30/4/2005

N°497:CULTURE:Sica 2005 Comment l’Aif finance les industries culturelles

L'intelligent d'abidjan 3:32 am

Débuté le 26 avril 2005, le Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica 2005) est passé à sa phase pratique. Un atelier sur le financement des industries culturelles a eu lieu, le jeudi 28 avril 2005.

“Le financement des industries culturelles : expériences du fonds de garantie des industries culturelles mis en place par l’Agence intergouvernementale de la francophonie (Aif)”, tel a été le thème de l’atelier sur “L’état des lieux des industries culturelles africaines”, développé au Sica 2005, le jeudi 28 avril par Angèle Bonane, responsable de projet à la direction économique de l’Aif.

Le terme “Industrie culturelle” fait référence aux secteurs d’activités économiques ayant comme objet principal, le développement, la production, la promotion, la diffusion ou la vente des biens à portée culturelle. L’objectif d’un fonds de garantie de crédit est de promouvoir le développement des entreprises culturelles, en leur facilitant l’accès au financement. Pour la constitution du fonds de garantie, l’Aif a établi des partenariats avec des établissements financiers spécialisés des pays bénéficiaires. Pour le Togo, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, c’est la nouvelle Banque de développement et d’investissement de la Cedeao (Bidc), basée à Lomé, et couvrant 25 pays de l’Afrique de l’Ouest qui s’en occupe. La garantie du fonds est ouverte à tous les établissements de crédit dans les pays retenus. A cette fin, des études socio-économiques sur la situation des entreprises culturelles ont été réalisées au Maroc et en Tunisie. Car, trois grands risques contraignent les financiers à accorder des financements, en l’absence de garanties consistantes. Il s’agit de la difficulté de prévoir le succès commercial d’une œuvre, de la précarité des entreprises culturelles et de la gestion des droits et du piratage. Pour réussir le pari d’un financement bancaire accru du secteur culturel dans les pays du sud, l’Aif entreprend de sensibiliser et de motiver les différents agents économiques, intervenant dans le secteur, afin d’ouvrir un espace, aujourd’hui trop exigu ou inexistant, permettant l’éclosion des projets culturels. A ce titre, le système bancaire a un rôle fondamental à jouer dans le développement des entreprises culturelles. C’est dans cette logique que l’Aif organise des séminaires de formation de cadres bancaires dans les pays bénéficiaires du projet.

Il faut signaler que des pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal ont bénéficié de ce fonds, contrairement aux industries culturelles ivoiriennes.

F.Y




N°497:SPORTS:Football : Après Chelsea - Liverpool Didier Drogba : “Nous nous imposerons chez les Reds”

L'intelligent d'abidjan 3:31 am

Après le nul face à Liverpool, l’international ivoirien, Didier Drogba, croit les Blues capables de marquer et de s’imposer sur le terrain des Reds lors du match retour. Entretien.

Didier Drogba, finalement 0-0, c’est un bon ou un mauvais résultat contre Liverpool ?

” 0-0 c’est un bon résultat, quand on voit comment s’est déroulé le match. L’essentiel, c’était de ne pas prendre de but ici… Cela a été dur comme on le pensait. Ils ont voulu éviter de prendre des buts. Ils avaient un beau bloc défensif. Ils étaient très compacts, ils défendaient bien et c’était difficile de se créer des espaces. Mais malgré cela, on s’est quand même créé quelques occasions. C’est vrai que c’était un peu frustrant mais à l’arrivée, on a le plus important, on n’a pas pris de but. ”

On vous sent quand même déçu de ne pas avoir fait la différence ?

” Non pas du tout. Si on avait pensé à faire la différence, on se serait exposé à des contres. José Mourinho nous avait mis en garde pour qu’on ne prenne pas de but, qu’on fasse attention. En fin de match, Djibril (Cissé) a deux occasions et on comprend mieux l’avertissement. Ce sera ouvert au match retour et en même temps Liverpool va avoir un peu peur de prendre un but et ils savent que nous sommes capables de marquer. Nous on marquera au retour, on marquera…, pas forcément moi, mais on marquera. ”

La semaine s’annonce délicate avec le déplacement samedi à Bolton en vue du titre…

Le titre est pratiquement acquis (11 points d’avance sur Arsenal sur 12 en jeu)... Il faut se concentrer sur la Ligue des champions. C’est le bonus de cette saison. Dans une semaine, il faudra concrétiser le bon match qu’on a fait contre Liverpool. ”

AFP




N°497:Prix Olped de la liberté de presse 30 millions pour promouvoir l’éthique et la déontologie

L'intelligent d'abidjan 3:30 am

A l’occasion de la semaine de la liberté de la presse qui se déroulera du 3 au 7 mai, l’observatoire de la liberté de la presse de l’Ethique et de la déontologie (Olped) va décerner un prix aux entreprises de presse. L’annonce a été faite hier vendredi à la maison de la presse.

Selon M. Zio Moussa, c’est une cagnotte de 30 millions de nos francs qui va être repartie en trois (3) catégories : Or, argent et diamant. Ce prix concerne l’édition 2004 et est soumis à un ensemble de critères. Tout d’abord l’éligibilité, à savoir les entreprises de presse (écrite et audiovisuelles) qui répondent aux dispositions légales en vigueur en matière de création d’entreprises de presse ou de communication audiovisuelle. Il faudrait ensuite satisfaire à des critères d’éthique et de déontologie. A ce niveau l’Olped se servira de sa grille d’observatoire éditée depuis 2003 et qui réleve les cas de manquements aux codes et règles de la profession. Le but de ce prix selon les organisateurs est d’assainir l’environnement économique des médias, de veiller à la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur fonction et surtout d’accompagner la loi sur les médias. L’Olped par ce prix veut arracher les journalistes à la précarité de l’emploi et pousser les entreprises à tout mettre en œuvre pour répondre aux attentes de la nouvelle réglementation. L’observatoire en appelle donc à la mobilisation de tous les journalistes à la semaine mondiale de la liberté de la presse. Cet évènement débutera le mardi 3 mai 2005 à l’Istc autour du thème : “Le nouvel environnement juridique et la liberté de presse en Côte d’Ivoire”. A cette occasion il aura la lecture de la déclaration de l’Olped. Ensuite le jeudi 5 mai, une table ronde autour de “la liberté de la presse en temps de crise, responsabilité et sécurité” sera au menu. Il y aura ce jour la présentation de bonne conduite en période électorale. Et enfin le samedi 7 mai, la remise du prix à l’hôtel Novotel.

Olivier Guedé




N°497:NATION :Bar climatisés, night-clubs…Dans l’univers de l’alcool, du sexe et du vice

L'intelligent d'abidjan 3:29 am

Un phénomène fait rage à Abidjan, ces temps dernier. Il s’agit de la transformation de certains bars climatisés en véritables maisons closes Incursions dans quelques bars bien connus, pour être les précurseurs du phénomène sur la place abidjanaise.

Nous sommes un vendredi. Après les heures de travail, nous décidons de prendre le pouls de la nuit. Surtout de nous rendre compte du phénomène bars– maisons closes. Nous rejoignons un ami dont le bureau se trouve au Plateau et qui est un adepte de Aron (dieu du plaisir). Pour les besoins de la cause, nous le nommerons Paul. Très enchanté par le programme que nous proposons, Paul accepte de nous conduire dans l’univers de la perversité, avec les sensations fortes que cela suppose. Première escale, un bar très connu pour le menu qu’il offre, et situé non loin de l’ancienne clinique St Joseph de zone 4. A peine avons-nous franchi la porte que les sulfureuses serveuses, qui font office d’hôtesses d’accueil, reconnaissent aussitôt, malgré la lumière très tamisée pour les besoins de ce qui s’y déroule, la silhouette de notre ami Paul. Les accolades et poignées de mains nous souhaitent la bienvenue. “Allez-vous rester au bar ou préférez-vous le salon privé ?”, interroge une des filles, avec une maestria qui donne tout de suite l’eau à la bouche. Paul, qui sait ce pour quoi nous sommes là, opte pour le salon. Nous sommes alors conduits vers une salle séparée du reste du bar par une porte. A l’intérieur, un salon dont les fauteuils, couleur mauve, semblent crouler sous le poids de l’intense activité qui s’y déroule. Sur les murs, aucun tableau indiquant le caractère mondain de ce salon. Au plan de la luminosité, comme il fallait s’y attendre, elle est réglée juste pour permettre d’observer les mouvements des uns et des autres. C’est dans cette atmosphère alourdie par une odeur ocre, propre aux maisons de prostituées dans les campagnes, que nous passons nos commandes. Paul nous fait remarquer que seuls ceux qui commandent des bouteilles de liqueurs ont droit au salon. Alors, nous en demandons une. Le temps que la commande arrive, deux filles, qui étaient à nos côtés, nous proposent sans mot dire, par de petites caresses, leurs services. Paul se laisse aller, tandis que de mon côté, je suis un peu réticent. “Ton ami est trop froid”, dit-elle à Paul. “Réchauffe-le seulement, ça va aller”, lui répond ce dernier. Commence alors la séance de massage. Elle touche à tous les recoins susceptibles de me mettre dans un état second. Et, elle le réussira, sans trop de difficultés.

Le prix à payer
Comme toute prestation de services, il y a un prix à payer. Après une trentaine de minutes à la tâche, la jeune fille marque un arrêt. Je pense alors qu’elle veut passer à l’étape supérieure. Que non ! Elle veut avoir la garantie que son service sera rémunéré. “Combien prenez-vous ?”, lui demandai-je. “5000 F cfa”, répond-elle. Pendant ce temps, Paul et sa partenaire sont déjà à la phase pratique. Le week-end qui suit, Paul et moi mettons le cap sur la rue Paul Langevin, dans un autre lieu très célèbre pour ses folies. Le décor, pour ce qui est du bar, est le même. Seulement ici, le bar est légèrement plus grand. Une fois encore, Paul est la star. Dès notre descente du taxi, il est interpellé par le portier qui lui fait signe que le “boss” est là. “ça tombe bien, peut-être que nous dépenserons moins aujourd’hui”, me fait remarquer mon compagnon. Une fois à l’intérieur, nous sommes happés par une colonie de jeunes filles, très légèrement habillées (jupettes qui laissent dévoiler le ras des fesses). Dans un coin du bar, un couple s’amourache. Nous discutons un peu avec le patron des lieux, qui décide de nous laisser la bouteille à 12500 au lieu de 15000 F cfa. Nous sommes alors conduits au salon d’honneur. Celui-ci contient plusieurs petits salons. Preuve qu’on peut y faire une orgie. Mieux, il y a un deuxième salon, avec en prime, un lit. Mais, il a aussi son prix.

La course aux clients
Ce qui est étonnant dans ces endroits, c’est le manque de protocole. Une fois que vous y êtes, hormis l’alcool que vous commandez, le reste coule de source, comme si vous êtes attendus. C’est la course aux clients, à l’image des filles qui lancent les foulards sur le trottoir. Il arrive parfois que les filles se chamaillent à cause d’un client. Car, non seulement, elles sont rémunérées par rapport à la boisson vendue, mais il leur faut vendre leur charme pour arrondir leur fin du mois. Comme le disent donc les zougloumen, “les parkings sont partagés”. Bref !

Après notre installation, nous sommes, comme d’habitude, envahis par les filles, de joie avant même la boisson. Comme pour nous dire, “faites votre choix avant de commencer à boire. Car, on sait comment ça va se terminer”. Avant même qu’on ne fasse ce choix, arrivent des jeunes français (renseignement pris auprès des serveuses) qui sont aussi des habitués du salon. Dès lors, les filles se ruent sur eux, dans l’espoir de gagner mieux que ce que nous pouvons leur proposer. Nous laissant à deux pendant un moment. Puissance financière oblige. Celles qui n’ont pas été préférées reviennent alors à nous. Après quelques semblants de caresses, l’orgie peut alors commencer. D’un côté, les toubibs et de l’autre, Paul et moi. Un match dont le résultat ne peut être dévoilé. Car, joué à huis clos. Une fois encore, après le règlement des factures, nous quittons les lieux. Il est une heure du matin lorsque Paul propose qu’on se rende au Remblais-Koumassi pour, dit-il, rincer nos yeux au Stri…, un autre lieu dont le nom rime avec les célèbres dessous des femmes.

Le strip-tease au menu
Une fois là bas, nous rencontrons un ami de Paul qu’il appelle affectueusement “champion toutes catégories”. Dans ce bar, c’est la promotion de la nudité. Au fond de la salle, une piste de danse où se relaient les serveuses, qui font également office de danseuses. A côté, la cabine du DJ, payé pour galvaniser les filles à montrer leur nudité aux nombreux clients. Dans une atmosphère difficile à respirer, à cause de la fumée des cigares et cigarettes, chacun cherche à se rincer les yeux. Sur la piste, à notre entrée, une danseuse nommée Atomato. Ses rondeurs finissent de vous convaincre sur l’attention particulière dont elle est l’objet de la part des clients. Au rythme d’une musique à forte coloration samba, Atomato commence ses déhanchements en enlevant, par étape, tout ce qui cache sa féminité. Comme prise par une sorte de transe, elle fait remuer ses muscles fessiers sous les regards complices des clients qui. Pire, un pied levé, plaqué au mur, elle essaie de partager la cigarette qu’elle tient en main avec sa partie la plus intime. Une phase qui lui vaut quelques billets de banque de la part des abonnés aux vices.

Nous vous parlions de “champion toute catégorie”, l’ami de Paul. Son pseudonyme, il l’a acquis, paraît-il, dans ce bar. “Simplement, parce qu’une fois”, fait remarquer Paul, il n’a pas hésité à proposer de l’argent à une des serveuses pour lui faire l’amour sur la piste de danse, devant d’autres clients. C’est après cet exploit, qu’il fut baptisé “champion toute catégorie”.

Contrairement aux autres bars, celui-ci n’a pas de salon privé. Mais, il ne demeure pas moins réputé que les autres. Car, par moments, les toilettes sont transformées en chambres de passe par ceux dont les nerfs ne résistent pas aux sensations fortes.

A l’image de ces trois espaces de plaisir, nombreux sont les bars qui se muent, de plus en plus, en maisons closes. Si pour certains, la situation de guerre y est pour quelque chose, d’autres, par contre, estiment que c’est une malédiction divine, qui annoncerait la fin des temps. Pour notre part, nous constatons simplement que la société ivoirienne est en danger. Où est donc la police mondaine. Censée veiller sur le respect des bonnes meurs ?

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°497:Holland N’Da Joseph : “Je ne me sens pas concerné par la dissidence”

L'intelligent d'abidjan 3:27 am

Joseph Holland N’Da du Syndicat national des personnels des ministères chargés des travaux publics, transport, construction et urbanisme (Synapec) a formellement désapprouvé le bicéphalisme qui règne à l’Ugtci : “Je ne suis pas favorable au bicéphalisme. Les problèmes internes peuvent trouver des solutions. On ne peut pas créer deux têtes à l’Ugtci”. Dans cette même veine, sans rendre de gants, il a assène ses vérités à Adiko Niamkey :“Adiko n’a pas le droit de désigner un successeur, un héritier. Il doit organiser des élections libres et consensuelles. Je ne me sens pas concerné dans la dissidence. Je ne suis ni avec Adiko, ni avec la dissidence”. Pour lui, c’est la gestion d’Adiko qui est le problème qui mine la centrale : “Adiko pense que l’Ugtci est sa propriété privée. Ce n’est pas normal. L’Union appartient à tous les travailleurs”. Selon lui, si le secrétaire général a tenté d’empêcher le congrès de la dissidence c’est qu’il se reproche des choses : “Depuis 1999, la gestion de Adiko est décriée. Avec lui, les textes ne servent à rien”. Dans l’un ou l’autre camp, Holland N’Da Joseph pense que c’est plutôt le poste du secrétaire général qui est convoité.

L.K.




N°497:SOCIETE :7ème congrès de la dissidence de l’Ugtci Zadi Sességnon élu dans le cafouillage

L'intelligent d'abidjan 3:27 am

Le 7ème congrès ordinaire de la dissidence de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (Ugtci) a clos ses portes hier, avec l’élection de Zadi Sességnon au poste de secrétaire général au palais de la culture de Treichville.

Adiko Niamkey secrétaire général sortant, Adé Mensah et Holland N’Da n’ont pas pris part à ce congrès qu’ils qualifient de “congrès de la dissidence”. Le premier jour, tout s’est passé sans heurt. Mais, le dernier jour des travaux, c’est-à-dire hier vendredi, tout va se compliquer pour les congressistes. Venus tôt le matin pour poursuivre les travaux, ils se sont vu refuser l’entrée du palais de la culture par des éléments de la police du commissariat du 9ème arrondissement de Marcory. Les congressistes voulaient vaille que vaille poursuivre les travaux. Après plus de deux heures de discussions entre les deux groupes, arrivent des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité II (Crs II), commis dit-on, par le ministre Martin Bléou pour sécuriser les travaux de la dissidence. Ceux-ci ont demandé à leurs frères d’armes de quitter les lieux, afin que se poursuivent les travaux. L’ordre a été respecté. C’est donc à 11 heures que les congressistes ont eu accès au palais de la culture, au son de la fanfare. Renseignement pris, la descente des policiers du 9ème arrondissement de Marcory serait une manœuvre du secrétaire général sortant, Adiko Niamkey et ses partisans, pour empêcher le tenue de ce congrès. Zadi Sességnon, joint au téléphone, a confirmé cette information recueilli sur place. Il a ajouté que ce congrès se tient dans la légalité. Voilà pourquoi, selon lui, le ministère de la Sécurité informé de ce énième dérapage d’Adiko Niamkey est intervenu rapidement avec la Crs II.

Il faut noter que les travaux ont repris dans le calme. A la fin des travaux, Zadi Sessegnon a été élu nouveau Sg de l’Ugtci.

Etienne Atta




N°497:ECONOMIE : Palm-ci Les travailleurs suspendent la grève

L'intelligent d'abidjan 3:26 am

Le syndicat autonome des travailleurs des plantations de la Palm-ci (Syatp) a suspendu le mot de préavis de grève qui devait entrer en vigueur le lundi 02 mai prochain.

Les travailleurs de la Palm-ci membres du Syatp ont suspendu depuis jeudi 28 avril 2005 leur préavis de grève. Et ce, à l’issue des quatre jours d’intenses négociations avec la direction générale et le Conseil d’administration de la société. Si le secrétaire général, Benjamin Gballou et ses amis n’ont pas encore obtenu le départ de M. Boni Kouassi directeur des ressources humaines, ils ont été satisfaits sur les points relatifs à la rémunération. Ainsi une grille de salaire décidée l’année dernière par la direction et les syndicats et qui relevait à près de 30% les rémunérations entrera en vigueur dès fin mai. Aussi les primes de tonnage du personnel d’encadrement dans les plantations connaîtront une hausse sensible dont le taux est à préciser dans les heures à venir à l’issue d’autres concertations. Pour ce qui est de l’exigence du départ du Drh Boni Kouassi, les discussions se poursuivent et s’intensifient parce que même tous les autres syndicats des usines ont rejoint le Systp sur la question. Il reste seulement que la direction générale et le conseil d’administration, bien que saisis des griefs des travailleurs entendent trouver la forme apaisée pour adopter des reformes. Le Syatp qui demeure très accroché à ce point par la voie de son secrétaire général dit être sur ses gardes : “Nous suspendons notre mot d’ordre parce que dans tous les cas, il faut assouplir nos positions devant la volonté de dialogue de nos patrons. Mais pour la bonne marche de l’entreprise et pour que le mérite soit reconnu à la Palm-ci, il faut que le Drh soit muté ailleurs. Nous ne pouvons pas éternellement vivre dans le favoritisme et le tribalisme. Autrement si rien n’est fait, nous allons relancer le mouvement de grève. C’est une question de survie. Notons qu’à l’origine, les cinq mille travailleurs, membres du Syatp avaient neuf revendications dont les plus sensibles sont le départ du directeur des ressources humaines et le refus de la privatisation des garages et plantations.

M.C




N°497:Pascal Affi N’Guessan (Pdt Fpi) “Comment nous allons gagner en 2005”

L'intelligent d'abidjan 3:25 am

Le président du Fpi Pascal Affi N’Guessan était jeudi la star de l’émission télévision ‘’L’invité de la première chaîne’’ de la télévision nationale. Le n°1du parti au pouvoir a dévoilé le plan de victoire du président Laurent Gbagbo à la prochaine présidentielle.

Pour l’essentiel du débat, Pascal Affi N’Guessan a répondu à trois préoccupations majeures. Premièrement, les stratégies du Fpi pour la victoire en 2005. Deuxièmement, le bilan des promesses électorales. Et enfin, l’éclairage sur la fameuse affaire de ” Patriotes alimentaires “. Le Fpi, reconnaît Pascal Affi N’Guessan, est minoritaire sur l’échiquier électoral par rapport à la représentivité de la coalition des partis du G7. Cependant, le parti de Laurent Gbgabo sait pouvoir compter sur ‘’l’adhésion des patriotes et autres militants des organisations de la société civile au programme de refondation du Fpi pour gagner en 2005’’. Cette victoire, a dit Pascal Affi N’Guessan est plus que nécessaire, vu que la guerre a empêché Laurent Gbagbo d’exécuter avec sérénité son programme social fondé sur l’assurance maladie, l’école gratuite et la libéralisation des filières agricoles.

Pour ce qui est de la fameuse affaire de ” Patriotes alimentaires “, le n°1 du Fpi qui a régulièrement tancé nos confrères de ‘’Le Nouveau Réveil’’ a donné des explications qui n’ont pas véritablement relevé le contraire de ce qui se raconte. ” J’ai seulement dit qu’il faut que ceux qui veulent soutenir le président le fassent. Et sincèrement de manière organisée. Mais qu’on ne multiplie pas les clubs de soutiens à des fins affairistes ” a-t-il tenté d’expliquer. Il faut rappeler que le président du Fpi était face à Venance Konan de Fraternité Matin, Charles Sanga de Le Patriote et Akwaba Saint Clair de le Nouveau Reveil.

C.W.




N°497:Election présidentielle 2005 La jeunesse Pdci du Grand centre se mobilise pour Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 3:24 am

La coordination de la jeunesse du grand centre qui regroupe la Jpdci, les mouvements et associations ont décidé de façon unanime de porter sur le trône présidentiel, le président Gbagbo au soir du 30 octobre 2005.

‘’Le président Gbagbo est un produit vendable parce qu’il a choisi de travailler pour son peuple. Contrairement aux dirigeants du Pdci qui se servent au lieu de servir le peuple. Aujourd’hui, seul Gbagbo se bat pour redonner la liberté à nos populations restées en zone assiégées’’ a dit d’entrée le Cdt Wartchard Sg Pdci-rda section Gonfrevile initiateur du rassemblement. Pour Wartchard, il ne faut plus faire la langue de bois car le moment est venu pour la jeunesse meurtrie du grand centre de faire la différence en rompant définitivement avec la direction du Pdci Rda. ‘Aujourd’hui, Djédjé Mady se ridiculise, mais qu’il sache qu’il est mort politiquement. Parce que le Pdci est un peu comme une femme qui maigrira par la rivalité inutile. Nous ne pouvons plus suivre la direction de ce parti. Il faut accepter une alternance politique et ethnique’’ a recommandé le patron du Cnlb. Wartchard a également soutenu et félicité le courage du ministre Constant Bombet qui s’oppose à une alliance Pdci-Rdr. C’est au vu et au su de tout cela que ‘’les militants du Pdci-Rda, mouvements et associations du grand centre Baoulé invitent le président de la république son excellence Laurent Gbagbo a être leur candidat à la présidentielle d’octobre 2005’‘. Invité par les jeunes du centre, le général Blé Goudé a exhorté ‘’ses amis’’ à faire en sorte que le président Gbagbo qui incarne l’espoir de la jeunesse ivoirienne remporte l’élection présidentielle. ‘’Vous avez beaucoup plus de mérites que nous, parce que vos zones sont assiégées. Les vieux du Pdci ont leur passé à défendre, tandis que vous avez votre avenir à défendre. Le 30 octobre ; c’est la finale de notre lutte. Brisez les barrières politiques et religieuses. Il faut rompre avec le biberonnisme de Chirac. L’heure est arrivée de traverser le désert pour aller vers la terre promise’’ s’est-il adressé à ses frères du centre. Bien avant le commandant Wartchard et le général Blé Goudé, plusieurs leaders de mouvements et associations se sont succédés à l’autel. Ainsi Anoï Castro président des Houphouétistes, miss Dodo fédérale Fpi de Bocanda, Yéo Ibrahim Jpdci Korhogo, Gervais N’Guessan du Mouvement pour la libération du grand centre, Gueye Jean Pierre du Mjf-Pdci-Rda Gbele Honore du Mag 2, Taregue Sinclair de la Jpdci-Bouaké Kennedy, Ehui Fulgence secrétaire générale Pdci-Rda Adiaké, Louis Kouamé Jfpi de la vallée du Bandama ont promis de donner la victoire au candidat Gbagbo le 30 octobre prochain. ‘’Car il est temps de faire sortir la vérité de son étui’’ a conclu N’Guessan Senghor.

Dosso Villard




N°497:Elections 2005 L’Onu étudie son mode d’intervention

L'intelligent d'abidjan 3:22 am

Après le discours du chef de l’Etat sur l’accord de Pretoria, l’opposition, réunie au sein du G7 a affirmé que les prochaines élections présidentielles et législatives devraient êtres supervisées par les Nations unies, comme convenu lors du sommet de Prétoria. L’Onuci , à travers son point de presse hebdomadaire du jeudi 28 avril 2005, a apporté un bemol à cette assertion.

On apprend ainsi que l’Onu n’a pas pour mission de se substituer aux institutions internes d’un pays. Les élections sont du ressort unique du pays dans lequel elles ont lieu. ‘’Nous n’apportons que notre aide pour le bon déroulement de celle-ci’’ ont affirmé quelques hauts fonctionnaires onusiens. Qu’en est il de l’implication de l’Onuci dans les élections ivoiriennes, décidée à Pretoria ? Le rôle de l’Onu dans le processus électoral, selon le porte parole, est en discussion à New-York et n’est pas encore précis. Selon certaines confidences, l’Onu évitera de se mettre au-devant de choses pour ne pas donner l’impression d’avoir mis la Côte d’Ivoire sous tutelle. Si elle prenait la charge de l’organisation des élections, certains acteurs lui demanderaient, pourquoi pas d’assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire, de faire tourner l’économie, de s’occuper de la santé, de l’éducation, etc…

On a du côté de New-York, compris les risques de dérapage que peut amener la décision de gérer totalement ces élections. C’est pourquoi chez certains observateurs avertis, le mandat qui sera décidé devra leur permettre d’exercer un certain contrôle, d’apporter de l’aide matérielle, d’accompagner en définitive vers la sortie de crise.

L’expérience du Kosovo, où l’Onu a pris le contrôle total du pays avec plus de 60.000 soldats et la présence massive des U.S.A. montre qu’en Côte d’Ivoire, on est loin du compte. L’Onuci a plus que jamais besoin des institutions en place.

Olivier Guédé




N°497:Mabri met les organes de l’Udpci en place Akoto Yao nommé conseiller d’honneur

L'intelligent d'abidjan 3:22 am

Hier vendredi 29 avril au siège de l’Udpci, le président Albert Toikeusse Mabri a mis en place les premiers organes du parti

20 jours après le congrès extraordinaire de l’Udpci (du 9 au 10 avril à Yopougon), Albert Toikeusse Mabri met en place progressivement les organes de son parti. Hier, il a publié la liste des membres des organes suivants : direction du parti, commissariat aux comptes, inspection et conseil d’honneur et d’ordre.

Direction du parti
Président, Albert Toikeusse Mabri

1er vice-président, Seka Pierre Roche

2e vice-président, Woï Messé

3e vice-président, Tchagba Bougui Laurent

4e vice-président, Yao N’Guessan Francois

5e vice-président, Mahi Kayo Shaha Clarisse

6e vice-président, Bohe Monsio Paul

7e vice-président, Koné Awa

Conseil spécial, N’Da Acha Eugene

Secrétaire général, Alassane Salif N’Diaye

1er secrétaire général adjoint, Flindé Albert

2e secrétaire général adjoint, Ourega Bernard

3e secrétaire général adjoint, Blé Jean

4e secrétaire général adjoint, Kouakou Marcelle

5e secrétaire général adjoint, Kei Rosa Raymonde

6e secrétaire général adjoint, Gueye Léontine

7e secrétaire général adjoint, Yao Kouandou Felicien

8e secrétaire général adjoint, Keita Oumar

Trésorier général, Brou Doué Jean Joël

1er trésorier général adjoint, Oulai Prosper

2e trésorier général adjoint, Tié Bi Zusanne

II- Commissariat aux comptes

-Gagne Pierre

-Blonde Siaba

-Diomandé Fatoumata Epse Sako

III - Inspection

-Yoro Louti

-Die Mamadou

-Doh Gilbert

-Kalo Moussa

IV- Conseil d’honneur

et d’ordre

1-Albert Toikeusse Mabri

2-Jacquet Florent

3-Guidibo Paul

4-Akoto Yao Paul

5-Zegbehi Bouazo Edmond

6-Houlaï Tiabas Bernard

7-Douty Honoré

8-Gueugbeu Jean-Baptise

9-Madeleine

10-Gueugbe Alphonse

11-Bleu Voua Ernest

12-Boni Claverie Danielle

13-Yomi Kpeula Nicolas

14-Doh Gilbert

15-Oulaï Kemiangnan Jean

En dépit de sa nomination au sein du conseil d’honneur, l’ancien président intérimaire du parti, Paul Akoto Yao, entendent porter la riposte, aujourd’hui, au complexe de Yopougon. Les opposants au président élu, Mabri Toikeusse, animent un grand meeting, selon eux, de rectification. Pour montrer que ‘’l’Udpci est un parti à dimension nationale’’, selon la présidente du comité d’organisation, Mme Bertine Tia.

S.Z.




N°497:3 graves menaces sur l’accord de Pretoria

L'intelligent d'abidjan 3:20 am

“J’ai décidé de mettre en œuvre, l’article 48 de notre Constitution. A partir de maintenant, je prendrai les mesures exceptionnelles exigées par la situation”, cette phrase répétée deux fois dans le discours de Laurent Gbagbo n’a pas été bien accueillie par l’opposition ivoirienne. Le jeudi 28 avril 2005, le Directoire du G7 a soutenu, à l’occasion d’un point de presse, que ” les autres décisions annoncées par le chef de l’Etat traduisent, de sa part, ni plus ni moins un coup d’Etat constitutionnel et sa volonté d’installer une véritable dictature en Côte d’Ivoire ”

Sans aller jusque-là, ce discours pose effectivement trois problèmes.

1- Eligibilité sur mesure. Tout d’abord, la décision d’ouvrir les élections à tous “les candidats présentés par les partis politiques signataires de l’Accord de Marcoussis” ne vaudra que pour le vote d’octobre 2005, comme l’a précisé Laurent Gbagbo. Ce qui signifie que l’article 35 n’est pas retiré de la Constitution et qu’il peut encore entraîner des conflits à l’avenir. En plus, si les élections ne peuvent être organisées en octobre 2005, la crise ivoirienne reviendrait à la case du départ, avec la sempiternelle question de l’éligibilité à la présidence de la République.

2- L’organisation des élections. “A compter de maintenant, et vu l’urgence, étant donné l’absolue nécessité d’organiser les élections aux dates fixées par la Constitution, je donne mandat à l’Institut national de la statistique, et à lui seul, d’établir, dans les meilleurs délais, les listes électorales pour les élections générales de 2005”, a précisé le président. Ces déclarations ont été très contestées par l’opposition civile qui y voit ” une autre tentative de biaiser le scrutin en demandant à l’Institut national des statistiques (INS), plutôt qu’à la commission électorale indépendante (CEI), de dresser les listes électorales “. “Le directeur de l’INS est pro-Gbagbo. Gbagbo l’a nommé, donc il ne peut pas travailler de façon indépendante”, explique un ponte de l’opposition au régime du président Gbagbo. Néanmoins, le président ivoirien a souligné dans son discours que chacun des partis souhaitant présenter un candidat pourra vérifier les listes électorales dans les temps.

3- Viol du chronogramme de Pretoria. En son point 12, l’accord de Pretoria stipule, en ce qui concerne la nouvelle saisine de l’Assemblée nationale, que ” les parties signataires du présent accord prennent acte de la détermination de la médiation en ce qui concerne l’adoption des textes issus de l’Accord de Linas Marcoussis. Elles donnent mandat au Premier ministre, afin qu’il instruise les ministres en charge d’élaborer les projets de loi concernés en vue de les soumettre à l’adoption de l’Assemblée nationale. Les signataires du présent Accord invitent tous les députés de la nation à soutenir ces amendements dont l’adoption est prévue au plus tard pour la fin du mois d’avril 2005 “. Or, le 30 avril 2005, c’est aujourd’hui. Et jusque-là, aucune des lois concernées n’a été présentée aux députés. Ce n’est que le jeudi 28 avril dernier que les projets de loi sur la Commission électorale indépendante (CEI), sur le financement des partis politiques… ont été adoptés en conseil des ministres.

Trois difficultés qui montrent bien que le processus de paix en Côte d’Ivoire pourrait réserver encore bien des surprises… désagréables.

Vicky Delore




N°497:Les confidences troublantes d’un expert du G7 sur les listes électorales “L’INS ne peut pas empêcher la défaite de Gbagbo”

L'intelligent d'abidjan 3:19 am

On a entendu le G7 protester contre l’usage de l’article 48 par le chef de l’Etat Laurent Gbagbo aux fins d’impliquer l’Institut national de la statistique dans l’établissement des cartes d’électeur et de la liste électorale.

Cependant cette protestation officielle du G7 ne fait pas plaisir à des cadres de l’opposition qui prétendent détenir la vérité sur les réalités électorales et la liste électorale de l’an 2000.

L’on se souvient qu’en dehors de la non-participation de certains candidats à la présidentielle de 2000,la liste électorale établie par l’INS et soumise à la COSUR, puis à la CNE de Guié Honoré pour les élections générales de fin de la transition, et plus tard la CEI de Camille Hoguié, n’a jamais fait l’objet d’aucune contestation.

En collaboration avec l’INS,Guié Honoré et ses collaborateurs avaient tenté de nettoyer la liste électorale dont la seule fausse note a été le manque d’engouement des jeunes lorsqu’il leur a été demandé de s’inscrire.

A l’époque moins de 300 mille jeunes s’étaient inscrits alors que les estimations faisaient état de près de deux millions.

Supposée être consensuelle, la liste de 2000 a servi pour le referendum, la présidentielle, les législatives et les municipales.

Entre chaque élection les pièces requises pour voter étaient différentes.

C’est contre cet état de fait que l’opposition pas encore réunies à l’époque, au sein du G7 avait protesté lors des élections des conseils généraux en Juillet 2002 quelques semaines avant la guerre.

Selon les cadres du G7, que nous avons rencontrés, le problème n’a jamais été la crédibilité ni la sincérité de la liste électorale mais plutôt les difficultés et tracasseries faites par le pouvoir FPI dans l’identification des populations et l’établissement des cartes d’identité pour accompagner les cartes d’électeur qui d’ailleurs n’ont pas été confectionnées en 2000,les citoyens votant sur présentation de la CNI ou toute autre pièce, et après une vérification sur l’inscription portée sur la liste électorale.

Ainsi un citoyen pouvait bien être inscrit régulièrement sur la liste électorale mais ne pouvait pas participer au scrutin législatif ou des conseils généraux faute de posséder une carte d’identité ou une attestation d’identité dûment délivrée.

Pour les stratèges et experts électoraux du G7 le chef de l’Etat ivoirien en supprimant l’exigence de la possession de la CNI pour participer au vote et en fusionnant la carte d’électeur et la carte d’identité par la magie de l’article 48, simplifie en réalité la tâche.

Car il sera bien difficile pour l’INS qui sera supervisée par la CEI avec ses 14 membres G7 sur les 24(donc 8 pour Gbagbo) de ne pas tenir compte de la liste de l’an 2000 qui n’a pas posé de problème et qui au fond semble faire l’affaire de l’opposition.

Membre de la commission électorale en 2000,un de nos interlocuteurs développe l’argumentaire suivant :” ‘’La preuve que cette liste fait notre affaire est que lors des élections des conseils généraux Gbagbo et feu Boga avec la complicité de Camille Hogiué se sont battus pour qu’on vote avec seulement les cartes vertes.

Malgré cela Henriette Diabaté a eu le tiers des voix et suffrages exprimés à Abidjan.

Ce qui signifie qu’il fallait être irréprochable pour aller voter.

Au niveau national, les performances de l’opposition ont été assez intéressantes.

Imaginez comment on allait terrasser le FPI si les gens avaient voté avec toutes les pièces(permis, passeport, extrait de naissance, CNI)comme lors du referendum ,de la présidentielle et des municipales. En faisant disparaître la CNI à travers une carte d’électeur sécurisée avec photo et empreinte digitale et qui joue aussi le rôle d’identification du citoyen électeur, Gbagbo nous facilite la tâche.

Je ne comprends pas pourquoi les responsables du G7 veulent engager un bras de fer inutile au lieu de prendre le président sur son terrain et d’exiger que ce soit bel et bien la liste de 2000 qui soit retenue étant entendue que sur les 5,5millions d’électeurs le FPI ne peut pas faire disparaître plus de 10 pour cent.

Sur les 5,5 millions d’électeurs, moins d’un million et demi sont susceptibles de voter Gbagbo, alors que le G7 a les 4 millions de voix acquises.

Il faut se battre pour obtenir que la liste de 2000 dont les partis politiques et les experts ont des copies soit celle qui sera mise sur la table ,en l’expurgeant des personnes décédées et autres.

Bien entendu il faudra prendre en compte le recensement des jeunes ayant désormais 18 ans.

Là encore on risque d’être surpris car les jeunes qui sont dans les rues n’ont pas de papiers lorsqu’ils sont vraiment des ivoiriens, tandis que la majorité est constituée des fils d’immigrés sans papiers à qui le pouvoir refuse la nationalité ivoirienne au mépris des dispositions pourtant pertinentes de Marcoussis en la matière.

Tout cela signifie que les estimations du directeur de l’INS selon lesquelles il y’aura environ huit millions d’inscrits sur la liste électorale de 2005 ne peuvent être crédibles.

Par la faute du régime FPI qui continue de pratiquer l’exclusion.

Mais en vérité le G7 n’a pas besoin que la liste soit gonflée.

Avec les chiffres actuels et en exigeant que les cartes d’électeurs sécurisées soient distribuées sans discrimination, le FPI sera battu à plate couture.

L’INS ne pourra pas réécrire en 6 mois la vie électorale de notre nation, de notre pays et produire des choses dont personne n’a connaissance.

Ayant été témoin de ce qui s’est passé en 2000 et sachant ce qui est en réalité nous pensons que Gbagbo et le FPI se sont fait hara-kiri et doivent commencer à s’inquiéter depuis peu.

L’article 48,il y’a à boire et à manger dedans pour tous. “Après avoir écouté ces confidences faites sous le sceau de l’anonymat il y a de quoi avoir froid dans le dos.

Charles Kouassi




N°497:Les samedis de Biton Par Isaïe Biton Koulibaly Si fargas était Americain

L'intelligent d'abidjan 3:19 am

J’aime le cinéma africain même si je n’aime pas tous les cinéastes africains. Tous les Africains doivent aimer le cinéma africain. C’est une question de survie pour le septième art. En Afrique, les choses ne marchent pas bien à cause du manque de consommateurs. Nos marchés sont étroits et nos publics chauvins. Alors il est très difficile d’être rentable surtout quand on investit dans le domaine de la création.

Chaque Africain se contente d’admirer le cinéma américain en participant à sa rentabilité en allant voir les films venus de Hollywood. Chaque ticket qu’on paie pour voir ces films augmente la productivité du cinéma américain. Le cinéma africain a dû mal à s’améliorer parce que le public auquel il est destiné ne va pas le voir. Il le trouve mauvais parce qu’il le compare au cinéma américain qui a beaucoup de moyens dûs en grande partie aux spectateurs africains même si ces films sont souvent rentabilisés aux Etats-Unis. Nos téléspectateurs pensent souvent que les matchs européens sont plus beaux que les nôtres. En fait, il ne s’agit que de caméras. Pour nos matchs de football, c’est souvent avec une seule caméra et quand c’est beaucoup nos télés ne disposent que de trois caméras. Chez les Occidentaux ils ont au minimum seize caméras. Tout est une question de moyens. Et pour avoir les moyens il faut consommer local, africain. Je me souviens que l’une des causes de la dévaluation était de nous amener à changer nos habitudes de consommation étrangères afin de ne pas sortir nos devises et de nous tourner vers nos productions. Ce fut peine perdue. On continue de gaspiller et de s’installer dans le superflu ou le ” m’as-tu vu ? ” qui coûte cher inutilement et fait sortir notre argent pour mieux nous appauvrir. C’est en consommant nos produits que nous allons enrichir nos producteurs et notre pays et notre continent. Etant conscient de cela, je suis un grand consommateur de tout ce qui est ivoirien et africain. Quand un film africain ou ivoirien passe dans nos salles, je vais le voir cinq ou six fois et toujours en compagnie d’un ami ou d’une amie.

Je paie par conséquent 12 fois pour un film rien que pour encourager le cinéaste à faire mieux et surtout pour rentabiliser ce qu’il a mis comme fonds dans son film. Le dernier film que je viens de voir est celui de Henri Duparc intitulé Caramel. J’aime bien Duparc. Il fait des films qui permet aux spectateurs de se détendre par le rire mais tout en enseignant. Il a refusé avec courage de s’engager dans le film militant pour plaire à la critique ou bénéficier d’un prix. Il refuse de faire un film qui va plaire à des ” spécialistes ” du cinéma africain pour lesquels les meilleurs films sont des cartes postales ou des clichés sur l’Afrique, le cinéma du village. Avec son dernier film que j’ai déjà vu deux fois, donc quatre tickets déjà, il reste fidèle à son style. Dans son film mon attention a été fixée sur deux comédiens. Il s’agit de Amadou Souané et de Fargas Assandé. Je connais tous les deux depuis près de vingt ans. J’ai fait leur connaissance au théâtre scolaire à Bouaké. Ils venaient tous deux des lycées de province. Ils ont eu souvent des prix et Souané a été même une année meilleur acteur masculin. Leur particularité réside dans le fait qu’ils ont abandonné leurs études pour le théâtre en sachant qu’il ne fait pas vivre son homme en Afrique. Le jeune Amadou Souané a été toujours major en classe. Contre la volonté de leurs parents ils ont opté pour la vie de bohême eux qui auraient pu devenir des hauts cadres de la Nation. Leur jeu atteint le sommet de la comédie.

Leur seul malheur a été de naître africain. En Europe ou particulièrement les Etats-Unis d’Amérique ils auraient été des vedettes dont le seul passage dans la rue va créer des émeutes. Ne parlons même pas d’argent. Ils auraient déjà eu des Fondations pour venir en aide aux déshérités. Pour ceux qui verront Fargas dans le film je les mets au défi de me désigner un acteur américain qui est plus doué que lui. Mais comme Fargas est ivoirien et qu’il n’est pas Américain on le regarde avec des œillères. Ah ! Si Fargas avait été américain ses parents auraient compris l’importance de la comédie et des comédiens. Une amie ivoirienne voulait se rendre aux Etats-Unis. Elle sollicite un visa. On constate qu’elle a écrit des livres. On lui demande de le prouver par un press-book. Ce qu’elle fit. Automatiquement le visa de long séjour. Dans ces pays on respecte les créateurs. Il ne reste qu’à Fargas et Souané d’apprendre l’anglais et de s’exiler aux States. Ce ne sera pas facile pour eux mais leur talent va finir par s’imposer. A moins que les Africains prennent conscience qu’ils ont le devoir de participer à la création d’une richesse africaine en allant les encourager par l’achat de plusieurs billets d’entrée au cinéma. Il n’est jamais tard pour un sursaut.

Je ne peux terminer cette chronique sans adresser un vibrant hommage à Prisca Maceleney. Elle joue merveilleusement bien. Elle aussi à sa place ailleurs. Quant à mon amie Adrienne Koutouan elle est plus naturelle que jamais. Quel progrès ! Ainsi va l’Afrique.

A samedi prochain.




N°497:La revue de la presse : 30 octobre, candidats à vos marques

L'intelligent d'abidjan 3:17 am

L’accord de Pretoria est parvenu à trouver un dénouement (pour le moment) à la crise ivoirienne. Les élections présidentielles auront bel et bien lieu en octobre 2005. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ et ‘’Le Temps’’ donnent la confirmation. ‘’Gbagbo, Ado, Bédié d’accord pour le 30 octobre 2005’‘. Selon ‘’le Temps’’ c’est suite à un Conseil des ministres tenu jeudi 28 avril que la date du ‘’1er tour des présidentielles’’ a été fixée. ‘’Le Patriote’’ donne suite au Conseil des ministres et révèle à l’oreille du canard ‘’Un nouveau décret rétablissant le statut de la Rti conformément à Pretoria réinstalle le conseil d’administration dirigé par Maurice Bandama’‘. Ainsi Soro reprend la Rti, a annoncé le quotidien. ‘’L’Inter’’ qui explique en substance comment le Fpi a aidé Gbagbo à écarter Soro à la présidentielle de 2005 dit ‘’Pour opérer la sélection des candidats, il a fallu opérer pour le terme ‘’Partis politiques’’ plutôt que ‘’Parties’‘. A contrario la réaction des leaders politiques conformément à l’application de l’article 48 indispose Laurent Gbagbo. ‘’Je n’aime pas l’article 48 qui me donne les pleins pouvoirs (…). Je ne me sens ni tyran, ni dictateur’‘, confession faite aux militaires, le mercredi 27 avril, selon ‘’Soir Info’‘. Dans ‘’Les Echos du Matin’‘, la position du G7 est sans équivoque ‘’C’est une dictature’‘, a déclaré Djédjé Mady.

Pour ‘’Le Patriote’’ ‘’Confier à l’Ins l’organisation des élections n’est pas conforme à Pretoria’‘, dixit Alassane Dramane Ouattara. Pourtant écrit ‘’Fraternité-Matin’’ ‘’L’Onu a reconnu l’expertise de l’Institut national de la statistique (Ins) pour la confection des listes électorales’‘. ‘’Le Courier d’Abidjan’’ ‘’Si Ado gagne, il fera toutes les reformes qu’il désire en Côte d’Ivoire. S’il perd, il laissera définitivement les Ivoiriens tranquilles’‘, dixit Mamadou Koulibaly. Chez nous à ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ Dr Ahua met Gbagbo en garde ‘’Ne vous faites pas hara-kiri…’‘. Ça veut dire ce que ça veut dire.

A demain

K.S.




N°497:Togo : les violences ont repris La communauté international impuissante

L'intelligent d'abidjan 3:16 am

Après la tempête des affrontements, la fuite en exil de milliers de personnes et l’incendie du centre culturel allemand, l’aube s’est levée vendredi sur une capitale abasourdie. L’armée est retournée à ses quadrillages quotidiens après avoir assiégé toute la nuit le domicile du secrétaire général du principal parti d’opposition. Le pouvoir “intérimaire” attend que la Cour constitutionnelle valide la victoire de Faure Gnassingbé. L’opposition compte ses morts, sous la menace de la répression promise mercredi par le président par intérim, Abass Bonfoh, lorsque Emmanuel Bob Akitani s’est lui-aussi proclamé président de la République. Ce dernier réclame désormais l’invalidation du scrutin. L’issue du face à face togolais paraît bien incertaine, en l’absence d’un arbitrage international incontestable

La diplomatie allemande attend des explications de Lomé, après la mise à sac de son centre culturel, l’Institut Goethe, incendié dans la nuit de jeudi à vendredi, par des “militaires en civils”, selon le gardien du bâtiment. Son directeur, Herwig Kempf, fait état de menaces et même “d’un climat anti-allemand depuis quelques jours”. Le président par intérim Abbass Bonfoh n’avait en effet pas ménagé ses effets, jeudi soir en déclarant que ceux “qui croient qu’ils peuvent recoloniser le Togo se trompent. L’heure du nazisme est terminée”. De son côté, le nouveau ministre de l’Intérieur, Katari Foli-Bazi, accusait non moins crûment l’Allemagne de collusion avec l’opposition depuis que son ambassade au Togo avait donné asile à son prédécesseur, François Esso Boko, en rupture de ban avec le pouvoir pour avoir dénoncé le processus électoral et prophétisé des risques de guerre civile, le 22 avril dernier. Pour sa part, c’est avec l’opposition que la France a des démêlés. Les slogans anti-Français ont fusé dans les rues de Lomé avec le premier satisfecit délivré par le chef de la diplomatie française, Michel Barnier, jugeant les conditions du scrutin présidentiel “satisfaisantes même si on a dû constater des incidents isolés”. Les premiers morts étaient avérés. Par la suite, des images télévisées – truquées selon le pouvoir- ont montré des militaires molestant des électeurs pour emporter des urnes et des bulletins calcinés. Après l’étonnement irrité soulevé début février dans l’opposition par l’hommage appuyé du président Chirac au défunt “grand ami de la France”, Gnassingbé Eyadéma, les accusations de partialité se sont transformées au Togo en assaut contre “une dizaine de maisons de Français qui ont été pillées”, indiquait jeudi une élue de l’Union des Français de l’étranger, Claire Durand, assurant que “personne n’a été agressé physiquement”. Au passage, des magasins appartenant à des Libanais ont été également dévastés et dans l’Hexagone, certains gardent en mémoire la fuite des expatriés français de Côte d’Ivoire. Rien de tel ne risque d’arriver aux quelque 3 000 Français du Togo (dont une moitié de Franco-Togolais), assure le ministère français de la Défense qui voyait jeudi “une certaine accalmie” se profiler. Les autorités militaires françaises observent le Togo “avec vigilance mais sans inquiétude précise”. La diplomatie française renvoie ses appréciations passées, présentes et à venir au jugement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

La France attend le verdict de la Cour constitutionnelle Pour sa part, l’ancien secrétaire d’Etat français, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, montre carrément du doigt le palais présidentiel. “Des généraux togolais ont été reçus à l’Elysée”, accuse-t-il. Les Verts français renchérissent et depuis février, le Parti socialiste (PS) multiplie les communiqués officiels pour dénoncer des “manipulations visant à imposer par la force la victoire du fils du dictateur Eyadéma”, ainsi qu’une “position complaisante et à bien des égards irresponsable des autorités françaises”. Le PS estime en effet que Paris se discrédite en Afrique et met en danger les intérêts de la France comme ceux de ses ressortissants au Togo.

Rfi




N°497:UNE :Les confidences troublantes d’un expert du G7 sur les listes électorales “L’INS ne peut pas empêcher la défaite de Gbagbo”

L'intelligent d'abidjan 2:28 am

On a entendu le G7 protester contre l’usage de l’article 48 par le chef de l’Etat Laurent Gbagbo aux fins d’impliquer l’Institut national de la statistique dans l’établissement des cartes d’électeur et de la liste électorale.
Cependant cette protestation officielle du G7 ne fait pas plaisir à des cadres de l’opposition qui prétendent détenir la vérité sur les réalités électorales et la liste électorale de l’an 2000.

L’on se souvient qu’en dehors de la non-participation de certains candidats à la présidentielle de 2000,la liste électorale établie par l’INS et soumise à la COSUR, puis à la CNE de Guié Honoré pour les élections générales de fin de la transition, et plus tard la CEI de Camille Hoguié, n’a jamais fait l’objet d’aucune contestation.
En collaboration avec l’INS,Guié Honoré et ses collaborateurs avaient tenté de nettoyer la liste électorale dont la seule fausse note a été le manque d’engouement des jeunes lorsqu’il leur a été demandé de s’inscrire.
A l’époque moins de 300 mille jeunes s’étaient inscrits alors que les estimations faisaient état de près de deux millions.

Supposée être consensuelle, la liste de 2000 a servi pour le referendum, la présidentielle, les législatives et les municipales.Entre chaque élection les pièces requises pour voter étaient différentes.
C’est contre cet état de fait que l’opposition pas encore réunies à l’époque, au sein du G7 avait protesté lors des élections des conseils généraux en Juillet 2002 quelques semaines avant la guerre.

Selon les cadres du G7, que nous avons rencontrés, le problème n’a jamais été la crédibilité ni la sincérité de la liste électorale mais plutôt les difficultés et tracasseries faites par le pouvoir FPI dans l’identification des populations et l’établissement des cartes d’identité pour accompagner les cartes d’électeur qui d’ailleurs n’ont pas été confectionnées en 2000,les citoyens votant sur présentation de la CNI ou toute autre pièce, et après une vérification sur l’inscription portée sur la liste électorale.

Ainsi un citoyen pouvait bien être inscrit régulièrement sur la liste électorale mais ne pouvait pas participer au scrutin législatif ou des conseils généraux faute de posséder une carte d’identité ou une attestation d’identité dûment délivrée.

Pour les stratèges et experts électoraux du G7 le chef de l’Etat ivoirien en supprimant l’exigence de la possession de la CNI pour participer au vote et en fusionnant la carte d’électeur et la carte d’identité par la magie de l’article 48, simplifie en réalité la tâche.

Car il sera bien difficile pour l’INS qui sera supervisée par la CEI avec ses 14 membres G7 sur les 24(donc 8 pour Gbagbo) de ne pas tenir compte de la liste de l’an 2000 qui n’a pas posé de problème et qui au fond semble faire l’affaire de l’opposition.

Membre de la commission électorale en 2000,un de nos interlocuteurs développe l’argumentaire suivant :” ‘’La preuve que cette liste fait notre affaire est que lors des élections des conseils généraux Gbagbo et feu Boga avec la complicité de Camille Hogiué se sont battus pour qu’on vote avec seulement les cartes vertes.

Malgré cela Henriette Diabaté a eu le tiers des voix et suffrages exprimés à Abidjan.
Ce qui signifie qu’il fallait être irréprochable pour aller voter.
Au niveau national, les performances de l’opposition ont été assez intéressantes.

Imaginez comment on allait terrasser le FPI si les gens avaient voté avec toutes les pièces(permis, passeport, extrait de naissance, CNI)comme lors du referendum ,de la présidentielle et des municipales. En faisant disparaître la CNI à travers une carte d’électeur sécurisée avec photo et empreinte digitale et qui joue aussi le rôle d’identification du citoyen électeur, Gbagbo nous facilite la tâche.

Je ne comprends pas pourquoi les responsables du G7 veulent engager un bras de fer inutile au lieu de prendre le président sur son terrain et d’exiger que ce soit bel et bien la liste de 2000 qui soit retenue étant entendue que sur les 5,5millions d’électeurs le FPI ne peut pas faire disparaître plus de 10 pour cent.

Sur les 5,5 millions d’électeurs, moins d’un million et demi sont susceptibles de voter Gbagbo, alors que le G7 a les 4 millions de voix acquises.Il faut se battre pour obtenir que la liste de 2000 dont les partis politiques et les experts ont des copies soit celle qui sera mise sur la table ,en l’expurgeant des personnes décédées et autres. Bien entendu il faudra prendre en compte le recensement des jeunes ayant désormais 18 ans.

Là encore on risque d’être surpris car les jeunes qui sont dans les rues n’ont pas de papiers lorsqu’ils sont vraiment des ivoiriens, tandis que la majorité est constituée des fils d’immigrés sans papiers à qui le pouvoir refuse la nationalité ivoirienne au mépris des dispositions pourtant pertinentes de Marcoussis en la matière.

Tout cela signifie que les estimations du directeur de l’INS selon lesquelles il y’aura environ huit millions d’inscrits sur la liste électorale de 2005 ne peuvent être crédibles. Par la faute du régime FPI qui continue de pratiquer l’exclusion.Mais en vérité le G7 n’a pas besoin que la liste soit gonflée. Avec les chiffres actuels et en exigeant que les cartes d’électeurs sécurisées soient distribuées sans discrimination, le FPI sera battu à plate couture.

L’INS ne pourra pas réécrire en 6 mois la vie électorale de notre nation, de notre pays et produire des choses dont personne n’a connaissance.Ayant été témoin de ce qui s’est passé en 2000 et sachant ce qui est en réalité nous pensons que Gbagbo et le FPI se sont fait hara-kiri et doivent commencer à s’inquiéter depuis peu.
L’article 48,il y’a à boire et à manger dedans pour tous. “Après avoir écouté ces confidences faites sous le sceau de l’anonymat il y a de quoi avoir froid dans le dos.

Charles Kouassi




29/4/2005

N°496:UNE : G7 : “Gbagbo veut installer une véritable dictature…”

L'intelligent d'abidjan 4:58 am

Le G7 répond au chef de l’Etat : “Gbagbo veut installer une véritable dictature…”Le directoire du G7 a tenu une conférence de presse hier jeudi 28 avril 2005 au siège du Pdci à Cocody. Il a répondu au discours à la nation du président Gbagbo.

Au nom des partis politiques membres du G7, le professeur Alphonse Djédjé Mady s’est félicité de la décision prise par le chef de l’Etat, selon laquelle tous les candidats présentés par les partis politiques signataires de l’accord de Marcoussis sont éligibles. Pour le directoire du G7, a poursuivi le professeur Djédjé Mady, ” une étape décisive vient ainsi d’être franchie sur la voie du retour de la paix et de la réconciliation nationale “. Il a salué, pour ce faire, l’impulsion donnée au processus de paix par le président Thabo Mbeki et les autres chefs d’Etat africains.

Cette joie du président du directoire du G7 a été cependant, de courte durée. Dans la mesure où ” le président Gbagbo est largement sorti du cadre prescrit par la médiation sud-africaine, pour ce qui est de l’application de l’article 48 de la Constitution ivoirienne “, à en croire le conférencier.

” Le directoire du G7 tient à faire observer que les autres décisions, annoncées par le chef de l’Etat traduisent, de sa part, ni plus ni moins un coup d’Etat constitutionnel et sa volonté d’installer une véritable dictature en Côte d’Ivoire”, a martelé le professeur Djédjé Mady. Qui a justifié cette inquiétude par ces propos du président Gbagbo : ” A compter de ce jour, et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l’article 48 de notre constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances “. Le G7 a rappelé que l’utilisation de l’article 48 n’a été demandée par le médiateur sud-africain que pour traiter la seule question de l’éligibilité. Raison pour laquelle, pour recadrer les choses, ” le G7, s’appuyant sur le paragraphe 16 de l’accord de Pretoria, invite le médiateur Thabo Mbeki à prendre les décisions qui s’imposent, de nature à permettre la mise en œuvre dudit accord “. Mais, dans tous les cas de figure, le G7 entend respecter ses engagements, et lutter pour l’organisation d’élections démocratiques en Côte d’Ivoire.
Barthélemy Téhin


Application de l’article 48
Diarra, Koulibaly, Yanon Yapo…menacés

Un usage abusif de l’article 48 de la Constitution ivoirienne par le chef de l’Etat pourrait replonger la Côte d’Ivoire dans le chaos. Explications.

Les partisans de Laurent Gbagbo qui ont tôt fait de crier victoire, lorsque ce dernier a opté pour l’usage des pouvoirs exceptionnels de l’article 48, pour régler la question Ouattara, doivent très vite déchanter. Parce que la Côte d’Ivoire pourrait connaître d’autres difficultés, si le patron de l’exécutif continue dans sa logique autoritaire, du 26 avril 2005. ” A compter de maintenant… j’ordonne… “, avait-il déclaré lors de son message à la nation.

La lettre du médiateur Thabo Mbeki est portant très claire : “Gbagbo doit faire usage de l’article 48 de la Constitution ivoirienne pour contourner l’article 35 de la même constitution, portant sur l’éligibilité “. C’est tout. C’est pour cet arrangement politique que ce texte lui a été proposé par le médiateur sud-africain.

Mais, pas pour tuer l’accord de Linas-Marcoussis, balayer Accra III et biaiser celui de Pretoria. Parce que les temps sont mauvais, et qu’il faut faire la part des choses.

Or, à l’allure où vont les choses, l’on risque de se retrouver dans une situation où le chef de l’Etat va mettre en veilleuse le gouvernement de réconciliation nationale, l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel… et régler des comptes politiques. Déjà, la cognée est à l’arbre, quand Laurent Gbagbo dit, pour contenter ses irréductibles : ” A compter de ce jour, et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l’article 48 de notre Constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigés par les circonstances “. C’est la porte ouverte à tous les abus. Laurent Gbagbo pourrait ainsi cumuler les pouvoirs de l’Exécutif, du législatif et du judiciaire, au nom de l’article 48. Un boulevard ouvert vers la dictature. Dans un tel contexte, aucun investisseur sérieux ne peut mettre les pieds en Côte d’Ivoire. Le processus de paix se trouverait ainsi compromis. Le désarmement sans aucun doute, ne serait plus à l’ordre du jour. La paix, par conséquent, prendrait la fuite. Le tout aboutirait à la consécration de la partition du pays. Un usage abusif de l’article 48 de la Constitution condamnerait ainsi à d’autres périls plus graves.

B. T.




N°496:CULTURE: Sica 2005 : Massiamy en pôle position

L'intelligent d'abidjan 4:57 am

Le premier Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica 2005), même s’il se déroule timidement dévoile tout de même des individualités. Le stand de la créatrice de mode, Massiamy, qui ne désemplit pas, suscite des curiosités.

La fille de “Kanlebe’’, nom de son père qui porte d’ailleurs la griffe de sa galerie à la Riviera, doit sûrement être heureuse. Dans le timide déroulement du premier Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica) qui a ouvert ses portes mardi dernier, la créatrice de mode Massiamy a su se faire une place. Son stand est de loin celui le plus coloré et le plus visité, à côté de Médiapolis, qui déploie son matériel de marketing opérationnel et culturel. Ce qui attire au centre ‘’Sulein mode’’, ce sont ces couleurs vives, travaillées dans la pure tradition africaine. Ajouté à cela, tout l’arsenal qui crée cette esthétique propre à Massiamy. Dans des matériaux de récupération, dominés par la toile de jute, Massiany offre une diversité de coupes, d’accessoires et même de meubles. ‘’J’aime tout ce que ma main touche, j’aime sortir de l’ordinaire’’, confie-t-elle. Comme pour justifier son engagement dans ce créneau. Celui-la même qui lui vaut l’honneur d’être depuis de nombreuses années, à plusieurs grands rendez-vous de la mode et de l’artisanat. Le Siao à Ouagadougou où une de ses œuvres (une housse à vêtements) est exposée au salon de la créativité, depuis le 29 octobre 2004 ; en passant par Fespaco et bien d’autres rendez-vous, cette comptable de formation sait donner une visibilité à ses œuvres.

Massiamy ne fait pas que de l’exhibition, elle pense aussi à l’organisation de son secteur d’activité, à cheval entre la mode et l’artisanat. Elle est ainsi la présidente de l’Ong Mirya-Gnouma (la bonne pensée) qui a pour slogan “la promotion de l’artisanat africain”.

Dans ses ateliers, plus d’une cinquantaine de femmes travaillent en coopérative. La création des couleurs et le conditionnement des supports est leur affaire. Avant que Massiamy ne leur donne de la valeur. Pour cette créatrice de mode, ces actions, en plus de la promotion, permettront de répondre à la demande des créations, le moment venu. Mais avant, cette artiste essaie de contenter tout le monde, du simple citoyen en passant par des autorités, des acteurs de cinéma, des artistes et même des personnalités dont elle tait les noms.

Pour l’instant, Massiamy fait son petit bonhomme de chemin au Sica 2005, “à l’image de la situation du pays”. Comme le dirait Mme Boni du ministère de la Culture et de la Francophonie, pour justifier les ratés du premier Sica.

Firmin Koto
firmin_koto@yahoo.fr




N°496:SPORTS: 30e anniversaire de la CEDEAO : L’Ufoa sollicitée

L'intelligent d'abidjan 4:56 am

Dans le cadre de la célébration de son 30e anniversaire, la Cedeao sollicite le concours de l’Ufoa. C’est pour en discuter que le président de l’Ufoa, Jacques Anouma, s’est rendu, le 27 mars au siège de la Cedeao à Abuja (Nigeria).

Le président de la Fédération ivoirienne de football (Fif) et président de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa), Jacques Daniel Bernard Anouma, a effectué un voyage éclair à Abuja (Nigéria), le mercredi dernier sur invitation du secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), Muhamed Ibn Chambas. Les échanges entre les deux hommes ont porté sur les préparatifs des manifestations qui vont commémorer le 30e anniversaire de l’organisation sous-régionale prévue pour la fin 2005 à Lagos. Cet évènement comprenant un volet sportif, les décideurs ne pouvaient trouver meilleur interlocuteur que l’Ufoa dont la zone de compétence s’étend également sur ses Etats membres. Il s’agissait donc pour le secrétaire exécutif d’en informer le premier responsable de l’Ufoa, Jacques Anouma. Ce dernier, dont le souci majeur est de redorer du blason le football sous-régional, n’a trouvé aucun inconvénient à la requête à lui présentée. Les deux hommes sont convenus de l’organisation d’un tournoi de football entre les nations membres de l’Ufoa et de la Cedeao. Ce rendez-vous ne va concerner que les équipes juniors. Pour la formule, la date et les moyens de financements, une plate forme de discussion sera ouverte entre les deux parties, pour harmoniser les points de vue.

Après le huis clos, une conférence a été co-animée par les deux personnalités devant de nombreux journalistes nigérians. M. Ibn Chambas a félicité le président Anouma pour son dynamisme à la tête de l’Ufoa.

A son tour, le patron de la maison de verre de Treichville (Côte d’Ivoire) a exprimé sa reconnaissance à la tour de contrôle de la Cedeao. Mieux, il lui a demandé d’être son interprète auprès des chefs d’Etat de la sous-région, pour des aides substantielles pouvant permettre un développement réel du football dans cette partie de l’Afrique.

En marge de cette invitation, le président Jacques Anouma a rencontré son homologue du Nigeria, avec qui il a également parlé de football. En réponse à cette marque de sympathie, ce dernier lui a remis un présent.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°496:Après son adresse à Martin Bléou Le dernier cri du cœur de Dr Ahua

L'intelligent d'abidjan 4:55 am

Depuis son exil canadien, l’ex-conseiller du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, suit bien et avec attention l’actualité ivoirienne.Très prolixe, il met à profit son éloignement pour pondre des déclarations qui ne laissent pas indifférent même si certains lecteurs et internautes les trouvent quelques fois fort longues.

Sur le sommet de Pretoria, c’est la troisième déclaration que fait Dr Ahua qui ne désespère pas de renter rapidement au pays.

Maintenant que le chef de l’état a dit la parole qui libère, nul doute que le bouillant Ahua pourra rentrer sous peu dans son pays.

“Il n’est pas juste que Ado puisse rentrer et être candidat alors que Dr Ahua qui n’a fait que tenter de défendre la République soit contraint à l’exil”, déplore un parent de Dr Ahua qui se garde toutefois de comparer le destin et l’exil de l’homme avec celui du mentor du RDR

Malheureusement il faut compter avec les luttes d’influence autour du chef de l’état ivoirien.

De bonnes sources ,Dr Ahua qui a choisi de garder le profil bas à l’égard de Bléou Martin qui n’est qu’un exécutant d’un ordre venu on ne sait d’ou en vérité, serait victime d’un règlement de comptes.

L’on avance même qu’au delà de son ex-conseiller, c’est la personne même de Koulibaly qui est visée.

Malgré tout l’engagement de Dr Ahua en faveur de Laurent Gbagbo, des conseillers prétendent que son projet de coup d’état contre Seydou Diarra d’une part et d’autre ses postions radicales sur la crise ivoirienne faisaient le jeu du président de l’Assemblée nationale, lui-même soupçonné de plus en plus de vouloir jouer sa carte personnelle.

Le dernier coup dont vient d’être victime Dr Ahua Junior que le chef de l’état Laurent Gbagbo à considéré comme un patriote incontrôlable à tenir loin ,est que le texte publié ce Jeudi et dont nous avons reçu copie hier seulement a été transmis aux services du président le 26 Avril.

Les idées et les points de vue émis que le texte développe auraient été portés à la connaissance de SE Laurent Gbagbo sans que celui-ci soit avisé de l’identité de l’auteur.

Ce qui pousse des proches du docteur à crier au plagiat alors que l’intéressé lui-même que nous avons joint au téléphone dément ; se préoccupant plutôt de plaider pour un retour immédiat au pays.

Charles Kouassi




N°496:Dr Ahua Jr dit oui à l’article 48 et prévient GbagboExcellence, ne vous vous faites pas hara-kiri

L'intelligent d'abidjan 4:54 am

L’ex-conseiller de Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale, propose une réflexion sur l’article 48 et l’éligibilité à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire du président du RDR, Alassane Dramane Ouattara.

Tout a été dit ou presque sur le Plan Mbeki. Dans quelques heures, vous allez décider car vous êtes le gardien de notre Constitution. À la lumière des positions contradictoires d’instances et de personnalités qui vous supportent, je m’autorise au nom de la sympathie que j’éprouve pour vous de vous dire que je vais voter pour vous, que vous le vouliez ou non.

C’est mon droit constitutionnel. Aussi, je vois deux pelures de bananes sur votre chemin que je me dois de vous signaler de façon honnête et très sérieuse.

Première pelure de banane : Le boycott de l’article 48

L’usage de l’article 48 est un couteau à double tranchant. Vous l’utilisez pour décréter l’éligibilité d’ADO ou vous l’utilisez pour autoriser ADO (et les autres, mêmes les repris de justice) à se présenter candidats, pas plus.

L’usage de l’article 48 pour décréter l’éligibilité d’ADO avant les élections n’est pas prévu par le Plan Mbeki, encore moins par quelqu’un de votre camp. En effet, ce serait illégal.

Par contre l’usage de l’article 48 pour autoriser toutes les candidatures n’est pas un changement à l’article 35, seul et unique interdit constitutionnel. Par conséquent, ce serait légal. Je ne vous enverrais pas cette note, si les avantages de cette option n’étaient pas extraordinaires pour votre victoire, c’est-à-dire celle de la Côte d’Ivoire maîtresse de son destin :

1) À l’heure où la tentation est grande pour les partis au Pouvoir, partout dans le monde, de trouver des astuces pour se donner des pouvoirs exceptionnels pour régler des problèmes que la démocratie ne peut résoudre efficacement, comment refuser de vous reconnaître le droit d’user de l’article 48 dans un contexte légal, c’est-à-dire sans modification de la Constitution? Au moment où l’ONU, l’UA, l’UE et la France maintiennent la division artificielle du pays depuis presque trois ans, le Nord échappant à votre administration, que votre gouvernement a été transformé en petits gouvernements partisans anarchiques, laissant pour compte les victimes de la guerre, que la légitimité de l’Assemblée nationale est entachée de l’ordonnance de reprendre des lois qu’elle a déjà votées démocratiquement et promulguées par vous-même, que l’élection d’octobre 2005 n’est pas assurée d’avoir lieu à la date prévue avec tout ce que cela comporte d’interprétations de vide constitutionnel, que les partis d’opposition paralysent le fonctionnement en bonne et due forme du Conseil constitutionnel par leur démission en bloc, que l’autorité du Président de la Cour suprême est mise en cause pour son implication active dans un parti politique et que l’économie est en crise, que faut-il de plus à la Côte d’Ivoire pour que vous acceptiez des pouvoirs que, à leur corps défendant et par auto-piégeage, mêmes les déstabilisateurs de votre régime vous reconnaissent?

Excellence, veuillez vous approprier l’article 48 et l’utiliser dans l’intérêt de la République comme vous savez si bien le faire. En acceptant, par humilité et ce, en accord avec “tout le monde”, que le pays se trouve dans des circonstances exceptionnellement anormales dans le fonctionnement de ses institutions, l’article 48 vous donne des pouvoirs exceptionnels dont la portée dépasse la seule candidature de ADO.

Tant que le pays ne sera pas unifié, sous votre total contrôle, élection ou pas, l’article 48 vous offre des pouvoirs exceptionnels pour gouverner jusqu’à ce que des élections crédibles aient lieu.

2) L’usage de l’article 48 vous permettrait aussi de fixer l’enjeu véritable que représente la candidature d’ADO. En effet, comme il a été déjà démontré, le seul amendement à la Constitution qui réponde à l’éligibilité de ADO est de supprimer l’article 35 de la Constitution. En d’autre terme, seule l’option de prévoir ADO assis sur le trône du Président de la République, sous condition peut faire éviter un cul de sac au pays. La condition dont il est question ici et qui répond aux préoccupations du Plan Mbeki, est que seule l’élection effective d’ADO au poste de Président, donc à 50% plus un des votes exprimés, puisse conduire à la modification de l’article 35.

Et dans ce cas de figure, cela reviendrait à supprimer l’article 35 de la Constitution avant son assermentation. L’élection présidentielle selon le Plan Mbeki, que j’avais déjà proposée sous le vocable d’élection référendaire, serait équivalente à poser la question référendaire suivante à la population: Voulez-vous que l’article 35 de la Constitution soit biffé afin que ADO, et par voie de conséquence n’importe quel immigrant, non Ivoirien, puisse un jour diriger les destinées de la Côte d’Ivoire?

Voilà à quelle formule gagnante peut nous amener le Plan Mbeki. Un simple arrangement politique, tel que proposé par certaine instance, pour que ADO soit candidat sans condition préalable à son accession éventuelle, même théorique, à la présidence, peut conduire au pire. En effet, un arrangement politique sans volet référendaire est non seulement discriminatoire envers les autres immigrants dans les mêmes conditions civiles que ADO, mais aussi n’exclut pas la possibilité que l’élection présidentielle, par manipulation de la Communauté internationale, conduise à porter effectivement une personne non éligible, en l’occurrence ADO, au poste de Président sans que se pose pendant la campagne l’enjeu constitutionnel d’une telle situation.

En fait, le FPI ne pourrait pas décrier pendant la campagne électorale, un arrangement politique dont il serait co-auteur. Il vaut mieux tirer parti d’une situation imposée par les armes que de répéter l’erreur de la signature de Marcoussis. Autrement-dit, ne signons plus rien.

L’arrangement politique ne permet pas à la population de prendre note que le pire est possible, c’est-à-dire le fait que nous ayons éventuellement un Président immigrant, sans que nous ayons prévu d’amendé notre Constitution en ce sens, comme si les politiciens avaient le mandat d’arranger la situation de ADO, sans modifier la Constitution, ni demander l’avis du peuple. Ce serait un coup d’État dont le FPI aurait été complice et que la population n’aurait pas vu venir.

En votant, chaque Ivoirien doit être responsabilisé et savoir que voter pour ADO, c’est d’accepter que la Côte d’Ivoire soit le seul pays au monde à ne pas vouloir de conditions d’éligibilité présidentielle dans sa Constitution. Rendre ADO candidat est une chose, battre campagne pour démontrer de son inaccessibilité à la présidence est autre chose. En fait, voter pour ADO, ce serait donner son accord pour une guerre civile à retardement.

Deuxième pelure de banane : L’ampleur de l’implication de l’ONU dans la CEI

Au moment où la composition de la CEI capte l’attention, à juste titre, il importe de ne pas ignorer l’ampleur de l’implication dans nos élections des organismes dits de surveillance dont le Conseil de sécurité, la France dans ce cas-ci, semble avoir carte blanche pour déterminer leur mandat et leur pouvoir, selon le Plan Mbeki. En effet, le problème électoral ne se pose pas seulement en terme de l’autorité qui doit proclamer les résultats des élections mais aussi et surtout dans le processus d’octroi des cartes d’électeurs. Que vaudraient des élections propres, transparentes, avec des files d’attente civilisées et des urnes sans chicane, si en amont, l’État ivoirien n’a pas pu contrôler que c’est uniquement les Ivoiriens qui ont voté.

Excellence, veuillez ne pas vous dépouiller de votre droit d’user de l’article 48 en évoquant, à tort, que les conditions pour ce faire ne sont pas réunies. Elles le sont et ne vous liez pas les mains. Aussi, veuillez ne pas vous faire hara-kiri en mettant l’organisation de nos élections aux mains de la France qui pourrait utiliser ce subterfuge pour rester en Côte d’Ivoire, en changeant tout simplement le nom de ses snipers. La Licorne serait partie sur papier mais leurs membres seraient encore dans nos maquis derrière les mêmes jupons exotiques, sous un autre acronyme et sous un autre mandat onusien mais sous commandement de Chirac l’Africain.

Dr Ahua Jr, le 25 avril 2005,
Québec, Canada
antoineahua@hotmail.com




N°496:NATION: Me Maurice Dié, ami de Robert Guéi “Gbagbo doit dédommager les populations”

L'intelligent d'abidjan 4:53 am

Le discours à la nation du chef de l’Etat continue de faire des vagues, au sein de la classe politique ivoirienne. Hier, à notre rédaction, Me Maurice Dié, conseiller juridique, président du Parti pour la refondation de la Côte d’Ivoire (Parci) et, par ailleurs, ancien militant Fpi et ami d’enfance de Robert Guéi, est monté au créneau. Après avoir dénoncé “l’inconstance du président de la République”, il a demandé réparation à l’Etat de Côte d’Ivoire pour avoir fait tant de morts.

“Je suis de la mouvance présidentielle. J’ai participé à la marche du 18 février 1992. Mais, je m’indigne du fait que le chef de l’Etat est devenu inconstant, dans ces propos et actes, depuis son accession à la magistrature suprême”. Ces propos sont de Me Maurice Dié, président du Parti pour la refondation de la Côte d’Ivoire (Parci). Il a réagit à l’adresse du chef de l’Etat à la nation, du mardi 26 avril 2005. Selon lui, le non respect par le président Laurent Gbagbo des engagements et de la parole donnée, a coûté cher à la Côte d’Ivoire en général, et particulièrement aux populations de Bangolo. A l’en croire, si le chef de l’Etat respectait ses engagements, il aurait, depuis, mis fin aux souffrances des Ivoiriens. Ce, en déclarant d’Alassane Ouattara éligible, question de fond que résolvait déjà Marcoussis. Ce qui, surtout offusque le président du Parci, c’est qu’après “avoir tourné en rond, en prolongeant les douleurs des populations, le chef de l’Etat revienne aujourd’hui sur l’éligibilité d’Ado”.

Maurice Dié est donc parvenu à la conclusion que “les morts et les martyrs l’ont été pour rien”. Il a donc demandé réparation à l’Etat de Côte d’Ivoire. “Je demande que l’Etat dédommage toutes les victimes et les parents de victimes (…). Ils ont été sacrifiés pour rien”, s’est-il indigné. Mais à côté de ce qu’il lui reproche, Me Maurice Dié a reconnu que la décision du président de la République, d’ouvrir les élections à tous, a été sage. Seulement, selon lui, elle a été tardive. “Il voyait déjà le dos du nageur, il devait le noyer”, a-t-il confié. Aux patriotes et aux partisans d’ADO, Me Maurice Dié a demandé de désarmer les esprits. Quant aux journalistes, il leur recommande neutralité et crédibilité.

S.Z




N°496:L’enseignement laïc et confessionnel apporte son soutien

L'intelligent d'abidjan 4:52 am

Les établissements secondaires publics d’Abidjan et particulièrement ceux de l’intérieur, ont connu pour la plupart, un arrêt de travail, suite au mot d’ordre de grève de 48 heures lancé par Soro Mamadou, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire (Synesci).

Face à cet arrêt de travail qui a crée une paralysie totale dans les villes de l’intérieur, les enseignants des établissements laïcs et confessionnels ont exprimé leur crainte de voir les élèves du public venir les déloger. Cette situation a amené le Collectif des syndicats de l’enseignement privé laïc et confessionnel de Côte d’Ivoire à donner des consignes strictes de prudence à toutes ses bases. Ce collectif a recommandé de ‘‘libérer les élèves dès qu’une menace se présenterait ; et de ne tenter aucune résistance’’. Le privé laïc et confessionnel a également saisi l’occasion, par la voix de M. Vassiriki Soumahoro, pour saluer le courage et la détermination du Synesci qui, malgré les nombreuses tentatives de diversion, affronte victorieusement l’Etat pour défendre ses droits’’.

Aussi, demande t-il au ministre de l’Education nationale de tirer toutes les conséquences de cet éclatant succès de la grève du Synesci.

Par ailleurs, il affirme apporter un soutien ferme à ce combat qui, selon lui, ‘‘concerne l’ensemble des enseignants de Côte d’Ivoire’’. Le collectif du privé laïc et confessionnel promet donc rejoindre le mouvement si, le gouvernement ne répond pas favorablement à l’attente du Synesci.

L.J




N°496:SOCIETE : Grève du Synesci Le mouvement largement suivi

L'intelligent d'abidjan 4:52 am

La grève de 48 heures, annoncée par le Syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire (Synesci) a été dans l’ensemble respectée par les enseignants.

De nombreux élèves des établissements secondaires ont regagné leur domicile hier jeudi 28 avril 2005, faute de professeurs pour leur dispenser des cours. Les enseignants, en effet, ont respecté le mot d’ordre de grève de 48 heures annoncée par le Syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire (Synesci), prévu du jeudi 28 avril au vendredi 29 avril 2005.

Au nombre des établissement qui ont suivi le mouvement, selon Mamadou Soro secrétaire général du Synesci, on peut citer le lycée moderne d’Abobo, les lycées de Bingerville, de Port-Bouët, de Niangon, de Tiébissou, de Lakota, de Bassam, de Tabou, de Dimbokro… pour ne citer que ceux-là. La plate forme revendicative du Synesci, comporte cinq points. Le paiement des indemnités des examens du 25 juillet 2004, l’instauration d’un nouveau système de gestion du jury des examens qui consistera à payer les enseignants juste après les corrections. Le paiement des heures de surveillance. Des mesures de sécurité dans les établissements scolaires, en proie aujourd’hui a la violence ainsi que la modification du taux de prélèvement de la Mugefci, passer de 3 à 4%.

Toutefois, il faut noter que certains enseignants ne se sont pas sentis concernés par cette grève. Au lycée moderne de d’Abobo, au collège moderne Cocody et au lycée des jeunes filles de Bingerville quelques professeurs étaient présents.

L.J




N°496:3 nouvelles mesures en vigueur

L'intelligent d'abidjan 4:51 am

Au cours de cette rencontre à laquelle ont été associés les commerçants, le patron des douanes a annoncé les mesures suivantes :

– Au titre des mesures sécuritaires, il a été annoncé la fermeture du bureau de Djedda, l’aéroport, à partir de mai 2005. Cette mesure, selon Gnamien Konan, répond à un souci d’uniformiser et d’harmoniser les procédures de dédouanement sur l’ensemble du territoire.

Les nouvelles dispositions prises par la direction générale des douanes consacrent également la destruction des produits non originaires de la Cedeao. C’est le cas par exemple des 345 pièces de pagnes et des 798 sacs de sucres saisis. Outre ces mesures, la douane ivoirienne procédera, désormais, à la confiscation de toutes marchandises contenues dans des véhicules usagés importés, sans inscription.

Une dernière mesure, plus ou moins conciliante est celle qui porte sur les produits qui se trouvent au dépôt N°2 et qui attendent les formalités de dédouanement. Aux propriétaires de ces marchandises, Gnamien Konan leur demande de venir les retirer, après seulement les avoir déclarées, en exonération totale des droits et taxes.

Pour le reste, le patron de la douane a indiqué être déterminé à poursuivre la lutte contre les fraudeurs, au niveau de son département. Parce que conscient du poids des recettes douanières dans l’économie nationale.

H. K.




N°496:ECONOMIE : Lutte contre la contrebande La douane prend des dispositions draconiennes

L'intelligent d'abidjan 4:50 am

L’économie ivoirienne est victime de la contrebande. Des marchandises non déclarées aux postes des douanes circulent sur le marché national. Ce qui constitue une véritable menace, pour les entreprises locales. Le directeur général de la douane, Gnamien Konan a pris des dispositions pour vaincre ce fléau.

Les missions assignées à la direction des douanes sont la collecte des recettes pour le Trésor public et la protection des industries, des entreprises, des personnes et des biens. Conformément à ses missions, en rapport aux informations selon les quelles l’économie est menacée, la direction générale des douanes , avec à sa tête Gnamien Konan, s’était investie à lutter contre la contrebande et toute forme de crime contre l’économie nationale.

Les premiers résultats se sont avérés probants mais ce succès a été de courte durée. Puisque, les fraudeurs ont developpé d’autres stratégies. Désormais, pour ne pas payer des droits de douanes, ils se servent des voies terrestres de l’Est et surtout des pistes transfrontalières, pour acheminer leurs produits.

Informée de cet état de fait, la direction générale des douanes, pour renforcer les mesures sécuritaires, a pris en octobre 2004, une série de mesures, contenues dans les circulaires N° 1241 et 1257. Elles portent principalement sur les modalités des importations par véhicules de transport de marchandises. L’objectif majeur, assigné dans les différentes circulaires est de pallier la fuite des ports de Côte d’Ivoire, au profit de ceux de la sous région.

Mais, une fois encore, les résultats escomptés n’ont pas été atteints. Pour la seule raison que les agents commis à ces tâches ont été impuissants, face à des caravanes de camions acheminés sous escorte.

Pour corriger ces erreurs et renforcer les mesures sécuritaires vis-à-vis de l’économie nationale, la direction générale des douanes a pris, le 26 janvier 2005, la circulaire N°1257, laquelle interdit les importations de marchandises non originaires de la Cedeao, acheminées par voies terrestres en Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, les responsables des douanes peuvent se réjouir, puisque ces mesures ont été payantes. Elles ont permis la saisie de 789 sacs de sucre masqués par 214 sacs de riz et 345 pièces de pagnes de contrefaction. Toutes ces saisies ont été révélées hier jeudi 28 avril 2005, à l’école des douanes, au cours d’une conférence de presse co-animée par Gnamien Konan et sa collaboratrice, Mme Agnès Mlanhoro.

Honoré Kouassi




N°496:Kofi Annan salue la décision de Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 4:48 am

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan: Le Secrétaire général prend bonne note de l’annonce faite le 26 avril par le Président Gbagbo selon laquelle tous les candidats désignés par les parties signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis seraient éligibles pour la présidence lors des prochaines élections nationales. Ceci serait conforme à la détermination dont le Président Mbeki a fait preuve à cet égard à la suite à l’Accord de Pretoria, signé le 6 avril 2005 par les parties ivoiriennes.

Le Secrétaire général salue cette évolution, tout en soulignant qu’il est vital que les parties prennent toutes les mesures nécessaires permettant d’assurer que les élections soient libres, justes, transparentes et conformes aux normes internationales. Le Secrétaire général exhorte une fois de plus les parties à s’acquitter immédiatement de leurs engagements respectifs en vertu de l’Accord de Pretoria, de bonne foi et sans dérogation ou réserve, en vue de faire avancer rapidement le processus de paix.




