Francophonie d’accord. Mais qu’est-ce que la France a pu copier chez les Etats francophones d’Afrique ? Aujourd’hui, un certain nombre de questions demeurent encore sans réponse, à propos du contenu réel de la francophonie. En 1975, date de sa création, la francophonie était considérée comme une agence de coopération culturelle et technique, et la langue française en partage, dans les pays, membres, comme moyen de communication. 37 ans après sa création par le sénégalais Léopold Sédar Senghor, le tunisien Habib Bourguiba, le nigérien Hamani Diori, la francophonie a été transformée en un concept de récupération politique et diplomatique par la France, pour asseoir sa « gouvernance » dans les Etats d’Afrique Francophones. Et, François Mitterrand, Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, ou Nicolas Sarkozy, ont abusé de la francophonie, pour faire disparaître dans la nation française, le « territoire national » des Etats francophones d’Afrique. Vu de ce concept, la francophonie, devient pour la France un système de mode de vie, dans un reformatage de l’histoire des Etats francophones d’Afrique. Aujourd’hui, la francophonie, vue par la France, ne considère pas la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Bénin, le Togo, la Tunisie, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la République Démocratique du Congo, comme une « mobilité territoriale » mais comme des « départements français ». La langue française en partage et comme moyen de communication, est devenue pour la France, une autre machine de reformatage, et la France se plaît, à travers la francophonie, a cloisonné toute une civilisation des Etats francophones d’Afrique. Et les Chefs d’Etat, les intellectuels, les historiens Francophones continuent encore d’applaudir la France, dans son faux concept identitaire à l’image de la francophonie. Qu’on soit honnête. Et, les français le savent, que l’enjeu central de l’histoire de la langue au Mali, Gabon, Sénégal, République Démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Conakry, au Bénin, en République Centrafricaine, ce n’est pas le français. Les Africains ont leurs langues. Il n y a pas de débat. La Côte d’Ivoire a ses populations bété, baoulé, didas, senoufo, koyaka, agni, Abron. Le Burkina a ses populations lobi, gbiu, samogo, mossè, le Sénégal a le wolof, le berbère, le sèrêre. Les arabes de Tunisie, du Maroc, le sangoh en République Centrafricaine, les Bougouni, les touaregs, au Mali, les peulhs, les soussous, les malinkés en Guinée-Conakry, les Wê, Akyés, en Côte d’Ivoire, ou les Tchocossis au togo….ne sont pas des Français. L’Algérie, le Maroc, le Mali, le Congo-Brazzaville, le Niger, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, ont adhéré à la francophonie, parce que le contenu développé par le Nigérien Hamani Diori, le sénégalais Léopold Sedar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba, initiateurs, était tout simplement que la francophonie était une agence de coopération culturelle et technique, entre pays ayant la langue française comme moyen de communication. 37 ans après, la France ‘’récupère’’ la Francophonie, comme une machine de manipulation politique, et un enjeu de développement français décentralisé dans les Etats Francophones d’Afrique. La Francophonie d’accord. Mais qu’est-ce que les Français ont pu copier chez les Africains des Etats francophones ? Je retiens simplement, que la Francophonie a piétiné et inversé l’histoire de la culture de l’Afrique. Elle a abusé de la langue française, pour étouffer les langues africaines. Mais les intellectuels, les historiens, les écrivains africains, les chefs d’Etat francophones d’Afrique, continuent encore d’applaudir les sommets de la francophonie. Il est temps de clarifier la coopération culturelle et technique entre la francophonie et ses Etats membres : le Guinéen Samory Touré, le Dahoméen Béhanzin, l’Ivoirien Gon Coulibaly, le Malien Doundiata Keïta, Ba Bemba, la reine Abraha Pokou, des grands hommes de l’histoire africaine des Etats Francophones d’Afrique ne sont jamais enseignés dans les écoles françaises, et aux français. Aucune université française n’enseigne l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, le seul africain, ministre des premières Républiques françaises, avec rang de ministre d’Etat, représentant la France à une séance politique aux Nations unies. Les intellectuels, les historiens africains eux-mêmes pensent peu à l’histoire africaine. Et la France se plaît bien à travers ce complexe, et elle fait bien, avec le mythe de son histoire, et des ‘’grands Hommes’’ comme Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d’Arc. C’est bien le programme enseigné aux Africains, en Afrique, pour l’histoire africaine. En clair, la francophonie, ça marche pour la France. Et, chaque locataire de l’Elysée de 1958 à 2012, a le sentiment, que les Etats d’Afrique francophones sont un gigantesque ensemble de pays et de citoyens, qui participent à la sauvegarde de la gouvernance française. Pauvres Etats francophones d’Afrique !
Chronique diplomatique Etats francophones d’Afrique…Vous continuez d’applaudir encore la francophonie ?
