Les automobilistes ivoiriens ne sont pas au bout de leur peine. A peine l’année 2013 a débuté qu’ils doivent faire face à une augmentation du prix du litre de carburant super à la pompe de 18FCFA. Un tour dans les stations de Cocody-Angré notamment «Petro Ivoire» et «Royal», nous a permis de constater que le coût de l’essence communément appelé Super a subi une augmentation. Il passe désormais de 774 FCFA à 792 FCFA, soit une hausse de 18 FCFA. Toutefois quelques stations qui n’avaient pas renouvelé leurs stocks ont vendu hier matin aux prix anciens avant de passer aux nouveaux tarifs. Le maintien en l’état du prix du gazole devrait éviter dans un premier temps l’augmentation des prix dans les transports. Mais à côté des automobilistes utilisant le super, qui devront soit diminuer leur consommation mensuelle ou augmenter leur budget de consommation, les ménages auront leur part de fardeau à supporter pour la viabilité du secteur des hydrocarbures. En effet, la bouteille de gaz domestique de 6 kg (B6) qui coûtait 1800 FCFA est passée à 2000 FCFA. Concernant la bouteille (B12), de 4000 FCFA, elle coûte désormais 5200 FCFA. Par contre, le prix du gasoil est resté inchangé (615 FCFA). Cette augmentation qui intervient juste après les fêtes de fin d’année, n’est pas passée inaperçue. Et le président de la FACACI (Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire) n’y est pas allé de main morte pour dénoncer cet état de fait. Comme l’atteste sa réaction à chaud…
A.K
2
Réaction de Marius Comoé, président de la Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire (FACACI) :
“Nous en avons assez de cette politique de mensonges qui divise les Ivoiriens et leur fait subir la misère“
«Les augmentations des prix de carburant et de ses produits dérivés avaient été faites par le régime de Laurent Gbagbo. A l’époque, étant dans l’opposition, le régime du RHDP ( Rassemblement des Houphouëtiste pour la démocratie et pour la paix) à travers le RDR (Rassemblement des républicains) , avait fait des démonstrations dans les médias tendant à nous faire croire que les augmentations du prix de carburant et dérivés sous le régime précédent étaient inopportunes et constituaient une mal gouvernance. Aujourd’hui au pouvoir, ce que nous attendons de ce régime est plutôt une baisse du prix du carburant et de ses produits dérivés, la réduction du coût de la vie. Donc, une nette amélioration des conditions de vie des Ivoiriens. Si l’on vient nous servir une autre augmentation du prix de carburant, il va s’en dire que tous les prix de produits issus de la chaîne commerciale vont prendre l’ascenseur. Même le super, ce sont les Ivoiriens qui l’utilisent. Le super n’est pas fait pour les animaux .Il est bel et bien utilisé par des consommateurs. Et les consommateurs ne sont pas différents de ceux qui utilisent le gaz. Seul le problème des transporteurs les amène à trouver une telle explication. Sinon en réalité, on ne peut pas faire l’augmentation d’un produit issu du pétrole et puis abandonner un autre dont le gasoil. Si, on augmente le super sans plomb, en principe, le gasoil devrait subir également une hausse, si l’Etat ne réussit pas, c’est encore une prime à l’injustice. Pourquoi défavoriser la consommation d’un produit permettant à chaque citoyen que son véhicule prenne du super sans plomb ou du gasoil pour vaquer à ses occupations dans un pays où l’Etat ne peut pas assurer le transport de ses fonctionnaires ? Ils se décarcassent pour avoir leurs véhicules. Pour que les moteurs de leurs véhicules tiennent la route pendant des années, ils préfèrent acheter une voiture à essence. Alors, si l’Etat veut le bonheur de l’ensemble de la population, il ne peut pas favoriser un camp et ignorer l’autre. Ceux qui consomment le super sans plomb sont des consommateurs ivoiriens. L’Etat et ses gouvernants actuels visent le bonheur de tous. L’espoir promis doit être partagé par tous et à tous. Il ne doit pas être à la faveur d’un camp et à la défaveur d’un autre. Cela ne saurait être accepté, en tout cas pas sous le régime Ouattara, parce que nous en avons assez de cette politique de mensonges qui divise les Ivoiriens et leur fait subir la misère».
Propos recueillis par AK
3
Le gouvernement applique les recommandations du FMI
L’Etat de Côte d’Ivoire ne s’est pas encore prononcé sur cette énième augmentation du prix du gaz domestique et du carburant super à la pompe. Toutefois, des ébauches de réponse pourraient être puisées dans les propos du directeur au département Afrique du FMI. Du 19 septembre au 3 octobre 2012, séjournait à Abidjan une délégation du FMI conduite par Michel Lazare, sous-directeur au département- Afrique de cette institution. Au-delà des discours empreints de diplomatie, il avait rappelé une recommandation à laquelle le gouvernement n’avait su donner une suite favorable. «La mise en œuvre de certaines autres réformes a cependant pris du retard. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux pressions exercées par la hausse mondiale des prix de l’énergie, notamment sur les mécanismes d’ajustement, de fiscalisation et de subvention des prix des produits pétroliers et de l’électricité», avait-il rappelé. A l’évidence, l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) induisait de facto un alignement des prix des produits pétroliers sur ceux du marché international. Cette hausse de 18FCFA/l pour le super et 200FCFA, 1200FCFA pour le gaz butane est la preuve que le gouvernement entend être un bon élève du FMI en cessant d’assurer à moitié le paternalisme observé jusque-là dans le secteur des hydrocarbures avec les subventions qu’Il accordait.