N°496:Article 48 de la constitution Désiré Tagro clarifie : “Le président Gbagbo ne dirigera pas le pays par ordonnance”

L'intelligent d'abidjan 4:48 am

Après son allocution à la nation, le 26 avril 2005, qui a ouvert la voie à la candidature d’Alassane Dramane Ouattara, pour le scrutin d’octobre 2005, des observateurs de la scène politique craignent que le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, ne se livre à une interprétation abusive de cette disposition constitutive. Désiré Tagro, le porte-parole de la présidence de la république, a tenté de rassurer, hier, sur les ondes de Rfi.

” L’utilisation de l’article 48 n’est pas circonscrite dans un décret, dans une période précise. Il revient au chef de l’Etat d’apprécier quand les évènements ne nécessitent plus l’utilisation de cet article (…) le président ne dirigera pas le pays par ordonnance. Il prendra les mesures qui sont nécessaires pour la résolution de la crise, le temps qu’il sera nécessaire de le faire (…). L’objectif de l’accord de Pretoria, comme de tous les autres accords, c’est d’aboutir à la résolution de la crise. Et le président de la République, qui s’est toujours refusé à l’usage de l’article 48, afin d’éviter toutes formes de dictature constitutionnelle, a été obligé d’y revenir finalement, parce que c’est cette voie qui permettrait d’avoir la candidature qu’Alassane Ouattara a toujours souhaitée. Mais, également, cette disposition permet de prendre d’autres mesures nécessaires à la résolution de la crise “.

Propos retranscrits
par S.Z.




N°496:La revue de la presse Le chemin de la presse est encore long

L'intelligent d'abidjan 4:47 am

On attendait un mot du président pour aller à la paix. Ce mot, le chef de l’Etat l’a dit, le mardi 26 avril 2005. Il faut en plus un peu d’effort pour aller à la paix. Les journaux d’hier lèvent un coin de voile sur ce qui attend les Ivoiriens. ‘’Soir Info’’ met le pied dans le plat, en se référant à une phrase du discours : ‘’A partir de maintenant, je décide…’‘, pour écrire que Gbagbo verrouille tout. ‘’24 Heures’’ croit savoir que Gbagbo prépare un braquage électoral. ‘’Le chef de l’Etat en choisissant l’Ins, opte pour ses intérêts financiers et politiques’‘, rapporte notre confrère en page 3. ‘’Le Nouveau Réveil’’ rend public un document qui incrimine l’Ins. ‘’Le dos du nageur est trop large’‘, constate le quotidien proche du Pdci. ‘’Le Temps’‘, comme ‘’Le Courrier d’Abidjan’‘, fait un parallèle entre De Gaulle et Gbagbo, dans l’exercice des ‘’pleins pouvoirs’‘, conclusion des deux quotidiens : ‘’Le G7 est pris à son piège’‘. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’‘, ‘’Le Front’’ et ‘’Le Patriote’’ se sont passé le mot : ‘’Ado dit non à l’article 48’‘, ces trois quotidiens ont exploité l’intervention du président du Rdr sur Rfi. ‘’Les Echos du Matin’’ donne à lire les réactions des principaux leaders et annonce que le G7 devrait se prononcer hier. ‘’Frat-Mat’‘, pour éclairer la lanterne de ses lecteurs, fait un dossier sur l’Ins, la Cei et le conseil constitutionnel sous ce titre : ‘’Qui fait quoi ?’’ L’élection, c’est pour le 30 octobre 2005, c’est ‘’L’Evénement’’ qui l’annonce à sa manchette. ‘’Le Jour Plus’’ consacre deux pages à Ado, et tente d’expliquer à ses lecteurs ‘’l’énigme Ouattara’’ ‘’Dernière Heure’‘, catégorique, affirme à la une : ‘’Mamadou Koulibaly veut démissionner’‘. La cause, selon le confrère, est l’usage de l’article 48 par le chef de l’Etat.

Bonne Nouvelle pour terminer. ‘’Les Eléphants seront qualifiés pour le Mondial-Can 2006 avant septembre’‘, paroles d’ Henri Michel à lire dans ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’

A demain.
Carlos A. Samassi




N°496:Raph Uwechue représentant spécial de la Cedeao en Côte d’Ivoire :“Le Togo est un produit de la France…”

L'intelligent d'abidjan 4:45 am

Raph Uwechue est le représentant spécial du secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) en Côte d’Ivoire. A ce titre, il a été reçu en audience hier, jeudi 28 avril 2005, par le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo.

A sa sortie d’audience, face aux accusations portées contre la Cedeao au Togo, il a voulu donner un brin de réponse. ” Il est clair que ce que nous souhaitons pour la Côte d’Ivoire, nous le voulons également pour le Togo. Il ne faut pas que les gens perdent de vue que nous sommes en train de construire nos nations. Il y a une vérité qui doit être prise en compte. Le Togo est un produit de la France, la Côte d’Ivoire l’est également. Le Nigéria est aussi un produit de l’Angleterre… Il faut que les gens le comprennent. Nous sommes en train d’organiser nos Etats. L’Europe a fait une guerre de plus de 30 ans, pour être là où elle est. Cela ne veut pas dire que nous devons faire les mêmes erreurs, mais nous sommes en train de construire nos pays partont… “, appuie-t-il. Avant de promettre : ” Nous allons tout faire pour arrêter les conflits… “.

Le représant spécial de la Cedeao s’est également prononcé sur le discours du président Laurent Gbagbo, qui a accepté d’appliquer les accords de Pretoria, le 26 avril 2005. ” Pour nous, c’est un signe de paix indéniable. Si Dieu veut, on aura des élections en octobre 2005 prochain et elles déboucheront sans conteste sur la paix. Il faut qu’il y ait la paix dans un pays fort comme la Côte d’Ivoire… “, dira-t-il.

Il a également salué les populations ivoiriennes : ” Nous avons voulu ici saluer les populations ivoiriennes qui ont influencé les décisions de leurs hommes politiques “.
Thibault R. Gbei




N°496:Togo : accalmie à Lomé, 3 000 réfugiés togolais au Bénin

L'intelligent d'abidjan 4:44 am

Les activités ont repris timidement, jeudi 28 avril au matin, dans la capitale togolaise, débarrassée dans la nuit de ses barricades par les bulldozers de l’armée. Tous les grands axes ont été dégagés, dans le centre-ville, dans l’ouest, mais également les quartiers sud de Bé et Dékon, traditionnellement favorables à l’opposition et épicentres des violences.

La situation restait néanmoins tendue dans cette partie sud de la capitale, quadrillée par les forces de l’ordre, et où des émeutiers pouvaient être encore aperçus dans certaines ruelles, lançant quelques projectiles. Dans la partie nord de la ville, épargnée par les troubles et plutôt favorable au pouvoir, la situation est quasi normale.

L’ancien secrétaire d’Etat français à l’intégration, Kofi Yamgnane, de nationalité française et togolaise, a, quant à lui, fait état d’une “centaine de tués”, une “estimation” fondée sur des informations communiquées par “des correspondants”.

La ville d’Aného, située à moins de cinq kilomètres de la frontière béninoise, a été le théâtre mardi et mercredi de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, qui ont saccagé le commissariat central et un hôtel. Des affrontements qui ont cessé progressivement pendant la nuit, avec des détonations sporadiques, ainsi que quelques tirs d’armes automatiques. Le calme est revenu jeudi matin dans la ville, qui restait néanmoins presque déserte et où les forces de sécurité étaient omniprésentes et recherchaient des armes subtilisées par les émeutiers. Au moins huit personnes ont été tuées dans ces violences, selon des témoins.

3 000 RÉFUGIÉS AU BÉNIN

Dans cette même région d’Aného, des centaines de Togolais continuaient pourtant jeudi matin à se réfugier au Bénin voisin. De nombreuses familles, en majorité des femmes et des enfants, baluchons sur la tête et sacs à bout de bras, traversaient sur de petits bateaux la lagune qui borde l’Océan atlantique et marque à cet endroit la frontière occidentale du Togo avec le Bénin.

“Nous essayons de passer le plus rapidement de l’autre côté de la frontière, car les heures qui viennent risquent de faire plonger le pays dans un bain de sang, nous préférons aller au Bénin, même si nous n’avons personne là-bas”, expliquait une femme en montant à bord d’une embarcation pour tenter de passer de l’autre côté de la lagune.

Là, un gendarme béninois tentait de noter ou vérifier l’identité des nouveaux arrivants. Les fuyards avaient pris place sur de petites embarcations traditionnelles, creusées dans un rondin de bois, qui peuvent transporter une dizaine de personnes avec leur paquetage.

Plusieurs milliers de Togolais ont ainsi traversé la frontière depuis mardi, selon les estimations des passeurs, qui ne disposent cependant pas de comptabilité précise.

Mercredi après-midi, ce sont plus de 700 réfugiés qui avaient franchi la frontière (située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Lomé), selon la source diplomatique à Lomé. Ce flot de réfugiés, dont la majorité déclare venir de la capitale Lomé, s’est même accru ces dernières heures.

Avec AFP et Reuters




N°496:Fichier électoral, carte d’électeur…,recensement des populations Tout ce qu’il faut savoir sur l’INS

L'intelligent d'abidjan 4:43 am

Dans son discours à la nation, le 26 avril 2005, le chef de l’Etat a ordonné, en vertu des pouvoirs exceptionnels que lui confère l’article 48 de la constituion, à l’Institut national de la statistique, le soin de confectionner le fichier électoral et les cartes d’électeur. Gros plans sur une institution que le message de Laurent Gbagbo a propulsé au premier plan.

INTRODUCTION

L’Institut National de la Statistique (INS) est la structure centrale de l’appareil statistique national de Côte d’Ivoire. Sa création remonte au mois de juillet 1946. Il a d’abord été un simple service de statistique avant d’être érigé, après l’indépendance de la Côte d’Ivoire en 1960, en une Direction de l’administration centrale. En 1991, il devient un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) avec l’appellation de “Institut National de la Statistique”. Enfin, le 18 décembre 1996, l’Institut National de la Statistique est transformé en Société d’Etat. Depuis l’année 1997, il subit fréquemment des restructurations internes. La dernière remonte au 2 janvier 2003. Le présent rapport rappelle les principales attributions et l’organigramme de 2003 ainsi que les ressources de l’INS. Ensuite, il traite des objectifs visés et les résultats atteints en 2003. Il souligne les difficultés rencontrées et les propositions de solutions identifiées. Enfin, le rapport trace les perspectives à travers le plan d’actions 2004.

I- RAPPEL DES PRINCIPALES ATTRIBUTIONS

Le décret n°96-975 du 18 décembre 1996 portant transformation de l’Institut National de la Statistique en Société d’Etat définit les missions de celle-ci. Il s’agit, entre autres:

i) – d’élaborer les comptes de la nation et la Centrale des Bilans ;

ii) -de réaliser, en collaboration avec les Administration et organismes publics concernés, le programme annuel ou pluriannuel des recensements et enquêtes;

iii) – de mettre en exploitation à des fins statistiques des données issues de la gestion administrative ;

iv) – d’assurer, au plan national, la mise en cohérence, la centralisation et la synthèse des données statistiques, économiques et démographiques ;

v) – de mettre en place un système statistique permettant l’observation systématique et régulière des divers aspects de l’évolution des faits économiques, financiers, sociaux et démographiques ;

vi)- de développer les activités au niveau régional.

vii)- d’assurer contre rétribution, l’exécution de travaux et d’études statistiques d’ordre économique, démographique ou social à la demande d’organismes privés ou publics, nationaux ou internationaux ;

viii)- d’assurer la liaison avec les services similaires existant à l’étranger ainsi qu’avec ceux des organisme internationaux.

Ces attributions ont permis de mettre en place, en 2003, un organigramme qui tient compte des recommandations du Schéma Directeur de la Statistique 1996-2000.

II- ORGANIGRAMME DE 2003

L’organigramme de 2003 est le troisième du genre depuis la transformation de l’INS en société d’Etat. Il est le prolongement de celui de 2001 avec, néanmoins, quelques aménagements. Ces derniers s’appuient sur les principales orientations suivantes:

– faire seconder le Directeur Général au niveau de la gestion quotidienne de l’INS; – décongestionner les structures pour plus d’efficacité; – développer des activités d’études et de recherches dans certains domaines; – dégager les Conseillers Techniques de la gestion des structures afin qu’ils se consacrent aux dossiers spécifiques; – rendre les Directions Régionales plus performantes.

2.1- Les structures

2.1.1- la Direction Générale le Service Autonome de l’Audit Interne et de Contrôle

2.1.2- le Secrétariat Général

a) la Division Informatique

b) la Division Achats, Approvisionnements et Logistique

2.1.3- Les Départements

les départements de productions statistiques le Département des Etudes, de la Recherche et de l’Ingénierie les départements d’appui

i) le département de la Coordination et des Actions régionales

ii) le Département de la Cartographie et du Fichier Electoral

iii) le Département de la diffusion et du marketing

iv) le Département des Ressources Humaines, des Affaires Juridiques et Sociales

v) le Département des Finances et Budgets

2.1.3- Les Directions Régionales

2.2- La nomination des responsables

La mise en place de ces différentes structures et la nomination de leurs responsables ont été faites à travers quatre principales décisions. Il s’agit des décisions suivantes:

la décision n° 1167 du 5 déc.2002/INS/DG portant nomination du Secrétaire Général de l’Institut National de la Statistique; la date d’effet est le 14 novembre 2002.

la décision n°2003/001/INS/DG/ du 02/01/03 portant organisation de l’Institut National de la Statistique;

la décision n°2003/002/INS/DG/ du 02/01/03 portant nomination des Conseillers, des Chefs des départements, des Chefs de Division, Assistants et du Chargé de Missions;

la décision n°003/INS/DG/ du 02/01/03 portant nomination des Chefs de service, complétée par la décision n°009/INS/DG du 24 juin 2003.

La date d’effet de ces dernières décisions est le 2 janvier 2003.

ii) la préparation de la méthodologie de la RLE 2005

En 2003, l’INS a élaboré le schéma directeur de la refonte de la liste électorale en prévision de la révision des listes électorale de 2005 (RLE 2005). Le document de méthodologie a fait l’objet d’adoption au cours d’un séminaire organisé par l’INS du 22 au 25 avril 2003. Conformément aux recommandations du séminaires, il a été élaboré les documents techniques (fiches, manuels, guides, etc.) et le cahier de charge informatique.

En plus de ces projets d’envergure nationale, l’INS a réalisé d’autres projets

iii) les autres projets.

L’INS a apporté un appui technique au recensement des déplacés de guerre qui ont pu atteindre la ville de Yamoussoukro. Ce recensement, initié par les Organisations non Gouvernementales (ONG), a pour objectif de fournir aux autorités des informations fiables afin de leur permettre d’orienter et consolider leurs actions sur le terrain. L’INS a élaboré les documents techniques, encadré la collecte, réalisé la saisie et l’exploitation des données. Il a également assuré la direction de l’analyse relative au thème ” quelques aspects socio-démographiques des déplacés de guerre enregistrés dans la ville de Yamoussoukro”. Le recensement a permis d’enregistrer, de septembre 2002 au 30 avril 2003, 47 328 personnes déplacées de guerre dans la ville de Yamoussoukro.

L’INS a aussi initié et réalisé le projet de ” Reconstitution alphanumérique du fichier RGPH-98 “. Les objectifs assignés au projet sont: i) convertir le fichier numérique des individus du RGPH98 en fichier alphanumérique et y introduire les nom et prénoms des individus, ménage par ménage; ii) éditer les listes alphanumériques par ménage et par localité; iii) procéder à l’appariement des fichiers; iv) éditer le fichier obtenu avec le fichier de la Révision des listes électorales de 2000.

Liste des dirigeants actuels de l’Ins

Mr. GNAHORE JEAN-BAPTISTE Président du conseil d’administration

Mr. MELEU MATHIEU Directeur Général

Mr. DALO YAO Secrétaire Général

Mlle COULIBALY MATENIN Conseiller Technique Statistique chargé des relations extérieures

Mr. BLEUKE KASSIEGBEU ( Intérimaire ) Conseiller chargé des offres et suivi des projets

Mr. BOTI BI GERMAIN Assistant Technique

Mr. N’CHO SOMBO Responsable du service autonomed’audit interne et de contrôle avec rang de chef de département

Mme NIBAUD ANASTASIE Chef du département des Ressources Humaines, Affaires Juridiques et Sociales

Mr. EDI SERGE JEAN Chef du département des Statistiques et Synthèse Economiques

Mr. COULIBALY NOUHOUN Chef du Département des Etudes, de la Recherche et de l’Ingénierie

Mr. YAPO EUGENE Chef du Département Démographique et Statistiques Sociales

Mr. OUATTARA IDRISSA Chef du Département Coordination et Actions Régionales

Mr. ASSOUKPE KACOU Chef du Département Cartographie et Fichier Electoral

Mr. BLEUKE KASSIEGBEU Chef du Département Diffusion et Marketing

Mr. COULIBALY BABA Chef du Département des Finances et Budgets

Informations générales sur la Côte d’Ivoire

Superficie 322.462 Km2

Population 15.366.672 habitants (98)

Nationaux 11.366.625

Non-nationaux 4.000.047 (26%)

Population rurale 8.837.635

Population urbaine 6.529.138

Densité de la population 48 hbts/km2

Taux d’accroissement de la population : 3,3

Groupes ethniques 5

Ethnies 69

Groupes religieux Catholiques, Protestants, Harristes, Autres chrétiens, Musulmans, Animistes, Autres religions

Régions administratives 19

Départements 58

Les principaux fleuves:

Le Bandama : long de 950 km,

La Comoé : long de 900 km,

Le Sassandra : long de 650 km,

Le Cavally : long de 600 km.

Faits marquants

– 26 mars 1959 : Proclamation de la République de Côte d’Ivoire. – 7 août 1960 : Proclamation de l’indépendance – 1980 : Premières élections démocratiques. – 1990 : Avènement du multipartisme.

Un climat propice à une agriculture diversifiée.

Mathieu Meleu, directeur de l’Ins

“Aucun parti politique n’a d’emprise sur le fichier électoral”

Boniface Britto, ministre du Plan et du Développement a présidé, mercredi dernier, avec l’ensemble des structures de son ministère dont l’Institut national de la statistique (Ins), un conseil de direction pour élaborer un fichier électoral fiable et sécurisé en 2005.

Le défi majeur de l’Institut national de la statistique (Ins), structure technique sous tutelle du ministère Plan, est l’élaboration d’un fichier électoral fiable, en vue des joutes électorales de 2005.

Mathieu Meleu, directeur de l’Ins, a assisté au conseil de direction du 27 avril 2005, présidé par le ministre de tutelle, Boniface Britto Nama. Il a exclu toute possibilité de fraude sur le fichier électoral. Il a ensuite révélé que ” les employés de l’Ins ne sont pas tous militants d’un même parti “. C’est donc dans un ” esprit républicain ” que ceux-ci auront à travailler avec le ministère du Plan, précise-t-il.

Pour lever donc toute équivoque, le directeur de l’Ins a insisté : ” Aucun parti politique n’a une emprise quelconque sur l’établissement du fichier électoral “.

Convaincu donc de l’impérieuse nécessité de retrouver le chemin de la paix, avec la délicatesse de la mission assignée à l’Ins, le ministre du Plan, Boniface Britto, a souligné que la solution à la crise repose essentiellement sur un fichier électoral fiable.

” Le président Laurent Gbagbo a décidé, nous nous exécutons sans tarder “, a déclaré le ministre du Plan et du Développement, qui a enjoint tout ses collaborateurs de l’Ins à travailler sans relâche, même les jours fériés, samedi et dimanche, pour relever le défi.

C’est donc face à ce pari de réussir une bonne élection que les agents de l’Ins sont désormais confrontés.

K.S.




N°496:Les ex-rebelles étaient là

L'intelligent d'abidjan 4:40 am

Ils avaient pour noms, Issa Diabaté, ministre de l’Intérieur, Gueu Michel, Sport, Dosso Moussa, Artisanat et Youssouf Soumahoro pour l’Enseignement technique qui avaient fait le déplacement de Bouaké pour participer au Conseil des ministres d’hier. Si le quota des ministres de l’ex-rebelle n’est pas encore atteint, il est bon de noter que depuis l’accord de Pretoria, les ex-rebelles ont quitté leur cloisonnement de Bouaké pour se mettre sur les rails de la paix intégrant le gouvernement de réconciliation nationale. Hier, jeudi 28 avril 2005, à défaut d’être tous présents, quatre ministres de la rébellion se sont présentés au Conseil des ministres, présidé par Laurent Gbagbo lui-même. Arrivée à 11h55 minutes, il s’est immédiatement rendu dans ses bureaux du premier étage pour échanger avec le ministre de l’Intérieur Issa Diakaté, le Premier ministre Diarra et pendant longtemps avec M. Martin Bléou Djézou, ministre de la Sécurité.

Thibault R. Gbéi




N°496:Coup d’accélérateur au processus électoral La présidentielle aura lieu le 30 octobre 2005

L'intelligent d'abidjan 4:39 am

Après son discours à la nation du 26 avril 2005, le président Laurent Gbagbo semble engagé dans une course contre la montre. Deux projets de lois viennent d’être adoptés en Conseils des ministres. Le premier porte sur la loi n°2001-634 du 9 octobre 2001 portant composition, organisation, attribution et fonctionnement de la Cei. D’importantes innovations prenant en compte les modifications prévues par l’accord de Pretoria ont été apportée à cette loi. Désormais, tous les partis signataires de l’accord de Marcoussis y sont représentés de façon égalitaire. Avec un représentant du chef de l’Etat, et un autre du président de l’Assemblée nationale. Ceci porte les membres du bureau de la Cei désormais à 12. Les mandants peuvent aussi révoquer ou remplacer leurs représentants au sein de ladite commission électorale. Par ailleurs, le second projet de loi adopté par le gouvernement stipule que les partis signataires de l’accord de Linas-Marcoussis non représentés à l’Assemblée nationale seront désormais financés sur fonds publics. Enfin sur proposition de la Cei, la date de la présidentielle de 2005 a été fixée au dimanche 30 octobre, pour le premier tout.

B.T




28/4/2005

N°495:CULTURE: Ebony 2005 : Le jury et le comité d’organisation à pied d’œuvre

L'intelligent d'abidjan 6:21 am

A quelques jours de la nuit de la communication, prévue le 21 mai au palais des congrès de l’hôtel Ivoire, les choses se précisent du côté de l’Unjci. Le comité d’organisation du prix Ebony et le jury sont à pied d’œuvre.

Depuis hier, mercredi 27 avril, le prix Ebony 2005 est rentré dans une des phases les plus décisives, avec la clôture des dépôts des articles des journalistes par le jury, dirigé par Mme Yao Tao. L’enjeu de cette édition de la Nuit de la communication est de taille. Contrairement à l’édition précédente où l’Unjci a offert une villa de 15 millions au super Ebony, cette année, Amos Behonao et son équipe prennent une longueur d’avance. C’est une villa de 25 millions et une voiture, en plus d’autres lots qui récompenseront le super Ebony. Ce, grâce à Côte d’Ivoire Télécom, sponsor officiel, et le Fdpcc, partenaire stratégique du Prix Ebony. Un dîner gala grand format, caractérisera l’édition 2005 de la nuit de la communication, à travers une belle affiche artistique. Magic System avec son nouvel album ‘’petit pompier’’, les ‘’garagistes et la crème musicale antillaise, représentée par Jocelyne Labylle et Sonia Dersion, donneront une coloration accoustique à cette nuit. Il est prévu aussi un grand défilé de mode, avec les créateurs Ciss St Moïse et Nawal El Assad. Dans l’ensemble la nuit de la communication 2005 offre un espoir à la presse et surtout aux journalistes.

Firmin Koto
firmin_koto@yahoo.fr




N°495:SPORTS : Football : éliminatoires Mondial/Can 2006 Henri Michel : “Le match contre le Cameroun ne sera pas décisif”

L'intelligent d'abidjan 6:20 am

C’est en septembre prochain qu’aura lieu la confrontation tant attendue entre les Eléphants de Côte d’Ivoire et les Lions Indomptables du Cameroun, dans le cadre des éliminatoires couplées Mondial/Can 2006. Mais, avant cette rencontre, le patron des Eléphants, Henri Michel, pense que les choses seraient un peu plus claires.

Pour certains, c’est l’issue de cette rencontre qui déterminera si oui ou non Didier Drogba et ses camarades iront au rendez-vous allemand de 2006. Sans toutefois verser dans un optimisme béat, le patron du banc de touche ivoirien, Henri Michel, pense que la décision pourrait être faite avant même le rendez-vous de septembre, entre les deux formations. “Le match contre le Cameroun ne sera pas décisif “, indique-t-il. Une déclaration qui rejoint quelque peu celle du coach rajaoui, Henri Stambouli, qui estime que les jeux seront faits avant le déplacement des Lions en terre ivoirienne.

La position commune des deux techniciens tient au fait que la formation ivoirienne présente les meilleurs atouts, pour faire la différence avant le choc.

Au plan humain, elle possède des individualités qui font actuellement le bonheur des clubs européens. Didier Drogba, l’icône du football ivoirien, est un talent mondialement reconnu, et actuellement en course pour le titre de meilleur fusil de la ligue des champion européenne. Aruna Dindane vient de rempiler le titre de soulier d’Ebène du football belge, après celui de 2003. A ces deux joueurs, il faut ajouter Bonaventure Kalou, Akalé Kanga, Kolo Touré, Abdoulaye Méité et la colonie académicienne. Un groupe dont rêverait tout bon technicien.

Henri Michel est sans doute le mieux placé pour en parler : “J’ai le sentiment que l’équipe que j’ai en main est bien consciente de l’objectif à atteindre. J’espère qu’elle ne va pas se relâcher en cours de route. Cela demande de la concentration et beaucoup d’efforts. Mentalement, je pense que les joueurs sont prêts. Dans l’ensemble, je pense qu’on progresse et j’espère qu’on va continuer sur cette lancée. Cette équipe est un bloc homogène”. C’est fort de tous ces facteurs que le technicien français pense faire la différence avant le rendez-vous contre le Cameroun. “Il y a une envie, un désir et nous sommes en train de tout faire pour atteindre l’objectif final. Les Camerounais, on connaît leur force mentale et footballistique. S’ils veulent nous faire douter, ce n’est pas notre problème. Pour le moment, nous sommes en tête du groupe, et nous continuerons de faire la course en tête. On espère juste que le match face au Cameroun ne sera pas décisif”, déclare le Français.

La Côte d’Ivoire est la seule formation qui a su maintenir le cap lors de ces éliminatoires. Ce qui lui vaut aujourd’hui le fauteuil de leader du groupe 3 avec au compteur 15 points.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°495:REGIONS: Alépé :La Jpdci en ordre de bataille

L'intelligent d'abidjan 6:19 am

Le 17 avril 2005, la section de la Jpdci d’Alépé a officiellement présenté son bureau aux instances locales de ce parti.

Armel Asseu Achi, investi président de la section Jpdci d’Alépé, le 12 février 2005 par le président national Bertin Kouadio Konan (KKB), a saisi cette opportunité pour dévoiler sa stratégie, visant à ramener Henri Konan Bédié (HKB) au pouvoir. Il s’agira donc de faire des meetings de mobilisation et de sensibilisation, d’organiser un tournoi de football, doté du trophée HKB et de recenser tous ses militants, afin de faciliter leur enrôlement.

Il a signifié que beaucoup de difficultés existent sur le terrain. A savoir, la non transmission des messages du parti et le manque de carte nationale d’identité chez beaucoup de jeunes dans le milieu rural. Pour résoudre cette situation, le ‘‘patron local’’ des jeunes du PDCI entend demander de l’aide aux cadres du parti. Notons que le bureau présenté comprend 27 membres et 11 inspecteurs chargés de superviser le travail des présidents de section.

Boni Vaugélas A.
à Alépé




N°495:Agressions répétées contre les journalistes Appel aux ministres de la Sécurité et de la Défense

L'intelligent d'abidjan 6:19 am

Sur saisine du directeur de publication du quotidien “L’Intelligent d’Abidjan”, l’Olped, enregistre que :

– le 31 mars 2005, M. Okoué D. Laurent, journaliste, Rédacteur en Chef du quotidien “L’Intelligent d’Abidjan”, a été séquestré et agressé verbalement à l’Ecole de police, avant d’être conduit au commissariat du 30ème arrondissement aux II Plateaux par le Commissaire Comoé ; – Le 03 avril 2005, M. Firmin Koto, journaliste, chef du service culture, a été tabassé par des éléments de la garde républicaine, commis à la sécurité du palais de la Culture dans le cadre du concert “Zouk Time”.

Sur saisine du quotidien “Les Echos du Matin”, l’Olped note que :

– le 6 avril 2005, M. Souleymane T. Senn, secrétaire général de la rédaction, Isidore Allah, Rédacteur en Chef et Bidi Ignace, journaliste au quotidien “Les Echos du Matin”, ont été retenus aux environs de minuit, plus d’une heure durant, au bord de la route, dans le secteur du Zoo d’Abidjan, par des éléments de la gendarmerie, pour contrôle d’identité. Malgré la présentation de leurs cartes professionnelles, ces journalistes n’ont dû leur salut qu’à la présence de leur directeur de publication, M. Kouamenan G. Laurent.

L’Olped déplore toutes ces tracasseries et violation des droits de l’homme dont sont de plus en plus victimes les journalistes dans l’exercice de leur métier.

L’Olped condamne ces entraves à la liberté de la presse qui n’honorent nullement leurs auteurs.

L’Olped demande instamment au ministre de la Sécurité et au ministre de la Défense d’entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir, afin que les rapports entre les éléments de défense et de sécurité et les journalistes soient empreints de respect mutuel.

L’Olped tient à exprimer au ministre de la Sécurité, le Pr. Martin Bléou, ses remerciements pour sa visite à la rédaction du quotidien “Soir Info” et l’expression de sa compassion, suite à l’agression caractérisée dont a été victime, Fofana Mambé, journaliste photographe (voir communiqué N° 203).

Le bureau de l’OLPED

L’OLPED peut être saisi par
courrier postal (06 B.P. 1675 Abidjan 06) ou par email :
saisine@olped.org




N°495:NATION : Crise à l’Udpci Le député Michel Dan charge Noutoua Youdé

L'intelligent d'abidjan 6:18 am

La coordination Udpci de Danané à travers la voix du député du département Michel Dan Ouelo, a répondu vivement à l’interview donnée par le député Noutoua Youdé à des confrères. A travers un point de presse donné hier mercredi au siège de son parti de Yopougon, il s’est livré à un véritable réquisitoire contre le député de Bin-houye.

Le député de Danané a affirmé que les propos de Célestin Noutoua Youdé étaient un ramassis de contrevérités grossières, de haines et de jalousie à l’encontre de son “jeune” frère, le ministre d’Etat Mabri Toikeusse, sur la coordination Udpci de Danané et surtout le parti. Il a fustigé cette “façon méchante” de se contredire et de se dédire qu’affectionne M. Noutoua Youdé. Il a justifié la nécessité de la tenue du congrès extraordinaire des 9 et 10 avril 2005, qui répondait, selon lui, à des exigences de survie. A Danané, c’est toujours, selon lui, par une pétition que les secrétaires de section ont décidé de la tenue de ce congrès. A l’on croire, le député Youdé se fourvoie en pensant que la coordination de Danané n’était pas favorable audit congrès. C’est avec des mots très durs qu’il l’a accusé de gourmandise. “Il faut que lui, enseignant de lettres modernes, soit encore ministre d’Etat, ministre de la Santé publique et de la Population, président du parti, secrétaire général, président des femmes et président des jeunes et enfin candidat de l’Udpci aux présidentielle de 2005”, a-t-il dit avec un brin d’ironie. Face “aux ambitions démesurées de Noutoua Youdé ”, le député de Danané affirme que “la justice de notre pays a tranché, le congrès extraordinaire des 9 et 10 avril 2005 est bel et bien légal. Le ministre Mabri est le président légalement et légitiment élu, par ce congrès”. C’est pourquoi, à leur niveau, ils préfèrent laisser “ce traître mourir du poison de sa propre trahison”.

Olivier Guédé




N°495:SOCIETE: Pollution lagunaire et maritime Le Ciapol démontre son expertise

L'intelligent d'abidjan 6:17 am

Le Centre ivoirien antipollution (Ciapol) a démontré sa capacité de réaction dans le cadre de la lutte contre les pollutions accidentelles en mer, lagune et en zone côtière.

Le Ciapol a organisé hier mercredi 27 avril 2005, un exercice de simulation. Par un décret du 28 janvier 1998, il est organisé et institué en Côte d’Ivoire, un plan national d’urgence de lutte contre les pollutions des eaux marines, lagunaires et du littoral. Ce plan, dénommé ‘‘plan pollumar’’, est une activité essentielle du Centre ivoirien anti pollution (Ciapol), structure sous tutelle du ministère de l’Environnement. Il vise à assurer une intervention opportune et efficace face aux situations critiques en mer, susceptibles d’entraîner le déversement d’hydrocarbures, de produits chimiques et autres dans les eaux et sur les côtes ivoiriennes. C’est donc pour parer à toutes éventualités qu’un exercice de simulation a eu lieu hier, en présence de Angèle Gnonsoa, ministre de l’Environnement, chargée de la lutte contre toutes les formes de pollution. L’opération débutée aux environs de 10h, a permis aux acteurs intervenant dans le plan pollumar de tester leur capacité à faire face au déversement de 500 tonnes d’hydrocarbure dans la lagune (dans les périmètres de l’entreprise ‘‘Texaco’’ à Vridi). Franc succès. Le feu a été maîtrisé ; les “victimes” évacuées dans les Chu et les hydrocarbures ôtées de la lagune.

Cette opération, outre le Ciapo a enregistré l’apport de la Société ivoirienne raffinage, du Groupement des sapeurs pompiers militaires et de la marine Foxtrot.

Laetitia Kouadio




N°495:ECONOMIE : Investissement en eau potable Patrick Achi cherche 481 milliards de Fcfa

L'intelligent d'abidjan 6:16 am

Le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi a, organisé le mercredi 27 avril 2005, au Golf Hôtel, un atelier de réflexion sur l’eau.

“L’eau potable en Côte d’Ivoire : enjeux et défis”, tel a été hier matin le thème de réflexion entre autorités politiques, administratives, et représentants de collectivités départementales et régionales. Dans une phase de présentation, le ministre des Infrastructures économiques a situé le niveau de l’eau de consommation en Côte d’Ivoire. Au niveau de l’hydraulique villageoise (Hv), selon le ministre, un besoin de 5 forages avec une pompe manuelle à main s’impose. La réalisation de ces forages nécessite un investissement de 8 à 10 milliards de Fcfa.

Pour ce qui est de l’Hydraulique villageoise améliorées (Hva), le besoin majeur se résume en la construction d’un petit château d’eau, pour une population estimée de 1000 à 4000 âmes. Le coût de réalisation de ce joyau demande un investissement compris entre 80 et 100 millions de Fcfa. Contrairement aux deux premiers cas, la réhabilitation de l’hydraulique urbaine nécessite un investissement de près de 800 millions de Fcfa. La réalisation de cette infrastructure devra permettre de couvrir une population estimée à plus de 400 âmes. Au regard de tout ce qui précède, pour le ministre Patrick Achi, tous les problèmes posés sont dus à une insuffisance de ressources en eau potable. Pour les Hv, il y a un problème de disponibilité de ressources avec une démographie galopante nécessitant de nouveaux forages. Le problème des HVA se situent au niveau de l’éligibilité et toujours des ressources.

Pour les HU, il a noté la dégradation de la qualité des eaux brutes, soumises à des décharges polluantes. Il faut donc les assainir avant la distribution et ce, à l’aide de produits sanitaires extrêmement coûteux .

Par ailleurs, le ministre a tenu à rassurer les Ivoiriens sur la qualité de l’eau potable provenant des eaux de surface. “L’eau qui provient des surfaces est fiable et potable, n’ayez crainte”. Pour une population ivoirienne équilibrée en eau potable, il demande un investissement de près de 481 milliards de Fcfa. Ce que l’Etat doit fournir.

B.J




N°495:Organisation des élections : ce que dit Pretoria

L'intelligent d'abidjan 5:54 am

L’accord de Pretoria, signé le 6 avril 2005 entre Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara, Seydou Elimane Diarra et Guillaume Soro, sous l’arbitrage du médiateur sud-africain, Thabo Mbeki, a tracé le canevas, pour l’organisation des futures élections en Côte d’Ivoire. Le tout est consigné au point 10 de l’accord, ci-dessous.

” 10. Les parties signataires du présent accord sont conscientes des difficultés et sensibilités liées aux élections.

En vue d’assurer l’organisation d’élections libres, justes et transparentes, elles ont admis que les Nations Unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission Electorale Indépendante. A cet effet, elles ont donné mandat au Médiateur, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, d’adresser une requête aux Nations Unies, au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l’organisation des élections générales.

Les parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations Unies en ce qui concerne le Conseil Constitutionnel.

Les Nations Unies doivent s’assurer à ce que leur mission d’intervention sollicitée soit appuyée par un mandat et des pouvoirs appropriés à l’accomplissement de leur mission. ”

V. D.




N°495:Ma parole : Par Laurent Aké Okoué Fumée noire et pape noir

L'intelligent d'abidjan 5:53 am

L’agronome et écologiste français ne croyait pas si bien dire en écrivant ‘’L’Afrique noire est mal partie’‘. Des décennies plus tard, la profession de foi de René Dumont est d’actualité. Le continent africain ne donne pas des signes d’espérer à un avenir lumineux. Ce pessimisme se vérifie au quotidien dans les actes et propos des habitants du continent, berceau de l’humanité.

Au moment où les Européens, les Américains et les Asiatiques tentent d’effacer les frontières artificielles et parlent d’union et de grands groupes, les Africains se complaisent dans un nombrilisme sclérosant et avilissant. L’Afrique inspire le dégoût et la pitié. C’est un continent des calamités. Dans ce climat morbide, les Africains dans un désordre et avec une jalousie, mal contenue veulent des postes dans les instances internationales. L’Afrique du Sud, le Sénégal, le Nigeria et bien d’autres pays africains pensent que l’heure de l’Afrique a sonné pour une place au Conseil de sécurité de l’Onu. Mais, au lieu de parler d’une même et seule voix, ce sont les crocs-en-jambe et autres tiraillements que les nègres servent à la communauté internationale. L’intérêt général et commun n’est pas privilégié. Triste et désolant spectacle ! Ce problème n’avait pas encore connu un règlement que le pape Jean-Paul II tire sa révérence. Et l’Afrique se met à rêver d’un pape noir, pour succéder à Karol Jozef Wotjtyla. Plusieurs noms sont avancés. Le cardinal nigérian Arindzé était même en duel, selon les pronostiqueurs, avec le cardinal Joseph Ratzinger. Finalement, le cardinal allemand remporte les suffrages et prend le nom de Benoît XVI. La fumée qui désigne le choix du conclave des cardinaux n’est pas noire, mais blanche. Tel un signe prémonitoire : la fumée noire désigne plutôt l’échec. Comment dans cette situation un ‘’nègre noir’’ peut-il devenir un pape ? Le complexe du blanc n’a pas encore cessé en Afrique. Même dans les églises catholiques, des fidèles trouvaient bizarre un pape noir. “Jésus n’est pas noir “, coupaient des croyants avec le chapelet à la main. Il ne faut pas dénaturer la fonction du chef de l’église universelle. Le pape est un super chef d’Etat. Un observateur averti de la vie socio-religieuse du continent pourra alors soutenir que l’Afrique doit attendre au moins deux siècles pour avoir un pape.

En quittant le terrain religieux pour celui de la politique, la situation devient plus dramatique et même tragique. L’importation des concepts européens, la tropicalisation de la démocratie. Les constitutions sont foulées, les résultats des élections sont contestées. Les dictateurs africains sont acceptés par l’Europe, à condition que les intérêts des blancs soient respectés. Ainsi va l’Afrique.




N°495:La revue de la presse Un dribbleur de charme

L'intelligent d'abidjan 5:52 am

Ça y est ! est-on tenté de s’écrier. ADO peut être candidat à la présidentielle de 2005. C’est ce qui est à retenir du discours délivré hier par le président Gbagbo à la nation.

‘’Le Nouveau Réveil’‘, très sceptique, écrit que Gbagbo en optant pour l’article 48, va régner d’une main de fer sur la Côte d’Ivoire. ‘’L’Inter’’ reste dans cette veine, en révélant que l’article 48 est une bombe entre les mains de Gbagbo et ‘’L’Inter’’ de rapporter que désormais, Soro peut être candidat. ‘’De grosses palabres se préparent’’ presse ‘’L’Inter’‘. Gbagbo tranche après les consultations avec les Forces vives de la nation, écrit ‘’Frat-Mat’’ qui publie l’article 48. Gbagbo tue Marcoussis et prend les pleins pouvoirs, écrit ‘’Le Courrier d’Abidjan’‘, qui s’interroge par ailleurs sur ce que vont faire les adversaires de Gbagbo. ‘’Le Jour Plus’’ explique pourquoi le discours a été avancé de 24 heures. ‘’C’est suite à un coup de fil de Mbéki que Gbagbo a parlé mardi’‘, écrit ‘’Le Jour Plus’‘. ‘’Dernière Heure’’ reste prudente. ‘’Véritable renard politique, Gbagbo retire toujours de la main gauche, ce qu’il donne avec la main droite’‘, constate le confrère . ‘’ADO, tu peux être candidat’‘, c’est la manchette de ‘’Le Temps’‘. ‘’Gbagbo prend tout le pouvoir’‘, selon ‘’Les Echos du Matin’’ et de préciser que l’I.n.s est le nouveau cerveau des élections. ‘’Le Front’’ a donné la parole ministre Hamed Bakayoko. ‘’Je suis tranquille avec ma conscience’‘, parole du ministre des Ntic, en réponse à ses détracteurs. ‘’Soir Info’’ rapporte que 19 véhicules ont été braqués et emportés en une nuit ‘’Quel qualificatif donner encore à l’insécurité à Abidjan ?’‘, s’interroge ‘’Soir Info’‘. Retour sur le discours du chef de l’Etat avec ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ avec cette manchette. ‘’Gbagbo s’accroche à l’article 48’’ ‘’Le Patriote’’ salue la victoire de la démocratie avec l’éligibilité, enfin, reconnue d’Ado et avertit : ‘’Mais, y’a danger à l’horizon !’‘. Ce qui est dit est dit. Mais, le plus dur commence.

A demain.
Carlos A Samassi




N°495:San-Pédro “Les Patriotes menacent les députés Fpi”

L'intelligent d'abidjan 5:52 am

Quelques semaines après son investiture, le tout nouveau président des parlements et agoras du Bas-Sassandra dérange, de par la virulence de ses prises de position. En exemple, sa dernière déclaration faite le week-end dernier. Pour Bouazo Bolly, les députés Fpi du département de San-Pédro sont incompétents et ont ainsi tué l’image du parti dans leurs circonscriptions respectives.

Cette déclaration du tout nouveau président des agoras et parlements du Bas-Sassandra Bouazo Bolly est l’amer constat qu’il fait de l’inaction des députés Fpi de San-Pédro commune.

Claude Wayou , Sery Dagrou et Sylla (c’est d’eux qu’il s’agit) ne font pas l’affaire du Fpi du fait de leur refus de cautionner les luttes pour la libération du pays. L’inactivité desdits députés est criante. Aucune réunion de mobilisation et de remobilisation n’est organisée’’, a-t-il expliqué. En somme, les militants sont laissés pour compte face aux autres partis.

Cette amertume de Bolly Maxime Bouazo est le reflet général de la vie du Fpi dans la cité balnéaire. A part le président du conseil général qui, selon le chef des patriotes, se débat pour assurer une audience populaire au parti, ‘’San-Pédro n’a pas besoin de ce genre de députés fantômes voire évanescents, inactifs, sans programme d’action’‘. Pour M. Bouazo, en effet, à une telle allure, le Fpi risque d’être l’ombre de lui-même aux élections futures. C’est pourquoi au nom de ses camarades, il charge les député Claude Wayou , Sery Dagou et Sylla, en ces termes : ‘’Sachez que vous ne dormirez pas dans la maison des députés à Yamoussoukro. Nous vous réservons l’enfer aux législatives 2005’‘.

Emmanuel Fiehé
Dans le Bas-sassandra




N°495:Togo: après Faure Gnassingbe Bob Akitani se proclame président

L'intelligent d'abidjan 5:51 am

Les affrontements entre manifestants et force de l’ordre ont repris, hier mercredi à Lomé, où au moins onze personnes ont été tuées depuis mardi, alors que le candidat de la coalition de l’opposition à la présidentielle, Emmanuel Akitani Bob, se proclamait président de la République du Togo, au lendemain de la victoire du candidat du parti au pouvoir Faure Gnassingbé.

“Togolais, togolaises, votre président vous parle, oui votre président, car nous n’avons pas perdu les élections présidentielles. Cette élection présidentielle du 24 avril 2005. Vous devez le savoir pour rester mobilisés”, a déclaré M. Akitani Bob devant des journalistes à Lomé.

Pour la deuxième journée consécutive, les manifestants dénonçaient la “victoire” du candidat du pouvoir, Faure Gnassingbé déclaré mardi vainqueur de la présidentielle par la commission électorale avec 60,22 % des suffrages devant le candidat de la coalition de l’opposition radicale Emmanuel Akitani Bob (38,19%).




N°495:Nouveau centre régional d’évaluation en santé Mabri Toikeusse nommé Pca

L'intelligent d'abidjan 5:50 am

La clôture de l’assemblée constitutive du centre régional d’évaluation en santé et d’accréditation (Cresac-santé) qui a eu lieu le mercredi 27 avril 2005 à l’Insp d’Adjamé a été sanctionnée par plusieurs résolutions, dont la nommination du ministre de la santé à la tête de la dite structure.

Pendant trois jours, les experts et les chercheurs des universités de Côte d’Ivoire, Sénégal, Gabon, Cameroun et Bénin ont réfléchi sur l’administration en santé (Cresac) qui a vu le jour le lundi 25 avril 2005. Le mercredi 27 avril 2005 à l’Insp d’Adjamé, les résultats de ces réflexions ont été rendus publics. Ce sont au titre des résolutions, le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter le siège du Cresac. La nomination du ministre Mabri Toikeusse à la présidence du conseil d’Administration de ladite structure pour une durée de trois ans. Trois vice-présidents dont Mme Bakayo-ly Ramata, Pr N’Goumilama Edouard, et Pr Touré Meïssa. Un comité de suivi a été prévu et sera dirigé par le Pr. Daniel Sess, chef du projet. Des recommandations ont été également faites. Aux Etats fondateurs et aux futurs Etats membres il leur est demandé de procéder à la ratification de la convention internationale relative à la mise en place effective du Cresac.

A la Côte d’Ivoire, il a été recommandé de prendre les dispositions pour une gestion efficiente des contraintes liées à l’établissement du siège à Abidjan. Et aux institutions internationales, notamment l’Oms, l’Onudi, l’Unicef, etc, il leur est demandé d’apporter un appui technique et financier, en vue de la réalisation des objectifs du Cresac qui se résument à apporter aux populations africaines des moyens de jouir d’une bonne santé.

Le ministre Mabri Toikeuse, premier président du conseil d’administration du Cresac, s’est dit très heureux de l’honneur qui lui est fait et, partant, à la Côte d’Ivoire, en cette période de tensions. Ce projet, selon lui, vient combler le vide de son département dans la mesure où il permettra de résoudre certains problèmes de la santé non encore explorés. Il a donc promis mettre tout en œuvre pour que ce projet se traduise en réalité et a annoncé que l’Institut national de santé publique (Insp) abritera provisoirement le siège. Le ministre Emmanuel Monnet, représentant le chef de l’Etat à cette cérémonie a souhaité quant à lui que le Cresac soit un outil au développement des Etats.

L.J.




N°495:Ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale 2005 32 projets de lois à l’ordre du jour

L'intelligent d'abidjan 5:49 am

Mme Marthe Agoh 1ère vice-présidente de l’Assemblée nationale a ouvert hier mercredi 27 avril 2005 la session ordinaire de ladite institution. Deux points essentiels étaient à l’ordre du jour.

” L’ouverture de la session ordinaire 2005 et le calendrier des travaux des groupes parlementaires ” ont été portés à la connaissance de l’ensemble des députés présents hier à l’hémicycle. Sur 32 projets de lois, seulement 11 ont été programmés pour cette session ordinaire. ” Conformément à l’article 62 de la constitution, alinéa 2, je déclare ouverte la session ordinaire 2005 ” a dit d’entrée Mme Marthe Agoh. Elle a ensuite répondu aux préoccupations de certains députés dont l’honorable Konan Allah qui a souhaité que la mise en place de la commission sur les évènements de novembre 2004, figure sur le calendrier de la session ordinaire. Tandis qu’un autre parlementaire a fait cas du projet relatif aux indemnités des victimes de guerre. Pour la 1ère vice-présidente, toutes ces questions pourront être débattues après les séances plénières qui prennent fin le 15 juin 2005. Après quoi, à l’unanimité, les 147 députés présents ont adoptés les 11 projets de lois à eux soumis. Sur les 223 parlementaires que compte l’assemblée nationale suite au décès de 4 d’entre eux, 51 étaient absents et 7 excusés. Notons que plusieurs personnalités dont le représentant du chef de l’Etat, les présidents des institutions, les chefs traditionnels et le corps diplomatique ont honoré de leur présence, l’ouverture de la session ordinaire 2005 de l’Assemblée nationale.

Dosso Villard




N°495:G7 et patriotes dos à dos

L'intelligent d'abidjan 5:48 am

Que ce soit dans la camp de l’opposition ou dans celui des patriotes, personne n’a en réalité été surpris de la réponse faite par le président Laurent Gbagbo aux recommandations du médiateur Mbeki. Les représentants du G7 à la table ronde de Pretoria savaient bien que le chef de l’Etat avait déjà admis le principe de la candidature du Dr Alassane Ouattara à la présidentielle 2005. Du côté des patriotes, un certain nombre de déclarations de Laurent Gbagbo lors des consultations du genre ” je suis prêt à aller à la paix ” laissaient bien entrevoir que le discours à la nation ne contiendrait rien de contradictoire aux propositions de Mbeki.

Seulement, dans un cas comme dans l’autre, opposants et patriotes pouvaient s’attendre que dans son discours, Laurent Gbagbo ne cherche à humilier un camp. Et ce fut le cas. Le ” oui ” à l’éligibilité de la candidature du Dr Alassane Dramane Ouattara rassure désormais et peut-être durablement ceux des militants du G7 ou du Rdr qui redoutaient après l’accord de Pretoria une ” drible présidentielle “. Pour ne pas ” oublier ” les patriotes qui attendaient fermement que le chef de l’Etat balise les concessions faites à l’adversaire, Gbagbo a fait deux petites acrobaties. D’abord il promet d’user désormais de l’article 48 pour régler des situations exceptionnelles. Question de dire qu’à tout moment, il peut, soit mettre fin au pouvoir du premier ministre par exemple ou remodeler le gouvernement, ou simplement régner en maître absolu. Quand le chef de l’Etat ajoute que les élections seront organisées en octobre et que seul l’Institut national de la Statistique est habilité à faire le recensement, c’est quand même pour signifier qu’il tient la barre et qu’aucune autre structure ne viendra s’impliquer dans l’organisation des élections.

Et peut-être même que la victoire est possible pour lui. Juste un peu de calmant parce qu’il n’est pas très certain d’une part que les élections aient lieu en octobre ou que l’institut de la statistique soit maître du processus de confection des listings.

C.W.




N°495:Après le discours du chef de l’Etat à la nation: La classe politique divisée

L'intelligent d'abidjan 5:47 am

L’adresse du Chef de l’Etat à la nation, le mardi 26 avril 2005,
a suscité chez les acteurs de la scène politique, des réactions variées.

Ouassenan Koné (président du groupe parlementaire Pdci)
Pourquoi toujours moi ? Allez interroger les plus jeunes.

” Nous sommes vieux maintenant. Nous devons passer le relais aux plus jeunes, auxquels vous devez vous habituer maintenant “.

Dosso Valy (Pdci)
” Gbagbo a handicapé la Cie ”

” Le président de la République a vidé la Cei de sa substance, en donnant pouvoir à l’Institut national de statistique (Ins) d’établir les cartes d’électeurs “.

Gnamien Yao (ancien ministre)
” Ne crions pas très tôt victoire : ”

” En tant que simple citoyen, je me rejouis de ce que les résolutions prises, connaissent un début de mise en oeuvre. Mais comme un gros malade, la convalescence prendra du temps. Et, je demande à tous les Ivoiriens de rester sereins. On vient de comprendre que c’est à nous de résoudre nos problèmes. Mais il est trop tôt pour crier victoire. Attendons les résultats des élections d’octobre 2005, pour le faire. ”

Déhé Gnahou (député Fpi)
” Le discours est musclé mais satisfaisant ”

” Cette décision a rencontré mon agrément, parce qu’étant de ceux-là mêmes qui souhaitent que la constitution ne soit pas touchée. En usant des prérogatives que lui confère l’article 48 pour déclarer tous les signataires de Marcoussis éligibles, je pense qu’il a fait son devoir. Il faut vraiment que nous quittions cette guerre. Nous également à notre niveau nous ferons notre devoir en votant toutes les textes. Certes en votant utile. Le discours est musclé mais je l’accueille favorablement. Si tous sont éligibles et qu’on arrive à la paix, nous verrons par la suite ce qu’il y a lieu de faire. ”

Siméon Kpanhi (Jmfa)
” Je crains que le président n’abuse de l’article 48 ”

” En acceptant la candidature d’Alassane Ouattara, c’est la voie de la paix qui est ouverte. J’en tire une certaine satisfaction. Cependant au niveau du Mfa, nous nous inquiétons de la transparence des élections à venir. Surtout que le président de la république s’est appuyé sur cet article 48, pour donner mandat à l’Ins de produire les listes et les cartes d’électeurs, au détriment de la Cie qui, logiquement est habilité à le faire. En clair, nous disons que l’article 48 dont dispose le président, lui a permis de faire un pas vers la paix. En même temps, nous craignons qu’il en abuse pour freiner le processus “.

Djédjé Mady (secrétaire général du Pdci)
” Nous prenons acte. Nous nous prononcerons demain sur la question. Pour le moment, nous prenons acte “.

Blé Guirao (Judpi)
” Le discours globalement va dans le sens de Pretoria. Il contient cependant des pièges et des menaces. Nous le savons et nous sommes sereins. Nous sommes vigilants “.

Kouakou Abonouan (Cnckb)
” Que ce soit le discours du président, que ce soit la lettre du médiateur ou que ce soit les accords de Pretoria eux-mêmes, il s’agit d’une seule chose. Faire des arrangements pour organiser coûte que coûte les élections. Or nous estimons qu’il faut créer les conditions d’une paix durable et non couvrir des plaies “.
Il faut faire en sorte de mettre fin aux souffrances des populations. Autrement nous restons secptiques.

Propos recueillis
par S. Z. et K. S.




N°495:Paris salue la décision de Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 5:45 am

Le porte-parole du Quai d’Orsay s’est prononcé, hier, sur l’allocution du président Gbagbo, le 26 avril 2005. Dans l’ensemble, Paris a exprimé sa satisfaction.

(Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé hier soir qu’il autorisait les partis signataires de l’accord de Marcoussis à présenter les candidats de leur choix à la présidentielle d’octobre. Cette décision vous satisfait-elle ? A vos yeux, quel devrait être le rôle de l’ONU dans l’organisation du scrutin ?)

Nous saluons la décision annoncée hier par le président Gbagbo à propos de l’éligibilité aux prochaines élections présidentielles. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’accord de Pretoria, dont la France soutient la mise en œuvre dans toutes ses composantes.

S’agissant du rôle de l’ONU dans l’organisation du scrutin, qui est évoqué dans l’accord de Pretoria, ses modalités font actuellement l’objet de discussions à New York.




N°495:Thabo Mbeki : “La Côte d’Ivoire est sur le chemin de la paix”

L'intelligent d'abidjan 5:44 am

La décision du président ivoirien, Laurent Gbagbo, d’autoriser son principal opposant, Alassane Ouattara, à se présenter à l’élection présidentielle d’octobre, “va amener la paix” en Côte d’Ivoire, a estimé, hier mercredi, le président sud-aricain Thabo Mbeki. Cette décision, annoncée mardi par M. Gbagbo à la demande du chef de l’Etat sud-africain, “va amener la paix au peuple de Côte d’Ivoire”, a déclaré Thabo Mbeki, médiateur de l’Union africaine (UA) dans la crise ivoirienne, lors d’un meeting à Durban (est). “C’est une annonce très importante, car cela signifie que le peuple de Côte d’Ivoire se dirige vers la paix, vers la démocratie”, a-t-il ajouté, cité par la radio publique SAFM (…).

A Marcoussis, dans la banlieue parisienne, les protagonistes de la crise avaient, en janvier 2003, signé un accord destiné à ramener la paix en Côte d’Ivoire. En acceptant la candidature de tous les signataires de cet accord, dont Alassane Ouattara, M. Gbagbo s’est plié à la demande impérative du président Mbeki dont il avait accepté l’arbitrage. La mise à l’écart de M. Ouattara, un musulman d’origine du Nord, à la présidentielle de 2000, pour “nationalité douteuse”, est au coeur de la crise politico-militaire qui secoue la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.

AFP




N°495:Tout sur le scénario qui panique le FPI

L'intelligent d'abidjan 5:43 am

Le Comité central du Front populaire ivoirien (FPI), réunit à Abidjan, le 20 avril 2005, ” demande à nouveau et avec insistance le départ des forces de l’opération Licorne, discréditée et disqualifiée par les massacres qu’elles ont perpétrés en novembre 2004 sur les populations civiles ivoiriennes ; prévient que leur présence constitue un risque majeur pour le processus de paix et dégage toute responsabilité pour tout ce qui pourrait advenir à l’occasion des élections d’octobre 2005 “. Le parti du président Laurent Gbagbo a fait du départ de la force française de l’opération Licorne, son cheval de bataille.

Dans la réalité, le parti au pouvoir redoute un scénario qui pourrait mettre à mal son maintient au pouvoir. Ainsi, le schéma togolais pourrait se reproduire en Côte d’Ivoire. Dans le cadre d’une élection ouverte, remportée par le président Gbagbo, l’opposition, conduite par Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié pourraient crier à la fraude et créer une situation insurrectionnelle. Face à cette situation, la force Licorne, comme en novembre 2004, pourrait entrer en action, dans l’objectif de neutraliser les jeunes patriotes, partisans de Gbagbo. Ce qui permettrait à l’opposition d’arracher le pouvoir.

Pour les partisans du chef de l’Etat, la force française constituerait une sérieuse menace dans le duel qui pourrait opposer, en octobre 2005, le régime en place à son opposition.

V.D.




N°495:UNE : Menace sur les accords de Pretoria: ADO dit non à Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 5:22 am

24 heures à peine après son discours à la nation, une polémique grave a vu jour entre le président Gbagbo et son principal adversaire, le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara. Au cœur de la discorde, le champ d’exercice de l’article 48 de la constitution ivoirienne. Une sérieuse menace plane d’ores et déjà sur les accords de paix de Pretoria, du 6 avril 2005. Analyse.

” A compter de ce jour, et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l’article 48 de notre Constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances “, a tranché le président de la République, le mardi 26 avril 2005, à l’occasion de son discours à la nation.

Dans la même veine, le chef de l’Etat, en unique capitaine du bateau Ivoire, a donné mandat à l’Institut national de la statistique (INS), ” …et à lui seul, d’établir, dans les meilleurs délais, les listes électorales pour les élections générales de 2005 ”

En outre, le président Gbagbo demande à cette structure, qui n’est apparue nulle part, jusque-là dans le processus de paix, “d’établir, dans les meilleurs délais, les cartes d’électeurs avec au moins deux mentions spécifiques: la photo d’identité et l’empreinte digitale du titulaire “.

Ces mesures unilatérales du chef de l’Exécutif ont tout de suite provoqué l’inquiétude de son principal adversaire, le président du Rassemblement de républicains (RDR), Alassane Dramane Ouattara. Sur les antennes de RFI, hier, M. Ouattara a d’abord déploré que Laurent Gbagbo ait attendu trois semaines pour révéler le contenu du conclave de Pretoria. Mais, au-delà, ce sont les décisions unilatérales de Laurent Gbagbo qui sont dénoncées.

“A Pretoria, nous avons décidé, ensemble, que le processus électoral serait confié à l’Onu, avec les institutions existantes, – c’est-à-dire la commission électorale qui est chargée en fait de régler les problèmes de listes électorales et du processus électoral, et le conseil constitutionnel -, qui seraient encadrés par l’Onu. Ce serait une décision additive. L’ensemble des partis politiques ivoiriens aviseront. Parce que Laurent Gbagbo ne peut pas se permettre d’utiliser l’article 48 au-delà du règlement de l’article 35. C’est ce qui a été convenu à Pretoria et rien d’autre “, a expliqué le président du RDR.

Fort heureusement, en son point 16, l’accord de Pretoria indique la voie à suivre, en cas d’interprétations divergentes. ” En cas de différence d’interprétation sur tout ou partie du présent accord, les parties signataires du présent accord conviennent de s’en remettre à l’arbitrage du médiateur “. Thabo Mbeki doit donc intervenir, pendant qu’il est encore temps, afin de lever toute équivoque.
Vicky Delore

Organisation des élections : ce que dit Pretoria
L’accord de Pretoria, signé le 6 avril 2005 entre Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara, Seydou Elimane Diarra et Guillaume Soro, sous l’arbitrage du médiateur sud-africain, Thabo Mbeki, a tracé le canevas, pour l’organisation des futures élections en Côte d’Ivoire. Le tout est consigné au point 10 de l’accord, ci-dessous.

” 10. Les parties signataires du présent accord sont conscientes des difficultés et sensibilités liées aux élections.

En vue d’assurer l’organisation d’élections libres, justes et transparentes, elles ont admis que les Nations Unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission Electorale Indépendante. A cet effet, elles ont donné mandat au Médiateur, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, d’adresser une requête aux Nations Unies, au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l’organisation des élections générales.

Les parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations Unies en ce qui concerne le Conseil Constitutionnel.

Les Nations Unies doivent s’assurer à ce que leur mission d’intervention sollicitée soit appuyée par un mandat et des pouvoirs appropriés à l’accomplissement de leur mission. ”

V. D.




N°495:L’article 48, un véritable danger, si…

L'intelligent d'abidjan 5:19 am

” Art. 48. Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit “.

Dans une déclaration en date du 26 avril 2005, la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), s’inquiète des dérapages qui pourraient découler d’un usage abusif de cette disposition constitutionnelle. ” L’article 48 est un moyen d’exception pour résoudre une crise ponctuelle (limitée dans le temps). Mais, appliqué dans le contexte actuel, l’aricle 48 posera au moins trois interrogations : 1- Les conditions de son application qui sont commutatives) sont-elles réunies ?

2- Le champ d’application de cet article se bornera-t-il uniquement à la recevabilité et à la validation de toutes les candidatures à la présidence de la République ou s’étendrait-il à tout le processus électoral?

3- Le détenteur de ce pouvoir exorbitant ne pourrait-il pas être tenté de l’interpréter également à son profit ? ”

En réalité, toujours selon la Lidho, “amener le président de la République à recourir à l’article 48 de la constitution dans les conditions non requises lui donnerait un excès de responsabilité dont les conséquences seraient lourdes au regard du droit, devant le peuple et l’histoire “.

V.D.




27/4/2005

N°494:CULTURE :Mode Après le Faro faro, voici le Fouka Fouka !

L'intelligent d'abidjan 4:34 am

La samedi 9 avril 2005, le maquis ‘‘Foochy’s’’ sis à Adjamé (en face de la mairie) a servi de cadre au défilé de mode du styliste-modeliste Christian Flo qui vient de mettre sur le marché sa nouvelle trouvaille : l’habillement en Fouka fouka.

Christian Flo, la vingtaine à peine, a de la suite dans les idées. Nouveau venu dans le monde de la haute couture, il vient de créer des modèles dont les jeunes raffolent. Et pour vulgariser ses œuvres, un défilé de mode lui a permis de présenter au grand public sa nouvelle collection. Admirablement porté par de jeunes mannequins, les pantalons, chemises, camisoles, robes, etc sont des chefs d’œuvre. Aussi, met-il à la disposition de sa clientèle, des sacs à main, des chaussures, etc. Le bleu, le blanc, le vert sont ses couleurs préférées. Sans choquer, ni griser l’extravagance, le Fouka fouka de Flo ne laisse personne indifférent. Juste ce qu’il faut pour nourrir l’imagination des chevaliers vaillants.

Expliquant ce nouveau style, Christian Flo dit que ‘‘le créateur ne doit pas réaliser des modèles non accessibles à ses clients. Tout en prenant soin de ne pas rompre l’harmonie des couleurs, il doit se mettre à la portée de toutes les bourses’’. Flo utilise le kita industriel, le sac et le tissu, le pagne etc. sorte de fantaisie qui donne un air de gaieté et de clarté. Le fouka fouka se porte facilement, tant en robe qu’en jean. Après ce défilé, ce jeune styliste compte se rapprocher progressivement de ses devanciers, par la qualité de son travail.

Euloge Anoh




N°494:SPORTS : Football : Racisme sur les stades Les Ivoiriens n’y échappent pas

L'intelligent d'abidjan 4:33 am

Jouer aujourd’hui sur les stades européens n’est plus une sinécure pour les joueurs noirs. Pas qu’ils ne sont pas pétris de talent, mais simplement parce qu’ils deviennent de plus en plus indésirables.

Les comportements racistes envers les joueurs africains, en général, et ivoiriens en particulier, deviennent légion malgré les interpellations du président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter. Et plus récemment, la dénonciation faite par le roi Edson Arantes Donacimento (Pélé) dans l’interview accordée au site Fifa.com.

Ces interpellations ressemblent fort à des coup d’épée dans l’eau, tant le racisme gagne du terrain sur les différents stades européens. Et les supporters espagnols se taillent la part du lion dans ce nouveau mode comportemental d’un autre âge. Il ne se passe de week-end footballistique dans la Liga sans qu’un joueur de couleur ne soit la victime des ultras.

L’international camerounais, Samuel Eto’o Fils, a fait les frais de ces barbares, après la sortie victorieuse de son équipe, le Fc Barcelone, contre le Réal. Le mutisme de la fédération espagnole de football semble avoir donné des idées à tous ceux qui développent en eux les germes du mépris de l’autre et de la xénophobie.

Les joueurs ivoiriens n’échappent pas à la règle. Félix Ettien Dja qui évolue à Levante dans la Liga espagnole a eu récemment un match très mouvementé. A chacune de ses touches de balle, les supporters poussaient des cris de singe.

En championnat de Roumanie, où évolue le jeune Mariko Douada, la situation n’est guère reluisante. ” Je suis dégoûté de la Roumanie “, confiait Mariko. Selon lui, le public roumain est hostile aux joueurs de couleur. “En Roumanie, vous êtes considéré bon ou mauvais sur le terrain, selon la couleur de votre peau, et non en fonction de vos performances. Les supporters m’insultent pendant les matches, ainsi que ma femme dans les rues de Craiova”, indique-t-il.

Pire, les autorités, elles-mêmes, suscitent ces comportements pervers. Selon la BBC, Antonie Solomon, le maire de Craiova, a déclaré le week-end dernier dans la presse roumaine que les mauvais résultats du club sont du fait des joueurs noirs.

Il est temps donc que la Fifa se penche sérieusement sur ce phénomène, qui est en train de gagner du terrain dans le milieu du football. Car, le sport doit être un facteur de rapprochement et non de division.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°494:La balle dans le camp d’Ado et Soro

L'intelligent d'abidjan 4:32 am

‘‘Acceptera ou n’acceptera pas. Il a fini par donner un peu’’. Ainsi, le président Laurent Gbagbo a rendu officiel hier ce qui se chuchotait depuis la signature des accords de Pretoria : Eligibilité. ‘‘Tous les candidats à la présidentielle de 2005 sont à titre exceptionnelle et uniquement pour octobre 2005 éligibles. ‘‘Alassane Dramane Ouattara, peut s’il le désire présenter sa candidature” a dit Laurent Gbagbo. Le chef de l’Etat, après sa concertation avec les forces vives de la nation qui lui ont demandé sa part de sacrifice pour sortir de la crise qui perdure depuis septembre 2002, amis (malicieusement) la balle dans le camp du président des républicains, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, secrétaire général du Mpci. La finalité étant d’aller à la paix et de retrouver le climat de stabilité, Ado est invité à venir battre campagne sur le territoire et les régions de ceux qui lui ont longtemps collé l’étiquette de financier de la rébellion. A Guillaume Soro, la mission confiée est le désarmement de ses troupes. Même si officiellement Gbagbo, n’a pas dit la fin de la guerre, Soro accordera-t-il un crédit à la décision de Laurent Gbagbo.

K.S




N°494:Gbagbo refuse de se faire harakiri

L'intelligent d'abidjan 4:31 am

C’est donc connu. Alassane Dramane Ouattara sera candidat à la présidentielle d’octobre 2005. C’est la substance du discours à la nation de Laurent Gbagbo lu hier au journal télévisé de 20h. il a donc fait usage de l’article 48 de la constitution, comme l’a souhaité le médiateur Mbeki. Mais ‘‘à compter de maintenant… je donne mandat à l’institut national des statistiques et à lui seul, d’établir… les listes électorales pour les élections générales de 2005…. J’ordonne par la même occasion, à l’institut nationale des statistiques d’établir, dans les meilleurs délais, les cartes d’électeurs avec au moins deux mentions spécifiques : la photo d’identité et l’emprunte digitale du titulaire’’, a précisé dans son discours le chef de l’Etat. Ces deux précisions sont de tailles. Parce qu’elles lui permettent de ne pas se livrer les armes à la main…

Barthélemy Téhin




N°494:La pression sur l’Onu, l’assemblée nationale et le conseil constitutionnel

L'intelligent d'abidjan 4:31 am

Le président Laurent Gbagbo a parlé. De loin, son discours d’hier était le plus attendu de tous ses messages à la nation. Il a pris des décisions d’ouverture qui ne violent pas pour autant, dans le fond, la Loi fondamentale. La balle est désormais dans le camp de l’Onu, du conseil constitutionnel et de l’Assemblée nationale. Déjà, hier, le conseil de sécurité de l’Onu a tenu une réunion publique sur la situation ivoirienne. L’Onu va trancher le 4 mai prochain par des résolutions, sur les problèmes du mandat de l’Onuci et de la force Licorne et des élections. Pour ce dernier point le conseil constitutionnel est aussi beaucoup attendu. Il sera sans doute demandé au président Yanon Yapo et ses collaborateurs d’oublier l’article 98 pour valider la candidature du mentor du Rdr, au nom de la paix. En attendant, l’assemblée nationale doit se réunir pour examiner les propositions-décisions du président de la république.

A.L.O




N°494:SOCIETE: Renforcement des capacités des établissements sanitaires Un centre d’évaluation créée

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

L’assemblée constitutive du Centre d’évaluation en santé et d’accréditation (Cresac-Santé) s’est tenue le lundi 25 avril 2005 à l’hôtel Ivoire de Cocody.

“Mettre en place un pôle d’excellence régional en formation et en recherche dans les domaines de l’évaluation en santé et de la promotion de l’assurance qualité”.

Tel est l’objectif que s’est assigné l’université de Cocody, en initiant le projet de création d’un Centre régional d’évaluation en santé et d’accréditation (Cresac-santé), en partenariat avec quatre autres universités africaines francophones : universités de Dakar (Sénégal), Parakou (Bénin), Libreville (Gabon) et Yaoudé (Cameroun). Financé par l’Agence universitaire francophone (Auf), ce centre a vu le jour lors de l’assemblée constitutive qui s’est tenue le lundi 25 avril 2005 à l’hôtel Ivoire de Cocody.

Au cours de cette assemblée, Daniel Sess chef de ce projet, a affirmé qu’il s’agit de mettre en place un système régional susceptible de promouvoir la qualité, l’évaluation en santé, et la certification ou l’accréditation des prestations dans les établissements sanitaires en Afrique. Et précisément en Afrique francophone. Ce, en vue de faire face aux nombreux défis de la mondialisation. Lancé depuis le 9 février 2004 et soutenu également par l’université de Bordeaux II (France), ce projet, selon M. Sess, a permis d’atteindre un certain nombre de résultats. Ce sont la formation d’au moins 125 formateurs en qualité et en évaluation en santé. La mise en place d’une unité d’évaluation en santé et en qualité (Uesaq) par pays, avec à leur tête un bureau et l’élaboration des textes réglementaires pour la création d’un Institut d’évaluation en santé et en qualité (Iesaq) par l’université de Cocody, pour ne citer que ceux-là. Cette première phase acquise, l’amorce de la seconde requiert, selon M. Sess, un plaidoyer auprès des institutions financières et autres donateurs potentiels, pour obtenir des financements pour la création définitive du Cresac.

Tous ces résultats obtenus par les enseignants et chercheurs des 5 Etats initiateurs ont été salués par les personnalités présentes à cette assemblée. Ce sont notamment les ministres Fofana Zemogo de l’Enseignement supérieur, Mabri Toikeusse de la Santé et Emmanuel Monnet de l’Energie et des Mines ; Bonaventure N’Do, directeur régional de l’Auf et l’ambassadeur du Cameroun en Côte d’ Ivoire. Pour toutes ces personnalités, ce projet est un exemple de coopération et d’intégration entre les Etats africains, en vue de relever tous les défis de la santé dont le sida et le paludisme.

L.J




N°494:L’argent arrive

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

Déjà au premier trimestre de 2005, l’on enregistre un niveau d’investissement de 64 milliards de Fcfa contre 46 milliards pour toute l’année 2004. Ce que le Dg du Cepici juge positif pour la Côte d’Ivoire, qui doit continuer de rassurer les opérateurs économiques. Les secteurs d’activité les plus attractifs, en ce moment, sont, selon le Pr Tchétché, les télécommunications, l’industrie agro-alimentaire, le tourisme. Qui ont enregistré respectivement un volume d’investissement de 42 milliards, 12 milliards de et 2,7 milliards de Fcfa. Ils sont suivis du secteur du gaz et du pétrole, qui remontent en force. Cette relative progression des investissements est la conséquence de la volonté des parties en conflit d’aller à la paix. Si cette volonté se concrétise, l’économie ivoirienne reprendra sa place d’antan. “Je veux faire du Cepici une agence forte”, a conclu M. Tchétché.

H.K




N°494:ECONOMIE : InvestissementsLe défis qui attendent la Côte d’Ivoire

L'intelligent d'abidjan 4:27 am

Le 4 mai prochain, au Sofitel d’Abidjan, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici) organisera une table ronde sur le thème : “Promotion des investissements en Côte d’Ivoire en période poste conflit : quelles stratégies ?”. En prélude à ce rendez-vous d’échanges et de recherches de stratégies pour la relance des activités économiques, le directeur général du Cepici a animé une conférence de presse hier matin à l’hôtel Sofitel d’Abidjan.

L’objet de la conférence, selon professeur Tchétché, est de présenter les enjeux de cette table ronde et de présenter les défis qui l’attendent. En effet, le Cepici, de par ses missions, est appelé à faire la promotion des opportunités d’affaires en Côte d’Ivoire à l’extérieur, à encourager l’investissement en Côte d’Ivoire et à suivre les potentiels investisseurs. Au regard de ces missions, pour le professeur Tchétché, sa structure ne doit pas restée inactive. Mais, elle doit plutôt s’activer pour accompagner la Côte d’Ivoire dans cette phase de sortie de crise, où les opérateurs économiques ont besoin d’être rassurés. Rassurés que les protagonistes renoncent à la guerre et que les conditions minimum de garantie sécuritaires sont mises en place. C’est le sens, explique-t-il, de la tenue de cette table ronde. Qui va rassembler tous les acteurs de la vie économique.

Quatre ateliers seront à l’ordre du jour. Le premier relatif à l’environnement juridique et judiciaire des investissements, sécurité des biens et de personnes, va permettre aux participants de redéfinir un nouveau cadre juridique et judiciaire susceptibles d’attirer davantage les investisseurs. Les réflexions sur ce premier volet prendront également en compte le nouveau code des investissement, élaboré par le ministère de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé.

Le deuxième atelier, lui, a trait aux opportunités et contraintes d’investissement. Il s’agira ici, entre autres, de créer un cadre d’informations des opérateurs économiques sur les potentialités et les opportunités d’affaires. Le troisième atelier dont l’objectif est de recueillir des protestations susceptibles de permettre le repositionnement du Cepici, a pour thème : “Quelle agence de promotion des investissements en période post-conflit”.

Enfin, le 4e atelier porte sur les médias et promotion des investissements en période post-conflit. A propos justement de ce dernier atelier, le professeur Tchétché entend créer une plate-forme d’échanges. Ce qui, selon le Dg du Cepici, va permettre de promouvoir un tant soit peu, l’investissement en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, il compte y impliquer les patrons de presse. Le réel combat du Dg du Cepici aujourd’hui, est de faire en sorte que l’image de la Côte d’Ivoire soit réhabilité à l’extérieur et que cela puisse rejaillir sur l’économie nationale, par une augmentation du volume des investissements. Pour atteindre cet objectif, le premier responsable du Cepici invite toutes les forces vives à s’inscrire dans la logique de la sortie de crise. Car, pour lui, ce qui fait la force d’un pays, c’est son économie.

Honoré Kouassi




N°494:Obsèques de Robert Guéï Mabri se rend à Kabacouma

L'intelligent d'abidjan 4:26 am

Comment et quand, le père fondateur de l’Udpci et père de la IIème République, sera-t-il accompagné dans sa dernière demeure ? Pour en discuter, le ministre de la Santé et président de l’Udpci, Albert Toikeusse Mabri, se rend en fin de semaine à Kabacouma, village natal de feu le général Robert Guéi. Il a pris cette décision le lundi 25 avril à Cocody, lors d’une rencontre avec les fils de Kabacouma.

Dans une rencontre qu’ils ont voulue fraternelle, les parents de feu le général Robert Guéi étaient chez le nouvel homme fort de l’Udpci, Albert Toikeusse Mabri. Le motif de la visite, le féliciter et l’encourager pour son élection à la tête du parti. Mais, surtout, l’inviter à Kabacouma, pour discuter des obsèques du général Guéi, tué aux premières heures de l’attaque de la Côte d’Ivoire, le 19 septembre 2002. ” L’invitation, nous y pensions “, leur a répondu le président de l’Udpci, qui a estimé que cette question des obsèques ne pouvait pas de se décider à Abidjan. Mais, dans la case sacrée. ” Nous répondons dès le week-end à cette invitation “, a-t-il ajouté. Mais pour le ministre, le plus dur reste à faire : gérer le lourd et multiforme héritage de Robert Guéi. Mais ” nous n’allons pas baisser les bras “, a-t-il confié. A cette rencontre, le ministre était entouré de tous les fidèles du général, avant sa disparition.

S.Z.




N°494:Investiture Fpi Boundiali Mamadou Sanogo pour la reconquête du Nord

L'intelligent d'abidjan 4:25 am

Le secrétaire national savanes 2 du Fpi a procédé, le samedi 23 avril 2005, à l’investiture du bureau de la coordination départementale de Boundiali. C’était au siège du parti à Koumassi zone 4c.

C’est Mamadou Sanogo, président de cette coordination qui a ouvert la série des allocutions. Il a remercié le parrain, le professeur Mamadou Koulibaly, ainsi que toutes les bonnes volontés qui ont permis la tenue de la cérémonie. A l’assistance, il a dénoncé l’intoxication dont ont été victimes les populations du Nord. ‘’Un individu, en mal de nationalité, avec l’appui de la France, a attaqué et divisé la Côte d’Ivoire’‘, a souligné M. Sanogo. Les musulmans et les nordistes ont, selon lui, les plus intégrés dans ce pays, et le président Laurent Gbagbo a toujours fait de leur bien-être un de ses credo. C’est pourquoi une de leur mission prioritaire serait d’expliquer la vraie réalité, non seulement à leurs parents dans le nord, mais aussi à ceux dans le sud. Le moment lui semble le plus propice, car à Boundiali d’où il est originaire, la guerre les a ramenés à l’âge de la pierre. La régression au plan économique, sanitaire, sociale y est fulgurante. Ces populations, ayant tout compris, réclament aujourd’hui le désarmement et la réunification du pays.

Le professeur Dramane Koné (secrétaire chargé des savanes 2), à son tour, a souligné la nécessité pour le Fpi de multiplier ces mouvements, afin d’aller à la reconquête du nord. Les frontistes, a-t-il souligné, devront s’armer de beaucoup de détermination pour préparer la résistance et leur retour au nord. L’investiture a été faite par M. Miaka Ouretto, secrétaire général du Fpi. Il a félicité tous les membres pour leur abnégation et les a engagés à se mettre immédiatement au travail, pour la victoire du Fpi aux prochaines élections.

O. G.




N°494:Abdoulaye Coulibaly, candidat Rjr “Le bilan d’Odjé Tiacoré est nul”

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

Le candidat Abdoulaye Coulibaly, investi par la coordination Rdr de Ferkéssedougou hier au siège du Rdr à Yopougon. C’était au cours de la cérémonie de lancement de sa campagne.

La course au fauteuil de président de la jeunesse du Rdr bat son plein. Abdoulaye Coulibaly, l’un des prétendants au trône, a ouvert sa campagne hier mardi 26 avril 2005 à Yopougon, en présence du maire de Ferkéssedougou et ” des amis du G7 “, venus le soutenir. Après les présentations d’usage faites par Sié Coulibaly , son directeur de campagne, le candidat de Ferké a immédiatement ouvert son sac. ” Le Rdr est né à partir d’un vilain sentiment : la frustration. Elle a engendré un élan de mobilisation. Avant d’aller à cette élection de président du Rjr, il est important de faire le bilan de notre lutte. Malheureusement, ce bilan est négatif. Car, le Rdr craint pour sa capacité de mobilisation et d’accomplissement d’actions spontanées est abonné à l’opposition sans fin. On ne peut pas naître d’une situation de frustration pour s’accommoder de martyrs. Il faut dès aujourd’hui insuffler une nouvelle dynamique au Rjr, à l’image de la base. Parce que beaucoup de ressorts sont cassés “, a constaté M. Coulibaly.

Pour atteindre cet objectif, le candidat de Ferkéssedougou propose un programme d’actions en quatre grands chapitres : l’organisation de la jeunesse, sa formation, la mobilisation et une politique de rapprochement du Rjr avec les autres structures partageant ses idéaux. S’il est élu, Abdoulaye Coulibaly entend se différencier de ” ceux qui lancent des mots d’ordre et rentrent à la maison ” sans avoir atteint les objectifs assignés. ” Si Ado est le candidat de l’étranger, comme on le dit de plus en plus, ceux qui nous dirigent actuellement sont des candidats de la calamité et de la catastrophe” a-t-il conclu.

Barthélemy Téhin




N°494:Clubs de soutien à Ado et direction du Rdr Il y a de la bagarre dans l’air

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

Après le sommet de Pretoria, un communiqué paru dans la presse, signé de M. Kafana, au nom de la secrétaire générale du Rdr, a jeté le doute parmi la Coordination nationale des mouvements, associations et clubs de soutien à Ado et au Rdr. C’est en réponse à ce communiqué que Adama Dembelé, président de cette coordination a tenu un point de presse hier mardi au Centre culturel d’Abobo, afin de protester vivement. Le communiqué disait en substance : ” L’exercice d’une fonction au sein du parti est incompatible avec l’appartenance à un mouvement de soutien “. M. Dembelé a voulu rappeler à l’assistance que c’était à la demande de Ado et du ministre Bechio, que le vendredi 14 juillet 2000, est né une coordination nationale de quatre vingt seize clubs de soutien. Le président de la coordination a protesté contre la démobilisation, au moment où a sonné l’heure de la mobilisation, de l’information et de la sensibilisation sur le terrain. A l’unanimité, les membres de la Coordination nationale des mouvements, associations et clubs de soutien veulent exprimer leur désapprobation vis-à-vis de cette décision.

S’appuyant sur les statuts du Rdr, le conférencier a soutenu que “l’appartenance d’un responsable de structure du Rdr à un mouvement de soutien à Ado et à ce même parti, ne gène en rien le bon fonctionnement de cette formation politique “. Chose d’ailleurs, qui se voit dans les autres partis politiques. Cette décision du bureau est pour lui mal venue, à moins qu’elle n’ambitionne de déstabiliser les mouvements et clubs de soutien et de fragiliser le parti à la base. En conclusion, pour la coordination : ” Si une loi crée la division au sein d’une nation, la sagesse recommande qu’elle soit suspendue ou abrogée, de même si une décision provoque une levée de bouclier au sein du parti il est impératif de la retirer’’. La coordination, par la voix de M. Dembelé, affirme se mettre au-dessus de ces contingences et aller jusqu’au bout ; c’est-à-dire jusqu’à la victoire finale d’Ado à la présidentielle d’octobre 2005.

Olivier Guédé




N°494:Crise Ivoirienne :Les dernières exigences de Mbeki

L'intelligent d'abidjan 4:23 am

A l’invitation du médiateur de l’Union Africaine, Philippe Mangou pour les FDS, Chérif Ousmane pour les FAFN et leurs collaborateurs sont à Pretoria. De bonnes sources, Thabo Mbeki veut s’entretenir avec eux pour obtenir des dates précises et définitives sur le désarmement. Le médiateur Sud-africain ne veut pas de retard dans le processus. Main de fer dans un gant de velours, il avance et fait savoir à ses interlocuteurs qu’il n’est pas question de ruser ni de tergiverser.

Au retour de Pretoria, à l’instar des acteurs politiques, les acteurs militaires prendront des engagements fermes et définitifs. Ils devront dire au médiateur Sud-africain, les difficultés rencontrées et les craintes ressenties dans le cadre du processus de fin de guerre et du désarmement des belligérants. Thabo Mbeki sait que cette étape a besoin d’un soutien psychologique. Il compte donner des gages et des garanties mais en retour il a prévenu Philippe Mangou, Chérif Ousmane futur chef d’état-major des FAFN : ” Il imposera les dates et les moyens coercitifs s’ils refusent de collaborer et de coopérer avec bonne foi”.