Francophonie d’accord. Mais qu’est-ce que la France a pu copier chez les Etats francophones d’Afrique ? Aujourd’hui, un certain nombre de questions demeurent encore sans réponse, à propos du contenu réel de la francophonie. En 1975, date de sa création, la francophonie était considérée comme une agence de coopération culturelle et technique, et la langue française en partage, dans les pays, membres, comme moyen de communication. 37 ans après sa création par le sénégalais Léopold Sédar Senghor, le tunisien Habib Bourguiba, le nigérien Hamani Diori, la francophonie a été transformée en un concept de récupération politique et diplomatique par la France, pour asseoir sa « gouvernance » dans les Etats d’Afrique Francophones. Et, François Mitterrand, Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, ou Nicolas Sarkozy, ont abusé de la francophonie, pour faire disparaître dans la nation française, le « territoire national » des Etats francophones d’Afrique. Vu de ce concept, la francophonie, devient pour la France un système de mode de vie, dans un reformatage de l’histoire des Etats francophones d’Afrique. Aujourd’hui, la francophonie, vue par la France, ne considère pas la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Bénin, le Togo, la Tunisie, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la République Démocratique du Congo, comme une « mobilité territoriale » mais comme des « départements français ». La langue française en partage et comme moyen de communication, est devenue pour la France, une autre machine de reformatage, et la France se plaît, à travers la francophonie, a cloisonné toute une civilisation des Etats francophones d’Afrique. Et les Chefs d’Etat, les intellectuels, les historiens Francophones continuent encore d’applaudir la France, dans son faux concept identitaire à l’image de la francophonie. Qu’on soit honnête. Et, les français le savent, que l’enjeu central de l’histoire de la langue au Mali, Gabon, Sénégal, République Démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Conakry, au Bénin, en République Centrafricaine, ce n’est pas le français. Les Africains ont leurs langues. Il n y a pas de débat. La Côte d’Ivoire a ses populations bété, baoulé, didas, senoufo, koyaka, agni, Abron. Le Burkina a ses populations lobi, gbiu, samogo, mossè, le Sénégal a le wolof, le berbère, le sèrêre. Les arabes de Tunisie, du Maroc, le sangoh en République Centrafricaine, les Bougouni, les touaregs, au Mali, les peulhs, les soussous, les malinkés en Guinée-Conakry, les Wê, Akyés, en Côte d’Ivoire, ou les Tchocossis au togo….ne sont pas des Français. L’Algérie, le Maroc, le Mali, le Congo-Brazzaville, le Niger, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, ont adhéré à la francophonie, parce que le contenu développé par le Nigérien Hamani Diori, le sénégalais Léopold Sedar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba, initiateurs, était tout simplement que la francophonie était une agence de coopération culturelle et technique, entre pays ayant la langue française comme moyen de communication. 37 ans après, la France ‘’récupère’’ la Francophonie, comme une machine de manipulation politique, et un enjeu de développement français décentralisé dans les Etats Francophones d’Afrique. La Francophonie d’accord. Mais qu’est-ce que les Français ont pu copier chez les Africains des Etats francophones ? Je retiens simplement, que la Francophonie a piétiné et inversé l’histoire de la culture de l’Afrique. Elle a abusé de la langue française, pour étouffer les langues africaines. Mais les intellectuels, les historiens, les écrivains africains, les chefs d’Etat francophones d’Afrique, continuent encore d’applaudir les sommets de la francophonie. Il est temps de clarifier la coopération culturelle et technique entre la francophonie et ses Etats membres : le Guinéen Samory Touré, le Dahoméen Béhanzin, l’Ivoirien Gon Coulibaly, le Malien Doundiata Keïta, Ba Bemba, la reine Abraha Pokou, des grands hommes de l’histoire africaine des Etats Francophones d’Afrique ne sont jamais enseignés dans les écoles françaises, et aux français. Aucune université française n’enseigne l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, le seul africain, ministre des premières Républiques françaises, avec rang de ministre d’Etat, représentant la France à une séance politique aux Nations unies. Les intellectuels, les historiens africains eux-mêmes pensent peu à l’histoire africaine. Et la France se plaît bien à travers ce complexe, et elle fait bien, avec le mythe de son histoire, et des ‘’grands Hommes’’ comme Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d’Arc. C’est bien le programme enseigné aux Africains, en Afrique, pour l’histoire africaine. En clair, la francophonie, ça marche pour la France. Et, chaque locataire de l’Elysée de 1958 à 2012, a le sentiment, que les Etats d’Afrique francophones sont un gigantesque ensemble de pays et de citoyens, qui participent à la sauvegarde de la gouvernance française. Pauvres Etats francophones d’Afrique !
Par Ben Ismaël