K. H
Carburant, gaz butane / Les prix augmentent en silence Le super passe de 774 FCFA à 792 FCFA
Les automobilistes ivoiriens ne sont pas au bout de leur peine. A peine l’année 2013 a débuté qu’ils doivent faire face à une augmentation du prix du litre de carburant super à la pompe de 18FCFA. Un tour dans les stations de Cocody-Angré notamment «Petro Ivoire» et «Royal», nous a permis de constater que le coût de l’essence communément appelé Super a subi une augmentation. Il passe désormais de 774 FCFA à 792 FCFA, soit une hausse de 18 FCFA. Toutefois quelques stations qui n’avaient pas renouvelé leurs stocks ont vendu hier matin aux prix anciens avant de passer aux nouveaux tarifs. Le maintien en l’état du prix du gazole devrait éviter dans un premier temps l’augmentation des prix dans les transports. Mais à côté des automobilistes utilisant le super, qui devront soit diminuer leur consommation mensuelle ou augmenter leur budget de consommation, les ménages auront leur part de fardeau à supporter pour la viabilité du secteur des hydrocarbures. En effet, la bouteille de gaz domestique de 6 kg (B6) qui coûtait 1800 FCFA est passée à 2000 FCFA. Concernant la bouteille (B12), de 4000 FCFA, elle coûte désormais 5200 FCFA. Par contre, le prix du gasoil est resté inchangé (615 FCFA). Cette augmentation qui intervient juste après les fêtes de fin d’année, n’est pas passée inaperçue. Et le président de la FACACI (Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire) n’y est pas allé de main morte pour dénoncer cet état de fait. Comme l’atteste sa réaction à chaud…
A.K
2
Réaction de Marius Comoé, président de la Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire (FACACI) :
“Nous en avons assez de cette politique de mensonges qui divise les Ivoiriens et leur fait subir la misère“
«Les augmentations des prix de carburant et de ses produits dérivés avaient été faites par le régime de Laurent Gbagbo. A l’époque, étant dans l’opposition, le régime du RHDP ( Rassemblement des Houphouëtiste pour la démocratie et pour la paix) à travers le RDR (Rassemblement des républicains) , avait fait des démonstrations dans les médias tendant à nous faire croire que les augmentations du prix de carburant et dérivés sous le régime précédent étaient inopportunes et constituaient une mal gouvernance. Aujourd’hui au pouvoir, ce que nous attendons de ce régime est plutôt une baisse du prix du carburant et de ses produits dérivés, la réduction du coût de la vie. Donc, une nette amélioration des conditions de vie des Ivoiriens. Si l’on vient nous servir une autre augmentation du prix de carburant, il va s’en dire que tous les prix de produits issus de la chaîne commerciale vont prendre l’ascenseur. Même le super, ce sont les Ivoiriens qui l’utilisent. Le super n’est pas fait pour les animaux .Il est bel et bien utilisé par des consommateurs. Et les consommateurs ne sont pas différents de ceux qui utilisent le gaz. Seul le problème des transporteurs les amène à trouver une telle explication. Sinon en réalité, on ne peut pas faire l’augmentation d’un produit issu du pétrole et puis abandonner un autre dont le gasoil. Si, on augmente le super sans plomb, en principe, le gasoil devrait subir également une hausse, si l’Etat ne réussit pas, c’est encore une prime à l’injustice. Pourquoi défavoriser la consommation d’un produit permettant à chaque citoyen que son véhicule prenne du super sans plomb ou du gasoil pour vaquer à ses occupations dans un pays où l’Etat ne peut pas assurer le transport de ses fonctionnaires ? Ils se décarcassent pour avoir leurs véhicules. Pour que les moteurs de leurs véhicules tiennent la route pendant des années, ils préfèrent acheter une voiture à essence. Alors, si l’Etat veut le bonheur de l’ensemble de la population, il ne peut pas favoriser un camp et ignorer l’autre. Ceux qui consomment le super sans plomb sont des consommateurs ivoiriens. L’Etat et ses gouvernants actuels visent le bonheur de tous. L’espoir promis doit être partagé par tous et à tous. Il ne doit pas être à la faveur d’un camp et à la défaveur d’un autre. Cela ne saurait être accepté, en tout cas pas sous le régime Ouattara, parce que nous en avons assez de cette politique de mensonges qui divise les Ivoiriens et leur fait subir la misère».
Propos recueillis par AK
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Le gouvernement applique les recommandations du FMI
L’Etat de Côte d’Ivoire ne s’est pas encore prononcé sur cette énième augmentation du prix du gaz domestique et du carburant super à la pompe. Toutefois, des ébauches de réponse pourraient être puisées dans les propos du directeur au département Afrique du FMI. Du 19 septembre au 3 octobre 2012, séjournait à Abidjan une délégation du FMI conduite par Michel Lazare, sous-directeur au département- Afrique de cette institution. Au-delà des discours empreints de diplomatie, il avait rappelé une recommandation à laquelle le gouvernement n’avait su donner une suite favorable. «La mise en œuvre de certaines autres réformes a cependant pris du retard. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux pressions exercées par la hausse mondiale des prix de l’énergie, notamment sur les mécanismes d’ajustement, de fiscalisation et de subvention des prix des produits pétroliers et de l’électricité», avait-il rappelé. A l’évidence, l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) induisait de facto un alignement des prix des produits pétroliers sur ceux du marché international. Cette hausse de 18FCFA/l pour le super et 200FCFA, 1200FCFA pour le gaz butane est la preuve que le gouvernement entend être un bon élève du FMI en cessant d’assurer à moitié le paternalisme observé jusque-là dans le secteur des hydrocarbures avec les subventions qu’Il accordait.
K. H