Charles Kouassi




N°494:La tension monte à l’Ouest Wê et Burkinabé aux prises à Guiglo

L'intelligent d'abidjan 4:22 am

La situation est explosive dans la région de Guiglo. Les gueré ne veulent plus de Burkinabé dans leurs forets.
Plus de 5000 paysans gueré ont envahi hier, en provenance des villages, la ville de Guiglo dès les premières heures de la journée. Une fois rassemblée cette foule compacte a menacé d’aller déloger les déplacés de guerre burkinabé basés à Guiglo. Selon le chef Maho Glofiéhi, président de l’union des chefs traditionnels de l’ouest ; adjoint au maire et président du Flgo que nous avons eu au téléphone, ‘’les populations wê sont venues manifester leur ras-le-bol. Depuis un mois, des tueurs en provenance de la zone rebelle passent par la forêt classée de Scio, dans le secteur Cib, pour s’attaquer aux planteurs gueré. Au jour d’aujourd’hui, nous avons enregistré trois morts. Il y a eu un tué à Douédi-Goazon ; un à Kaadé et un autre à Guinkin. Et chaque fois, les tueurs coupent le bras droit de leur victime et l’emportent avec eux. Le dernier cas remonte au lundi 25 avril 2005. Devant l’incapacité des autorités à résoudre cette question, les populations victimes sont passées à l’acte’‘. Mais pourquoi les paysans gueré ont-ils menacé de s’en prendre aux burkinabé, étant donné que les tueurs ne sont pas formellement identifiés ? ‘’La zone dans laquelle s’opèrent ces tueries est celle d’où sont partis les burkinabés réfugiés à Guiglo. C’est la zone où sont leurs plantations. Et ceux qui sont tués sont les voisins immédiats des plantations de burkinabés. Les paysans gueré affirment donc que ce sont les parents desdits burkinabés déplacés qui sont en zone rebelle qui viennent commettre ces crimes. Ou ce sont ces burkinabés déplacés eux-mêmes qui sortent de Guiglo pour aller commettre ces meurtres. Raison pour laquelle ils veulent chasser les burkinabé et autres dioulas’’, a commenté le chef Maho. Il a conclu que les paysans sont en train de regagner leurs villages, après son intervention et celle du colonel Yédess des Fanci. Qui a d’ailleurs mis ses cargos à contribution pour le retour des paysans dans leurs villages. D’autres sources proches de la mairie affirment que ces actes de représailles des populations gueré en colère sont aussi dirigés contre des baoulés ayant des plantations dans cette région. On le voit, c’est un dossier explosif que les autorités doivent gérer avec rigueur.

Barthélémy Téhin




N°494:PDCI France : Les militants souhaitent la présence de Bédié aux réunions

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

La nouvelle déléguée générale de France, Mme Léontine Howa, a officiellement présenté son bureau le samedi 23 avril dernier à Paris dans une salle archi comble. Au nombre des nominations, celle de l’ancien député maire de Bouaké, M. Blédou Konan, considéré comme un dinosaure du PDCI, a retenu particulièrement l’attention de tous.

Si la première rencontre convoquée par Mme Léontine Howa n’avait pas drainé du monde, la seconde, elle, a connu un succès qui a dépassé ses attentes. La salle du 2 – 4, rue Rouvet du 19ème de Paris était devenue trop exiguë pour contenir le monde. Adule, la nouvelle patronne du PDCI France ne trouvait pas les mots justes pour exprimer son satisfecit. ” Je suis fière et très heureuse de votre forte présence de ce jour ” Pour relancer la machine politique du PDCI en Hexagone qui a longtemps souffert des querelles intestines, elle s’est donnée les moyens humains. La composition de son bureau illustre bien les ambitions qu’elle s’est assignées, surtout que ses détracteurs l’attendent bien sûr au pied du mur. Ainsi, dans ce bureau que d’aucuns ont jugé de trop étoffé, la présence de l’ancien député maire de Bouaké, M. Blédou Konan donne un crédit de confiance et un cachet spécial à la délégation de Paris. Prenant la parole Konan Bledou a fait savoir son intention de faire bénéficier de son expérience à la délégation de France par des formations politiques pratiques. Hormis ces atouts qui augurent de la redynamisation de la représentation du PDCI de France, certains obstacles devront être opiniâtrement levés. Il s’agit entre autres de bannir les mauvais sentiments, les frustrations encaissées par ses adversaires après sa nomination et de ramener la cohésion d’antan en un temps record au sein de sa délégation. Etant bien entendu que les élections présidentielles n’auront lieu que dans six mois seulement. Un responsable chargé de la médiation a été expressément nommé à cette tâche pour recoller les morceaux dispersés. Cependant, il reste qu’au vu de l’ampleur des difficultés, certains militants ont souhaité que le président Bédié qui réside à Paris, use de son autorité pour réconcilier ses militants. Quand d’autres souhaitaient, eux, que le patron du PDCI honore enfin de sa présence une réunion de son parti sur les bords de la Seine. Une demande à lui adressée qui date depuis le temps de son exil après le coup d’Etat du 24 décembre 1999, à laquelle il n’a malheureusement toujours pas accédé. Sa représentante a promis aux militants désabusés que ce sera chose faite avant son retour en Côte d’Ivoire. Après cela, un appel d’ordre à la mobilisation a été lancé aux militants après lecture de la feuille de route du président de leur parti. En entendant de mettre les pieds dans le plat, la première responsable politique du PDCI de France ratisse large pour redorer son blason afin de se faire accepter d’abord dans son propre camp avant d’aller chasser sur le terrain des autres partis politiques adverses représentés en France et l’électorat ivoirien en général, le plus important de l’étranger.


Koné André à Paris
(koneandreparis@yahoo.fr)




N°494:Singo Maniga mis aux arrêts

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

Le président du conseil d’administration de l’Unicagraci, une structure de la filière café-cacao est depuis hier mardi 26 avril 2005 gardé a vu par les autorités judiciaires de Gagnoa.

Selon les premières indiscrétions, l’interpellation du Pca de l’Unicagraci, Singo Maniga, fait suite à la délivrance à une tierce personne d’un chèque en bois de 14 millions de Fcfa dont il serait l’auteur. Singo a été souvent impliqué dans une affaire de faux et de détérioration de chèque. En 2003, une coopérative agricole de d’Apoisso s/p de Bianoua avait livré du cacao à l’Unicagraci de Singo Maniga d’une valeur de 9.307.350 Fcfa. Après le paiement de 3.000.000 Fcfa, les autres chèques émis ont été sans provision. A la vérité, tous les chèques émis par Singo Maniga étaient en bois. Une plainte signée de M. Yapi Ebé en date du 26 septembre 2004 avait été déposée contre lui. Selon une correspondance particulière, de nombreuses coopératives de l’ouest ont été en son temps victimes des agissements de Singo.




N°494:La Chronique de Zagbadi Agoua L’accord de Pretoria : le “oui” des Ivoiriens…

L'intelligent d'abidjan 4:19 am

Un accord. Un compromis, un minimum, en tout cas ce sur quoi des adversaires, des ennemis, des protagonistes dans un conflits conviennent au cours de discussions. A ce niveau ‘’d’accord complet, parfait ou minimum préalable’‘, on peut estimer que le conflit, objet de la discussion, est arrivé sur la bonne voie pour sa résolution. La suite et le reste ne sont plus qu’affaire de temps, de volonté et de bonne foi. Sinon, autour de la table des négociations, les parties au conflit se séparent, le plus souvent en queue de poisson, sine die, dans un climat lourd d’irritation, de méfiance, de scepticisme voire de pessimisme.

Linas Marcoussis avait été suivi de froncements de sourcils et de grincement de dents, Pretoria fut salué et applaudi de tous, participants et observateurs qui, depuis, ne tarissent pas d’éloges pour le ‘’génie politique’’ du médiateur Thabo Mbeki. L’opposition du G7 et les rebelles ne boudent pas leur contentement, loin s’en faut. Le chef de l’Etat qui a reçu les ivoiriens par corporations et par couches socioprofessionnelles, l’a fait dans les limites de ses devoirs et surtout de son rôle de responsable n°1 de la nation devant le peuple. Plus d’une semaine durant, on l’a vu, le peuple de Côte d’Ivoire a exprimé son ‘’oui’’ assorti de réserve légitimes très appuyées. C’est de bonne guerre ! Qui a dit que tout était lisse et parfait ici bas ! Pourtant, après la rencontre du chef de l’Etat avec les associations de jeunesses, le lundi 18 avril 2005, des confrères n’ont pas hésité à mettre à leur Une : ‘’Gbagbo a reçu ses clubs de soutien…’’ Ici, l’on n’a occulté le cri d’angoisse et de détresse d’une jeunesse ivoirienne face à un avenir assombri par la crise qui dure depuis bientôt trois ans, l’on a occulté cela, l’essentiel, l’important et le capital pour ne retenir que le folklore. Dommage ! Mais c’est surtout cela, le journalisme ivoirien. On a vu par la suite, après le lundi 18 avril, toute la Côte d’Ivoire se transformer en un ‘’vaste et gigantesque’’ club de soutien à Gbagbo Laurent. Simple question de ‘’flair’’ journalistique c’est-à-dire, de la capacité de discernement et d’anticipation quand la suivie et même la vie de la nation sont en jeu.

Enfin !... Voilà donc le chef de l’Etat tout a fait édifié, revigoré et fort, parce qu’adossé au rempart du peuple souverain, pour livrer son message-réponse à la décision du médiateur de l’union africaine. C’est seulement dans quelques heures, le ‘’oui, d’accord’’ du peuple ivoirien à Thabo Mbeki. Après, le reste, ce sera l’affaire du temps et de l’intelligence des hommes.

zagbadiagoua@yahoo.fr




N°494:La revue de la presse: Demain il fera jour…

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

Hier, les journaux ont rendu compte des rencontres entre le président Gbagbo et les couches sociales de lundi : Feuilletons-les ensemble.

‘’Le Nouveau Réveil’’ annonce la présence incertaine des députés du G7 au palais. La raison, la non-retransmission en direct de leur rencontre avec Gbagbo. D’autre part, ‘’Le Nouveau Réveil’’ annonce que la plate forme des Houphouétistes sera signée le 4 mai à Paris .

‘’ Des soldats Sud-Africains débarquent à Abidjan’’ c’est ‘’L’Inter’’ qui l’écrit et le quotidien de préciser que plus de 150 à 200 soldats sud-africains se chargeront de la sécurité des ministres issus de l’ex-rébellion. ‘’Soir Info’’ annonce la reprise de la guerre entre IB et Soro. Assurez-vous, c’est une guerre par médias interposés. Commentant le voyage de Gbagbo à Tripoli, ‘’Le Patriote’’ lève un coin de voile sur la visite du président à Kadhafi et donne à lire cette conclusion: ‘’Le chef ivoirien veut créer une autre crise entre Pretoria et Tripoli ” ‘’L’Evènement’’ a donné les échos des journées de braises de novembre 2004, ‘’nous sommes abandonnés’‘, crient-ils. ‘’Le Temps’‘, à propos du voyage éclair de Gbagbo à Kadhafi, indique que Chirac est inquiet. ‘’Les réseaux français s’activent à Paris et à Abidjan’’ rapporte ‘’Le temps’‘. ‘’Les Echos du Matin’’ révèle que la police est sur les traces de deux immeubles de Wattao à Abidjan, et rapporte en page 3 que les fins limiers de la police mettent tout en œuvre pour démanteler la filière de blanchiment d’argent des chefs de guerre du Mpci. ‘’Le Jour Plus’’ donne de larges extraits du livre de Guillaume Soro intitulé ‘’ pourquoi je suis devenu rebelle’‘. ‘’Dernière Heure’’ croit savoir qu’il y a velléité de torpillage de l’accord de Pretoria par le Fpi. ‘’C’est un véritable jeu de cache-cache que le Fpi fait avec l’accord de Pretoria’’ écrit ‘’Dernière Heure’‘. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ donne à découvrir la nouvelle vie de Mme Léopoldine Coffie, ex-présidente de l’Ufpdci. ‘’Le Front’’ a cherché à deviner ce que Gbagbo va dire ce matin et écrit ” le président qui a plus d’un tour dans son sac dira ‘’Oui mais’’ ” Ce ‘’mais’’ laissera la porte ouverte à toutes les incertitudes, conclut ‘’Le Front’‘.

A demain
Carlos A. Samassi




N°494:Grèves à la Palmci La direction générale appelle à des négociations

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

A la suite du préavis de grève du syndicat autonome des travailleurs des plantations de la Palmci, la direction générale a décidé d’une concertation avec tous les responsables syndicaux. Une initiative qui malheureusement ne rencontre pas l’assentiment du principal syndicat précité, la Syatp.

M. Gballou Benjamin, secrétaire général du Syatp : ” Si la direction générale a envie de discuter, c’est avec le Syatp qui a émis le préavis d’arrêt de travail et non avec d’autres syndicats qui ne posent pas de réclamations. Si l’on veut nous étouffer avec des clubs de soutien, nous ne nous laisserons pas faire “. Pour M. Gballou, les syndicats d’usine tels le Syntrupaci et la Syntrapci ne sont pas concernés par les ” douleurs ” des travailleurs des plantations. Revendications qui s’expriment en terme de blocage des profiles de carrière, de favoritisme et de sous équipement de travailleurs. ” La seule condition pour un retrait possible de notre mot de grève c’est l’obtention d’une garantie d’un profil de carrière fondé sur le mérite. Nous n’accepterons jamais que des travailleurs expérimentés soient remplacés par des frères ou copains ignorant tout du travail du palmier. Pour renforcer la pression sur la direction générale conduite par M. Yoro Bi Trazié, les travailleurs membres du Sytap disent avoir saisi la direction de leur centrale Fesa-CI qui par la voie du Pr Gnamien Messou a décidé de se battre aux côtés des grévistes pour obtenir le départ de M. Boni Kouassi, directeur des ressources humaines accusé de faire obstacle à l’émancipation des ” planteurs “.

M.C




N°494:RDCongo: processus de paix La prolongation de la transition controversée

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

La prolongation de la transition en République démocratique du Congo (RDC), censée s’achever le 30 juin 2005, est inévitable au regard du retard du processus électoral mais n’a pas encore été annoncée par les autorités congolaises qui redoutent les réactions de la rue.

A deux mois de la date fatidique, l’opposition politique incarnée par le vieil opposant Etienne Tshisekedi fait planer la menace d’un soulèvement populaire contre des dirigeants accusés de vouloir faire durer la transition pour garder leurs postes.

Pourtant signataire de l’Accord global de transition – qui prévoit la possibilité d’une prolongation de 12 mois maximum – M. Tshisekedi a décrété début avril “la fin de la transition le 30 juin”, fustigeant “l’absence de réelle volonté d’aller aux élections”. La Commission électorale indépendante (CEI), qui a récemment annoncé que l’enregistrement des électeurs débuterait en juin, s’apprête à rendre un rapport technique au Parlement pour demander une prolongation de la transition, au vu des multiples étapes restant à accomplir avant la tenue des scrutins.

La transition politique, officiellement lancée le jour de l’installation du gouvernement, 30 juin 2003, devait être sanctionnée 24 mois plus tard par des élections générales. L’Accord global qui la régit, signé par l’ensemble de la classe politique congolaise en décembre 2002 à Pretoria, a mis fin à une guerre de près de cinq ans sur le sol de la RDC qui a impliqué une demi-douzaine de pays et fait plus de 3 millions de morts directs ou indirects.




N°494:Togo: après la victoire de Faure Gnassingbé La spirale de la violence dans les rues de Lomé

L'intelligent d'abidjan 4:12 am

Le candidat du pouvoir Faure Gnassingbé a été déclaré, hier mardi, vainqueur de l’élection présidentielle togolaise, résultat qui a aussitôt déclenché à Lomé de violentes manifestions de jeunes de l’opposition qui dénonçaient “une fraude massive”.

Le chef du parti au pouvoir le Rassemblement du peuple togolais (RPT) Faure Gnassingbé a remporté l’élection, à un tour, organisée dimanche – à la suite du décès de son père le général Gnassingbé Eyadama le 5 février – avec 60,22 % des suffrages, a annoncé la présidente de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Mme Kissem Thangaï Walla.

Il a devancé le candidat de la coalition de l’opposition, Emmanuel Akitani Bob (38,19%) et Harry Olympio (0,55%), selon cette source, qui a précisé que ces résultats étaient “provisoires”, dans l’attente de leurs proclamations officielles par la Cour constitutionnelle.

La présidente de la CENI a souligné que la Commission n’avait pas tenu compte des bulletins “des urnes détruites par les manifestants à l’issue du scrutin”.

Dimanche soir, à l’issue de l’élection, des incidents avaient éclaté au cours desquels des manifestants avaient volé ou détruit des urnes, entre autres à Lomé dans les quartiers favorables à l’opposition, mais aussi dans certaines localités de l’intérieur du pays.

Dès l’annonce du résultat, de violents incidents ont éclaté dans la capitale où de nombreux jeunes, criant “on nous a volé notre victoire” ont érigé des barricades et enflammé des pneus en de nombreux endroits, ont constaté des journalistes de l’AFP.

“Ils marcheront sur nos corps pour aller à la présidence”, lance un étudiant Yawovi Jean Rosé. “Plus de trente ans que ça dure, et maintenant c’est le fils qui prend la relève, c’est la meilleure! Mais soyez sûr que ça ne se passera pas comme ça”, renchérit Romuald Yao, tailleur.

Ces manifestations d’opposants favorables à Emmanuel Akitani Bob ont provoqué des mouvements de panique dans la population et les habitants de Lomé se pressaient pour regagner leur domicile.

Les forces de l’ordre ont commencé à intervenir, en lançant des grenades lacrymogènes. Elles sont intervenues dans le quartier populaire de Bé, un des bastions de l’opposition, en début d’après-midi où des jeunes en possession de cocktails molotov ont déterré des pavés pour renforcer leurs barricades.

L’annonce de la victoire du fils du président Gnassingbé Eyadema, décédé le 5 février après avoir dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans, a été violemment dénoncé par l’opposition qui parle de “fraude massive”.

Le chef historique de l’opposition, Gilchrist Olympio, qui n’a pu se présenter pour des raisons de résidence vivant en exil en France, a affirmé qu’il s’attendait à ce résultat et a prévenu que la situation dans Lomé menaçait d’être incontrôlable. “Nous nous y attendions, il y a eu une fraude massive. Nous rejetons le résultat”. “Il sera très difficile de contrôler nos jeunes supporteurs dans Lomé”, a-t-il ajouté.

Il a aussi émis de très fortes réserves sur la constitution d’un gouvernement d’union nationale annoncé lundi soir à Abuja, après une rencontre avec le président nigérian Olusegun Obasanjo, qui avait également rencontré Faure Gnassingbé. “Je dois consulter mon bureau politique, mais je peux vous dire déjà, à 90% que nous n’accepterons pas d’entrer dans ce gouvernement”, a-t-il affirmé à l’AFP joint par téléphone au Ghana, où il se trouve actuellement. M. Olympio a indiqué qu’il avait l’intention de se rendre au Togo.




N°494:CULTURE: Mode Après le Faro faro, voici le Fouka Fouka !

L'intelligent d'abidjan 4:11 am

La samedi 9 avril 2005, le maquis ‘‘Foochy’s’’ sis à Adjamé (en face de la mairie) a servi de cadre au défilé de mode du styliste-modeliste Christian Flo qui vient de mettre sur le marché sa nouvelle trouvaille : l’habillement en Fouka fouka.

Christian Flo, la vingtaine à peine, a de la suite dans les idées. Nouveau venu dans le monde de la haute couture, il vient de créer des modèles dont les jeunes raffolent. Et pour vulgariser ses œuvres, un défilé de mode lui a permis de présenter au grand public sa nouvelle collection. Admirablement porté par de jeunes mannequins, les pantalons, chemises, camisoles, robes, etc sont des chefs d’œuvre. Aussi, met-il à la disposition de sa clientèle, des sacs à main, des chaussures, etc. Le bleu, le blanc, le vert sont ses couleurs préférées. Sans choquer, ni griser l’extravagance, le Fouka fouka de Flo ne laisse personne indifférent. Juste ce qu’il faut pour nourrir l’imagination des chevaliers vaillants.

Expliquant ce nouveau style, Christian Flo dit que ‘‘le créateur ne doit pas réaliser des modèles non accessibles à ses clients. Tout en prenant soin de ne pas rompre l’harmonie des couleurs, il doit se mettre à la portée de toutes les bourses’’. Flo utilise le kita industriel, le sac et le tissu, le pagne etc. sorte de fantaisie qui donne un air de gaieté et de clarté. Le fouka fouka se porte facilement, tant en robe qu’en jean. Après ce défilé, ce jeune styliste compte se rapprocher progressivement de ses devanciers, par la qualité de son travail.

Euloge Anoh




N°494:SPORTS : Football : Racisme sur les stades Les Ivoiriens n’y échappent pas

L'intelligent d'abidjan 4:10 am

Jouer aujourd’hui sur les stades européens n’est plus une sinécure pour les joueurs noirs. Pas qu’ils ne sont pas pétris de talent, mais simplement parce qu’ils deviennent de plus en plus indésirables.

Les comportements racistes envers les joueurs africains, en général, et ivoiriens en particulier, deviennent légion malgré les interpellations du président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter. Et plus récemment, la dénonciation faite par le roi Edson Arantes Donacimento (Pélé) dans l’interview accordée au site Fifa.com.

Ces interpellations ressemblent fort à des coup d’épée dans l’eau, tant le racisme gagne du terrain sur les différents stades européens. Et les supporters espagnols se taillent la part du lion dans ce nouveau mode comportemental d’un autre âge. Il ne se passe de week-end footballistique dans la Liga sans qu’un joueur de couleur ne soit la victime des ultras.

L’international camerounais, Samuel Eto’o Fils, a fait les frais de ces barbares, après la sortie victorieuse de son équipe, le Fc Barcelone, contre le Réal. Le mutisme de la fédération espagnole de football semble avoir donné des idées à tous ceux qui développent en eux les germes du mépris de l’autre et de la xénophobie.

Les joueurs ivoiriens n’échappent pas à la règle. Félix Ettien Dja qui évolue à Levante dans la Liga espagnole a eu récemment un match très mouvementé. A chacune de ses touches de balle, les supporters poussaient des cris de singe.

En championnat de Roumanie, où évolue le jeune Mariko Douada, la situation n’est guère reluisante. ” Je suis dégoûté de la Roumanie “, confiait Mariko. Selon lui, le public roumain est hostile aux joueurs de couleur. “En Roumanie, vous êtes considéré bon ou mauvais sur le terrain, selon la couleur de votre peau, et non en fonction de vos performances. Les supporters m’insultent pendant les matches, ainsi que ma femme dans les rues de Craiova”, indique-t-il.

Pire, les autorités, elles-mêmes, suscitent ces comportements pervers. Selon la BBC, Antonie Solomon, le maire de Craiova, a déclaré le week-end dernier dans la presse roumaine que les mauvais résultats du club sont du fait des joueurs noirs.

Il est temps donc que la Fifa se penche sérieusement sur ce phénomène, qui est en train de gagner du terrain dans le milieu du football. Car, le sport doit être un facteur de rapprochement et non de division.

Sidibé Lancina

sidiblancina@yahoo.fr




N°494:La balle dans le camp d’Ado et Soro

L'intelligent d'abidjan 4:09 am

‘‘Acceptera ou n’acceptera pas. Il a fini par donner un peu’’. Ainsi, le président Laurent Gbagbo a rendu officiel hier ce qui se chuchotait depuis la signature des accords de Pretoria : Eligibilité. ‘‘Tous les candidats à la présidentielle de 2005 sont à titre exceptionnelle et uniquement pour octobre 2005 éligibles. ‘‘Alassane Dramane Ouattara, peut s’il le désire présenter sa candidature” a dit Laurent Gbagbo. Le chef de l’Etat, après sa concertation avec les forces vives de la nation qui lui ont demandé sa part de sacrifice pour sortir de la crise qui perdure depuis septembre 2002, amis (malicieusement) la balle dans le camp du président des républicains, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, secrétaire général du Mpci. La finalité étant d’aller à la paix et de retrouver le climat de stabilité, Ado est invité à venir battre campagne sur le territoire et les régions de ceux qui lui ont longtemps collé l’étiquette de financier de la rébellion. A Guillaume Soro, la mission confiée est le désarmement de ses troupes. Même si officiellement Gbagbo, n’a pas dit la fin de la guerre, Soro accordera-t-il un crédit à la décision de Laurent Gbagbo.

K.S




N°494:Gbagbo refuse de se faire harakiri

L'intelligent d'abidjan 4:08 am

C’est donc connu. Alassane Dramane Ouattara sera candidat à la présidentielle d’octobre 2005. C’est la substance du discours à la nation de Laurent Gbagbo lu hier au journal télévisé de 20h. il a donc fait usage de l’article 48 de la constitution, comme l’a souhaité le médiateur Mbeki. Mais ‘‘à compter de maintenant… je donne mandat à l’institut national des statistiques et à lui seul, d’établir… les listes électorales pour les élections générales de 2005…. J’ordonne par la même occasion, à l’institut nationale des statistiques d’établir, dans les meilleurs délais, les cartes d’électeurs avec au moins deux mentions spécifiques : la photo d’identité et l’emprunte digitale du titulaire’’, a précisé dans son discours le chef de l’Etat. Ces deux précisions sont de tailles. Parce qu’elles lui permettent de ne pas se livrer les armes à la main…

Barthélemy Téhin




N°494:La pression sur l’Onu, l’assemblée nationale et le conseil constitutionnel

L'intelligent d'abidjan 4:08 am

Le président Laurent Gbagbo a parlé. De loin, son discours d’hier était le plus attendu de tous ses messages à la nation. Il a pris des décisions d’ouverture qui ne violent pas pour autant, dans le fond, la Loi fondamentale. La balle est désormais dans le camp de l’Onu, du conseil constitutionnel et de l’Assemblée nationale. Déjà, hier, le conseil de sécurité de l’Onu a tenu une réunion publique sur la situation ivoirienne. L’Onu va trancher le 4 mai prochain par des résolutions, sur les problèmes du mandat de l’Onuci et de la force Licorne et des élections. Pour ce dernier point le conseil constitutionnel est aussi beaucoup attendu. Il sera sans doute demandé au président Yanon Yapo et ses collaborateurs d’oublier l’article 98 pour valider la candidature du mentor du Rdr, au nom de la paix. En attendant, l’assemblée nationale doit se réunir pour examiner les propositions-décisions du président de la république.

A.L.O




N°494:NATION: Discours du chef de l’Etat à la nation Laurent Gbagbo accepte la candidature d’ADO, mais…

L'intelligent d'abidjan 4:07 am

Le président Gbagbo a livré hier un important message à la nation. Le président Laurent Gbagbo a décidé au nom de la paix de rendre éligible le président du RDR. Ci-dessous, l’intégralité de sa déclaration.

Ivoiriens,
Ivoiriennes,
Mes chers compatriotes.

Chers amis de la Côte d’Ivoire

Le 19 septembre 2002, notre pays, la Côte d’Ivoire, a été agressée.

Les assaillants, une fois repoussés hors d’Abidjan, se sont installés à Bouaké et dans plusieurs; villes du pays, au Nord et à l’Ouest.

Ils ont ainsi transformé un coup d’Etat manqué en une rébellion armée qui a plongé le pays dans la plus grave crise de son histoire.

Depuis le début de cette crise, je vous ai régulièrement rendu compte de l’évolution de la situation, des obstacles rencontrés sur le chemin de la restauration de la paix et des multiples malentendus qui ont surgi autour des voies et moyens pour parvenir à la normalisation.

Je vous ai également écouté avant de prendre les décisions qui engagent l’avenir de notre pays.

Malgré les déceptions que nous avons connues, je n’ai, pour ma part, jamais douté de l’issue de ce conflit auquel notre Nation a déjà payé un trop lourd tribut.

Dès mon retour d’Italie, le 22 septembre 2002, j’ai clairement opté pour la voie de la négociation.

J’ai accepté, au nom de la Côte d’Ivoire, de négocier non seulement avec ceux qui ont pris les armes contre la mère patrie mais aussi de placer, dès le départ, ces négociations sous l’égide de la communauté internationale.

D’abord sous les auspices de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra puis à Lomé.

Ce faisant, j’ai montré que les responsabilités historiques que nous impose la position de notre pays en Afrique de l’Ouest nous commandent de régler au plus vite cette crise.

A Lomé, nous avons cru comprendre que le problème était la réinsertion des mutins dans l’armée.

Nous avons fait droit à cette exigence.

Mais, malgré Lomé, le pays s’est installé dans la guerre.

Nous avons donc accepté d’aller ailleurs, à la rue Kléber à Paris.

J’ai noté que l’Accord de Marcoussis était un mauvais .accord.

Mais j’ai accepté de l’appliquer, parce que, dans cet accord, il Y’ avait deux choses essentielles:

1 – Le désarmement des rebelles, dès la formation du gouvernement de réconciliation nationale.

2 – Le principe que toute modification constitutionnelle devrait se faire par les voies indiquées par la Constitution.

Concernant précisément ‘l’article 35 de la Constitution, on pouvait penser que, pour des raisons d’ordre idéologique, la communauté internationale voulait savoir si, dans un pays de brassage comme la Côte d’Ivoire, la loi fondamentale garantit suffisamment la participation de tous à la vie démocratique.

C’est pourquoi, malgré, les réticences et les réserves des uns et des autres, j’ai déposé au Parlement le projet de modification rédigé à Marcoussis, en vue de le soumettre au referendum, la seule voie prescrite par la Constitution.

Mais le désarmement n’a pas eu lieu et, aujourd’hui, ceux qui avaient demandé la modification de l’article 35 ne le réclament plus.

C’est donc avec l’Accord d’Accra III d’abord mais surtout avec l’Accord de Pretoria et la lettre du Médiateur, que nous commençons à comprendre.

C’est pourquoi, en votre nom à tous, je voudrais rendre ce soir un hommage solennel au Président Thabo Mbeki.

Il a écouté tout le monde, pour comprendre et pour nous aider à comprendre.

Je salue le bon esprit qui a présidé aux négociations de Pretoria.

Vos différentes interventions, au cours des rencontres que j’ai initiées au palais de la présidence de la République, à la suite de l’accord de Pretoria et de la diffusion de la lettre du Médiateur, ont montré que le peuple de Côte d’Ivoire a également compris quel est le vrai problème.

Le problème n’est ni la réinsertion des mutins, ni l’article 35 de la Constitution mais la candidature d’un homme à la présidence de la République de Côte d’Ivoire; la candidature de Monsieur Allassane Dramane Ouattara.

C’est la substance de l’Accord de Pretoria et de la lettre du Médiateur.

Dans vos différentes interventions, vous m’avez dit une seule et même chose.

Vous m’avez dit que l’accord de Pretoria et la lettre du Médiateur peuvent et doivent nous aider à mettre fin à la guerre et ramener la paix en Côte d’Ivoire, dans le respect de notre Constitution.

Je vous ai compris.

C’est pourquoi, mes chers compatriotes, après avoir écouté toutes les couches socioprofessionnelles du pays, prenant acte de l’Accord de Pretoria et des recommandations du Médiateur, j’ai consulté le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du Conseil Constitutionnel.

Après quoi, j’ai décidé de mettre en œuvre, l’article 48 de notre Constitution.

A partir de maintenant, je prendrai les mesures exceptionnelles exigées par la situation.

Dès cet instant, je décide: Premièrement.

Uniquement pour l’élection présidentielle d’octobre 2005, conformément à la lettre du Médiateur Sud africain, les candidats présentés par les partis politiques signataires de l’Accord de Marcoussis sont éligibles.

En conséquence, Monsieur Allassane Dramane Ouattara peut, s’il le désire, présenter sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2005.

Deuxièmement.

A compter de maintenant, et vue l’urgence, étant donnée l’absolue nécessité d’organiser les élections aux dates fixées par la Constitution, je donne mandat à l’Institut National de Statistiques, et à lui seul, d’établir, dans les meilleurs délais, les listes électorales pour les élections générales de 2005.

Troisièmement.

J’ordonne par la même occasion, à l’Institut National des Statistiques d’établir, dans les meilleurs délais, les cartes d’électeurs avec au moins deux mentions spécifiques: la photo d’identité et l’empreinte digitale du titulaire.

Quatrièmement.

Afin d’éviter toute contestation éventuelle, j’ordonne à la Commission chargée d’organiser, les élections, de prendre toutes les dispositions utiles pour que chaque partie intéressée par les élections puisse faire à temps les vérifications nécessaires sur les listes électorales.

Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’ivoire.

Bien des problèmes, soulevés par nos compatriotes, n’ont pas trouvé de solutions dans ce discours.

Je ne les ai pas oubliés.

Je ne les ai pas occultés.

Le moment venu, ils seront résolus.

A compter de ce jour, et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l’article 48 de notre Constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances.

Que Dieu bénisse la Côte d ‘Ivoire.




N°494:UNE : Gbagbo déjoue tous les pronostics

L'intelligent d'abidjan 3:56 am

Gbagbo déjoue tous les pronostics Le président Gbagbo a donné sa position, hier sur les accords de Pretoria et sur la proposition de Thabo Mbeki sur l’éligibilité à la magistrature suprême. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Gbagbo a pris de cours ses partisans et ses adversaires. Analyse.

C’est pour répondre à la proposition du président de la République d’Afrique du sud sur l’éligibilité à la magistrature suprême et se prononcer sur l’accord de Pretoria du 6 avri 2005 que le président Gbagbo a consulté, depuis le 18 avril 2005, des couches socio professionnelles. Dans leur immense majorité, les intervenants, acquis à la cause du chef de l’Exécutif ivoirien, ont respecté un schéma classique : refus catégorique, suivi d’un “mais… au nom de la paix, président faites un dernier sacrifice”. Les intervenants qui ont simplement invité Laurent Gbagbo à respecter ses engagements ont été quelques conspués par une foule, qui ne trépignait qu’au rythme du locataire du palais présidentiel.

En définitive, Alassane Dramane Ouattara sera candidat, certes, mais aux conditions de Gbagbo. Et elles sont nombreuses :

1- que Alassane Dramane Ouattara ne peut être candidat à la magistrature suprême que si la présidentielle a lieu en octobre 2005 ;

2- que l’Institut national de statistiques, et lui seul, établisse, dans les meilleurs délais, les listes électorales pour les élections générales de 2005 ;

3- que les cartes d’électeurs comprennent la photo et l’empreinte digitale du titulaire.

Le président du RDR est certes, candidat à la présidentielle, mais Laurent Gbagbo tient à garder la mainmise sur la manœuvre. “A compter de ce jour, et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l’article 48 de notre Constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances”, a insisté le chef de l’Exécutif ivoirien, qui entend désormais être le seul maître à bord du navire Ivoire.

Le président Gbagbo a surpris, dans son discours à la nation, hier mardi 26 avril 2005, partenaires et adversaires. Laurent Gbagbo a décidé de respecter la décision de Thabo Mbeki, en décidant d’user dans son intégralité, l’article 48. Il prend ainsi de cours ses affidés. Le chef de l’Etat a ainsi fait comprendre à ses plus irréductibles fanatiques, aux pousse-au-suicide et aux adeptes de la politique du pire que le temps est venu de changer. Que le temps de la paix a sonné. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour aller à la paix. Il faut sortir de la guerre, sans compromettre l’avenir”, avait-il déjà annoncé, le lundi 25 avril dernier aux maires et à leurs adjoints.

La position du président Gbagbo est surtout diamétralement opposée à la position de son parti qui trouve que l’accord de Pretoria “contient plusieurs points critiquables et même contestables, mais ouvre la voie au règlement définitif de la crise ivoirienne”. Pour le parti de Laurent Gbagbo, dont le comité central s’est réuni, le 20 avril 2005, en plusieurs points, les propositions du médiateur de l’Union africaine sont inadmissibles. Notamment en ce qui concerne l’usage de l’article 48 de la constitution pour garantir l’éligibilité de tous les candidats à la magistrature suprême. “Il n’est pas exact d’affirmer que les conditions d’application de l’article 48 de la Constitution sont réunies. La Côte d’Ivoire est certes divisée en deux, mais elle n’est nullement gérée par deux administrations différentes. La Côte d’Ivoire dispose d’un seul gouvernement, le Gouvernement de Réconciliation Nationale au sein duquel siègent des Ministres issus de la rébellion qui occupe par la force une partie du territoire national. En conséquence, les services publics (éducation, santé, électricité, eau, téléphone, etc.…) sont gérés par une administration unique, même si celle-ci rencontre des obstacles à s’acquitter de ses obligations, notamment au Nord et à l’Ouest du pays. Il n’est pas exact non plus d’affirmer que ‘’le fonctionnement régulier des autorités constitutionnelles a été interrompu’’, alors même que l’Assemblée Nationale notamment, est activement impliquée dans la mise en œuvre des reformes législatives recommandées par Linas-Marcoussis et qu’elle est invitée par l’Accord de Pretoria à porter des amendements aux lois déjà votées”, avait tranché le parti au pouvoir.

Pour régler la question de l’éligibilité, le Front populaire ivoirien avait plutôt demandé “que la question de l’éligibilité pour les élections présidentielles d’octobre 2005 soit réglée par un “arrangement politique” qui engage l’ensemble des Institutions de la République et ne référant en aucune façon à la Constitution”. Une logique politicienne que Laurent Gbagbo a refusé de suivre.

En somme, c’est un chef de l’Etat, presque meurtri, mais décidé à se battre qui a tenu, hier, sur les antennes de la télévision nationale, un discours qui alterne à la fois volonté de paix et farouche détermination à en découdre avec ses (son) adversaires.
Vicky Delore

Gbagbo va plus loin que Mbeki
Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du président de l’Assemblée nationale et de celui du conseil constitutionnel. Il en informe la nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit”, stipule l’article 48 de la constitution ivoirienne. Le chef de l’Etat a décidé hier d’appliquer cet article en intégralité. Ainsi, pour respecter l’accord de Pretoria, le président Laurent Gbagbo a lâché du lest pour rendre éligible le leader du Rdr. Mais, en retour, il risque, conformément à cet article qui le rend dictateur de prendre d’autres mesures exceptionnelles pour organiser les élections dans les délais constitutionnels. L’Institut national de Statistique (Ons) sera chargé d’établir des listings électoraux. Le recensement de 1998 apprend t-on sera pris en compte ainsi que la liste électorale de 2000. Seuls seront ajoutés les jeunes de 18 à 20 ans. Enfin des attestations d’identités seront délivrées aux électeurs régulièrement inscrits qui n’ont pas de carte d’identité. Le chef de l’Etat a rencontré hier les présidents des institutions concernées (Mamadou Koulibaly et Yanin Yapo) avant son message à la nation.

A regarder de près le président Laurent Gbagbo est allé plus loin que Mbeki. Là où le médiateur demande simplement au conseil constitutionnel d’accepter l’éligibilité des candidats issus des partis signataires de Marcoussis. Gbagbo est allé au délà ! On attend maintenant la réunion du Parlement ivoirien.

A.L.O




26/4/2005

N°493:UNE : De graves accusations pèsent sur Blé Goudé

L'intelligent d'abidjan 4:45 am

Mouvements patriotiques De graves accusations pèsent sur Blé Goudé. Un malaise semble traverser les mouvements patriotiques, depuis plusieurs mois. La rencontre avec le chef de l’Etat, le 19 avril dernier, a crevé, presque l’abcès. Le refus de Blé Goudé de prendre la parole, ce jour, a poussé certains animateurs de la jeunesse patriotique à mettre les pieds dans le plat. Révélations.

EGOISME. Calculs politiques. Positionnement et repositionnement politiques. Guerre des intérêts… Les maux qui minent la galaxie patriotique sont de plus en plus nombreux. La rencontre entre le président Gbagbo et ses filleuls, le 19 avril 2005, dans le cadre des consultations avec les forces vives, sur les propositions de sortie de la crise du 19 septembre 2002, a été révélatrice du malaise.

Avec entrain, les jeunes ont parlé au président Gbagbo. Ils ont, surtout, étalé leurs griefs face à la nation. Une situation qui a mis le président de la République dans un sérieux embarras. Le refus de Charles Blé Goudé, de prendre la parole, a davantage dévoilé le fossé qui sépare les différents clans de la jeunesse patriotique.

DES LANGUES SE DELIENT. Quelques jours après cette rencontre, des langues se délient. ” La veille de la rencontre avec le président Gbagbo, nous avons convié tous les leaders de mouvements de jeunesse à Yopougon. Blé Goudé et ses partisans ne sont pas venus. C’est la déclaration signée par tous les leaders de jeunesse, ce jour, qui a été développée devant le président Gbagbo. Au grand désarroi de ceux qui se font passer pour les dépositaires des aspirations de la jeunesse ivoirienne “, révèle un responsable de mouvement de jeunesse patriotique, qui consteste le leadership de Blé Goudé. Un autre, plus acerbe, donne, selon lui, les vraies motivations du silence du général de la jeunesse patriotique. “Dans la réalité, Blé Goudé mène le combat avec beaucoup de calculs personnels. Il veut se servir des jeunes pour son combat personnel à venir “, développe t-il. Pour lui, encore, le silence de Charles Blé Goudé, ce jour est une trahison. ” Comment pouvez-vous expliquer que c’est au moment où le chef de l’Etat a le plus besoin des jeunes que certains choisissent de se taire. Et pourtant, c’est lui qui a lancé les appels à participer à cette rencontre capitale pour la sortie de crise.

Le président Gbagbo a besoin de notre soutien. Nous sommes prêts à prendre tous les risques pour lui. Nous qui sommes ses enfants nous gâtons et lui vient reparer. Mais, ce n’est pas le cas de Blé Goudé “, explique interlocuteur.

LEADER CONTESTE. Pour plusieurs leaders de jeunesse, ” Charles Blé Goudé n’est pas notre leader. Il a créé son mouvement, le Cojep. Il est le président du Cojep et non de la jeunesse comme on tente de le faire croire, par médias interposés. Ce sont les médias qui octroient une réputation surfaite à Blé Goudé. Sinon, entre nous on se connaît et on sait qui est qui et qui fait quoi. Il prefère le star système et récupérer les actions des autres au lieu de lutter”.

Pour les proches du général de la jeunesse, le procès fait à leur icône est malsain. ” Qui d’autre que Blé Goudé a pris tous les risques pour la sauvegarde de la patrie, depuis le 19 septembre 2002 ?”. Le peuple ivoirien et la communauté internationale ne sont pas dupes’’ , soutient un partisan de Charles Blé Goudé qui dit que c’est de façon spontanée, et non commanditée, que presque tous les journaux ont titré en grande une sur le silence de Blé Goudé. Le refus de s’exprimer, devant le chef de l’Etat, le 18 avril dernier, a toute une autre explication.

EXPLICATIONS. “… en refusant de prendre la parole, le général voulait laisser ceux qui n’ont pas l’habitude de parler directement au Chef de l’Etat l’occasion, de le faire, et exprimer librement leurs opinions. La deuxième raison est que depuis le déclenchement de la crise, l’opinion internationale, la presse étrangère, et les chancelleries sur place à Abidjan, attribuent toutes les prises de positions de Blé Goudé, au Chef de l’Etat. Le faisant ainsi passer pour celui qui donne de l’écho aux idées que le Président Gbagbo n’a pas le courage d’exprimer plus haut. Pour ne donc pas gêner les conclusions du Chef de l’Etat, le leader des jeunes patriotes a préféré garder le silence ”

Malgré tout, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute qu’entre les mouvements de jeunesse patriotique, la tension couve. Et selon de nombreux observateurs, une crise de leadership oppose, depuis toujours, les camps du Maréchal Eugène Djué et du Général Charles Blé Goudé. Même si, en public, les uns et les autres tentent, chaque fois de sauver les apparences.

Vicky Delore




N°493:CULTURE : Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica) Anne Messou pose sa première pierre

L'intelligent d'abidjan 4:44 am

Le premier Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica), se tient du 26 au 30 avril prochain au palais de la culture.

Initié par le ministère de la Culture et de la Francophonie le premier Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica) dévoile sa programmation. Prévu du 26 au 30 avril 2005, ce salon a pour but de contribuer à la promotion des différents secteurs de l’industrie culturelle. Pour ne citer que, l’édition, le cinéma, la musique, le design, la mode, les secteurs de la culture seront mis en exergue au cours de ce salon. Et ceux, à travers des conférences, des expositions, des spectacles.

Pour Anne Messou, ministre de la Culture et de la Francophonie et son équipe, ce salon devrait permettre non seulement de promouvoir ce secteur, mais surtout dégager l’apport des industries culturelles au développement économique des pays du sud. A juste titre, le jour de l’ouverture du salon, une communication sera faite par Francisco d’Almeida, expert à la direction de la coopération économique. Après l’ouverture des stands, le même jour, une conférence sera consacrée au mode de protection et de la répartition des droits des œuvres de l’esprit. Animée par Irène Viera, directrice générale du Burida, cette conférence bouclera le premier jour de ce salon pour lequel on annonce la participation de plusieurs pays ouest-africains.

Quant à la deuxième journée du Sica, elle prévoit une pléthore d’activités, basées essentiellement sur les débats autour de l’industrie musicale. Notons, par ailleurs, que le Sica est le premier grand chantier de Anne Messou depuis son accession à la magistrature suprême de la culture.

Firmin Koto
firmin_koto@yahoo.fr




N°493:NATION : Assoumou N’Goran, Administrateur principal de l’Ong Notre nation : ‘‘Nous irons bientôt à Bouaké, pour vulgariser notre charte…’’

L'intelligent d'abidjan 4:42 am

Première Ong à décrier le risque des manipulations des sentiments d’appartenance ethnique à des fins politiques, ‘‘Notre Nation’’ est en campagne depuis un moment avec la charte pour l’harmonie et la cohésion sociale. Pour en savoir plus, nous avons rencontré son administrateur principal, Assoumou N’Goran.

Vous êtes en campagne pour la charte de l’harmonie et la cohésion sociale. Peut-on savoir les raisons qui ont motivé celle-ci ?

Cela est parti d’une observation faite à l’époque (1995-1996). Nous avons constaté que pour les élections de 1995, certaines personnes battaient leur campagne sur des bases ethniques. On entendait les discours du genre, votez pour un tel parce que c’est votre frère. Vous êtes de la même région. Nous avons estimé que cette manière de battre campagne était dangereuse. Manipuler les sentiments d’appartenance ethnique à des fins politiques. La grande majorité de la population ivoirienne étant malheureusement analphabète, les gens vont très vite au-delà de ce qu’on peut donner comme mot d’ordre. Nous avons pensé qu’il fallait mettre tout le monde devant ses responsabilités. Notamment, les partis politiques et les confessions religieuses. C’est pour cela qu’à la naissance de l’Ong Notre Nation, nous avions organisé un séminaire qui avait pour thème : “Rôle et responsabilité des partis politiques et les confessions religieuses dans le maintien de l’harmonie et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire”. C’est à la suite de ce séminaire que tous les participants nous ont confié la mission d’élaborer une charte. Une sorte de code de conduite des partis politiques qui mettrait en place des garde-fous à la manière de faire la politique dans un Etat multi-ethnique. Voilà un peu ce qui a motivé cette charte.

Plusieurs années après et les évènements de 1999 à 2002 ne démontrent-ils pas que vous aviez anticipé dans le bon sens ?

Bien sûr. Vous savez, très souvent, dans des cercles fermés, à l’abri des oreilles indiscrètes, on fait de la politique sur la base ethnique, soit sur une base religieuse. Les hommes politiques en mal de programme de gouvernement, les hommes politiques qui n’ont pas d’idée pour savoir comment ils vont aider leurs populations, aiment bien prendre des raccourcis. Votez pour moi parce qu’on est de la même religion. Ce sont les deux attributs que l’on utilise plus facilement. C’est pour cela que nous avions pensé que les partis politiques et les confessions religieuses avaient une responsabilité importante dans le maintien de l’harmonie inter-ethnique en Côte d’Ivoire. A la lumière des derniers évènements, nous avions fait une analyse qui s’est avérée malheureusement très juste.

Pensez-vous que votre action soit suffisamment forte pour que vous soyez entendu ?

La construction d’une nation est un travail ardu, difficile. La colonisation nous a légué des Etats multi-ethniques. C’est-à-dire une entité qui fonctionne de manière unitaire mais qui n’est pas forcément homogène. A l’intérieur de ces Etats, vous avez des pôles d’attraction qui sont les ethnies, qui sont les religions. Il aurait fallu que depuis l’indépendance, une action vigoureuse, créative soit menée pour accentuer ce qui vous unis et diminuer ce qui nous sépare. Malheureusement, l’Etat étant pris dans des priorités économiques ce qui est normal. Nous avons un peu négligé ce côté de construction d’une nation. Finalement, nous avions surpris, ayant négligé cet aspect que cela nous rattrape et détruise pratiquement tout ce que nous avons construit au plan économique. C’est pourquoi, il est important, il n’est jamais trop tard, de reprendre chacun son bâton de pèlerin et inévitablement que ce soit l’Etat, que ce soit les organisations de la société civile, ou des personnes à titre individuel que chacun fasse son mea-culpa, reconnaisse sa part de responsabilité dans cette manipulation des sentiments d’appartenance ethnique ou religieuse pour qu’on s’approprie le contenu de la charte qui a été signée par les partis politiques et de poser nos actions en tenant compte de la fragilité des liens qui nous unissent, en tenant compte du fait que nous avons tous une responsabilité que nous avons à bâtir une nation. Les changements de comportement il faut les inscrire dans la durée. Nous ne sommes pas des pompiers. Nous inscrivons notre action dans la durée. D’ailleurs, il y a quelques mois nous avons commencé avec les enfants dans le primaire. Nous avions organisé un concours au niveau des enfants des écoles primaires pour inscrire dans leur mental l’idée, que nous devons former une nation.

Pourquoi ne pas joindre les artistes à votre action ?
Les artistes oui. Nous allons associer tous les Ivoiriens. Malheureusement les artistes vous savez dès que vous les associez à quelque chose, c’est leur gagne pain qui les intéressent. Vous ne pouvez pas appeler un artiste pour se produire gratuitement. Ce qui fait que associez les artistes, nous voulons bien. Mais, nous n’avons pas assez de moyens pour les payer.

Réellement, que renferme cette charte ?
La charte, en faite est un document en 7 ou 8 articles. Elle a été signée par les partis politiques. Bien entendu, nous allons étendre cela à des signatures individuelles. Car, initialement les partis s’engageaient à promouvoir la représentation de toutes les ethnies dans l’administration partout où il y a besoin de compétence. Nous, nous sommes dit que après l’indépendance de la Côte d’Ivoire a formé suffisamment de cadres valables dans tous les domaines. Il est bon que cette diversité se reflète dans votre administration ; qu’il n’y ait pas d’administration réservée à telle ou telle ethnique et qu’on se retrouve partout dans la diversité que connaît la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, notre slogan, c’est l’union dans la diversité.

Alors, que prévoit la suite de vos activités ?
Il y a d’abord la vulgarisation de la charte au niveau d’Abidjan et la sensibilisation au niveau des hommes politiques. Le poisson pourri par la tête dit-on. Ce sont les hommes politiques qui donnent les mots d’ordre et qui sont souvent suivis par la base. Nous, nous disons que si chaque homme politique en Côte d’Ivoire s’approprie le contenu de cette charte est qu’il évalue son action politique, nous aurons fait un pas important. Donc, nous allons dans les mois avenir organiser des manifestations, des campagnes de sensibilisation à l’Assemblée nationale, au niveau des présidents des Conseils généraux, des maires, du Conseil économique et social pour que ces hommes politiques s’approprient le contenu de la charte. La deuxième phase, nous avons une caravane qui va certainement nous amener à Bouaké. Nous allons vulgariser cette charte. Nous allons si les circonstances nous le permettent mettre les affiches que nous avons fait. Nous entendons les mettre un peu partout.

Interview réalisée par
Euloge Anoh




N°493:LIBRE OPINION

L'intelligent d'abidjan 4:41 am

Un instrument des partisans et des
bâtisseurs de la paix et de l’Afrique Unie

“Le malheur des uns fait le bonheur des autres”. Telle est la formule fétiche qui caractérise et régit les rapports entre adversaires, devenus ennemis politiques et qui ne sont compétents que pour faire plonger durablement leurs populations civiles dans une crise socio-politique sans précédent en Côte d’Ivoire et qui produit des effets néfastes sur toute l’Afrique ou le monde.

Tout se passe en effet comme si les leaders politiques n’avaient qu’une seule méthode de lutte. A savoir, mettre tout en œuvre pour abattre physiquement l’ennemi par la tactique du tic au tac verbal et/ou de la kalache. Aucun esprit de rechercher de compromis honorable ne se manifeste à l’horizon.

Ainsi, il suffit qu’un camp demande par exemple le départ des forces de la Licorne pour que l’autre camp, comme un automate, s’y oppose systématiquement. Au détriment de la recherche ou de la défense d’une Option préférentielle d’intérêt commun (Opic) privilégiant la réunification et la reconstruction du pays, déchiré par trois années de guerre.

N’est-ce pas que les leaders politiques ivoiriens prouvent ainsi que leur seul objectif ne consiste point à conquérir le pouvoir pour répondre aux besoins essentiels des populations ; mais de renverser “l’ennemi” quel qu’en soit le prix et dans le seul but de commander les autres, tout en se faisant une place au soleil ?

Or, lorsqu’on se dit partisan de la paix, de la vraie paix qui doit être durable ou perpétuelle dans toute l’Afrique, on devrait au contraire militer pour que triomphe dans la société civile, cette autre proposition d’action “le malheur des uns (la guerre) combattu par tous, devient le bonheur de chacun et de tous” ; conformément au serment de l’Indicamaître bâtisseur : “un pour tous, tous pour un”, instrument de construction d’un monde meilleur où la seule guerre à mener sera celle du maturat capacitaire, offrant le Minimum dignitaire social (Mds) à chacun et à tous. Une fois bénéficiaire du Mds, c’est-à-dire des sept couvertures du corps et de l’esprit humain, l’individu devient un Citoyen autonome responsables, indépendant et solidaire des autres (Caris) à même de faire des options préférentielles individuelles ou collectives, au service de la paix socio-politique qu’il peut et doit défendre librement, sans pression extérieure ou autre.

Appliqué au cas précis de la Côte d’Ivoire, le serment du Caris ou de l’Indicamaître bâtisseur ne joue pas malheureusement à fond.

En effet, démocratiquement déjà gagnée en ce sens que les bâtisseurs de la paix et partisans de la médiation du président Mbeki dont/ USA, UE, UA, etc sans compter les coalitions nationales et mondiales créées au niveau national, l’emportent de loin sur les ennemis de la paix qui ne sont que les représentants des intérêts partisans, égoïstes ou des super ambitieux. A l’égoïsme de cette minorité de dirigeants, il faut ajouter la peur qui empêche certains protagonistes rebelles d’avancer vers la paix.

Pour vaincre cette peur résultant en fait d’un manque de courage, en même temps que l’égoïsme des fauteurs de guerre, ne conviendrait-il pas que tous les partisans de la paix se mobilisent davantage en faveur de la médiation Mbeki ?

On autorisera alors celui-ci à recruter sous l’autorité de l’Onu et de l’Union Africaine, d’autres forces de sécurité qui seraient plus neutres que certaines forces actuelles dont le mode d’intervention est toujours contesté ou jugé trop partisan.

Il paraît difficilement pensable que les Etats-Unis, l’Union Européenne, et l’Union Africaine, pour ne citer que ceux-là, soient sincèrement pour la paix et pour la médiation du président Mbeki, sans que le retour à la paix en Côte d’Ivoire soit non seulement possible, mais surtout immédiat.

Comprenant à peine qu’une minorité continue d’imposer ses quatre volontés, à la grande majorité qui dispose cependant de tout pour faire restaurer la paix, le Meciapra estime que la paix reviendra immédiatement si tous ses partisans acceptent de jouer pleinement le rôle d’accélérateur, en continuant à soutenir fermement la médiation du président Mbeki. Celui-ci, il faut le souligner, dispose des arguments solides de droit, mais sans les éléments de force nécessaire à la réussite totale de sa médiation.

Enfin, un dialogue plus franc et plus constitutif doit être engagé autour des questions clefs (défense, sécurité, économie, sociale, monnaie, gestion de flux migratoire, etc) entre la France, les protagonistes et le médiateur président Mbeki.

De ce dialogue, devra sortir une Côte d’Ivoire et une Afrique des bâtisseurs de démocratie et d’humanisme intégral, au lieu d’une Afrique de guerriers, destructeurs de l’humain.
Le Magisterium d’excellence capacitaire pour la paix et la renaissance de l’Afrique (Mecia-pra)

Fait le 31 mars 2005
Pour le Magistérium
Pr. Diabaté




N°493:SOCIETE : Lutte contre le Vih/sida en zone ex-assiégée Les Ong interpellent le Dr Christine Adjobi

L'intelligent d'abidjan 4:40 am

Les Ong de lutte contre le sida intervenant en zone forces nouvelles ont dénoncé, ce week-end, le manque d’implication de leur ministère de tutelle dans la prévention de l’épidémie du vih/sida dans cette zone.

Dans le cadre du projet “prévention de l’extension de l’épidémie du vih/sida dans les zones ex-assiégées et les zones tampons, l’Ong Care international en Côte d’Ivoire a organisé, les 22 et 23 avril 2005 à Yamoussoukro, sa quatrième réunion trimestrielle de coordination et de partage d’expériences. Il en ressort que neuf zones telles M’Bahiakro, Zouan Hounien, Beoumi, Séguéla etc. ont bénéficié des sensibilisations sur le vih /sida. Toutefois, les responsables des comités de pilotage, de sensibilisation sur ce fléau ont relevé deux obstacles majeurs. Le premier est relatif aux moeurs et coutumes des populations. Et le second concerne le ministère de la Lutte contre le sida et le ministère de l’Education nationale, où les Ong ont fait savoir que les relations ne sont pas au beau fixe. Se faisant, les Ong ont dénoncé le manque d’implication du Dr Adjobi dans la lutte contre le sida en zone forces nouvelles. Toutes choses que le d’Ablé du ministère de la Lutte contre le sida a fait la promesse d’être plus attentif à l’endroit des populations du nord.

Laetitia Kouadio




N°493:Mme Leopoldine Koffi (ex-ministre) depuis Gonaté (Daloa)“Je me nourris de la politique mais…”

L'intelligent d'abidjan 4:39 am

Le samedi 23 avril 2005, la ministre Léopoldine Coffie, venue pour la cérémonie inaugurale de la banque “Audace” de Gonaté, son village natal, a expliqué son silence actuel dans l’arène politique ivoirienne. “L’économie et la politique sont différentes dans leur entendement. Vous savez, je suis une femme politique et la politique est ma nourriture de tous les jours.

Mais aujourd’hui, je parle d’économie. Je ne vais pas vous décevoir. J’espère seulement que mon programme d’action va connaître un succès. Car, c’est un projet audacieux qui va répandre la paix le milieu rural par la grâce du ciel. Il a plu ce matin. C’est une grâce et la paix que Dieu appelle. Je souhaiterais que cette paix revienne au pays, pour que mon projet réussisse. Je compte sur mes frères que vous êtes.

Et je vais signer un partenariat avec ce rendez-vous pour atteindre mes objectifs (réduire la pauvreté). Je veux une collaboration franche avec toute la presse. Vous savez, quand j’étais membre du gouvernement, mes frères et sœurs qui ne sont pas de mon parti et moi travaillions à des heures reculées pour parler de développement. Mais pas de politique”, a expliqué l’ancienne ministre de Bédié.

A.D.




N°493:ECONOMIE: Lutte contre la pauvreté Léopoldine Coffie crée une banque dans son village

L'intelligent d'abidjan 4:37 am

Les populations de Gonaté dans la sous-préfecture de Bédiala ont désormais leur banque. L’assemblée générale constitutive de cette structure financière a eu lieu le samedi 2 avril 2005, en présence du sous-préfet, Kassoum Coulibaly.

Cette cérémonie placée sous le parrainage de Charles Kouakou Yao, coordinateur du Pufs/Boad, a demarré au foyer des jeunes de Gonaté. Au menu de ce premier point de cette manifestation, lecture et approbation des statuts et règlement intérieur et l’élection des organes de cette banque, dénommée “Audace Epargne crédit” de Gonaté. Ainsi, 65 actionnaires de cette structure financière qui ont libéré leurs parts sociales à hauteur de 8 millions 879 mille Fcfa, ont confié la destinée de cette banque à Mme Léopoldine Coffie Tiézan Lou, présidente fondatrice du Réseau internationale des femmes pour les actions affirmatives (Rifaa) comme Pca du projet “Audace”. Les sept membres du conseil d’administration qu’elle dirige seront aidés dans leur tâche par les comités de crédit et de surveillance de cinq membres chacun, conduits successivement par Goué Bi Kidou et Djézou Kouamé. Au nombre des actionnaires, Kavokiva demeure le leader. Car elle a, à elle seule libéré 1000 (mille) actions de 5000 Fcfa soit une part sociale de 5 millions. Ensuite, les organisateurs et leurs invités se sont déportés au stade de l’école de Gonaté où les nombreuses populations venues des quatre horizons les attendaient pour les allocutions. Après l’intervention de M. Djézou Kouamé président du comité d’organisation, c’est le coordinateur du projet d’utilisation des Fonds Suisse (Pufs) du comité d’identification et de présélection des projets en Côte d’Ivoire (Cip-Rci) qui est monté au créneau pour donner des conseils au bureau du conseil d’administration que dirige Mme Léopoldine Coffie pour trois ans. Kouakou Yao a demandé que cet instrument financier soit véritablement au service de la communauté rurale dans sa globalité. Il a enfin remercié les caisses d’épargne venues pour soutenir leur conseil “Audace” de Gonaté. La Pca, Léopoldine Coffie a pour sa part mis un accent sur les objectifs de sa structure. “Le vrai combat de cette caisse d’épargne et de crédit “Audace”, c’est la lutte contre la pauvreté dans le milieu rural”, a-t-elle dit. Et l’initiatrice de l’Audace de renchérir : “La femme est le socle de l’humanité et de la famille. Dans le même temps, elle est la plus touchée par la pauvreté dans le milieu rural et urbain”. C’est pourquoi poursuit-elle, en substance, “Nous allons privilégier la femme dans l’octroi des crédits pour les micro-projets pour la sortir de la misère dont elle (femme) est victime dans les foyers”. Mme Coffie s’est enfin engagée pour les activités décentralisées, le financement des micro-projets afin de développer le secteur rural.

M. Kassoum Coulibaly, sous-préfet de Bediala, président de la cérémonie, a quant à lui, apprécié la parfaite organisation de la manifestation. Il a, par ailleurs, souhaité que l’Audace étende sa zone de couverture dans toute la région de Daloa, en général et particulièrement à Bediala. “La meilleure façon d’aider son frère au sœur, c’est de l’amener à se prendre en charge”, a conclu le sous-préfet.

La visite du siège de l’Audace a mis fin à la cérémonie.

Agba Dêdê Correspondant
permanent à Daloa




N°493:Liéwig et Roger Ouégnin sauvent leur tête

L'intelligent d'abidjan 4:36 am

On peut le dire, le patron du banc de touche jaune et noir, le Français Patrick Liéwig est une veinard. Les actionnaires, qui voyaient l’élimination de leur équipe en filigrane, lui réservaient une sortie difficile à la fin de la rencontre. Pire, certains évoquaient l’hypothèse de son limogeage de la tête de l’encadrement technique. Simplement parce qu’ils estiment qu’il a une courte lecture du jeu. Mais, la qualification de l’Asec, au terme des tirs au but (5-4) a tu toutes ces rancoeurs et donné du sursis au très contesté coach des jaune et noir. Tout comme lui, le président du conseil d’administration, Me Roger Ouégnin, peut savourer le champagne. Car, il échappe lui aussi à la vindicte des actionnaires, qui le tiennent pour responsables de la longévité de Patrick Liéwig à la tête de l’encadrement technique de l’Asec. Mais, ce n’est que partie remise. Les actionnaires ont rangé leurs couteaux dans les étuis, en attendant les matches de poule de la ligue des champions.

S.L.




N°493:SPORTS: Football : campagne africaine L’Asec, grandeur nature

L'intelligent d'abidjan 4:35 am

Des trois équipes restantes en compétitions africaines, seule l’Asec a pu obtenir sa qualification au prix d’une grande débauche d’énergie.

Personne ne misé, avant la rencontre sur les poulains de Patrick Liéwig. Même pas les actionnaires. Mais, Emmanuel Koné Kouamatien et ses camarades ont déjoué tous les pronostics. Le dimanche 24 avril 2005 au stade Houphouët-Boigny, c’est une équipe de l’Asec, grandeur nature, qui s’est dévoilée aux nombreux sportifs ivoiriens dont certains avaient vite fait le deuil d’une élimination. Dans tous les compartiments, les poulains de Patrick Liéwig ont tenu la concurrence, et même, pris le meilleur sur les Dauphins nigérians. Au point où, des observateurs attribuent la défaite de l’aller à un accident de parcours.

En défense, on a senti la sérénité retrouvée de Taïna Bakary Soro et de ses lieutenants. Le regroupement défensif était si prompt qu’il a été difficile aux attaquants nigérians de s’y aventurer. Mais, il l’était aussi à l’excès. Ce qui a bloqué par moments, le développement véritable de certaines phases offensives. Conséquence, les mimos ont dominé sans parvenir à faire la différence, parce qu’en attaque, il a manqué quelqu’un de vif et d’agressif.

Ce vide est constaté par les actionnaires qui exigeont l’entrée du Guinéen, Alassane Koivogui, connu pour son sens du devoir. Même si au plan technique, son jeu laisse à désirer. Son entrée va donner le but de l’égalisation à l’Asec. La parité ayant été établie sur l’ensemble des deux rencontres, les gamins de Me Roger Ouégnin ne veulent aucunement laisser la qualification leur échapper. Rarement, depuis quelques années, on a vu la formation jaune et noir réagir avec autant de promptitude. Gros volume de jeu, grosse pression, …tout simplement un Asec grandeur nature.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°493:Présidence nationale du Rjr Le candidat de Port-Bouet investi

L'intelligent d'abidjan 4:34 am

La salle des mariages de la mairie de Port-Bouet a été, le samedi 23 avril dernier, le théâtre d’une double cérémonie. L’investiture de Noel Maïzan Koffi en tant que candidat Rjr de Port-Bouët, à l’élection du président du Rjr national et la présentation à la presse de son programme d’activités.

Du 30 avril au 1er mai prochain, l’Iiao de Grand-bassam abritera le congrès ordinaire de la jeunesse du Rdr, qui fera connaître le nouveau président national du Rjr. En marge de cet évènement important, Port-Bouet a tenu a présenter son candidat. Noël Maïzan Koffi est manager qualiticien, membre du bureau national sortant et anciennement vice président du bureau communal Rjr de Port-Bouet. Une fois investie par son directeur de campagne, Yéo Fozié, le candidat de Port-Bouet a communique son programme d’activité à la presse. Ce programme baptisé ‘contrat moral’’ est construit autour de 3 axes :

1-La réorganisation et la remobilisation de la jeunesse. Entre autres, par la réorganisation et la redynamisation des structures existantes ; création d’une commission d’identification des cadets libéraux ; création d’un cadre de propagande du programme de gouvernement ‘vivre ensemble’‘, inscrire le Rjr dans le vaste mouvement d’intégration sous-régional, etc.

2- La formation politique de tous les responsables,

3-Au plan social, œuvrer à l’épanouissement socio-économique du Rjr et alphabétisation générale. Une fois élu président au congrès ordinaire, Noël Maïzan Koffi, s’engage à fédérer toutes les forces du parti pour fin d’atteindre son objectif principal : l’élection d’Alassane Ouattara à la magistrature suprême en 2005.

S.Z.




N°493:Congrès du Rjr Tout sur les candidats à la succession de Odjé Tiacoré

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

Le congrès du Rjr aura effectivement lieu à Grand-Bassam, du 30 Avril au 1er Mai. Les 15 candidats à la succession de Odjé Tiacoré abordent le dernier virage de leur campagne et opération de séduction du collège électoral. Chaque postulant part avec l’espoir de gagner les élections. Mais tout en misant sur des forces et soutiens, ces candidats ont des faiblesses.

Le premier secrétaire général des républicains, Djeni Kobina avait foi aux jeunes du parti de Alassane Dramane Ouattara C’est pourquoi il les appelait les grenadiers voltigeurs. 15 appelés pour une seule place, celle du chef de ces grenadiers voltigeurs, au soir du 1er mai 2005 à l’Iiao de Grand Bassam. Même si la date de clôture (22 avril 2005) des candidatures a été respectée par tout le monde, force est de reconnaître que tous les candidats ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi, on peut les repartir en trois grands groupes : les présidentiables, les ambitieux et les troubles fêtes.

Les présidentiables

C’est l’effervescence actuellement dans les états-majors des différents candidats. Mais de loin un quatuor se dégage du lot. Il s’agit de Konan Yao Yves, Karamoko Yayoro, Sylla Ben Ibrahim Kalil et Abdoulaye Coulibaly. On soupçonne le premier de bénéficier du soutien du mentor du Rdr. Ado, dans sa volonté de faire de la géopolitique, avait voulu susciter la candidature de Franck Kobina. Malheureusement, la génitrice de ce dernier a opposé un refus poli. Finalement, le ‘’bravetché’’ aurait jeté son dévolu sur Konan Yao Yves. Le site du Rdr a retenu sa seule candidature. Etudiant en sciences et technologie des aliments. Il est relativement jeune (29 ans) par rapport aux autres postulants. Les délégués pourront-ils accepter de confier les rênes du Rjr à un Akan ?

La présidence des jeunes républicains n’intéresse pas uniquement le président du parti, le secrétaire général des forces nouvelles aimerait lui aussi positionner un élément qui lui est favorable. Après avoir réclamé et obtenu la tête de Odjé Tiacoré qualifié de petit ambitieux par son service de communication, Soro Guillaume a actionné la candidature de Karamoko Yayoro, avec la bénédiction de membres de la direction du Rdr. L’ancien candidat malheureux à la direction de la Fesci n’est pas reconnu, s’agissant de son militantisme, dans les différentes instances du parti domicilié à la rue Lepic. Plus régulier à Yopougon Koweit, il est néanmoins adoubé par la section Abobo centre. Le patron de la rébellion ivoirienne a donné des idées à d’autres jeunes ivoiriens. C’est le cas de Alphonse Soro. Le président du forum des associations du grand Nord (Fan), après avoir manifesté son intension de briguer le poste de président du Rjr, a désisté après au profit de Coulibaly Abdoulaye. Cet enseignant de lettres qui a eu la caution de la section de Ferké est défavorisé par le système de quota. Abobo et Yopougon ont pour chaque commune 50 délégués. Ce qui n’est pas le cas pour les autres départements de la Côte d’Ivoire.

Enfin, le quatrième poids lourd est Sylla Ben Ibrahim Kalil. Ingénieur en commerce export. Il entend marcher sur les traces du président du parti. Plus d’économie et de social et moins de politique, telle est l’ambition de l’ancien membre du bureau sortant du Rjr, de la Fesci et de l’Aeemci.

Les ambitieux

Dans le lot des ambitieux on peut retrouver aisément Maizan Koffi Noël, Timité Mamadou, et Konaté Kadi Diatou.

Le premier a pour avantage d’être le porte-parole de la coordination des cités universitaires depuis 2000 et d’être originaire d’une région (Bondoukou) carrefour de la Côte d’Ivoire. Le deuxième bénéficiérait du soutien de Kafana Koné, candidat malheureux à la mairie de Yopougon et est jugé proche du président du Cni, Idriss Koudouss. Il compte sur les 50 voix de Yopougon, lui qui a la caution de la section Banco 2. Cet ingénieur en communication est considéré malheureusement, par ses détracteurs comme un extrémiste.

Konaté Kadidiatou, la seule fille parmi les jeunes hommes, veut vendre chère sa peau. Militante depuis 94 et membre du bureau sortant du Rjr, celle qui veut ressembler à l’Américaine Condoleeza Rice, risque d’être victime de la phallocratie. Ses contempteurs pensent que sa place est au Rfr, car le parti ne peut se payer le luxe d’avoir une deuxième Mme Diabaté et de confier la jeunesse à la gente féminine à quelques mois des empoignades électorales. La candidate venue de Treichville veut rendre effectif le dicton selon lequel ce que femme veut dieu veut.

Les troubles fêtes

Les autres candidats entendent miser sur la division en deux clans : les anti Tiacoré et les proTiacoré des candidats poids lourds et ambitieux pour gagner. ‘’C’est la seule façon de ramener la paix au niveau de la jeunesse du Rdr’’ confie sous le couvert de l’anonymat un délégué venu de l’intérieur du pays. Le comité d’organisation et la direction du parti aux dernières nouvelles multiplient les initiatives pour obtenir un consensus entre les 15 candidats afin d’éviter les implosions, le déchirement. Ce qui sera préjudiciable au Rdr.

Aké Laurent Okoué

La preuve par quinze

Dix malinké, quatre akan et un wan, au total quinze candidats se bousculent autour du fauteuil d’Odjé Tiacoré, président en fin de parcours du rassemblement des jeunes républicains (Rjr). A première vue, cette pléthore de prétendants au poste de président, au lieu d’être l’expression de la démocratie au sein du Rdr, met à nue un profond malaise au sein de la jeunesse de ce parti : l’appétit vorace des uns à vouloir être quelqu’un et le manque de maturité politique des autres, à même de faire triompher l’intérêt général. Mais là n’est pas le problème majeur. C’est plus tôt la répartition géographique des candidats en lice qui risque de poser problème. L’on risque de se retrouver dans un scénario ” nord contre sud, où le Rdr d’Alassane Dramane Ouattara va laisser des plumes “. Après le mandat de Odjé Tiacoré, qui est du sud, il sera difficile (pourquoi pas impossible) de voir un candidat du sud reprendre les commandes. Surtout que l’on est en train de pousser Odjé lui-même vers la sortie, comme il le dit. Le temps est venu pour le nord, bastion naturel du Rdr, de prendre la main, dit-on. C’est ce qui justifie la bousculade des (dioulas) dix candidats originaires du nord. Pour rapprocher la jeunesse du Rdr d’Ado, au maximun. Bonne tactique électorale, si le Rdr n’avait pas fait de la lutte contre l’exclusion son cheval de bataille.

Barthelémy Téhin

Voici les 15 candidats

1.Timité Mamadou / section Banco 2 Yopougon /29 ans

2.Sylla Ben Ibrahim Kalil / Paillet Adjamé 35 ans

3.Sidibé Daouda / Abobo BC/ 32 ans

4.Ouattara Aboubacar / Voltaire-Treichville / 32 ans

5.Kouamé Fils David Vincent / Riviéra I Cocody / 32 ans

6.Maïzan Koffi Noël /Cité U Port-Bouët 30 ans

7.Ouattara Ali / Vasco-Yamoussokro / 29 ans

8.Bamba Arouna / Agnibilekrou / 33 ans

9.Coulibaly Petanhanki Lacina Seriba / Abobo- Château / 29 ans

10.Karamoko Yayoro / Abobo centre / 34 ans

11.Konan Yao Yves / Adjamé Chicane / 29 ans

12.Coulibaly Abdoulaye / Ferké / 34 ans

13.Diarrassouba Oum / Paloma Yopougon / 30 ans

14.Koffi Kouassi Jean / Abobo Doumé / 30 ans

15.Konaté Kadidiatou / Port- Treichville / 27 ans




N°493:Mamadou Koulibaly, Président de l’assemblée nationale “Il faut rompre le pacte colonial avec la France”

L'intelligent d'abidjan 4:27 am

Le quotidien ‘’Le Courrier d’Abidjan’’ a organisé du 22 au 24 avril, au palais de la culture d’Abidjan, trois journées de conférences et de spectacles engagés. A la clôture des manifestations, le professeur Mamadou Koulibaly a fait une conférence dédicace de son livre ‘’les servitudes du pacte colonial’‘. Il a appelé les ivoiriens à rompre courageusement les liens avec la France.

Le président Mamadou Koulibaly a affirmé que ces accords n’ont eu pour effet que d’empêcher les pays africains à se doter de réelles forces de défense. Au delà du secteur militaire, ces accords ont pour lui des incidences économiques et politiques qui nous ont mis mains et poings liés devant l’Elysée. ‘’Je ne suis pas étonné que Paris n’ai pas respecté le contrat lorsque nous avons été attaqués’’ a fait savoir le président du parlement, ces accords ont selon lui en eux-mêmes, les germes de leur reniement par la France et cela quelque soit le pouvoir en place à Paris ou en afrique. De la même manière qu’il n’a pas respecté ces engagement monétaires et financiers et dévaluant notre monnaie, s’il ne nous a pas défendu lorsque nous avons été attaqués a dit Mamadou Koulibaly. La façon dont le président Chirac bloque notre diplomatie, nous oblige à nous battre politiquement, militairement, économiquement. . Ce mois de novembre où le général français Poncet Commandant de la Licorne nous a jeté à la figure avec satisfaction qu’il contrôlait notre pays, qu’il maîtrisait les airs, la mer, la capitale et qu’il avait plusieurs officiers ivoiriens avec lui nous avons compris ce jour que l’heure était enfin venue de rompre le contrat qui nous lie et nous soumet a soutenu le député de Koumassi. Que faire donc ? Le professeur a affirmé que seule l’issue du droit nous est possible face à la puissance de la France. ‘’Il faut porter plainte là ou il faut’’ a t’il soutenu. C’est à dire à Paris ou à Dakar par le biais de notre ministre des affaires étrangères. Sur les conséquences de la guerre, M. Koulibaly avertit la France et l’Europe : ‘’Ce n’est pas en brisant les frontières en Côte d’Ivoire, en créant un électorat nouveau que l’immigration vers vos pays vont s’estomper’‘.

Olivier Guedé




N°493:Laurent Gbagbo aux maires et conseils généraux “Je suis quelque fois incompris”

L'intelligent d'abidjan 4:23 am

Incontestablement, le président Laurent Gbagbo veut aller à la paix par les urnes. Et comme il le dit depuis les premières consultations, il s’est donné comme date butoir octobre 2005. Et chaque jour , il se donne les moyens légaux pour y arriver, même quand certains de ses proches ne comprennent pas grande chose à sa manœuvre et donnent dans la critique.

‘’C’est une nécessité pour nous d’aller à la paix sans compromettre l’avenir que ceux qui ne comprennent pas grand-chose de ce que je fais, le retienne une fois pour toutes. A la place où je suis, je ferai tout ce que je peux pour arriver à la paix. On ne peut discuter de tout en même temps. Il y a des questions prioritaires. Aujourd’hui, mon rôle c’est de prendre des décisions pour dire que la paix est là…Ne perdons pas de vue l’essentiel. Créons un cadre du retour à la paix…’’ Applaudissements des maires et conseillers généraux, qui étaient en quelque sorte une réponse à celui du porte-parole des gouverneurs, vice gouverneurs de districts, présidents et vice-présidents des conseils généraux membres du front populaire ivoirien, parti au pouvoir, M. Akoi Kacou Innocent (Président du conseil général de Grand-Bassam).

Dans son discours, il a fait une lecture de l’accord de Tshwane qu’il a trouvé aberrant. ‘’Deux documents comportent des dispositions inacceptables : la compositions et le fonctionnement de la Cei proposés ne garantissent pas la neutralité attendue de cette institution. L’intégration de 600 rebelles dans les forces de défense et de sécurité nationale constitue une prime à la rébellion…’’ sur ces sujets et biens d’autres, il a demandé au président de convaincre le médiateur de la nécessité d’un ajustement aux fins d’obtenir des élections justes et transparentes pour une paix définitive et durable dans notre pays. M. Jean-Claude Kouassi et Francois Albert Amichia ont au nom de certains conseillers généraux et de l’Uvicoci encouragés le président de la république à appliquer les accords de Pretoria. Pour ce faire il aura leur caution. Cette réunion a enregistré la présence d’élus Pdci, Rdr, Fpi. On a pu noter les présences de N’Golo Coulibaly, Youssouf Sylla (Rdr), François Amichia, Aka Anghui, Nicolas Akon, Edjampan (Pdci) Lia Bi, Gui Tiehi, Amondji (Fpi). D’autres rencontres se poursuivent cette fois à huit clos, hors du regard de la presse.

Thibault R. Gbei




N°493:Gbagbo a le dos au mur

L'intelligent d'abidjan 4:22 am

Le chef de l’Etat doit en principe demain mercredi s’adresser à la nation. Toute la Côte d’Ivoire retient son souffle. Tout le monde attend du président Laurent Gbagbo la parole, le mot qui sauve. Mais au moment où l’opposition politique et armée met la pression sur le président de la République pour appliquer l’article 48 en vue d’élections présidentielles ouvertes à tous, le camp présidentiel reste sinon silencieux du moins a des réactions timides. Là où l’on s’attendait à des meetings et actions de mobilisation des patriotes pour préparer les plus réfractaires à accepter une intervention du chef de l’Etat favorable au président du Rdr. Il est bien vrai que l’ensemble des intervenants aux consultations des Forces vives de la nation ne voyait pas une autre solution pour sortir la Côte d’Ivoire de sa crise.

” Monsieur le président c’est dur, mais tout ce que vous direz nous allons accepter “. Ces mots reviennent tel un leitmotiv dans les discours des partisans du chef de l’Etat. Même le Fpi a, plutôt à la fin d’un comité central, la semaine dernière, parlé ‘’d’arrangement politique’’ pour l’éligibilité à la présidence sans battre le pavé pour gagner la bataille de l’opinion, aux fins de faciliter la tâche à son cheval gagnant. Peut-être les uns et les autres font déjà les calculs pour protéger leur tête et leurs intérêts au cas où… Quelqu’un l’a dit : le pouvoir est orphelin. Décidément, Gbagbo a le dos au mur.




N°493:Chronique diplomatique Par Ben Ismaël Théâtre et bal poussière à l’Union Africaine…

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

L’Union Africaine, est l’organisation politique, la plus décevante du continent : De Lomé à Bangui, en passant par Abidjan, l’Union Africaine, ne fait rien pour sauver l’image du continent. Désormais, dans les règlements de conflits, nous invitons l’Union Africaine à se taire. Car son implication dans les débats pour régler les conflits en République Centrafricaine, au Togo, en Côte d’Ivoire, a été un échec, un tournant sanglant, particulièrement pour les togolais.

Ce que l’union Africaine ne sait plus, c’est que le millénaire actuel n’est plus celui de la décolonisation. L’heure est au réalisme. Mais nous voilà en marketing diplomatique en Afrique. On a l’impression d’être au cinéma, ou au théâtre. Rien, vraiment rien ne va aujourd’hui en Afrique, même quand les solutions, pour régler nos propres problèmes sont à notre portée. Face à notre propre émotion, l’Union Africaine fait appel à l’Onu qui, en général ne connaît pas très bien les conflits Africains. Pendant ce temps, l’Union Africaine se bat pour livrer le Togo, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Rwanda au tribunal pénal international. Le malien Alpha Omar Konaré, président de la Commission de l’Union Africaine, reste lui-même, insensible aux jeux de la démocratie vraie, et du droit international, mène l’organisation Panafricaine à sa guise. A cette allure, l’Union Africaine se retrouvera dans les archives de la diplomatie internationale, comme la défunte OUA, faute de véritables plaidoyers pour la recherche de la paix en Afrique. Aujourd’hui, l’Union Africaine offre à la diplomatie internationale, un plateau de honte, par la faute de certains chefs d’Etat Africains, comme Omar Bongo, Abdoulaye Wade, Blaise Compaoré, en mal de popularité chez eux ; tout comme Alpha Konaré lui-même diplomatiquement peu expérimenté, qui ne sait pas faire de différence entre les enjeux et les divergences internes des Etats. Alpha Konaré fait tout en signe de ” copinage ” et encore là, il manque de courtoisie, et un véritable scénario. A Radio France Internationale, sa station de presse préférée, il dit tout sauf l’essentiel, il n’a aucun respect pour l’opposition togolaise, qui a demandé l’application correcte de la Constitution, éloigne Ange Félix Patassé, fait de François Bozizé un honnête ” président “. Encourage les tripatouillages des constitutions… Cette image du président de la Commission de l’Union Africaine, apparaît comme très dangereuse pour la déontologie et l’éthique du métier de ” médiateur “. C’est ce manque de respect pour la charte de l’Union Africaine, qui dégénère en conflit. Le Togo, la Côte d’Ivoire, la Centrafrique, font les frais de cette instabilité diplomatique couchée. L’Afrique est aujourd’hui orpheline de véritables diplomates. On a connu l’ivoirien Usher Assouan, le malien Jean-Marie Koné, le togolais Apedo Amah, qui ont refusé de ternir l’image de l’Afrique. A l’analyse, l’Union Africaine n’est toujours pas au point : Elle manque d’un enthousiasme sincère. La presse diplomatique Ouest africaine accepte mal encore, que, l’Afrique après quarante années d’indépendance, traîne les règlements de ses conflits devant l’Union Européenne. Pour faire des reformes politiques, économiques, judiciaires, l’Afrique doit s’adresser à l’anglais Tony Blair, au Français Jacques Chirac, ou à l’américain Georges Bush.

Manifestement, les Africains ne seront jamais heureux. Parce que tout simplement, le continent manque d’hommes de confiance, de véritables leaders d’opinion dévolus à la cause Africaine, par son opposition aux principes des ingérences de la France, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Union Européenne dans les affaires intérieures Africaines. Aujourd’hui, l’Afrique adore la violence, championne du monde des coups d’Etat, du tripatouillages des constitutions, parce que tout simplement, la plupart des chefs d’Etat Africain a peur de l’échec. Refuse rapidement de débat. Cette situation donne un solide avantage, aux loups de la déstabilisation de l’Afrique. Quand l’Union Africaine, la CEDEAO, la CEMA, l’UMA, ne font pas le poids, le français Jacques Chirac est très content. L’homme d’Etat français, adore le profil-bas des Africains. Manipule Omar Bongo , Toumani Touré, Blaise Compaoré, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade ses principaux jockers en Afrique. Le président de la Commission de l’Union Africaine, le malien Omar Konaré applaudit cet ” exploit ” du français Jacques Chirac, et vend l’Union Africaine à la France, vaste cirque, où la démocratie Africaine, et ses institutions sont bafouées. En clair, nous disons, qu’à l’Union Africaine, il n’y a que des acteurs de la comédie, dont Alpha Omar Konaré, depuis la CEDEAO, est doué pour ce genre d’exercice…




N°493:12e reunion de la commission de defense Et de securite de la cedeao

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

La Commission de Défense et de Sécurité de la CEDEAO a tenu sa 12e réunion en terre nigérienne, les 21et 22 avril 2005. Cette réunion a vu la participation du Colonel Major PHILIPPE MANGOU, Chef d’Etat-major des Armées de CÔTE D’IVOIRE qui y prenait part pour la deuxième fois consécutive.

C’est au Palais des Congrès de NIAMEY qu’a eu lieu cette importante réunion sous-régionale élargie aux Chefs de Police des 15 Etats membres de la CEDEAO.

Pendant deux jours, les hautes autorités militaires et civiles se sont accordées pour rechercher les solutions et moyens de pacification de la sous région.

A l’ouverture solennelle de cette 12e réunion, l’on a enregistré la passation de charges entre le Général SETH OBENG du GHANA, Président sortant, et le Général BOUREIMA MOUMOUNI du NIGER, nouveau président de la Commission.

