trouvé et découvert qu’il était incompétent. Le soupçon d’incompétence qui n’a pas eu raison de lui tout au long de sa carrière professionnelle d’avocat, depuis sa première entrée au gouvernement sous Gbagbo, lors de la campagne avec Bédié et pour Ouattara, depuis le ministère de la Justice, a alors fait jour. Ainsi l’ex-Premier ministre Jeannot Ahoussou- Kouadio est apparu comme un chef de gouvernement politique et de transition, sans véritable pouvoir ni autorité, réussissant aujourd’hui l’exploit d’être le Premier ministre (en dehors de l’intermède officiellement et légalement inexistant d’Aké N’Ggbo) ayant le moins duré à son poste. Le record était détenu par Charles Konan Banny.

 

La solution Duncan, vraie Adosolution

Avec Duncan, on nous vend et promet la compétence, l’intégrité, la sobriété et la rigueur. Des valeurs que n’aurait pas incarnées Ahoussou Kouadio, soupçonné d’avoir fait plus de la politique que de la gestion et de ne pas avoir de vision économique (il s’en défendait en disant sans complexe qu’il est juriste et qu’il n’avait rien à apprendre du Président Ouattara sur les questions économiques, mais plutôt tout à apprendre de lui). Tant de mots durs et méchants ont été dits dans son dos. Tant de regrets ont été exprimés autour du Président de la République après sa nomination, malgré sa loyauté affirmée pour le chef de l’Etat et son engagement en faveur du RHDP, qui lui ont valu des adversités des “autonomistes” du PDCI. En réalité, le Chef de l’Etat n’a jamais “senti” Ahoussou Jeannot et la complicité a été difficile à installer entre les deux hommes, malgré les apparences. Les langues se délieront  peu à peu. Ahoussou Jeannot qui a parlé de sacrifice, faisant allusion au fils d’Abla Pokou, aura été livré en victime expiatoire des retards, des attentes non encore satisfaites des Ivoiriens, des attaques contre les FRCI et bien d’autres désagréments, sans oublier sa conception de la réconciliation, notamment son discours à l’apaisement et au dialogue après des attaques contre les FRCI. Un discours qui lui avait valu sermon et rappel à l’ordre du Chef de l’Etat.

 

Duncan jusqu’à 2015…

A coup sûr, le scénario idéal est réalisé par le Chef de l’Etat qui sort enfin des contraintes que Laurent Gbagbo et la crise postélectorale lui avaient imposées, et qui se libère un peu de la géopolitique brute. Par ailleurs, Daniel Kablan Duncan incarnera peut-être une certaine forme de stabilité à la tête d’un gouvernement qui peut être en place, jusqu’en 2015. Tout devrait donc aller désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bon vent à M. le nouveau Premier ministre dont la nomination avait été contrariée et retardée par la crise créée par Laurent Gbagbo, le maintien de Guillaume Soro et la courte transition d’Ahoussou Jeannot. Des solutions qui n’étaient pas celles d’Alassane Ouattara. Duncan à la Primature, ça c’est un vrai schéma Adosolution!

Charles Kouassi

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