Il suffit de regarder comment les « braves » femmes, affectées par les mairies sur nos espaces publics, effectuent leur balayage quotidien, pour avoir une idée précise de la manière dont tous les problèmes se résolvent sous nos cieux.
Chaque matin, avec détermination, de nombreux coups de balais sont passés sur les routes et dans les rues. On aurait pu s’enorgueillir de l’efficacité du dispositif de salubrité, pourtant, tout le monde se plaint du sort des ordures. On balaie, mais c’est toujours sale ! Pourquoi donc ? Parce qu’aucun système de ramassage fiable n’existe… Alors on déplace les problèmes. Le sable extirpé du goudron, se retrouve dans les caniveaux qui se bouchent et n’arrivent plus à jouer leur rôle d’écoulement des eaux usées. Et lorsque d’autres agents de la propreté accourent vaillamment, au péril de leur santé, pour vider ces caniveaux de la boue, ceux-ci la laissent sécher tranquillement sur les trottoirs afin qu’elle se disperse, à loisir, dans les rues… Et la chaîne reprend de plus belle…les « braves femmes »… Les « vaillants agents sanitaires »…
Pourtant, tout avait si bien commencé… Il y a deux ans, nos capacités à être propre, se révélaient à nous ! Après tant d’années à côtoyer passivement les immondices et à humer leurs parfums douteux, nous réalisions que la salubrité était chose facile et nécessitait juste de la bonne volonté. Il suffisait donc de passer de la peinture blanche sur les garde-fous pour donner de l’éclat aux routes, de ravaler certaines façades, de balayer régulièrement nos rues et devantures de maisons, d’utiliser consciencieusement les poubelles mises à notre disposition et le tour était joué…. Plusieurs mois plus tard, le constat est loin de l’image idyllique qu’on a voulu projeter. Au fond, nous sommes sales et la propreté n’a rien d’innée, qui se cultive à partir d’une discipline qu’on doit s’imposer. Or qui dit discipline, doit prendre en compte la logique. Est-il logique, dans un pays comme le nôtre, de ne pas posséder d’infrastructures dignes pour le traitement des déchets ? Est-il logique de voir des hommes et femmes, à l’allure guindée, jeter à travers leurs voitures, des ordures que les « braves femmes » se chargeraient de balayer ensuite ? Comment comprendre qu’il nous soit si spontané de laisser tomber nos détritus dans les rues sans aucun état d’âme ? Comment accepter que les poubelles publiques soient rarement vidées ? Parce que « dans le pays c’est comme ça, on pisse sur les murs et puis ça ne va pas quelque part… ». Nous ne prenons rien au sérieux ! Avec notre négligence exacerbée, nous préférons, le plus souvent, déplacer les problèmes sans les résoudre ! Et c’est comme ça que ça se passe à tous les niveaux, ce qui fait penser à une politique du « qui dort dîne »… Le problème étant qu’au réveil, la faim malheureusement persiste !
Et lorsqu’on peste que la vie est toujours chère, malgré le fait qu’on nous fasse croire que tout va bien, nos dirigeants théorisent subtilement pour nous faire avaler toutes sortes de couleuvres… On tourne en rond, comme avec les « braves femmes » et les « vaillants agents sanitaires »… Peut-être nous assimile-t-on à ces ordures qui peinent à avoir une destination appropriée? A moins que nous-mêmes en soyons vraiment… Et que personne ne s’en offusque puisque notre environnement socio-politique est à l’image de ce que nous sommes ! Et si nous voulons que cela change, il faudrait, à nos comportements inappropriés dire : DU BALAI et cette fois dans le vrai sens du terme ! Bon weekend.
Chronique de Famchocolat DU BALAI !
Il suffit de regarder comment les « braves » femmes, affectées par les mairies sur nos espaces publics, effectuent leur balayage quotidien, pour avoir une idée précise de la manière dont tous les problèmes se résolvent sous nos cieux.
Chaque matin, avec détermination, de nombreux coups de balais sont passés sur les routes et dans les rues. On aurait pu s’enorgueillir de l’efficacité du dispositif de salubrité, pourtant, tout le monde se plaint du sort des ordures. On balaie, mais c’est toujours sale ! Pourquoi donc ? Parce qu’aucun système de ramassage fiable n’existe… Alors on déplace les problèmes. Le sable extirpé du goudron, se retrouve dans les caniveaux qui se bouchent et n’arrivent plus à jouer leur rôle d’écoulement des eaux usées. Et lorsque d’autres agents de la propreté accourent vaillamment, au péril de leur santé, pour vider ces caniveaux de la boue, ceux-ci la laissent sécher tranquillement sur les trottoirs afin qu’elle se disperse, à loisir, dans les rues… Et la chaîne reprend de plus belle…les « braves femmes »… Les « vaillants agents sanitaires »…
Pourtant, tout avait si bien commencé… Il y a deux ans, nos capacités à être propre, se révélaient à nous ! Après tant d’années à côtoyer passivement les immondices et à humer leurs parfums douteux, nous réalisions que la salubrité était chose facile et nécessitait juste de la bonne volonté. Il suffisait donc de passer de la peinture blanche sur les garde-fous pour donner de l’éclat aux routes, de ravaler certaines façades, de balayer régulièrement nos rues et devantures de maisons, d’utiliser consciencieusement les poubelles mises à notre disposition et le tour était joué…. Plusieurs mois plus tard, le constat est loin de l’image idyllique qu’on a voulu projeter. Au fond, nous sommes sales et la propreté n’a rien d’innée, qui se cultive à partir d’une discipline qu’on doit s’imposer. Or qui dit discipline, doit prendre en compte la logique. Est-il logique, dans un pays comme le nôtre, de ne pas posséder d’infrastructures dignes pour le traitement des déchets ? Est-il logique de voir des hommes et femmes, à l’allure guindée, jeter à travers leurs voitures, des ordures que les « braves femmes » se chargeraient de balayer ensuite ? Comment comprendre qu’il nous soit si spontané de laisser tomber nos détritus dans les rues sans aucun état d’âme ? Comment accepter que les poubelles publiques soient rarement vidées ? Parce que « dans le pays c’est comme ça, on pisse sur les murs et puis ça ne va pas quelque part… ». Nous ne prenons rien au sérieux ! Avec notre négligence exacerbée, nous préférons, le plus souvent, déplacer les problèmes sans les résoudre ! Et c’est comme ça que ça se passe à tous les niveaux, ce qui fait penser à une politique du « qui dort dîne »… Le problème étant qu’au réveil, la faim malheureusement persiste !
Et lorsqu’on peste que la vie est toujours chère, malgré le fait qu’on nous fasse croire que tout va bien, nos dirigeants théorisent subtilement pour nous faire avaler toutes sortes de couleuvres… On tourne en rond, comme avec les « braves femmes » et les « vaillants agents sanitaires »… Peut-être nous assimile-t-on à ces ordures qui peinent à avoir une destination appropriée? A moins que nous-mêmes en soyons vraiment… Et que personne ne s’en offusque puisque notre environnement socio-politique est à l’image de ce que nous sommes ! Et si nous voulons que cela change, il faudrait, à nos comportements inappropriés dire : DU BALAI et cette fois dans le vrai sens du terme ! Bon weekend.
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