Faisant le point de la situation de crise, le Secrétaire Général Exécutif Adjoint chargé des Affaires Politiques, le Général OMAR DIARRA a dit en substance : “Cette 12e session de la Commission de Défense et de Sécurité de la CEDEAO se réunit dans un contexte sécuritaire qui est source de vives préoccupations avec l’éclatement de la crise constitutionnelle et politique au TOGO, suite au décès le 05 février 2005 du Président GNASSINGBE EYADEMA, les fluctuations de la crise en CÔTE D’IVOIRE, des efforts visant à poursuivre le processus de transition en GUINEE-BISSAU et l’agitation politique au LIBERIA à l’approche des élections présidentielles et générales d’octobre 2005”. Il a poursuivi, en interpellant ses pairs en ces termes : “La période intersession a été caractérisée par une intense activité diplomatique et militaire de notre organisation pour la paix et la sécurisation de la sous région”.

Toutes ces préoccupations ont été l’objet d’un suivi attentif et de la sollicitude de la communauté internationale.

C’est pourquoi, prenant à son tour la parole, le Général BOUREIMA MOUMOUNI, Chef d’Etat-major des Armées du NIGER et nouveau Président en exercice de la Commission, a dit avec modestie qu’il mesurait le poids du devoir qui l’attend tout en se réjouissant de la marque de confiance de ses pairs et de la dynamique manifeste de la convention à se réunir régulièrement en tant que structure sous régionale, malgré les pressions grandissantes et les contraintes inhérentes à la vie économique, politique et sociale de chaque pays.

C’est fort de la pleine mesure de ces tâches qu’il s’est engagé à les matérialiser par des décisions concrètes, dans l’esprit bien compris des directives de la CEDEAO et dans la perspective des résolutions des conflits de la sous région.

L’un des objectifs que le Général BOUREIMA MOUMOUNI s’est assigné, sera la mise en place de la FORCE D’ATTENTE DE LA CEDEAO et le renforcement de la capacité opérationnelle de la Commission.

Les travaux à huis clos, qui se sont déroulés après la cérémonie d’ouverture, ont permis aux Chefs d’Etat-major de suivre avec beaucoup d’attention les différentes présentations de la situation sécuritaire dans la sous région. Ces présentations ont été faites par les Commandants des Forces Onusiennes de CÔTE D’IVOIRE (ONUCI), du LIBERIA (MINUL) et de la SIERRA LEONE (MINUSIL).

Des échanges sur l’état de mise en œuvre des protocoles relatifs aux mécanismes de paix ont eu lieu dans ce cadre et les thèmes suivants ont été abordés :

– la prévention et gestion des crises, le règlement des conflits, le maintien de la paix et de la sécurité ; – la lutte contre la criminalité transfrontalière dans la sous région le cadre de coopération entre la Commission de Défense et de Sécurité et le Comité des Chefs de police de la CEDEAO ; – le cadre opérationnel de la mise sur pied de la FORCE D’ATTENTE ;

les bilans de l’exercice de RECAMP IV ( BENIN 2004) et le séminaire sur les missions de maintien de la paix de la CEDEAO ;

– le projet de code de conduite pour les Forces Armées et de Sécurité en Afrique de l’Ouest et leur formation dans le domaine de la loi internationale humanitaire ; – les présentations sur l’Ecole de Maintien de la Paix de KOULIKORO au MALI et le sport militaire de l’Office de Liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO) au BURKINA.

S’agissant de la CÔTE D’IVOIRE qui demeure une préoccupation particulière, la réunion de NIAMEY s’est réjouit de la médiation du Président THABO M’BEKI.

Au total, la rencontre de NIAMEY a été très intense en réflexions, en discussions et en propositions.

Le Colonel Major PHILIPPE MANGOU Chef d’Etat-major des Armées de CÔTE D’IVOIRE, a exprimé la fierté de son pays d’appartenir à la Commission de Défense et de Sécurité de la CEDEAO, outil d’intégration africaine. C’est pourquoi, il a émis le vœu d’accueillir en terre ivoirienne la 13e réunion, en juillet 2005.

La 12e réunion de la Commission de Défense et de Sécurité a clos ses travaux le vendredi 22 avril 2005 avec l’adoption d’un communiqué final.

Il faut rappeler qu’en marge des travaux, les Chefs d’Etat-major ont été reçus en audience au palais présidentiel par le Chef de l’Etat nigérien, le Président MAMADOU TANDJA.

REPOPRTAGE BIPA.




N°493:La revue de la presse Pretoria fatigue Gbagbo dêh !

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

Hier, devant un kiosque à journaux, à Yopougon-Camp militaire, un ‘’titrologue’’ a failli pleurer, tellement il a eu pitié pour le président Gbagbo en parcourant les ‘’Unes’’ des quotidiens parus ce jour. ‘’Le temps’’ presse, le G7 traîne les pas alors ‘’Gbagbo hausse le ton’’ au Conseil des ministres du jeudi 21 avril pour réveiller Seydou Diarra et ses hommes. Mais les résultats, semblent bien maigres. Raison évidente pour laquelle ‘’Gbagbo consulte Kadhafi’’ comme l’a mentionné ‘’Les Echos du Matin’‘. Pour ‘’Soir Info’‘, c’est parce que ‘’Gbagbo veut déjouer l’accord’‘, qu’il consulte Kadhafi. Pendant que son parti, le Fpi danse ‘’Tchatchatcha’‘. Mais tous ces efforts du n°1 des refondateurs n’ont certainement pas atteints les résultats escomptés. La preuve ‘’Gbagbo tombe dans 5 mois’‘, révèle ‘’Le Nouveau Réveil’’ ; qui ajoute même qu’ ‘’il n’y aura plus de Fpi’‘. Tout ça, à cause de Pretoria, pour tout dire. Et comme si ces actions du P.R ne suffisaient pas, son parti, ‘’le Fpi est prêt à tous les sacrifices’‘, comme l’indique ‘’Frat-Mat’‘. Vraiment, Pretoria fatigue Gbagbo.

A demain.
Barthélemy Téhin




N°493:France : malaise au parti socialiste Le rappel à l’ordre de Lionel Jospin divise

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

L’irruption médiatisée de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin samedi dans le débat sur le référendum sur la Constitution européenne, et surtout dans la controverse interne au PS, a été diversement appréciée par ses camarades socialistes. Le ferme rappel à l’ordre qu’il a adressé aux socialistes qui font campagne pour le non au référendum a été bien perçu par les avocats du oui, mais les tenants du non n’ont guère apprécié le ton de l’avertissement.

Intervenant attendu et vedette incontestée du colloque organisé par le PS pour célébrer son centenaire, l’ex-premier secrétaire du parti a vertement tancé les partisans du non, alors que 59% des militants s’étaient prononcés pour le oui lors du référendum interne du 1er décembre 2004. “Tenir pour rien le vote des militants et s’affranchir de nos règles communes me paraît davantage inspiré par le libéralisme que par l’esprit collectif qui est le propre du socialisme”, avait-il accusé. Il n’avait toutefois pas nommé Henri Emmanuelli ni Jean-Luc Mélenchon, partisans du non et principaux porte-parole d’une campagne contre les “dérives libérales” de l’UE.




N°493:Togo: après la présidentielle de dimanche Un gouvernement de transition sera formé

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

Les Togolais attendaient toujours, hier lundi, les résultats de la présidentielle, marquée dimanche par des violences et des accusations de fraude, alors que le président nigérian Olusegun Obasanjo a rencontré le candidat du pouvoir, Faure Gnassingbé, et le principal leader de l’opposition, Gilchrist Olympio à Abuja. Au centre des échanges : comment faire pour éviter le spectre du chaos qui plane.

Le président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, également président en exercice de l’Union africaine (UA), a rencontré, hier lundi à Abuja, les principaux protagonistes de la crise togolaise: Faure Gnassingbé et le principal leader de l’opposition, Gilchrist Olympio, interdit de participation au scrutin présidentiel, car vivant en exil en France. Au termes d’échanges houleux, les deux parties ont convenu de la formation d’un gouvernement d’union nationale, à l’issue de la présidentielle de dimanche. Et ce, quel que soit le verdict des urnes.

La commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’a pas indiqué quand les résultats de ce premier scrutin de “l’après Eyadéma” seraient annoncés. Mais un de ses responsables a déclaré, sous couvert d’anonymat, que les résultats ne seraient pas connus avant au moins mardi, et que seuls 14% des résultats avaient déjà été collectés lundi matin. “Habituellement, la collecte des résultats des Celi (Commissions électorales locales indépendantes) prend environ 48 heures. Donc, nous n’attendons rien avant demain”, a ajouté ce responsable. Environ 3,5 millions d’électeurs étaient appelés à choisir un nouveau président après le décès du président Gnassingbé Eyadema, au pouvoir sans partage pendant 38 ans.

La coalition de l’opposition et son candidat, Emmanuel Akitani Bob, ont dénoncé des fraudes organisées à grande échelle, selon elle, pour permettre l’élection de Faure Gnassingbé, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), un des fils du général Eyadéma.

Le RPT a, de son côté, accusé des militants de l’opposition d’avoir “bourré des urnes”, et attaqué ses militants dans plusieurs localités. Les violences s’étaient concentrées dimanche dans les quartiers populaires de Lomé, fiefs traditionnels de l’opposition, notamment à Bè.

Un calme précaire était revenu lundi dans ce quartier où quelques heurts étaient encore enregistrés avec les forces de l’ordre, faisant une dizaine de blessés. De nombreux magasins restaient fermés. Les violences dimanche ont fait au moins trois morts, et plus de 20 blessés, dont trois par balles, à Lomé, selon des source diplomatique et hospitalière. Un bilan officiel lundi n’a fait état que d’un mort, et d’un nombre indéterminé de blessés.

Pour sa part, le gouvernement français, très discret depuis le début de la crise de succession au Togo, s’est déclaré satisfait de l’élection, malgré des fraudes et des violences, l’opposition socialiste appelant au contraire à un nouveau scrutin.




25/4/2005

N°492: L’Editorial : Par Assé Alafé : Le pouvoir ne se trouve pas qu’à la Présidence de la République

L'intelligent d'abidjan 5:38 pm

Le pouvoir ne se trouve pas qu’à la Présidence de la République

Tout le pouvoir, rien que le pouvoir, telle est la doctrine des acteurs politiques ivoiriens qui roulent pour des ambitions personnelles.

Le problème de la Côte d’Ivoire est-il vraiment que Bédié, Ado, Soro et Gbagbo soient candidats à une élection présidentielle ?

Comment le peuple ivoirien et ses leaders ont-ils pu réduire la crise de notre pays à une affaire d’article 35, à l’heure ou dans le monde l’on parle de bonne gouvernance ?

Lorsque le FPI était presque seul au pouvoir, les châteaux des refondateurs étaient étalés dans la presse.
L’opposition faisait la leçon, au pouvoir parce que pendant des années, le FPI avait critiqué les abus du parti unique PDCI et l’usage du bien public à des fins personnelles, de façon illicite et excessive.

Mais, aujourd’hui, personne ne cherche à être une poche de moralité.
Chacun cherche à bouffer et se refuse à voir la paille dans l’œil de l’autre.
Ce qui a fait dire à Laurent Gbagbo citant une conversation avec Thabo Mbeki, qu’il faut donner un peu aux autres quand on a le pouvoir.

Après le FPI et ses nouveaux riches, et les profiteurs de la guerre de tous les bords, qui peut dire qu’il n’est pas au courant des nouveaux riches et ministres du G7 au sein du gouvernement de réconciliation nationale?

Mais personne n’en parle ,personne ne s’y intéresse.
Tout le monde est candidat, le peuple applaudit et danse, les rebelles déposent les armes, on change l’article 35, si on veut, après 2005.

Cette course au pouvoir et à la candidature tous azimuts a fait perdre de vue que la constitution ivoirienne permet des choses inédites, comme la constitution française, au cas où le président ne déteint pas de majorité parlementaire.

Un abus de langage et une pratique longue du parti unique, qui ont fait coïncider majorité parlementaire et majorité présidentielle, ont fait dire et croire, pendant longtemps, que la Côte d’Ivoire a un régime présidentiel.

C’est vrai, tant que le président élu dispose d’une majorité au parlement.
Les données, pourtant, changent, comme en France, lorsque le chef de l’Etat ne dispose pas de la majorité parlementaire.

Ainsi, en France aujourd’hui, Jacques Chirac semble tenir l’essentiel du pouvoir exécutif dont il lègue une partie à Raffarin qui est de son bord politique.
Ce qui rend la collaboration aisée.

Une telle collaboration a été plus difficile lorsque Jospin était à la barre, ou bien lorsque Chirac lui-même était face à Mitterrand, ou bien quand Balladur dirigeait le gouvernement de cohabitation. Pourtant, l’objectif de De Gaulle, en faisant élire le chef de l’Etat français au suffrage universel, (une réforme adoptée par référendum) était de soustraire la fonction des humeurs du temps et des députés.

Sous De Gaulle et ses deux successeurs immédiats, à savoir Pompidou et Giscard d’Estaing, les choses se sont bien passées, jusqu’à l’arrivée de la gauche et la première cohabitation de la 5ème République en France en 1988.

Alors que le régime constitutionnel français n’a rien à voir avec les systèmes parlementaires britannique, espagnol, portugais, israélien ou d’autres, on a pu voir Chirac en 88, Balladur en 93 et Jospin en 98, partager le pouvoir avec le chef de l’Etat français en exercice et élu par tout le peuple. Fort du soutien de la majorité des députés, ces premiers ministres de cohabitation ont tenu en main la réalité de l’exécutif, laissant la seule politique étrangère comme domaine réservé au chef de l’Etat.

Cela est possible en Côte d’Ivoire en 2005, si Laurent Gbagbo est réélu, sans toutefois disposer de la majorité au parlement. Le chef de l’Etat ivoirien n’aura, dans ce cas, alors pas d’autre choix que de nommer une personnalité de l’opposition à la primature, à moins de vouloir un blocage du fonctionnement des institutions de l’Etat.

Le dialogue et la négociation seront permanents, on aura un partage réel de pouvoir. Et cette cohabitation forcée apprendra à vivre ensemble. Le pouvoir ne se trouve donc pas qu’à la présidence de la République !

Le FPI et les partisans du chef de l’Etat le savent très bien.C’est sur ce thème que la campagne des hommes de Gbagbo a été menée en 2000, après la victoire à la présidentielle.

C’est pour cette raison que Gbagbo a quelque peu réhabilité Guéï, en le rencontrant à l’époque à Yamoussoukro, pour obtenir le soutien de ses 14 députés, au moment où le PDCI avait du mal à s’organiser, pour négocier une majorité parlementaire avec Guéï, et la dizaine d’élus du RDR, par défaut.

Dans la dernière interview accordée à L’intelligent d’Abidjan, le député Ben Soumahoro, conscient de cela, et prédisant la réélection de Laurent Gbagbo, ajoutait que cette réélection ne servirait à rien s’il n’obtenait pas de majorité au parlement.

Il invitait le FPI à travailler dans ce sens dès maintenant, pour éviter d’être surpris.
On ne peut que déplorer le gâchis, la course à la candidature, présidentielle malgré toutes les opportunités que la constitution ivoirienne offre dans la perspective d’une majorité parlementaire. Une course de mauvais goût et qui nous a tant fait perdre !

Malgré l’entêtement des uns et des autres, nous n’échapperons sans doute pas à un scénario de partage constitutionnel du pouvoir, après les échéances qui s’annoncent.Si la présidentielle a lieu effectivement en Octobre, le scrutin sera aussi bâclé qu’en 2000 et Laurent Gbagbo va le gagner.

L’opposition remportera les élections législatives suivantes ;ce qui lui permettra de ravir la Primature, le gouvernement et la présidence de l’Assemblée nationale.

Tel est le vrai chemin de la paix, pour les cinq prochaines années.

Assé Alafé




N°492:UNE : Election présidentielle de 2005 : ADO prépare un coup Tout sur ses hommes, ses soutiens et sa stratégie

L'intelligent d'abidjan 5:11 am

Alassane Dramane Ouattara a mis à profit ces dernières années, pour préparer son retour en Côte d’Ivoire. Son épouse, particulièrement active dans la campagne présidentielle, lui a permis de s’octroyer de nombreux soutiens dans certaines capitales européennes.

Ecarté de la compétition présidentielle d’octobre 2000, pour “nationalité douteuse”, ADO, le président du Rassemblement des républicains (RDR), entend bien être vainqueur, lors du prochain scrutin présidentiel de 2005. Et la perspective de la garantie de son éligibilité après les accords de Pretoria est le signe que, plus que jamais, l’heure du guide des républicains a plus que jamais sonné.

Les accords de Pretoria sur la crise ivoirienne et la proposition du médiateur sud-africain de garantir l’éligibilité de tous les signataires des accords de Linas Marcoussis à la présidentielle annoncée d’octobre 2005, pourrait lever le dernier obstacle qui se dressait encore sur le cheminement d’Alassane Dramane Ouattara, dans son éprouvante marche vers le sommet d’Etat de la Côte d’Ivoire.

Pour ce faire, ses soutiens officieux et occultes se sont, depuis, mis en branle. Au cœur de ce réseau qui étend ses tentacules dans presque tous les milieux de la politique, de la finance et des affaires dans le monde : son épouse Dominique Ouattara.

Soutiens internes

Alassane Dramane Ouattara, qui fonctionne en véritable tandem avec Henriette Dagri Diabaté à la direction du RDR, a tissé ses réseaux au sein de ce parti. Depuis l’annonce des garanties sur son éligibilité, de nombreux ralliements à son parti sont observés. C’est le cas, par exemple de l’ancien maire de la commune de Koumassi, Adou Assalé. C’est également le cas du président du groupe parlementaire Solidarité qui regroupe des députés indépendants à l’Assemblée nationale, Ousmane Koné.

Pour le Nord, il s’appuie sur le secrétaire général adjoint du parti, Amadou Gon Coulibaly, pour l’Ouest sur le maire de la ville de Daloa, Frédéric Guédé Guina et pour le Centre sur le maire de Bouaké, Ibrahima Fanny. Samedi dernier, un autre cadre originaire de Gagnoa, la ville natale du chef de l’Etat, a annoncé son ralliement. Et les recrutements se poursuivent.

Réseaux officieux français
Le président du Rassemblement des républicains n’est pas très apprécié à l’Elysée, selon plusieurs sources. Malgré son long séjour sur les bords de la Seine, l’exilé de Mougins ne s’est pratiquement jamais entretenu avec le président français Jacques Chirac. C’est d’ailleurs la réticence de la France qui l’avait poussé à renoncer à toute candidature, en 1995.

Si la France officielle a toujours gardé ses distances avec Ouattara, un puissant et obscur soutien français existe et est très dynamique. Tout remonte au moment de la privatisation par Alassane Ouattara en 1991 de la CIE et de la Sodeci Bouygues Immobilier aurait aurait travaillé avec l’AICI France (agence immobilière de la Côte d’Ivoire – qui appartient à Mme Dominique Ouattara), Jacques Foccart en était d’ailleurs informé.

En vendant en 1992 à Bouygues, les deux sociétés d’état que sont la CIE (électricité) et la Sodeci (eau), Alassane Ouattara savait bien qu’il faisait d’une pierre deux coups : traiter affaires avec le géant français du béton et profiter par conséquent des multiples relations politiques du puissant bétonneur. Le soutien sans faille dont jouit ADO aujourd’hui de la part de Nicolas Sarkozy n’est pas fortuit. Car, Martin Bouygues n’est autre que le parrain du fils de Sarkozy, ancien ministre de l’Intérieur, de l’Economie et des Finances et actuel président de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) en France.

C’est à travers ce jeu d’alliances que les couples Sarkozy et Ouattara sont devenus amis. Mais, ce soutien de Sarkozy au mentor des républicains n’est pas dénué de calculs politiques. En 2007, Chirac sera au terme de son second et dernier mandat ; Sarko voudrait naturellement tenter sa chance à la présidentielle. Si en 2005, date prévue pour la présidentielle en Côte d’Ivoire, ADO passe, il peut se montrer bien reconnaissant, vu sa puissance financière, à l’endroit de son bienfaiteur. A l’heure de la « grande collecte de fonds », destinée à alimenter le budget de campagne, le geste du « président Ouattara » et celui naturellement de Bouygues pourraient sauver.

En raison de son passé de fonctionnaire international, Ouattara a de multiples liens à l’étranger, notamment aux Etats-unis. Il a aussi des relations privilégiées avec certains chefs d’Etat africains, comme Blaise Compaoré (Burkina-Faso) et Omar Bongo (Gabon). Son ancien directeur de cabinet, Sydia Touré, a été d’autre part le Premier ministre de la Guinée à la fin des années 1990. Paul Biya du Cameroun, Amadou Toumani Touré (ATT) du Mali, Thabo Mbeki d’Afrique du sud, Olusegun Obasanjo du Nigeria, feu Gnassingbe Eyadema du Togo et d’autres chefs d’Etat figurent au nombre de ses amitiés, et lui parlent très souvent au téléphone.

Dans ce réseau relationnel chargé de booster la candidature de Ouattara, il y a, outre les ténors comme Sarkozy et Bouygues, Dominique Strauss Kahn, l’ancien argentier sous Mitterrand, Michel Camdessus, l’ex-patron d’ADO au FMI et aujourd’hui conseiller de Chirac pour le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Lobby américain

Si l’image d’Alassane Dramane Ouattara a du mal à passer dans la capitale française –en dépit du fait que son épouse Dominique soit Française – c’est simplement dû au fait que les autorités de Paris lui reprochent d’être un homme de Washington. En effet, le réseau Ouattara est dense au pays de l’Oncle Sam. Aussi bien au plan officiel qu’officieux. Au nombre de ces relations américaines qui pourraient être déterminantes pour l’élection du champion du RDR, on peut, entre autres, citer : Berresford Susan, patron de Citi/Corps Citi Bank et de Pepsi Cola ; Foote Melvin, activiste bien introduit au Congrès ; Jeter Howard, confident des Clinton ; Kemp Jack, colistier républicain de Bob Dole en 1996 ; Lake René, co-directeur de LTL Strategies ; MClean Mora, présidente de l’Institut américain pour l’Afrique ; Payne Lucas, patron d’Africare ; Powel Nancy, collaboratrice du secrétaire d’Etat adjoint Suzan Rice ;Pratt Kelly Sharon, présidente de la fondation Ford ; Robinson Léonard, spécialiste des affaires africaines de Reagan ; Vernon Jordan, l’avocat et banquier Vernon Jordan, confident du couple Clinton. M. Ouattara était d’ailleurs attendu ces jours-ci aux Etats-Unis, pour expliquer l’espoir de paix, suscité par les accords de Pretoria.

En attendant le verdict –connu- du président Gbagbo sur l’éligibilité d’Alassane Dramane Ouattara, les partisans du président du RDR ne se font plus aucune inquiétude sur leur capacité à conquérir, dans les urnes, le pouvoir d’Etat. Après les douloureuses années 1995 et 2000, marquées par de nombreux tués dans l’éprouvante marche vers la magistrature suprême.

Vicky Delore
Source : Document top secret
de la force Licorne.




N°492:Libéria : élections générales d’octobre Le président intérimaire pour des inscriptions massives

L'intelligent d'abidjan 5:06 am

Le président intérimaire du Liberia, Gyude Bryant, a appelé, hier dimanche, les Libériens à s’inscrire massivement à partir de lundi pour les élections générales du 11 octobre devant marquer la fin de la période de transition, selon un communiqué lu dimanche sur la radio nationale. “C’est votre devoir de citoyen. Faites le pour que le prochain président (du Liberia) soit le choix de la majorité”.

Les inscriptions en vue des élections générales (présidentielle et législatives) du 11 octobre débutent lundi sur toute l’étendue du territoire jusqu’au 21 mai. Ces élections doivent mettre un terme à une période de transition conduite par le président Gyude Bryant, entré en fonction en octobre 2003, deux mois après la fin de 14 ans de guerres civiles successives (1989-2003) et le départ en exil de l’ancien président Charles Taylor.

Plusieurs dizaines de personnalités dont l’ex-vedette de football George Weah, ont déjà déclaré leur intention de se présenter à la prochaine présidentielle. “Dans la Bible, on nous dit qu’il y aura un jugement dernier. Le jugement dernier du Liberia débute lundi. C’est là que nous déciderons nous mêmes notre propre sort”, a ajouté M. Bryant.

Selon la Commission électorale nationale, 1511 centres d’inscription seront ouverts à travers le pays. Les organisations humanitaires estiment la population libérienne à 4 millions d’habitants dont environ 650.000 avaient fui pendant la guerre civile pour se réfugier dans d’autres pays. Une centaine de milliers d’entre eux seulement ont regagné leur pays. Les nouvelles lois électorales stipulent qu’il n’y aura aucun vote à l’extérieur du pays.




N°492:La revue de la presse : Rois et agriculteurs d’accord pour Pretoria

L'intelligent d'abidjan 5:05 am

Les journaux parus samedi ont fait la part belle à la rencontre entre le chef de l’Etat, les rois et les agriculteurs. Selon ‘’Soir Info’’, les chefs traditionnels ont dit ‘’oui’’ à Pretoria. Mais cela n’a pas empêché un roi de fuir avec 10 millions décaissés par le chef de l’Etat. ‘’Les Echos du Matin’’, rapporte les propos d’un planteur à propos du leader du Rdr: ‘’Ado n’a pas de village au Nord’’.

A ce sujet, ‘’Le Patriote’’ affirme que les entités, rois et agriculteurs sont ‘’Ok pour Pretoria’’. Même sujet, mais réflexion discordante pour ‘’Le Front’’, qui soutient qu’à ces rencontres, ‘’Un détail à trahi Gbagbo’’. Autre centre d’intérêt chez ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ qui avec la ‘’Une’’ ‘’Comment je battrai Bédié et Ado’’ donne les détails de la machine électorale du chef de l’Etat ivoirien. Toujours chez ce quotidien on relève ‘’Les derniers développements de la crise à l’Udpci’’. ‘’Le Front’’ quant à lui souligne ‘’Les sanctions qui seront prises contre les dissidents de l’Udpci’’. La presse a aussi titré sur le week-end footbalistique avec les Coupes africaines. Pour ‘’Frat-Mat’’, ‘’Asec, Africa et Stella en danger’’. Chez ‘’Le Temps’’, avec ces trois représentants c’est ‘’La Côte d’Ivoire qui est sur trois fronts’’.

‘’Les Echos du Matin’’ affirme que les trois équipes jouent tous pour la qualification. Les élections au Togo ont intéressé quelques quotidiens. ‘’Frat-Mat’’ affirme que ‘’La présidentielle se fera sous haute tension’’, tandis que ‘’L’Inter’’ est sûr ‘’Au Togo, un coup se prépare’’.

A la prochaine.

Olivier Guédé




N°492:Actualité: Togo: présidentielle du 24 avril Forte participation, l’opposition dénonce des fraudes

L'intelligent d'abidjan 5:04 am

Les Togolais ont voté nombreux dimanche pour élire un successeur au général Gnassingbé Eyadéma, décédé en février après 38 ans de pouvoir absolu, dans un climat de tension, l’opposition radicale dénonçant des “fraudes massives” pour porter au pouvoir Faure Gnassingbé, le fils du président défunt.

Faure Gnassingbé, brièvement installé par l’armée à la tête de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest à la mort de son père, le 5 février, est soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), l’ex-parti unique au pouvoir.

Son principal rival est Emmanuel Bob Akitani, 74 ans, candidat de la coalition de l’opposition, qui avait en vain réclamé un report du vote. Il a affirmé que cette élection, au scrutin majoritaire à un tour, était “très mal engagée” et a dénoncé des “bourrages d’urnes à grande échelle”, en appelant la population à assister en masse au dépouillement. “Nous connaissons bien le système du RPT, mais on dirait qu’ils agissent comme si l’impunité était toujours garantie. Mais cela ne sera pas le cas”, a déclaré Emmanuel Akitani Bob.

Un responsable de l’opposition avait annoncé que les militants descendraient dans les rues en cas de victoire de M. Gnassingbé. “Si comme dans le passé (...) le régime annonce sa victoire, cela va très mal se passer”, avait menacé vendredi Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l’Union des forces du changement (UFC), premier parti de l’opposition radicale.

Le candidat du RPT, pour sa part, affichait sa sérénité, et s’est exprimé comme un futur président.”Nous avons déjà remporté une première bataille: l’élection a eu lieu au moment prévu par la Constitution”, a déclaré M. Gnassingbé, décontracté et vêtu d’une chemisette blanche, après avoir déposé son bulletin au bureau de vote du camp militaire RIT, dans le centre de Lomé, là où le général Eyadéma avait coutume de dormir et de voter.

Il a réaffirmé son intention de former un “gouvernement d’union et d’ouverture”. “Si (l’opposition) parle de fraude c’est peut-être qu’elle sent déjà qu’elle va perdre”, a-t-il dit. “Je ne pense pas qu’il y aura explosion de violence parce que j’ai confiance dans les forces de sécurité”.

Les forces de sécurité sont restées discrètes près des bureaux, surveillés par des observateurs du RPT et de l’opposition.

A la mi-journée, le taux de participation avoisinait les 52%, selon les autorités, qui ont affirmé que “d’une manière générale, tout se passe bien”.

A Lomé, des habitants ont accusé des militants du RPT d’avoir tenté de bourrer des urnes dans au moins trois bureaux, mais ces incidents n’étaient pas confirmés de source indépendante. A Sokodé (centre), deuxième ville du pays, des électeurs manifestaient leurs craintes. “C’est un virage dangereux et glissant que le pays négocie”, a expliqué Salifou Amidou, un retraité septuagénaire.




N°492:HUMEUR : par Vicky Delore : Courtisanerie

L'intelligent d'abidjan 5:04 am

Courtisanerie

‘’Seuls les imbéciles ne changent pas‘’, dit le sage. Une vérité qui s’applique, malheureusement, à certaines couches de la société ivoirienne. Appelés à se prononcer sur le processus de paix, après les accords de Pretoria, les adeptes de la politique du pire ont choisi de mener un combat d’arrière-garde. Celui qui a plongé la Côte d’Ivoire dans les confins de la bêtise.

Les circonvolutions verbales de certains orateurs laissent parfois à penser que ce pays, jadis locomotive de la sous-région, n’en a pas assez de s’abreuver du sang de ses filles et de ses fils. Ces justiciers, par le verbe, des temps nouveaux, au-delà des préoccupations humaines et matérielles des victimes veulent, dans la réalité, plaire au chef.

C’est donc la course à qui dira la plus épouvantable des imbécillités. Il faut montrer au chef qu’on sait trépigner au rythme de son régime. Avec le secret espoir d’obtenir une audience présidentielle : le petit rendez-vous du paradis.

Le sentiment de dégoût est, très souvent perceptible sur le visage du chef de l’Etat qui ne croyaient pas ses affidés capables de telles monstruosités. Gêné, le président de la République essaie, autant que faire se peut, de remettre un peu de raison dans la folie langagière de certains pousse au suicide.

Gbagbo n’est pas dupe. Il en a vu des vertes et des pas mûres. Il sait combien le pouvoir de l’argent peut pousser au reniement de soi et de toutes les valeurs qui fondent l’humanité. Il sait comme il a l’habitude de le dire, qui est qui. En Côte d’Ivoire ici, on se connaît.

Les courtisans serviles, Laurent Gbagbo sait que leur spécialité, c’est de tresser les lauriers au chef. A celui qui détient le pouvoir d’Etat. Il l’a observé sous Houphouet, sous Bédié et sous Guéï. Aguerri, il est, sans aucun doute, le dernier à se laisser distraire par leurs clameurs oratoires.

Si ces pauvres hères pouvaient seulement comprendre que tout a été décidé à Pretoria sur l’éligibilité à la présidence de la République. Et que ce n’est pas tant leurs avis que sollicite le président Gbagbo. En les invitant, le président de la République a tenu simplement à sacrifier à la tradition africaine de la courtoisie.

Les courtisans serviles et les adeptes de la théorie des complots doivent se résoudre à changer. Car, comme le dit le Sage : “Seuls les imbéciles ne changent pas “.

Vicky Delore




N°492:Gbagbo a-t-il vraiment tué Ouattara ?

L'intelligent d'abidjan 5:02 am

‘’On veut la paix ; on veut ADO ; on veut Mossi” Une valeur, un homme, un malaise. C’est presque avec amusement que les partisans du président du RDR on lancé ce cri de guerre, le mardi 19 avril 2005, dans l’enceinte du palais présidentiel, lors de la réception accordée aux femmes. Appelées en consultation sur la proposition du médiateur sud-africain sur l’éligibilité à la présidence de la République, les différentes couches sociales se livrent toutes ou presque au procès au vitriol du leader du RDR. Et lors du tour des femmes, le 19 avril dernier, on a presque frôlé un affrontement entre partisans de Gbagbo et fanatiques d’Alassane Ouattara.

“C’est avec amusement que nous suivons ce qui se passent. Il faut que les autorités sachent que les Ivoiriens ne sont pas dupes. Ceux qui défilent au palais appliquent ce que Gbagbo leur a appris du temps où il était dans l’opposition. ‘Si on vous donne de l’argent prenez et bouffez, mais dans l’urne, faite votre choix’. Et c’est que feront les Ivoiriens. Ils savent que tout ce qui se passe n’est qu’une mise en scène grossière. Comment s’opposer, aujourd’hui, à la candidature de celui pour qui on a boycotté la présidentielle de 1995 ? Le président Gbagbo avait déclaré que si ADO n’est pas candidat, il porterait plainte contre l’Etat de Côte d’Ivoire, pourquoi s’y opposer, aujourd’hui ? Voilà bien des contradictions qu’il faut expliquer aux Ivoiriens. En tout cas, avec quelques mots, Ado remettra à sa place la vérité qui a été déformée par des milliards de mensonges. Qu’on aille aux élections et on verra qui est qui”, développe un cadre du RDR, sous le couvert de l’anonymat. Autant dire que dans le camp des républicains, la victoire à la future présidentielle ne fait pas de doute.

V.D.




N°492:Pierre Kipré, ancien ministre de Bédié “Que tout le monde soit candidat”

L'intelligent d'abidjan 5:01 am

Après environ trois ans de guerre, les Ivoiriens, pour la plupart, s’accordent sur la nécessité d’aller à la paix. C’est ce qui explicite le plébiscite fait aux accords de Pretoria et à la proposition de Thabo Mbeki sur l’éligibilité à la magistrature suprême. La dernière personnalité en date, dans ce ralliement massif à la paix est l’ancien ministre de l’Education nationale d’Henri Konan Bédié, le Pr Pierre Kipré.

Hier 24 avril 2005, sur les antennes de RFI, l’invité de l’émission Livre d’Or a expliqué : “ Je crois à la médiation de Thabo Mbeki. J’espère, surtout, que la classe politique ivoirienne sera à la hauteur du destin de leur pays. Parce que si cette médiation échoue, ce ne sera pas Thabo Mbeki qui aura échoué. Ce sont le Ivoiriens qui auront échoué. Le médiateur ne peut pas se mettre à la place des principaux acteurs (…) Le meilleur est que tout le monde se présente. Et que les Ivoiriens choisissent. Celui qui aura perdu, il aura perdu parce que les Ivoiriens n’en veulent pas”.

Un ralliement qui montre bien qu’un des pères fondateurs de cette ivoirité qui a mis plusieurs années durant Alassane Ouattara au ban de la politique nationale, est bien décidé à vêtir de nouveaux habits. Dans lesquels il espère ne pas être trop à l’étroit.

V.D.




N°492:André Gouri, commandant du théâtre des opérations ‘‘Comment nous allons intégrer les rebelles’’

L'intelligent d'abidjan 5:00 am

Le colonel André Gouri est le nouveau chef du théâtre des opérations des Fanci. Le mardi 19 avril 2005 dernier, c’est lui qui, au nom des forces de défense ivoiriennes, a signé le retrait de toutes les lignes de front des armes lourdes. Au sortir de la réunion de Daoukro qui a eu lieu le mercredi 19 avril 2005. il fait une précision sur le processus de désarmement ‘‘Que la population se tranquillise. Ce processus de désarmement, nous le maîtrisons. C’est vrai qu’il y a beaucoup de problèmes, mais nous avançons (…) il nous faut ici et maintenant tourner le dos à la guerre pour aller vers la paix en vertu de l’accord de Pretoria…’’. Avant de se prononcer sur le recrutement prochain de 600 éléments des Forces nouvelles dans l’Armée ivoirienne. ‘‘Nous sommes prêts à travailler sans arrière pensée avec les 600 éléments des Forces nouvelles qui seront d’abord déployés à Korhogo, avant leur redéploiement dans la gendarmerie et la police nationale. Et ce, pendant la phase transitoire. Ils feront leur travail au nord, sous la supervision de l’Onuci…’’, s’est voulu rassurant, le remplaçant de Philippe Mangou.

Thibault R. Gbei,
Envoyé Spécial à Daoukro




N°492:Louis Kouakou Abonouan, (Pt Cnjckb) ‘‘Pretoria, c’est du saupoudrage’’

L'intelligent d'abidjan 4:59 am

Louis Kouakou Abonouan, président de la coordination des mouvements de jeunesse pour Charles Konan Banny : ‘‘De Marcoussis à Pretoria, il n’y a rien de nouveau. Peut-être sauf que les propositions du président Mbeki rajustent un peu Marcoussis qui a été comme un costume mal taillé. Si non dans le fonds, Pretoria est juste du saupoudrage pour permettre l’organisation des élections. Or, les élections ne règlent pas tout le problème de la haine entre Gbagbo, Bédié et Ouattara. On aurait pu attendre de régler les problèmes de fonds qui sont quelque fois personnels et puis après programmer les élections. C’est sur qu’après le vote, les résultats seront contestes et on reviendra à la case départ…’’

Des accords de Pretoria dit le président de la Cnjckb ne font pas d’Henri Konan Bédié, le jocker du Pdci en 2005. Et de ce point de vue ne réduisent pas les chances du gouverneur Charles Konan Banny. ‘‘Il est seulement demandé à la cour constitutionnelle d’accepter les candidatures proposées par les partis signataires de Marcoussis. Alors qui dit que c’est Bédié que le Pdci choisira ?’’.

A ceux qui évoquent l’idée de convention éclatée comme stratégie de largage de Charles Konan Banny, Abonouan répond. ‘‘Il ne revient plus à Bédié d’organiser les conventions. C’est le président qui sera élu à la suite du prochain congrès qui va organiser les choses. Eclatée ou concentrée, aucune convention n’effraie Banny à qui aux dernières nouvelles Bédié s’apprêterait à céder la place pour donner des chances certaines au parti pour les prochaines joutes’’. Pour finir Abonouan a ajouté que l’histoire des chefs traditionnels Akoué qui auraient désavoué Banny relève de l’imagination et témoigne de la peur qui envahirait certains fidèles de Bédié.

C.W




N°492:Interview: Pasteur Gammi, Président de la milice Miloci“Pas de désarmement, sans indemnisation de nos parents”

L'intelligent d'abidjan 4:58 am

Le pasteur Gammi était, vendredi dernier à Abidjan, dans le cadre des concertations initiées par l’Etat-major des Fanci, sur le démantèlement des milices. Dans cet entretien, il parle du Miloci, de l’accord de Pretoria et du désarmement.

D’aucuns affirment que l’accord de Pretoria est la dernière voie de sortie de crise pour la Côte d’Ivoire. Qu’en dites-vous ?

J’estime que Pretoria est bien venu pour instaurer la paix en Côte d’Ivoire. Mais, en même temps, je dis que Pretoria a oublié quelque chose de très important : les victimes de guerre. Nos parents qui sont morts et ceux qui sont réduits aujourd’hui à leur plus simple expression, qu’est ce que Pretoria a prévu pour eux ? Si nous devons déposer les armes, quelles garanties nous donnet-on pour indemniser ces victimes de guerre ? Voilà la préoccupation majeure du Miloci. Sans oublier ces milliers de jeunes gens actuellement en armes, qui se battent à nos côtés pour libérer notre région.Que vont-ils devenir après ?

Pourquoi n’êtes-vous pas allé à la rencontre de chef de l’Etat, avec la jeunesse ?

Nous respectons le chef d l’Etat. Mais, nous n’étions pas à la rencontre parce que les jeunes qui y étaient et nous ne menons pas les mêmes actions. Nous sommes des combattants en armes, nous ne devons pas aller parler au chef de l’Etat devant les caméras. Si le président Gbagbo a besoin de notre opinion, nous la lui donnerons sans tambour battant. Pour tout vous dire, le Miloci n’est pas concerné par ce qui se passe actuellement.

Est -ce à dire que vous vous inscrivez dans une logique de guerre ?

Jusqu’à présent, personne ne nous a approchés pour savoir pourquoi nous avons pris les armes. Il faut qu’on le sache. Nous sommes toujours dans l’option de la guerre, jusqu’à ce qu’on nous rencontre et qu’on s’asseye pour discuter. Il faut que ceux qui parlent démantèlement de combattants le sachent. Nous n’avons pas pris les armes pour le plaisir de les prendre.

Vous parlez de guerre, alors qu’après les combats de Logoualé, en février 2005, c’est le calme plat.

“C’est votre point de vue. Sur le terrain , le Miloci a opté pour la guérilla. Parce que nous devons venger nos parents. Il y a eu tellement de morts de façon silencieuse que nous devons nettoyer notre région. Il faut qu’on nous donne la garantie que nos parents seront sécurisés, si nous déposons les armes. Nous ne sommes pas Flgo, Apwê. Nous sommes le Miloci. Nous nous battons pour la libération totale de la région des montagnes.

Il ne faut pas s’amuser avec le Miloci. Pour nous désarmer de force, il faut d’abord nous localiser et nous trouver. Or, nous sommes des guérilléros. Nous sommes partout dans la région des montagnes. Et ceux d’en face le savent très bien. Tant que nos parents Wê et Dan n’ont pas retrouvé le sourire d’antan, nous ne déposerons pas nos armes, et personne ne nous les prendra.

La nouvelle de votre destitution à la tête du Miloci fait le tour de la Côte d’Ivoire. Que se passe-t-il dans votre mouvement ?

C’est la stratégie des hommes qui veulent récupérer notre mouvement. Sinon, il n’y a pas de problème entre le pasteur Gammi et le commandant Gohou; entre le pasteur Gammi et le commandant Batoha, mon Cema. La preuve, ils sont avec moi. Tous, nous revenons du front. Que ceux qui colportent cette nouvelle de ma destitution nous retrouvent sur le front et on verra qui est le patron du Miloci. Parce que le Miloci, ce n’est pas à Abidjan son champ d’action, mais c’est à l’ouest. Je suis à pied d’œuvre avec mon Cema, actuellement, pour les actions à venir. Ceux qui parlent de détournement d’argent, pleurent pour n’avoir pas réussi à récupérer le Miloci, pour l’utiliser à des fins politiques.

Il se dit que le Miloci a été créé par les cadres et élus Fpi de l’ouest. Dites-nous la vérité sur cette question. Quels sont vos rapports ces cadres-là ?

Au diable le Fpi ! Mon combat, le combat du Miloci, n’est pas pour un parti politique. Mes frères et moi, nous nous battons pour libérer nos parents de leurs oppresseurs. Nous ne faisons pas de la politique. Alors que les politiciens nous excusent. Quand nous allons libérer la région, ils viendront faire leur politique.

Revenons un peu en arrière. D’aucuns affirment que les hommes du pasteur Gammi ont été massacrés à Logoualé.

Est-ce qu’il y avait véritablement des adversaires en face du Miloci à Logoualé? Aux lieu et place de rebelles qu’on disait lourdement armés, nous avons trouvé des plaisantins affamés et drogués à mort. Nous avons très tôt compris que les vrais rebelles sont derrière, à l’abri. Et ont mis à notre contact des frères manipulés. Alors, la nouvelle stratégie que nous sommes en train d’utiliser est de les chasser sans massacrer nos frères manipulés, utilisés. Dans la bataille de Logoualé, le Miloci a eu trois victimes, mais du fait des soldats de la Licorne. Sinon, il n’y a rien en face. Raison pour laquelle nous voulons les chasser sans les massacrer. Mais, s’ils veulent la guerre, ils seront bien servis. Nous en avons aujourd’hui les moyens. Je termine pour dire que le Miloci n’acceptera jamais le désarmement sans l’indemnisation de nos parents. Si les choses se passent sans tenir compte de notre position, nous nous transformerons en justiciers, pour punir les bourreaux de nos parents. Parce que nous allons pas accepter de cohabiter avec ces rebelles.

Barthélemy Téhin




N°492:Sports : Football : campagne africaine L’Asec sauve la Côte d’Ivoire

L'intelligent d'abidjan 4:57 am

L’Asec mimosas a sauvé l’honneur du footbal ivoirien, hier dimanche 24 avril 2005 au stade Félix Houphouet Boigny, en arrachant le ticket pour la Ligue des champions 2005. Après avoir été battus par Dolphin (2-0) au match aller au Nigeria, les mimos ont rétabli l’égalité parfaite (2-0) à Abidjan. Avant de l’emporter aux tirs au but.

Les déplacements de l’Africa au Maroc et du Stella en Tunisie n’ont pas été fructueux. Le Stella qui a avait pris le meilleur (1– 0) il y a une quinzaine de jours sur son adversaire tunisien de l’As Marsa, n’a pu réussir l’exploit d’aller défier les Tunisiens sur leur sol. Les vert et blanc du doyen Basile Wollé ont été freinés dans leur progression en coupe de la confédération par une solide formation de l’As Marsa. Les Tunisiens ont bien profité du bénéfice de l’environnement pour disperser les magnans d’Adjamé (2 – 0). Causant du coup des regrets chez les protégés du président Salif Bitogo qui s’en veulent de n’avoir pas pu concrétiser toutes les occasions qui se sont offertes à eux lors de la manche aller. L’expédition tunisienne met donc fin au rêve africain des vert et blanc ,qui devront désormais se concentrer sur le championnat national pour espérer reprendre le chemin de l’Afrique la saison prochaine.

De l’autre côté, l’Africa sports national, qui était en déplacement dans le royaume chérifien, n’a pas connu meilleur sort. Les poulains de Richard Tardy, dont l’élimination était perceptible depuis leur sortie lors de l’aller, n’ont rien pu faire pour changer le cours des choses. Ils ont été battus par le Raja de Casablanca, le samedi 23 avril 2005 sur le score de 1 – 0. Une défaite qui met fin à l’ambition des vert et rouge de figurer dans la cour des grands pour la ligue des champions. L’Africa, néanmoins, a une autre occasion de se faire un nom sur le plan africain. Les textes de la Caf permettent à l’équipe du président Alain Donwahi de continuer son aventure dans le format inférieur qu’est la coupe de la Confédération.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°492:Culture : Miss Côte d’Ivoire 2005 : Présélection de la région des lagunes Elodie Claire Béké , la perle des lagunes

L'intelligent d'abidjan 4:56 am

Après Daloa, la salle des fêtes de l’Hôtel Ivoire a abrité la deuxième présélection de miss Côte d’Ivoire pour la région des lagunes, le samedi 23 avril 2005.

‘‘J’étais sûre de moi à cette élection. Je suis belle, intelligente et j’ai une bonne moralité, bref ! J’étais confiante…’’. Ainsi s’enthousiasmée Mlle Elodie Claire Béké après son élection. Elle vit le rêve de beaucoup de jeunes filles : être miss depuis le week-end dernier, avec trois autres candidates. Etudiante en 1ère année de droit, Elodie Béké a 18 ans, 1,71m, 57 kg, tour de poitrine 81 cm, tour de taille 63 et tour de bassin 91cm. Les 3 autres élues sont respectivement : Stéphanie Koffi Anan , 1ère année en Bts communication, 1,78m, 20 ans, 55kg, tour de poitrine 80 cm, tour de taille 61 cm, tour de bassin 89cm. Prisca Patricia Koné , stagiaire en informatique, 18 ans 1,72m, 55kg, tour de poitrine 88cm, tour de taille 64 cm, tour de bassin 93 cm. Et enfin Ballou Marie-Claude, étudiante en licence d’anglais, 22 ans, 1,70 m, 60 kg, tour de poitrine 89, tour de taille 86, tour de bassin 93cm. C’est ce quatour qui va représenter la région des lagunes à la grande finale du samedi 2 juillet 2005 au Palais de la culture. De l’avis de la présidente du jury, Mme Félicité Véronique Allou née Nahounou (une ancienne miss), ces quatre perles sont capables de créer des surprises. Tant elles possèdent beaucoup d’atouts. Voilà pourquoi leur sacre a été facile.

Des 12 candidates en lice, elles étaient les mieux nanties et elles répondaient mieux aux différents critères. La seule fausse note, le manque d’assurance chez l’ensemble des candidates. Il faut noter que le comité d’organisation local a mis les bouchées doubles pour une organisation parfaite. Mme Patricia Kalou, désormais présidente de ce comité, a offert une belle soirée au grand public qui a effectué le déplacement de l’hôtel Ivoire. Le décor ‘‘soft’’ alliait la tradition à la modernité. Cela va de la sélection musicale qui accompagnait les différents passages des miss aux artistes venus agrémenter la fête. Les B.A.E, tata Kehny, les walê, Dj Alan et un groupe traditionnel venu de Korhogo. Tous ont gratifié la salle de belles prestations. Enfin à cette élection, beaucoup de lots et d’enveloppes ont été offerts par les partenaires du Comici (Telecel, Tuborg, le Royal Assurance etc.) la marraine et le président de la cérémonie.

Euloge Anoh




N°492: Eligibilité à la présidence Le Fpi : “Oui à un arrangement politique”

L'intelligent d'abidjan 4:54 am

Le parti au pouvoir a enfin réagi à l’accord de Pretoria. Le comité central du Fpi demande un « arrangement politique » pour régler la question de l’éligibilité. Ci-dessous, de larges extraits de la déclaration de l’instance de décision du Fpi.

L’organisation des élections

La mission d’évaluation de l’ONU qui a séjourné en Côte d’Ivoire du 13 au 27 octobre 2004 note dans son rapport à la page 3 ‘’qu’il apparaît que les partis politiques ont la conviction que celui qui contrôle la Commission Electorale Indépendante contrôle également le processus électoral et virtuellement le verdict des urnes’’. Cette conviction partagée par l’ensemble de la classe politique ivoirienne est le fondement de la revendication, depuis la réinstauration du multipartisme en Côte d’Ivoire en 1990, de la création d’une Institution indépendante neutre et impartiale spécialement chargée des élections.

Les modifications apportées par l’Accord de PRETORIA à la Commission Electorale Indépendante, battent en brèche ces principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance :

déséquilibre dans la représentation au sein de la Commission, notamment le bureau où le G7 dispose d’une majorité écrasante de sept (7) membres contre trois (3) au maximum pour le parti au pouvoir ;

Discrimination en faveur du G7 à travers le droit de vote exclusivement réservé aux signataires de l’accord de Linas-Marcoussis alors que tous les membres de la Commission centrale prêtent serment devant le Conseil Constitutionnel et sont astreints aux mêmes obligations ;

Limitation du mandat de la Commission à l’organisation des élections générales, ce qui est en fait une Commission ad hoc, en violation de l’article 32 alinéa 4 de la Constitution et de l’esprit qui fonde la création de cette Haute Autorité Administrative.

En outre, le pouvoir donné par l’accord de Pretoria aux signataires de l’accord de Linas-Marcoussis de changer leurs représentations au sein de la Commission Electorale Indépendante (CEI) peut être source d’instabilité en ce qu’il précarise la situation de la Commission et ne lui permet pas de tirer profit de l’expérience accumulée par ses membres actuels depuis sa création ; ce qui constitue un risque évident pour les élections qui ont lieu dans moins de sept (7) mois.

Au total les modifications arrêtées à PRETORIA violent de façon flagrante l’Accord de Linas Marcoussis où il est simplement question d’organiser une ‘’meilleure représentation des parties prenantes à la table ronde au sein de la Commission Centrale de la CEI, y compris au sein du bureau ‘’.

Elles vont au-delà des revendications du G7 formulées à l’occasion des débats parlementaires, et contredisent les conclusions du Comité des experts commis par le médiateur.

Le caractère sensible et stratégique des attributions de la Commission Electorale Indépendante, notamment :

l’établissement des listes électorales ;

la détermination des circonscriptions électorales et de leur nombre ;

la proposition des dates du scrutin et d’ouverture des campagnes électorales ;

la réception des candidatures ;

la désignation, la formation et la révocation des membres des bureaux de vote ;

l’organisation et la supervision des campagnes électorales ;

la proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections, ne saurait s’accommoder d’une Commission Electorale otage du ‘’G7’’ qui aurait ainsi l’occasion rêvée de réussir par la voie électorale le coup d’Etat qu’il n’a pu réussir ni par la voie armée ni par la voie Constitutionnelle.

c) La question des milices

C’est un abus de langage d’assimiler à des milices les groupes d’autodéfense (généralement non armés) et les mouvements armés de libération (FLGO, MILOCI, etc…). Ils n’ont aucun lien organique avec quelqu’organisation politique que ce soit et ils ne luttent pas pour défendre les intérêts d’un parti politique. Ils tirent leur existence de la volonté de jeunes ivoiriens de défendre l’intégrité territoriale de leur pays et les Institutions de la République.

Dans le cadre du processus de retour à la paix, ils ne peuvent pas être moins bien traités que les combattants des mouvements rebelles. Le traitement que leur réserve l’accord de Pretoria constitue un recul par rapport au programme national DDR qui envisageait leur réinsertion dans les mêmes conditions que les combattants rebelles, à moins que le plan d’action envisagé ne prenne en compte cette nécessité.

On ne peut pas organiser la réinsertion sociale de ceux qui se sont attaqués aux Institutions de la République et endeuillés la Côte d’Ivoire et dans le même temps démanteler sans ménagement ceux qui ont combattu pour la liberté et la légalité.


II. UN ACCORD SALUTAIRE POUR LA PAIX

Malgré ses limites, l’accord de Pretoria est salutaire pour la paix, car il proclame la fin de la guerre, relance le processus de désarmement et de réunification du pays, engage les signataires à la tenue de l’élection présidentielle en Octobre 2005 et des élections législatives.

La proclamation de la fin de la guerre

Le 04 juillet 2003, la branche militaire de la rébellion avait proclamé, de concert avec les Forces de Défense et de Sécurité, la fin de la guerre. Elle a réaffirmé cette disposition le 11 octobre 2004, à quelques jours de la date du 15 octobre retenue lors des négociations d’Accra III comme date limite de démarrage du DDR. Malgré cela, nos Forces de Défense et de Sécurité ont dû lancer l’opération DIGNITE parce que la branche politique de la rébellion s’était refusée à soutenir le processus sous le prétexte que les reformes législatives étaient bloquées (réunions de Yamoussoukro du 12 Octobre et du palais présidentiel à Abidjan du 14 Octobre).

L’engagement de PRETORIA met fin à cette hypothèque. Face au Chef de l’Etat et en présence du médiateur, Messieurs Soro Guillaume, Alassane Dramane Ouattara (RDR) et Henri Konan Bédié (PDCI) ‘’ déclarent la cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités et la fin de la guerre sur tout le territoire national’’ démontrant ainsi qu’ils constituent le véritable Etat-Major politique de la rébellion armée.

Le désarmement et la réunification du pays

La relance du processus de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion, effective depuis le 14 Avril 2005 est sans aucun doute le véritable acquis de l’Accord de Pretoria.

Le désarmement ouvre la voie à la réunification du pays, au redéploiement de l’Administration, à la restauration des services publics et à la normalisation de la vie administrative, économique et sociale. Le désarmement met fin à la crise et aux souffrances des populations.

L’organisation des élections

Ils sont nombreux, ceux qui prédisent que le processus de paix en Côte d’Ivoire est ‘’bloqué de façon durable’’ et que ‘’la tenue d’élection en octobre 2005 était impossible’’.

L’accord de PRETORIA fait le pari de relever ce défi, de confondre les oiseaux de mauvaise augure et de ‘’tuer’’ le débat sur un certain ‘’vide constitutionnel’’.

III. POSITION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

La crise militaro-politique que vit notre pays depuis le 19 Septembre 2002 est une véritable tragédie pour les Populations ivoiriennes, pour l’économie nationale et pour toute la Sous-Région Ouest africaine.

Malgré la tenue de nombreux Sommets sanctionnés par divers accords : Linas Marcoussis, Accra II, Accra III, etc… la Côte d’Ivoire n’a pas retrouvé la paix parce que, d’une part le désarmement qui est la clé de la paix s’est toujours heurté à l’opposition des commanditaires de la rébellion, d’autre part les organes de pilotage et de régulation du processus de paix (Comité de Suivi, Gouvernement de Réconciliation Nationale) ont refusé d’agir avec fermeté, honnêteté et impartialité.

L’engagement de l’Etat-major politique de la rébellion de mettre fin à la guerre et de respecter ‘’le droit sacré du Peuple Ivoirien à la paix et au développement’’, associé à la grande capacité d’écoute, à la rigoureuse sollicitude et à la fraternelle considération que le Président THABO M’BEKI, médiateur de l’Union Africaine, n’a cessé de manifester à l’endroit des Autorités et du Peuple Ivoiriens, constitue un motif d’espoir pour la paix et pour la réunification du pays.

C’est vrai, l’accord de PRETORIA est critiquable et contestable ; mais il s’agit de sauver la Côte d’Ivoire et de préserver son intégrité territoriale. Pour cela, le Front Populaire Ivoirien est prêt à tous les sacrifices.

En conséquence le Front Populaire Ivoirien (FPI) :

marque sa totale disposition à soutenir l’application de l’accord de PRETORIA ;

exprime toutefois sa grande préoccupation au sujet de la Commission Electorale Indépendante (CEI) dont la composition, l’organisation et le fonctionnement ne garantissent ni son indépendance, ni son impartialité, ni sa neutralité ; ce qui peut être source de mésentente, de mécontentement et donc de troubles ;

se réserve en conséquence le droit, en tant que Parti signataire de l’accord de Linas Marcoussis et en vertu du point 16 de l’accord de PRETORIA, d’engager auprès du médiateur les initiatives appropriées en vue de la mise en place d’une CEI véritablement indépendante, gage d’élections justes et transparentes, et de la paix sociale ;

considère que les conditions d’application de l’article 48 ne sont pas réunies et qu’il n’y a pas de solution juridique à la candidature de M. Alassane Dramane Ouattara en dehors de la révision par referendum de l’article 35 de la Constitution ;

demande en conséquence que la question de l’éligibilité pour les élections présidentielles d’octobre 2005 soit réglée par un ‘’arrangement politique ‘’ qui engage l’ensemble des Institutions de la République et ne référant en aucune façon à la Constitution ;

exprime sa gratitude au Président THABO M’BEKI, salue son engagement en faveur de la renaissance Africaine et le prie de continuer de s’impliquer pour un retour rapide de la paix en Côte d’Ivoire ;

salue le Chef de l’Etat, le Président Laurent GBAGBO pour son sens élevé de l’Etat et de l’intérêt national, pour sa patience et son courage dans l’épreuve ; lui réaffirme son soutien sans faille ainsi que, sa détermination à l’accompagner dans la restauration de la paix et à garantir une réélection éclatante en Octobre 2005 ;

exprime à la Communauté Internationale (ONU, UE, UA, CEDEAO…) sa sincère considération ainsi que sa disponibilité à œuvrer avec elle à la défense de la démocratie, des libertés et de l’Etat de droit pour l’instauration d’une paix juste et durable ;

demande à nouveau et avec insistance le départ des forces de l’opération LICORNE, discréditées et disqualifiées par les massacres qu’elles ont perpétrés en Novembre 2004 sur les populations Civiles ivoiriennes ; prévient que leur présence constitue un risque majeur pour le processus de paix et dégage toute responsabilité pour tout ce qui pourrait advenir à l’occasion des élections d’octobre 2005 ;

adresse ses vives félicitations aux Forces de Défense et de Sécurité pour leur courage et leur loyauté à toute épreuve ; les encourage à poursuivre dans l’abnégation et avec détermination le travail de restauration de l’intégrité du territoire national ;

exprime ses chaleureuses félicitations aux forces vives de la Nation, aux Jeunes, aux Femmes, aux Travailleurs, aux Populations des villes et des campagnes pour la résistance héroïque opposée depuis septembre 2002 à l’occupation du pays et à la déstabilisation des Institutions Républicaines ; leur demande de soutenir le processus de paix issu de l’accord de PRETORIA, dans la vigilance et la confiance ;

lance un appel aux Cadres et élus du Parti, aux militantes et militants de base du parti, afin qu’ils se mobilisent massivement en faveur de la réunification du pays et engagent dès aujourd’hui l’offensive politique pour une victoire éclatante à l’élection présidentielle d’octobre 2005 et pour une majorité claire et nette aux élections législatives prochaines.

Fait à Abidjan le 20 Avril 2005
Pour le Comité Central du FPI

Pascal AFFI N’GUESSANPrésident du FPI




N°492:Nation: Léontine Guéi, présidente de la coordination Udpci de Cocody “Mabri tombera les gros calibres en octobre 2005”

L'intelligent d'abidjan 4:52 am

Les militants Udpci du département de Duekoué à Abidjan, mobilisés autour du Dr Mabri Toikeusse ont tenu samedi dernier 23 avril ,un point de presse au siège du parti aux deux plateaux.

« Le pays doit pouvoir compter sur les outsiders. Albert Toikeuse Mabri (ATM) est candidat à la présidentielle…les gros calibres vont tomber ». C’est en ces mots que Guéi Léontine, présidente de la coordination Udpci de Cocody a exprimé le soutien sans faille des militants Udpci à Atm. Soucieux après le congrès des 9 et 10 avril qui a vu l’élection de Atm comme président de l’Udpci de rechercher la cohésion au sein du parti de feu Robert Guéi, les militants de Duekoué ont décidé de se démarquer et de se désolidariser des ‘‘actions destabilisatrices’’ de Eric Kaé contre l’Udpci. Les propos ‘haineux et tribalistes’’ de Kaé contre la parti, ses dirigeants et les congressistes, en ajout ‘‘des thèses d’exéclusion fictives, les supposés conflits entre Dan et wê (pour espérer décrocher des ralliements à l’Ird-Udpci) ne surprennent point la coordination des militants Udpci de Duekoué. Car pour Cécile Dié Bonaho, présidente des femmes Udpci « Eric Kaé n’a jamais été militant sincère de l’Udpci encore moins partisan de Robert Guéi ». Ainsi selon elle, lui qui prétend que le congrès de l’Udpci, est « nul et non avenu’’, et qualifie le parti dont il se réclame de « rebelle », parce que affilié au G7, « mène un combat perdu d’avance ». Pour preuve, avance t-elle, le sieur Eric Kaé est « malheureusement devenu un fossoyeur (…) qui traîne un lourd contentieux moral envers le géniteur du parti”. Mais, la présidente des femmes Udpci lui tend une main. « Utiliser les moyens financiers acquis grâce à Robert Guéi pour construire l’Udpci plutôt que de le détruire ». Par conséquent, en cas de « persistance et de récidive » du sieur Kaé à faire tanguer le bateau arc-en-ciel, la coordination des militants Udpci de Duekoué a conseillé à la direction de l’Udpci de prendre les mesures conservatoires ou définitives. Pour garantir la stabilité et l’équilibre du parti arc-en-ciel. Entre autres alternatives, la coordination a mis au défi Eric Kaé , de “créer son parti s’il en a la capacité “

K.S




N°492:Société : Koumassi Un gang attaque les domiciles

L'intelligent d'abidjan 4:51 am

Depuis une semaine, les habitants de Koumassi, plus précisément ceux du 05 sont l’objet de braquages en règle. On en dénombre une bonne dizaine.

Sortir de chez soi, de jour comme de nuit, est devenu suicidaire pour les habitants du quartier 05 à Koumassi. Et pour cause. Une bande de braqueurs, composée de 5 personnes, selon des témoins, dépouille tous ceux qu’ils trouvent sur leur chemin. Et cela, sans distinction de sexe. « Vers 19 heures, nous étions assis devant notre cour, en train de causer. Moi , j’étais sur la clôture quand j’ai vu arriver trois jeunes gens. Ils ont sorti leurs armes, et ils ont ordonné aux habitants de la cour qui étaient assis dehors de leur remettre tout ce qu’ils avaient sur eux… Quant à moi , j’ai pris la clé des champs ,pour aller me barricader dans la maison… » , explique K.Y, témoin de la scène. La même nuit, un hôtel sis au quartier Recasement à Koumassi, dans le même périmètre, a reçu la visite de 12 gangsters puissamment armés. Ceux-ci, sous la menace de leurs armes, et après avoir maîtrisé les gardiens, passent au peigne fin les chambres de l’hôtel. Tous les clients qui s’y trouvent sont dépossédés de tous leurs biens. Leur forfait accompli, ils se retirent sans être inquiétés. Laissant les clients de l’hôtel dans la désolation la plus complète. Le lendemain, d’autres braqueurs, sûrement les mêmes, récidivent à Koumassi 05 où ils prennent en otage toute une cour commune, qu’ils dévalisent. Devant cette cascade de braquages, et face à leur destin, les habitants de ce quartier, décident de poser des barrages sur tous les 50 mètres avec des sentinelles équipées de sifflets. Ainsi, le vendredi 22 avril à 15 heures, les mêmes gangsters décident de retourner au quartier 05, vu que la police, informée, n’a pas mis de dispositif en place pour les coincer. « Ils ont tenté de braquer une dame, à qui ils voulaient arracher le sac à main. La première sentinelle a sifflé. Les autres en ont fait autant. Les bandits, surpris par cette réaction, ont pris la fuite. Tout le quartier actuellement est en alerte maximum… », fait remarquer K.Y.

Koumassi, c’est connu des services de police, est une zone criminogène. C’est un quartier abandonné à lui-même, qui subit chaque jour la loi des bandits de grand chemin. Et cela, sans que les nombreux policiers qui y exercent ne fassent preuve de dextérité pour combattre cette criminalité. Mieux, il y a un camp commando. Alors, les habitants de cette grande commune de se demander ce que font les forces de l’ordre dans les commissariats.

En attendant qu’on réponde à cette interrogation, les populations vivent avec la peur au ventre, tous les jours. Et la foire aux braquage continue.

Inno Kouamé




N°492:La débrouillardise

L'intelligent d'abidjan 4:50 am

Ce qui frappe également les visiteurs des consulats ou ambassades, c’est le nombre élevé de jeunes gens, qui sont les premiers devant les grilles du Consulat, surtout de France. Debout à partir de 2 heures du matin, ils empruntent les premiers gbakas en provenance de Yopougon ou d’Abobo qui les déposent à Adjamé.

De là, ils font le parcours Adjamé-Plateau à pied, pour être au Plateau vers 4 heures du matin, bravant le froid et les moustiques. Ils ne sont pas du tout demandeurs de visa. La plupart viennent occuper les premières places pour les céder vers 10 heures aux réels candidats au visa, moyennant la somme de 10 000 Fcfa. Ils ne repartent que quand ils ont tous monnayer leur place. Ce commerce juteux, selon des témoignes, aurait permis à certains d’investir dans la vente de chaussures de seconde main ou de friperie. Et ils sont à tous les coins du consulat. C’est le système D et ils s’en sortent bien. Ce sont des jeunes qui ont arrêté leurs études après la classe de 3ème. Titulaires pour la plupart du Bepc. “Nous avons essayé des concours administratifs tels, agents de constatation des Impôts et du Trésor, adjoints administratifs, agents des Douanes, sous-officiers de la gendarmerie, de la police, etc. Sans succès ; voilà pourquoi nous nous débrouillons devant les consulats et les ambassades”, reconnaissent-ils. Leur devise : “Fais ce que tu peux, advienne que pourra”.

Doumbia Adham
adhamdoum@yahoo.fr




N°492:L’Europe peut-elle se barricader ?

L'intelligent d'abidjan 4:49 am

Poussés par la misère et la pauvreté, de Ivoiriens risquent leur vie en se rendant clandestinement en Europe. Aussi, peut-on parler des tentacules du système Schengen. Crée pour assurer la libre circulation des personnes dans Union européenne, l’espace Schengen est devenu un redoutable instrument de contrôle et de fichage informatique des citoyens. A Strasbourg, un bâtiment sous haute garde de chasse anti-terroriste abrite l’ordinateur central du système d’information Schengen (Sis).

Les mémoires de ce serveur informatique, poumon numérique de la coopération policière européenne, stockent des millions d’informations sur les étrangers interdits de séjour en Europe, les criminels recherchés, les véhicules volés, les armes et les suspects à placer sous haute surveillance. A tout moment, depuis des milliers de terminaux installés un peu partout en Europe, les autorités peuvent vérifier si tel étranger est inscrit au registre du Sis. L’étranger serait donc marqué comme ‘’ illégal’’ dans toute l’Europe et pourrait être expulsé de toute urgence dès son arrestation. Une mesure que les autorités défendent comme une nécessité, après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Donc les candidats à l’immigration doivent savoir qu’il ne suffit pas de bénéficier d’un visa, il faut l’utiliser à bon escient. Car, en cas de faux pas, c’est le rapatriement pur et simple.

D. Adham




N°492: Le visa biométrique

L'intelligent d'abidjan 4:49 am

Depuis l’attentat du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis qui a occasionné plusieurs milliers de morts et causé des destructions massives de biens, rien n’est plus laissé au hasard quant à la circulation des hommes en Europe. Selon un agent Consul général de France en Côte d’Ivoire, il est de plus en plus urgent la mise à jour d’un visa biométrique déjà testé au Mali : « Le visa biométrique permet d’améliorer la sécurité des Etats et donc de mieux contrôler la circulation des étrangers sur un territoire donné ». De fait, sur le visa, tous les renseignements sur le détenteur sont relevés.

De même que son empreinte digitale. Les passagers qui prennent l’avion via Paris par exemple ont sur leur visa tous ces renseignement et dès leur débarquement, ils sont invités à placer le doigt sur une machine qui les identifie aussitôt. Des avantages, il n’y en a de part et d’autre. D’abord raccourcir la procédure de délivrance des visas. « Nous pourrons réduire le nombre de déplacements obligatoires des demandeurs qui étaient de quatre, à trois. Nous espérons d’ici quelques mois descendre à deux déplacements », explique encore notre interlocuteur. En somme, un gagne temps considérable pour les demandeurs de visa. A l’arrivée, plus de contrôles intempestifs. La généralisation de ce système sera étendu aux 15 Etats de l’espace Schengen dès 2006.

D.A




N°492:Recommandations importantes

L'intelligent d'abidjan 4:48 am

Le passeport est rigoureusement personnel et doit être signé de son titulaire. Il ne peut être prêté ni faire l’objet d’un envoi par la poste d’un pays à l’autre. Il est interdit d’y effectuer aucun grattage ni aucune correction, rature, surcharge ou adjonction de mentions ou de feuillets blancs supplémentaires.

Toutes rectifications non opérées par l’autorité compétente pour sa délivrance ou son renouvellement entraînant la nullité du document. Les enfants ayant atteint l’âge de 15 ans, doivent être munis d’un passeport individuel. Avant son départ pour l’étranger, le titulaire doit s’enquérir des conditions auxquelles il doit satisfaire pour l’entrée dans les pays de destination et de transit et obtenir du ou des Consulats étrangers compétents, le visa éventuellement nécessaire. De même qu’il aura intérêt à se renseigner sur la durée du séjour que lui permet le seul passeport ou le visa et, sur les conditions requises pour l’exercice d’une activité professionnelle. Tout comme il doit se renseigner sur les formalités afférentes au transfert ou à l’acquisition des moyens de paiement en monnaie étrangère, de monnaie à disposer de moyens suffisants pour assurer son séjour à l’étranger et son retour.

Le titulaire du passeport doit, s’il se fixe à l’étranger, se faire immatriculer au Consulat de Côte d’Ivoire dans un délai de 3 mois après son arrivée dans la circonscription consulaire. Enfin, en cas de perte ou de destruction du passeport, son titulaire doit en informer immédiatement le service qui l’a délivré ou à défaut, l’Autorité administrative ou Consulaire compétente la plus proche.

D. A.




N°492: Société: Visa: Le calvaire des demandeurs

L'intelligent d'abidjan 4:46 am

Le visa est un sceau. Une signature ou paraphe apposée sur un document pour valider ou pour attester du paiement d’un droit, un cachet authentique valant autorisation de séjour sur un passeport par les services diplomatiques (consulats, ambassades) des pays où désire se rendre le demandeur. Si, naguère, son obtention était facile, tout est devenu compliqué. Les demandeurs sont à la peine.

Pour parler de visa, il faut d’abord obtenir un passeport en règle. « Il y a trois catégories : le passeport en règle. Le passeport ordinaire, le passeport de service et le passeport diplomatique. Pour les deux derniers, tout est question de hiérarchie », explique Armand Oua, adjoint administratif au ministère des Affaires étrangères et des Ivoiriens de l’étranger.

S’il fallait payer le timbre du passeport à 5000f Fcfa, il y a quelques années, aujourd’hui il faut débourser 20 000 Fcfa, soit 15 000 Cfa de plus. Une fois titulaire, d’un passeport, il faut frapper aux portes du consulat ou de l’ambassade du pays sollicité pour demander un visa. Généralement, il faut être muni d’un certificat de séjour, de la photocopie de votre carte nationale d’identité, d’un travel-chèque et d’un certificat d’hébergement du pays d’accueil. Ces pièces réunies, le visa est presque acquis. Mais, depuis septembre 2002, les données ont changé. Après le passage des « patriotes » qui ont démoli tout à l’entrée du consulat de France, les grilles ont été doublées. Dès lors, que de difficultés pour y accéder, ne serait-ce que pour une information. Par le passé, les étudiants du 3e cycle et les artistes étaient prioritaires pour la France. Ce n’est plus le cas. Un demandeur, Victor Bénié, a rendez-vous à 10 heures avec le fonctionnaire en charge des visas du consulat de France. Alors, depuis 8 h 30, il est sur le lieu de rendez-vous. M. Bénié est un artiste-musicien qui a déjà parcouru l’Europe. Il en sait beaucoup sur les difficultés d’obtention du visa. « Nous, les artistes, n’avions pas de problème pour nous rendre en France. Mais, depuis que les zaïrois et autres congolais ont fui leur pays colonisateur, la Belgique, au profit de la France, tout s’est dégradé. Ils se sont tristement illustrés en Europe en trafiquant les visas et les passeports. Et depuis, les services de l’Immigration en France ont mis les artistes dans le même sac », révèle-t-il. Il ajoute « il suffisait de remplir un formulaire et mieux, avec des sauf-conduits nous, artistes ivoiriens, allions en France. Dans mon cas, je suis arrivé à paris avec seulement ma carte nationale d’identité ; oui Abidjan était Abidjan, et Paris était la ville lumière ». Ce temps est bien loin et Bénié le regrette amèrement.

Invité par sa sœur aînée qui vit sur les bords de la Seine, il vient solliciter un visa pour se rendre à Toulouse (France). Mais depuis deux mois, il ne fait que des « va et vient » entre son domicile à Yopougon Selmer et le Plateau. Il espère que cette fois sera la bonne. Non loin du consulat, des jeunes très en colère, devisent : « ces Français du consulat ne nous accordent aucun respect. A peine s’ils nous écoutent. Et pourtant, c’est notre jour de rendez-vous et il est bientôt 11 heures ». Quand on sait que les bureaux du consulat vont se refermer sous peu. Justement, c’est une des conditions à remplir, qui consiste à composer le numéro suivant : 900 30 900 du consulat pour obtenir un rendez-vous. Ceci fait, le guichetier, emmuré vous remet a travers un « chaos » (un petit trou) un formulaire à remplir, que vous joignez au passeport et c’est après toutes ces gymnastiques qu’on décide de votre sort. Beaucoup d’appelés, peu d’élus serait-on tenté de dire. Tout autour du combat se trouvent, des hommes peu recommandables. Ils abordent souvent les demandeurs en ces termes : « vous voulez un visa pour quel pays ? Si c’est à Londres eu en France, je connais des fonctionnaires dans ces ambassades qui, moyennant telle somme peuvent vous satisfaire en peu de temps ». Obnubilés par leurs décisions de partir à l’aventure, à tout prix, certains demandeurs naïfs mordent à l’appât. Pas un jour où la justice n’enregistre de plaintes à cet égard. A la Maca, ils sont nombreux qui méditent sur leurs agissements dégradants. C’est le lieu de rappeler que tant-il y a des corrupteurs il y aura des corrompus. Mme D. Sidonie ne dira pas le contraire, elle qui a perdu la somme de 500 000 Fcfa qu’un quidam lui a subtilisées, prétextant lui trouver un visa pour la Grande-Bretagne. Et elle n’est pas seule dans ce cas. A l’ambassade des Etats-Unis, on se croirait en Afrique du sud d’hier, du temps de l’apartheid. Tout est barricadé – on ne sait jamais et c’est à peine si les agents écoutent les visiteurs. Une fois dans le hall, c’est d’abord des fouilles corporelles minutieuses. Vous ne disposez pas du temps de vider nos poches, le détecteur émet un son. La première question est : parlez-vous anglais ? Ensuite : Pourquoi voulez-vous aller aux Etats-Unis ? Qu’avez-vous comme garantie dans votre pays ? Avez-vous une maison ?

Dans les ambassades de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Allemagne, on est respectueux des droits de l’Homme. Vous remplissez un formulaire et vous attendez la suite, qui ne tardera pas. Il est 10 heures, ce vendredi 18 mars 2005 au centre culturel Allemand sis à Cocody. Tous les renseignements concernant l’immigration en Allemagne sont affichés. Là bas, on est pragmatique. Vous entendrez l’attaché culturel dire : « Qu’allez-vous faire en Allemagne ? Pour combien de temps ? » Etc. et les visas sont délivrés au cas par car, sans frustration, pourvu que vous remplissez les conditions requises.

Les pays qui enregistrent assez de demandes des visas sont la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada etc… Pour tout demandeur ‘approcher les agents assermentés dans les consulats et ambassades, à délivrer les visas.

D. Adham




23/4/2005

N°491:UNE : Gbagbo , “Je battrai Bédié et ADO dans les urnes”

L'intelligent d'abidjan 1:56 am

Gbagbo avant le message du 27 avril “Je battrai Bédié et ADO dans les urnes”Le président Laurent Gbagbo est résolu à appliquer les accords de Pretoria. Il s’attèle, depuis le début de la semaine, à ramener ses plus farouches partisans à la raison. Le président Gbagbo est, après près de trois ans de guerre, convaincu que son salut, ainsi que celui de son peuple, dépend de l’organisation des élections aux dates constitutionnelles. Pour ce faire, en Côte d’Ivoire, en Afrique, en France et un peu partout dans le monde, le réseau Gbagbo est déjà en branle. Avec un objectif capital : « Battre Bédié et Ouattara dans les urnes ». Ci-dessous, La lettre du Continent, dans sa livraison d’avril 2005, fait des révélations sur la stratégie de reconquête du pouvoir du président sortant.

Autant Laurent Gbagbo était un Dr Jekyll, nationaliste et anti-français au sommet de Kléber en février 2003, autant, il était un Mr Hyde, souriant, facile et conciliant après Pretoria en avril 2005. Selon nos informations, le président ivoirien a même écrit la semaine dernière des lettres manuscrites au président Jacques Chirac et au ministre de l’intérieur Dominique de Villepin, expliquant sa stratégie pour les prochaines semaines. Après avoir consulté les “forces vives” de la nation – une façon de se lancer déjà en campagne électorale – Laurent Gbagbo va annoncer que tous les candidats pourront se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 2005. Après avoir révélé aux responsables français qu’il prendrait lui-même l’ancien ministre Essy Amara comme directeur de campagne (et sans doute premier ministre s’il est réélu), Laurent Gbagbo affirme à propos de ses challengers : “Je les battrai !” Par les urnes s’entend… Le chef de l’Etat a aussi réactivé tous ses réseaux personnels et hommes de l’ombre. Enquête sur les “visiteurs du soir”.

Les “amis” de la Tour Eiffel.

Outre bien sûr quelques camarades de longue date du Parti socialiste qui ne l’ont pas renié (Guy Labertit, Henri Emmanueli, etc.), Laurent Gbagbo a dans son entourage une dizaine de français qui effectuent pour lui des missions secrètes ou des opérations de lobbying. Le plus discret d’entre eux est un ancien de la GSPR (garde rapprochée) de l’Elysée, sous François Mitterrand : Robert Montoya (sociétés “SAS” et Securans) qui travaille localement avec Charles Kader Gore (SOAD). Les fondateurs du Cercle d’amitié et de renouveau franco-ivoirien (CARFI), l’ancien sénateur Jean-Pierre Camoin et Francis Castaignède, sont les missi dominici avec l’Elysée et les milieux d’affaires français, en particulier pour Bouygues. Ils travaillent aussi bien avec le ministre de l’économie et des finances, Paul Antoine Bohoun Bouabré, qu’avec le pasteur Moïse Koré. Pour les messages et les relations secrètes avec le président Thabo Mbeki, Laurent Gbagbo met à contribution deux responsables français d’une grande entreprise de défense, dont l’un est un ami de très longue date du président sud-africain. Plus récemment, pour les contacts et “la compréhension” avec la France, le chef de l’Etat reçoit régulièrement un consultant qui rend compte à Paris dans les cercles militaires.

Les missi dominici africains.

Quelques personnalités africaines sont très actives dans l’entourage du chef de l’Etat. Disposant d’un passeport diplomatique, le franco-camerounais Hervé Emmanuel Nkom, “monsieur Afrique” à Paris du groupe François Charles Oberthur (FCO) est ainsi souvent en mission sur le continent pour “Laurent”. L’ancienne éminence grise du maréchal Mobutu, Honoré Gbanda est l’un des hommes de renseignement du président ivoirien. Introduit en Côte d’Ivoire par Mustapha Aziz (société Metalica), Honoré Gbanda travaille en duo aussi bien avec le pasteur Moïse Koré qu’avec le ministre des eaux et forêts Adou Assoa, le seul envoyé spécial “labellisé” pour les relations avec Paris. Il ne faut pas non plus négliger la dizaine de cabinets de lobbyings qui travaillent aux Etats-Unis pour Laurent Gbagbo. Dernier en date : Quinn Gillespie and Associates LLC qui a passé au crible la Constitution ivoirienne pour permettre au président de bien argumenter…

Les envoyés spéciaux ivoiriens.

Dans l’entourage du chef de l’Etat, quelques personnalités sont utilisées comme “messagers présidentiels”. La directrice adjointe du cabinet, Sarata Ottro-Zirignon, qui a travaillé dans une autre vie pour l’ambassade des Etats-unis et dont le mari est Laurent Ottro, président de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), est souvent en mission dans les pays anglophones, en collaboration avec le conseiller traducteur Lambert Séry Bailly. Laurent Gbagbo s’appuie également sur son conseiller à la défense, Bertin Kadet, ainsi que sur le président de la Cour suprême, Tia Koné, qui vient d’effectuer une discrète mission à Cotonou, pour le chef de l’Etat.

La lettre du continent, 21 avril 2005




N°491:Le verdict Mbeki annonce d’autres périls

L'intelligent d'abidjan 1:54 am

Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro se sont engagés à respecter dans son intégralité, l’accord de Pretoria, signé le 6 avril 2005. Un document qui est censé ramener la paix en Côte d’Ivoire, à travers l’organisation des élections ouvertes à tous et aux dates constitutionnelles.

Si Bédié et Ouattara ont obtenu dans la capitale sud-africaine, l’assurance de participer au scrutin présidentiel, le président Gbagbo, lui, a imposé le respect de la constitution ivoirienne, notamment en ce qui concerne le respect des dates des élections.

Le faisant, le chef de l’Etat sait pertinemment qu’organiser des élections en octobre 2005, relève du miracle. Une subtilité que semblent n’avoir pas perçu ses adversaires, obsédés qu’ils étaient par leur éligibilité.

Si les élections d’octobre 2005 seront ouvertes à tous les signataires des accords de Linas-Marcoussis, donc à Bédié et à Ouattara, rien ne garantit sur la transparence du processus électoral. Tout est, en effet, à refaire dans la partie Nord sous occupation de la rébellion. Et même dans la partie gouvernementale, des statistiques révèlent que trois Ivoiriens sur cinq ne possèdent pas de carte nationale d’identité.

Alors comment refaire, en moins de six mois, le recensement, le fichier électoral et les cartes d’électeur ? Pari impossible, selon plusieurs diplomates accrédités en Côte d’Ivoire. D’aucuns proposent même un prolongement de la transition de six à 18 mois, afin de garantir des élections transparentes.

Une proposition qui constituerait une violation flagrante des accords de Pretoria, qui préconisent le respect des délais constitutionnels. Le verdict de Thabo Mbeki ouvre ainsi la voie à d’autres périls. Car, comme au Togo, l’opposition ivoirienne pourrait faire du report des élections, un préalable à la poursuite du processus électoral. La bataille entre respect de l’accord de Pretoria et le prolongement de la transition pourrait faire d’autres ravages.

V.D.




N°491:Après les canons, les débats

L'intelligent d'abidjan 1:53 am

En fin de compte, en attendant la fin officielle de la guerre, que le président de la République entend proclamer, dans son discours du 27 avril prochain, le débat des idées semble retrouver ses droits en Côte d’Ivoire. Ainsi, plus que tous les acteurs de la crise qui déchire la Côte d’Ivoire, depuis le 19 septembre 2002, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro ont compris (enfin) qu’il fallait revenir à la civilisation. Face aux pressions de la communauté internationale, les canons se sont tus sur les fronts. Mais, pas dans les cœurs. Car, à écouter certains participants au « référendum Gbagbo » sur l’éligibilité à la magistrature suprême, on a l’impression que certains partisans du pire n’ont pas encore renoncé à leur macabre hobbies. Pourtant, contre vents et marées, il faut résolument aller à la paix.

Ainsi, après l’épreuve des muscles et de la poudre, arrive le temps du débat et des idées. Après l’argument de la force vient la force de l’argument. Et il faudra convaincre. Avec les mots et les actes. La guerre est donc vraiment terminée. Au grand désarroi des profiteurs de la guerre. Dieu seul sait qu’ils sont nombreux.

Vicky Delore




N°491:Présidentielles 2005 Charles Konan Banny : ‘‘Je suis prêt à tout…’’

L'intelligent d'abidjan 1:52 am

Le gouverneur de la Bceao a reçu, hier à son domicile à Abidjan Cocody les femmes de la Copad (confiance, paix et développement). A Brigitte Kane et ses amazones, Charles Konan Banny a presqu’annoncé sa candidature aux prochaines élections .

‘‘J’apprécie la mobilisation des jeunes, des cadres et femmes ivoiriens autour de ma modeste personne. Je suis vraiment touché et je tiens à vous remercier et féliciter pour tout ce que vous avez fait’’, a déclaré d’entrée le gouverneur de la Bceao.

