N°488:Chronique diplomatique Par Ben Ismaël France : Naturalisation…mensonge d’Etat…
Depuis 1974, droite et gauche en France, sont restées inefficaces sur le droit à la “naturalisation “. De Valery Giscard d’Estaing, à François Mitterrand et Jacques Chirac, la “naturalisation” est restée l’épine au cœur de la République française.
Et pourtant, la “naturalisation” est un simple mot de la langue Française, mais aussi, un simple mot de justice, qui nécessite aujourd’hui à Paris, une véritable clarification. Mais, depuis plusieurs années, Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, ont tenté de faire croire à l’opinion internationale que la “naturalisation” faciliterait davantage la politique d’immigration en France. Nous sommes d’accord avec le président de l’Ump Michel Sarkozy, quand il dit dans une formule chirurgicale, que la France ne peut accueillir toute la misère du monde. Logique politique française… Mais cet aveu de Michel Sarkozy, porte au grand jour, ce qu’il faut bien appeler…mensonge d’Etat. Car nous avons longtemps reproché à la France, sa politique d’immigration, à une lutte obsessionnelle contre l’immigration.
En réalité, la position parfois radicale de Dominique De Villepin, ministre de l’Intérieur, et des différents gouvernements français, en matière de “naturalisation” sape la confiance des Etrangers, et particulièrement des Africains, en la France. La manipulation politique de l’Elysée, dans cette affaire de “naturalisation” nous fait croire que Paris veut sans le proclamer arrêter le phénomène migratoire. Sur le plan politique opérationnel, Paris opte pour le mensonge d’Etat. Mensonge d’Etat, qui nous donne le sentiment, tout aussi profond, que rien ne fonctionne encore à l’Elysée, au Quai d’Orsay. Dans les faits de sa communication, le gouvernement français sait bien, que cette reforme sociale, en matière de “naturalisation” est explosive. Dans notre esprit, la France veut purger une fois pour toutes, le stock d’étrangers irréguliers, pour mieux intégrer les Français. Sans fausse honte, pour la première fois Jacques Chirac “s’attaque” au fond commun de la politique française : La xénophobie, sans oublier le racisme. De l’aménagement des procédure de la “naturalisation” Jacques Chirac reste clair dans son objectif : Couper le lien, et faire la différence entre “l’Etranger français” et le français de souche. Mais aussi, en jouant à cet équilibre délicat, Jacques Chirac, risque d’amputer le reste de sa popularité, mal cicatrisée particulièrement en Irak, au Mali, au Maroc, au Togo, en Tunisie, en Côte d’Ivoire. La balle est maintenant dans le camp du Parlement français, dont l’arsenal législatif sera mis à rude épreuve. Car dans ce mythe de “naturalisation”, formule 2005, l’on retrouvera, sans nul doute, la reconduite immédiate à la frontière. Car, nous sommes certains, que les dispositifs de la loi prétendront combler toutes les failles des mesures contre la fraude, en faisant référence, que pour être “naturaliser” il faut correctement parler le Français, chanter facilement la “Marseillaise” savoir distinguer les trois couleurs du drapeau français. Et pourquoi pas connaître l’histoire de Henri IV, de Charlemagne, ou Vercingétorix ? Mais ce qui est paradoxale à Paris, la droite et la gauche se servent du terme de “naturalisation” pour fonder des discours politiques, mais personne d’une manière consciente ne donne des chiffres, personne ne sait les statistiques des irréguliers, vivant sur le sol français.
Pendant ce temps, on multiplie les textes massivement au Parlement, sans véritablement faire appel au ministère de l’Intérieur. Mais pourquoi chaque gouvernement français, depuis 1974, brandit le dossier “Etranger” ? La réponse est toute simple : la France de Jacques Chirac est en dérive économique et se cache maladroitement derrière sa constitution et défend honteusement ses intérêts, pour transformer les Etrangers en boucs émissaires de la crise politique, qui se fait de plus en plus sentir… A l’analyse, la France est piégée, récitant la leçon qu’elle a apprise, au détail près, qu’elle est un pays d’accueil et de démocratie. Mais, il n’y a rien à être désemparé, quand on sait que Chirac s’est toujours fâché, dès lors, qu’un pays Africain, particulièrement la Côte d’Ivoire, réalise que les conditions d’entrée sur son sol, passaient les bornes. Pour avoir prôné la liberté aux frontières, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui plus de 30% d’étrangers. Significatif M. le président Jacques Chirac ! Mais chez vous en France, faute de réussir la promesse, il est encore temps de sortir du mensonge d’Etat…





C’EST CA QUI EST LA VERITE
Comment par crichou — 19/4/2005 @ 8:44 am
ET ONT NOUS TRAITENT DE XENOPHOBE NOUS IVOIRIENS AVEC TRENTE POUR CENT D’ETRANGERS JE DIRAI MEME 50%
Comment par crichou — 19/4/2005 @ 8:46 am
Relisez ce que vous écrivez avant de les transcrire. Le président de l’ump actuel s’appelle Nicolas Sarkosy et non michel sarkosy.
Comment par Une ivoirienne — 19/4/2005 @ 10:11 am