Même si sa fonction lui impose un devoir de réserve, il ne peut rester, selon lui, indifférent à la souffrance de ses compatriotes. Celui qui se réclame de la philosophie houphouetiste a dépeint, un tableau sombre de la situation de la Côte d’Ivoire. ‘’Notre pays a terriblement régressé et cette situation ne peut et ne doit perdurer. C’est pourquoi je me félicite de la sagesse qui commence à habiter les uns et les autres. Le président Houphouët d’où il est doit, sans doute, se réjouir de ce changement. Néanmoins, nous le prions de nous accorder plus de sagesse pour cette crise’’. A Brigitte Kané et aux femmes acquises à sa cause Charles Konan Banny a avoué que la Côte d’Ivoire a besoin d’un sage et lui répond à tous les critères. Mieux il ne veut et ne peut se dérober à son devoir. ‘‘Notre génération a eu 40 ans de paix. Ainsi, nous autres, avons pu faire des études et occuper des postes prestigieux tant en Côte d’Ivoire qu’a l’extérieur. Il est du devoir de chaque génération de donner plus qu’elle en a reçu des aînés. (…) Je suis prêt à servir notre pays, à ramener la confiance, la paix et le développement’’, a confié le gouverneur de la Bceao avant de conclure en ces termes. Demain, il fera jour, demain la paix viendra.

Aké Laurent Okoué




N°491:Laurent Gbagbo aux chefs traditionnels hier : ‘’j’ai compris Thabo Mbeki…’’

L'intelligent d'abidjan 1:52 am

Des consultations du chef de l’Etat sur les accords de Pretoria se sont poursuivies hier
‘’Aujourd’hui, je vais vous dire ce que Thabo Mbeki nous a dit autour de la table où il y avait moi-même, Ado, Bédié et Soro. Il a dit pendant les discussions qui ont suivi la dislocation de l’apartheid, les blancs n’avaient jamais voulu lâcher, mais quand un des leurs a dit on vous laisse un certain nombre de privilèges, les choses sont allées plus vite que prévue. Quand il a fini de dire cela, il me regardait, je l’ai compris (…) On va partager un peu, en Afrique c’est comme ça.

Des partis politiques auront un financement. Dès que le budget sera voté nous le ferons…’’ Ce sont là les grandes révélations que le président Laurent Ggagbo a faite hier à la délégation des chefs traditionnels qui ont conseillé aux belligérants le renoncement des litiges. Le chef de l’Etat s’est ensuite s’appesanti sur la situation des jeunes. ‘’Après la crise, il va falloir ouvrir les guichets aux jeunes pour qu’ils empruntent pour faire des investissements. Dans la rébellion, ce sont les jeunes désoeuvrés qui y sont nombreux. Si on résout le problème des jeunes, on résout en même temps celui des pères et mères…’’ et de corroborer ses propos par un adage. ‘’En brousse, il y a la panthère, mais il y a des biches qui vivent longtemps…’‘. Ainsi, contrairement à ce que l’on pense, le fichier électoral est sauvegardé.

Grâce à l’ordinateur. Parce que tous les recensements sont dans l’ordinateur. C’est le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo qui l’a dit hier aux acteurs du monde agricole venus lui donner leur position sur la voie de sortie de crise proposée par le médiateur sud-africain. Le chef de l’Etat a souhaité répondre à toutes les préoccupations du monde paysan le mercredi 27 avril 2005 prochain.

Thibault R. Gbei




N°491:Politique: Devant la menace de Banny Bédié déroule le rouleau compresseur

L'intelligent d'abidjan 1:50 am

La potentielle candidature du gouverneur de la Beceao jette de l’émoi au sein des partisans d’Henri Konan Bédié. Si Charles Konan Banny confirmait effectivement sa volonté de briguer la magistrature suprême en 2005, il est possible qu’il ratisse de nombreuses voix à Bédié. A défaut donc pour les partisans de l’ex-président d’empêcher cette candidature, leur désir est que l’investiture de N’Zueba comme candidat naturel et incontestable du Pdci-Rda ne soit remise en cause.

Pour mener cette politique d’endiguement, trois stratégies ont été élaborées. La première est basée sur les conventions éclatées , visant à consolider ou à imposer le choix de Bédié dans les régions, les départements, les délégations et sections du parti. A ce niveau, les investitures de jeunes, de femmes et de secrétaires se font tous sous la bannière ou le parrainage de Bédié. La deuxième réside dans l’idée distillée un peu partout que le gouverneur n’est membre d’aucune section ni instance du parti. Il s’agit ici de faire appel aux notions de “militantisme vrai’’. Enfin, les partisans de Bédié mettent en avant les accords de Pretoria qui stipulent que les signataires de Marcoussis doivent être candidats. Toujours, selon eux, la non candidature de Bédié au nom du Pdci serait une remise en cause du processus de paix et de la médiation Mbeki. Devant tout l’arsenal déployé par Bédié, les partisans du gouverneur ne se sentent pas pour autant battus. Ainsi, de façon officieuse, on apprend que si Thabo Mbeki a bien dit que tous les signataires de Marcoussis doivent être candidats, il n’a pas imposé de choix aux entités et partis politiques. Comme exemple, les accords de Prétoria ne disent pas qu’Affi, alors qu’il est signataire de Marcoussis, sera le candidat du Fpi. Tout comme Guillaume Soro ne sera pas forcement candidats. ‘‘Bédié se fourvoie et ses suiveurs paniquent’’, explique un interlocuteur qui dit que ‘’le parti ne prévoit pas de conventions éclatées, que le nombre de membres dans le bureau politique est pléthorique et que c’est de l’ingratitude, après les services rendus au parti par le gouverneur d’exiger des cartes et preuves de son militantisme dans le parti’’. Notre interlocuteur indique qu’au moment ou Thabo Mbeki demande de violer la constitution, le Pdci continue de mener un combat d’arrière garde, en s’arc-boutant sur les textes et règlements du parti. ‘‘Après avoir utilisé la constitution et les lois du pays pour écarter un individu, en l’occurrence Ado, Bédié et ses hommes veulent utiliser le Pdci pour régler des comptes à Banny, un houphouétiste connu de tous’’ accuse notre source qui dit que Banny n’est pas Fologo et que même s’il ne fonde pas sa stratégie sur l’investiture par le Pdci-Rda, le gouverneur ne se laissera pas faire. Dans le camp de Bédié ont est convaincu, dans tous les cas, que le combat est gagné. Avis qu’on ne partage pas chez les partisans de Banny. Une chose est sure entre Bédié et Banny l’affrontement va faire très mal… si affrontement il y a. Aux derniers nouvelles, le Président du Pdci aurait à Prétoria demandé à ADO de jouer les médiateurs entre son ami Banny et lui le grand frère.

Charles kouassi




N°491:Sports : Football : Transfert Arouna Koné pisté par l’Ajax d’Amsterdam

L'intelligent d'abidjan 1:49 am

Attaquant, vif et bon dribbleur, Arouna Koné s’est imposé par son talent et est reconnu comme l’un des meilleurs joueurs du championnat hollandais, au même titre que son compatriote Salomon Kalou, qui a totalement explosé cette saison. Après son brillant parcours lors de la coupe du monde junior qui a eu lieu aux Emirats Arabes Unis, en 2003, il a convaincu bon nombre d’observateur. Ce qui lui vaut d’être régulièrement dans le commando de Henri Michel pour les éliminatoires couplées mondial/Can 2006.

En provenance du Rio d’Anyama (Côte d’Ivoire), c’est en Belgique que le petit Koné dépose ses valises, précisément à Lierse. Ce jeune joueur talentueux ne mettra pas assez de temps pour susciter beaucoup d’intérêt autour de sa personne. On se souvient du transfert manqué à l’Ajax l’année dernière pour une soit disant défaillance cardiaque. Il avait même du manquer le match de qualification CIV-Soudan (5-0) pour se rendre à Amsterdam afin de discuter avec les dirigeants du club et de passer les tests. Arouna n’a pas perdu espoir d’évoluer un jour dans un club plus prestigieux. D’après certaines indiscrétions, il semble que l’Ajax reviendrait à la charge pour enrôler le jeune international ivoirien. Mais, le club d’Amsterdam, pourrait faire face à la concurrence, cette fois-ci. Car, Arouna serait sur les tablettes de plusieurs clubs français et anglais. Affaire à suivre.

Sidibé Lacina




N°491:Hommage à Louis-Franck Adou La diaspora Ivoirienne se mobilise

L'intelligent d'abidjan 1:48 am

Cette journée du vendredi 23 avril 2005 commence un peu timidement, inhabituel. Comme de coutume quand je me reveille, avant même de me brosser les dents, je consulte d´abord et avant tout les sites internet des journaux du pays pour avoir les dernières informations relatives à l´évolution de la situation politique que connaît notre pays, la Côte d´Ivoire. Après Fratmat vient l´Inter puis ensuite l´Intelligent d´Abidjan. C´est donc sur la page internet du quotidien l´Inter que je lis l´annonce relative au décès de mon grand frère, ami, compatriote et confrère Louis Franck ADOU.

Subitement que tout s´immobilise autour de moi. Les oiseaux cessent brusquement de chanter. De ma fénêtre, je vois le ciel s´assombrir puis disparaît le soleil qui penait déjà à se lever. J´étais seul, confronté à moi-même. Dans la solitude je ne trouve pas de consolation puisque mon épouse est déjà partie pour le boulot et les enfants à l´école. Pour mon épouse, c´était l´homme des reportages difficiles et délicats mais qui ne réculait jamais.parce que convaincu et conscient de la grandeur l´objectif à atteindre. Pour mes enfants, c´était tout simplement « Onkel ADOU aus der Elfenbeinküste ». Cette grosse maison de cinq chambres se rétrecit brutalement autour de moi et toujours pas de mots trouvés pour me consoler dans ma peine devant le bout de papier n´annonçant la terrible et douloureuse information et plein de lettres toutes aussi mortes. Je n´ai pas d´autres récours. Après avoir essuyé les quelques larmes qui traversaient mes yeux pendant quelques heures (2 ou 3, je ne sais plus exactement), je prends la décision d´appeler sur le portable de mon ami et c´est Côte d´Ivoire Telecom avec la voix de cette Dame toujours la même qui m´accueille dans la messagérie de mon compagnon du temps de Ivoirediaspo. Je pris donc la décision d´écrire pour faire mon témoignage sur Louis Franck ADOU.

Dans cette dure et intenable épeuve de la disparition d´un homme conscient de son objectif, très ambitieux pour voir son pays s´ériger en grandes démocraties, courageux et irréductible devant sa vocation et sa conviction, je voudrais adresser mes condoléances à sa famille.

Mais aussi et surtout au journal l´Inter qui nous a permis de découvrir dans son talent la valeur accordée à l´engagement humain. Adou s´en va mais la tâche reste, celle qu´il a fait sienne. Il nous appartient de nous munir du même courage et du même engagement pour pérenniser son action. J´ai découvert ADOU en Allemagne alors que nous étions tous engagés dans le projet Ivoirediaspo (journal Online de la Diaspora Ivoirienne crée par des Ivoiriens en Allemagne) dont il fut le Directeur des Rédactions et moi son Adjoint. Jamais ADOU a emprunté des chemins tordus pour faire entendre sa pensée, cette pensée dont le fond s´enracine dans la compétence et le mérite. Par deux reprises, nous avons discuté de sa volonté de sortir du Groupe Olympe pour des raisons divergence de vision et de stratégie journalistiques. Malheureusement, je n´ai pu le convraincre du contraire. Aujourd´hui, Louis Franck ADOU s´en est allé de manière dramatique. Que Dieu le Tout puissant puisse les lui pardonner tous les faits qu´il a dû poser inconsciemment mais dans sa grande volonté de réussir sa vision tout en piétinant la volonté des autres. Que dans miséricorde il jette la lumière éternelle sur som âme aux fins de guider nous dans notre quotidien. Qu´il lui donne le statut irréversible de saint pour nous assister dans l´accomplissement de l´œuvre inachévée. Dans la coutume africaine les hommes ne meurent pas. C´est ainsi que Louis Franck ADOU, certes, l´être vivant a disparu mais ADOU le souvenir des actes humains, ADOU le souvenir des œuvres vivantes est encore vivant parmi nous. Pour ADOU, La guerre que connaît notre pays, comme pour la plus grande majorité des Ivoiriens, était injuste et ses relents rappellent forcement la dépendance économico-politique de notre pays de la France. Sans hésiter, il a toujour écrit pour mettre à nu la vérité qu´il savait sur les tenants et autres aboutissants du mal Ivoiriens mais et surtout du tort fait aux Ivoiriens. Le faisant, il n´écrivait pas comme un journaliste partisan mais plutôt comme quelqu´un soucieux d´apporter par sa plume sa participation à l´édification la nouvelle nation Ivoirienne et à l´éclatement de la vraie vérité pour l´instruction intellectuelle de ses compatriotes. C´est Jean Paul Sartre qui l´écrivait et je cite : L´intellectuel, c´est celui qui par sa plume participe de l´évolution positive de la société dans laquelle il évolue. Par ses écrits, il prend position pour dénoncer les tares de cette société. Sans compaisance ni rémords, il doit se définir un profil révélateur de ce qu´il revendique. L´intellectuel est donc la voix des sans voix pour porter tout haut le flambeau de la résitance face à l´imposture et à la soumission. Et ce port du flambeau de la conscience-de-soi ADOU l´a porté dignement tout haut sans dédain ni rancœur. Ce qui lu valut autant d´ennemis parmi les rebelles. Pour avoir connu SIDIKI KONATE à nos côtés en Allemagne, il a toujours écrit avec réalisme et vérité sur ce dernier. Aujourd´huir comme hier, le sieur SIDIKI KONATE a toujours considéré ADOU comme l´élement à abattre tant dans la diaspora comme en Côte D´Ivoire pour le bénéfice de sa tranquillité au sein de la rébellion. ADOU s´en est allé mais son action doit trouver de bonnes volontés agissantes pour la continuer en vue d´améliorer le quotidien de l´Ivoirien tout court. N´est-ce pas que ce vieille adage confirme cette pensée : Pour le triomphe du mal, il suffit que le bien ne fasse rien. Ensemble agissons pour le triomphe du bien sur le mal. Ensemble agissons pour la pérennité de l´action entamée par notre frère, ami, compatriote et ainé Louis Franck ADOU.

Pour finir, nous nous remettons au Groupe Olympe de nous tenir informer continuellement de la suite des évènements concernant ses funérailles afin de mobiliser la Diaspora Ivoirienne pour rendre honneur et cela valablement à sa mémoire.


Jean DEKPAI
Diplômé en Gestion d´entreprise
Journaliste Reporter
Ivoirien résidant en Allemagne




N°491:La jeunesse du G7 se prononce “Que Gbagbo arrête de nous distraire”

L'intelligent d'abidjan 1:47 am

La jeunesse des partis politiques du G7 est montée au créneau le jeudi 21 avril 2005 pour donner sa position sur l’application des accords de Pretoria.

Les jeunes du Pdci-Rda, du Rdr, de l’Udpci, du Mfa et d’autres organisations civiles et politiques ont décrypté l’actualité politique nationale, jeudi au siège du Pdci-Rda à Cocody. Contrairement à leur habitude, les jeunes du G7 ont chacun pris la parole au nom de leur structure politique. Chaque intervenant a rendu le président Gbagbo responsable du blocage du processus de paix en Côte d’Ivoire. Pour Siméon Gbaï du Mfa, ‘’Boribana pour Laurent Gbagbo. Il a fini de courir ; maintenant Gbagbo va appliquer les accords de Pretoria’’. Le leader de la Jpdci, Kouakou Konan Bertin (Kkb) a rappelé ‘’une prophètie’’ de Laurent Gbagbo contre lui-même : ‘’Il avait dit qu’il voulait démontrer que dans ce pays on peut organiser des élections et les perdre sans que le ciel ne tombe ». Kkb a demandé à la jeunesse du g7 de pardonner aux jeunes patriotes leur sortie de route. ‘’Ils ont été trahis par leur chef ,après les avoir envoyés à l’abattoir’’, a-t-il conclu. Avant lui, Odjé Tiacoré du Rjr a dit que « pour respecter sa propre signature l’on n’a pas besoin de toute cette comédie », parlant des rencontres qui ont lieu en ce moment au palais présidentiel. Au nom des jeunes de l’Udpci, Blé Guirao, président en exercice du Rjdp, a demandé au président Gbagbo ‘’d’arrêter la distraction du public pour aller à l’essentiel : le retour de la paix en appliquant Pretoria’’.

Barthélemy Téhin




N°491:Nation:Candidature d’Ado Thierry Légré ‘‘Une élection référendaire va mettre fin au débat’’

L'intelligent d'abidjan 1:46 am

Le secrétaire général de l’Upr entend changer de stratégie pour mettre fin à la guerre. Lors d’ un point de presse, hier, Thierry Légré a demandé aux Ivoiriens d’aller aux élections en octobre 2005 pour mettre fin au problème Ado. Explications.

D’entrée l’ex-président du cercle Alassane Dramane Ouattara a prié les Ivoiriens d’être vigilants et d’éviter d’écouter les chants des oiseaux de mauvais augure et les manigances des responsables du Rdr. Thierry Légré a ainsi avancé que la note circulaire n° 054/ Memj/ Sp du 13 avril 2005 de madame le ministre d’Etat Garde des sceaux, ministre de la Justice vise à rendre le pays ingouvernable comme l’avait promis le président du Rdr. ‘‘Mme Henriette Diabaté applique le plan d’Alassane Dramane Ouattara. Sinon, une note circulaire ne peut suspendre un décret présidentiel surtout que la secrétaire générale du Rdr n’a pas été élue ministre, mais nommée par le président de la République, 1er magistrat de la Côte d’Ivoire’’, explique l’ancien chef de cabinet du maire de Soubré. Toutefois, Thierry Légré demande aux Ivoiriens de ne pas se laisser distraire. ‘‘Allons aux élections présidentielles. Ce sera le grand référendum. L’élection référendaire consistera à sanctionner et à clore le débat sur le cas Alassane pour de bon. Je vais proposer cette solution aux camarades de l’Alliance et nous allons battre campagne dans ce sens’’.

Pour terminer, l’ancien vice président du Rjr a promis de faire bientôt des révélations inédites. ‘‘Je suis un sachant et c’est important’’, a-t-il coupé court.

A.L.O




N°491:Société: Attaque nocturne à l’académie de la mer : 6 officiers suspendus

L'intelligent d'abidjan 1:45 am

Dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 avril 2005, des éléments de la police maritime ont effectué une descente punitive à l’Académie de la mer de Yopougon. A la suite de cet incident, le Directeur général des Affaires maritimes et portuaires, le colonel Tibé Bi Balou Jean Christophe, a rencontré hier vendredi 22 avril, les policiers marins. Il leur a communiqué les décisions arrêtées.

Le colonel Jean Christophe Tibé Bi Balou, Directeur général des Affaires maritimes et portuaires n’est pas allé du dos de la cuillère pour assener ses vérités aux policiers marins, venus nombreux, à cette rencontre. Après avoir condamné avec fermeté l’acte posé par ceux-ci à l’Académie de la mer de Yopougon, le colonel Tibé Bi Balou a immédiatement communiqué les décisions prises par la direction générale. Il s’agit de la mise en place d’une commission d’enquête interne, qui sera soutenue par la police et la gendarmerie, et présidée par Bertin Tanoh Koffi, directeur de la navigation et la sécurité de la gare routière, pour situer la responsabilité des uns et des autres. Comme mesure, conservatoires, six officiers dont quatre chargés de l’encadrement des étudiants et les deux qui étaient en faction, le jour de l’incident ont été suspendus pour trois mois. Le patron des affaires maritimes a martelé que ces mesures conservatoires prises seront scrupuleusement respectées. ‘’Car, il y va de la crédibilité du corps’’, a-t-il ajouté. Désormais, poursuivra-t-il, la rigueur et la discipline seront observées. Ainsi, tous les lundis, les policiers marins se retrouveront à leur base pour échanger et apprendre la discipline.

Concernant l’acte posé à l’Académie de la mer, le colonel Tibé Bi Balou a fait savoir que de nombreux policiers marins ont des comportements enfantins, à la limite estudiantins. “ Je ne veux plus de descente musclée”, a-t-il dit. ‘’A partir du moment où on a choisi un chef, il faut le respecter” a-t-il fait savoir aux policiers. Avant d’ajouter qu’ au lieu de s’attaquer aux étudiants, il faut s’attaquer aux projets pour le développement du port. A ce sujet, il a conseillé que cela ne se fasse pas avec des comportements de délinquance, de voyousie et d’excitation inutile. Ceci impose la rigueur et la discipline. ‘’A partir de maintenant, nonobstant les enquêtes en cours, nous allons réglementer les choses. Je suis obligé de monter au créneau pour faire respecter la discipline ‘’ a-t-il conclu. Il faut noter que les cours reprennent à l’académie de la mer le lundi prochain et les éléments des affaires maritimes et portuaires s’engagent à supporter les indemnisations.

Etienne Atta




N°491:Economie : Organisation mondiale du commerce L’Afrique maintient ses revendications

L'intelligent d'abidjan 1:44 am

Les pays en développement (Ped) veulent accéder librement aux marchés d’échanges. Pour ce faire, ils continuent, de plaider pour un allègement des taxes fiscales.

Le symposium public annuel de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), tenu du 20 au 22 Avril 2005, a coïncidé avec le 10e anniversaire de cette institution. Le thème choisi, cette année, pour le symposium public est : ‘‘L’Omc, dix ans plus tard : problèmes mondiaux et solutions multilatérales’’. L’objectif que devront atteindre les participants à cette rencontre d’échanges et de décisions, selon Supachai Panitchpakdi, directeur général de l’Omc, est de susciter un débat public , portant sur l’avancement des travaux et sur ce que l’on attend de l’Omc et de ses gouvernements membres. Les représentants des pays en développement à ce sommet n’ont pas démordu. Ils ont passé au peigne fin, les problèmes auxquels les pays en développement, notamment, les pays africains sont confrontés. Les plaidoyers de ces pays ont consisté à la liberté de circulation de marchandises et la réduction de droit de douanes. Un autre volet des débats, c’est la question de la subvention des agriculteurs des pays du nord laquelle va être, très bientôt réglée définitivement.

H.K Les pays en développement (Ped) veulent accéder librement aux marchés d’échanges. Pour ce faire, ils continuent, de plaider pour un allègement des taxes fiscales.

Le symposium public annuel de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), tenu du 20 au 22 Avril 2005, a coïncidé avec le 10e anniversaire de cette institution. Le thème choisi, cette année, pour le symposium public est : ‘‘L’Omc, dix ans plus tard : problèmes mondiaux et solutions multilatérales’’. L’objectif que devront atteindre les participants à cette rencontre d’échanges et de décisions, selon Supachai Panitchpakdi, directeur général de l’Omc, est de susciter un débat public , portant sur l’avancement des travaux et sur ce que l’on attend de l’Omc et de ses gouvernements membres. Les représentants des pays en développement à ce sommet n’ont pas démordu. Ils ont passé au peigne fin, les problèmes auxquels les pays en développement, notamment, les pays africains sont confrontés. Les plaidoyers de ces pays ont consisté à la liberté de circulation de marchandises et la réduction de droit de douanes. Un autre volet des débats, c’est la question de la subvention des agriculteurs des pays du nord laquelle va être, très bientôt réglée définitivement.

H.K




N°491:Les samedis de Biton Par Isaïe Biton Koulibaly La source de motivation

L'intelligent d'abidjan 1:43 am

Pour un créateur la source de motivation du cerveau se trouve en grande partie dans l’amour transmuté d’une femme , c’est à dire une femme qu’on aime de loin. Cet amour vous donne un fluide qui vous permet de vous envoler, de créer. D’ailleurs, c’est ce qu’on appelle:”derrière un grand homme se trouve cachée une femme.” On veut dire par là que c’est cette femme qui a donné le goût du risque, la volonté et la réussite à cet homme. Si pour le créateur, la femme est souvent loin , pour l’homme politique cette femme est souvent son épouse, donc tout près. Et cela permet à l’artiste et à l’homme politique de travailler avec enthousiasme, détermination et joie. La semaine dernière nous avons vu que les travailleurs africains, principalement les fonctionnaires, ne travaillaient pas beaucoup et je vais tenter de voir avec vous cette semaine pourquoi ils sont si peu motivés, de sorte que leur rendement est en déça de ce qu’on pourrait attendre d’eux. A mon avis, la première cause se trouve dans le fait que la quasi totalité des africains travaillent dans un domaine qui n’est pas de leur goût. Quand on apprend qu’un concours est lancé on ne se demande pas si ce métier ou cette profession nous intéresse ou pas. L’essentiel c’est d’avoir un travail. C’est l’erreur à ne pas commettre. Déjà adolescent on doit savoir pour quel métier on se destine dans la vie et se battre pour l’avoir. J’ai discuté avec de nombreux enseignants.

La plupart s’est destinée à cette carrière par nécessité. L’enseignement et la santé sont des sacerdoces. On y va parce qu’on a envie de donner une instruction, une éducation ou la vie. L’argent n’est pas une source de motivation. On se met au service de l’autre. C’est la même chose pour la prêtrise. Il faut y aller quand on se sent appelé par Dieu et qu’on est capable de vivre son célibat et même sa chasteté quand on a décidé de rentrer ans un ordre religieux. Quand j’étais adolescent je m’abîmais tant dans la lecture que je me demandais ,chaque jour, s’il existait un travail où on vous paie rien que pour lire. Dieu merci je l’ai eu. Durant toute ma carrière dans l’édition je ne me suis jamais soucié de mon salaire. J’aimais ce que je faisais. Mais quand la méthode devient de faire ce qu’on trouve et non ce qu’on veut ce n’est pas sorcier de savoir qu’on va vers l’échec. Un jeune me disait souvent:”j’aimerais devenir un écrivain célèbre comme vous afin d’avoir des femmes”. Evidemment il ne l’est pas devenu. Surtout qu’à ce niveau on ne passe pas de concours. Un ami que je rencontre souvent n’a qu’une seule obsession: devenir un homme politique. Raison principale: jouir de la vie avec son cortège de femmes. C’est un ami, mais je ne souhaite pas qu’il le devienne. Je pense que dans des années lointaines à venir les jeunes africains sauront déterminer assez tôt la voie de leur destin. Ainsi notre pays, notre continent ira de l’avant.

La deuxième cause du laxisme dans le travail se trouve dans le salaire mensuel. Aucun travailleur dans le monde n’est satisfait de son salaire. Chacun le voudrait chaque trimestre à la hausse. Mais le salaire des Africains de la ville est nettement insuffisant. Mais comment augmenter un salaire à sa juste valeur si celui qui paie doit fermer son entreprise en augmentant. C’est comme noyer le bébé avec l’eau de son bain. Heureusement qu’un Etat ne tombe pas en faillite sans quoi la plupart de nos états étaient déjà liquidés et vendus à d’autres personnes même si je pense que nous sommes pratiquement vendus aux bailleurs de fonds. Quand le travailleur n’est pas satisfait de son travail il ne se donne pas entièrement à sa tâche. La nouvelle devise c’est:”petit salaire, petit travail”. Les meilleures équipes au monde sont celles où les joueurs sont les mieux payés. C’est simple. Quand on veut bâtir une grande équipe, un grand club. Sans quoi, quelle est la différence entre le club de Sinfra et celui des Mimos?. Dans le cadre du salaire des Africains un autre problème se pose. Un salaire est conçu pour suffire à un individu ou sa famille proche, femme et enfants. En Afrique, un salaire individuel sert à une trentaine ou plus de personnes. Quel mirale peut faire ce travailleur dans l’exercice de sa fonction? Certains trouvent la solution de leur motivation dans la corruption. Mais c’est encore aggraver son cas et c’est de l’ignorance sur la spiritualité. La corruption c’est se bâtir un château sur du sable. Il va s’écrouler tôt ou tard et c’est la loi de la vie. Le pire, les enfants et des générations vont le payer sur des siècles. Mais comment augmenter les salaires à la mesure des charges du travailleur? Une seule solution: travailler plus que les heures prévues. Et pour le faire il faut avoir de l’argent en abondance. Alors, on tourne en rond dans un cercle. Une autre cause de manque motivation se trouve dans les visites inopportunes dans les bureaux.

Que de causeries entre les collègues ? que de causeries entre le travailleur et ses amis et sa famille qui passent des heures à discuter?. Que d’utilisation du téléphone pour causer avec les amis en longueur de journée? Personne ne se soucie de l’entreprise ou de l’Etat, surtout de l’Etat. Il n’appartient à personne et on l’utilise à ses fins pour mieux pleurer ensuite. Que faire? La solution appartient à chacun individuellement. C’est une prise de conscience. Chaque matin, il faut pouvoir se dire:”Que dois-je faire aujourd’hui pour être utile à mon entreprise ou à l’Etat?”. Et c’est devant cette prise de conscience que l’entreprise et l’Etat se demanderont:”Que dois-je faire pour mon travailleur ou mon fonctionnaire?”. Alors, tout ira bien et tout le monde sera heureux. Ainsi l’Afrique ira bien.

A samedi prochain.




N°491:Les clubs de soutien à Ado menacent Kafana

L'intelligent d'abidjan 1:42 am

La Coordination des mouvements et clubs de soutien à Alassane Dramane Ouattara et au Rdr, dirigé par Adama Dembelé, s’est réunie jeudi dernier en assemblée générale pour aller contre la décision de Kafana Koné qui veut donner un coup de massue à la ferveur militante des militants du Rdr.

Le secrétaire national à l’organisation et aux structures spécialisées, M. Kafana Koné a porté, par le biais d’un communiqué de la direction du Rdr, à la connaissance des militants et militantes du parti Alassaniste que ” l’exercice d’une fonction au sein du parti est incompatible avec l’appartenance à un mouvement de soutien “. Cette décision qui concerne tous les membres de structures locales, dont l’objectif est l’encadrement et l’animation du parti, n’est pas du goût de Adama Dembelé. Pour le président des mouvements et clubs de soutien, cette décision inopportune à la veille des échéances électorales d’octobre 2005 va contre les textes qui régissent le parti du Dr Alassane Dramane Ouattara. Selon lui, les clubs de soutien au Rdr, bien qu’ils soient dirigés par des membres du bureau d’un comité de base ou par des secrétaires nationaux, ne gênent en rien si l’objectif est de mobiliser autour du Dr Alassane Dramane Ouattara, président du Rdr. M. Adama Dembelé a expliqué qu’il y a (plutôt) lieu de saluer et d’encourager les fortes mobilisations du Rdr qui ont consisté à canaliser les militants du parti Alassaniste autour d’un même idéal : permettre à Alassane Dramane Ouattara d’accéder à la magistrature suprême en octobre 2005. C’est à cette mission d’hercule que Adama Dembelé et les différentes coordinations et clubs de soutien s’activent avec foi depuis mars 2004. Ainsi, pour rester solidaires et unis afin de donner forces au Rdr, la Coordination nationale des mouvements, associations et clubs de soutien à Ado et au Rdr (Cnmacs) compte donner de la voix contre l’interdiction de créer ou d’appartenir à un mouvement de soutien à Alassane Dramane Ouattara.




N°491:La chronique de l’économie n°11Par Sylvain A. LOUA La foire aux affaires

L'intelligent d'abidjan 1:41 am

Après AFRIK’EMBAL 2002 qui s’est déroulé à l’Hôtel ivoire d’Abidjan en avril 2002, le commissariat Général du salon international de l’emballage dans la sous région met le cap sur le Trade FAIR Centre d’Accra (Ghana) avec la seconde édition de ce salon international qui aura lieu du 11 au 14 mai prochain. Cette décision d’exporter le savoir faire de la Côte d’Ivoire vers le Ghana voisin en matière d’emballage est la preuve d’un partenariat entre l’Association pour la Promotion des Exportations de la Côte d’Ivoire (APEX-CI) et l’Institute of Packaging Ghana (IOPG). La coopération entre les pays du sud est de plus en plus évoqué dans les relations internationales, c’est pour cela, que l’union européenne a décidé d’apporter son appui financier à AFRIK’EMBAL 2005 à travers son instrument qui est le Proinvest.

L’emballage est au centre de nombreux enjeux économique et commerciaux. C’est un marché de plus de deux milliards de dollars de chiffre d’affaires pour près de 200 millions d’habitants que couvre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Toutes les filières d’activités et de production convergent vers ce secteur. Car l’emballage est une partie intégrante de tout produit et se situe à presque toutes les étapes de la chaîne de production et de distribution. Cette manifestation se tient à une période où les opérateurs économiques ivoiriens sont confrontés à des difficultés de tout genre à cause de la situation socio-économique du pays. L es activités économiques se sont ralenties depuis les évènements de novembre 2004.

Ce salon qui va réunir 150 exposants et plus de 10000 visiteurs de 14 pays est une occasion pour les professionnels des filières coton, fruits et légumes, café, cacao et dérivés et des industries alimentaires de se rencontrer. Ce qui contribue à favoriser le contact entre les entreprises européennes et africaines du secteur de l’emballage désireuses de conclure des accords de partenariat dans les filières. Puisque les visiteurs ont souvent un rôle direct dans le processus de décision d’achat. C’est une aubaine pour les entreprises ivoiriennes qui doivent en profiter pour préparer l’après crise.

Les évènements qui secouent la Côte d’Ivoire ces dernières années ont eu des répercussions sur le marché national de l’emballage. Les industries agro-alimentaires ont vu leur chiffre d’affaires baisser au fur et à mesure que la crise perdure. Les filières coton, des fruits et légumes connaissent également des difficultés. Tout ceci a une incidence négative sur le marché ivoirien de l’emballage. A cela, s’ajoute la concurrence de plus en âpre que se livrent les industries du fait de la globalisation des échanges. La filière coton du fait de la partition du pays en deux zones, la demande en emballage a diminué considérablement. Les débouchés situés dans la sous région eu connu aussi des problèmes d’acheminement des produits. Plusieurs sociétés leaders d’emballage ont baissé leur niveau d’activité. Le salon du Ghana apparaît comme une occasion pour relancer les activités et surtout trouver de nouveaux débouchés dans la sus région et sur le contient africain.

Les défis de l’emballage pour les années à venir résident dans le bon design et le conditionnement efficace des produits. Les entreprises ivoiriennes pour mieux s’exporter doivent s’imprégner des lois et règlements applicables à l’emballage dans le commerce international. Il est donc important de savoir les nouvelles exigences du marché mondial en matières de produit d’emballage pour ne pas disparaître dans les années à venir.

Le développement de nouveaux types d’emballage est l’un des défis à relever les industriels de nos pays. Sauront -ils relever cela ? Le soutient de l’Etat sera capital pour relever ce défi. Car les consommateurs vont devenir plus exigent en matière de qualité d’emballage des produits. Car l’aspect marketing d’un produit est l’un des éléments primordial pour sa notoriété sur le marché. Plus la présentation est plus fine, plus le produit retiendra l’attention du consommateur. Les entreprises ivoiriennes doivent faire preuve d’ingéniosités et cela passe par la participation à des salons internationaux pour savoir les tendances mondiales du moment pour ne pas être dépassés. Espérons que les opérateurs économiques tirent le meilleur profit de cette manifestation pour le bonheur de la Côte d’ Ivoire.

sylvainloua@yahoo.fr




N°491:Mme Tia Monné Bertine, responsable des femmes légalistes de l’Udpci “L’imposture de Mabri ne passera pas”

L'intelligent d'abidjan 1:40 am

Les femmes légalistes de l’Udpci ont apporté leur soutien franc et indéfectible au président Paul Akoto Yao. C’était avant hier, jeudi 21 avril 2005, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Sofitel.

Mme Tia Monné Bertine de l’Udpci a dit soutenir Paul Akoto Yao comme président. Selon la conférencière, Akoto est le choix du Conseil des sages qui comprend la majorité des membres du bureau politique de l’Udpci et les membres fondateurs dont la mission consiste à veiller à l’union au sein du parti, d’organiser dignement les funérailles du président Robert Guéi et d’assurer la pérennité des acquis de l’Udpci. S’agissant du congrès qui a vu l’élection de Mabri Toikeusse comme nouveau président de l’Udpci, Mme Tia a dit qu’il fallait plutôt organiser une convention pour choisir le candidat. ” Akoto étant le président du parti, il est donc le candidat naturel de l’Udpci “. Avant d’ajouter qu’elle aurait voulu que le congrès se tienne avec tous les militants de l’Udpci. ” Malheureusement, ce ne fut pas le cas “. C’est pourquoi, la porte-parole des femmes légalistes considère la tenue de ce congrès comme ” une usurpation, une imposture, une division, une forfaiture voire un congrès du mensonge et de la honte. Contrairement à l’éthique de l’Udpci qu’ils prétendent défendre à savoir le bon ton “. Et la présidente du Conseil général de Biankouma de prévenir. ” Si Mabri demeure le président de l’Udpci, je préfère ne pas être dans ce parti, parce que je ne voudrais pas me faire gouverner par un imposteur “.

D. V.




N°491:Ourega Bernard à Akoto Yao ‘‘Vous êtes victime de votre double langage…’’

L'intelligent d'abidjan 1:39 am

Les présidents des coordinations et les secrétaires de sections de l’Udpci ont tenu un point de presse , hier vendredi 22 avril 2005 au siège du parti aux deux Plateaux. Il s’est agi de faire le bilan du congrès des 9 et 10 avril 2005.

C’est en présence de 38 présidents de coordination sur 52 que compte l’Udpci que M. Ourega Bernard a félicité les militants à travers leurs responsables de base. Pour M. Ourega, leur détermination, leur mobilisation et leur discipline ont joué un rôle important dans la tenue des assises des 09 et 10 avril 2005. ‘‘Vous avez sauvé l’Udpci et grâce à vous, notre parti compte aujourd’hui dans le microcosme politique Ivoirien’’ a dit d’entrée le porte-parole des présidents de coordinations. Pour M. Ourega, le Dr Albert Toikeusse Mabri est l’espoir des nouvelles générations. C’est pourquoi, au cours de ce point de presse, il a exhorté les siens à se mettre en ordre de bataille pour la conquête du pouvoir d’Etat aux échéances électorales d’octobre 2005 avec le candidat Mabri Toikeusse. Revenant sur le cas Akoto Yao, le porte-Parole des présidents de coordinations considère que c’est un épiphénomène. ‘‘Akoto Yao sait, lui-même, comment il s’est exclu du jeu politique au sein de l’Udpci. C’est sa phobie du débat démocratique, son incapacité à faire prospérer le parti par des solutions idoines aux petites contradictions internes et surtout son double langage qui l’ont perdu. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas Yacouba. Il n’a qu’à s’en prendre à lui-même’’. Et d’ajouter que ‘‘dans un parti, la force revient à la base. Un chef sans sujet n’est pas un chef. Nous ne répondons plus jamais aux élucubrations de ceux qui veulent nous divertir.’’

Dosso Villard




22/4/2005

N°490:UNE : Nation: Mme Bobi Assa, député Pdci de Dimbokro : “Je préfère Bédié peureux… à l’assassin’’

L'intelligent d'abidjan 4:36 am

Le député Pdci de la commune de Dimbokro, Mme Emilienne Bobi Assa, a affirmé samedi 16 avril 2005 qu’elle préférait Bédié, le peureux à un assassin. Elle a ajouté que son parti votera les textes soumis à l’Assemblée nationale par le médiateur Thabo Mbeki, selon “l’esprit” de l’accord de Linas Marcoussis, pour un retour définitif de la paix dans le pays.

“La Cei (Commission électorale indépendante) est l’outil chargé d’organiser des élections crédibles. Si elle est contestée, les résultats des élections seront contestés. Pretoria dit que chacun des trois mouvements des Forces nouvelles doit avoir deux représentants. Nous voterons pour qu’ils aient leurs six représentants”, a déclaré le député, soulignant qu’il s’agira d’en faire autant pour tous les autres textes, “selon l’esprit de Marcoussis”.

“Laissons tomber le juridisme pur et dur. Nous tenons tous à notre constitution, mais comme le pays traverse une crise politique, acceptons de faire des compromis politiques au nom de la paix”, a poursuivi M. Bobi Assa, lors d’une réunion d’information et d’échange sur ses activités parlementaires avec ses administrés au centre culturel de Dimbokro.

En ce qui concerne les consultations que le président a programmées avec les différentes couches socioprofessionnelles, comme au sortir de Marcoussis, elle a dit espérer qu’elles s’inscriraient dans “le sens de ce qui a été décidé par le président Thabo Mbeki.

“Nous avons tous décidé de soutenir la médiation de Thabo Mbeki. Maintenant qu’il a tracé la voie, suivons-la jusqu’au bout”, a-t-elle ajouté, en allusion à son souhait de voir tous les candidats se présenter librement aux présidentielles d’octobre prochain, quitte à organiser le référendum sur la modification de la constitution, après les élections.

A propos de la présence du Pdci au sein du G7, Mme Bobi Assa a indiqué que “Bédié n’a jamais été et ne sera jamais un rebelle, parce que quand il a été déchu, il est parti tranquillement et quand on l’a empêché d’être candidat, il n’a pas pris les armes”. Au contraire j’aime qu’on le traite de peureux. Je préfère un peureux à celui qui bande ses muscles pour tuer les Ivoiriens”, a-t-elle rétorqué. Elle a souligné que l’alliance, “naturelle”, entre le Pdci et le Rdr, vise à “éjecter celui qui est en train de détruire l’héritage d’Houphouët-Boigny”, même si, comme les relations entre la langue et la dent, ces deux partis ont connu quelques difficultés de compréhension, en ce qui concerne notamment la nationalité et l’éligibilité du président du Rdr, Alassane Dramane Ouattara.

A.L.O
Source AIP




N°490: CULTURE: Lago Paulin refait surface

L'intelligent d'abidjan 4:26 am

Figure emblématique du zouglou, il n’a pas de trêve dans l’élaboration d’albums dignes de son rang, c’est Lago Paulin. Et il revient cette année avec ‘’Cri de cœur’’, quatrième galette de sa carrière artistique. Transfuge des groupes zouglou, Système gazeur et Nouveau système, Lago Paulin entend réconcilier les cœurs blessés, avec cette nouvelle œuvre de 8 titres. Chanté en Bété, Dioula, Baoulé, Guéré et Français, ‘’Cri de cœur’’ est arrangé par Joël Kangah et produit par Djarless production. Ce nouveau-né, qui sortira dans quelques jours chez Showbiz, s’entoure déjà de beaucoup d’attention. Album de maturité, il est considéré aussi comme un chef d’œuvre.

“J’entends ainsi montrer que mon talent va au-delà des frontières zougloutiques”, précise l’artiste. Cet album est aussi et surtout celui qui le fera sortir de l’anonymat. Car l’artiste vise désormais les scènes internationales.

B.J




N°490: SPORT: Football : compétitions africaines Les représentants ivoiriens ont chaud

L'intelligent d'abidjan 4:25 am

Les équipes ivoiriennes sont sur trois fronts ce week-end pour tenter d’arracher leur qualification pour la suite des compétitions africaines. L’Africa au Maroc, le Stella en Tunisie et l’Asec à domicile.

L’Africa et le Stella se envolés respectivement pour le Maroc et la Tunisie, où ils doivent aller négocier les tickets de leur qualification. Si pour le Stella, l’espoir est permis, il n’en est pas de même pour les Aiglons qui ont concédé un nul (1 – 1) il y a quinze jours, face à leur adversaire rajoui. On imagine mal un exploit des poulains de Richard Tardy dans le royaume chérifien. D’autant plus que lors de l’aller, l’Africa a montré toutes ses limites devant une formation du Raja qui s’est contenté d’imprimer un faux rythme au jeu, sans véritablement dérouler son rouleau compresseur. Le face-à-face entre les deux formations risque fort de produire des étincelles du côté vert et rouge, avec l’arme fatale rajouie, Iajour Moussine.

De son côté, l’Asec recevra, demain, au stade Houphouët-Boigny, les nigérians du Dolphin. Battus à l’aller sur le score de deux buts à zéro, les poulains de Patrick Liéwig ont la lourde tâche de renverser les tendances à Abidjan. Le réussiront-ils ? That the question, comme le diraient les nigérians. Tout comme l’Africa, les mimos présentent un petit visage, en ce moment. Leurs prestations ne convainquent pas les puristes du football, encore moins les actionnaires qui ne manquent aucune sortie de leur équipe pour le signifier aux dirigeants. Les plus sceptiques voient mal l’Asec remonter les deux buts encaissés à l’aller. Ils ont déjà fait le deuil de l’élimination de leur équipe, avant même la rencontre.

Mais, le football a sa logique qui défie souvent tout pronostic. Les équipes ivoiriennes peuvent agréablement surprendre aussi ce week-end, en réalisant une passe de trois pour le bonheur des nombreux sportifs ivoiriens.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°490:REGION: Daloa : Des écoles privées et publiques exposent leurs produits

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

La Jeune chambre internationale de Daloa a organisé le samedi 16 avril 2005, à son siège, la première édition de la Foire des écoles techniques et professionnelles.

Placée sous le parrainage de M. Doulaye Coulibaly, directeur des Examens et concours de l’enseignement technique et professionnelle, représenté par M. Kadja Nazaire, cette foire a regroupé neuf (9) écoles techniques et professionnelles privées et publiques du pays dont le Groupe Loko d’Abidjan. Au menu de cette rencontre, l’exposition des produits des filières enseignées dans les écoles participantes. Les populations cibles ont été les élèves et parents d’élèves, les associations de jeunes dans l’informel et des déscolarisés. L’objectif de cette exposition, a dit M. Ouattara Bakary, président de la Jeune chambre internationale de Daloa, initiateur de cette foire, est de rapprocher les apprenants des écoles professionnelles en vue de mieux cerner le profil à eux choisi. A sa suite, c’est M. Diaith Kadjo Malo, directeur régional de l’Enseignement technique et professionnel qui interviendra pour encourager l’initiative si bien louable des organisateurs. Dans son message, le D.R Diaith Kadjo a souhaité que ces genres de rencontres se multiplient dans le futur afin de permettre aux jeunes (élèves) de se faire une place au soleil en apprenant le métier de leur choix. “Chacun doit faire sa partition pour un meilleur devenir de l’Enseignement technique et professionnel”, conclura le D.R Diaith. Prenant la parole à son tour, M. Diarrassouba Mamadou, directeur du Centre d’information et d’orientation de Daloa (Cio) a exposé sur le cahier de charge de la structure dont il est le premier responsable dans la région. Il a par ailleurs, invité les élèves à fréquenter le Cio afin de profiter de ses services. A la visite des stands dressés dans l’enceinte du siège de la Jeune chambre internationale de Daloa, organisateur de cette foire, les fondateurs et chefs d’établissements du Groupe Loko d’Abidjan, du Cbcg Daloa, du Cio, du Collège Fadiga, du Micro média formation, des Cfp1 et 2, du Centre professionnel Obo, de l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire (Centre de formation des cadres de Daloa), de l’Institut supérieur de technologie Touré (Istt) Daloa, ont tour à tour exposé pour faire connaître au public les produits des filières enseignées dans leur différents établissements.

Agba Dêdê
(Correspondant régional)




N°490:Etat-major des Armées Des escrocs se servent du nom de Mangou

L'intelligent d'abidjan 4:23 am

Des personnes véreuses se servent du nom du chef d’état-major des armées, pour extorquer de l’argent à des opérateurs économiques. Dans une mise au point, le cabinet du Colonel-major, Philippe Mangou invite à la vigilance. Ci-dessous, l’intégralité du communiqué.

Depuis quelque temps, de nombreux opérateurs économiques de la place sont approchés par des individus qui affirment avoir été mandatés par le Chef d’état-major des armées (Cema), aux fins de rechercher des fonds pour le financement de la sortie de crise.

Le Cema informe les populations qu’il n’a jamais désigné quiconque pour une telle opération.

En conséquence, il décline toute responsabilité par rapport à ces agissements et invite tous les opérateurs économiques, qui auraient été victimes de telles pratiques, à prendre attache avec le Bureau de protection et de sécurité de la défense (Bpsd) sis à l’état-major des armées au Camp Galiéni (Tel : 20-22-18-61), pour déposition.

Le chef de cabinet
Ndlr : Le titre est de la rédaction




N°490:Idriss Koudouss répond à Gbagbo “Appliquons Pretoria sans reniement”

L'intelligent d'abidjan 4:22 am

Le président du Conseil national islamique a parlé. Ce n’était pas à la rencontre entre le chef de l’Etat et les confessions religieuses où il était présent, mais quelques heures plus tard lors de la commémoration du Mahoulid. A la mosquée centrale de Port-Bouët, ce même mercredi, avec des mots directs, parfois durs, l’Imam El Hadj Idriss Koudouss a donné sa position sur la crise ivoirienne et l’accord de paix de Pretoria.

Pour l’Imam Koudouss, le fondement de la crise ivoirienne est moral et spirituel. Elle a fini par prendre d’autres relents qui ne sont en réalité que des épiphénomènes. Voyant donc ces dérives, le Conseil supérieur des Imams (Cosim) et le Conseil national Islamique (Cni) n’ont cessé d’attirer l’attention des gouvernements successifs sur les risques : de la culture de la ruse comme moyen de conquête et de conservation du pouvoir, de la culture du mensonge et du bouc émissaire, de l’égoïsme de acteurs politiques, de l’instrumentalisation des médias, de l’ethnie et de la religion à des fins politiques et de la surenchère verbale. Le président du Cni a condamné les paroles qui servent à semer la haine et la discorde au sein de la population ivoirienne. Le salut, pour lui, viendra du contrôle de notre langue. C’est pourquoi a-t-il dit, ‘’il est regrettable de voir certains chefs religieux et responsables politiques faire mauvais usage de la parole, en cette période sensible’’. L’élément le plus regrettable dans la crise ivoirienne est, selon lui, le non respect des engagements et de la parole donnée. Dieu est très jeune à ce sujet : “Respectez le traité de Dieu quand vous signez un traité et ne trahissez pas les serments, après les avoir prêtés avec force, alors que vous avez fait de Dieu votre garant ” (S.16 V91 à 92). C’est fort de cela que Koudouss a appuyé fermement les accords de Pretoria, paraphés par les différents protagonistes. Les Imams soutiennent les efforts du président Mbeki. Les Imams exhortent donc le président Gbagbo à prendre pleinement ses responsabilités devant la nation et à ne pas laisser prospérer les clameurs qui rament à contre-courant de l’histoire. Dans cette optique, ils invitent les Forces nouvelles et les Forces de défense et de sécurité à s’engager définitivement et sans préalable, dans le processus de désarmement.

Olivier Guédé




N°490:Crise ivoirienne : Le cri du cœur des exilés politiques

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

Le processus de paix en Côte d’Ivoire préoccupe les exilés politiques ivoiriens. Evalués à plus de 2500 à travers le monde, 40% sont du Nord, 23% de l’Ouest, 19% du Centre, 6% du Sud et 4% de l’Est. Dans une déclaration en date du 14 avril 2005 depuis Bruxelles, ces Ivoiriens, tout en soutenant les propositions de sortie de crise de Thabo Mbeki, lancent un véritable cri du cœur aux hommes politiques. Avec un rêve : celui de retrouver une Côte d’Ivoire paisible, prospère et démocratique. Ci-dessous, l’intégralité de leur déclaration.

Déclaration des Exilés politiques ivoiriens

Au secrétaire générale des Nations unies, au Président Thabo Mbeki, au président Laurent Gbagbo, au Premier ministre Seydou Diarra et à tous nos compatriotes ivoiriens.

Chers Messieurs,

Créée le 28 janvier 2000 par seulement 7 exilés politiques ivoiriens à Dakar au Sénégal, l’OEPI est aujourd’hui une organisation regroupant plus de 2500 ivoiriens, tous exilés dans plusieurs pays du monde. Si jusque-la pour des raisons de sécurité et d’efficacité nous avons travaillé dans l’ombre sans faire assez de bruits, nous estimons aujourd’hui qu’à l’heure du dialogue et du pardon, rompre avec le silence serait salutaire pour une Cote d’ivoire réconciliée.

Le tout premier mouvement important des ivoiriens vers l’exile s’est produit après le premier coup d’état militaire qu’a connu notre pays en décembre 1999. le second mouvement (le plus important d’ailleurs) est celui survenu à la suite de la guerre que connaît la Cote d’ivoire depuis la date du 19 septembre 2002. selon nos statistiques (tenant uniquement compte des membres inscrire à ce jour à l’OEPI), 48% de ces exilés sont du nord, 23% de l’ouest, 19% du centre, 06% du sud et 04% de l’est. Pour des raisons de principe et de sécurité, nous ne pouvons publier plus d’informations.


Triste réalité

Notre objectif en sortant de l’ombre, est de participer activement à la recherche des solutions de sortie de crise dans notre pays. Jamais, depuis le début de la crise en septembre 2002, la Cote d’ivoire n’a été aussi si près d’un retour à la normale que maintenant. L’OEPI croit que cette paix définitive ne peut se construire qu’avec l’ensemble des fils et filles de notre mère patrie à tous. Les acquis de Pretoria sont très précieux et doivent être préserver même s’ils ne donnent pas satisfactions entières aux différents protagonistes et ne garantie pas la paix totale. Il nous faut néanmoins espérer et surtout continuer à aider les amis de la Cote d’ivoire, à profondément et définitivement diagnostiquer notre mal. L’OEPI invite tous les acteurs de la paix à accepter d’aller à l’une des racines du mal ivoirien, pour comprendre que la guerre n’est pas le fait d’une injustice faite à un quelconque groupe ethnique de Cote d’ivoire, mais qu’elle est principalement le fait d’une frustration généralisé causée par ceux qui ont précédemment gouverné notre pays.

Cette situation a fait aujourd’hui de plusieurs milliers d’ivoiriens, des exilés politiques (dont majoritairement des nordistes 48%) désirants revenir en cote d’ivoire.

” Quand on vous ferme les portes d’entrer de votre maison, quand par la voie normale vous ne pouvez pas avoir accès à votre patrie, il ne vous reste qu’une seule solution, la voie de la force. ” C’est cette triste réalité que toute la Cote d’ivoire à malheureusement connue dans la nuit du 19 septembre 2002. Cependant, notre organisation n’a jamais encouragé ses membres à opter pour une telle solution qu’elle trouve très irresponsable et condamnable.

Eviter la même erreur

Aujourd’hui, alors que la communauté internationale ne considère et ne consulte que Soro Guillaume, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, nous rappelons une foi de plus aux Ivoiriens et à son président, au Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, aux Nations Unies et principalement au médiateur Thabo Mbeki que la situation actuelle de crise aiguë que vit la Cote d’Ivoire est partie d’une poigné d’ivoiriens mécontents et réfugiés chez le voisin au Burkina Faso. Ensemble, évitons que l’erreur ne se répète !

Nous croyons, pour notre part, qu’aucune paix durable ne peut être obtenue, sans que tous les fils de Côte d’Ivoire ne soient associés aux différents pourparlers. Sans être forcément membres d’un quelconque parti politique, ni ennemis de la nation, des cadres ivoiriens, des officiers et sous-officiers de notre armée et plusieurs jeunes étudiants, pouvant participer au développement de notre beau pays, sont contraints à l’exil. Une étude menées par notre organisation a prouvé que les exilés politiques ont été en grande partie responsables des conflits armés sur le continent africain. Les exemples ne manquent pas:

De François Bozizé en Centrafrique en passant par Laurent Désiré Kabila en RDC, Charles Taylor au Liberia et Ibrahim coulibaly en Cote d’ivoire, le shema reste identique.

Véritable plaidoyer

Au moment même ou la communauté internationale nous guide vers la paix et la réconciliation, il nous faut unanimement œuvrer pour que ceux des Ivoiriens victimes des régimes Houphouët, Bédié, Guei et Gbagbo sortent tous de leurs cachette. C’est un véritable plaidoyer, une main de réconciliation et du pardon que nous tendons à nos bourreaux d’hier. Nous voulons une Côte d’ivoire grande et forte, sous un havre de paix véritable. Nous restons donc à la disposition de tous quant à une éventuelle consultation pour des propositions constructives pouvant ramener définitivement la paix dans les cœurs et dans notre pays. Pour s’inscrire dans un esprit d’apaisement et de réconciliation, nous avons demandé depuis bientôt un an à nos avocats de momentanément mettre fin aux différentes plaintes des membres de notre organisation devant être adressées au Tribunal Pénal International ” TPI ” contre les sieurs Guillaume Soro, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Yao Paul N’dré, Mathias Doué, Tapé Koulou Laurent, Bertin Kadet, Bahi patrice, Moise Lida kouassi, Gaston Ouassenan et Henri damalan César.

Nous croyons que la Côte d’ivoire, en ce moment, a plus que jamais besoin d’union et de tolérance pour sa réconciliation et son développement. Si donc, le président de la République, le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale ou même le médiateur de l’Union Africaine nous tend une main sincère, nous répondrons par l’affirmative, afin de prouver notre bonne foi quant à la recherche des solutions de sortie de crise. Nous aussi, nous avons besoin de rentrer dans notre pays, dans un cadre sécurisé et sous des hospices nouveaux.

Appel pressant

Pour terminer,

– L’OEPI lance un appel pressant à une concertation nationale à Yamoussoukro regroupant, outre Gbagbo, Bédié, Ouattara et Soro, notre organisation, les jeunes patriotes, le camp Ibrahim Coulibaly du MPCI, l’UNJCI, les FANCI, les chefs religieux chrétiens et musulmans, l’association des chefs traditionnels et l’ensemble des partis politiques dits ” petits ” de Côte d’Ivoire. – L’OEPI se réjouit du contenu du communiqué final qui a sanctionné les pourparlers de Pretoria, félicite la médiation du président Tabo Mbeki pour les résultats obtenus en si peux de temps et invite les Forces Nouvelles et le Président Laurent Gbagbo à s’inscrire résolument dans le processus du désarmement et de réunification du territoire national. – L’OEPI invite le président de la République à opter pour la solution de la décrispation, proposée par l’UA : “Une candidature ouverte à tous. ” – L’OEPI adresse ses encouragements au Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, au représentant spécial du secrétaire générale des Nations unies et aux soldats français de l’opération licorne. – L’OEPI exprime ses inquiétudes quant au respect de l’embargo sur les armes en zone rebelle et souhaite que les frontières de la Côte d’Ivoire avec le Mali, le Burkina et la Guinée soient momentanément fermées, afin de réduire les mouvements d’achat d’armes des combattants MPCI pro-Sorro et MPCI pro-Coulibaly. Elle invite la communauté internationale à procéder, sans condition au désarmement immédiat des Forces nouvelles et des milices armées, ainsi qu’au redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire national. – L’OEPI s’inquiète des déclarations inutiles et incendiaires des membres du FPI, parti au pouvoir, et l’invite à plus de responsabilité et de retenue, afin de donner une réelle chance aux accords de Pretoria. – Enfin, l’OEPI invite la presse ivoirienne dans son ensemble à faire preuve de plus de professionnalisme, afin de positivement accompagner le processus de paix et de réconciliation nationale.

Fait à Bruxelles le 13 avril 2005.
le secrétaire général de L’OEPI

Jean D. Kessé




N°490:Pierre Schori à la presse “Les concessions et les compromis sont au cœur de la paix”

L'intelligent d'abidjan 4:19 am

Le chef de l’Onuci, Pierre Schori a rencontré hier jeudi 21 avril 2005 les journalistes afin d’échanger sur la situation en Côte d’Ivoire.

Le nouveau représentant de Kofi Annan s’est voulu optimiste quant à l’évolution de la crise ivoirienne. Il s’est présenté à la presse comme un homme de terrain et d’expérience acquise suite à de nombreuses missions onusiennes. Le monde entier s’engage pour la Côte d’Ivoire en vue de résoudre son problème, le conseil de sécurité a-t-il souligné, se penchera la semaine prochaine sur le cas de ce pays pour lui donner toutes les chances de sortir de la crise. A cet effet l’Onuci travaille sur plusieurs éléments : Ddr, élection, développement etc Une grande leçon est à tirer, selon M. Schori de tous les conflits : les compromis et les concessions sont au cœur de la paix et de la démocratie. Il a encouragé les adversaires à s’associer toujours au bord de la même table, ” car c’est le prix pour la paix, la sécurité et le développement “. L’actualité est encourageante, le retrait des armes lourdes de la ligne de front va insufler une nouvelle dynamique de paix au processus qui commence. Le monde extérieur va s’engager avec les Ivoiriens pour réussir ce pari. M. Schori a confirmé que l’engagement de l’Onuci pour les élections à venir sera précisé ultérieurement par les instances dirigeantes à New York. Avant de finir, il a lancé un appel aux Ivoiriens : ” commencez à travailler pour la paix “il faut noter que le représentant spécial du SG de l’Onu a rencontrée mercredi le Fpi et le G7. Il a réaffirmé à ses interlocuteurs sa volonté à poursuivre la coopération entre la mission qu’il dirige et les partis politiques. Pierre Schori a par ailleurs, rappellé à ses interlocuteurs le rôle de l’Onuci : accompagner le processus de paix.

Olivier Guédé




N°490:Présidence du Rjr Ben Sylla prend de l’avance

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

Sylla Ben Ibrahim Kalil veut être au soir du 1er mai 2005 le nouveau président du Rassemblement des jeunes républicains. Il a tenu à faire partager aux journalistes avant-hier mercredi 20 avril ses ambitions et sa vision pour la jeunesse du parti Alassane Dramane Ouattara.

Le candidat Ben Sylla a fait sien l’adage qui dit que qui veut aller loin ménage sa monture. A en croire sa direction de campagne, l’ancien exilé du Sénégal n’a pas attendu le congrès du Rjr pour initier des projets en faveur des jeunes. Celui qui a déjà fait ses preuves à la Fesci, à l’Aeemci et au bureau sortant du Rdr entend mettre sa riche expérience au service du parti. ” Nous sommes les ouvriers du Rdr et de son président tout en prenant des initiatives au triple plan politique, économique et social “. Il s’agit notamment de la construction de la maison des libéraux, l’octroi de prêts assistance, de bourses d’étude et la création d’une caisse de crédit. “Nous ne voulons, à l’image de notre mentor Ado, pas servir que du politique à nos camarades. Ma formation de manager doit nous permettre de mettre fin au système de fonctionnariat des Ivoiriens “. Pour l’ex secrétaire général du Rjr, le congrès du 30 avril ne doit pas aboutir à une implosion de la structure mais plutôt à une note d’espoir d’autant qu’en octobre prochain les jeunes doivent porter Ado au pouvoir.

A.L.O.




N°490:Les oubliés de Mbeki font leur Pretoria

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

Une constante se dégage au niveau des positions prises pendant les consultations du chef de l’Etat : la colère de la société civile face à la prise en otage des Ivoiriens par les hommes politiques. Des premières négociations sur la crise ivoirienne au dernier conclave de Tschwane, seuls les politiques sont conviés. C’est pourquoi, les différentes forces vives n’ont pas boudé leur plaisir pour assener leurs vérités. Des jeunes, aux religieux, en passant par les femmes et les syndicats tout le monde a dénoncé les mensonges des hommes politiques. La majorité s’en est pris ouvertement au président du Rdr l’accusant d’être à la base des malheurs des Ivoiriens. Pour accepter sa candidature, les intervenants exigent en retour le désarmement des rebelles et le départ de la force Licorne. Autant ils se sont réjouis de la résistance

du président Laurent Gbagbo autant ils ont reconnu les sacrifices qu’il a consentis pour la paix. Cependant, ils demandent au chef de l’Etat d’accepter la candidature d’Ado pour que la communauté internationale laisse les Ivoiriens en paix et pourque la Côte d’Ivoire soit unifiée et reconciliée.

A.L.O




N°490:Concertations avec les forces vives Gbagbo refuse les débats de personnes

L'intelligent d'abidjan 4:16 am

Les consultations du chef de l’Etat avec les forces vives de la nation ont déjà dépassé 4 rounds. Le président Laurent Gbagbo, face aux débordements et dérives de certaines interventions, a recentré le débat et calmé certaines ardeurs belliqueuses.

Le chef de l’Etat est décidé à aller rapidement à la paix, mais avec l’accord des Ivoiriens. A défaut d’un référendum grandeur nature il a trouvé une parade : consulter les forces vives. Même si le numéro 1 ivoirien a décidé de faire un discours à la nation, le 27 avril prochain, il n’a pas pu s’empêcher de répondre à certaines interventions. De loin, les discours de la centrale syndicale Dignité, du Synares et de la Confédération des associations, organisations et conseils islamiques de Côte d’Ivoire (Caocici) l’ont fait sortir de ses gongs. Niamien Messou au nom du syndicat national de recherche et de l’enseignement supérieur(Synars) a proposé, entre autres que le projet d’acte à prendre par le chef de l’Etat soit entériné par la communauté internationale sous forme de résolution. En complément, Félix Deh a dénoncé ” les mensonges de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Cedeao et du médiateur Thabo Mbeki”. A ces deux intervenants, Laurent Gbagbo a demandé de laisser le président sud-africain tranquille. ” Concernant le président Thabo Mbeki, j’ai écouté des propos assez durs sur mon homologue. J’insiste pour vous dire que Thabo Mbeki n’a pas menti. Quand on travaille sur un sujet, les bases de la recherche sont contenues dans les mémoires des ordinateurs et ces mémoires ne contiennent que des données introduites par les hommes : Bédié, Ouattara, Soro, Seydou Diarra, Gbagbo…. Donc, le président Mbeki a travaillé avec les données en sa possession et qui lui ont permis de tirer une conclusion. Laissons le tranquille et occupons nous même de notre problème. (…) La communauté internationale, l’extérieur vient nous aider. Mais la solution est dans nos mains “, a précisé le président Gbagbo. Dans l’après-midi du mercredi 20 avril les chefs religieux ont prié pour que Dieu guide Gbagbo dans la solution de sagesse pour libérer la Côte d’Ivoire. Le pasteur Paul Ayoh (évangéliques), Adja Comara Kadidja (association des femmes musulmanes de Côte d’Ivoire), Mme Valérie Aguié (groupe des femmes chrétiennes), Mamadou Dosso (conseil national islamique), El Hadj Legré Yaya (Caocici), Révérend pasteur Isaac Bodjé (méthodistes), El Hadj Djiguiba (conseil supérieur des Imams) et Monseigneur Joseph Aké (catholiques) ont eu à se prononcer également sur le cas Alassane Ouattara et le supposé conflit religieux. Malheureusement, des aspects de l’intervention de l’Imam Légré Yaya ont gêné le chef de l’Etat, notamment les aides individuelles accordées à certains guides religieux. Le président Gbagbo a dégagé toute responsabilité des hommes de Dieu dans la guerre ivoirienne. ” Ce sont les hommes politiques qui se servent de la religion pour atteindre leur noir dessein (…) En ce qui concernent les soutiens apportés à certains leaders d’opinion et religieux j’aimerais qu’on n’en fasse pas cas. Je n’ai fait que mon travail. Dieu n’aime pas les bienfaits qui font du bruit. Je demande pardon à ceux qui se sont sentis indexés “, a-t-il conclu.

Aké Laurent Okoué




N°490:Filière café-cacao Tapé Doh en deuil

L'intelligent d'abidjan 4:15 am

Lucien Tapé Doh, le président du conseil d’administration de la Bourse du caf et du cacao (Bcc) est en deuil. Depuis le mardi 19 avril 2005, sa petite sœur a rendu l’âme à Issia. Anne Marie sera inhumée le samedi 23 avril dans son village natal à Brokoua.

Malgré le deuil qui le frappe, Tapé Doh est resté à Abidjan, pour encadrer les préparatifs de la rencontre entre le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, et les agriculteurs. Tapé Doh, qui observe un profil bas depuis quelques temps, pourrait profiter de la tribune de la rencontre avec le président de la République pour donner la position du monde agricole sur la crise ivoirienne.

Approché pour qu’il lève un coin de voile sur ses intentions, le président de la Bcc déplore que la solution de la crise ivoirienne vienne d’Afrique du sud. Selon lui, l’essentiel n’est pas que l’élection présidentielle soit ouverte à tous, mais plutôt le désarmement. ” La chose la plus urgente est la libération du pays et le désarmement, pour que les populations circulent librement “….

Tapé Doh doute que les élections puissent se tenir en octobre.

” Malgré la bonne volonté de tous on ne peut pas régler tout en 6 mois”. Avec ironie et humour, il constate que sans les hommes, les 2 millions de femmes pour Gbagbo, les hirondelles de Bédié et les 5 millions de femmes pour Ado dépassent déjà le nombre des habitants du pays…

Il annonce qu’il est temps de mettre fin à la comédie et que tout le monde désarme (les rebelles et les milices) pour le retour de la confiance. “Quand il y a les fusils et les armes, il y a la peur. Il faut déposer les armes “, conseille le président de la Bcc, qui estime que dès 1993, il fallait régler la question Alassane, après la mort d’Houphouët. ” Alassane a été bafoué par Bédié en 93. Bédié a été bafoué et frustré en 99 par Guéi. Gbagbo aussi a été empêché de gouverner. Mais, tous doivent sortir des palabres pour arrêter nos souffrances. Après le désarmement, il faut fermer et contrôler les frontières, pour laisser les Ivoiriens s’organiser entre eux, après avoir pardonné entre ceux qui ont combattu. La Côte d’Ivoire appartient à tous “, a conclu Tapé Doh.

Charles Kouassi




N°490:Observations des élections au Togo Les anglophones menacent de partir…

L'intelligent d'abidjan 4:15 am

Les autorités togolaises ont rencontré hier jeudi, l’équipe des observateurs dans le cadre de l’élection présidentielle du 24 avril prochain. Les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, assistés de la présidente de la Commission électorale indépendante, ont assuré de la bonne volonté du gouvernement togolais de veiller à une élection ouverte et transparente. Un incident a émaillé cette prise de contact.

Les responsables togolais ont parlé à l’équipe des observateurs en français, langue officielle du Togo. Aucune traduction n’ayant été assurée, les observateurs de langue anglophones ont quitté la salle de réunion, pour protester et ont menacé de partir. Les discussions qui ont suivi, ont permis aux choses de rentrer dans l’ordre et de dissiper les malentendus. L’Oiterdh, créé par Tapé Koulou Laurent, participe à l’observation du scrutin. L’observatoire a été invité et est représenté par deux membres parmi lesquels Touré Al Moustapha qui se rend à Kara pour suivre le déroulement du scrutin. Hier le représentant de l’OITERDH a été élu président de l’Union des observateurs de l’Afrique de l’Ouest. De leur côté les militaires ont voté dès jeudi…




N°490:Développement de l’Afrique Un colloque international s’ouvre à Cotonou

L'intelligent d'abidjan 4:14 am

Le colloque biennal de l’Institut de développement et d’échanges endogènes (IDEE) se tient à Ouidah au Bénin, à partir du lundi prochain, 25 avril jusqu’au vendredi 29 avril 2005. Cette rencontre de haute portée scientifique va présenter le bilan des réalisations faites en matière de l’intégration africaine en rapport avec les promesses du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

La ville de Ouidah, située à 40 km de Cotonou (Bénin), abrite à partir du lundi 25 avril prochain, un colloque international sur le thème : “Recherche d’une solution africaine endogène et prospective durable à la crise du développement en Afrique/ Pour une nouvelle mouture du Nepad : nécessité d’un Afro-optimisme pertinent, éduqué et efficient”.

Cette rencontre scientifique, qui prend fin, le vendredi 29 avril 2005, a entre autres, pour objectifs : de conscientiser les populations sur les aspects nodaux du développement qui n’ont pas retenu l’attention des concepteurs du Nepad ; d’amener les décideurs à insister sur l’amélioration du texte actuel du Nepad ; de réajuster l’actuelle mouture du Nepad aux préoccupations actuelles des Africains ; de dépasser le niveau de l’auto-imposition des conditionnalités pour mieux donner de la substance à tout document qui se veut document stratégique de développement de l’Afrique, devant s’appuyer sur le socle du panafricanisme….

A Ouidah, le Pr Moustapha Diabaté, inventeur de l’indicamétrie et coordinateur du Conseil international de l’indicamétrie (Abidjan-Dakar) va faire une communication qui cadre avec le processus de paix en Côte d’Ivoire. Le chercheur ivoirien va, en effet, dire une communication sur le thème très évocateur : “Le Mbékisme, la paix et la Renaissance de l’Afrique en rapport avec le message de la Plante Orpheline ou de l’Afrique unie”. Mais bien avant, le Pr Diabaté va dresser le bilan de la mission dont il avait été chargé à l’issue du colloque international sur l’intégration africaine face à la mondialisation d’avril 1997. Rencontre qui avait donné naissance à l’Initiative panafricaine pour le développement international (Ipadi).

Le scientifique ivoirien avait, à l’occasion, été chargé d’indiquer “comment par la saisie indicamétrique, dans le processus de la mondialisation et de l’intégration africaine, les différentes civilisations sont appelées à converger vers un monde meilleur, d’ouverture à la cité des hommes de culture, de paix et de liberté, de solidarité, de justice sociale et de bonheur pour tous, en prenant en compte les racines, les références et les appartenances des êtres humains. Et dans quelle mesure l’indicamétrie est l’unique science que l’Afrique doit présenter au reste du monde sans complexe”. Le bilan de cette mission est donc très attendu par les participants à la rencontre de Ouidah.

Le 6e colloque biennal de Ouidah intervient après ceux de mars 1995 sur le thème : “Les plantes médicinales africaines, santé humaine dans un contexte de développement durable” ; d’avril 1997 qui a planché sur : ”Intégration africaine face à la mondialisation, à l’occasion du 25e anniversaire de la mort du président Kwame Krumah” ; d’avril 1999 avec le thème : “Retour de la diaspora (douloureuse) africaine : contributions des Noirs à la science et à la technologie pendant la période de l’esclavage et de la traite négrière” ; d’avril 2001 sur le thème : “Société civile en Afrique : enjeux, défis et perspectives “ ; et enfin, le colloque de 2003 qui a porté sur : “Forces porteuses des diasporas africaines : stratégies pour le développement pertinent et sûr de l’Afrique”.

Il convient de noter qu’au moins 100 participants, provenant d’Afrique, des Amériques, de l’Europe, de l’Asie, des institutions de recherches sur le développement, des organisations internationales et régionales vont prendre part aux travaux de la banlieue béninoise.

Vicky Delore




20/4/2005

N°489: UNE : Candidature d’Alassane Dramane Ouattara Ce qui fait peur à Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

Le médiateur de la crise ivoirienne a, dans sa récente lettre au chef de l’Etat, prié ce dernier d’user de l’article 48 pour prendre une décision qui règle la révision de l’article de 35. Cela voudrait signifier dans les faits que la question de l’éligibilité à la présidence de la république du mentor du Rdr est réglée. Ado doit être candidat aux prochaines élections pour ramener la paix, si on doit résumer l’accord de Pretoria.

Face à cette équation et face à ses responsabilités le président Gbagbo, selon un collaborateur, craint le scénario libérien. “Alassane Dramane Ouattara candidat risque de gagner les élections d’autant que les électeurs vont penser que seule sa victoire peut faire désarmer les rebelles. C’est lui qui a envoyé la guerre, c’est lui qui peut la régler”, craint-on du côté du régime en place. Celui qui est arrivé au pouvoir dans les conditions calamiteuses pense au scénario libérien pour perdre son fauteuil présidentiel. En historien averti, Gbagbo sait que le 24 décembre 1989, Charles Taylor à la tête du Front national patriotique du Libéria (Fnpl) engage un soulèvement contre le président Doé.

Un an plus tard (18 septembre 1990), Doé est exécuté par la faction rebelle dirigée par Prince Johnson. Des accords de paix vont être signés et violés pour aboutir le 19 juillet 1997 à l’élection de Charles Taylor à la tête du Liberia. Même si trois ans plus tard (2000) les rebelles du Lurd prennent les armes contre l’ancien chef de guerre, Charles Taylor a pu avoir par les urnes ce qu’il n’a pas gagné par les armes. Dans ce pays voisin de la Côte d’Ivoire, les élections présidentielles avaient pratiquement été organisées par la communauté internationale.

En Côte d’Ivoire, le camp présidentiel perçoit alors les ingrédients pour la chute de Gbagbo à travers la supervision de la Cei par l’Onu, la présence des casques bleus et surtout de la force Licorne qui est accusée de vouloir installer Ado au pouvoir.

Aké Laurent Okoué




N°489:CULTURE : 5 questions à… César Etou, président du comité d’organisation du prix Ebony ‘‘L’Unjci veut que le journaliste fasse plus envie que pitié’’

L'intelligent d'abidjan 3:59 am

La 8e nuit de la communication, qui célèbre l’excellence du journalisme en Côte d’Ivoire, aura lieu le 21 mai au palais des congrès de l’hôtel Ivoire. César Etou, président du comité d’organisation du prix Ebony 2005, donne des précisions sur cette cérémonie.

Une villa, une voiture et d’autres lots aussi importants iront au super Ebony 2005 …

C’est dans l’ordre des choses. Dans la mesure où l’Unjci travaille à restructurer l’image du journaliste en Côte d’Ivoire. L’Unjci entend bâtir un esprit d’émulation, de travail bien fait, de l’effort, de la haine pour la facilité et la tricherie.

L’Unjci veut que le journaliste fasse plus envie que pitié. En dehors donc des programmes de formation et de sensibilisation, la principale arme de l’Unjci est la revalorisation du prix Ebony.

Où en êtes-vous avec les journalistes postulants au prix Ebony 2005 ?
Nous avons ouvert la période de dépôt des candidatures depuis le 16 février 2005 et celle-ci s’étend jusqu’au 27 avril 2005 à 16 heures. Nous enregistrons déjà des dépôts. Mais, c’est généralement les derniers jours que les journalistes se manifestent. Nous profitons donc de l’occasion pour demander aux journalistes de déposer vite leurs articles, pour permettre au jury de prendre le temps de statuer sur les candidatures.

Pour l’édition 2005 des Ebony, plus d’une vingtaine de partenaires sont enregistrés. Quel est le secret de l’Unjci ?

Le secret de l’Unjci, c’est la force de la persuasion et des arguments. Aussi, au sein de l’Unjci et le comité d’organisation, la commission dynamique qui oeuvre à la recherche du financement fait bien son travail. A côté de cet aspect, malgré toutes les récriminations contre les journalistes, la société croit en nous, et les partenaires croient aux objectifs que nous poursuivons. A savoir promouvoir une presse crédible.

Quelle sera la trame de l’édition 2005 de la Nuit de la communication ?
En dehors de la remise des prix, comme pour toutes les éditions, la Nuit de la communication sera cette soirée où les journalistes sont à l’honneur à tous les niveaux. Ce sera donc une nuit avec un dîner gala et la prestation d’artistes de renom.

Avez-vous un appel à lancer ?
Le premier appel à lancer est à l’endroit des journalistes de tous les organes de presse. Le prix Ebony est dans un premier temps pour eux. Il faut aussi que les employeurs encouragent leurs journalistes à postuler au prix. Car, cela peut leur valoir des lauriers. Enfin, je tiens à remercier Côte d’Ivoire Telecom, notre sponsor officiel, donateur de la villa, le Fdpcc, la structure paysanne qui offre la voiture, cette année, la Rti et tous les organes de presse pour l’effort de soutien à la promotion du prix Ebony. Je remercie aussi tous les autres partenaires qui ont greffé leur image au prix Ebony, et j’exhorte les hésitants à se manifester.

Interview réalisée par
Firmin Koto




N°489:SPORTS : Football : AnderlechtAruna veut partir la tête haute

L'intelligent d'abidjan 3:58 am

L’international ivoirien, Aruna Dindane, ne fait plus aucun mystère autour de son départ d’Anderlecht. Mais avant, il souhaiterait se racheter en offrant le titre à son club.

Aruna Dindane effectue son retour dans l’équipe pour le déplacement, dimanche soir, à La Louvière. Suspendu lors des deux dernières journées, à Genk et contre Lockeren, l’attaquant ivoirien respire la forme, selon Franky Vercauteren. “C’est vrai : je me sens bien, confirme Aruna. J’étais suspendu, mais j’ai continué à m’entraîner avec le groupe, comme si je faisais partie du noyau… Mais, rien ne remplace un match. Mais, mentalement et physiquement, tout va bien.” L’attaquant du Sporting est donc prêt à payer sa “dette” envers le reste du groupe. “Je leur dois une revanche, suite à mon exclusion à Lierse. J’avais laissé mes copains à 10 alors qu’on était mené (1-0). Ils ont très bien réagi en arrachant le partage. Je n’ai pas pu les aider, non plus, à Genk et contre Lockeren. Maintenant, j’espère me faire pardonner…”

D’un autre côté, Anderlecht a prouvé, lors de ces deux matches, qu’il pouvait se passer d’Aruna Dindane ! “Tant mieux, c’est une bonne chose, commente Aruna. Cela prouve, à ceux qui en doutaient encore, qu’on possède un noyau de qualité. Cela ne se résume pas à 11. Maintenant, je suis à nouveau disponible. C’est l’entraîneur qui décide. On est quatre attaquants pour trois places dans l’équipe. Il faut accepter les choix.” Et, de toute évidence, c’est Mbo Mpenza qui fera les frais du retour de suspension d’Aruna. Mbo qui pourrait par contre se libérer si Aruna venait à quitter Anderlecht la saison prochaine ! “J’ai entendu et lu que des clubs français s’intéressaient à moi, se borne à dire Aruna. Je peux simplement dire que la Ligue 1 m’intéresse. Mais, je ne veux pas partir à tout prix. Il me reste un an de contrat. Et je me sens bien à Anderlecht. Si je n’ai rien de concret, je n’exclus pas d’aller au bout de mon contrat.” Ce n’est cependant pas la qualification en Ligue des Champions qui pèsera dans la balance. La saison dernière, c’était une fois qualifié qu’Aruna avait voulu quitter le Sporting pour aller jouer et progresser dans un championnat plus relevé : “La Coupe d’Europe, c’est important. Mais jouer chaque semaine contre des équipes du top, c’est… différent.” Une chose est sûre, si Aruna s’en va, il veut le faire la tête haute : “Je préfère dépenser mon énergie à la lutte pour le titre plutôt qu’à parler de mon avenir personnel. La lutte finale pour les lauriers nationaux va être passionnante. Il nous reste six matches. Il y a de l’enjeu, du suspense… Il faut gagner à La Louvière pour maintenir le Club de Bruges sous pression.”

Sidibé Lancina
Source : Lalibre.be




N°489:Des proches de Gbagbo achètent un puits de pétrole aux Etats-Unis L’opération a coûté plus de 2 milliards

L'intelligent d'abidjan 3:57 am

La volonté des autorités ivoiriennes, d’avoir les Etats-Unis comme partenaires privilégiés, est en voie de réalisation. La preuve, elles viennent d’y acquérir un champ pétrolier. Un second puits est en même en cours d’acquisition.

3,5 millions de dollars E.U, soit près de 2 milliards de Fcfa. C’est ce qu’a déboursé la société d’Etat Pétroci pour l’acquisition du champ pétrolier Bay Springs, situé dans le conté de Jasper (Mississipi). D’une capacité de production de 800.000 barils par jour, ce champ pétrolier compte parmi les plus important, des Etats-unis. Avec l’acquisition de ce champ, il est clair que Pétroci va attirer plus de regard vers la Côte d’Ivoire. C’est ce que La lettre du continent relève dans sa parution, n°468 du 7 avril 2005. Quand elle dit : “Le business américano-ivoirien se porte bien. Les proches de Laurent Gbagbo ne rêvent que d’investir aux Etats-unis dans le pétrole…”.

S’il est vrai que cette action de Pétroci profite à la Côte d’Ivoire, parce qu’elle la rapproche de la Maison blanche, pour le parti de Laurent Gbagbo, parti au pouvoir, le Fpi, l’Etat n’a rien à voir avec ce champ pétrolier. En d’autres termes, le Fpi n’est mêlé ni de près ni de loin dans l’acquisition de ce champ. C’est le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun Bouabré, qui a apporté ce cinglant démenti, après qu’il eut été interpellé par certains députés. “L’Etat n’a rien à voir avec le champ pétrolier des Etats-unis, c’est une action de Pétroci”. Mais, ceux qui se souviennent encore des conditions dans lesquelles l’usine de broyage de fèves de cacao de Fulton (un Etat de New York) a été achetée, restent prudents sur la réponse du ministre.

En dépit de l’acquisition de cette unité de production, des voies s’étaient vivement élevées pour décrier l’action des proches du chef de l’Etat. Mais, en vain ! L’usine, peu rentable, a néanmoins été achetée à coups de milliards de Fcfa. Aujourd’hui, l’usine ne marche pas, faute d’adaptation aux normes d’hygiène alimentaire. L’inactivité de cette unité de production constitue ainsi une grosse perte, à la fois pour les acquéreurs et pour l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est ce qui fondent les inquiétudes des députés, qui s’interrogent de l’opportunité du champ pétrolier aux Etats-unis. Ils craignent de se retrouver dans le même cas de figure que celui de l’usine de fèves de cacao.

La marche vers la Maison blanche…
Investir aux Etats-unis, surtout dans le secteur du pétrole, cela n’est pas donné. Parce qu’il est stratégique. C’est pour cela que la législation américaine a fait en sorte que ce secteur soit réservé exclusivement aux nationaux. Mais, si la Côte d’Ivoire a réussi à y investir, par le biais de la société d’Etat, Pétroci, c’est à la fois une grâce et un bon départ pour les autorités ivoiriennes qui, depuis quelque temps, cherchent, par tous moyens, à se rapprocher de la Maison blanche. Après que la Côte d’Ivoire eut été sortie de l’Agoa.

Le pétrole dans l’économie…

La Côte d’Ivoire dispose d’un sous-sol riche en ressources pétrolières et minières. Les nouvelles découvertes font dire de ce pays, le futur pétrolier d’Afrique. Mais, le seul défaut, c’est le manque de moyens. Selon le député Lamine Fatiga, l’investissement pétrolier de ce pays dépend largement de l’extérieur. Mais, malgré tout, le pétrole occupe une place importante dans l’économie nationale. Il représente environ 50% des recettes intérieures. Son poids est tel qu’aujourd’hui, les autorités ivoiriennes sont amenées à trouver des ressources additionnelles pour accroître sa production. C’est pourquoi, il est important de saluer et encourager l’initiative de Pétroci, même si elle est une action isolée vis-à-vis de l’Etat.

HONORE KOUASSI




N°489:NATION : Echanges avec les forces vives Le président Gbagbo mélange tout

L'intelligent d'abidjan 3:56 am

Les choses ne se passeront plus comme prévu au palais présidentiel. Les consultations entre le chef de l’Etat et les forces vives prendront fin le 27 avril et non le 4 mai. En outre, deux groupes sociaux seront reçus par jour, avec un temps de parole réduit. Plusieurs raisons justifient cette recomposition du calendrier présidentiel.

Le président Gbagbo ne va pas faire le show avec ses partisans, jusqu’au 4 mai prochain. Comme initialement prévu. Le calendrier des concertations a été, en effet, complètement modifié et raccourci de plusieurs jours. De sources bien introduites, plusieurs raisons justifient cette décision du chef e l’Exécutif ivoirien.

1 – Instruit des expériences de la première journée, avec le show de mauvais goût de ses jeunes partisans, Laurent Gbagbo, qui avait semblé agacé, se serait résolu d’écourter les injures auxquels se livrent certains intervenants, dans le vicieux calcul de taper à l’œil du chef de l’Etat. En croyant servir et plaire au chef, ils donnent plutôt, peut-être sans le savoir, du numéro ivoirien, l’image d’un homme qui s’accommode de l’injure et de l’invective. En fin de compte, le discours monotone et orienté finit bien par devenir ennuyeux.

2 – Or, le chronogramme de Thabo Mbeki ne laisse pas le temps à la plaisanterie. Les lois sur la nationalité et la Commission électorale doivent être réexaminée avant le 30 avril 2005. Donc, en ramenant la fin des consultations avec ses partisans, le 27 avril 2005, Laurent Gbagbo entend donné un signal fort aux parlementaires quant à ses intentions réelles.

3 – Le Conseil de sécurité des Nations unies planche sur le cas ivoirien, le 4 mai 2005. A l’ordre du jour : le prolongement du mandat des casques bleus et de la force Licorne, le renforcement de l’embargo sur les armes et probablement, les premières sanctions contre les belligérants ivoiriens qui bloquent le processus de paix.

Le président de la République, par le discours qu’il tiendra au soir du 27 avril 2005, entend influencer, d’une façon ou d’une autre le conclave onusien. Mais, selon des sources diplomatiques, le mandat des forces impartiales pourrait être prolongé, cette fois d’une année.

4 – Le calendrier du désarmement est suspendu, cela est connu, à la position que va adopter Laurent Gbagbo. En décidant de ramener son verdict au 27 avril, le chef de l’Exécutif entend donner une certaine dynamique au processus de désarmement qui butte sur une grande méfiance des belligérants. Gbagbo entend donc clarifier le deal Désarmement contre Election ouverte à tous, conclu à Pretoria, avec Bédié, Ouattara et Soro.

On s’étonne, cependant, que tous ces éléments importants aient échappé au protocole d’Etat, lors de l’élaboration du programme des échanges entre le président de la République et les forces vives de la nation.

Vicky Delore




N°489:SOCIETE : Le Maouloud : Le sens d’une fête

L'intelligent d'abidjan 3:55 am

Les musulmans célèbrent aujourd’hui mercredi 20 avril 2005 le Maouloud, jour de la naissance du prophète Mahomet. Cette année, le Conseil national islamique (Cni) a retenu la mosquée centrale de Port-Bouët pour commémorer cet évènement. Cette célébration qui, se déroulera de 21 heures à l’aube, sera l’occasion pour la communauté musulmane de commémorer non seulement la naissance du prophète, mais également célébrer le début de la mission de ce dernier. Le prophète Mahomet en effet est né dans un contexte historique où les peuples avaient oublié les messages des précédents prophètes, s’adonnant à des pratiques dignes de paganisme et d’animisme qui les éloignaient de plus en plus de Dieu. Sa naissance donc, intervenue exactement une nuit de lundi, 12e de Rabioul Awwal (troisième mois du calendrier hégirien) et correspondant à l’an 570 du calendrier grégorien, marquait le jour, où Dieu dans sa grande miséricorde a bien voulu sortir l’humanité de son égarement. C’est pourquoi Dieu dit à son propos dans le livre saint (S21- v10-7) : “Nous ne t’avons envoyé, que comme miséricorde pour l’humanité”. Et a également marqué cette naissance, par des miracles authentiques témoignant de son haut rang auprès de Dieu. Le prophète lui-même le jour de son anniversaire, prenait un temps de jeûne. Parce que selon lui, ce jour correspondait au jour où Dieu le Tout-puissant lui a confié sa mission. Ce contexte historique, a donc amené les pieux anciens à faire de ce jour glorieux une fête. Dans la mesure, où il est le signe de la miséricorde divine, et de la délivrance de l’humanité du carcan de l’insoumission. Aujourd’hui, tous les musulmans de toutes les contrées du monde célèbrent intensément cette nuit car convaincus, que de sa célébration découlent des avantages et des bienfaits innombrables. Toutefois pour éviter toue innovation, les pieux anciens ont toujours recommandé sa célébration conformément à la tradition (Sunna), c’est-à-dire la lecture du Saint Coran et des panégyriques de l’élu. Ce en vue de mieux apprendre l’Islam et connaître la morale du prophète.

L.J




N°489:PUBLI REPORTAGE : Boh Kouakou, Directeur fondateur de CESA-Banking “Notre solution pour une bonne collaboration entreprises et banques”

L'intelligent d'abidjan 3:54 am

Le niveau de développement des progrès technologiques impose souvent de nouveaux modes de relations entre entreprises et banquiers. En Côte d’Ivoire, la solution pour un meilleur entretien de cette relation est donnée par Cesa-Banking.

Cesa-Banking est un Cabinet de conseil en Etudes et de Services en Affaires Bancaires. Sa mise en place s’inscrit dans le cadre des aides aux opérateurs économiques à mieux maîtriser la gestion de leurs relations avec les banques.

Que peuvent attendre des Ivoiriens de CESA-BANKING ?
Ce que les ivoiriens et principalement les opérateurs économiques, qu’ils soient de petites tailles ou grandes peuvent attendre de CESA-Banking, c’est le service que nous voulons leur apporter.

Nous assistons les entreprises dans la réduction de leurs agios et frais bancaires, dans les litiges et contentieux, et nous les aidons à faire les comptes, conformément à la réglementation et techniques bancaires.

Nous contribuons aussi à équiper ces opérateurs économiques en outils de gestion de trésorerie dans le cadre du contrôle et d’analyse des opérateurs bancaires.

Cesa-Banking forme également des dirigeants d’entreprises PME /PMI.

Quoi que vos rapports avec la banque semblent encore bons et même très bons, il est recommandé de faire vérifier vos opérations sur le compte. Au mieux, il faut faire un bilan de la gestion de votre relation bancaire. Un vieil adage ne dit-il pas que “la confiance n’exclut pas le contrôle”. La banque mettra un point d’honneur à régulariser rapidement les erreurs révélées: (erreurs dans le calcul des agios, charges indues prélevées, erreurs d’écritures ou malversations etc.)

Si vous attendez que vos rapports avec la banque se dégradent, avant de faire des réclamations ou pour justifier votre situation bancaire difficile, par les attitudes de votre gestionnaire, vous risquez de perdre du temps et de l’argent à vous défendre devant les tribunaux .

C’est pourquoi, CESA-Banking s’est donné pour mission d’appuyer vos intérêts vis-à-vis des banques.

Quels sont les moyens dont dispose Cesa-Banking ?

Notre moyen c’est Gebanking. Qui est un logiciel spécifique de gestion de compte bancaire. Rôle consiste à:

-Contrôler rigoureusement les dates de valeurs des opérations ;

-Calculer les agios ;

-Préparer des négociations sérieuses avec la banque, pour l’année à venir, à partir d’un véritable bilan bancaire de l’exercice écoulé…

-Gérer un nombre illimité de comptes ouverts dans une ou plusieurs banques;

-Evaluer la responsabilité des personnes ayant pouvoirs de faire fonctionner le compte, dans le cas de signatures multiples croisées ou non;

-Suivre quotidiennement la situation avec la banque, par le premier responsable de la structure ;

-Cerner rapidement les irrégularités sur le compte ;

-Confectionner plus efficacement les rapports de trésorerie

-Vérifier les informations bancaires avec celles fournies par le service comptabilité de l’entreprise ;

-Faciliter les recherches relatives aux opérations effectuées (versements, paiements)

-Analyser en détail le compte bancaire dans l’objectif de mieux apprécier la qualité des offerts par la banque, le coût des opérateurs effectuées, la qualité de paiement des clients etc.

-Accélérer le recouvrement des créanciers après avoir cerné la domiciliation bancaire des clients.

De combien de façons se compose ce logiciel en question ?
Le logiciel Gebanking est aujourd’hui disponible en plusieurs versions. Nous avons la :

-Version pour les particuliers et très petites entreprises personnelles

-Version pour les PME/PMI

-Version pour les grandes entreprises.

Quels sont les autres services rattachés à Cesa-Banking ?
Agrée par le fonds de développement et de la formation professionnelle (FDFP), CESA-Banking contribue au renforcement des capacités des comptables et trésoriers à mieux gérer les relations des entreprises avec les banques. Notre objectif est de contribuer à combler les lacunes dans la connaissance des opérateurs bancaires et de permettre aux chefs d’entreprises de parler le même langage que le banquier, et de renforcer leurs relations.




N°489:Tous victimes du temps

L'intelligent d'abidjan 3:51 am

Le temps est véritablement un allié fidèle. C’est l’un des enseignements que l’on peut tirer du passage des femmes hier au palais présidentiel. Les positions sur l’éligibilité d’Ado ne sont plus carrées. Le chef de l’Etat, les jeunes patriotes et hier les associations de femmes, tous avec le temps, se sont ramollis. Laurent Gbagbo qui avait pris l’habitude de dire que jamais, Ado ne sera candidat en Côte d’Ivoire, s’est dédit. Au nom de la paix. L’homme avec dépassement de soi a entrepris, pour ne plus faire d’erreur, de ‘’s’ouvrir’’. “Je ferai tous mes efforts pour aller à la paix”, a-t-il dit.

Bien sûr en saisissant la perche à lui tendue par Pretoria. Avec le temps, les jeunes patriotes, qui ont trouvé la mort en défendant la patrie ‘’les mains nues’’, ceux-là mêmes qui ont préféré mourir plutôt que d’entendre parler d’Ado, qui ont ferraillé à travers parlements, agoras et… place de la République, ont mis de l’eau dans leur vin pour se plier à Pretoria. Aussi, le temps, petit à petit, a-t-il fini par atténuer les rancoeurs au sein des femmes. Celles qui avec seins, paires de fesses nues etc…, ont mené la résistance la plus farouche contre ‘’l’envahisseur’’ (la France et Ado), en sont venues à demander au chef de l’Etat le sacrifice ultime : ‘’Oui à la candidature d’Ado’’, tout en le rassurant de la confiance du peuple au moment des consultations de 2005. Elles ont mis en avant les souffrances, ‘’langue commune’’ des Ivoiriens, quelle que soit leur chapelle politique. Le temps étant bon conseiller, nous osons espérer également qu’il saura présenter Gbagbo (s’il ramène la paix)) comme un homme de situation. Contrairement à son profil de ‘’boulanger’’ ou d’‘’enfarineur’’ que lui ont forgé ses adversaires.

S.Z




N°489:Les femmes mieux organisées

L'intelligent d'abidjan 3:51 am

La deuxième journée des concertations avec le chef de l’Etat a marqué une avancée et une différence avec la première. En fait, les discours des femmes, hier, étaient plus riches et variés que ceux des jeunes, la veille. Sans doute, la gente féminine, qui, de loin, a connu les affres et les pires atrocités de cette guerre, a hâte d’aller à la paix. Hier, au palais présidentiel les discours guerriers, extrémistes et radicaux ont été atténués. De fait, les va-t-en-guerre avaient le profil bas. Ces femmes de différentes professions, religions, partis politiques ont fait des propositions concretes au chef de l’Etat. Concernant le désarmement, la candidature d’Ado et la présence de la Force Licorne en Côte d’Ivoire. A dire vrai, les femmes ont rectifié le tir et donné des leçons aux jeunes .

A.L.O




N°489: Oble crève l’écran

L'intelligent d'abidjan 3:50 am

“Tous les oiseaux mangent le mil, mais seul celui qu’on surprend dans le champ de mil se fait appeler mange-mil”, dit l’adage. Hier, à la rencontre du chef de l’Etat avec les femmes ivoiriennes, toutes ont parlé. Mais, Mme Jacqueline Oble a bien parlé. Elle a reconnu que la souffrance est à son paroxysme, de part et d’autre de la ligne de front. Ce qui a produit le désespoir partout au pays de l’espérance. Pour que les Ivoiriens du ‘’Nord rebelle’’ et du ‘’Sud patriote’’ sortent de cette gadoue, Mme Oble les a interpellés : “Pour arriver à la paix, il faut passer par la souffrance. Mettons fin à notre souffrance.

Tout le monde a volé à notre secours. Si nous ne faisons rien, nous allons être abandonnés à notre sort “. Là où tout le monde attendait Geneviève Bro Grébé, c’est Jacqueline Oble qui a mis tout le monde face à ses responsabilités. En demandant à chaque acteur de la scène politique nationale de tirer les leçons de ce qui arrive à la Côte d’Ivoire. Parce que “les responsables politiques n’ont pas que des droits, mais ils ont aussi des devoirs, des obligations”.

B.T




N°489: Rencontre Gbagbo – Forces vives de la nation Les femmes pour le sacrifice ultime

L'intelligent d'abidjan 3:49 am

Le consultation des Forces vives, initiée par le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, s’est poursuivie hier au palais présidentiel. Les femmes ont demandé au président Gbagbo de faire le dernier sacrifice.

“J’ai décidé d’écouter mes compatriotes pour ne pas faire d’erreur”. C’est en ces termes que le président Gbagbo a ouvert les allocutions hier, deuxième jour des rencontres avec les Forces vives de la nation, au palais présidentiel. Les femmes ont donc parlé. Beaucoup parlé même. De Thérèse N’Da Yoman à Jacqueline Oble, en passant par Mme Jacqueline Sierra Boni, toutes les intervenantes ont condamné les actes graves commis par “ceux qui ont fait des armes, un nouveau langage de revendication politique”. “Nous, les femmes, nous souffrons, nous pleurons la disparition des êtres chers… Mais, voulons malgré tout demander pardon, et pardonner à tous ceux qui nous ont offensées. Faisons le sacrifice ultime. Acceptons cet accord ultime”, a exhorté Mme Yoman.

A celles qui se distinguent par le Tout sauf Ouattara (Tso), Mme Oble a fait cette mise au point, synonyme de mise en garde : “Mettons fin à notre souffrance. Tout le monde a volé à notre secours. Si nous ne faisons rien, nous allons être abandonnés à notre sort”. Et d’ajouter : “Aidons le président à sortir notre pays de cette souffrance”.

Au nom des femmes ministres et parlementaires, Mme Oble a également demandé à l’Onu de prendre une résolution ferme, en précisant les modalités du désarmement, avant de préciser que dans la crise ivoirienne, il n’y a pas de vainqueurs ni de vaincus. Elle a terminé son allocution en fouettant la conscience des responsables politiques qui, “pour leurs intérêts égoïstes, piétinent les lois nationales et balafrent la République”.

Mme Jacqueline Sierra Boni de l’Ong Vision et vérité a mis les pieds dans le plat. Pour elle, le conflit ivoirien est “une guerre pour faire perdurer l’exploitation des richesses de la Côte d’Ivoire, c’est une guerre d’occupation”. Elle a reconnu dans la même foulée le poids de la mission qui pèse sur le président Gbagbo, et en a tiré les conséquences. “Ce n’est pas une reculade ni une compromission ou une lâcheté que d’accepter la candidature de Alassane Ouattara. C’est un joker d’honnêteté”, a-t-elle dit du président Gbagbo. La patriote ‘’blanche’’ a recommandé de la lucidité à ses sœurs pour les jours à venir. Elle a demandé le désarmement, le départ de la Licorne et la réunification du pays. Comme les autres intervenantes.

L’Association des femmes du Grand ouest, par la voix de Mme Jeanne Te Flan, ne soutient pas la décision de Thabo Mbeki, mais a promis de s’aligner sur la décision que va prendre le chef de l’Etat, pour le bonheur du peuple de Côte d’Ivoire. Elle a particulièrement demandé aux responsables de la commission de désarmement d’utiliser les milliards de Fcfa, mis à leur disposition par les contribuables ivoiriens, pour désarmer effectivement les rebelles.

La dernière à prendre la parole à cette tribune des consultations a été notre consoeur Agnès Kraidy de Fraternité-Matin. Pour elle, au nom de la paix, l’on ne doit aucunement brader la souveraineté nationale. Elle a même dénoncé l’application de l’article 48 de la Constitution, telle que souhaitée par le président Thabo Mbeki. Parce que cette application est inappropriée, a-t-il-elle précisé.

“Mais, si cela doit être le cas, il faut d’abord le désarmement, la réunification du pays, le départ de la Licorne et le nettoyage du fichier électoral”, a martelé Agnès Kraidy.

Concluant la série des allocutions, le chef de l’Etat a dit à ses sœurs, venues lui parler, : “Je ferai tout pour qu’à partir du mois d’octobre, la Côte d’Ivoire soit en paix, et que vous soyez en paix”. Attendons donc de voir.

Barthélemy Téhin




N°489: Rencontre Gbagbo – jeunes Les vérités cachées d’Eugène Djué

L'intelligent d'abidjan 3:48 am

Le chef de l’Etat Son Excellence Laurent Gbagbo, dans le cadre de la consultation nationale relative à la réponse à la lettre du médiateur Sud-Africain, a rencontré les jeunes le lundi 18 avril 2005. Le temps d’intervention n’a pas a permis à Eugène Djué de tout dire. Ci-dessous l’intégralité du discours du porte-parole de l’Union des forces libératrices (19 associations patriotiques).

Excellence Monsieur le Président de la République.

Monsieur le Président de la République, suite aux accords de paix signé à Pretoria le mois dernier, la question relative à l’article 35 de la constitution, avait été laissé aux soins du médiateur, le Président Sud Africain M Thabo Mbeki, qui avait promis de prendre une décision après consultation du secrétaire Général des Nations Unies M. Kofi Anann et du Président de la Cedeao M. Obasanjo.

Le médiateur vous a adressé une correspondance vous faisant la proposition d’user de vos pouvoirs exceptionnels prescrits par la constitution ivoirienne pour ouvrir les élections de 2005 de façon exceptionnelle à tous les candidats désirant se présenter.

Fidèle à votre esprit démocratique, vous avez bien voulu, vous en référer au peuple avant votre réaction. Aujourd’hui marque le point de départ de cette série de consultations et c’est par la jeunesse que avez voulu commencer.

Monsieur le Président de la République, la jeunesse de Côte d’Ivoire vous en remercie, car pour nous ce choix est le signe d’un grand intérêt que vous avez toujours manifesté pour elle.

Monsieur le Président de la République, avant de nous prononcer sur la question cruciale de l’article 35, l’objet même de cette rencontre, permettrez nous de vous faire une petite lecture selon notre entendement des accords en général.

En effet, ces accords de Pretoria nous ont laissé sur notre faim sur certains autres points de la crise ivoirienne notamment :

La demande de reprise des textes déjà votés par l’Assemblée Nationale.

La nouvelle proposition d’amendement sur la composition de la CEI qui prévoit 6 rebelles dans la commission.

Le recrutement de 600 rebelles formés par le police de l’Onuci redéployés auprès des forces onusiennes.

Le désarmement des rebelles.

Concernent l’article 35 de la constitution, le médiateur vous propose d’user de vos pouvoirs exceptionnels que la constitution vous confère pour permettre à tous les candidats de se présenter aux prochaines élections Présidentielles de 2005.

Monsieur le Président de la République, cette proposition nous inspire deux réflexions contradictoires que nous voulons vous faire partager avant de donner notre position.

La première remarque est que tout le monde est unanime que c’est le problème de la candidature de M Alassane Dramane Ouattara qui est à la base de la crise en Côte d’Ivoire. Ce qui suppose que son règlement nécessité l’avis du peuple.

Mais curieusement certaines personnes refusent que le peuple soit interrogé.

Loin de nous l’intention de ressusciter ce débat, mais nous voudrions indiquer qu’il aurait été plus sage et plus politiquement correcte qu’une question aussi sensible soit soumise au peuple par voie référendaire. Le résultant en découlant aurait été plus consensuel.

Mais le médiateur nous propose une autre voie, celle de l’article 48.

Notre position.

Le principe.

Pour nous, Monsieur le Président de la République, la réponse à la proposition du médiateur Thabo Mbeki est non. Cela pour une question de principe et d’étique mais surtout pour une raison humaine.

En effet, Monsieur le Président, il nous a été toujours signifié que Monsieur Alassane Ouattara n’est pas Ivoirien. Un ancien Président de la république de Côte d’Ivoire, Aimé Henri Konan Bédié l’avait confirmé.

Sous le régime du Général Guéi Robert, le conseil constitutionnel a rejeté la candidature de Monsieur ADO aux motifs qu’il y avait des doutes sur sa nationalité ivoirienne. Nous notons qu’aucune explication n’est donnée au peuple ivoirien et on lui demande d’accepter la candidature de Monsieur ADO. Cela n’est pas correct.

En outre, il ,serait humainement et socialement injuste qu’après tant de mal fait aux Ivoiriens, l’on accorde à Monsieur ADO le droit de se présenter aux élections présidentielles.

Ainsi, si on s’en tenait qu’à nous et nous savons que notre position est partagée par plusieurs autres Ivoiriens, notre réponse serait le rejet de la proposition de M Thabo Mbeki.

Cependant, nous ne sommes pas les seuls Ivoiriens qui avons mal. Et le peuple ivoirien a déjà trop souffert. Ce n’est pas nous, patriotes devant l’éternel qui allons donner l’occasion aux ennemis de la Côte d’Ivoire de prolonger davantage ses souffrances.

C’est la raison pour laquelle sans être d’accord avec cette proposition, nous l’acceptons.

Mais notre acceptation est soumise à des conditions cumulatives.

Car Monsieur le Président, nous n’avons pas confiance en cette rébellion qui nous a démontré en 3 ans qu’elle a l’art de ne jamais respecter sa parole.

En outre, nous pensons que nous avons assez concédé depuis 3 ans au nom de la paix. Mais qu’en face, les rebelles n’ont rien donné. Avant donc toute réponse, nous demandons qu’il nous soit clairement signifié :

La non reprise des lois déjà votées par l’Assemblée Nationale.

Le maintien de la composition de la CEI.

Le départ immédiat des forces licornes.

Le recrutement de 600 patriotes formés par la police de l’ONU et le redéploiement auprès de l’Onuci.

Le désarmement des rebelles immédiatement et sans conditions.

Enfin, nous exigeons que la RTI que soit retirée à la rébellion et confiée à des personnalités neutres comme les Ministres de la défense et de la sécurité puisqu’elle a été reconnue comme fondamentale dans le processus électoral à Pretoria.

CONCLUSION

M. le Président de la République

Les Ivoiriens , les jeunes en particulier vont accepter encore une fois ce médicament. Ils en ont déjà donné un signal fort depuis la lecture de la lettre du médiateur sur notre écran ……

En effet, bien que choqués par cette proposition, aucun patriote n’a esquissé la moindre manifestation .Ce silence nous le savons gène énormément les ennemis de la République.

Le peuple Ivoirien a montré là sa maturité et son attachement à votre personne.

Il vient de démontrer encore une fois qu’il est prêt vous soutenir dans toute les épreuves.

Cependant, permettez-nous de vous faire remarquer que la paix se fait à deux . Vous avez donné depuis 3ans tout ce qu’on vous demandait afin que la paix revienne dans notre pays.

-Vous avez dissous le gouvernement formé à la suite de votre élection démocratiquement gagnée devant Dieu et les hommes.

Vous avez remplacé votre 1er ministre chargé de l’application de votre programme de gouvernement par un autre proposé au nom de la paix .

Vous avez admis des rebelles dans le gouvernement au nom de la paix .

Vous avez fait voter une loi d’amnistie .

Vous avez admis que des rebelles dorment au frais de l’Etat dans un hôtel de luxe en plein cœur d’Abidjan.

-Mais rien de tout ceci ne nous a permis d’aboutir à cet objectif si cher aux Ivoiriens en général et vous le Président de leur choix en particulier. Aujourd’hui on vous demande de prendre une décision relative à une question si chère aux ivoiriens.

Une question qui est reconnue par tous comme étant à la base de cette crise.

Permettez-nous de vous indiquer que l’heure est arrivée de nous arrêter. Il faut que cette autre concession soit la dernière Mr Le Président, nous voulons vous rassurer que nous, jeunes sommes fières de vous. Après 3 ans de résistance le monde entier est obligé de reconnaître vos qualités de résistant, forgées par 30 ans de luttes et votre génie politique, qui nous ont permis d’être encore en vie et mieux portant que certains qui n’ont jamais connu la guerre.

Nous savons que ceux qui ont pris les armes ne l’ont pas fait pour réclamer des élections. Ils voulaient le pouvoir tout entier. S’ils sont obligés de négocier des conditions d’éligibilité aujourd’hui, c’est parce qu’ils n’ont pas pu atteindre ce diabolique objectif.

Ils savent qu’ils ont perdu la lutte armée.

Quant à nous , nous sommes sereins et imperturbables puisqu’ils jouent désormais chez nous sur notre propre terrain ; celui des urnes. C’est à dire le terrain des débats d’idée et de la contradiction.

Et nous voulons vous rassurer que nous nous engageons dès la sortie de cette audience avec la même énergie que celle qui nous a animée depuis 3 ans et avec la même détermination qui nous caractérise, de sorte que nous gagnions les élections de 2005 au 1er Tour.

M. Président, après nous, vous recevez toute les autres couches socio professionnelles.

Si à l’issue des consultations, c’es le “non” qui se dégage comme position dominante dites le sans hésiter, nous serons là pour vous soutenir.

Pour notre part , nous souhaiterons que vous soyer guidé par la même sagesse que celle qui a animé le Roi Salomon.

Qu’Alassane Ouattara soit candidat pour que le peuple retrouve sa sérénité. Il appartiendra au peuple lui-même, au moment de faire son choix, de se souvenir des moyens qu’il a utilisé pour obtenir cette candidature.

En fin Monsieur le Président, en répondant à la lettre de votre homologue le Président Sud-africain traduisez lui la reconnaissance de la jeunesse ivoirien et africaine et dite lui que nous avons accepté en trois mois ce que nous refusons depuis plus de dix ans en Côte d’Ivoire parce qu’il nous la demandé, nous comptons sur lui pour qu’il obtienne le désarmement immédiat et sans condition des rebelles.

Fait à Abidjan le 17/04/2005

Les signataires P/O
Le Président de l’UFL
Le Maréchal EUGENE K. Djué




N°489: La Chronique de Zagbadi Agoua zagbadiagoua@yahoo.fr A la rencontre de la paix, courons-y résolument !…

L'intelligent d'abidjan 3:46 am

Les principaux protagonistes de la crise ivoirienne s’étaient rencontrés à Pretoria, en Afrique du sud, du 3 au 6 avril dernier. Au terme de trois jours de concertation et de discussions sous le regard du médiateur de l’union africaine Thabo Mbeki, tous étaient parvenus à un accord qualifié par eux-mêmes de ‘’grande avancée vers la paix’‘. Qui sera candidat à la présidentielle de 2005 ?

La question, non tranchée, était restée posée. On avait voulu laisser la primeur de l’annonce de la nouvelle au chef de l’Etat. Finalement, l’on a préféré en confier la responsabilité au médiateur impartial, Thabo Mbeki, qui s’était accordé sept jours, le temps et la durée d’une semaine pour, non proposer, mais décider. Depuis le mercredi 13 avril dernier, c’est chose faite et tout est clair : tous les signataires des accords de Linas Marcoussis peuvent être candidats à la présidentielle, s’ils le désirent. Pour arrêter cette décision, Thabo Mbeki a employé beaucoup d’astuces politiques pour préserver sa ‘’virginité’’ à la constitution ivoirienne. L’opposition du G7 et les rebelles ont reçu la lettre du médiateur et ils ont salué son contenu. Le pouvoir, lui aussi, a accusé réception de la missive de Thabo Mbeki.

Le palais présidentiel ne s’est pas encore officiellement prononcé. Le chef de l’Etat, depuis lundi, rencontre la nation ivoirienne dans toutes ses composantes, couche après couche, non pour une quelconque consultation, mais bien pour de larges informations et explications du contenu du courrier du médiateur Thabo Mbeki. C’est une démarche politique bien avisée. En effet, de tous les protagonistes de la crise ivoirienne qui étaient présents à Pretoria du 3 au 6 avril 2005, seul le chef de l’Etat assume des responsabilités nationales à lui conférées par le suffrage du peuple envers qui il a des devoirs et auquel il doit impérativement rendre compte de sa conduite, de ses agissements et de ses engagements. Les autres oppositions du G7 et rebelles) ne sont guère comptables aux yeux du peuple souverain. Voilà pourquoi, sans dire non à la décision du médiateur, et même en étant tout à fait d’accord avec M. Thabo Mbeki, le président de la république chef de l’Etat tient à informer la nation de manière officielle de ‘’où et vers quoi’’ la Côte d’Ivoire va s’engager dans les jours, semaines ou les mois à venir. La démarche du chef de l’Etat prise sous cet angle, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la réaction officielle de Laurent Gbagbo à la décision du médiateur Thabo Mbeki sera un ‘’oui, d’accord’‘, franc et sincère. Nous l’avons déjà écrit dans cet espace, mais rappelons pour mémoire que, dans les discussions et négociations d’importance capitale qui engagent la vie et l’avenir de la nation, lorsque le désir d’aboutir habite et anime tous les protagonistes comme ce semble être le cas à présent entre les ivoiriens depuis Pretoria, il est inutile, vraiment de chercher à savoir d’où était parti le conflit et qui est le responsable de la crise en question.

Seul l’intérêt supérieur du pays et de la nation doit primer et l’emporter. Dommage que les accords de Linas Marcoussis aient été signés dans la précipitation, sans s’être préalablement référé au peuple ! Aujourd’hui, regrets pour regrets, passons et avançons résolument, cette fois, à la rencontre de la paix qui court en grandes enjambées vers la Côte d’Ivoire. L’occasion, cette occasion on ne peut plus propice, parce que réellement unique depuis Lomé 2002, n’est pas à louper en ce qu’elle représente depuis longtemps le premier vrai moment où, pour la première fois, les intérêts particuliers divers et jusque-là divergents convergent vers le seul intérêt et le seul impératif qui vaillent qu’on se sacrifie pour eux, l’intérêts et l’impératif nationaux et pour la patrie.




N°489: Al Moustapha crée le ‘’choqué choquant’’

L'intelligent d'abidjan 3:44 am

De tous les accords signés par les protagonistes de la crise ivoirienne, celui de Tshwane (Pretoria) est apparemment accepté. Même si certains Ivoiriens trouvent la décision du médiateur Mbeki injuste et cruelle, tout le monde s’accorde néanmoins sur cette pilule amère dont les vertus thérapeutiques et les effets indésirables seront supportables. C’est pour coller à l’actualité que le président du (Mjg) a créé la danse “choqué choquant”. “Même si c’est dur, on n’a pas d’autre choix. Ainsi, pour évacuer le choc j’ai créé la danse choqué choquant”, explique-t-il. Et Al Moustapha de faire des démonstrations dans son night club, ‘’Abidjan by night’‘, situé à Cocody Angré.

“La musique, la danse, adoucit les mœurs. Grâce à notre danse les Ivoiriens pourront aller facilement et résolument à la paix”, a t-il ajouté.

Il faut noter que la danse “choqué choquant” se caractérise par des mouvements de la tête et des membres supérieurs.




19/4/2005

N°488: UNE : Face au président Gbagbo, hier La symphonie inachevée des patriotes

L'intelligent d'abidjan 2:57 am

La galaxie patriotique a fait massivement le déplacement du palais présidentiel, hier. Objectif, livrer sa position sur les propositions de sortie de crise du médiateur Thabo Mbeki. Charles Blé Goudé et ses lieutenants ont, contre toute attente, donné à l’opinion l’impression de ne pas savoir ce qu’ils veulent.

Quelle est la position des jeunes patriotes sur l’éligibilité de tous les signataires des accords de Linas Marcoussis à la prochaine présidentielle, proposée par le président sud-africain Thabo Mbeki ?

La cour du palais de la présidence de la République au Plateau a accueilli des milliers de jeunes qui ont tenu à se prononcer sur la question, à l’invitation du président Gbagbo. Au lieu de prendre ses responsabilités, la jeunesse patriotique s’est livrée à un curieux spectacle. Incapable de dire non à la voie indiquée par le président sud-africain, elle s’est accordée uniquement sur les attaques au vitriol contre le président du Rassemblement des républicains (RDR), Alassane Dramane Ouattara.

Le reste du temps, les partisans de Blé Goudé, pris dans leurs contradictions ont quelquefois livré un show de très mauvais goût, qui a souvent placé le président de la République dans un gros embarras. Pris en étau entre leurs positions extrémistes toujours affirmées et des consignes qui avaient visiblement été données, les orateurs ont perdu leur Latin. Comment se fait-il que les jeunes qui préparent cette rencontre, depuis plus d’une semaine, n’ont pas été capables de respecter l’esprit de la concertation ?

De toute évidence, les envolées verbales de Eugène Djué et du commandant Watchard sont la preuve que les consignes ne sont pas bien passées ; ou alors qu’un ressort s’est brisé au sein de la jeunesse patriotique. “Le président est là, assis devant nous. Il nous a invités pour parler. Nous allons parler, nous allons parler, nous allons parler…” La même phrase plus de trois fois pour dire, en réalité, que son groupe et lui sont spécifiques.

Le refus poli de Charles Blé Goudé, le patron jusque-là de l’Alliance trahit-il la volonté de ne pas rajouter à la polémique engagée par ses prédécesseurs de rivaux ? Car, il faut se rendre à l’évidence, les consignes ne sont passées partout, comme convenu.

En tout état de cause, vu la petite sortie des jeunes patriotes, hier, il convient encore de s’interroger sur l’opportunité de ce type de spectacles entre le président Gbagbo et ses fanatiques. Et pourtant, Gbagbo pouvait très bien trancher sans consulter ses partisans qui sont “prêts à vous suivre, quelle que soit la décision que vous allez prendre nous sommes derrière vous. C’est comme l’arbre et l’écorce. Nous sommes avec vous jusqu’à la mort”, comme ont insisté plusieurs derrièristes.

Vicky Delore

Pourquoi Blé Goudé n’a pas parlé

Mépris, suffisance, malin sont les mots que certaines personnes ont vite fait d’employer pour qualifier le refus de prise de parole du président de l’alliance des jeunes patriotes hier au palais présidentiel au plateau. Pourtant, Blé Goudé avait des raisons de ne pas intervenir. Selon son état-major, le président du Cojep a voulu laisser la parole aux autres leaders de la galaxie patriotique. ‘‘Blé Goudé et l’alliance ont suffisamment parlé. Il faut laisser les autres camarades, la base s’exprimer’’, confie un collaborateur du génie de kpô. Par ailleurs, à en croire la même source, l’ancien leader estudiantin ne veut pas gêner le chef de l’Etat. ‘‘Les prises de positions de Blé Goudé sont souvent interprétées comme celles du président Gbagbo. Puisqu’il entend donner une chance à l’application de l’accord de Pretoria, il ne fera rien pour indisposer le chef de l’Etat, son modèle’’ a-t-il ajouté. Cependant Blé Goudé avait soutenu que les élections vont opposer le candidat de la France à celui de la Côte d’Ivoire.

Il faut noter que l’alliance des jeunes patriotes s’est réunie après la rencontre avec le chef de l’Etat pour arrêter une stratégie de sortie de crise.

Toutefois certains observateurs vont ici percevoir que le leader des jeunes patriotes, à travers son silence, refuse de donner sa caution à ce qu’ils considèrent comme une mascarade, une mise en scène.

A.L.O.




N°488:CULTURE : Théâtre Gbi de fer sur le “Trône rouge’’

L'intelligent d'abidjan 2:56 am

A la faveur de son retour sur scène, Gbi de fer a présenté les vendredi 15 et samedi 16 avril ‘’Trône rouge’’, sa nouvelle pièce théâtrale. C’était à la salle Kodjo Ebouclé du Palais de la culture.

D’aucuns croyaient Gbi de fer fini pour le théâtre pour s’être éloigné depuis plusieurs années du théâtre boulevard. Mais ce n’était qu’une fausse alerte. Gbi de fer est bel et bien un homme de théâtre et son récent retour sur les planches l’atteste bien. Les vendredi 15 et samedi 16 avril 2005 au Palais de la culture, Gbi de fer qui mettait en plus en scène l’ancien footballeur Laurent Pokou et la chanteuse Aklane signait un retour mémorable. A travers ‘’Trône rouge’’, le patron du Djeli théâtre, a durant deux heures, distillé de l’humour au moyen public qui s’est déplacé. Gbi de fer, à travers cette pièce, voulait aussi remémorer la période trouble en Côte d’Ivoire, depuis le coup d’Etat militaire de Robert Guéi en 1999. Elle pose la problématique de la prise du pouvoir dans le désordre, tout en dégageant les conséquences. Avant de laisser l’Ivoirien à sa réflexion personnelle, en vue d’envisager une Côte d’Ivoire nouvelle. Qui est après tout une conséquence positive pour la société. Même si à travers leurs jeux, l’ancien footballeur Laurent Pokou et Aklane n’avaient pas la carrure de Gbi de fer, toujours est-il que leur incursion dans cette pièce est une grande première en Côte d’Ivoire. Dommage que le public ne s’est pas déplacé en grand nombre pour redécouvrir Gbi de fer dans une nouvelle dimension théâtrale. Notons par ailleurs, que Blé Goudé était lors de la première représentation l’invité spécial de Gbi de fer. Et qu’en guise de soutien il a raconté une histoire drôle, avant que Gbi et ses hommes occupent la scène.

Firmin Koto
firmin_koto@yahoo.fr




N°488: SPORTS :Handball : 5è journée du championnat national des seniors (HD) Pia Lou et Cocody Hbc en super forme

L'intelligent d'abidjan 2:55 am

En épinglant le Rac (25-20) dans le choc au sommet des matches retour du championnat national (H&D), le Cocody Hbc a confirmé ses ambitions pour la saison de handball.

Il y a eu fête au Forum de l’Université de Cocody. Lors du 1er duel du Groupe B entre le Real athlétic club (Rac) et le Cocody Handball club, samedi dernier, le nombreux public a vibré. Aux exploits des protégées du président Richard Touman (Cocody Hbc), celles de Charles Legré ont balbutié dans leur jeu pour laisser la voie royale à leurs rivales qui prennent le pouvoir largement au classement général à travers 5 victoires en 5 matches. “Notre victoire logique contre le Rac ne fait que confirmer nos priorités absolues qui sont le titre national et la coupe nationale (…). Nos filles sont prêtes pour atteindre ces objectifs clés”. Ces témoignages du “patron” des Diablesses venues de Cocody démontrent aisément la qualité et la valeur d’un effectif capable de se transcender à chaque grand rendez-vous. Galvanisées par de nombreux fans, Véronique Pia Lou (excellente) et ses coéquipières ont fait voler en éclats Bouitty Bouanga et ses potes du Rac, bien ternes. Lors de la première période, le réalisme de Lydie Gnamkou et des membres du “6 majeur” de Cocody va permettre de définir grandement la victoire finale (25-20). Après avoir accusé un retard à l’allumage, les “Diablesses” vont prendre le contrôle du match dès la 10e mn (5-4) pour ne plus le lâcher jusqu’au terme des 30 premières minutes (12-10). Agressives en phases défensives et lucides en actions offensives, Prisca Akey (la capitaine valeureuse) et ses coéquipières vont remettre le couvert en 2e période de jeu. Au cours de laquelle, elles vont dérouler le rouleau compresseur contre des rivales, exténuées de fatigue, due au rythme effréné imprimé par les leaders de Cocody Hbc. Et ce, en dépit de certaines réactions du Rac survenues lors des 10 mn du top départ de la 2e mi-temps. Très à l’aise dans son nouveau rôle de demi-centre, Véronique Pia Lou (atout N°1) a prouvé sa valeur technique au grand bonheur du banc du Cocody Hbc. “Nous sommes satisfaits de notre match malgré le fait de quelques relâchements (…). Nous allons poursuivre le travail et continuer sur notre lancée depuis le début de la saison”, se relâche pour sa part le coach Eddy Groh (Cocody Hbc), à la fin de la démonstration de force de son équipe (25-25). Dans le tableau masculin, les deux ténors tels que la Soa et le Red Star ont obtenu une victoire respective sur Toupamaros (32-14) et Bondoukou (43-12).

J.C A.




N°488:ECONOMIE :Fuite de plus de 250000 tonnes de coton Un audit sème la panique dans la filière

L'intelligent d'abidjan 2:54 am

Un audit est en préparation dans la filière coton. Selon des sources introduites, il serait autorisé par le ministre de l’Agriculture, Amadou Gon Coulibaly.

L’économie ivoirienne est mal en point. Et l’Etat en paie un lourd tribut. Le projet de budget 2005 de finances l’atteste grandement. Il est de 1735 milliards de Fcfa contre 1987,3 milliards de Fcfa l’an dernier. Soit une baisse de 252 milliards de Fcfa. Cette relative baisse, constatent des observateurs, est due en grande partie à la fuite des produits agricoles et de certaines matières premières minérales vers des pays limitrophes. Parmi ces produits, de la grume, de la fève du café et du cacao, du diamant, de l’or, du coton. En ce qui concerne la filière coton, un audit est en cours.

SITUATION DE LA FILIERE COTON
La production cotonnière, en Côte d’Ivoire connaît une baisse ces deux dernières années. Les intrants arrivent difficilement dans le Nord du pays, la partie favorable à cette culture. Ce qui complique la tâche aux producteurs. Mais, quoique ces paysans ne reçoivent pas d’intrants, ils arrivent tout de même à tenir cette filière. Au cours de la campagne 2002-2003, ils ont réalisé une production nationale avoisinant les 450.000 tonnes. Ce que regrettent les cotonculteurs, c’est le fait de pas être bien rémunérés. Ils sont lésés par rapport à leurs collègues du Mali et du Burkina Faso. Dans ces deux pays, le kilogramme de coton s’achète à 210 Fcfa, quand en Côte d’Ivoire, la même quantité et qualité de coton se négocie entre 160 et 180 Fcfa. Soit une différence de 30 à 50 Fcfa. La conséquence de cette situation est la fuite massive d’une grande quantité de coton.

La quantité de coton sortie frauduleusement du territoire de la Côte d’Ivoire avoisine les 220.000 tonnes. D’autres sources indiquent plus de 250.000 tonnes. Une fraude massive qui cause beaucoup de dommage à l’économie nationale. En ce sens qu’elle échappe aux taxes et autres prélèvements que l’Etat aurait pu bénéficier. Ce qui fait dire à certains que “le coton est pris en otage par la rébellion”. Cette situation est si préoccupante que le ministre ivoirien de l’Agriculture a dû diligenter un audit, sur toute la filière.

GUILLAUME SORO POUR L’AUDIT
L’audit, commandité par le ministre de l’Agriculture, Amadou Gon, et confié à la Société Audit Contrôle et Expertise, vise à étudier l’ensemble des dettes croisées entre l’Etat d’une part, les sociétés cotonnières et les égreneurs, d’autre part. Un des objectifs attendu de cet audit, c’est de redynamiser l’ensemble des acteurs de la filière coton. Dans sa parution du 7 avril 2005, La lettre du continent N° 468 annonce que le secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, serait partant pour la réalisation de cette opération. Et qu’il aurait même avalisé l’audit dont les résultats sont attendus avec beaucoup d’impatience. Il s’agit pour le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, Gon Coulibaly, d’assainir ce secteur d’activité, en permettant aux populations de se doter de moyens suffisants et de pouvoir participer à la réhabilitation des infrastructures économiques. Surtout que tous sont convaincus que le pouvoir d’achat de l’Etat est en baisse. Par conséquent, il lui sera très difficile de faire face, au même moment, aux exigences des uns et des autres. C’est en cela qu’un plan de relance des activités de la filière coton paraît opportun, en cette période de réconciliation.

Le plan de relance que veut initier le ministre Amadou Gon prend en compte, la réhabilitation de tous les circuits de collecte du coton et la station de recherche de Bouaké. L’enveloppe prévue pour la réhabilitation de ces infrastructures, sur la période de 2005-2006, est estimée à 8 milliards de Fcfa (12,8 millions d’euros). Une des raisons de l’intéressement des autorités ivoiriennes vis-à-vis du secteur de la cotonculture en Côte d’Ivoire, c’est l’emploi qu’il génère. Des statistiques indiquent plus de 200.000 emplois. La filière coton nourrit directement ou indirectement plus de 2 millions de personnes en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, abandonner ce secteur, c’est conduire des milliers de pères de familles à la ruine. C’est en cela que se trouve l’intérêt de l’audit du ministre de l’Agriculture.

HONORE KOUASSI




N°488: SOCIETE :1er colloque international des secrétaires La Lis dénonce l’absence de promotion dans leur corporation

L'intelligent d'abidjan 2:53 am

Le premier colloque international sur l’avenir du secrétariat s’est tenu le lundi 18 avril 2005 à l’hôtel Ivoire de Cocody (Abidjan). A cette occasion, les secrétaires ont énuméré les difficultés de leur métier.

Initié depuis 1997, date de la création de la Fédération africaine des secrétaires et assistantes et attachés de direction (Fasaad), le premier colloque international sur l’avenir du secrétariat a enfin eu lieu le lundi 18 avril 2005. Mme Alexise Gogoua, présidente de la Lis et de la Fasaad a soumis à ces éminentes personnalités, les difficultés rencontrées dans le corps des secrétaires. Bras séculiers des directeurs et décideurs, les secrétaires, selon Mme Alexise Gogoua, ne connaissent aucune promotion tout au long de leur carrière. Même après 10 à 30 ans de service. Elles sont également confrontées à un véritable manque d’outils informatiques et techniques qui, le plus souvent, sont accaparés par les patrons. Raison pour laquelle le colloque a été initié en vue de recenser, étudier et analyser les innombrables progrès qui ont profondément marqué l’environnement des secrétaires et des administrations au cours des deux dernières décennies. Il s’est aussi agi d’entreprendre une action prospective sur la qualité des technologies de l’information et de la communication qui s’imposera et marquera le secrétariat dans le gestion et l’administration du futur, d’éliminer également les préjugés qui ont eu tendance à assimiler à la gente féminine, et enfin favoriser l’émergence d’une nouvelle catégorie de patrons. Eux, jouissant d’une nouvelle mentalité, ouverte à l’intérêt général et favorable à la promotion et à l’exploitation optimale des aptitudes des acteurs à la quête du développement durable. Prenant en compte toutes les propositions des secrétaires, le chef de l’Etat a promis de mettre tout en œuvre pour permettre aux secrétaires d’être au diapason des nouvelles techniques de l’information et de la communication. Par ailleurs, il a recommandé aux secrétaires d’user de plus de discrétion dans l’exercice de leur métier. La secrétaire et le patron, selon lui, ne forment qu’une même fonction, en deux entités. Pour ce faire, la secrétaire, véritable complice, assistance et confidente du patron doit être capable de secret, en vue de favoriser la croissance et l’émergence des entreprises et administrations qui les emploient.

Cette cérémonie d’ouverture a vu la participation du chef de l’Etat, Laurent Gabgbo, le représentant du gouverneur de la Beceao, Ernest Agohi Asseu, de différents partenaires et sponsors et de plusieurs du colloque et de plusieurs secrétaires venus de la sous-region.

L.J




N°488:Après le sommet de Pretoria et les propositions de Mbeki Sur les traces de la contribution de Fologo à la paix

L'intelligent d'abidjan 2:52 am

Laurent Dona Fologo est parti le dimanche 17 avril 2005 aux Emirats Arabes Unis avec une délégation d’hommes d’affaires ivoiriens.

Il doit y rester une semaine.

L’occasion du lendemain des accords de Pretoria et de la lettre de Thabo Mbeki est bonne pour tenter de mieux cerner la démarche de l’homme qui a conduit les négociations de paix à Lomé en Octobre 2002, après avoir appelé à la résistance, dès le 20 septembre de la même année.

LDF ne peut qu’être satisfait, même si ses proches indiquent qu’il a choisi d’avoir le triomphe modeste.

Pas question pour lui de pavoiser, car le plus difficile semble encore devant.

“Si le médiateur nous garantit que si nous proclamons l’ouverture des élections à tous, il sera procédé au désarmement ,à la réunification du pays et au redéploiement de l’administration, nous ne devons pas reculer devant cet ultime sacrifice après tant d’autres sacrifices qui ne nous ont pas apporté la paix”, avait dit Fologo au début de la médiation Mbeki.

Cette sortie avait semblé mettre le feu aux poudres patriotiques et déclenché de vives critiques qui ont affecté LDF. Même si l’on apprend aujourd’hui que l’homme est un habitué des débats d’idées, à l’hostilité et à l’adversité politiques.

D’ailleurs, il a été souvent incompris depuis les années Bédié jusqu’à maintenant dans cette affaire Alassane Ouattara.

A présent, Fologo est un homme heureux et comblé qui n’attend que de pouvoir rentrer chez lui à Peguekaha, son village natal.

Le président du Conseil économique et social a hâte d’aller se recueillir sur la tombe de sa génitrice et a mal au village qu’il n’a pas pu retrouver depuis trois ans.

Les perspectives de fin du conflit ivoirien avec les élections en octobre, grâce au médicament Mbeki, n’empêchent pas LDF de reconnaître que la source du mal est bien la question Ouattara.

Si l’on s’en tient aux différents discours de l’homme, ce n’est pas Gbagbo qui a créé l’affaire Ouattara, mais plutôt le PDCI, Houphouët et surtout Bédié qui a amplifié les choses. Lorsque le problème Ouattara a commencé après l’émission télé au cours de laquelle Alassane a dit qu’il aviserait lorsque les journalistes lui ont demandé s’il souhaitait être candidat à une élection présidentielle, après son passage à la Primature, Houphouët n’avait pas aimé.

Il a convoqué à Yamoussoukro Fologo et lui a dit qu’il n’a pas aimé.

Malheureusement, le vieux n’a pas pu convoquer Bédié et Alassane pour clarifier les choses comme il le souhaitait.

Les choses ont alors traîné jusqu’à sa mort.

Bédié n’a pas su gérer la situation sans trop de heurts à la mort du premier président ivoirien.

Il avait même engagé son ex-ministre d’Etat dans une chasse sans merci à l’héritage de tolérance, de dialogue et d’ouverture prôné par Houphouët.

Tout le monde se souvient de la bataille menée par Faustin Kouamé, Pierre Kipré, les autres partisans du refus du vote aux étrangers et adeptes de la constitutionnalisation des conditions d’éligibilité à la présidence de la présidence de la République contre Fologo.

Plus tard, c’est encore Fologo qui, le premier a proposé d’enterrer l’ivoirité, avant même qu’au sommet d’Accra le président du PDCI-RDA tente un léger mea culpa.

Le prédécesseur de Djédjé Mady et ancien président par intérim du vieux parti continue d’assumer son désaccord avec la direction actuelle de son parti. Néanmoins Fologo est toujours PDCI.

A preuve, il a payé cette année sa carte de militant à 500000 Fcfa mais il n’approuve pas l’alliance de son parti avec les rebelles dans un G7 qui ne mérite pas une telle appellation. LDF n’a, sans doute, aucune crainte quant à l’issue des consultations entre le chef de l’Etat et les couches socioprofessionnelles.

Les termes du communiqué du protocole disent bien que les concertations ont lieu dans le cadre de l’application des accords de Pretoria, et non en dehors ni contre.

Fologo comprend bien la frustration des patriotes et partisans du chef de l’Etat.

“Ils n’ont pas tort. Car, ils ont du mal à accepter l’ouverture des élections après cette guerre, car ils trouvent que c’est une injustice et ils refusent l’injustice, mais je crois qu’il faut qu’on aille à la paix pour aller aux élections.

A travers les urnes, le peuple fera payer à ceux qui lui ont fait du tort”, révèle un membre du cabinet du fils de Peguekaha.

Toutefois, nos sources assurent que le président du Conseil économique et social a un pincement au cœur, lorsqu’il pense que les Ivoiriens auraient pu organiser un conseil national réunissant au moins 10 000 personnes et à l’issue duquel la proposition d’une élection ouverte à tous aurait été faite.

Le patriote que demeure Fologo ne peut que regretter que ce soit l’extérieur qui impose la solution et qui semble nous forcer la main, même si les méthodes de Mbeki allient respect et considération.

Cependant, pour Fologo, il est clair que les rebelles doivent arrêter de trop tirer sur la corde des revendications, sinon Thabo Mbeki va les désarmer par la force. Le Burkina Faso ne réagira pas ni la France et surtout que l’Afrique du sud a le soutien des Etats Unis.

Absent du pays, Fologo reviendra peut-être à temps pour participer à la séance avec les présidents des institutions.

En attendant, même s’il peut estimer que tous les obstacles ne sont pas aplanis, nul doute que l’homme a le cœur léger et serein.

Surtout, il s’imagine déjà en campagne, lui qui a dirigé la campagne d’Houphouët-Boigny en 1990 et celle de Bédié, cinq ans après.

Inventeur du concept de technologie électorale en Côte d’Ivoire, en plus de celui du sursaut national, le journaliste de formation et politicien expérimenté Laurent Dona Fologo s’y connaît bien en élections.

Aussi, plaide-t-il et prie-t-il pour que Gbagbo et tous les autres aillent hinc et nunc aux élections.

Pour mettre fin à toutes les récréations, au nom de tous les nôtres et des morts de tous les camps de cette absurde et sale guerre dont on aurait pu faire l’économie.

Samedi dernier, lors de la cérémonie du RPP section estudiantine, le président du Conseil économique qui demeure dans une certaine constante, malgré tout, a encore dit ses vérités avant de s’envoler le lendemain pour Dubaï.

Par Charles Kouassi
et Aké Okoué Laurent
Ph :Dosso Villard




N°488:Les jeunes patriotes crient fidélité dans la douleur

L'intelligent d'abidjan 2:51 am

L’heure n’est plus aux discours guerriers pour mener le combat qui consiste à bouter la rébellion et mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis le 19 septembre 2002. Après les résolutions le 06 avril dernier du sommet de Pretoria, le vin est tiré, il faut désormais le boire.

Mais c’est avec grande amertume que les jeunes patriotes, les associations de jeunes, réunis hier au palais de la présidence pour donner leurs positions sur les accords de Pretoria, se sont pliés malgré tout aux propositions de sortie de crise dictées par les médiateurs Thabo Mbeki. L’éligibilité d’Alassane Dramane Ouattara, président du Rdr, aux présidentiels de 2005 et la modification de l’article 35 de la constitution ivoirienne suscitent encore le courroux des leaders des associations de jeunes.

Le combat contre la rébellion, la communauté internationale vaut-il encore la peine d’être menée si Pretoria vient balayer et étouffer ce qui a été défendu depuis 3 ans de lutte patriotique ? Les leaders des associations de jeunes bien que trahis dans leur engagement farouche à défendre la république, se sont montrés, en dépit de tout, fidèle à Laurent Gbagbo pour la sauvegarde de la république. Si Idriss Ouattara, Serges Kuyo, Watchard, Anoi Castro, Diabaté Bê, Eugène Djué à l’exception de Blé Goudé qui n’a pas devant la nation et dit sa part de vérité au chef de l’Etat, tous ont proposé à SE Laurent Gbagbo de prendre la décision qu’il faut pour le bonheur de la Côte d’Ivoire. Mais tout en guidant la décision du chef, les leaders des associations des jeunes ont exprimé l’irrecevabilité de la candidature d’Alassane Dramane Ouattara aux présidentielles de 2005. Parce que pour eux, si l’article 35 est ‘‘l’article de la mort’’, c’est la mise à l’écart de la constitution ivoirienne’’ par Thabo Mbeki pour régler le problème de la Côte d’Ivoire. ‘‘Il ne faut pas qu’on s’en tienne à la seule médiation et à la résolution de Thabo Mbeki. Nous avons besoin de garantie. Il faut qu’on nous propose un calendrier clair du désarmement des rebelles.

‘‘Nous n’allons pas nous aligner aveuglement même si nous sommes légalistes et loyalistes nous ne sommes pas dupes’’. Par conséquent, si refuser les résolutions de Pretoria c’est retourner contre la Côte d’Ivoire et le pouvoir de Laurent Gbagbo, la communauté internationale, il faut laisser Ado se présenter aux élections d’octobre. Ainsi il appartiendra, au peuple de décider. Parce que, selon les leaders des jeunes patriotes la réalité du terrain est toute autre. Et Ado sera démystifié par lui-même. ‘‘Nous ne sommes pas d’accord, mais nous acceptons”, ont ils déclaré à SE Laurent Gbagbo à qui revient la toute dernière décision.

K.S




N°488:Pourquoi Blé Goudé n’a pas parlé

L'intelligent d'abidjan 2:50 am

Mépris, suffisance, malin sont les mots que certaines personnes ont vite fait d’employer pour qualifier le refus de prise de parole du président de l’alliance des jeunes patriotes hier au palais présidentiel au plateau. Pourtant, Blé Goudé avait des raisons de ne pas intervenir.

Selon son état-major, le président du Cojep a voulu laisser la parole aux autres leaders de la galaxie patriotique. ‘‘Blé Goudé et l’alliance ont suffisamment parlé. Il faut laisser les autres camarades, la base s’exprimer’’, confie un collaborateur du génie de kpô. Par ailleurs, à en croire la même source, l’ancien leader estudiantin ne veut pas gêner le chef de l’Etat. ‘‘Les prises de positions de Blé Goudé sont souvent interprétées comme celles du président Gbagbo. Puisqu’il entend donner une chance à l’application de l’accord de Pretoria, il ne fera rien pour indisposer le chef de l’Etat, son modèle’’ a-t-il ajouté. Cependant Blé Goudé avait soutenu que les élections vont opposer le candidat de la France à celui de la Côte d’Ivoire.

Il faut noter que l’alliance des jeunes patriotes s’est réunie après la rencontre avec le chef de l’Etat pour arrêter une stratégie de sortie de crise.

Toutefois certains observateurs vont ici percevoir que le leader des jeunes patriotes, à travers son silence, refuse de donner sa caution à ce qu’ils considèrent comme une mascarade, une mise en scène.

A.L.O.




N°488: Gbagbo descend Ouattara

L'intelligent d'abidjan 2:49 am

Quand on écoute Idriss Ouattara, Serge Kuyo, Anoï, Diabaté Bê… et Eugène Djué, on peut dire sans risque de se tromper : ‘‘Mission accomplie pour Laurent Gbagbo’’. En tout cas, le n°1 des refondateurs a réussi à livrer Ado à la vindicte des jeunes patriotes qui, à leur tour, n’ont pas boudé leur plaisir. Chacun a vidé son sac. De quoi réveiller la colère de ceux qui ont oublié, ou dire à ceux qui ne le sauraient pas que le candidat du Rdr est ‘‘l’homme pour qui et par qui la mort est entrée en Côte d’Ivoire un 19 septembre 2002’’. On peut le dire, Laurent Gbagbo a porté un coup à Ado, avant même le top départ des batailles électorales de 2005. Le chef prend ainsi une sérieuse longueur d’avance sur son adversaire.

B.T




N°488:Les feuilles et les racines

L'intelligent d'abidjan 2:48 am

Se prononçant sur une éventuelle candidature d’Alassane Ouattara, les 7 intervenants : Idriss Ouattara (Fenaapci), Serges Kuyo (Fesci), Anoï Castro (houphouetiste), Dissehoué (jeunesse wê), Diabaté Bêh (Gng), Watchard Kedjebo (Cnlb) et Eugène Djué (Upltci) ont été incisifs. Candidature d’Ado ? Niet.

Mais, au nom de la paix, ils s’en sont tous remis au chef de l’Etat (de qui ils sont sans faille solidaires) qui doit prendre la décision qu’ils vont respecter. Mais, le langage traduisant ou trahissant la pensée, des morceaux choisis ont donné déjà de douter de la sincérité des jeunes. Blé Goudé qui refuse de parler, Diabaté Bêh qui avance qu’une poule responsable ne pond pas en public. Et, avant, Serges Kuyo qui dit : Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour vient toujours’’. Même l’absence très remarquée du Rjdp. De son côté, le Woody de Mama n’a pas été très rassurant.

Chaussera-t-il les crampons pour dribbler adversaires, coéquipiers et arbitres ? En affirmant qu’il a quelques idées et en ajoutant que pour résoudre la crise, “il faut enlever les racines pour que l’arbre ne pousse plus’’, le président Laurent Gbagbo a rendu encore plus sceptiques ses ‘‘enfarinés”. Mais les consultations ne sont qu’à leur début. Et, le peuple dans sa globalité espère que d’ici là, Laurent Gbagbo prendra la décision idoine (si ce n’est déjà fait) pour conduire le pays à la paix. Entre le jeu politique et l’avenir du pays, Laurent Gbagbo doit choisir.

S.Z




N°488:Gbagbo mis face à ses responsabilités

L'intelligent d'abidjan 2:47 am

Le président de la République a débuté ses rencontres avec les forces vives de la nation hier, par la jeunesse. But recherché par le chef de l’Etat : consulter et trancher. Avec ce qu’il a été donné de voir et d’entendre, la majorité des intervenants lui ont demandé de trancher et qu’ils le suivront.

Les jeunes, hier, s’en sont remis à Gbagbo, tous ceux qui viendront feront certainement pareil. Alors, pourquoi ne pas changer de méthode ? Pourquoi Gbagbo ne parlerait-il pas ? Au lieu d’écouter, il devrait plutôt se faire entendre, donnant ainsi, dès le départ, le tempo de ce que seront ces consultations : le ‘‘oui’’ aux accords de paix de Pretoria. Ces accords ont en effet, suscité l’espoir parmi les populations, il faut donc se garder de les fragiliser.

Que diront, Bro Grégbé, Gnamien Messou ? Rien. Ces derniers ont longtemps (et c’est à leur mérite) donné leurs positions. Mais on aura entre-temps insulté, blessé et ravivé inutilement les tensions. Aujourd’hui, ce qu’on attend des Ivoiriens, c’est la capacité et la volonté à impulser un nouveau discours. Ainsi, plus que jamais et plus que les autres, le président Gbagbo est aujourd’hui au cœur du dénouement de la crise. Il doit éviter que ces rencontres se transforment en une tribune haineuse.

Olivier Guédé




N°488:Candidature d’ADO aux présidentielles Les patriotes posent des conditions

L'intelligent d'abidjan 2:47 am

Hier lundi 18 avril 2005, le président Laurent Gbagbo a amorcé ses rencontres avec l’ensemble des forces vives de la nation ivoirienne. C’est avec les jeunes qu’il a commencé hier pour prendre le pouls des réactions sur Pretoria.

Les jeunes patriotes devaient donc se prononcer quant au fond de l’accord et surtout de la candidature du président du Rdr. Tous, sans exception, ont déclaré inacceptable la candidature d’Ado. C’est le commandant Watchard Kédjebo de la jeunesse patriotique du grand centre qui a été le plus incisif sur le rejet de la candidature d’Ado. Voici ce qu’a dit l’homme ‘‘aux origines assiégées’’. ‘‘Comment peut-on massacrer un peuple et vouloir le gouverner ? Qu’on nous présente un calendrier clair du désarmement. A propos du sieur Ado, nous posons deux conditions pour l’acceptation de sa candidature. Pour que nous acceptions sa candidature, il faut qu’il ressuscite tous nos morts et de plus, nous ne pouvons plus travailler en présence de notre ennemi la Licorne, il faut qu’elle parte…’’. C’est dans la même veine que Idriss Ouattara, président des Agoras et parlements de Côte d’Ivoire, s’est présenté devant le président Gbagbo. ‘‘Les agoras et parlements, par ma voix, ressentent des frustrations sur la candidature d’Ado, parce que Ado a fait tuer les Ivoiriens, parce que Ado nous a apporté la tristesse. Les rebelles ont dit prendre les armes pour Ado. C’est pourquoi les parlements et Agoras sont amers. On veut à tout prix nous imposer un Mossi, cela est difficile à accepter…’’, dira-t-il. Après lui, Serge Kouyo de la Fesci a présenté le tableau sombre de la guerre dans le milieu scolaire et universitaire. 50.000 élèves qui ont quitté les bancs. 3000 étudiants de Bouaké qui n’ont plus rejoint les amphithéâtres occupés par les Dozos à Bouaké et Korhogo.

Mais, il se demande si les rebelles, qui ne se sont pas pliés à la constitution, peuvent-ils le faire devant les résultats d’une élection ? Violente question, dirait l’autre. Eugène Djué, Denis Disséhoué, tous se sont radicalement opposés. Même si, dans le même temps, tous disent s’en remettre à la seule volonté du chef de l’Etat. Répondant particulièrement aux jeunes, le président Gbagbo a dit avoir des solutions, mais qu’il attendait la fin de toutes les rencontres avec les forces vives de la nation. Mais, il a demandé aux jeunes d’être toujours mobilisés.

Thibault R. Gbei




N°488:Chronique diplomatique Par Ben Ismaël France : Naturalisation…mensonge d’Etat…

L'intelligent d'abidjan 2:46 am

Depuis 1974, droite et gauche en France, sont restées inefficaces sur le droit à la “naturalisation “. De Valery Giscard d’Estaing, à François Mitterrand et Jacques Chirac, la “naturalisation” est restée l’épine au cœur de la République française.

Et pourtant, la “naturalisation” est un simple mot de la langue Française, mais aussi, un simple mot de justice, qui nécessite aujourd’hui à Paris, une véritable clarification. Mais, depuis plusieurs années, Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, ont tenté de faire croire à l’opinion internationale que la “naturalisation” faciliterait davantage la politique d’immigration en France. Nous sommes d’accord avec le président de l’Ump Michel Sarkozy, quand il dit dans une formule chirurgicale, que la France ne peut accueillir toute la misère du monde. Logique politique française… Mais cet aveu de Michel Sarkozy, porte au grand jour, ce qu’il faut bien appeler…mensonge d’Etat. Car nous avons longtemps reproché à la France, sa politique d’immigration, à une lutte obsessionnelle contre l’immigration.

En réalité, la position parfois radicale de Dominique De Villepin, ministre de l’Intérieur, et des différents gouvernements français, en matière de “naturalisation” sape la confiance des Etrangers, et particulièrement des Africains, en la France. La manipulation politique de l’Elysée, dans cette affaire de “naturalisation” nous fait croire que Paris veut sans le proclamer arrêter le phénomène migratoire. Sur le plan politique opérationnel, Paris opte pour le mensonge d’Etat. Mensonge d’Etat, qui nous donne le sentiment, tout aussi profond, que rien ne fonctionne encore à l’Elysée, au Quai d’Orsay. Dans les faits de sa communication, le gouvernement français sait bien, que cette reforme sociale, en matière de “naturalisation” est explosive. Dans notre esprit, la France veut purger une fois pour toutes, le stock d’étrangers irréguliers, pour mieux intégrer les Français. Sans fausse honte, pour la première fois Jacques Chirac “s’attaque” au fond commun de la politique française : La xénophobie, sans oublier le racisme. De l’aménagement des procédure de la “naturalisation” Jacques Chirac reste clair dans son objectif : Couper le lien, et faire la différence entre “l’Etranger français” et le français de souche. Mais aussi, en jouant à cet équilibre délicat, Jacques Chirac, risque d’amputer le reste de sa popularité, mal cicatrisée particulièrement en Irak, au Mali, au Maroc, au Togo, en Tunisie, en Côte d’Ivoire. La balle est maintenant dans le camp du Parlement français, dont l’arsenal législatif sera mis à rude épreuve. Car dans ce mythe de “naturalisation”, formule 2005, l’on retrouvera, sans nul doute, la reconduite immédiate à la frontière. Car, nous sommes certains, que les dispositifs de la loi prétendront combler toutes les failles des mesures contre la fraude, en faisant référence, que pour être “naturaliser” il faut correctement parler le Français, chanter facilement la “Marseillaise” savoir distinguer les trois couleurs du drapeau français. Et pourquoi pas connaître l’histoire de Henri IV, de Charlemagne, ou Vercingétorix ? Mais ce qui est paradoxale à Paris, la droite et la gauche se servent du terme de “naturalisation” pour fonder des discours politiques, mais personne d’une manière consciente ne donne des chiffres, personne ne sait les statistiques des irréguliers, vivant sur le sol français.

Pendant ce temps, on multiplie les textes massivement au Parlement, sans véritablement faire appel au ministère de l’Intérieur. Mais pourquoi chaque gouvernement français, depuis 1974, brandit le dossier “Etranger” ? La réponse est toute simple : la France de Jacques Chirac est en dérive économique et se cache maladroitement derrière sa constitution et défend honteusement ses intérêts, pour transformer les Etrangers en boucs émissaires de la crise politique, qui se fait de plus en plus sentir… A l’analyse, la France est piégée, récitant la leçon qu’elle a apprise, au détail près, qu’elle est un pays d’accueil et de démocratie. Mais, il n’y a rien à être désemparé, quand on sait que Chirac s’est toujours fâché, dès lors, qu’un pays Africain, particulièrement la Côte d’Ivoire, réalise que les conditions d’entrée sur son sol, passaient les bornes. Pour avoir prôné la liberté aux frontières, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui plus de 30% d’étrangers. Significatif M. le président Jacques Chirac ! Mais chez vous en France, faute de réussir la promesse, il est encore temps de sortir du mensonge d’Etat…




18/4/2005

N°487:UNE:Trois soucis principaux qui se contredisent , Comment Mbeki a tué Ouattara

L'intelligent d'abidjan 5:41 am

L’Editorial Par Assé Alafé
Et si Thabo Mbeki avait manqué de courage et n’avait pas vraiment arrangé la crise ivoirienne, choisissant de déplacer les problèmes et crucifiant au passage Alassane Ouattara qu’il a pourtant voulu sauver…. ?

Relisons d’abord l’essentiel de la proposition de Thabo Mbeki : “Je décide en tant que médiateur, que pour ce qui concerne les élections présidentielles de 2005,le conseil constitutionnel devrait accepter l’éligibilité des candidats qui seraient présentés par les partis politiques signataires de l’accord de Linas-Marcoussis.

Cependant il est important de respecter l’autorité de la loi, en donnant effet à cette décision.

A cet égard, il ne conviendrait pas d’obliger le conseil constitutionnel à agir illégalement.

Aussi les autorités de la Côte d’Ivoire devront-elles prendre les mesures nécessaires pour donner force légale à la décision du médiateur concernant l’article 35. Le médiateur demande donc à SE le président Gbagbo de faire usage des pouvoirs attribués au président aux termes de la constitution de la côte d’Ivoire en particulier l’article 48 pour donner force de loi à la décision ci-dessus….Ces dispositions appliquées à la situation actuelle, fournissent la base constitutionnelle pour que le président de la République prenne les nécessaires mesures exceptionnelles pour donner force de loi à la décision du médiateur concernant l’article 35 après avoir procédé aux consultations prévues avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel” Tout un programme, n’est-ce pas ?

On voit bien que le médiateur est habité par trois soucis principaux qui se contredisent forcément, à savoir : ouvrir l’élection à tous, notamment à Ouattara ; respecter la constitution, mais prendre des mesures exceptionnelles pour suspendre l’application de l’article 35 à la présidentielle prochaine ; et terminer la modification si cela peut encore intéresser quelqu’un, après les élections ; enfin le chef de l’Etat sud-africain a le souci de respecter la susceptibilité de Laurent Gbagbo et d’éviter qu’il ait le sentiment qu’on lui impose des choses, qu’on lui dicte des leçons, qu’on lui donne des directives.

Cependant, toutes les précautions prises par Thabo Mbeki n’arrivent pas à dissiper le grand malaise créé par le débat de fond qu’il a occulté….sans doute de façon involontaire !

Thabo Mbeki sait-il qu’une élection inclusive, non exclusive, impliquant Ouattara dans le cadre du viol, ou de la suspension, qu’il propose de l’article 35, signifie que le leader du RDR ne remplit vraiment pas les conditions requises par ce fameux article ?

Fatigué et préoccupé de trouver une solution à ses difficultés Alassane Ouattara permet à Thabo Mbeki de laisser croire qu’il n’est pas Ivoirien d’origine, de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens d’origine.

Dans le débat sur le rôle deTia Koné, le médiateur donne raison au juge constitutionnel.

Sinon, Thabo Mbeki aurait pu tout simplement inviter Laurent Gbagbo à inciter le conseil constitutionnel, dirigé par Yapo Yanon, à faire une lecture non arbitraire ni abusive de l’article 35, parce que contrairement aux allégations et aux considérations des juges constitutionnels de l’année 2000, la nationalité ivoirienne du leader du RDR n’est pas douteuse.

Yapo Yanon n’aurait pas eu à se dédire, puisque ce n’est pas lui qui était à la barre et on aurait estimé qu’il a eu des éléments nouveaux en sa possession que Tia Koné, sans doute de bonne foi, ignorait.

En aucun cas, il n’aurait été question de désaveu pour l’ancienne chambre constitutionnelle de la cour suprême.

Par conséquent, au vu du certificat de nationalité ivoirienne qu’il présentera, des pièces d’identité ivoirienne de ses parents, de la déclaration sur l’honneur de non-renonciation à la nationalité ivoirienne, de ne s’être prévalu d’aucune autre nationalité et de bien d’autres documents justificatifs, il écherra de déclarer recevable la candidature du président du RDR et d’inscrire son nom sur la liste des candidats à l’élection d’Octobre 2005.

Mais, Thabo Mbeki a choisi une autre voie, semée de difficultés, faite de confusion, et qui ouvre un boulevard à Laurent Gbagbo.

Une voie qui peut rendre aussi difficile la campagne électorale éventuelle de M.Ouattara qui ne pourra plus prétendre qu’il a été victime de tripatouillage et de lecture arbitraire de la constitution par Tia Koné.

C’est une dimension de l’article 35 qui a échappé au médiateur et sur laquelle Gbagbo a vite fait de fermer les yeux, préférant la confusion de la décision de Mbeki à un engagement sur l’honneur à faire prendre au juge constitutionnel Yapo Yanon un arrêt d’opportunité.

Une loi spécifique sera donc votée pour rendre éligible Ouattara, à titre exceptionnel, en 2005, mais cela signifie bien qu’en dehors de cette exception, le président du RDR n’est vraiment pas éligible en Côte d’Ivoire et que ses adversaires politiques ne se sont pas acharnés à tort sur lui ! Mais si M. Ouattara est éligible en 2005, qu’il ne soit pas vainqueur et que la modification de l’artcile 35 n’est pas faite jusqu’en 2010 cela signifie-t-il qu’il n’est plus éligible après?

Au moment où il semble résoudre la question Ouattara et lui ouvrir le chemin de la présidence, Thabo Mbeki jette une grosse pierre dans le jardin d’ADO qui a manqué de vigilance sur cet aspect qui n’est pas tout à fait un détail.

Le chef de l’Etat ivoirien qui sait bien que les candidatures ne seront ouvertes qu’en septembre, à quelques semaines des élections, n’a pas intérêt à récuser les propositions de Mbeki. De plus, au lieu de s’en tenir à Mamadou Koulibaly et Yapo Yanon, seuls dans la consultation exigée par l’article 48, Laurent Gbagbo ouvre et élargit le débat à toutes les couches socioprofessionnels.

Il lui revient de canaliser les réactions et de laisser les autres, c’est-à-dire le G7, faire leur part, pour aboutir au désarmement et au lancement des autres aspects du processus électoral.

Les jeunes patriotes acceptent la paix par l’injustice

Le chef de l’Etat rencontre les Forces vives de la nation à partir d’aujourd’hui lundi 18 avril 2005 et ce, jusqu’au 03 mai 2005. Les associations de jeunes qui ouvrent les hostilités ce matin sont très attendues par les Ivoiriens et surtout la communauté internationale. Bien avant, les différents états-majors des mouvements patriotiques se sont concertés. De l’Alliance des patriotes, aux Parlements et Agoras en passant par l’Ulptci, malgré les incongruités, incohérences, insuffisances de l’accord de Pretoria, la majorité veut demander au président de ne pas tomber dans le piège et l’imposture que la France entend imposer à la Côte d’Ivoire. Les échanges ont été houleux mais les jeunes patriotes modérés dont les rangs ont grossi, sont arrivés à convaincre les sceptiques et extrémistes. Pour eux, le numéro un ivoirien a fait les preuves de sa résistance. Autant il est fatigué et veut la paix, autant eux le sont et continuent de le soutenir. “C’est par une élection que Gbgabo est arrivé au pouvoir. Il n’est pas un chef de guerre. Dans les urnes, notre champion est imbattable. Houphouët et Guéi en savent quelque chose. Nous allons demander demain (Ndlr : aujourd’hui) au chef de l’ Etat d’accepter l’arrangement politique d’autant que Pretoria ne modifie pas notre Constitution”, a avancé un patriote, hier à Yopougon sous le regard approbateur de ses voisins.

Assé Alafé




N°487:CULTURE:Concert au palais de la Culture Le récital mandingue du sorcier blanc

L'intelligent d'abidjan 5:37 am

Pour avoir flairé le coup, Titan-co, l’organisateur du dernier concert de Salif Kéita, rentre dans l’histoire. La salle Anoumanbo du palais de la Culture a tout simplement été le théâtre d’un récital mandingue mémorable.

Salif Kéita était en concert live au palais de la Culture de Treichville le samedi 16 avril. L’artiste, qui s’était engagée à célébrer l’amitié, n’a pas failli. Avant même son entrée en scène, sur le coup de 22 heures, la salle affichait complet. Vêtu d’une tenue Dozo, pieds nus, lorsqu’il fait son apparition, le public n’a pas le temps de souffler. D’aucuns diront que ce concert est celui qui a battu le record de l’applaudimètre au palais de la Culture, depuis son ouverture. De ‘’Moffou’’ à ‘’Soro’’, ses titres à succès sont égrenés par son orchestre qui maîtrise bien le sujet. De sorte que par moments, Salif est assailli par des fans qui veulent le toucher. Ces désagréments ont quelque peu perturbé la fête. Mais, il a fallu compter avec. Et tout de même, le public qui a repris les chansons en chœur n’en demandait pas mieux. Durant environ une heure, Salif à qui un décor plus où moins mystique a été concocté, pour ce show, était tout feu tout flamme. Non seulement la qualité des chants reflétait sa carrure, mais aussi ses jeux de scène suffisaient pour apporter de l’émotion dans la salle. Si ce n’est tantôt couché lorsqu’il reçoit un présent d’un vieil ami, c’est à un fan qu’il dédie la scène où encore une jeune Albinos qu’il tient dans ses bras. Au total, pour ce concert, Titan-co a bien harmonisé le show pour matérialiser la fraternité. Ainsi, plusieurs artistes locaux, dont les Marabouts, Kandet Kanté et bien d’autres ont bien aussi chauffé la salle, avant le déballage de Salif Kéita, que les Ivoiriens ne sont certainement pas prêts d’oublier.

Firmin Koto




N°487:SPORTS`:Championnat national 7e journée Les Aiglons se soignent petit

L'intelligent d'abidjan 5:36 am

Le week-end prochain, l’Africa sports national va effectuer un déplacement périlleux au Maroc, pour disputer la rencontre retour des préliminaires de la ligue des champions. Avant ce déplacement, les poulains de Richard Tardy ont fait une sortie face à Bingerville, comptant pour la septième journée du championnat national de première division. Les Aiglons, qui ne roulent pas au super actuellement, n’ont pas pu emballer le match. Au contraire, ils ont peiné face une formation bingervilloise déterminée.

Labi Cassiaty et ses camarades n’ont pas convaincu les membres associés, venus les soutenir et se faire une idée de la forme de leur commando, avant le déplacement pour Casablanca. C’est par la plus petite marque (1 – 0) que la formation vert et rouge a pris le meilleur sur son adversaire. Une victoire qui soigne malgré tout le moral des joueurs de Richard Tardy qui doivent réussir l’exploit d’aller gagner le Raja sur son terrain.

Pour le compte de cette même septième journée, la Jeunesse Club d’Abidjan (Jca) était face au Satellite du président Diaby “le gourou”. Les protégés du président Niamien n’ont pas fait dans la dentelle. Ils ont dynamité les satellitaires par le score de 3 à 0.

S. L.

sidiblancina@yahoo.fr




N°487:Mannequinât Des étudiantes créent leur agence

L'intelligent d'abidjan 5:35 am

Le vendredi 8 avril 2005, le restaurent bar ‘’Le Niagara’’ du complexe hôtelier Las Palmas, sis au II Plateaux, a accueilli la sortie officielle de la jeune agence Hca (Hight class agency) créée par des étudiantes de l’université et des grandes écoles. C’était en présence du président de la cérémonie, Placide Zougrana de l’Arcc, et de la marraine Hortense Gadji.

Ces belles et élégantes jeunes filles dont la gérante du Hca, Mlle Boli Hermance, ont su mettre en pratique dans les actes le vœu cher de la Côte d’Ivoire nouvelle. Il s’agit d’encourager désormais la jeunesse ivoirienne à l’initiative privée, afin de créer des emplois. Devant un parterre d’invités, constitué de connaisseurs et de nombreux journalistes de la presse écrite, le ton de la soirée a été donné par le mot de bienvenu dit par deux ravissantes demoiselles de la jeune et ambiance structure, en français et en anglais, dans des voix suaves et limpides. L’honneur a été fait par la suite à la responsable de l’agence de présenter sa structure. Aussi, a-t-elle dit que cette entreprise a été créée en mars 2004 et constitue aujourd’hui, avec l’expérience acquise, une agence prestige d’hôtesses et de mannequins, regroupant en son sein de jeunes filles belles, élégantes, respectueuses, vertueuses avec un niveau intellectuel conséquent. Elles parlent toutes couramment l’anglais et parfaitement le français. Ce qui pourrait être un atout considérable pour une agence d’hôtesses, vu les caractères internationaux des cérémonies, séminaires, ateliers et colloques. De plus, l’encadrement de ces jeunes filles est l’affaire de professionnels. D’où leur savoir-faire et savoir être au cours des manifestations. Puis, ce fut la grande fête faite de défilés, alternés de prestations artistiques, telles celle appréciée de O’Nel Mala. La fête fut tout en couleur et en son à la grande satisfaction des invités. Il faut ajouter que le président et la marraine dans leurs interventions respectives, ont appelé tous les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire à aider ces jeunes étudiantes dont le développement et la survie de l’agence Hca dépendront de leur sollicitude.

T.Y




N°487:NATION:Assassinat de Rafic Hariri Les Libanais de Côte d’Ivoire s’en souviennent

L'intelligent d'abidjan 5:35 am

La communauté libanaise a célébré une messe de requiem hier dimanche 17 avril 2005 à la mission libanaise du ‘‘sacré cœur’’ pour le repos de l’âme de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri assassiné le 14 février 2005 et pour la paix en Côte d’Ivoire.

Intervenant à cette cérémonie religieuse, Roland Dagher a reconnu les mérites et les qualités de l’homme politique que fut Rafic Hariri. Selon le conseiller économique et social, Rafic Hariri est celui là même qui a voulu s’impliquer personnellement dans la résolution de la crise Ivoirienne. ‘‘On a accusé Hariri de son vivant de tous les maux, alors qu’il ne recherchait que la paix. Hariri était un grand homme d’amour sans aucune passion. Malheureusement, les circonstances ont fait qu’il a disparu trop tôt. L’ancien Premier ministre a offert ses services à toute la communauté internationale (…)’’. Parlant de la situation socio-économique de la Côte d’Ivoire, M. Roland Dagher a dit qu’il faut garder espoir ‘‘car la Côte d’Ivoire n’attendra pas 16 ou 17 ans pour sortir de cette guerre’’. Avant de transmettre au nom du président Gbagbo, le message de paix de toute la nation ivoirienne à la République sœur du Liban. Mgr Joseph Aké, évêque auxiliaire d’Abidjan, représentant le clergé ivoirien a dit à propos de Rafic Hariri que ‘‘la vie d’un juste se trouve dans la main de Dieu’’. Aux dires de l’homme de Dieu, Hariri voudrait faire du Liban, un pays hautement modernisé grâce à ses relations personnelles. ‘‘Il est parti de ce monde au moment où l’on avait plus besoin de lui. Il a donné aux pauvres les chances de mener une vie passible sur terre. En acceptant de lutter pour la paix, il s’est efforcé de mettre en œuvre l’une des béatitudes du Père. Sachons rendre visible le visage du Christ par nos paroles’’. Au nom de la communauté libanaise de la mission du sacré cœur, Mgr Ziad a dit que le soutien du chef de l’Etat ne leur a jamais fait défaut. ‘‘Le Liban et la Côte d’Ivoire sont unis par un mariage d’amour et de raison’’, a dit l’homme de Dieu. Des présidents d’institutions, des ministres et des diplomates dont Georges Ouégnin ont aussi communié.

Dosso Villard




N°487:SOCIETE:Succession de Jean Paul II La procédure démarre, ce matin

L'intelligent d'abidjan 5:34 am

La période de deuil, après la mort du Pape Jean-Paul II, est à son terme. Les cardinaux vont donc se retrouver aujourd’hui pour l’élection du nouveau pape.

Ils sont au nombre de 115, ces cardinaux qui vont élire le successeur de Jean-Paul II. Le conclave se déroulera dans la chapelle Sixtine, dans le plus grand secret, jusqu’à l’élection du nouveau pape. Mais avant, ces cardinaux se sont réunis samedi en congrégation, pour la douzième et dernière fois, avant le début du conclave de ce lundi. Le Vatican a affirmé qu’aucun nom de candidat n’avait été discuté par les cardinaux. Mais, il semble bien que des affrontements ont opposé les cardinaux qui ne disposaient plus que de quelques heures pour dresser leurs derniers plans de bataille. Face à face, partisans et adversaires du cardinal allemand, Joseph Matzinger, considéré comme le gardien intransigeant du dogme. Une lutte aussi serait engagée entre deux représentants italiens. L’archevêque de Milan, Dionigi Tettamanzi qui apparaît comme un contrepoids possible à Joseph Matzinger et le cardinal Camillo Muini, président de la Conférence épiscopale italienne, qui disposeraient chacun d’une quarantaine de voix sur les 115 électeurs. Il faut noter que pour ce qui est du vote en conclave, l’assemblée demande d’abord à l’Esprit Saint d’agir sur elle. Le conclave est ouvert par une messe, ponctuée par des prières. Les cardinaux votent à bulletin secret, l’abstention est interdite. Le pape est élu à la majorité des deux tiers. Après trois jours sans résultats, le scrutin est suspendu par une journée de prières et d’échanges, puis sept scrutins sont organisés et cela trois fois si nécessaire. En cas de blocages, les cardinaux peuvent recourir à la majorité absolue. Pour savoir qu’un pape a été choisi, le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro V a déclaré samedi qu’un délai de 40 à 45mn s’écroulera dès l’apparition de la fumée blanche, signifiant que les cardinaux ont choisit un pape. L’annonce aux fidèles sera faite par la formule “Habemus papan” (nous avons un pape). Conservateur ou progressiste, le prochain pape devrait s’engager véritablement dans la question de santé, notamment du VIH/Sida. Il faut dire qu’un sondage a montré que 40% des Français souhaitent un pape originaire d’Europe.

Etienne Atta




N°487:ECONOMIE : Importation de la viande de volaille L’article 30 de la loi de finances 2005 crée problème

L'intelligent d'abidjan 5:33 am

La commission parlementaire des Affaires économiques et financières a adopté, le vendredi 15 avril dernier, le projet de loi de 2005. Cependant, l’article 30 de l’annexe fiscale de cette loi de finance reste en suspens, en raison de l’intérêt et des débats que cela a suscité au cours des discussions en commission.

La loi de finances 2005, quoique focalisée sur des objectifs prioritaires, pose un réel problème, pour ce qui est de l’article 30 de l’annexe fiscale sur les importations de viande de volaille. En effet, dans cet article, il est désormais imposé aux importateurs de la viande de volaille, une taxe de 700F cfa par kilogramme de viande importée. Cette même annexe exige aussi que les taxes sur les importations soient perçues dans les mêmes conditions que les droits de douane. Certes, la démarche menée par le ministre de l’Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun Bouabré, est noble, en ce sens qu’elle vise des objectifs économiques, mais le groupe parlementaire Pdci, voit en cela une menace sur l’approvisionnement du marché national en viande de volaille. En effet, depuis 1990, il est créé la loi n°90-442 du 29 mai. Cette loi a institué un prélèvement compensatoire sur les produits animaux importés, destinés à la consommation humaine. Ces prélèvements vont de :

-300Fcfa/Kg à 500Fcfa/Kg pour les morceaux et abats de volaille et de -400 Fcfa/Kg à 500 Fcfa/Kg pour la volaille entière.

A l’analyse, il se pose la question de double taxation sur les importations de viande de volaille. Puisque l’ancienne loi instituant des prélèvements compensatoires n’a pas été abrogée.

La face cachée de l’article 30

L’article 30 pose un double problème. Il s’agit d’une part de limiter le nombre des importations et de ne pas proposer de solution pour la satisfaction des populations, pour ce qui est de la fourniture du marché national de viande de volaille, d’autre part. En clair, nul ne doute sur cette question. C’est d’ailleurs ce pour quoi le débat sur l’article 30 a été suspendu à la demande du groupe parlementaire Pdci. Le temps que tous les contours soient élucidés. Pour les membres de ce groupe dont est issu le ministère en charge de la Protéine animale, imposer un contingement, cela suppose que les nationaux peuvent couvrir les besoins des populations en consommation de viande de volaille. Ce qui n’est pas évident. En ce sens que les aviculteurs nationaux sont limités à un nombre de tonnage, minime par rapport à la demande.

Situation du marché ivoirien

Avant la crise, le besoin national en consommation de viande de volaille était estimé à 24000 tonnes. Le ravitaillement du marché, en son temps se faisait de la manière suivante :

-Production moderne : 8000 tonnes,

-Elevage traditionnel : 12000 tonnes et

-Importation : 4000 tonnes.

Mais, la tendance va changer à partir de 2002 quand éclate la rébellion armée. En effet, en raison des menaces, certains aviculteurs ont dû très tôt abandonner leurs outils de travail. D’autres, quand bien même sont en zone gouvernementale n’ont plus pu poursuivre leurs activités par manque de financement. Voyant déjà les menaces qui planaient sur la consommation nationale en viande de volaille, l’Etat ivoirien, par le biais de son ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques, a dû faire appel au secteur privé. Ce qui a fait accroître du coup la part des importations à plus de 11000 tonnes. C’est grâce au secteur privé que la Côte d’Ivoire a pu éviter la pénurie. Ils continuent d’ailleurs de jouer ce rôle, puisqu’ils tiennent encore le marché. Pour un besoin actuel de 32000 tonnes de viande de volaille, les aviculteurs nationaux ne fournissent que 10.000 tonnes contre 15.000 tonnes pour les importations. Soit une couverture de 25.000 tonnes pour un besoin national de 32.000 tonnes. 7000 tonnes restent à pourvoir. Ce que la loi de finances devra corriger. Mais qui, malheureusement, pose des conditions qui risquent, si on n’y prend garde, d’asphyxier le marché national. Sans compter que les Ivoiriens peinent déjà à s’offrir de la bonne viande de bœuf à cause des tracasseries routières. Aujourd’hui, le kilogramme de la viande de bœuf se négocie entre 1300 Fcfa et 1500 Fcfa. Alors qu’il y a peu de temps, cette même quantité de viande était vendue à 1100 Fcfa. Ce qui voudrait dire que si l’importation de la viande de volaille doit connaître une réduction, il faudrait qu’une politique d’appui aux aviculteurs nationaux soit mise en place. Sinon, cette filière pourrait être confrontée à une grave pénurie. Or, c’est ce que le groupe parlementaire Pdci, chargé des Affaires économiques et financières, voudrait bien éviter à la Côte d’Ivoire, en demandant une révision de l’article 30 de la loi de finance. Car, si la double taxation, telle que perçue est maintenue, c’est sûr que les opérateurs du secteur privé jetteront l’éponge et le marché connaîtra une pénurie. Dans la mesure où les ressources nationales ne peuvent pas couvrir tous les besoins.

HONORE KOUASSI




N°487:HUMEUR par Vicky Delore Flou artistico-politique

L'intelligent d'abidjan 5:32 am

“La politique c’est l’art de déplacer les problèmes au lieu de les résoudre”, prévient le spécialiste. Et une des spécificités des hommes politiques, c’est de posséder les capacités de s’entendre sur tout, sauf sur l’essentiel. Sur la question, la Côte d’Ivoire offre l’exemple parfait.

En fait, plusieurs jours après le énième sommet de la dernière chance à Pretoria, un optimisme artificiel de sortie de crise anime les principaux belligérants. Et pourtant, dans la réalité, rien ou presque n’a encore été résolu, et n’est même pas en voie de l’être. Le faux espoir de fin de crise distillé au peuple meurtri pourrait, à tout moment se muer en véritable canular. Et pour cause.

Les deux blocages essentiels demeurent. Il s’agit notamment du processus de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) et de la modification constitutionnelle qui porte sur l’article 35 de la constitution, relatif à l’éligibilité à la présidence de la République de Côte d’Ivoire.

Un flou artistique – ou plutôt politique – entoure ce processus de retour à la normalité. Qui va désarmer ? Quand va-t-on désarmer ? Comment va-t-on désarmer ? A ces questions, même les concertations entre les Fanci et les Forces nouvelles, les jeudi et samedi derniers, n’apportent pas de réponses précises. Et les hésitations observées chez les participants aux travaux de Bouaké montrent bien que la méfiance est encore trop grande entre les hommes de Philippe Mangou et ceux de Soumaïla Bakayoko. En outre, même si le sommet de Pretoria ne le dit pas, la réussite du DDR semble liée au sort définitif que le président Gbagbo va réserver à l’article 35 de la constitution.

Justement, pour ce qui est de l’éligibilité à la présidence de la République, la position du médiateur est sans équivoque. “…je décide par la présente, en tant que médiateur, que pour ce qui concerne les élections présidentielles de 2005, le Conseil Constitutionnel devrait accepter l’éligibilité des candidats qui seraient présentés par leurs partis politiques signataires de l’Accord de Linas Marcoussis”, a tranché M. Mbeki dans une lettre adressée aux participants du sommet de Pretoria (3 au 6 avril 2005). Le suspense-polémique n’a pas pour autant pris fin.

Sur la question, le président Gbagbo doit des explications à ses partisans, farouchement attachés au respect de la constitution qui préconise l’organisation du référendum sur toute question touchant à l’éligibilité à la magistrature suprême. La rencontre entre le chef de l’Etat et les “forces vives” qui s’ouvre, ce matin au palais présidentiel, va, sans aucun doute, situer la réponse que Laurent Gbagbo entend donner à la proposition du médiateur Thabo Mbeki.

Entre-temps, le processus de paix va encore rester sous cale, comme toute la vie et l’économie nationale. Les projecteurs étant tous braqués sur les débats houleux entre le chef de l’Exécutif et ses invités.




N°487:Eligibilité à la présidence de la République Gbagbo organise son référendum

L'intelligent d'abidjan 5:31 am

Le médiateur Thabo Mbeki a proposé l’éligibilité de tous les participants à la table ronde de Linas Marcoussis à la future présidentielle. Avant de donner sa position, le président Gbagbo a décidé de consulter les couches socio-professionnelles, du 18 avril au 3 mai 2005. Les rencontres démarrent, ce matin, dans une atmosphère où le doute le dispute à l’espoir.

Après la proposition, le 12 avril 2005, du médiateur Thabo Mbeki, demandant la participation de tous les signataires des accords de Linas-Marcoussis aux élections présidentielles d’octobre 2005, le président Laurent Gbagbo se propose de consulter la nation du 18 avril au 3 mai, en vue de la conduite à tenir.

Si dans les milieux proches de la médiation et de la communauté internationale, on n’est pas favorable à cette forme de référendum déguisé, toujours est-il que le chef de l’Etat ivoirien tient à associer ses partisans à la décision finale, qu’il rendra au terme des échanges.

Aux yeux des observateurs de la vie politique nationale, les rencontres entre le chef de l’Etat et les “forces vives” qui débutent ce matin au palais présidentiel soulèvent un certain nombre d’inquiétudes. Notamment en ce qui concerne les couches sociales et la qualité des participants. “Si ce sont seulement les fanatiques de Gbagbo qui vont à ces rencontres, alors il faut craindre pour l’avenir du processus de paix”, s’inquiète un acteur politique sous le couvert de l’anonymat.

Laurent Gbagbo va-t-il tenter de sensibiliser ses partisans sur la position de Thabo Mbeki ou alors recherche-t-il, à travers ces rencontres, la force et l’énergie pour dire non à la proposition de la médiation sud-africaine ?

Pour les plus pessimistes, les débats à venir pourraient rappeler, les envolées verbales de la mi- 2000, lors des discussions sur la constitution de la IIe République. A l’occasion, les calculs d’intérêts, les guerres de positionnement et les marchandages politiciens avaient pris le dessus sur l’objectif de bâtir une Nation stable et prospère. La conséquence immédiate a été les élections sanglantes d’octobre et décembre. Et, surtout, la guerre du 19 septembre.

Les partisans du pouvoir sont, eux, plutôt réalistes. “Gbagbo a un devoir de vérité envers ces milliers de jeunes qui, depuis le déclenchement de la crise, ont pris tous les risques pour sauvegarder son pouvoir. Aujourd’hui, Gbagbo ne peut les ignorer. En s’adressant à ses partisans, le président entend montrer à ceux-ci qu’ils comptent sur eux et qu’ils peuvent également compter sur lui. En tout cas, le président de la République a déjà dit sa volonté de respecter la décision de Thabo Mbeki. Il ne s’agit maintenant qu’une question de procédure, dans le respect de la méthode Gbagbo. Qui, en toutes circonstances, entend associer son peuple à ses décisions. Le verdict sur l’article 35 revient au peuple, à défaut de le consulter directement, le président le fait subtilement”, conclut un proche du cercle présidentiel.

Forum des courtisans, des va-t-en-guerre et des pousses au suicide ou plateforme de sensibilisation et d’explications sur les sacrifices à consentir ? En tout cas, un fait est certain : quelle que soit l’opinion qu’on peut se faire des consultations qui s’ouvrent, ce matin au palais présidentiel, force est de reconnaître que les conclusions qui en découlent seront décisives dans le processus de sortie de crise.

Vicky Delore




N°487:Laurent Dona Fologo aux étudiants Rpp :“Le verdict revient aux populations”

L'intelligent d'abidjan 5:30 am

Le Rassemblement pour la paix (Rpp) a désormais sa cellule estudiantine et scolaire (Ces-Rpp). L’investiture a été faite le 16 avril 2005 au palais de la culture. Le père fondateur du Rpp en a profité pour dire des mots forts aux politiciens et aux étudiants.

La cellule estudiantine et scolaire du rassemblement pour la paix (Ce-Rpp) a reçu son baptême dans la salle Lougha François du palais de la Culture. Le bureau de 21 membres a pour président Auguste Fodé Kouadio. Cette manifestation qui a fait salle comble, s’est vite transformée en rendez-vous de consultation, pour les étudiants et les membres du comité de soutien aux institutions de la République (Cosir). “La paix reviendra-elle dans ce pays après Pretoria ?” ont-ils voulu savoir. Pour que la paix revienne, pour Laurent Dona Fologo : “Il n’y a que la volonté de vivre ensemble et de nous accepter les uns les autres qui peut nous amener à la paix durable”. Pour ce faire, Fologo a fait un cours d’éducation morale à tous les Ivoiriens. A ceux qui ont pris les armes, il a rappelé qu’une société qui n’accepte pas les règles élémentaires du respect de l’alternance, ne peut avancer. “Mais l’amour du pays nous conduit à accepter les autres”, a-t-il souligné. Aux politiciens, il a parlé sans ambage. A certains, il a demandé la culture de la patience. Car, lorsqu’on est étreint par l’ambition, l’intérêt supérieur de la nation ne compte pas. “L’ascension politique ne s’improvise pas”, leur a-t-il signifié. A d’autres, ceux-là qui sont “balayés” et qui veulent toujours revenir au pouvoir, l’héritier d’Houphouët-Boigny a demandé de calmer le jeu. “Vous n’êtes pas les seuls (…) la roue peut tourner sans vous”. Aux étudiants, Ldf a rappelé des paroles fortes de feu Houphouët-Boigny “la vraie indépendance, c’est vous les jeunes qui aurez à la conquérir, parce qu’il s’agira de choc des intérêts”. Mais pour y parvenir selon lui, les jeunes doivent joindre à la formation scientifique, technique, la formation morale, civique et l’amour du pays. Pour Fologo, “tous doivent payer le prix pour aller à la paix, en acceptant d’aller à la campagne et expliquer au peuple ce qui s’est passé. Et il tranchera”, a-t-il dit. C’est avec a-t-il dit la cohésion, la paix et la formation que la Côte d’Ivoire peut avoir l’indépendance espérée. Laurent Dona Fologo a terminé son allocution sur un appel de Béatitude “heureux les artisans de paix”.

S.Z.




N°487:Noël Nemin aux militants Pdci :“Si les refondateurs reprennent le pouvoir, nous sommes morts…”

L'intelligent d'abidjan 5:28 am

“Si les refondateurs reprennent le pouvoir en 2005 avec un nouveau mandat nous sommes morts…”, c’est l’alarme qu’a lancée M. Noël Nemin ancien président du Conseil constitutionnel et vice-président du Pdci représentant le président Bédié à la cérémonie de rentrée politique de la section Pdci Cocody nord-ouest. Il a attiré l’attention des militants sur la vigilance et la solidarité qui devaient être plus accrues au sein de la formation du vieux parti. “Le temps qui reste pour aller aux élections est court. Donc nous devons nous atteller à un travail de solidarité… “, notera-t-il avant de poursuivre.

”Si j’étais en ce moment à la place des refondateurs, je multiplierai les candidatures au sein du Pdci. C’est là que je m’adresse à tous nos militants en leur disant une seule chose, la division nous perdra. A ceux qui veulent s’écarter, je leur redis qu’ils vont être le malheur du pays…”, préviendra-t-il. “Nous sommes dorénavant engagés dans une course de marathon. Aujourd’hui, il faudra non seulement contacter nos militants, mais il va falloir les former aux techniques électorales…”, souhaitera-t-il. Celui, qui était aux côtés du président pendant la signature des derniers accords de Pretoria a livré quelques secrets du conclave du pays de Mandela. “Lorsque nous étions à Pretoria, on a vu le compte rendu d’un journal bleu qui disait que Soro était malade, Ado l’était et Bédié également. A la vue de ce compte rendu, nous avons ri. Non, chers militants le président Bédié est éblouissant de santé…”, dira-t-il. Pour les secrets de Pretoria, il a révélé. “A Pretoria les quatre grands leaders se sont parlés face à face.

Ils sont restés pendant des heures à discuter entre eux (…). Tous les problèmes du G7 que nous avons posés ont été acceptés. Les milices démantelées, le conseil constitutionnel et la Cei, revus et corrigés… Maintenant, il nous reste à jouer…”, relèvera-t-il sous la clameur des militants. A cette fête, on a révélé la présence de plusieurs barons de l’ex-parti au pouvoir. Jean Vincent Zinsou, N’Koumo Mobio, Bandama N’Guetta, Doukouré Moustapha… Cette cérémonie placée sous le parrainage du ministre Achi Patrick a été possible grâce au docteur N’Guessan Daniel qui a offert un siège à sa délégation. Des militants ont été décorés dans l’ordre du bélier.

Thibault R. Gbei




N°487:Rassemblement pour la paix à l’Ivoire Des milliers de femmes “épousent” Banny

L'intelligent d'abidjan 5:27 am

La coordination nationale des femmes pour Charles Konan Banny (Cnf-Ckb), la Copad (Confiance-paix-développement), a rassemblé des milliers de femmes hier dimanche 17 avril, au palais des congrès de l’hôtel Ivoire.

Les accords de Pretoria ont suscité de l’espoir dans le cœur des Ivoiriens : la paix. Pour sauvegarder cette denrée « rare », la coordination nationale des femmes pour Charles Konan Banny (Cnf-Ckb) de Brigitte Kané et l’Ong Confiance, paix et développement (Copad), ont voulu promouvoir une nouvelle génération de dirigeants, capables de participer à la reconstruction du pays. Consciente que la solution se trouve dans l’alternance politique, Mme Kané Brigitte a fait appel à une nouvelle équipe capable de capitaliser les richesses de la Nation et de rassembler les Ivoiriens autour de valeurs nouvelles. “Jusqu’où irons-nous dans l’impasse avant de décider de relever la tête et voir les réalités de notre situation en face et prendre nos responsabilités (…) Nous sommes fatiguées…”, a-t-elle martelé. Pour elle, les acquis, les facteurs clés qui ont fait de la Côte d’Ivoire la vitrine de l’Afrique de l’ouest, sont détruits. “Fatiguées de cette crise sans issue”, la Cnf-Ckb par la paix de sa présidente et le leader de la Copad, ont crié leur ras-le-bol. Pour mettre fin à leurs souffrances, les militantes de la Cnf-Ckb tendent la main au gouverneur Charles Konan Banny. Cet homme est pour elles, le seul “capitaine” capable de porter un véritable projet de rassemblement pour sortir définitivement le pays de la crise et de l’engager sur la voie d’un avenir meilleur. L’appel à la candidature du gouverneur, a également meublé tous les discours qui ont précédé l’allocution de Brigitte Kané. Six (6) autres mouvements de femmes : les amazones de Yamoussoukro, la jeunesse féminine, le mouvement Djiguiya, les filleuls de Banny, la Copad-France et la société civile, ont convergé dans le même sens : “Nous voulons nous épanouir dans un pays de paix, de fraternité et tranquillité” ou encore, “nous voulons une Côte d’Ivoire de confiance avec Charles Konan Banny dit “Charly”. Pour les femmes, les “pyromanes” doivent prendre leur retraite. Le palais des congrès de l’hôtel Ivoire, ses couloirs et son esplanade se sont avérés exigus pour le monde.

S.Z.




N°487:Les jeunes patriotes acceptent la paix par l’injustice

L'intelligent d'abidjan 5:26 am

Le chef de l’Etat rencontre les Forces vives de la nation à partir d’aujourd’hui lundi 18 avril 2005 et ce, jusqu’au 03 mai 2005. Les associations de jeunes qui ouvrent les hostilités ce matin sont très attendues par les Ivoiriens et surtout la communauté internationale. Bien avant, les différents états-majors des mouvements patriotiques se sont concertés.

De l’Alliance des patriotes, aux Parlements et Agoras en passant par l’Ulptci, malgré les incongruités, incohérences, insuffisances de l’accord de Pretoria, la majorité veut demander au président de ne pas tomber dans le piège et l’imposture que la France entend imposer à la Côte d’Ivoire. Les échanges ont été houleux mais les jeunes patriotes modérés dont les rangs ont grossi, sont arrivés à convaincre les sceptiques et extrémistes. Pour eux, le numéro un ivoirien a fait les preuves de sa résistance. Autant il est fatigué et veut la paix, autant eux le sont et continuent de le soutenir.

“C’est par une élection que Gbgabo est arrivé au pouvoir. Il n’est pas un chef de guerre. Dans les urnes, notre champion est imbattable. Houphouët et Guéi en savent quelque chose. Nous allons demander demain (Ndlr : aujourd’hui) au chef de l’ Etat d’accepter l’arrangement politique d’autant que Pretoria ne modifie pas notre Constitution”, a avancé un patriote, hier à Yopougon sous le regard approbateur de ses voisins.




N°487:Revue de la presse Plus jamais ça !

L'intelligent d'abidjan 5:26 am

La fin de la semaine a été très mouvementée. C’est le constat que nous donne la presse à la lecture des journaux de samedi. ‘’Descente musclée des policiers sur des étudiants marins’‘. ‘’Emotions à l’enterrement des victimes de mars 2004’‘. Bref, feuilletons ensemble les journaux.

‘’le Nouveau Réveil’‘, ‘’Le Patriote’‘, ‘’Dernière Heure’’ et ‘’Le Front’‘, ont consacré deux pages chacun à l’enterrement des victimes du 25 mars 2004. A lire le compte rendu fait par ces journaux, il y avait de l’émotion et surtout douleurs et consternations. Vendredi s’est tenu le premier Conseil des ministres après Pretoria. ‘’Frat-Mat’’ en a fait sa manchette avec cette phrase du chef de l’Etat. ‘’Acceptons tous l’accord de Pretoria’‘. ‘’Le Front’’ à propos de cet accord a titré ‘’Après Pretoria, Gbagbo veut tout mélanger’‘. Et ‘’Le Front’’ d’expliquer, qu’en décidant de rencontrer les Forces vives de la nation, le président Gbagbo veut se soustraire à la décision du médiateur. Dans cette même veine, ‘’Le Temps’‘, croit savoir ce que le peuple va dire à Gbagbo. ‘’Le chef de l’Etat sait que la voix du peuple est la voix de Dieu’‘, écrit ‘’Le Temps’‘. ‘’les Echos du Matin’’ livre en exclusivité, le schéma de Gbagbo pour modifier l’article 35. Pour ‘’Les Echos du Matin’‘, après la rencontre des Forces vives de la nation, le chef de l’Etat aura à opter pour une loi d’amnistie pour Ado ce qui lui donnerait la possibilité d’être candidat. ‘’Et la Constitution serait sauve’‘, conclut ‘’Les Echos du Matin’‘. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ donne en page 6, livre les derniers secrets de Pretoria sur l’éligibilité de Ouattara. ‘’Le Jour Plus’’ fait une analyse du régime Gbagbo sous le titre ‘’Ce qui a tout gâté’‘. Selon ‘’Le Jour Plus’‘, Gbagbo parle et Simone gouverne. Des étudiants battus à sang par des policiers, en effet, selon ‘’Soir Info’‘, des policiers ont fait une descente musclée à l’Académie de la mer dans la nuit du jeudi à vendredi. Bilan : des chambres saccagées et de nombreux blessés. ‘’L’Inter’’ rapporte que le Dg de la Douane a été séquestré pour raison de primes impayées. Descente de police nuitamment sur des citoyens, tueries massives, séquestrations de Dg, des actes à bannir de notre société. Plus jamais ça. Alors, plus jamais ça.

A demain .
Carlos A. Samassi




16/4/2005

N°486:UNE: Comment Mbeki a convaincu Gbagbo Les derniers secrets de Pretoria sur l’éligibilité d’Ado

L'intelligent d'abidjan 5:23 am

Le chef de l’Eta s’est fait désormais une raison : le président du Rdr peut être candidat aux élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Il s’est laissé convaincre par le médiateur Mbeki de l’Union africaine. Explications.

Même s’il a décidé de rencontrer les Forces vives de la nation la semaine prochaine, avant de se prononcer, le président Laurent Gbagbo a décidé de prendre un médicament ‘’amer’’ pour aller aux élections et mettre fin à la guerre. En fait, le numéro un sud-africain, selon des sources introduites, avant, pendant et après la rencontre de Pretoria a eu des tête-à-tête et des entretiens téléphoniques. Le président Sud-africain a été impressionné par le soutien populaire dont a bénéficié son homologue ivoirien durant les évènements de novembre 2004. Mbeki a alors prié Gbagbo de capitaliser ce soutien par le jeu électoral et non de le détruire. “Un chef est celui qui anticipe, sent les coups avant même ses conseillers techniques et renseignements généraux.

Etre président, ne revient pas à se faire plaisir mais à comprendre les autres”, aurait-il dit en substance durant son séjour abidjanais. Le successeur de Mandela revient à la charge à Pretoria. Le médiateur de l’Union africaine va livrer les secrets du Forum vérité et réconciliation de la nation arc-en-ciel. “Le président Mandela a réuni des collaborateurs pour expliquer ce que gagne la majorité (les noirs) à pardonner. Il nous a dit que la force militaire des Blancs était supérieure à celle de l’Anc. Seules les élections peuvent nous permettre de triompher (…). Finalement, nous avons accepté et aujourd’hui les faits lui donnent raison. Il est vrai que c’était dur d’écouter les confessions des bourreaux”, a expliqué le président Mbeki. Poursuivant ses confidences, il a expliqué que le président Gbagbo et les Ivoiriens ont beaucoup de chance. “Vous ne pouvez imaginer, ce que l’apartheid a créé comme victimes, drames et frustrations (…). Vous ne pouvez gagner une guerre contre la France. Au Conseil de sécurité un problème qui concerne les pays francophones est du ressort de leur ancienne puissance colonisatrice”.

Entêtez-vous et la Côte d’Ivoire sera mise sous tutelle onusienne. Au contraire, en faisant un sacrifice c’est vous le premier bénéficiaire”, a-t-il ajouté. Face à l’inquiétude du président Gbagbo concernant la violation de la Constitution Mbeki lui aurait demandé de choisir entre sauver la Constitution et abréger les souffrances des populations. Pour mieux le mettre devant ses responsabilités et le rassurer à la fois il a disséqué la Constitution. Gbagbo peut alors tomber sous le charme de Mbeki et lâcher du lest dans la rencontre à trois (Gbagbo-Bédié-Ado) le mardi 5 avril 2005 à Pretoria.

Au total, toutes les parties ont apprécié la médiation Sud-africaine. “Beaucoup de méthode, beaucoup de clairvoyance, beaucoup de modestie et non des leçons et des directives”, pense le président Gbagbo de son homologue sud-africain.

Aké Okoué




N°486:SPORTS:Football : rencontre amicale Les Lions de L’Atlas veulent se frotter aux Eléphants

L'intelligent d'abidjan 5:22 am

La sélection ivoirienne de football affrontera en match amical son homologue du Maroc, en août prochain en France, en préparation des deux dernières rencontres des éliminatoires combinées de la Coupe du Monde et de la CAN 2006, contre le Cameroun (4 septembre à Abidjan) et le Soudan (8 octobre à Khartoum).

Ce match amical aura lieu le 17 août prochain à Sedan (France) en vertu d’un accord signé mardi dernier, rapporte le quotidien sportif marocain “Al Mountakhab” dans sa dernière édition, citant le sélectionneur national marocain Badou Zaki. Les Lions de l’Atlas, qui sont à la recherche de leur billet pour le mondial allemand 2006, veulent avoir un bon “sparing partner” pour mieux préparer leurs deux derniers matchs de poule. Et, ils ne pouvaient avoir meilleur adversaire que l’équipe nationale ivoirienne. Les Eléphants de Côte d’Ivoire respirent la forme actuellement. Leader incontesté du groupe 3, la sélection ivoirienne ne veut pas lâcher du leste. Son objectif majeur est la qualification historique pour le mondial. Surtout qu’après cette rencontre leur adversaire de poule n’est autre que la sélection camerounaise qui est une candidate sérieuse aussi à la qualification pour l’Allemagne. Le dernier match amical ayant opposé les équipes marocaine et ivoirienne remonte au 30 avril 2003 à Rabat. Les Ivoiriens l’avaient alors emporté sur le score de 1 but à 0. L’équipe de la Côte d’Ivoire, entraînée par l’ancien coach des Lions de l’Atlas, le Français Henri Michel, occupe actuellement la tête du groupe 3 avec 15 points devant le Cameroun (11 pts) et l’Egypte (10 pts). La formation marocaine est également leader du groupe 5 avec 12 points, suivie du Kenya (9 pts en 5 matches), de la Tunisie (8 pts en 5 matches) et de la Guinée (8 pts). La Tunisie et le Kenya comptent donc un match en retard.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°486:CULTURE:Concert au palais de la Culture Salif Kéïta de “Soro” à “Mofou”

L'intelligent d'abidjan 5:21 am

Aujourd’hui samedi 16 avril 2005 Salif Kéïta en concert à partir de 21 heures. Les choses se précisent. Jeudi dernier tous les détails de l’évènement ont été donnés au cours d’un point de presse.

Salif Kéïta n’a pas pu être au point de presse qu’organisait jeudi Titanco l’organisateur du concert. mais, il est arrivé finalement hier vendredi. Néanmoins, les autres musiciens de l’artiste sont là depuis quelques jours pour des réglages. A l’issue des échanges, il ressort que ce concert est placé sous le signe de l’amitié. La situation socio-politique que vit la Côte d’Ivoire, en particulier, a crispé les rapports de fraternité qui existaient entre nos peuples. Il est donc nécessaire pour Salif Kéïta de créer une plate forme qui permette de partager des valeurs communes (amour et paix). De “Soro” à “Mofou” du plus profond de son répertoire, le “Toubabou” africain veut ressortir toutes les sonorités et les mots qui font grandir l’amitié. Toujours pour marquer son amitié pour la Côte d’Ivoire. Notons que récemment Salif Keïta avait été reçu par le chef de l’Etat à qu’il avait présenté son cora obtenu en Afrique du sud. Salif Keïta sur la terre qui a bercée sa carrière musicale après plusieurs années. Ce concert est un évènement à ne pas manquer. Rendez-vous donc se soir à 21 heures à la salle Anoumabo du palais de la Culture.

Firmin Koto
Firmin_koto@yahoo.fr




N°486:ECONOMIE:Télécommunications Les 6e journées nationales lancées

L'intelligent d'abidjan 5:20 am

Les 6e journées nationale des télécommunications (Jnt 2005) qui se tiendront les 17 et 18 mai 2005 ont été officiellement lancées le jeudi 14 avril 2005 au siège de l’union nationale des entreprises de télécommunications (Unetel) au Plateau.

Les télécommunications représentent pour les pays en voie de développement de réelles opportunités d’ouverture sur le marché international. C’est ce à quoi répondent les 6e journées nationales des télécommunications qui se tiendront dans le mois de Mai à l’hôtel Ivoire. Promouvoir les entreprises de télécommunication, de l’informatique et les fournisseurs d’accès et de services Internet, et faire découvrir leurs potentialités dans le cadre du processus de globalisation sont les objectifs visés par ces journées. Qui répondront à un besoin fondamental qui est celui de communiquer les avantages des technologies de l’information. C’est ce qu’a révélé Michel Loukou Kouadio, président de l’Unetel. Ce qui justifie selon lui le choix du thème. ‘‘Créer une société de l’information équitable : il est temps d’agir’’. Pour rappel, les télécommunications offrent environ 6000 emplois dont plus de 3000, ont été crées depuis la libéralisation. Les investissements cumulés dans ce secteur s’élèvent à plus de 200 milliards par an. Son chiffre d’affaire atteint dans l’ensemble 350 à 400 milliards.

Huberson Digbeu
Di0762_6870@yahoo.fr




N°486:SOCIETE : Santé Des Cd-Rom pour maintenir la bonne santé

L'intelligent d'abidjan 5:19 am

Désormais, toute personne peut être en bonne santé à partir d’un Cd-Rom. Cette information a été livrée le mardi 12 avril dernier à la salle de conférence de l’hôtel La Grâce sis à Cocody-Angré par Yapi N’Cho, l’inventeur.

Ce sont deux (2) Cd-Rom qui ont été conçus par Yapi N’Cho, ingénieur chercheur Informatique. Le premier dénommé “Hibou version 1- 0” est un outil pédagogique de référence pour les étudiants, infirmiers, et docteurs en médecine. Il contient des cours sur les principales maladies. Outre les professionnels de la Santé, toute personne ayant un ordinateur peut s’en procurer a dit l’inventeur Yapi N’Cho. Car, en le visionnant, il permet de maintenir la santé pendant plus de cinq (5) ans à travers les enseignements qu’il referme. Le second Cd-Rom conçu avec l’aide du collège des médecins de famille du Canada, renferme des conseils pour contrôler le taux de cholestérol est également destiné aux particuliers. Ce même Cd-Rom donne aussi toutes les informations sur les causes et les préventions du suicide. Il décrit l’épidémiologie du suicide et permet à toute personne d’éviter de se suicider ou empêcher quelqu’un de commettre cet acte ignoble. Ces deux Cd-Rom qui seront bientôt commercialisés ont une durée de vie de plus de 15 ans. Le “Hibou version 1-0”, lui, peut évoluer jusqu’à Hibou version 1.X selon l’évolution de la médecine. Comme chiffre d’affaire, la vente de ces deux Cd-Rom va générer plus de 150 millions de Fcfa sur toute l’Afrique francophone, a conclu l’inventeur Yapi N’Cho.

Etienne Atta




N°486:Inhumation des victimes du 25 mars 2005 Anaky Kobenan aux parents : ‘‘Pardonnez aux tueurs car ils ne savent pas ce qu’ils font’’

L'intelligent d'abidjan 5:18 am

La cérémonie de levée de corps et d’inhumation des victimes des évènements tragiques du 25 mars 2004 a eu lieu le vendredi 15 avril 2005 au cimetière d’Abobo.

En présence de hauts responsables politiques du G7, 48 corps des victimes des évènements du 25 mars 2004 ont été inhumés le vendredi 15 mars 2005 au cimetière municipal d’Abobo. Sur un total de 59 corps à inhumer ce jour-là, 48 seulement l’ont été par les responsables du G7, conduits pour la circonstance, par le professeur Alphonse Djédjé Mady. Ivosep Treichville n’a pas voulu rendre les 10 corps le médecin légiste n’ayant pas donné l’autorisation. Sur les 49 corps exposés pour la cérémonie à l’orée du cimetière d’Abobo, une famille est allée prendre un des leurs peu avant le début de la cérémonie. D’après le comité d’organisation de cette douloureuse cérémonie, les corps mis en terre ce jour-là ont tous été conservés à la morgue d’Anyama. Après la prière mortuaire dite par El Hadj Idriss Koudous, l’on est passé directement aux allocutions des dignitaires politiques présentes. M. Adama Bictogo, président du comité d’organisation a, après la minute de silence, demandé aux parents des victimes de pardonner et d’enterrer dignement leurs morts. Après s’être demandé pourquoi tant de morts, le maire Adama Tounkara d’Abobo a fondu en larmes. L’un après l’autre les ministres Anaky Kobenan, Henriette Dagri Diabaté, Alassane Salif N’Diaye et Alphonse Djédjé Mady ont demandé aux familles épleurées de pardonner. “Ils sont morts pour la justice. Donc ils ne sont pas morts’’, a exhorté le ministre d’Etat Anaky Kobenan. Avant de conclure ‘‘Nous ne devons pas chercher à nous venger…Demandons la miséricorde de Dieu sur les tueurs. Pardonnons leurs leurs crimes, car ils ne savent pas ce qu’ils font’’.

Barthélemy Téhin




N°486 : Contrôle de l’embargo Les inspections inopinées touchent l’ensemble au pays

L'intelligent d'abidjan 5:17 am

Le calme qui prévaut au plan militaire entre les zones gouvernementales et rebelles, n’a pas empêché les forces impartiales d’intensifier les contrôles dans du respect de l’embargo. Certaines parties du territoire ainsi que de nouvelles structures se sont retrouvés dans la ligne de mire de la Licorne et de l’Onuci.

Les forces impartiales pendant ce mois d’Avril ont étendu leurs visites surprises sur d’autres villes en dehors d’Abidjan et de Bouaké. Elles ont ainsi inspecté le 4 avril dernier, le port de San-Pédro. Les inspections ont touché les frontières du Mali, du Ghana et du Burkina Faso. De façon pratique elles ont procédé au contrôle de convois, de véhicules et de personnes.

En liaison aussi avec la Minul (Mission des nations unies au Liberia) l’Onuci a aussi mené des actions à la frontière avec le Liberia et la Guinée pour lutter contre la circulation d’armes légères et de combattants entres ces différents pays. Des bases militaires dans les villes de Man, Daloa, Bondoukou ont connu des visites surprises. L’aéroport de Yamoussoukro et de Daloa ont été touchés. Comme résultat, l’Onuci dit ne pas avoir constaté dans un camp comme dans l’autre la présence de matériels suspects, c’est-à-dire de nouvelles acquisitions. Les forces impartiales ont assuré que ces contrôles vont se poursuivre intensément, mais elles plaident aussi pour le renforcement de leurs effectifs afin d’être plus efficaces. Les forces impartiales ont aussi tenu à saluer et remercier les Fanci et Fafn et de façon générale et ont accepté et mis tout en œuvre pour que ces contrôles inopinés se déroulent dans les meilleurs conditions.

Olivier Guédé




N°486:POLITIQUE:Le commandant Wartchard prévient “Si Bouaké échoue, nous allons déposer Seydou Diarra”

L'intelligent d'abidjan 5:16 am

Le Cdt Wartchard président du Cnlb s’est prononcé sur l’accord de Pretoria et le désarmement des rebelles. C’était le jeudi 14 avril 2005, l’espace Délorvie à Adjamé.

Deux jours après la feuille de route de Mbeki relative à la sortie de crise en Côte d’Ivoire, des voix s’élèvent pour contester. Commentant l’accord de Pretoria, le Cdt Wartchard a dit ne pas se reconnaître dans ce ‘’deal’’ qui ne prévoit rien pour tous ceux qui ont souffert de cette guerre. “C’est un accord bidon et flou. Je suis déçu de Mbeki qui manque de courage. Il a tué Marcoussis. Il a été incapable de régler la question de l’éligibilité d’Alassane Ouattara et voilà qu’il se rabat encore sur le président Gbagbo”, a dit d’entrée Wartchard Kédjébo. Et de dire ensuite qu’on ne peut pas sacrifier toute une nation à cause d’un individu. “Si Bob Akitany a remplacé Gilchrist Olympio à l’élection présidentielle au Togo, pourquoi Alassane Ouattara ne ferait pas au tant en Côte d’Ivoire ?”, s’est-il interrogé. S’agissant de la rencontre de Bouaké sur le démarrage du désarmement des rebelles, le leader de la jeunesse du Centre a été très formel là-dessus. “Si la réunion de Bouaké ne nous détermine pas la date exacte du désarmement des rebelles, nous allons lancer l’offensive sur tous les fronts. Et cette fois-ci, si Seydou Diarra échoue à Bouaké, nous allons le déposer. Nous prendrons nos responsabilités. Nous rentrerons en rébellion et pour cela nous sommes prêts et nous trouverons ce qu’il faut pour libérer le pays”. Cette sortie du Cdt Kédjébo annonce certainement les couleurs de la rencontre prévue le lundi 18 avril 2005, entre le chef de l’Etat et les jeunes de Côte d’Ivoire.

Dosso Villard




N°486:Amadou Soumahoro :“L’histoire jugera chacun”

L'intelligent d'abidjan 5:14 am

Les principaux protagonistes de la crise ivoirienne ont pris la juste mesure des réalités du terrain. Celles-là sont très peu reluisantes. Elles sont même alarmantes ! Les rivalités politiques qui exacerbent les passions ne devront pas détruire le pays ça aussi ils l’ont compris. Du moins, nous voulons l’espérer. C’est pourquoi, il était devenu impérieux qu’un double sursaut moral et politique soit consenti. Sinon, sur quel territoire vivront les prétendants et, où régneront-ils ? C’est pourquoi, il faut saluer la sagesse qui a prévalu à Pretoria et espérer que les inconditionnels et les illuminés souvent chauffés à blanc, suivront le chemin tracé par leurs idoles : celui de la paix. Dans un passé lointain, ils nombreux, ceux qui n’avaient jamais pensé, qu’on en arriverait à ce spectacle historique de voir Gbagbo, Bédié, Ouattara, Soro, rigoler dans un pays déchiré. Désormais, il ne faut considérer que l’intérêt supérieur de la nation. Tout le monde, à un moment ou à un autre a eu, volontairement ou non, à offenser voire à offusquer l’autre. Le temps nous est, semble t-il venu de tourner la page des rancunes et des rancoeurs. Il apparaît plus que jamais nécessaire, de transcender nos petites querelles byzantines et de clochers. La Côte d’Ivoire est malade. Et, ceux qui ont compris la nécessité de lui prescrire ce remède absolutoire pour juguler ce mal que nous traînons sont à remercier. Il faut donc faire preuve d’élévation d’esprit, d’abnégation, de patriotisme véritable et de hauteur pour faciliter l’application définitive des accords de Pretoria qui, apparaissent être comme la dernière chance de sortie de crise pour les Ivoiriens. Les leaders des partis politiques et leurs inconditionnels sont tenus de taire leur orgueil personnel et, ne voir que l’intérêt supérieur du pays. C’est le prix à payer pour que la Côte d’Ivoire renoue avec sa tradition de paix, d’hospitalisé, de terre d’espérance et de pays de la vraie fraternité. Des valeurs et des vertus hélas, piétinées et foulées au pied. L’Assemblée nationale doit se garder d’être un obstacle si ce n’est une entrave au bon déroulement du processus de normalisation mis sur les fonts baptismaux à Pretoria (Tshwane) avec l’aide du président Thabo Mbeki et le peuple frère d’Afrique du sud. Notre parlement ne doit pas avoir d’état d’âme ou d’amour propre. Pas plus qu’il ne doit avoir vocation à s’opposer au retour de la paix, avec des diktas, dans le seul but de prolonger les souffrances des populations qui ont assez payé un lourd tribut à cette guerre inutile et stupide dont, sans nous en rendre compte, chacun est coupable !

A contrario, les députés ont le devoir de s’investir totalement et résolument dans la douloureuse mais exaltante mission de retour à la paix. Cela passe, on l’aura compris, par la mise en veilleuse de toutes les considérations claniques, de chapelles ou de paroisses politiques. Les calculs tendant à privilégier les intérêts partisans et de groupes sont à bannir. Aucun sacrifice ne sera trop grand pour la paix, elle est la condition sine qua none du retour définitif à la paix et au développement qui faisaient de notre pays, l’exception en Afrique. Cette paix est à nouveau indispensable, nécessaire et utile pour que tout reprenne et continue comme avant… Les accords sont les accords. Chacun doit respecter sa parole. La parole sacrée qui fait l’homme. L’histoire jugera chacun !

Amadou Soumahoro
Membre du secrétariat
général du Rdr
Ministre du Commerce




N°486:EVENEMENT :Dr Ahua junior, ex-conseiller de Koulibaly Mamadou

L'intelligent d'abidjan 5:12 am

“Thabo Mbeki propose une élection référendaire ouverte à tous et non une ouverture de l’article 35 avant les élections par l’article 48”

L’ancien conseiller de Mamadou Koulibaly pense que le médiateur Mbeki tout en décidant de rendre éligible tous les leaders politiques ivoiriens respecte la Constitution. “L’élection présidentielle devient référendaire”, précise Dr Ahua Junior.

Le plan final de Mbeki incite à ne plus parler d’Accord mais de proposition. Il serait redondant de reprendre ici le texte proposé par le médiateur sud-africain. Toutefois, chaque mot de son réquisitoire étant important, chaque lecteur devrait le lire plusieurs fois. Il importe cependant de retenir que Thabo Mbeki recommande entre autres, 1) le respect de la Constitution en tout point, notamment la non révision de la Constitution en cas de menace d’intégrité territoriale, 2) la présence d’ADO aux élections et 3) l’utilisation de l’article 48 dans un contexte légal en accord avec le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale.

Ce casse-tête chinois peut se démêler en se référant d’abord aux deux paragraphes conclusifs du texte de Mbeki, lesquels précisent le contexte dans lequel un amendement de l’article 35 peut être légal en considération des autres impératifs cités plus haut. Thabo Mbeki écrit ceci :

“La Constitution est la charte fondamentale de tout pays. Le médiateur est convaincu que la tâche principale pour le peuple ivoirien est de résoudre la grave crise qui a déchiré le pays et sa population, provoqué la mort et l’exode de nombreux habitants ainsi que la détérioration de la situation économique et sociale. Le médiateur, ayant ces considérations à l’esprit, est convaincu que le défi le plus immédiat pour le peuple ivoirien est le retour à la normale et à la stabilité grâce 1) à la réunification du pays, 2) au rétablissement de l’administration de l’État sur l’ensemble du territoire et 3) à la tenue d’élections présidentielles et législatives libres et équitables. (ATTENTION à la suite!) Ce n’est qu’après que ces objectifs auront été atteints que l’on pourra envisager d’effectuer les amendements à la Constitution de la Côte d’Ivoire qui seraient nécessaires. Ceci offre la seule voie si l’on veut que le processus de révision constitutionnelle contribue à consolider la paix, la stabilité, la démocratie et l’unité nationale”.

En clair, selon le Plan Mbeki, même si ADO doit être candidat par une procédure légale quelconque, en l’occurrence l’usage de l’article 48, la révision constitutionnelle ne devrait survenir qu’après les élections.

Et pour que l’usage de l’article 48 soit légal, il doit se limiter à autoriser la candidature de ADO sans révision de l’article 35, laquelle serait faite seulement après les élections en cas de victoire de ADO. L’article 48 ne servirait qu’à outrepasser le Conseil constitutionnel dans l’examen de la candidature. Légalement, le Président de la République a ce droit.

Ensuite, pour comprendre la suite à donner à ce texte de Thabo Mbeki, il faudrait se référer à la proposition d’élection référendaire que j’ai déjà suggérée dans la presse, dont Kofi Annan avait reçu copie (une précision importante), et dont je vous prie de trouver ci-après les passages pertinents et de convergence avec les préoccupations du médiateur.

I- Rappel sur le nœud gordien de l’éligibilité de ADO

3.1- Brève historique

L’éligibilité de ADO pose un dilemme dans la mesure où le Conseil constitutionnel a déjà statué qu’il est difficile de prouver de façon documentaire sa citoyenneté ivoirienne, tout en prenant acte qu’il a été Premier ministre de la Côte d’Ivoire. Sauf erreur, en un premier temps, ADO s’est dit Ivoirien d’origine et de parents Ivoiriens d’origine, ce qui l’a amené à poser sa candidature aux présidentielles de 2000. Au rejet de sa candidature, il s’est décrit comme une victime de xénophobie. En un deuxième temps, ADO a confirmé le doute entretenu sur son état civil en ne cessant pas de demander la révision de l’article 35 de la Constitution pour qu’il soit adapté à son éligibilité. Ce faisant, le Conseil constitutionnel et la Cour suprême se sont trouvés lavés de tout soupçon de partialité et d’injustice en rendant leurs décisions en 2000 disqualifiant ADO.

Les exigences de l’article 35 de la Constitution

Voici ce que dit l’article 35 concernant les exigences en matière d’état civil du candidat aux présidentielles : “….Le candidat doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité…”

L’éligibilité de ADO selon la Cour suprême

La Cour suprême, en appui à la Cour constitutionnelle, avait, le premier décembre 2000, invalidé la candidature de ADO aux législatives pour “nationalité douteuse”. En clair, ADO pourrait ne pas être Ivoirien. Deux mois plus tôt, soit le 6 octobre, la Cour suprême avait évoqué, pour les présidentielles, une panoplie de conditions d’éligibilité additionnelles que ADO ne remplissait pas, notamment la nationalité d’origine de ses deux parents et le fait de s’être prévalu d’une autre nationalité.

Les amendements proposés dans les Accords de Marcoussis ne correspondent pas aux exigences de la Constitution

Les Accords de Marcoussis “ordonnent” de changer la conjonction «et» contenu dans l’expression ”né de père et de mère ivoiriens d’origine” de l’article 35 par la conjonction «ou» et de biffer carrément toutes les autres conditions d’éligibilité reliées à l’état civil. Le problème de ces amendements de Marcoussis est que, une fois ces amendements faits, personne ne peut assurer que la Cour suprême ne pourrait pas rejeter de nouveau la candidature de ADO pour le même motif que celui évoqué lors des législatives de 2000, à savoir que ADO ne serait pas Ivoirien pour incapacité de l’intéressé à fournir un Acte de naissance juridiquement valable ou du moins à convaincre les Autorités constitutionnelles.

Quelle est la formule d’amendement adaptée à l’éligibilité de ADO?

Dans l’hypothèse où la Décision de la Cour suprême, rendue en 2000, est juste, la seule condition pour que la même Cour change d’avis sur l’éligibilité de ADO est que celui-ci apporte à son dossier de nouvelles preuves de sa citoyenneté ivoirienne ou que la Constitution soit amendée selon son état civil reconnu officiellement.

Ainsi, le problème d’éligibilité de Alassane Dramane Ouattara est plus complexe qu’on ne le croit. En effet, la problématique ne se pose pas seulement dans la volonté politique d’amender l’article 35 de la Constitution, ni dans le mode légal pour procéder à cet amendement, mais aussi et surtout dans la difficulté de formuler un amendement qui le rendrait éligible à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire et qui, à la fois, ne perturberait pas la paix sociale. En effet, un tel amendement équivaudrait à ôter tout simplement l’article 35 de la Constitution.

3.2- Les ingrédients de base de la solution à la crise

Résoudre le problème d’élection pour résoudre la crise ivoirienne suppose la prise en compte de la cause de la guerre, des enjeux subséquents, de la légalité constitutionnelle et de la paix sociale. Il s’agit d’un pari ayant pour prémisses paradoxales, les trois éléments suivants :

1-ADO doit être candidat (en accord avec la Proposition Mbeki)

Dans le contexte actuel, la candidature de ADO aux élections présidentielles de 2005 n’est pas motivée par le droit, ni par la légitimité, mais par un ensemble de facteurs conduisant à la paix sociale, dont la fin de la guerre, la crédibilité et la reconnaissance internationale des élections et l’obtention de fonds de reconstruction économique afin de soulager la population de ses souffrances.

2-Éviter un référendum sur l’amendement de l’article 35 (en accord avec la Proposition Mbeki)

Un référendum direct a un résultat binaire. C’est Oui ou c’est Non. On perd ou on gagne. Premièrement, faire un référendum sur l’amendement de la Constitution présuppose donc l’existence d’un esprit démocratique tel que les perdants se rallient. Or, au regard du référendum sur la Constitution, tenu les 23 et 24 juillet 2000, adopté avec 86% des suffrages et approuvé par tous les partis politiques, et, malgré tout, de la guerre subséquente en guise de protestation, il y a lieu de craindre que la répétition de l’exercice référendaire ne se fasse pas dans un climat serein. Cela, d’autant plus qu’un résultat défavorable aux révisionnistes pourrait amener les opposants au régime à accuser le camp présidentiel et ses patriotes d’avoir usé de leur droit démocratique et d’avoir fait campagne pour le Non. Deuxièmement, un résultat favorable aux révisionnistes les conduirait à traduire immédiatement ledit résultat en terme de majorité alassaniste et à l’extrapoler sur les élections présidentielles imminentes dont la seule issue anticipée et acceptable pour eux serait la victoire de ADO. Troisièmement, la tenue d’un référendum exige les mêmes conditions de préparation d’une liste électorale fiable que les élections. De ce fait, les dates du référendum et des élections seraient très rapprochées compte tenu de l’échéance fixée en octobre 2005 pour les présidentielles. Enfin, quatrièmement, peut-on trouver une formule d’amendement de l’article 35 qui fasse consensus entre les révisionnistes, les partisans du statu quo et le Conseil constitutionnel ?

3-Éviter le recours à l’article 48 pour changer la Constitution et décréter l’éligibilité de ADO (en accord avec Mbeki qui suggère la légalité malgré l’usage de l’article 48 en proposant l’amendement constitutionnel après les élections)

Les difficultés reliées à l’usage de l’article 48 de la Constitution pour amender l’article 35 sont importantes. Premièrement, le camp présidentiel serait appelé à trouver une formule d’amendement qui serait recevable à la Cour suprême, c’est-à-dire qui rendrait ADO éligible aux présidentielles. Bien évidemment, il y a un raccourci, celui de se contenter d’utiliser l’amendement proposé dans les Accords de Marcoussis. Ce serait un bon débarras, certes, pour le camp présidentiel qui n’aurait pas à se casser la tête. Mais un débarras qui pourrait se transformer très vite en un embarras extrême et un cul-de-sac si la Cour suprême, absente à Marcoussis, décidait, au bout du processus, de l’inéligibilité de ADO malgré l’amendement par décret présidentiel. Deuxièmement, le Président du Conseil constitutionnel, Yanon Yapo, et le Président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, ont déjà décrié l’illégalité d’une telle procédure et mis en garde le camp présidentiel. Troisièmement, rendre ADO éligible avant le 30 septembre 2004, comme le recommandait Accra III, aurait été une prime à la rébellion qui se serait empressée de désarmer, criant victoire. Leur expression : “Nous avons pris les armes pour que ADO soit candidat” aurait eu son pesant d’or. Cela aurait été un dangereux précédent et un recul démocratique. Ainsi, personne ne rendrait service à la Côte d’Ivoire à long terme si on contraignait le Président de la République à amender la Constitution, unilatéralement et illégalement, sous la menace des armes ou la pression de coup d’État.

II- LA STRATÉGIE APPROPRIÉE (en conformité avec les propositions du Plan Mbeki)

4.1- La solution proposée : une élection référendaire ouverte à tous

Une élection référendaire est une campagne admise dans toutes les démocraties, dont l’issue est double : élire un représentant, en l’occurrence le président de la République et consulter la population sur un sujet, dans le cas présent, il s’agit d’accepter ou non comme candidat et éventuellement comme président de la République, le personnage controversé de ADO. Cette solution est viable pour les deux (2) raisons suivantes :

1-Le Président de la République est élu aux suffrages universels et à la majorité absolue. Ce sont les mêmes conditions qui régissent un référendum.

2-L’aspect référendaire tient du fait qu’une victoire de ADO signifierait une acceptation par la population de réviser l’article 35 de la Constitution. Une défaite de ADO maintiendrait la Constitution dans le statu quo. C’est un peu comme si on avait déjà fait un référendum qui aurait été favorable à ADO mais que le changement constitutionnel serait conditionnel à son élection. C’est une façon élégante, pacifique et légale d’éviter un référendum sous pression pour un oui et donc illégal et conflictuel.

4.2- Le processus légal proposé

Le déroulement de l’élection référendaire se ferait de la manière suivante:

1-Considérant que la candidature d’Alassane aux élections présidentielles est une des causes avouées de la guerre, que la souveraineté du pays appartient au peuple (Art.31 de la Const.) et qu’un référendum sur la révision de l’article 35 serait inefficace pour conquérir la paix sociale, le Président de la République utiliserait les pouvoirs exceptionnels que lui confère l’article 48 de la Constitution pour autoriser ADO à battre campagne sans autorisation préalable du Conseil constitutionnel et sans modification de la Constitution (La proposition Mbeki suggère l’approbation de forme du Conseil constitutionnel en trouvant une formule qui rend cette situation légale, ce qui est résolu par le droit d’usage de l’article 48 sans consentement de la Cour constitutionnel et aussi par caractère référendaire de l’élection présidentielle). Cette ouverture exceptionnelle s’appliquerait à tous les autres candidats pour éviter une distorsion en matière de justice (en accord avec la proposition Mbeki qui parle d’élection sans exclusion).

2-Le décret présidentiel deviendrait caduc si les rebelles ne désarment pas complètement avant une date limite à fixer (Ceci n’est plus nécessaire compte tenu du fait que le désarmement précède le tout et qui serait même en cours selon le Plan Mbeki).

3-En cas de victoire de ADO aux élections, la Constitution serait amendée et adaptée à l’état civil reconnu du gagnant et ce, par les Autorités constitutionnelles et judiciaires compétentes (Le Plan Mbeki propose aussi que l’amendement de la Constitution se fasse après les élections). Dans ce cas de figure, l’amendement de la Constitution précéderait l’assermentation du nouveau président élu.

4.3- Les avantages d’une élection référendaire ouverte à tous (correspondent aux préoccupations soulevées dans le Plan Mbéki)

1-L’annonce de la candidature de ADO devrait mettre fin à la guerre si la rébellion est de bonne foi.

2- ADO aurait l’occasion de sortir de son exil pour battre campagne sur le terrain et défendre sa cause, alors que la tenue d’un référendum sur la révision de l’article 35 ne l’obligerait pas à faire face à la population, laquelle a besoin d’être informée directement par les acteurs concernés eux-mêmes.

3-Ni le camp présidentiel, ni aucune autre institution, n’aurait de formule d’amendement à proposer avant d’aller en élection. Ce qui favoriserait un climat serein avant les élections.

4-La candidature de ADO, étant légitimée par l’ampleur de la pression interne et internationale sur le régime en place, serait une concession politique non illégale et acceptable pour les électeurs dans le contexte d’une élection référendaire. L’éligibilité des uns et des autres serait alors un enjeu de la campagne électorale dont le seul arbitre serait le peuple.

5-Les crimes de la rébellion ou du Pouvoir seraient débattus bien entendu.

6-La légalité constitutionnelle serait préservée, car l’article 35 ne serait révisé qu’après les élections, si nécessaire, et l’article 127 interdisant tout amendement de la Constitution en cas d’atteinte à l’intégrité territoriale serait respecté. Il n’y aurait donc pas de recul démocratique.

7-Il n’y aurait pas de prime aux rebelles qui désarmeraient sans changement de la Constitution mais qui auraient obtenu en contrepartie des élections ouvertes à tous, leur principale revendication.

8-La formule d’élection référendaire, plutôt que celle d’un référendum suivi d’une élection, amènerait à faire des économies d’échelle en terme monétaire, de temps et d’énergie.

9-Le camp présidentiel aurait respecté l’esprit des Accords de Marcoussis et d’Accra III puisque la finalité de toutes ces signatures est, pour les uns, la présence d’ADO parmi les concurrents au poste de président de la République et, pour les autres, le désarmement des rebelles et la fin définitive de la guerre.

10-Les amendements issus de Marcoussis seraient un enjeu électoral. Les révisionnistes feraient la promesse qu’ils changeraient les lois concernées en cas de victoire aux présidentielles et de majorité aux législatives. Les conservateurs promettraient le statu quo (Le Plan Mbeki propose l’adoption de nouvelles lois conformes à la lettre et à l’esprit de Marcoussis. Cependant, comme le Plan Mbeki affirme aussi son attachement à la Constitution, les parlementaires qui le désirent, pourraient proposer en toute liberté l’entrée en vigueur des lois non électorales après les élections seulement, ce qui devrait amener un consensus autour de l’adoption sans débat de la Loi controversée de la nationalité. D’ailleurs cette condition de report de l’entrée en vigueur de certaines lois devrait être une exigence du Président de l’Assemblée nationale pour accepter l’usage de l’article 48 et la transmission à l’Hémicycle des nouveaux projets de lois issus de Marcoussis).

Sauf erreur, les journaux ont annoncé une consultation de divers groupes sociaux que le Président entend faire sur le Plan Mbeki. La pédagogie du camp présidentiel devrait donc s’articuler autour du concept facile à expliquer d’élection référendaire ouverte à tous.

Plus tard, pendant la campagne électorale, les enjeux qui ne manqueront pas, seront débattus pour que chaque électeur ivoirien sans exception, excluant par contre l’ivoirisation massive et illégale de Marcoussis, choisisse le candidat à même de mieux représenter ses intérêts.

Par Dr Antoine Ahua Jr,
Ex-Conseiller Spécial du Président de l’Assemblée nationale
Québec, le 15 avril 2005
antoineahua@hotmail.com




N°486:Les samedis de Biton Par Isaïe Biton Koulibaly Les faux déplacés

L'intelligent d'abidjan 5:08 am

C’est un lieu commun. Les Africains ne travaillent pas. Cette phrase a été si chantée que les colons à l’époque faisaient subir des sévices aux “nègres” pour les amener à travailler. De nombreuses études ont trouvé comme origine à cette paresse le phénomène de la chaleur. Ce n’est un secret pour personne que la chaleur ne motive pas pour travailler. L’une des grandes forces des “blancs” résident dans leur climat.

Dans le froid on se bat davantage. En plus, le foyer devient un lieu de repos et de réflexion. La solitude étant la patrie des forts. Pour être inspiré ou pour créer l’âme a besoin de plusieurs heures de silence dans la journée. Or, cela est une denrée rare en Afrique. On passe tout le temps à bavarder et l’énergie s’envole. Aujourd’hui, je comprends mieux la devise de notre pays. Union. Discipline. Travail. Je me demande si un autre pays africain a une si belle devise. Ces trois mots sont le fondement du développement. Et le travail est d’une importance capitale pour créer les conditions du développement. Le premier impératif du développement consiste à travailler beaucoup plus que les horaires fixés. Je me souviens, comme si c’était hier, d’une fête de travail. Un premier mai. Je ne me souviens pas de la date.

Je suis toujours fâché avec les chiffres. Je ne sais pas compter. Les syndicats demandaient au Chef de l’Etat, Félix Houphouët-Boigny, de leur accorder le samedi matin. A l’époque, on travaillait le samedi matin. Les écoles s’ouvraient les samedis matins. Houphouët n’accorda pas cette année là le samedi matin. Il disait qu’on aurait dû travailler le samedi soir si les “Blancs” ne travaillaient pas avec nous. Finalement les travailleurs ont obtenu ce fameux samedi matin car les levées de corps ne finissaient pas les samedis. Les bureaux se vidaient pour aller aux levées de corps. Quand la doléance fut accordée les levées de corps devinrent le vendredi matin et après midi. Les bureaux se vident. Toutes les études les plus sérieuses ont montré que les pays pauvres travaillent beaucoup moins que les pays riches.

Les heures de travail ne sont pas respectées. Quand le travail commence à 8 heures la plupart des fonctionnaires arrivent trente, quarante ou cinquante minutes plus tard. A la descente fixée à midi nos braves fonctionnaires ne sont plus à leur poste dans leur grande majorité. La raison : s’ils descendent à midi plus de nourriture au maquis. Alors, la descente commence à 11 heures ou 11h30. Les après-midi sont les plus intéressants. A 16H30 beaucoup sont déjà partis. Quand vous devriez voir le fonctionnaire qui doit s’occuper de vous ces collègues vous répondent qu’il s’est déplacé. Ils sont presque tous en déplacement ces faux déplacés. Pour mieux comprendre le manège, insistez pour atteindre. Au bout d’un moment on vous dira qu’il n’est pas sûr qu’ils reviennent. Il suffit de vous trouver à l’arrêt des transports publics pour savoir que la plupart de nos travailleurs n’attendent pas 17h30 ou 18h pour se rendre à la maison. On ne peut plus parler de chaleur comme à l’époque coloniale. Toutes les mesures prises pour faire respecter les horaires ont été des échecs. Et pourtant depuis l’époque primaire on apprend à respecter les horaires. Que d’élèves qui sont souvent au dispensaire pour cause de maladie imaginaire.

Et cela va se poursuivre dans la vie professionnelle. A leur décharge les “patrons” aussi sont encore les plus grands faux déplacés. Ils ne viennent jamais à l’heure pour donner l’exemple. Ils sont toujours partis pour des réunions ou autres obligations sociales. Un ivoiro-allemand qui nous regardait travailler s’étonnait qu’on arrive à l’heure au travail et non avant. Quand on dit que l’heure du travail commence à 8 heures, il faut arriver trente minutes avant et démarrer le travail à l’heure juste. On comprend donc que ces pays se développent. Les pays africains pour avoir des performances doivent commencer à respecter les horaires du travail. C’est simple et c’est très efficace. Mais comment mettre les Noirs au travail ? On ne peut plus parler de chaleur, les bureaux étant climatisés. La semaine prochaine nous verrons pourquoi les Africains ne travaillent pas assez. Dans l’attente, abordons un sujet qui n’a rien à avoir avec mon thème. Il S’agit des Prophéties de Malachie (1094-1148). Il laissa un livre d’une centaine de pages qui trouva le nom de tous les papes désignés à l’aide d’une petite maxime latine décrivant chacun d’eux.

D’après les prophéties de Malachie le prochain pape se désigne par la gloire de l’olivier ce qui signifie que le prochain pape sera d’origine juive. Et sans doute le cardinal Lustiger dont le vrai nom est Aaron avant son baptême en 1940. A son arrivée à Rome, Lustiger que j’ai écouté sur France 2 disait : “J’avais toujours souhaité mourir avant Jean-Paul 2 ou avoir dépassé l’âge de participer au conclave.” Que signifie cette phrase ? Lustiger sera-t-il le prochain pape ? Le déplacé de Paris à Rome. Attendons de voir. A samedi prochain.




N°486:Affaire ministre RDR/Gbagbo : Ado tranche le cas Hamed Bakayoko

L'intelligent d'abidjan 5:06 am

Le mentor du RDR n’est pas resté indifférent devant les allégations de collusion entre certains des ministres de son parti et le chef de l’Etat ivoirien.

Instruit par les cas de l’Udpci, Ado a pris les choses au sérieux et les taureaux par les cornes, ajoutant aux seules allégations de collusion les informations relatives à l’enrichissement illicite des cadres républicains au gouvernement.

Le président du RDR compte poser la question de confiance à chacun des ministres concernés et a demandé des rapports précis de façon discrète sur le comportement des ministres du gouvernement Diarra.

En attendant Ado a décidé de trancher le cas Hamed Bakayoko en choisissant de renouveler et maintenir sa confiance au plus jeune des ministres RDR et du gouvernement.

Conseiller spécial à la jeunesse du président du parti et pur produit du style managérial de Ouattara le ministre des NTIT se voit confier l’organisation du congrès des jeunes du parti des républicains qui a lieu dans quelques jours.

Une marque de confiance qui montre bien que le promoteur de le patriote, en dépit de la crise qui secoue son entreprise en ce moment, reste dans le cœur des militants du parti et de son président.

A lui de prouver qu’il mérite cette confiance en organisant dans de bonnes conditions le congrès des jeunes, en boostant les activités dans son ministère et surtout en gérant de façon exemplaire la crise entre lui et ses ex-hommes de confiance déterminés de tenter une nouvelle aventure !Les défis et obstacles sont bien nombreux pour Ham Bak.




N°486:chronique de l’économie n°10 La gangrène

L'intelligent d'abidjan 5:05 am

La fraude, la concurrence déloyale, la corruption sont les maux dont souffre l’économie ivoirienne. Cette situation s’est brusquement aggravée avec la crise que vit la Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002. Certaines entreprises ne se font pas prier pour renflouer leur caisse en usant es moyens peu recommandables. Ainsi toutes les entreprises, qui, à quelques niveau qu’elle se situent, trichent avec la loi fiscale de notre pays sont concernées par la fraude. Cette gangrène de l’économie ivoirienne fait beaucoup de malheureux car des sociétés d’honnêtes citoyens sont contraintes à fermer leurs portes entraînant le chômage des agents, la destruction du tissus économique et l’instabilité sociale.

La fraude fiscale fait perdre de l’argent à l’Etat car le non paiement des impôts par certaines entreprises compromet la prise en charge efficace des dépenses de l’Etat. Ce sont les recettes fiscales qui servent à construire des centres de santé, les écoles, à l’entretien des routes, le paiement des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat et assurer les autres charges de fonctionnement de l’Etat.. Ces dernières années la fraude a pris une forme plus inquiétante et subtile. Elle consiste, pour les entreprises, à ne pas payer la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et diverses autres taxes (CPNS, Impôt sur les salaires part patronal…). Par exemple dans le secteur des oléagineux, les industries de seconde transformation comme Cosmivoire et Unilevers sont les grandes victimes de la fraude. Les techniques de fraude utilisées sont, soit la non facturation (les clients reçoivent dans les meilleurs des cas un bon de livraison ou de connaissement sur papier ne comportant aucune en tête), soit le recours à l’article 271 quater du code général des impôts. Ce texte permet à toute entreprise assujettis à la TVA réalisant au moins 80% de son chiffre d’affaire à l’export de ne pas s’acquitter de la TVA. C’est le cas du groupe agro-industriel ADAM AFRIQUE, spécialisé dans la production et distribution des produits oléagineux. En 2003, prenant prétexte de la crise, le groupe ADAM AFRIQUE/UOC a décidé de privilégier les ventes à l’exportation a fin d’arrêter l’aggravation de sa situation de trésorerie. En fin de compte les déclarations d’exportations (80%) sont loin de la réalité ce qui fait penser qu’une partie des produits n’ont pas franchi la frontières ivoiriennes.

Cette fraude a déjà eu des conséquences néfastes (fermeture d’usines et d’entreprises) sur le secteur qui produit 300 000 tonnes d’huile brute et occupe 24000 planteurs villageois. Pour l’instant les industries de la première transformation ne sont pas très touchées par cette fraude mais subissent les effets du fait de la trop grande interdépendance dans la filière. Si rien n’est fait par l’Etat, la fraude dans la filière va entraîner le fermeture des entreprises concurrentes, l’arrivée massive des huiles importées d’Asie dont la qualité n’est pas requise, l’arrêt de l’achat de régime aux planteurs et la filière risque de disparaître.

La fraude est prononcée dans les zones sous contrôle des forces nouvelles où les contrefaçons, la concurrence déloyale, la fraude sont devenues une seconde habitude. Cette situation a forcement un impact sur la zone gouvernementale du fait des échanges qui s’effectuent entre les deux zones et de la porosité des barrages. Les filières textile et sucre sont les grenades victimes du fait qu’elle sont implantées en zones assiégée et vendant en zone libre. Ainsi les sociétés UTEXI de Dimbokro, l’usine WRANGLER, l’usine COTIVO d’Agbovile, la société QUALITEX du groupe CFAO, ont été laminées par la crise avec à la clé des milliers de familles jetées à la rue. Seule la société UINWAX fait de la résistance mais jusqu’à quand tiendrait-elle ? Dans la filière sucre le décor est différent car SUCRIVOIRE et SUCAF ont maintenu leur activité malgré la montée de la fraude. Tous les jours, ce sont des milliers de tonnes de marchandises de toutes sortes qui sont déversés sur l’ensemble du territoire ivoirien sans que l’Etat ne perçoivent un seul centime. Dans la zone assiégée le sucre utilisé vient du Brésil alors que les entreprises SUCRIVOIRE et SUCAF produisent du sucre. Ce sucre brésilien a inondé les marchés à partir principalement des frontières du Burkina Faso et du Mali. Les pagnes de contrefaçons proviennent quand à eux du Burkina, du mali et de la Guinée. La fraude est devenu un trafic juteux pour quelques « barons « et des chefs de guerre locaux qui se remplissent les poches au détriment de l’Etat. Pour le sucre par exemple l’astuce trouvé est faire croire qu’il est produit en Côte d’Ivoire en les remettant dans des sacs d’emballages des sociétés productrices pour traverser les services de contrôle douanier et de répression des fraudes.

L’administration fiscale doit redoubler de vigilance pour traquer les fossoyeurs de l’économie ivoirienne. Dans les régies financières la lutte contre la fraude dans toutes ses formes doit être de mise afin de permettre à notre économie de redecoller dès la fin de la crise pour atteindre les sentiers de la croissance et du bonheur pour chacun.

Par Sylvain A. LOUA
sylvainloua@yahoo.fr




N°486:Projet de loi de finance 2005 L’article 30 sur l’importation de volaille divise les députés

L'intelligent d'abidjan 5:04 am

Le projet de loi de finance a été adopté en commissions, dans l’après midi d’hier vendredi 15 avril 2005, par les députés de la nation.

L’adoption du projet de loi de finances 2005 a fait l’objet de discussion hier. Sur les nombreuses préoccupations des députés, le ministre de l’Economie et des Finances Paul Antoine Bohoun Bouabré a été prompte. En homme serein, il a répondu à toutes les inquiétudes relatives à cette loi de Finance. Il a expliqué aux uns et autres les raisons de l’option du gouvernement à travers le budget de stabilisation qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1735 milliards de Fcfa. Selon l’argentier de l’Etat, ce budget s’inscrit dans le cadre d’une reprise des activités économiques. Toutefois, cela ne sera possible qu’à condition que la paix revienne. Voilà pour, il s’est réjoui du fait qu’une partie de ce budget puisse être injecté dans le Ddr. En ce sens qu’il n’est pas fortuit. D’autres préoccupations telles, le faible revenu de l’exploitation pétrolière, la question de la querelle Agetu

-District, …. Ont été abordés. Même si le projet de loi a été adopté, l’article 30 sur les importations de volaille est resté en suspends, sous la pression du groupe parlementaire Pdci, qui a y apporté des amendements.

H.K




N°486:Le porte parole du Quai d’Orsay : ‘‘La France attend une réaction de la Côte d’Ivoire’’

L'intelligent d'abidjan 5:03 am

Il y a aujourd’hui un an, disparaissait M. Guy-André Kieffer. A cette occasion, Michel Barnier a appelé aujourd’hui son épouse, Mme Osange Kieffer. Le ministère des affaires étrangères s’est mobilisé sur cette affaire depuis le début et a des contacts avec elle et sa famille à plusieurs reprises.

Je vous rappelle par ailleurs que le juge français Patrick Ramaël, vice-président chargé de l’instruction au Tgi de Paris, s’est rendu à Abidjan dans le cadre de quatre commissions rogatoires internationales. Dans le cadre de cette procédure, les autorités français ont transmis aux autorités ivoirienne, le 24 mars 2005, la demande de ‘‘Prêt de détenu’’ concernant le témoin principal de l’affaire, M. Michel Legré. Il appartient maintenant aux autorités ivoirienne de faire connaître leur réponse’’.




15/4/2005

N°485:UNE: Voici le nouveau combat de Gbagbo, d’Ado, des patriotes et des autres…

L'intelligent d'abidjan 5:40 am

Au moment où le chef de l’Etat s’apprête à entrer en consultation, à la manière d’Houphouët avec les forces vives de la nation suite à la lettre de Thabo Mbeki, on ne peut manquer de s’interroger pour savoir si entre mille hypothèses, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara ne serviront pas de candidats alibis à Laurent Gbagbo pour le légitimer à l’issue de la présidentielle prochaine.

Ainsi donc, Laurent Gbagbo pourrait accorder à Thabo Mbeki ce qu’il a refusé à Wade, Eyadema, Obasanjo, Kufuor et à bien d’autres acteurs et médiateurs dont Chirac et ses nombreux conseillers.

Pourtant, tous avaient, en coulisses il est vrai, pendant longtemps, assuré au chef de l’Etat qu’en échange d’une candidature de Ouattara, ils fermeraient les yeux sur l’organisation des élections, pour lui garantir un second mandat.

Laurent Gbagbo a toujours refusé ce deal, trouvant bizarre qu’après s’être donné tant de mal, ADO devienne un candidat pour rien, un candidat alibi.

” Si c’est pour perdre, mais pourquoi tient-il à être candidat ? “, s’était interrogé Laurent Gbagbo, face à un émissaire de Bongo, qui plaidait encore pour une éligibilité du leader du RDR. On ne peut croire que c’est la crainte du vide constitutionnel, la peur des sanctions onusiennes et la menace d’une cessation de paiement de l’Etat qui ont eu raison de la ténacité de Laurent Gbagbo.

Certes, le médiateur sud-africain n’a pas remis sur la table le fameux deal (candidature d’ADO et toutes les réformes de Marcoussis sans entraves contre la réélection de Gbagbo) dont nous avions parlé au lendemain d’une mission de Bonnecorse à Abidjan, et même de la visite de Laurent Gbagbo en France; cependant, certains facteurs portent à croire en cela.

Par exemple, malgré la candidature annoncée d’ADO, Laurent Gbagbo ne songe qu’à un second mandat.

D’abord, il compte capitaliser la peur, le rejet et les frustrations accumulées durant onze années d’ivoirité et de Tout Sauf Ouattara.

Il compte ensuite sur la maîtrise du fichier électoral et sur la bonne connaissance de l’environnement.

Lui qui est sur le terrain depuis longtemps, alors que ses adversaires doivent d’abord rentrer au pays sans crainte, et rattraper le temps perdu.

Laurent Gbagbo table aussi sur le refus partagé par plusieurs officines d’un retour aux affaires de Bédié, sur la politique de division au sein des partis politiques traditionnels, et sur la génération ‘’couper-décaler’’ dont nous parlions dans une de nos éditions.

Une génération de teenagers de 18 à 22 ans qui n’écoutent forcément pas les consignes de vote des parents et qui suivra le politicien le plus ‘’faroteur’‘, sachant les faire rêver, et demeurant proche d’eux.

Le candidat qui va à Yopougon, à Abobo, à Adjamé sans état d’âme ; le candidat qui mange garba, alloco et la banane braisée !

Mais, la vraie arme électorale de Laurent Gbagbo, c’est la menace discrète et ouverte de ses partisans, milices ou patriotes, de se rebeller et d’aller en guerre au cas où il perdrait le pouvoir.

Si tout porte à croire que la rue va être maîtrisée maintenant, c’est surtout pour garder sa force pour d’autres combats, les combats à venir.

Le combat n’est plus que Ouattara ne soit pas candidat, et il le sera sans doute ; mais le combat consiste désormais à tout faire pour qu’il ne soit pas vainqueur ; ni lui, ni Bédié.

L’enjeu est d’éviter par tous les moyens que Gbagbo perde le pouvoir.

La candidature d’ADO, en retour, n’est pas cher payée.

Si pendant une dizaine d’années, elle a fermé les yeux sur les risques de guerre civile liée au sentiment d’exclusion des populations du Nord et d’origine étrangère, malgré la sonnette d’alarme d’un tract comme la charte du Nord, la communauté internationale peut-elle à nouveau prendre le risque d’ignorer le nouvel irrédentisme des partisans de Laurent Gbagbo et la menace de guerre civile qu’ils font planer, dans le cas d’une défaite de leur leader à la prochaine présidentielle ?

L’ancien agitateur des foules, devenu président dans des conditions calamiteuses, a déjà menacé de ne pas laisser gouverner ceux qui l’auront empêché de refonder en paix et en silence.

En matière de populisme, d’agitation et de propagande, il a plus d’un tour dans son sac.

Ses adversaires qui disent : “Laurent Gbagbo parle et se comporte comme s’il était toujours et encore opposant “, ne doivent pas oublier cela.

Entre une Côte d’Ivoire incertaine et toujours sous la menace d’une convulsion, après une éventuelle victoire du G7 (Bédié ou ADO) d’une part ; et une Côte d’Ivoire en attente d’une vraie alternance en 2010, après une autre transition de 5 ans pour Laurent Gbagbo, d’autre part, la France et la communauté internationale n’ont-elles pas déjà fait un choix ? C’est en ce sens que l’on peut penser que Bédié et Ouattara, à leur corps défendant, serviront à légitimer Laurent Gbagbo en 2005.Après avoir fait plier l’échine à Gbagbo, la communauté internationale, à qui Bédié et Ouattara ont confié leur destin, n’aura aucun mal à dicter ses souhaits au G7.

En vérité, si Bédié et ADO accèdent au pouvoir, dans 6 mois, outre les risques de contre rébellion, les candidats des groupes ethniques minoritaires en Côte d’Ivoire n’auront plus de perspective dans le cadre de compétitions démocratiques et ouvertes.

En dehors des candidats Akan, ou soutenus par le nord, il sera difficile à un originaire de groupes ethniques minoritaires d’accéder au pouvoir.

De nouvelles formes d’exclusion vont succéder aux anciennes exclusions.

La communauté internationale ne peut ignorer cet état de fait.

Un regret, cependant, devant le long et patient gâchis réalisé par tous, depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny en 1993.

Si Laurent Gbagbo avait perçu et réglé les problèmes d’identité et d’intégration des communautés ivoiriennes d’origines étrangères, avant ou même pendant la guerre, il aurait arraché un thème mobilisateur et fédérateur à ADO, au RDR et à la communauté internationale, sensible aux problèmes de l’exclusion, tout en présentant Bédié comme le méchant père de l’ivoirité.

Le FPI aurait survécu aux mandats de Gbagbo avec une telle politique d’ouverture, tenant compte de l’histoire de la Côte d’Ivoire, des origines à maintenant.

Au-delà de 2005, la Côte d’Ivoire vivra au rythme des majorités sociologiques qui vont déterminer les majorités électorales dans les urnes.

Si le chef de l’Etat marque maintenant la vraie rupture qu’il n’a pas osé réaliser avant Pretoria, il s’engagera dans le chemin d’une vraie renaissance africaine, prônée par Thabo Mbeki.

La renaissance africaine dont parle, avec emphase, Thabo Mbeki, ne pouvait nullement s’accommoder des vestiges de l’ivoirité, d’élections non ouvertes et d’une citoyenneté non inclusive, pour employer un terme cher à Thabo Mbeki.

Malgré tout, et en attendant d’autres vraies élections en 2010, car tout le monde doit savoir que dans six mois, on ne peut faire de vraies et bonnes élections, la classe politique ivoirienne saura-t-elle faire bon usage des mesures exceptionnelles prises en faveur de tous pour la paix ?

Tels sont le défi et le combat qui attendent, les patriotes et tout le monde.

Commentaire
Par Assé Alafé




N°485:CULTURE: Dédicace Macy : Tout feu, toute flamme

L'intelligent d'abidjan 5:39 am

Sorti, il y a quelque temps, le nouvel album “Ekoulé” de la chanteuse tradi-moderne Macy fait son petit bonhomme de chemin. Cette œuvre qui constitue la deuxième du genre de l’artiste a été dédicacée le week-end dernier à M’Bahiakro. Un bon prétexte pour l’organisation d’un spectacle géant, qui a réuni une brochette d’artistes.

Les populations de M’Bahiakro, coquette petite ville du N’Zi-Comoé étaient en joie, le samedi 9 avril 2005. Depuis le déclenchement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire, cette cité, située dans la zone de confiance, n’a pas eu droit à ce bonheur. Parce que confrontée à beaucoup de soubresauts. Pour mettre un peu de baume au cœur des populations et des forces de défense, le staff managérial de Macy, piloté par Magiste Boulard de Nerval a eu l’idée géniale d’organiser ce spectacle à M’Bahiakro. Ainsi, cette cérémonie qui se voulait une petite fête, s’est vite transformée en un spectacle géant. Véritable moment de gaieté, pour ce peuple qui a assez souffert. Kley Saley, Dimension réelle, Sergent Guédé, etc.…constituaient la grande affiche de ce concert dédicace. Aussi, chacun des artistes a gratifié le public d’un beau spectacle que les populations ne sont pas prêtes d’oublier.

A spectacle exceptionnel, ambiance exceptionnelle. Celle du centre culturel de M’Bahiakro n’a pas dérobé à la règle. Et pour être chaud, ce show l’a été. Mais, la grande attraction a été surtout le passage de la vedette de la soirée, Macy. Consciente qu’elle était beaucoup attendue, elle n’a pas trahi sa réputation de bête de scène. Mieux, elle a séduit avec le répertoire de chansons qu’elle a présentées. Le public, très enthousiasmé, a manifesté sa joie, soit en applaudissant ou en hurlant à tout rompre. Un bonheur que le parrain de la soirée, Delphin Kouadio Kpli, maire de M’Bahiakro veut offrir à ses administrés chaque trimestre.

Euloge Anoh




N°485:SPORTS: Football : Ligue des champions d’Europe, demi-finales Un carré d’as de rêve…

L'intelligent d'abidjan 5:39 am

Deux clubs anglais, un de l’Italie et un autre des Pays-bas constituent les membres privilégiés du carré d’As de la ligue des champions d’Europe. Prévue les 26-27 avril et les 3-4 mai 2005. Regards.

Milan AC-Ac-Psv :
l’Ogre et le cendrillon

L’affiche entre les Italiens du Milan Ac et les Néerlandais du Psv Eindhoven, peut constituer un grand choc dans la mesure où ce sont deux solides champions qui s’affrontent.

Déjà, leaders respectifs dans leur format local, Milanais et Eindovenois éviteront de tuer le jeu pour l’enjeu, qui reste le billet de la finale du mercredi 25 mai prochain à Istanbul (Turquie). Que se soit les ‘‘Rossoneri’’ du Milan Ac ou les ‘‘Rouge et noir’’ du Psv, chaque équipe a réussi un brillant parcours dans ce prestigieux format des clubs champions et vice-champions nationaux d’Europe. Mais, au plan du palmarès des deux rivaux, le club italien se taillent la grosse part avec 6 titres (1963, 1969,1989, 1990,1994 et 2003). Quant à son homologue néerlandais, son seul sacre s’est passé en 1988. Une réalité qui fait croire que Paolo Maldini et ses potes milanais constituent les Ogres devant Van Bommel et autres, les cendrillons.

Milan AC et Psv Eindhoen, ça promet.

Chelsea Fc-Liverpool Fc : les retrouvailles
Ce duel entre deux pensionnaires de la F.A Premiership constitue les retrouvailles. Les ‘‘Blues’’ de Chelsea Fc contre les ‘‘Reds’’ de Liverpool Fc, dégage une affiche entre deux ‘‘frères ennemis’’ qui font partie des poids lourds en Angleterre.

Sacré à quatre reprises (1977, 1978, 1981, 1984), Liverpool Fc peut prétendre user de son statut de ténor européen pour s’offrir une finale, après 20 ans. Mais en face, il y a la bande à José Mourinho qui fait peur. Et toute l’Europe subit la puissance de feu de ‘‘Drogbiche’’ et des autres ‘‘blues’’ de Chelsea Fc qui disputeront leur 2e carré d’As d’affilée.

L’Angleterre du football croise les bras et attend son ‘‘gros’’ duel entre deux prestigieux pensionnaires : Liverpool et Chelsea.

J.C ADOPO




N°485:SOCIETE: Société Delmas et Vielgieux 233 agents médailles d’honneur du travail

L'intelligent d'abidjan 5:37 am

Une cérémonie de remise de médaille a eu lieu mercredi 13 avril 2005 au siège Sdvci sise à l’avenue Christiani à Treichville. Celle-ci concernait 233 agents des sociétés Sdvci, Setv Socopao et Sempa.

En organisant cette singulière cérémonie de remise de prix, la Sdvci entendait honorer tout ceux qui depuis plus de trente ans pour certains et quinze ans pour les autres ont contribué à hisser cette société parmi celles qui contribuent au maintien de la paix sociale en Côte d’Ivoire.

Dans son discours de bienvenue, M. Lionel Labarre Directeur Général s’est félicité de la présence, du ministre de la fonction publique et de l’emploi Hubert Oulaye, pour l’importance accordée à cette manifestation. A l’endroit de ses collaborateurs exerçants chez Sdvci-Setv-Socopao et Sempa, M. Lionel Labarre leur a témoigné toute sa gratitude, pour le travail que ceux-ci ont pu accomplir durant toutes ces nombreuses années.

“Vous avez fait preuve de conscience professionnelle, d’engagement personnel et d’implication de tous les instants, dans l’aboutissement des objectifs que nous nous sommes assignés. Il est à noter que le travail que vous avez accompli, nous a valu, l’obtention de la certification Iso 9001 dans nos métiers de consignation maritime, de transit aérien et de logistique conteneurs…” a rappelé le D.G Lionel Labarre qui a souhaité que cette distinction constitue pour chacun d’entre eux, une source de motivation, un symbole qui rappellera à tous les meilleurs moments d’une carrière professionnelle bien remplie et la satisfaction du devoir accompli.

Le ministre de la fonction publique et de l’emploi Hubert Oulaye à son tour de parole, s’est réjoui de la tenue de cette cérémonie. Pour lui c’est une importante décision de décorer 233 travailleurs, malgré la crise qui vit la Côte d’Ivoire. Crise qui a conduit à de nombreux licenciement et délocalisation de société.

“La Sdv est un acteur essentiel du développement de la Côte d’Ivoire. Les médailles d’honneur du travail que vous allez recevoir est le couronnement d’efforts et un réel motif de satisfaction…” a précisé le ministre.

Il faut rappeler que 9 agents ont eu la médaille grand Or, 39 la médaille Or, 91 la médaille vermeil et 94 celle d’argent.

Inno Kouamé




N°485:ECONOMIE: Gestion de la filière café-cacao Les femmes productrices s’organisent

L'intelligent d'abidjan 5:36 am

Les femmes de la filière café-cacao étaient hier où la Caisse de stabilisation pour lancer ‘‘le collège des productrices de café-cacao’’ (Coprcc-ci)

Les femmes productrices ont de décidé de s’organiser pour accompagner les hommes dans la gestion de la filière café-cacao. Réunies désormais au sein d’un collège (Coprocc-ci), les productrices veulent apporter une véritable révolution dans la gestion de la filière café-cacao. Pour la présidente du Coprocc-ci, Mme Sako, le réveil des femmes doit constituer un signal fort pour le bonheur de tous. Car, il n’est pas question de disputer des places avec les tenants actuels de la filière. Pour la marraine de la cérémonie, Mme Angeline Killy, la patronne du Fonds de régulation et de contrôle, le temps pour les productrices a sonné pour jouer les premiers rôles au sein de la filière café-cacao. Présent à cette cérémonie, Lucien Tapé Do, président du conseil d’administration de la Bource café-cacao (Bcc), a encouragé les femmes à prendre plus d’initiatives pour faire de la filière café-cacao, une filière forte. Car, selon lui, rien n’exclut les femmes de diriger les structures de la filière.

Huberson Digbeu




N°485:NATION: Crise ivoirienne (suite et fin) Une situation catastrophique à fin décembre 2004

L'intelligent d'abidjan 5:35 am

Selon la Direction Générale de l’Economie les dernières estimations situent en effet la croissance à 1%. Il s’agit d’un rattrapage après deux années successives de baisses de 1,6% en 2002 et 1,7% en 2003. Les principaux leviers de la croissance en 2004 sont du côté de l’offre le secteur primaire et du côté de la demande le commerce extérieur.

Compte tenu de la contraction de certaines composantes des ressources intérieures et de l’absence de l’appui extérieur, l’Etat affiche un déficit de 126,1 milliards représentant. Au niveau des échanges extérieurs, le solde du compte courant est excédentaire de 157,3 milliards permettant d’obtenir un solde global de 120 milliards compte tenu du recul du compte des capitaux et des opérations financières.

Au niveau des prix, la hausse du prix du carburant a conduit à une hausse du niveau général des prix de 1,4% en moyenne annuelle à fin décembre 2004.

Le secteur primaire enregistre une croissance de 4% en volume grâce à une bonne tenue de l’extraction minière et de l’agriculture d’exportation.

Au terme de l’année 2004, les productions de café et de cacao sont respectivement de 154 082 et 1 377 746 tonnes ; en hausse de 40,9 et 10,5% par rapport aux réalisations de 2003 malgré la baisse des prix aux producteurs, les soubresauts constatés dans la filière et les ventes illégales vers les pays limitrophes.

L’extraction minière poursuit son dynamisme entamé depuis le premier trimestre 2002 grâce à l’extraction des hydrocarbures.

Les autres branches du secteur se redressent également à l’exception de la pêche dont les activités se compriment considérablement.

les estimations réalisées pour la fin de l’année sur une base très conservatoire indiquent que l’industrie devrait se maintenir en parfaite stabilisation. En effet, la crise de novembre a perturbé sévèrement les deux poids lourds de ce secteur en l’occurrence l’agro-alimentaire et le BTP qui pourraient enregistrer des baisses respectives de 4,1% et de 2,6%.

L’activité du secteur tertiaire semblait également se redresser au regard des statistiques des neuf premiers mois portant sur le commerce de détail, qui avait enregistré une hausse de 3,2%. Cette embellie s’est tassée à fin novembre puisque la croissance en moyenne annuel n’a pu se maintenir au terme des mois qu’à +0,4% grâce aux produits pétroliers. L’indice hors produits pétroliers enregistrerait une baisse de 1,5%.

Le secteur tertiaire sort progressivement de sa torpeur, car d’un repli de 2,4% en 2003, le recul en 2004 n’est seulement que de 0,7% grâce au dynamisme des télécommunications qui enregistreraient un rebond considérable de 8,1% qui permet de compenser en presque totalité le recul attendu dans les activités de services .

Au niveau des finances publiques, les recettes globales sont estimées à 1451,6 milliards, en hausse de 3,6% par rapport à son niveau de 2003. Cet exploit réalisé malgré cette situation difficile est imputable au dynamisme des régies financières, grâce auxquelles les recettes fiscales se sont accrues de 5,1% compensant largement les contractions diversifiées des recettes non fiscales et des dons.

Cependant, tous les objectifs de recettes n’ont pas été atteints. En effet, alors que jusqu’à fin octobre, les réalisations étaient en phase avec les montants programmés, sur le seul mois de novembre, la moins-value de recettes a atteint 49,9 milliards. Sur l’ensemble de l’année, le manque à gagner sur les recettes globales est de 62,8 milliards. Au niveau des dépenses, des économies ont été réalisées sur les charges de personnel.

La persistance de la crise ne favorise pas la réalisation des investissements puisque les ressources publiques affectées à la réalisation des dépenses d’investissement s’affaissent de 24,5%, permettant ainsi de couvrir la hausse des dépenses courantes de 4,2%. Toutefois, le solde budgétaire ressort négatif à 126 milliards, en amélioration cependant de 83,5 milliards par rapport à 2003.

Le financement du déficit se traduit par une importante accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs respectivement 85 et de 446,6 milliards. Cependant, des efforts exceptionnels ont permis le règlement en 2004 de 258,8 milliards contre 709,6 milliards.

Concernant les comptes extérieurs, la balance commerciale, bien qu’excédentaire de 970 milliards de Fcfa, est en baisse de 14,9% par rapport au solde de 2003. Cette situation est liée à la détérioration des termes de l’échange de 12,9% imputable au renchérissement des prix des importations contre une dépréciation des cours des principales exportations. Le risque pays devenu assez élevé, a asséché les ressources d’investissement en destination de la Côte d’Ivoire. Ainsi, le solde de la balance des capitaux et opérations financières est négatif à -37,3 milliards de Fcfa.

Dossier réalisé par
Sylvain A. Loua




N°485:DOSSIER: Douanes ivoiriennes Les grands chantiers de Gnamien Konan

L'intelligent d'abidjan 5:34 am

“C’est face à la difficulté, que l’homme se découvre…”, dit l’adage. Cette maxime, les douanes ivoiriennes en ont fait leur credo, en permettant à l’Etat de Côte d’Ivoire de surmonter les difficultés financières, liées à la crise du 19 septembre 2002. Et cela, à travers une politique fiscale et économique, dont le maître d’œuvre est le colonel Gnamien Konan.

C’est en 2001, à la faveur d’un appel à candidatures, lancé par le ministère de l’Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun Bouabré pour diriger les régies financières, que la Côte d’Ivoire découvre un homme sur le petit écran de la télé Première chaîne. Son nom Gnamien Konan, informaticien doué et colonel des Douanes. De tous les dossiers présentés, le sien sera retenu.

En 2001, le directeur général de la Douane prévoit, pour les caisses de l’Etat, 502 milliards de Fcfa. Mais, cette prévision sera largement dépassée avec 552 milliards de recettes réalisées. Soit, un excédent de 50 milliards. Du jamais vu en Côte d’Ivoire. Parce que la gestion des douanes, avant Gnamien Konan, était entourée d’une opacité à nul autre pareille. Cette performance va restaurer un tant soit peu l’image individuelle et collective de la douane. Aussi bien auprès des pouvoirs publics que de la communauté internationale.

En 2002, les recettes à réaliser sont évaluées à 582 milliards. C’est au total 624 milliards qui rentreront dans les caisses de l’Etat. Là encore, il y a un excédent de 38 milliards. Malgré la crise militaro-politique que connaît la Côte d’Ivoire, les recettes iront crescendo. Quoi que certains postes douaniers au Nord, fermés pour raison de guerre n’engrangent plus de l’argent. Et n’existent plus.

En 2003, les projections étaient estimées à 589 milliards. Les douaniers font preuve de témérité, en réalisant 634 milliards. L’excédent est de 45 milliards. Ces performances sont encouragées par le chef de l’Etat Laurent Gbagbo. Le numéro 1 de l’Exécutif ivoirien félicite les douanes, pour avoir contribué au maintien de la cohésion nationale.

En 2004, alors que tous les indicateurs économiques semblent être au rouge, les douanes ivoiriennes réalisent les plus grosses recettes, jamais réalisées, évaluées à 705 milliards, alors que les prévisions tournaient autour de 685 milliards. L’excédent étant de 20 milliards de Fcfa.

De telles prouesses sont essentiellement dues à la nouvelle orientation managériale du manager Gnamien Konan. Elles sont la conséquence de sa politique d’assainissement du milieu des partenaires de la douane et des opérateurs économiques. L’heure des maîtres fraudeurs, reconnus par tous, selon le Lieutenant-colonel, A.M. Kpangni, est révolue.

En 2005, les prévisions sont plafonnées à 709 milliards. Un véritable défi qui va définitivement asseoir l’intelligence et la capacité de manager hors pair du colonel Gnamien Konan.

“J’engage l’ensemble du personnel à atteindre cette année, l’objectif ambitieux de 750 milliards. Cela est possible. Nous sommes en ligne, statistiquement parlant, pour le faire. C’est un challenge que nous nous devons de remporter, non par narcissisme, mais par devoir envers la nation. Souvenons-nous hier, le cap de 600 milliards paraissait lointain et inaccessible, nous l’avons franchi ensemble, dans l’adversité d’une guerre imposée dont la fin arrive. Il est possible de rééditer l’exploit, si l’on observe certains préalables…”, écrit le patron de la Douane, dans le ‘’Douanier’’ N°6 , la revue d’informations des douanes ivoiriennes.

Les préalables à la réussite

Selon le patron de la Douane, l’une des premières conditions pour la réussite de cet ambitieux programme pour 2005, c’est d’abord la mobilisation. Celle-ci, à l’en croire, suppose la cohésion dans leurs rangs. “Il ne faut pas se laisser distraire par des agitateurs aux desseins inavouables”, conseille un proche du Dg. Allusion est ainsi faite à un syndicat (Ndlr : le Sylad) qui n’a de cesse de s’inscrire dans une politique de dénigrement systématique, dit-on à la Douane.

Actuellement, la principale préoccupation de Gnamien Konan, selon des sources concordantes, est le bien-être des fonctionnaires des douanes. Leurs attentes, selon le manager de cette régie financière, sont sur le point d’être satisfaites quant à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il y a que, le Dg des douanes dans ‘’Le Douanier’’ N°6, entend poursuivre la modernisation de son administration. C’est pour cela qu’il en appelle à la raison de chacun, et au réalisme de tous. Pour lui, “la douane ne peut vivre, en marge du progrès, et ne peut ignorer l’évolution du monde actuel, où les nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous imposent tous les jours des contraintes liées à la mondialisation (…)”.

Cette nouvelle donne exige que les profils professionnels s’adaptent. Il faut donc, à défaut se décharger du corporatisme étroit, épouser à tout le moins un corporatisme de raison, soucieux de l’intérêt général qui demeure notre raison de vivre. Cet intérêt, celui d’accroître les ressources publiques, commande que nous fassions appel, non seulement aux compétences extérieures dont nous ne disposons pas en interne, tout compte fait il s’agit d’Ivoiriens. Mais, également, que nous intégrions tous les artisans de nos records de ces quatre derniers exercices, qui, je le redis avec force, sont collectifs. C’est-à-dire qu’ils sont le fait de toutes les composantes de la grande famille que nous formons…”, écrit Gnamien Konan toujours, dans son éditorial du N°6 du ‘’Douanier’’.

La culture du résultat

En Côte d’Ivoire, les régies financières, dans leur fonctionnement, sont assujetties à des objectifs de résultat à des échéances bien précises. “C’est heureux ainsi. Il est peut-être temps que les pouvoirs publics étendent cette façon de gouverner à l’ensemble de l’administration publique, ce qui aura le précieux avantage, entre autres, d’occuper des coordonnateurs de l’action gouvernementale et des officines qui sont si désoeuvrées, au point de s’adonner à l’opérationnel, en s’immixant fâcheusement dans l’exécution des tâches quotidiennes de certains grands services de l’Etat. A élaborer des normes et des critères et, aussi, à évaluer les uns et les autres, ils auront du grain à moudre “, propose dans la lettre de la rédaction le Lieutenant-colonel Kpangni qui, avec son directeur général, ont une vue futuriste de la nouvelle administration de la douane, basée sur une organisation rationnelle, qui fait appel aux hommes compétents. D’ailleurs, Gnamien Konan, dans une interview parue récemment, soutenait, qu’il ne sert pas des individus, mais l’Etat de Côte d’Ivoire. Se débarrassant ainsi d’une sorte de népotisme, cultivée depuis les indépendances dans les douanes ivoiriennes.

L’une des préoccupations de la douane ivoirienne dans sa nouvelle vision est managériale. Aussi la prédétermination d’objectifs chiffrés, à partir de critères précis est un stimulant des plus efficaces. Ce qui selon le Lt-colonel, A.M. Kpangni, confirme à forger une culture du résultat qui doit être partagée par tous. Parce que dira-t-il, la course au résultat est d’autant plus salutaire pour la bonne marche des administrations qui souffrent des maux que chacun sait. Ce qui inéluctablement, incite à une compétition loyale amenant ceux qui ont été choisis au surpassement, à la responsabilité et au travail sérieux, denrées si rares en Côte d’Ivoire.

Le cheval de bataille de Gnamien Konan

Les transitaires jouent un rôle capital dans le dédouanement des marchandises. C’est pourquoi dans sa politique de lutte contre la fraude, le Colonel Gnamien Konan a tenu à les rencontrer, récemment, pour, ensemble, poser les bases d’une franche collaboration.

Pendant cette rencontre avec les transitaires, le premier responsable de la Douane n’a pas manqué de leur signifier qu’il avait décidé de mener une lutte farouche contre la fraude et la contrebande. C’est pour cela, qu’il a décidé de fermer certaines maisons de transit, eu égard aux nouvelles dispositions qui sous-tendent sa politique de restructuration.

“Notre économie est malade, à cause des fraudes douanières et de la contrebande, qui ne permettent pas à l’administration des douanes de faire les recettes qu’il faut. Sinon, c’est plus de 700 milliards de Fcfa que la douane devrait pouvoir recouvrer chaque année, si ces fléaux n’étaient pas le fait des transitaires…”, a révélé le Dg des douanes, à l’occasion de cette rencontre de vérité. Mieux, a-t-il indiqué, “les traces de toutes ces malversations sont restées dans les fichiers informatiques de la douane”.

La décision du retrait de l’agrément aux transitaires se justifie donc par le fait que sur les 112 compagnies de transit, seulement 12 fournissent 80% des activités, et seulement le tiers produit 95% des recettes. Il y a aussi que de nombreux transitaires font moins d’une déclaration par jour. C’est pourquoi la direction générale de la Douane a décidé que désormais, ces compagnies seront gérées par rapport au code des douanes. Le code prévoit, en cas de faute grave constatée par l’administration des douanes, la suspension de l’agrément. Cela permettra ainsi d’extirper les brebis galeuses de la profession des transitaires.

Les grandes innovations de Gnamien Konan

En ce qui concerne les innovations, il faut noter l’installation de scanners à la pointe du progrès. Permettant ainsi de voir sur un écran, ce qui se trouve dans les containers. Parce que, très souvent, la première partie de certains containers est constituée de tissus, l’arrière-plan comporte par exemple des téléviseurs. Avec l’apparition des scanners, c’est sûr que la fraude prendra un sérieux coup.

Autre innovation de taille, ce sont les bons à enlever douane, qui seront munis de stickers. Cela, dans le but d’éviter la falsification des documents.

Pour ce qui concerne les scanners, l’un a été l’objet de la signature d’une convention entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la société Bivas, en vue de son exploitation au Port d’Abidjan. C’était le 7 mai 2004. Cette société a été choisie après un appel d’offres, qui a enregistré trois postulants. Le contenu de l’offre de la société française Bivas se présente comme suit : un investissement global d’environ 5 milliards, l’installation d’un scanner à rayons X de type relocalisable, c’est-à-dire déplaçable avec tunnel étendu, d’une capacité de pénétration de 330 mm d’acier, avec une cadence de scannage de 30 camions par heure. Avec la mise en place en amont d’un système d’analyse de risques, prenant en compte la vérification des prix et la codification douanière, la réalisation en aval de l’opération de scannage proprement dite.

Il ressort de l’offre que le traitement annuel, par Bivas, de l’ensemble des containers exploités au Port d’Abidjan, en dehors du transbordement, soit 365000 F/TEU (2), pour un coût unitaire moyen de 26894 F/TEU, dont 15% renversé à l’Etat à titre de redevance. L’exploitation d’un scanner mobile pour la période préparatoire précédant l’installation du scanner relocalisable qui ne s’effectuera qu’un an après la signature de la convention, soit le 7 mai 2005. En plus d’une offre à la douane de trois scanners de cette dimension pour l’aéroport d’Abidjan.

Ces femmes qui font la fierté de la Douane

Elles sont nombreuses les femmes qui, chaque jour ,exercent avec une honnêteté intellectuelle, leur travail dans l’administration des douanes. Elles ont fière allure avec leurs grades de sergent, de lieutenant, de capitaine, de commandant, de lieutenant-colonel et de colonel. Deux parmi elles ont eu leur mérite reconnu par le directeur général, qui les a promues. Ainsi, Mme Agnès M’Lanhoro, colonel, a été nommée au poste de directeur général adjoint, quand Mme Kouassi Haccandy, elle aussi colonel, est devenue directeur des services douaniers d’Abidjan.

Ces femmes, selon des sources bien introduites, sont d’une rigueur professionnelle qui cadre bien avec les réformes entreprises par Gnamien Konan. Gnamien Konan rejoint ainsi, un autre manager en la personne de Zady Kessy, Pdg de la Cie-Sodeci, qui a axé sa politique managériale sur les femmes.

Le Net : www.douane.ci. Une avancée notable

Le 21 mai 2004, l’hôtel Ivoire a accueilli du beau monde, à la présentation officielle du site web des douanes ivoiriennes. Un outil de gestion nouveau, qui fait partie de la nouvelle vision de la direction générale de la Douane. Avec la mondialisation, le 3ème millénaire, selon le patron de la Douane, sera informationnel et va se caractériser par le recueil, le traitement et la diffusion de l’information. Ainsi, Internet devient un outil privilégié. Parce que, avec cet outil, tout est su et connu. C’est un outil de travail pour les agents des douanes, pouvant leur permettre d’être accessibles à tout ce qui concerne la profession. C’est à coup sûr, pour les autorités administratives, un outil de décision, même s’ils sont en mission à l’étranger. Le sit web leur permet ainsi d’accéder à tout moment à toutes les données comptables des recettes douanières. Le site offre un cadre d’appréciation du volume de l’activité économique pour les institutions comme le FMI, la Banque mondiale et les autres partenaires au développement. Parce qu’il met à leur disposition, les données relatives aux recettes douanières et aux statistiques du commerce extérieur. Il est aussi un espace d’information et de promotion pour les concessionnaires agréées, ainsi qu’un outil d’incitation pour les investisseurs. Parce qu’ils ont des idées précises sur les facilités, fiscales liées aux exonérations douanières.

Un social des plus hardis

On en parle pas souvent, mais ce sont des milliards que la direction générale de la Douane a mobilisés pour le Fonds de solidarité des agents de la douane. Qui en profitent. « Il ne faut pas confondre les choses. Parce que ici à la douane, il y a des amalgames qui sont récurrents. Et le Dg l’a dit dans une interview dans un journal de la place. Il a dit qu’il y a des gens qui passent leur temps à faire de la politique qu’à travailler. Il a même dit qu’il n’est pas venu pour servir des hommes, mais la nation. Il y a un syndicat ici qui confond tout. Ce syndicat passe son temps à critiquer la gestion de la douane. Gestion assez bien reconnue par le chef de l’Etat », explique un lieutenant de douane qui a requis l’anonymat. Et celui-ci de recommander à ce syndicat de se pencher plus sur les conditions de travail des douaniers.

Les préoccupations du Dg

Les plus grandes préoccupations de Gnamien Konan sont : l’intensification de la coopération avec les douanes des pays voisins, afin de trouver une caution sûre et fiable, qui permettra de contrôler le transit. Le premier responsable souhaite, pour ce faire, que l’Etat construise des casernes dignes du niveau de vie de l’économie ivoirienne. Il n’oublie pas, aussi, les moyens mobiles de communication, qui font défaut à la douane. Et cela, aux yeux de l’imagerie populaire, est inconcevable. Quand on sait que cette régie brasse d’énormes quantités d’argent.

A l’instar des pays de l’Uemoa, Gnamien Konan attend des pouvoirs publics, qu’une fraction des recettes mensuelles, de l’ordre de 1%, leur soit rétrocédée. Ce qui résoudrait, selon lui, les problèmes d’équipement et de gouvernance. Parce que, le parc automobile n’existe pas, les casernes vétustes ou inexistantes, le matériel de communication hors _d’usage, un système informatique qui date de Mathusalem, et qui a besoin d’être actualisé.

La deuxième priorité est le renforcement des capacités au niveau du personnel. Il concerne les informaticiens, les chimistes et les comptables.

Ces préoccupations ont été reconnues, récemment, comme étant légitimes par le chef de l’Etat Laurent Gbagbo et le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances. Le chef de l’Etat a promis de les satisfaire, lors d’une rencontre avec le Dg des Douanes.

Un dossier réalisé par
Inno Kouamé




N°485:Fologo aux Ivoiriens “Ne nous laissons ni abuser, ni distraire”

L'intelligent d'abidjan 5:33 am

Le président du Conseil économique et social a délivré un message d’espoir hier jeudi 14 avril à l’ouverture de la 2e session ordinaire de l’année 2005.

Le président Laurent Dona Fologo du Ces tout en reprécisant la place et le rôle de son institution en Côte d’Ivoire a livré le programme de la 2e session ordinaire. Les conseillers auront ainsi à réfléchir et à analyser des grands problèmes d’intérêt national notamment la violence à l’université, la lutte contre le chômage, l’insécurité. Sans oublier les visites aux structures et unités économiques et sociales et les missions à l’extérieur. Poursuivant, le président de cet organe de réflexion, d’analyse et de proposition au service des pouvoirs publics s’est réjoui de la rencontre des Fanci et des Fn à Bouaké hier. Pour lui, la décision de Thabo Mbeki sur l’éligibilité à la présidentielle est une solution africaine, réaliste et pratique capable de mettre fin au drame ivoirien. C’est pourquoi, le père du sursaut national après avoir rendu hommage à l’Union africaine, à la France et à la communauté internationale, a prié ses compatriotes ivoiriens de ne pas se laisser distraire ni abuser par des rumeurs alarmistes. Enfin, Fologo a demandé aux étrangers de laisser les Ivoiriens régler leur problème. “Quelles que soient les retombées que vous retirez de notre triste situation, laissez-nous, cette fois nous en sortir… Notre volonté de revivre ensemble doit l’emporter sur nos divergences pour nous permettre de retrouver la paix, puis nous recréerons les conditions de l’hospitalité et du partage dans un cadre nouveau d’intégration durable et rationnel. Notre avenir commun en dépend ainsi que les chances de notre prospérité commune” a-t-il conclu.

Aké Laurent Okoué




N°485:Levée des corps des victimes de mars Bras de fer entre Mangou et le G7

L'intelligent d'abidjan 5:32 am

La cérémonie de levée des corps des victimes des évènements des 24, 25, 26 et 27 mars 2004 est prévue, ce matin à 9 heures au rond-point d’Abobo Anador. Le colonel-major Philippe Mangou s’oppose à la tenue de ce grand rassemblement funèbre. Et jusque tard, hier dans la soirée, le bras de fer se poursuivait encore entre le chef d’état-major des Fanci et le directoire du G7.

La cérémonie de levée des corps des victimes des événements de mars 2004 aura-t-elle lieu, ce matin à 9 heures au rond-point d’Abobo-Anador, comme l’a indiqué la coalition de l’opposition, regroupée au sein du G7, dans un communiqué en date du 13 avril 2005 ? Difficile de répondre.

En effet, le colonel-major Philippe Mangou se serait opposé, au dernier moment, à cette cérémonie funèbre. Pour le patron des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI), en raison du décret du président de la République en cours, interdisant toute manifestation sur la voie publique dans le district d’Abidjan, le G7 ne peut organiser cette manifestation qui va, sans aucun doute, drainer des dizaines de milliers de personnes.

Ironie du sort, c’est dans leur volonté de faire respecter un décret du président Gbagbo, interdisant la marche de l’opposition pour le soutien aux accords de Linas-Marcoussis, que le Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci) et les milices favorables au pouvoir avaient violemment réprimé, les 25, 26 et 27 mars 2004, les militants de l’opposition, regroupant les militants du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA.

Les autorités d’Abidjan avaient dressé un bilan de 60 morts, quand l’opposition, elle parle toujours de plus de 500 morts. Une commission d’enquête internationale de l’Onu a, elle, établi le bilan des violences à au moins 120 morts, 274 blessés et 20 disparus.

Pour des nécessités d’enquête, les corps avaient été retenus. Ce n’est qu’au mois de mars dernier que l’Etat s’est résolu à restituer aux familles éplorées quelque 90 corps. La levée des corps des victimes de mars 2004 va-t-elle encore donner lieu à des violences. Surtout que le G7 s’explique difficilement la sortie du chef d’état-major des Fanci.

“Nous avons saisi les autorités depuis plusieurs jours. On s’étonne que ce n’est qu’à la veille de notre cérémonie que des raisons bizarres sont invoquées pour la perturber ou l’interdire. De toute façon, à quelques heures de cet hommage à nos morts, nous ne pouvons plus rien. Nous ferons notre manifestation”, indique, sous le couvert de l’anonymat, un cadre du G7.

Malgré tout, les négociations ont été engagées entre les différentes parties. Après l’espoir suscité par les accords de Pretoria, les différentes parties tentaient encore de trouver, tard hier dans la soirée, un point d’accord.

En fin de compte, il a été décidé que les cérémonies funéraires vont se dérouler au cimetière d’Abobo-Baoulé. Malgré tout, dans un communiqué lu hier à 20h sur les antennes de la Télévision première chaîne, le G7 a maintenu le rassemblement au rond-point d’Abobo-Anador.

Vicky Delore




N°485:Le rôle des forces impartiales

L'intelligent d'abidjan 5:31 am

Une réunion tripartite (Fanci, Fafn, Forces impartiales) conformément à l’accord de Pretoria sur le volet désarmement, s’est tenue hier à Bouaké. Au cours de cette rencontre, les forces impartiales (Onuci et Licorne) ont rappelé aux belligérants leurs missions par rapport au Ddr.

La délégation de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) était conduite par le représentant spécial adjoint principal de Kofi Annan, Alan Doss et du général Abdoulaye Fall, commandant de la force de l’Onuci. Les autorités de l’Onuci ont, hier, livré des précisions du rôle des forces impartiales. Leur mandat dans l’état actuel exige : d’aider le gouvernement de réconciliation nationale à procéder au regroupement de toutes les forces ivoiriennes en présence et d’assurer la sécurité des sites de cantonnement, démobilisation et réinsertion des combattants, en prêtant spécialement attention aux besoins particuliers des femmes et des enfants. Une autre de ses tâches consistera à assurer la garde des armes, munitions et autres matériels militaires remis par les ex-cambattants et mettre en sûreté, neutraliser ou détruire ces matériels. Alan Doss dira aux uns et aux autre que l’accord de Pretoria prévoit la mise en place des instruments devant permettre le désarmement et le démantèlement immédiat des milices, sur l’ensemble du territoire national et la formulation de recommandations spécifiques, afin de refonder une armée attachée aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaine et de procéder à la restructuration des forces de défense et de sécurité. C’est cette position que Onuci et Licorne devront de manière claire et sans ambages expliquer aux Fanci et au Fafn, afin d’éviter pour le futur, des interprétations tendancieuses.

Olivier Guédé




N°485:Les réactions de leaders de jeunesses

L'intelligent d'abidjan 5:30 am

Jean Blé Guirao, président du Rjdp et de la Judpci
“La candidature d’Ado n’était pas notre seule préoccupation”
“Pretoria devait aborder beaucoup de choses. Pas seulement la candidature d’Alassane Ouattara. Mais comme nous attendions la fin du sommet de Pretoria pour nous prononcer, vous aurez bientôt la position du Rjdp. Mais avant, laissez-nous le temps d’enterrer nos morts des 24, 25 et 26 mars 2004.”

Bertin Kouadio Konan,
président Jpdci

“C’est la victoire des Ivoiriens”
“Il ne faut pas interpréter la candidature d’Alassane Ouattara seulement en terme de victoire des Houphouëtistes. Mais, en terme de victoire des Ivoiriens. Les Houphouëtistes étaient convaincus que c’était la seule voie pour aller à la paix. Dieu merci, que les leaders politiques l’aient compris en pensant aux souffrances des populations. Encore une fois, c’est la victoire de toute la Côte d’Ivoire ! Qu’on pense maintenant à reconstruire le pays, pour que la Côte d’Ivoire reprenne sa place de pays prospère, d’hospitalité et de paix.”

Propos recueillis
par S. Z.

Touré Moussa Zeguen patron du Gpp
“Si Ado est candidat, le Gpp présentera un Chinois…”

“En ce qui nous concerne, nous voulons attendre d’abord la rencontre avec le président de la République le lundi prochain… A chaud, nous pouvons tout simplement dire que les Ivoiriens viennent de découvrir le visage de celui qui a amené la guerre en Côte d’Ivoire. Cet homme n’est autre que Alassane Dramane Ouattara. Les gens ont voulu qu’il soit candidat, maintenant il est à parier qu’on voudra nous l’imposer (…) et pourtant, nous avons espéré en la médiation de Thabo Mbeki, pour qu’il mène de véritables enquêtes sur les origines réelles d’Ado aux Usa, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. C’est ce que Mbeki aurait dû faire, mais pas d’imposer sa candidature à Gbagbo… Nous demandons à l’ensemble des Ivoiriens de refuser la candidature d’Alassane. Parce que l’acceptation de cette candidature reviendrait à dire que si le Gpp a un candidat, il pourrait l’imposer par les armes. A ce propos, nous avons un candidat chinois qui est multi milliardaire que nous allons proposer”.
Thibault R. Gbei




N°485:Après le verdict de Thabo Mbeki sur l’article 35 Le commandant Wartchard prévient ‘‘Je suis déçu de Thabo Mbeki’’

L'intelligent d'abidjan 5:28 am

C’est un accord qui ne prévoit rien pour nous, les déplacées de guerre, et nos parents qui sont morts. Je suis déçu de Mbeki qui manque de courage. Il a tué Mbeki aurait dû trancher une fois pour toutes sur la question de l’éligibilité d’Alassane Ouattara, au lieu de se rabattre de nouveau sur Laurent Gbagbo. ‘‘La communauté internationale est un leurre’’. ‘‘Si Bob Akitany a remplacé Gilchrist Olympio à l’élection présidentielle au Togo, pourquoi Alassane Ouattara ne ferait pas au tant en Côte d’Ivoire ?’’ ‘‘Si la réunion de Bouaké ne nous détermine pas la date exacte du désarmement des rebelles, nous allons lancer l’offensive sur tous les fronts. Et cette fois-ci, si Seydou Diarra échoue à Bouaké, nous allons le déposer. Nous prendrons nos responsabilités. Nous rentrerons en rébellion et pour cela nous sommes prêts et nous trouverons ce qu’il faut pour libérer le pays’’.

Dosso Villard




N°485:Le prisonnier Néo-zélandais est mort d’asphyxie

L'intelligent d'abidjan 5:27 am

Décédé dans les geôles de la rébellion, le corps de Brian Hamish Sands a été rapatrié sur Abidjan, où sur instruction du parquet, conformément aux vœux de sa famille, il a subi une autopsie le 8 avril 2005 au Chu de Treichville.

Selon Simon Munza, chef de division des Droits de l’homme de l’Onuci, le corps de M. Sands, précédemment présenté part la rébellion comme un mercenaire à la solde du clan présidentiel, est arrivé sous leur escorte le 7 avril à Abidjan. C’est donc ce jour que le parquet a requis deux médecins légistes, Hélène Yapo Etté et Boty Koffi, pour pratiquer l’autopsie. L’autopsie a été faite le lendemain en présence de trois représentants du parquet, de représentant de l’ambassade du Canada et de deux agents de l’Onuci. Les deux médecins, à titre de constat, ont dit ne pas avoir disposé de moyens nécessaires à une bonne investigation. Aussi, à titre préservatoire, ils ont fait des prélèvements d’éléments contenant du suc gastrique, de l’urine, de la bile, etc. L’autopsie a confirmé l’absence de lésions traumatiques ayant pu entraîner la mort. Les investigations néanmoins ont montré que le ressortissant Néo-zélandais est mort d’asphyxie. Quant à savoir si elle a été provoquée ou non, en l’état actuel des enquêtes, il y a des incertitudes. Est-ce que les résultats préliminaires écartent la thèse du suicide ? Seules des analyses plus poussées le diront, assure M. Munzu.




N°485:Revue de la presse Tous dans les starting-block !

L'intelligent d'abidjan 5:26 am

Le ” verdict ” de Thabo Mbéki, est tombé hier. Les Ivoiriens suspendus aux lèvres du médiateur ont accueilli la nouvelle sans grande surprise. Les journaux ont tous titré sur cet évènement. ” Tous candidats ! ” clame “Le Nouveau Réveil” qui précise que les élections seront sous tutelle de l’Onu et donne la parole à une prophétesse qui passe le sort de chaque candidat au ” scanner “.

” Soir Info ” et “Le Front”, même titre : ” Mbéki a tranché hier ” et “Le Front” de nous informer que les réformes constitutionnelles se feront après les élections et ” Soir Info “, parlant de la rencontre Fafn-Fanci à Bouaké, annonce la présence de Mangou, le Cema des Fanci. ” L’Inter ” s’est plutôt penché sur le dossier de la reconduction du contrat de concession de la Cie. Selon ce journal, le chef de l’Etat a p ris les choses en main. ” Le temps ” propose les solutions de sortie de crise de Mbéki et parle de la mise en veilleuse de l’article 35 et du référendum. “Le Courrier d’Abidjan”, plus incisif, crache ” Ado candidat grâce à la kalach ” et prédit l’implosion prochaine du G7. “Le Patriote”, ne se pose pas de question pour qui le jour de gloire est arrivé pour le mentor du Rdr après onze ans. “Ado en route pour le palais présidentiel “. ” Le Patriote” a consacré deux pages à l’évènement. Pour “Frat-Mat “, le but n’est pas encore atteint, car le président Gbagbo va consulter les forces vives de la nation et le journal pro-gouvernemental de donner le programme de ces rencontres qui commencent le 18 prochain. ” Les Echos du Matin ” livre un e exclusivité selon laquelle, le général Poncet encadrerait une milice de libanais.

“Les Echos du Matin”, a exploité un CD-Rom dont le contenu est ainsi revelé. “Le Jour Plus” un peu plus dans le secret des dieux, révèle que le président Gbagbo a interpellé les jeunes patriotes, en leur signifiant de surseoir à toutes manifestations anti-Pretoria. ” De tels agissements ne peuvent que me desservir ” aurait confessé le président Gbagbo selon ” Le Jour Plus “. “L’Intelligent d’Abidjan” a suivi le ministre Bouabré à l’Assemblée nationale qui y défendait le budget 2005. “Dernière Heure” révèle des rumeurs de coup d’Etat et annonce l’arrestation du commandant M’Baya. ” Sa résidence a été perquisitionnée et il est détenu à la brigade de recherche ” écrit ” Dernière Heure ” Gbagbo, Ado, Bédié, Wodié, Mabri, Banny… tous candidats, à vos marques !

A demain si Dieu le veut
Carlos A. Samassi




14/4/2005

N°485:Editorial ,par Asse Alafé : De Pretoria à Abidjan

L'intelligent d'abidjan 8:12 pm

De Pretoria à Abidjan :en attendant de vraies élections en 2010,le combat contre la candidature d’Ado est fini !
Au moment ou le chef de l’état s’apprête à entrer en consultation à la manière d’Houphouët avec les forces vives de la nation suite à la lettre de Thabo Mbeki on ne peut manquer de chercher à savoir, entre mille hypothèses ,si Henri Konan Bédié et Allassane Dramane Ouattara ne serviront pas de candidats alibi à Laurent Gbagbo pour le légitimer à l’issue de la présidentielle prochaine.

Ainsi donc Laurent Gbagbo pourrait accorder à Thabo Mbeki ce qu’il a refusé à Wade, Eyadema, Obassandjo,Kuoffor et à bien d’autres acteurs et médiateurs dont Chirac et ses nombreux conseillers.

Pourtant tous avaient, en coulisses il est vrai, pendant longtemps assuré au chef de l’état qu’en échange d’une candidature de Ouattara, ils fermeraient les yeux sur l’organisation des élections pour lui garantir un second mandat.

Laurent Gbagbo a toujours refusé ce deal trouvant bizarre qu’après s’être donné tant de mal Ado devienne un candidat pour rien, un candidat alibi.

« Si c’est pour perdre mais pourquoi tient-il à être candidat »,s’était interrogé Laurent Gbagbo face à un émissaire de Bongo qui plaidait encore pour une éligibilité du mentor du RDR.On ne peut croire que c’est la crainte du vide constitutionnel ,la peur des sanctions onusiennes et la menace d’une cessation de paiement de l’Etat qui aient eu raison de la ténacité de Laurent Gbagbo.

Certes, le médiateur sud-africain n’a pas remis sur la table le fameux deal(candidature d’Ado et toutes les réformes de Marcoussis sans entraves contre la réélection de Gbagbo) dont nous avions parlé au lendemain d’une mission de Bonnecorse à Abidjan et même de la visite de Laurent Gbagbo en France ;cependant certains facteurs portent à croire en cela.

Par exemple malgré la candidature annoncée d’ADO,Laurent Gbagbo ne songe qu’à un second mandat.

D’abord il compte capitaliser la peur, le rejet et les frustrations accumulées durant onze années d’ivoirité et de Tout Sauf Ouattara.

Il compte ensuite sur la maîtrise du fichier électoral et sur la bonne connaissance de l’environnement ;

lui qui est sur le terrain depuis longtemps alors que ses adversaires doivent d’abord renter au pays sans crainte et rattraper le temps perdu.

Laurent Gbagbo table aussi sur le refus partagé par certaines officines d’un retour aux affaires de Bédié, sur la politique de division au sein des partis politiques traditionnels, et sur la génération couper-décaler dont nous parlions dans une de nos éditions.

Une génération de tenagers ,de jeunes 18 à 22 ans qui n’écoutent pas les consignes de vote des parents et qui suivra le politicien le plus faroteur sachant les faire rêver, et demeurant proche d’eux.Cette génération de la ville et non des villages n’a pas connu Houphouêt,ni Bédié et pas vraiment Ouattara.

Leur candidat sera celuiqui va à Youpougon,à Abobo,à Adjamé sans état d’âme, celui qui mange garba,alloco et la banane braisée !

Mais la vraie arme électorale de Laurent Gbagbo, c’est la menace discrète et ouverte de ses partisans, milices ou patriotes de se rebeller et d’aller en guerre au cas ou il perdrait le pouvoir.

Si tout porte à croire que la rue va être maîtrisée maintenant, c’est surtout pour garder sa force pour d’autres combats, les combats à venir.

Le combat n’est plus que Ouattara ne soit pas candidat, et il le sera sans doute ; mais le combat consiste désormais à tout faire pour qu’il ne soit pas vainqueur ; ni lui, ni Bédié.

L’enjeu est d’éviter par tous les moyens que Gbagbo perde le pouvoir.

La candidature d’Ado en retour n’est pas cher payée.

Si pendant une dizaine d’années elle a fermé les yeux sur les risques de guerre civile liée au sentiment d’exclusion des populations du Nord et d’origine étrangère, malgré la sornette d’alarme d’un tract comme la charte du Nord, la communauté internationale peut-elle à nouveau prendre le risque d’ignorer le nouvel irrédentisme des partisans de Laurent Gbagbo et la menace de guerre civile qu’ils font planer dans le cas d’une défaite de leur leader à la prochaine présidentielle.

L’ancien agitateur des foules devenu président dans des conditions calamiteuses a déjà menacé de ne pas laisser gouverner ceux qui l’auront empêché de refonder en paix et en silence.

En matière de populisme ,d’agitation et de propagande il a plus d’un tour dans son sac.

Ses adversaires qui disent que le chef d’état Laurent Gbagbo parle et se comporte comme s’il était toujours et encore opposant ne doivent pas oublier cela.

Entre une Côte d’Ivoire incertaine et toujours sous la menace d’une convulsion après une éventuelle victoire du G7(Bédié ou Ado)d’une part et d’autre part une Côte d’Ivoire en attente d’une vraie alternance en 2010,après une autre transition de 5 ans pour Laurent Gbagbo ,la France et la communauté internationale n’ont-elles pas déjà fait un choix ?C’est en ce sens que l’on peut penser que Bédié et Ouattara à leur corps défendant serviront à légitimer Laurent Gbagbo en 2005.Après avoir fait plier l’échine à Gbagbo, la communauté internationale à qui Bédié et Ouattara ont confié leur destin n’aura aucun mal à dicter ses souhaits au G7.

En vérité si Bédié et Ado accèdent au pouvoir dans 6 mois, outre les risques de contre rébellion, les candidats des groupes ethniques minoritaires en Côte d’Ivoire n’auront plus de perspective dans le cadre de compétitions démocratiques et ouvertes.

En dehors des candidats Akan ou soutenus par le nord, il sera difficile à un originaire de groupes ethniques minoritaires d’accéder, avant longtemps au pouvoir comme ce fut le cas de Gbagbo qui aime dire à juste titre qu’il est d’une ethnie minoritaire et est issu d’une famille pauvre.

Ce type de situation n’a cependant pas pu resserrer le tissu social et l’unité national

De nouvelles formes d’exclusion vont succéder aux anciennes exclusions.

La communauté internationale ne peut ignorer cet état de fait.

Un regret cependant devant le long et patient gâchis réalisé par tous, depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny.

Si Laurent Gbagbo avait perçu et réglé les problèmes d’identité et d’intégration des communautés ivoiriennes d’origines étrangères avant ou même pendant la guerre, il aurait arraché un thème mobilisateur et fédérateur à Ado, au RDR et à la communauté internationale sensible aux problèmes de l’exclusion tout en présentant Bédié comme le méchant père de l’ivoirité.

Le FPI aurait survécu aux mandats de Gbagbo avec une telle politique d’ouverture tenant compte de l’histoire de la Côte d’Ivoire des origines à maintenant.

Au delà de 2005,la Côte d’Ivoire vivra au rythme des majorités sociologiques qui vont déterminer les majorités électorales dans les urnes.

Si le chef de l’état marque maintenant la vraie rupture qu’il n’a pas osé réaliser avant Pretoria ,il s’engagera dans le chemin d’une vraie renaissance africaine prônée par Thabo M’Beki.

La renaissance africaine dont parle avec emphase Thabo M’Beki et qui est soutenue par les agitateurs d’idées du camp présidentiel ne pouvait nullement s’accommoder des vestiges de l’ivoirité,d’élections non ouvertes et d’une citoyenneté non inclusive pour employer un terme cher à Thabo M’beki.

Malgré tout et en attendant d’autres vraies élections en 2010,car tout le monde doit savoir que dans six mois, on ne peut faire de vraies et bonnes élections, la classe politique ivoirienne saura-t-elle faire bon usage des mesures exceptionnelles prises en faveur de tous pour la paix ?




N°484:UNE: Eligibilité à la présidentielle Thabo Mbeki lâche la bombe

L'intelligent d'abidjan 4:31 am

Le président sud-africain Thabo Mbeki a écrit aux principaux dirigeants de Côte d’Ivoire, pour leur faire connaître sa position sur l’éligibilité à la présidence de ce pays en crise. Depuis, par dose homéopathiques les détails de cette correspondances sont injectés dans l’opinion. Le médiateur est pour que tous les signataires de Linas-Marcoussis soient candidats à la future présidentielle. Et il indique les dispositions constitutionnelles à prendre.

En homme de parole, le médiateur sud-africain a tranché sur l’éligibilité à la présidence de la République. Et ce, conformément au mandat qui lui avait été donné par les protagonistes ivoiriens au sommet de Pretoria (du 3 au 6 avril 2005). Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Seydou Diarra, incapables d’accorder leurs violons sur cette lancinante question, s’en étaient tous remis à la décision du médiateur sud-africain.

Comme il l’avait promis, après consultations de son mandataire, le président de l’Union africaine, Olusegun Obasanjo, et du secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, Thabo Mbéki a rendu son verdict, dans une correspondance confidentielle adressée, le mardi 12 avril 2005 à tous les participants à la table ronde de Pretoria. Il est conscient des différents dégâts dommages et victimes créés par cette crise.

Le président sud-africain a proposé que “tous les leaders ivoiriens signataires de l’accord de Linas-Marcoussis devraient être retenus par le Conseil constitutionnel comme candidats à l’élection présidentielle”.

Pour donner une forme légale à cette décision, Thabo Mbeki recommande à Laurent Gbagbo, “d’utiliser les pouvoirs spéciaux que lui confère l’article 48 de la constitution”. Les amendements constitutionnels devant être effectués après les élections d’octobre prochains.

Désiré Tagro a lu hier soir sur les antennes de la télévision ivoirienne la lettre du médiateur, sans faire immédiatement de commentaires. Le chef de l’Etat a pris acte de la décision du médiateur de l’Union africaine. Selon le protocole d’Etat, le président Gbagbo initie des rencontres avec les différentes associations socio professionnelles, à partir du lundi 18 avril prochain. Il va ainsi au-délà de ce que lui recommande l’article 48 de la Constitution. Le chef de lexécutif ivoirien entend sans doute donner une base populaire à sa décision.

Vicky Delore




N°484:CULTURE :Exposition de peinture Et voilà Stenka !

L'intelligent d'abidjan 4:30 am

En prélude à sa prochaine exposition du 20 avril au 4 mai 2005 à la ‘’Galerie le Lac bleu’’ le peintre Stenka a tenu le mardi 12 avril 2005 une conférence de presse.

De l’avis du Pr Makan Kéita l’énigme dominante dans l’œuvre de Stenka est la représentation perpétuelle de cette chose qui lie les mains et les pieds (…). Mais combien de personnes aujourd’hui peuvent-ils aisément comme le Pr Makan Kéita disséquer l’œuvre de l’artiste Jacques Samir ? A travers une exposition qu’il organise du 20 avril au 4 mai prochain à la Galerie lac Bleu au II Plateaux Stenka est dans cette logique de mise en lumière de ses œuvres lui qui tente comme d’habitude de réconcilier à la fois recherche chromatique qui émerge d’une esthétique naturelle, la dissymétrie de la nature source des équilibre physique et biologique et la libération de l’être par le défi et la création d’une silhouette d’une autre différence. Toujours dans ses boubous yacouba qu’il change depuis 1990, Stenka se défini comme un artiste à part entière, qui veut vivre de son art. « Je ne viens pas faire comme ceux qui portent le titre d’artiste mais qui ne le sont que sur les cartes de visite », explique Stenka comme pour justifier son pacte avec l’art. diplômé de l’école des Beaux arts de Paris, Stenka est depuis 1958 dans les méandres de la peinture. Avec plus d’une centaine d’expositions à son actif, il fait partir de cette génération qui a révolutionner les arts plastiques en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, son doigté et sa vision picturale lui vaut d’avoir la confiance d’une structure comme Côte d’Ivoire-Télécom. En effet, celle-ci confirme le boute-en-train de cette exposition de Stenka auquel il invite tous les amateurs de peinture.

Firmin Koto

firmin_koto@yahoo.fr




N°484:SPORTS: Football :Mondial/Can 2006 Un complot de Guillou contre les Eléphants démasqué Tout sur la contre-attaque de la Fif

L'intelligent d'abidjan 4:29 am

Suite à l’interview parue dans nos colonnes samedi dernier plusieurs sportifs ont réagi et révélé les dessous de la sortie de Jean-Marc Guillou. Selon nos interlocuteurs il s’agit d’une cabale orchestrée pour saboter le travail de la Fédération ivoirienne de football.

Nos interlocuteurs ajoutent que la perspective de l’élimination de la France, alors que les Eléphants avancent triomphalement, n’enchantent nullement le français qu’est Jean-Marc Guillou mécontent que Jacques Anouma ait choisi le camp du président de l’Asec dans le conflit qui oppose les deux hommes. L’on apprend par la même occasion que Jean-Marc Guillou est à la tête d’une académie clandestine de formation, non affichée à la Fif. “Guillou est victime de la politique de la Fif consistant à promouvoir les clubs et les centres de formation des nationaux”, constate un informateur que assure que le père des académiciens ivoiriens n’a qu’à s’en prendre à lui-même.

Toutefois, M. Jacques Anouma et ses hommes n’entendent pas rester les bras croisés devant les manœuvres de l’ancien bras droit de Roger Ouégnin. La Fif prépare une réaction appropriée.

“La démobilisation et l’intoxication ne doivent pas passer. La presse doit rester vigilante et éviter que l’on passe des messages malsains aux joueurs”, conclut un proche du président Jacques Anouma, qui craint que les bons résultats déjà enregistrés par les Eléphants créent une euphorie qui fera baisser la garde. Jean-Marc Guillou aura réussi en tout cas, à travers sa sortie et le message voilé qu’il a délivré, à faire prendre conscience à Jacques Anouma et à ses hommes qu’il faut toujours rester sur le qui-vive ! Leur réaction est attendue !

Charles Kouassi




N°484:Ordures ménagères, transport urbain Amondji accuse…

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

Approché hier à l’Assemblée nationale où il était allé assister à la séance parlementaire sur le budget 2005, le gouverneur Djedji Amondji du district d’Abidjan a parlé de deux choses. Du ramassage des ordures et du conflit Agetu .

“Ce sont les ébrié d’Akouédo qui ont bloqué les ordures à Abidjan”. Voici la réponse du gouverneur du district d’Abidjan, Pierre Djedji Amondji sur les raisons du non ramassage des ordures à Abidjan, au cours de ces dernières semaines. C’était hier à l’Assemblée nationale. Pierre Amondji, qui n’est pas du tout content de ses parents, a qualifié de chantage leur attitude : “Il est vrai qu’ils défendent un cadre environnemental que nous ne contestons pas. Mais qu’on n’en profite pas pour faire du chantage à chaque instant”. Une délégation qui a été dépêchée le mardi à Akouédo, selon le gouverneur, n’a pas pu convaincre les Ebrié. Bien qu’ils aient été rassurés de la réalisation de la promesse du président Gbagbo, en ce qui concerne la construction d’un dispensaire dans les mois à venir, révèle Amondji. “Ces négociations qui se poursuivront dans les jours prochains, pense-t-il, pourraient ramener les populations d’Akouédo à la raison”. En attendant de les convaincre, les ordures resteront encore pour longtemps dans les rues d’Abidjan.

Huberson Digbeu
Di0762_6870@yahoo.fr




N°484:NATION:Crise ivoirienne Les ambassadeurs aux bancs des accusés

L'intelligent d'abidjan 4:27 am

La grande majorité des auditeurs intervenus hier à l’émission “Question d’actualité” de Radio-Côte d’Ivoire ont dénoncé le laxisme des ambassadeurs dans la gestion de la crise.

L’émission radiophonique nationale de radio- Côte d’Ivoire “Questions de l’actualité” du mercredi 13 avril 2005 a permis à l’opinion de se faire une idée du rôle joué jusque-là par le corps diplomatique ivoirien dans la crise que vit la Côte d’Ivoire depuis près de 33 mois. Si pour quelques-uns, au cours de l’émission, les ambassadeurs ivoiriens ont fait tout ce qu’ils pouvaient”, tel n’est pas le cas de la plupart des intervenants. Pour d’autres, par contre, “le corps diplomatique ivoirien n’a pas répondu à la mission qui lui a été assignée”. Si bien que la Côte d’Ivoire est mal perçue à l’extérieur. Non seulement sa destination est déconseillée, pire, ses dirigeants sont considérés comme des bourreaux, par manque de véritable campagne d’explication. Ce qui, aux dires des intervenants d’hier, fait que la crise perdure.

“S’ils avaient joué leur rôle de porte-parole auprès des autres Etats, on serait sorti de cette crise. Malheureusement, nos ambassadeurs se sont servis de leur valise diplomatique pour d’autres affaires”, s’est insurgé un intervenant, pour qui la mise en place de l’Union des ambassadeurs est inopportune.

Cependant, il y a encore une lueur d’espoir pour certains, pour qui, la création de cette Union pourrait permettre de renforcer l’entente et rendre plus dynamiques le corps diplomatique.

Honoré Kouassi




N°484:SOCIETE: Lutte contre l’ulcère de Burili20 millions de médicaments aux malades

L'intelligent d'abidjan 4:26 am

Hier mercredi 13 avril à l’Ins d’Adjamé, le programme national de lutte contre l’ulcère de Brurili a mis à la disposition des centres qui s’occupent des malades, des médicaments d’un montant total de 20 millions de Fcfa.

Le programme national de lutte contre les ulcères à Mycobactéries netend bouter cette maladie hors de la Côte d’Ivoire. Pour ce faire, les responsables de ce programme ont décidé de mener des activités pour favoriser la décentralisation totale de la lutte contre l’ulcère de Burili. Et ce, pour diagnostiquer précocement les cas et faciliter l’accès aux soins de santé au niveau local. Les centres de Zoukougbeu, Bongouanou, Zouhan-Hounien, Yamoussoukro, Taabo, Djekanou, Bondoukou, Tanda, Sakassou, Sans- Pédro, ont reçu des lots de médicaments, selon les besoins respectifs. Le coût total de ces médicaments est de 20 millions de Fcfa. Les responsables de ces centres ont reçu des bons et doivent se rendre à la Pharmacie de santé publique (Psp) pour être en possession de ces médicaments. Le Dr Moussa Diabaté, directeur-coordinateur dudit programme a fait le point de la situation de l’ulcère de Burili en Côte d’Ivoire. “Ainsi, en 1991, le nombre de cas était de 10032, mais la prévalence n’était pas connue. Aujourd’hui, nous sommes autour de 20 à 22 000 cas. La Côte d’Ivoire est donc considérée comme le pays le plus touché en Afrique. Le nombre de nouveaux cas annuel est d’environ 2000. En 2004, le nombre de nouveaux” cas est de 1170 (ces chiffres ne concernent que la partie sous contrôle gouvernemental). Il y a deux formes cliniques. Les non ulcérées qui représentent 33%, les formes ulcérées représentent 67% des cas. Les enfants de 0 à 15 ans représentent 46% des cas. Les plus de 15 ans, 54% des cas. Parmi les cas, il y a 49% de femmes et 51% d’hommes. Les régions les plus touchées sont celles du centre (50%), et l’ouest (32%). Le sud, 12%. Le nord est touché avec 5,5% a conclu le Dr Moussa Diabaté. Le ministre de la Santé, Mabri Toikeusse qui était présent à cette cérémonie, a insisté sur le fait que la maladie demeure un mystère, puisque le mode de transmission reste méconnu et la guérison difficile. Alors, il faut procéder par le dépistage précoce, a-t-il conseillé. Avant d’exhorter tout le monde à se mettre ensemble pour faire face à la propagation de l’épidémie en Côte d’Ivoire.

Etienne Atta




N°484:ECONOMIE: Crise ivoirienne (2) Plus de 10 points de croissance perdus en 3 ans

L'intelligent d'abidjan 4:25 am

La crise ivoirienne qui perdure maintenant plus de trois ans a, dangereusement, affecté les politiques économiques mises en place par les autorités ivoiriennes. Les effets de cette situation se résument en une baisse de la croissance économique.

L’année 2004 s’achève avec une croissance de 0,8% pour un objectif i de 2,4 % en début d’année. Au cours de l’année 2003, l’espoir d’un retour à la normalisation depuis la signature des accords de paix a favorisé un léger redressement des indicateurs clés notamment l’indice de la production industrielle. Par contre l’année 2002 qui devrait marquer le retour de l’économie à une croissance de 3%, a été rendue impossible depuis l’attaque des rebelles le 19 septembre. Le taux de croissance est ressorti à -1,6 % ; soit une perte de 4,6 points par rapport à l’objectif initial. Au total ce sont plus de 10 points de croissance qui ont été perdu en trois ans à cause de la crise du 19 septembre 2002.

Le secteur primaire à fin 2003 devrait enregistrer une hausse de 3,1% contre -0,9% en 2002 après la timide reprise de 2001. Cette progression est due au regain d’activité dans la branche extraction minière et à l’agriculture vivrière qui connaît une variation positive de3%. Par contre, pour le cacao, il est enregistré des volumes de production respectifs de 1,2 million tonnes en 2003 contre 1 277 024 tonnes en 2002.

Le secteur secondaire qui devrait être relancé au cours de l’année 2002 après deux années consécutives de baisse, a été fortement perturbé par les effets de la guerre. Au cours de l’année 2003, l’activité industrielle a connu une fois de plus un repli à cause de l’environnement socio-politique qui décourage les investissements d’une part et à la partition du pays de fait qui entrave la libre circulation des personnes et des biens. L’industrie agro-alimentaire a connu un recul plus prononcé par rapport aux bâtiments et travaux publics. Au terme de l’année écoulée le secteur industriel a subi une chute de 9,7% après un repli de 5,8% en 2002.

Le secteur tertiaire dont l’évolution est influencée par l’activité industrielle, l’agriculture d’exportation, ainsi que les revenus salariaux et agricoles, recule de 0,6% contre une baisse de 1.8% en 2002 et une hausse de 1,2% en 2001. Ce léger tassement s’explique par le fait que la crise a impact assez marginal sur les différentes branches de ce secteur contrairement à 2002 où le manque d’approvisionnement et le climat d’insécurité dans les zones assiégées ont entraîné le recul des activités du commerce et des services respectivement de -3,4% et -3,0% contre des évolutions de +1,3% et +0,7% en 2001.

Du coté de la demande, les investissements régressent de 11,0% après une hausse de +3,9 % enregistrée en 2002 en raison de la non exécution des investissements publics dans les zones assiégées et de l’attentisme des opérateurs économiques face aux incertitudes socio-politiques

La consommation après avoir régressée de 1,5% en 2002 comptes tenus de la non distribution des biens dans les zones assiégées et du changement de comportement des consommateurs, connaît un recul de 1,0%.

Au niveau du commerce extérieur, les exportations connaissent un léger recul de 0,8% en 2003 contre un redressement de 3,6% en 2002 après les baisses des deux dernières années. Cette situation est liée aux difficultés rencontrées dans la commercialisation du cacao. Quant aux importations, elles connaissent une variation positive.

Outre l’impact macroéconomique, les conséquences sociales et humanitaires du conflit sont importantes. Ainsi le niveau de pauvreté après être passée de 33% en 1998 à 38,4 % en 2002 devrait atteindre selon les estimations de la Banque Mondiale à 42% en 2003.

Au niveau des finances publiques, le conflit a eu un impact significatif. Car on constate une moins value de106 milliards FCFA. Cette situation est liée au prolongement du conflit si bien que l’Etat n’a pas pu mobiliser les ressources adéquates. Toutefois, il faut indique les douanes en d épit de la crise ont réalisé des plus values au cours des deux dernières années. Par exemple, la mobilisation des ressources extérieures est passée de 333 milliards FCFA à 39 milliards FCFA entre 2002 et 2003. Alors que le service de la dette représente plus de 250 milliards FCFA.

Au niveau des dépenses globales, on assisté à un accroissement dû à la crise. Ainsi à fin 2003, les dépenses ordinaires s’établissent à 957,4 milliards FCFA contre 923,3 milliards FCFA en 2002. Ces dépenses ont augmenté dans les domaines sociaux et la défense du territoire. Il s’agit entre autre du soutien aux déplacés de guerre, la deuxième rentrée scolaire, le paiement des primes, l’acquisition d’équipements militaires.

Pour ce qui est des dépenses d’investissement on est passé d’un niveau de 957 milliards FCFA à 157 milliards au cours des deux dernières du fait de la partition du pays en deux zones.

S’agissant de la dette extérieure, on a noté une accumulation d’arriérés de l’ordre de 291 milliards en fin d’année 2002 contre 154,8 milliards FCFA au cours de la même période en 2001.

Le conflit politico- militaire a affecté les établissements bancaires. Ainsi 32 des 165 guichets des banques et établissements financiers de la Côte d’Ivoire ont été fermés. Ces banques et établissements financiers ont perdu globalement un peu plus de 10% de leurs chiffres d’affaires.

Beaucoup de banques surtout les filiales des institutions financières françaises ont fermé des agences y compris dans les zones libres. Selon les responsables de ces structures, ce mouvement de fermeture n’est pas lié essentiellement à la crise car les filiales des banques françaises ont pris la décision de fermer certaines agences jugées non rentables. La situation de crise actuelle a accéléré le processus de fermeture de certaines agences surtout celles situées en zones assiégées et dans les zones dites “tampon”.

Au niveau des crédits accordés à la clientèle, les banques demandent beaucoup plus de garanties et hésitent même à accorder des prêts. Ainsi, il est demandé un dépôt de 110% du montant du prêt sollicité. Pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME), il faut un déposit de 110 % et le montant des prêts sollicités ne peut dépasser 15 millions FCFA. A l’inverse des filiales françaises, les banques africaines et ivoiriennes, continuent de financer les PME et les entreprises locales.

Au niveau des conditions internes des banques, les conditions débitrices du système bancaire se sont inscrites à la hausse dès octobre 2002 et confirmée au cours des premiers mois de l’année par le relèvement du taux de base bancaire de 13 des 16 banques que compte la Côte d’Ivoire. Pourtant les taux directeurs de la banque centrale n’ont pas connu de modification depuis le 19 juin 2000 et les taux d’escompte et de pension sont toujours fixés respectivement à 6,5 % et 6 %.

Ce relèvement du taux de base bancaire pourrait s’expliquer par la nécessité de faire face à des provisions à cause du risque d’augmentation des impayés du fait de la situation de crise.

Cette évolution pose par ailleurs le problème de l’efficacité de la politique monétaire et des signaux de la Banque Centrale.

L’évolution des ressources montre que la situation du système bancaire ivoirien se caractérise par une augmentation de la trésorerie des banques. Celle-ci est passée de 241 milliards FCFA à fin septembre 2002 à près de 400 milliards FCFA au début du deuxième trimestre 2003.

Au niveau de la population, la crise a accentué le taux de pauvreté qui déjà en 2002 était à 38,4% contre 33% en 1998. Aujourd’hui ce taux de pauvreté a largement dépassé le cap de 50% selon les estimations du Programme des Nations Unis pour le Développement et de la Banque Mondiale. Les zones les plus touchées sont les zones ex-assiégées où la population n’a pas accès aux soins de santé primaire, à l’éducation de base dans des conditions adéquates. Les conséquences sociales et humanitaires du conflit sont importantes.

Avec la crise que connaît le pays il y a un accroissement de taux de prévalence du VIH SIDA. En ce qui concerne les sociétés civiles et organisations des travailleurs, les pertes matérielles, d’emploi et de ressources financières du fait de la guerre ont entraîné une dislocation ou disparition de nombreuses organisations de travailleurs. Dans le même temps, il y a eu l’arrêt des projets de coopération des syndicats et organisations professionnelles avec les partenaires au développement. En ce qui concerne l’enseignement supérieur tous les établissements ont été fermés dans les zones assiégées et plusieurs établissements ont délocalisé leurs activités en zones sous contrôle gouvernemental .

Dossier réalisé par
Sylvain A. Loua




N°484:Jacob Blin Ediémou, président du forum des confessions religieuses “Voici pourquoi j’ai pleuré le jour de la mort du pape”

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

Jacob Ediémou Blin a toujours pris part aux différents débats concernant la paix, la réconciliation et l’unité nationale. Actuel président du Forum des confessions religieuses et guide spirituel de l’église du christianisme céleste en Côte d’Ivoire, il s’est prononcé sur le décès du pape Jean-Paul II. Il rend dans cet entretien un vibrant hommage à l’illustre disparu et fait un témoignage original de la vie de l’homme.

Quels sont les sentiments qui vous animent à la disparition du Pape Jean-Paul II ?

Gloire à Dieu au plus haut des cieux. Paix sur la terre des hommes de bonne volonté. Dieu étant immortel et l’homme mortel ; Dieu, qui connaît le destin et la vie de tout homme, a rappelé son serviteur le Pape Jean-Paul II. On ne voit l’importance d’un homme qu’après sa mort. L’illustre disparu vient de démontrer que Dieu est avec lui. En bouleversant la donne selon laquelle : ‘‘quiconque veut voir le pape doit se rendre à Rome’’, Karol Wojtyla a fait preuve d’une grande humilité, en montrant à la face du monde qu’il était bon d’en être autrement, en allant à la rencontre de ses ouailles catholiques. Se faisant, le représentant de l’apôtre Pierre sur la terre, il a effectué de nombreuses visites à travers le monde, tout le long de son pontificat. Au moment où Dieu l’a rappelé a lui, le monde entier a su lui rendre un hommage mérité. Non seulement il était un chef d’Etat auprès du Saint siège à Rome, il était aussi et surtout un grand berger. Nous remercions tous les chefs d’Etat qui ont vu en cet homme un grand berger, et ont fait le déplacement pour honorer Dieu et son serviteur. Nous prions pour que toutes les bonnes actions qu’il a bien voulu réaliser sur la terre puissent se concrétiser maintenant qu’il n’est plus afin que sa mémoire soit honorée.

Quant à cette disparition vis-à-vis de la Côte d’Ivoire, je disais à un journaliste que je pleure rarement. Mais cette fois, c’en était le cas, parce que ce saint homme nous a beaucoup aimés même si sa prophétie pour mon pays n’a pas été accomplie. Cela me fait de la peine. Le 2 avril, jour de sa disparition, j’étais à l’étranger. Au moment même où nous, Ivoiriens, étions encore dehors pour régler nos différents avec une médiation extérieure, je me suis dit que les Ivoiriens ont encore failli à leur mission. En ne respectant pas les recommandations du Pape, qui stipulaient dans une prophétie lors d’une visite en Côte d’Ivoire ‘‘La Côte d’Ivoire : est une terre bénie de Dieu. Les Ivoiriens sont merveilleux, beaux soyez vous-mêmes, restez vous-mêmes. Réglez tous vos problèmes par vous-même’’.

Il reprenait cette prophétie, il me semble bien que nous avons trahi la mémoire du Pape. C’est pourquoi j’ai pleuré le jour de sa mort. Voyez-vous, Dieu ne fait rien sans au préalable révélé ce qu’il veut à ses prophètes. Il passe par de grandes personnalités spirituelles telles que le Pape pour dire qu’il y a tout ici en Côte d’Ivoire. Et que nous devons résoudre nous-mêmes tous nos problèmes. En le disant, il ne savait pas que nous serions en difficulté et être soumis à une telle, division. Au point que nous aurons à effectuer de nombreux déplacements à l’extérieur tel Pretoria, Marcoussis, Accra, avec l’aide de médiateurs extérieurs pour résoudre nos crises. Or, pendant qu’il rendait l’âme, nous étions en Afrique du sud, pour régler notre crise. Pourtant il est clair que la Côte d’Ivoire a un grand médiateur en la personne de Matthieu Ekra. Elle a également des structures efficaces, comme le forum des confessions religieuses, des hommes et ressources suffisantes pour résorber cette crise. Pape, tu as dit, mais nous ne t’avons pas écouté. Il faut prier pour la Côte d’Ivoire dans le concert des saints.

Papa nouveau, un prophète ivoirien vivant à Toukouzou a affirmé que tant qu’il serait en vie, il n’y aurait pas de guerre en Côte d’Ivoire. Et lorsque on lui a demandé la solution à adopter en cas de guerre à son absence, il a donné les mêmes recommandations que le Pape.

Spirituellement, Dieu a tout donné à la Côte d’Ivoire pour résoudre ses problèmes. Afin que nous n’en soyons pas là. J’ai pleuré de tristesse pour tout cela, le jour de la mort du Pape.

En réalité le Pape, pour moi, a démontré qu’il était l’homme du saint forum. En ma qualité de chef du forum des confessions religieuses, je pense dire que le Pape a agi de telle sorte que toutes les religions se retrouvent. Par exemple, l’institution saint Egidio, qui est l’œuvre du Pape ? Est une organisation qui a beaucoup fait pour les dialogues interreligieux, pour l’Afrique par des médiations pour résoudre les crises qui minent le continent. Chaque année, nous sommes invités à la place saint Egidio. En tout cas, à travers ses œuvres, le Pape a démontrée que Dieu est un. Toutes ses œuvres concourent à l’avènement de cet idéal religieux, gage de l’harmonie entre les hommes. Il a fait comprendre que la terre est une et que tous ses habitants doivent se considérer singulièrement comme les habitants d’un seul pays. C’est ce que nous n’avons pas pu comprendre. Nous pouvons le comprendre maintenant, malheureusement, pendant que le Pape est parti, le pays reste toujours divisé. Si nous l’avions écouté, le pays serait soudé aujourd’hui. Le pape était un homme au service de la justice, de l’égalité et de la paix dans le monde.

Pensez-vous que la Côte d’Ivoire lui a suffisamment rendu hommage ? Il nous a tout de même visités trois fois.

La Côte d’Ivoire, en tant que Etat laïc, et le Vatican, en tant qu’Etat religieux catholique, sont deux Etats aux systèmes religieux différents. Tandis qu’en Côte d’Ivoire, outre le catholicisme, plusieurs confessions religieuses sont reconnues officiellement dans la constitution, l’Etat du Vatican ne reconnaît que le catholicisme. C’est dire que le peu qui a été fait par le président de la République en décrétant le jour de l’enterrement du Pape deuil national peut-être accepté dans la bonté de Dieu. La laïcité a fait ce qu’elle pouvait. Vu les problèmes que nous avions à résoudre à ces heures chaudes de notre histoire, il n’est pas surprenant de constater la façon modérée dont nous avons porté ce deuil.

Le Pape a certes rendu visite trois fois à la Côte d’Ivoire, ce qui est un honneur qu’il a fait à notre pays, mais il l’a surtout fait dans le cadre religieux catholique. Car, celui qui dirigeait la Côte d’Ivoire (le président Houphouët) était catholique. Depuis qu’il n’est plus (1993), le Pape n’a plus rendu visite à ce pays. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il faut se référer à toutes les bonnes actions qu’il a menées dans le monde entier, à l’amour qu’il nous a tant témoigné par sa prophétie, et non au fait qu’il nous ait rendu visite trois fois. Sa visite en cette terre était des visites à ses ouailles catholiques. Cependant, par son amour pour la Côte d’Ivoire, on aurait pu faire plus à sa mort. La preuve flagrante de cet amour est le fait même qu’il nous a donné deux cardinaux. Dès que Bernard Yago est parti, Agré a été consacré. Et Bernard Agré fait parti de ceux qui vont élire le futur Pape. Donc, c’est une grâce qui fait honneur à notre pays. Nous disons que nous n’avons pas pu faire plus parce que le pays est divisé, que Dieu ait pitié de nous pour le peu qu’on a pu faire. Son amour pour nous aurait suffi pour que nous plongions entièrement dans la réalité de ses funérailles, non pas parce que qu’il est catholique. De surcroît c’était un homme d’Etat qui aimait et aidait toutes les confessions religieuses. Donc un homme de Dieu car Dieu est tout.

Le forum aurait pu à son niveau manifester son attachement au Pape. Rien à presque été fait…

Nous, en tant que forum des confessions religieuses, pouvions faire particulièrement quelque chose, mais les temps sont durs et nous n’avons pas de moyens. Par contre, nous avons pu suivre attentivement ses funérailles à la radio et à la télévision avec une pensée pieuse pour le repos de son âme. Ce qu’il faut retenir de la vie de cet homme pieux, est que le Pape a montré que l’homme ne peut être riche seul, heureux seul, beau seul, intelligent seul fort seul. Il faut donner à l’autre de l’amour. Cet amour de l’autre, il nous l’a fait partager partout où il est passé. Ce que l’homme a de plus, il doit savoir le partager. Il a partagé son savoir à toute la terre. D’ailleurs, au Burkina-Faso, une œuvre qui fournit de l’eau potable aux populations porte son nom. Ma prière est que le nouveau Pape, qui sera élu, puisse poursuivre l’œuvre de son prédécesseur. Il n’y a qu’à observer la magnificence avec laquelle il a pu rassembler et rallier les millions de jeunes Français et autres à sa cause, pour comprendre cela. Ces jeunes ont besoin d’une boussole, d’un leader charismatique comme Karol pour raffermir et raviver leur foi. En outre, il est heureux d’affirmer que le forum des confessions religieuses est une réalité en Côte d’Ivoire. Et saint Egidio, l’organisation créée par le Pape, encourage fortement toutes les actions du forum et y met un accent particulier. Pour conclure, nous disons yako à toute l’Eglise catholique. Et particulièrement au Nonce apostolique, afin qu’il transmette toutes nos condoléances attristées au Saint Siège. Prions aussi pour que nous restions nous-mêmes et réglions en toute responsabilité nos problèmes par nous-mêmes. Selon les visions et recommandations du Pape qui, pour nous, était le symbole vivant du forum des confessions religieuses.

Senior, vous en tant que responsable du forum des confessions religieuses envisagez-vous une action spéciale pour honorer la mémoire du Pape, après les funérailles ?

Présentement, rien n’a encore été envisagé, en ce sens que l’Eglise catholique est très bien organisée. Elle doit être sûrement en train de suivre un certain nombre de rituels en pareille circonstance. Jusqu’à la fin de la période du deuil. Il y a donc des actions à mener en son sein. Après toutes ces actions, nous pouvons voir ce que nous pouvons faire pour marquer notre compassion et notre solidarité en ces moments douloureux que connaissent nos frères et sœurs catholiques.

Pour l’instant, il ne me faut pas gêner l’Eglise éplorée, en étant plus royaliste que le roi. En vérité, l’idée que vous venez d’évoquer est bonne, mais ce ne sera une chose possible qu’après l’avènement du nouveau Pape. Le forum pourrait se réunir pour aller saluer le Nonce apostolique et voir, avec lui, le cardinal Agré qui est le doyen du forum. Ce peut être une prière ou une visite au Saint Siège à Rome ou tout autre action pour démontrer que la Côte d’Ivoire croyante a été en phase avec toutes les bonnes œuvres et actions du Pape Jean-Paul II, en faveur du monde entier.

Entretien réalisé

par Touré Youssouf




N°484:UNE: Le verdict de Thabo Mbeki sur l’article 35

L'intelligent d'abidjan 4:22 am

Le 11 avril 2005

Comme vous le savez, la médiation de l’UA sur la Côte d’Ivoire, en accord avec toutes les parties ivoiriennes, agit dans le cadre fourni par les accords de Linas-Marcoussis et d’Accra.

Le chapitre III de l’annexe des accords de Linas-Marcoussis traite de la question de l’éligibilité à la présidence de la République. Il contient le texte d’un amendement possible à l’article 35 de la Constitution de la Côte d’Ivoire, approuvé par tous les signataires de l’accord.

Il est donc du devoir des parties ivoiriennes et de la médiation de veiller à ce que soit suivie d’effet l’intention du texte agréée à Linas-Marcoussis, laquelle vise avant tout au respect du principe d’une approche inclusive de la question importante de l’éligibilité à la présidence.

Comme cela avait été souvent le cas depuis la conclusion de l’accord de Linas-Marcoussis, il s’est avéré difficile pour les parties ivoiriennes, lors de la réunion en Afrique du Sud, du 3 au 6 avril, de parvenir à un accord sur les mesures à prendre pour donner effet à l’accord de Linas-Marcoussis, relatif à l’article 35.

Pour cette raison, compte-tenu de la nécessité urgente de résoudre cette question et de respecter l’engagement pris par les signataires de Linas-Marcoussis, il a été convenu que le médiateur sud-africain prendrait une décision sur ce sujet et ferait diligence pour la faire aboutir.

L’accord explicite sur ce point figure au paragraphe 14 de l’accord de Pretoria du 6 avril 2005 sur le processus de paix en Côte d’Ivoire.

Comme il est stipulé dans ce paragraphe, j’ai consulté le président de l’Union Africaine, S.E. le président Olusegun Obasanjo, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, S.E Kofi Annan.

L’un et l’autre approuvent la décision contenue au paragraphe 14 et sont d’avis que pour apporter une solution à la crise en Côte d’Ivoire, il est d’une importance primordiale de respecter la substance de l’amendement constitutionnel à l’article 35, contenu dans l’accord de Linas-Marcoussis.

Ils sont également d’avis qu’il est nécessaire de résoudre cette question sans délai, afin d’accélérer le processus de paix et de permettre la tenue des élections présidentielles en octobre 2005.

Conformément à la nature-même de l’approche des accords de Linas-Marcoussis et d’Accra, le médiateur est pleinement conscient de la nécessité de respecter la Constitution de la Côte d’Ivoire, tout en tenant compte des adaptations qui devront y être apportées, pour mettre en œuvre les accords de Linas-Marcoussis et d’Accra.

A cet égard, le médiateur n’ignore pas les dispositions, contenues dans l’article 126 de la Constitution de la Côte d’Ivoire, relatives aux amendements constitutionnels concernant la présidence.

Le médiateur est toutefois convaincu qu’il est essentiel de prendre en due considération l’obligation, contenue dans l’article 127 de la même Constitution, qui proscrit toute action susceptible de porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire.

Il ne fait aucun doute que la Côte d’Ivoire est aujourd’hui divisée en deux parties, sous le contrôle d’administrations différentes, ce qui constitue une atteinte incontestable à son intégrité territoriale.

Si l’on se réfère à l’article 48 de la Constitution de la Côte d’Ivoire, il est évident que l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire est menacée d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des autorités constitutionnelles a été interrompu.

En tant que médiateur et après avoir entendu attentivement les arguments présentés par les responsables de la Côte d’Ivoire, j’ai dû, en pesant ma décision concernant l’article 35, prendre en consécration tous les éléments constitutionnels et autres mentionnés ci-dessus.

Aux termes du mandat donné au médiateur au paragraphe 14 de l’accord de Pretoria, je décide par la présente, en tant que médiateur, que pour ce qui concerne les élections présidentielles de 2005, le Conseil constitutionnel devrait accepter l’éligibilité des candidats qui seraient présentés par les partis politiques signataires de l’accord de Linas-Marcoussis.

Cependant, il est également important de respecter l’autorité de la loi, en donnant effet à cette décision. A cet égard, il ne conviendrait pas d’obliger le Conseil constitutionnel à agir illégalement. Aussi, les autorités de la Côte d’Ivoire devront-elles prendre les mesures nécessaires, pour donner force légale à la décision du médiateur concernant l’article 35.

Le médiateur demande donc à S.E le président Gbagbo de faire usage des pouvoirs attribués au président au terme de la Constitution de la Côte d’ivoire, en particulier l’article 48, pour donner force de loi à la décision ci-dessus.

L’article 48 fait référence au respect par la Côte d’Ivoire de ses obligations internationale, à son intégrité territoriale et au fonctionnement régulier des autorités constitutionnelles, tous éléments pertinents dans la situation actuelle de la Côte d’Ivoire.

Ces dispositions, appliquées à la situation actuelle de la Côte d’ivoire, fournissent la base constitutionnelle pour que le président de la République prenne les nécessaires mesures exceptionnelles pour donner force de loi à la décision du Médiateur, concernant l’article 35, après avoir procédé aux consultations prévues avec les présidents de l’Assemblée Nationale et du Conseil constitutionnel.

La constitution est la Charte fondamentale de tout pays. Le médiateur est convaincu que la tâche principale pour le peuple ivoirien est de résoudre la grave crise qui a déchiré le pays et sa population, provoqué la mort et l’exode de nombreux habitants, ainsi que la détérioration de la situation économique et sociale.

Le médiateur, ayant ces considérations à l’esprit, est convaincu que le défi le plus immédiat pour le peuple Ivoirien est le retour à la normale et à la stabilité, grâce à la réunification du pays, au rétablissement de l’ administration de l’Etat sur l’ensemble du territoire et la tenue d’élections présidentielle et législatives libres et équitables.

Ce n’est qu’après que ces objectifs auront été atteints que l’on pourra envisager d’effectuer les amendements à la constitution de la Côte d’Ivoire qui seraient jugés nécessaires. Ceci offre la seule voie si l’on veut que le processus de révision constitutionnelle contribue à consolider la paix, la stabilité, la démocratie et l’unité nationale.

Je demande que les mesures nécessaires soient prises, dès que possible, pour donner force de loi à la décision que j’ai prise, en application de celle des responsables de la Côte d’ivoire qui figure dans le paragraphe 14 de l’accord de Pretoria.

Je vous prie d’accepter l’assurance de ma considération fraternelle.




N°484:Mbeki livre Gbagbo aux jeunes patriotes

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

Si dans les grains de thé, on “fouka fouka”, il n’en rien dans les parlements et agoras, où l’heure est plutôt à la grande inquiétude. Les jeunes patriotes, malgré les assurances du chef de l’Etat à son retour de Pretoria, ne sont prêts à lâcher du lest. Après le verdict du médiateur sud-africain sur l’article 35, la réaction des jeunes nervis du président Gbagbo est redoutée. Surtout que les adeptes de la théorie du complot dans le camp présidentiel ont fait du slogan : Tout sauf Ouattara, leur raison (l’unique) d’exister.

Or, dans sa proposition faite et approuvée par le président Obasanjo et Kofi Annan, Thabo Mbeki met presque le président Gbagbo face à la frange la plus radicale de son régime. L’usage de l’article 48 de la constitution, – tel que préconisé par le président sud-africain, pour la résolution de la question de l’éligibilité au sommet de l’Etat -, implique au préalable, la consultation du président de l’Assemblée nationale. Mamadou Koulibaly est l’adepte le plus engagé de l’usage de la force armée comme voie de sortie de la crise qui déchire la Côte d’Ivoire.

On peut l’écrire, en remettant à Laurent Gbagbo, la responsabilité définitive de trancher sur l’éligibilité à la présidentielle, Thabo Mbeki livre le président Gbagbo à la colère des ses irréductibles.

V.D




N°484:UNE: Ce que dit l’article 48 de la constitution

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

La proposition du président Thabo Mbeki à la classe politique ivoirienne, au sujet de l’éligibilité à la présidence de la République, rejette toute idée de référendum. Et rejette les modifications constitutionnelles, après les prochaines échéances électorales. Pour le médiateur sud-africain, cette ascèse n’est possible que si le président Gbagbo accepte d’user des pouvoir spéciaux que lui confère l’article 48 de la constitution. La loi fondamentale ivoirienne en son article 48 : “Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit”.

Le président de la République, dès son retour de Pretoria, avait fait deux mises au point :

1 – Que la proposition du médiateur sur l’éligibilité à la présidence de la République s’inscrive dans le strict respect de la constitution ivoirienne ;

2 – Il avait juré qu’il ne signerait, ni ne prendrait aucun décret pour régler cette délicate question.

Or, la proposition de Thabo Mbeki sur l’éligibilité à la présidence de la République ressemble fort bien à une grosse pierre jetée dans le jardin du chef de l’Etat ivoirien.

V.D.




N°484:Eligibilité à la présidentielle Thabo Mbeki lâche la bombe

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

Le président sud-africain Thabo Mbeki a écrit aux principaux dirigeants de Côte d’Ivoire, pour leur faire connaître sa position sur l’éligibilité à la présidence de ce pays en crise. Depuis, par dose homéopathiques les détails de cette correspondances sont injectés dans l’opinion. Le médiateur est pour que tous les signataires de Linas-Marcoussis soient candidats à la future présidentielle. Et il indique les dispositions constitutionnelles à prendre.

En homme de parole, le médiateur sud-africain a tranché sur l’éligibilité à la présidence de la République. Et ce, conformément au mandat qui lui avait été donné par les protagonistes ivoiriens au sommet de Pretoria (du 3 au 6 avril 2005). Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Seydou Diarra, incapables d’accorder leurs violons sur cette lancinante question, s’en étaient tous remis à la décision du médiateur sud-africain.

Comme il l’avait promis, après consultations de son mandataire, le président de l’Union africaine, Olusegun Obasanjo, et du secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, Thabo Mbéki a rendu son verdict, dans une correspondance confidentielle adressée, le mardi 12 avril 2005 à tous les participants à la table ronde de Pretoria. Il est conscient des différents dégâts dommages et victimes créés par cette crise.

Le président sud-africain a proposé que “tous les leaders ivoiriens signataires de l’accord de Linas-Marcoussis devraient être retenus par le Conseil constitutionnel comme candidats à l’élection présidentielle”.

Pour donner une forme légale à cette décision, Thabo Mbeki recommande à Laurent Gbagbo, “d’utiliser les pouvoirs spéciaux que lui confère l’article 48 de la constitution”. Les amendements constitutionnels devant être effectués après les élections d’octobre prochains.

Désiré Tagro a lu hier soir sur les antennes de la télévision ivoirienne la lettre du médiateur, sans faire immédiatement de commentaires. Le chef de l’Etat a pris acte de la décision du médiateur de l’Union africaine. Selon le protocole d’Etat, le président Gbagbo initie des rencontres avec les différentes associations socio professionnelles, à partir du lundi 18 avril prochain. Il va ainsi au-délà de ce que lui recommande l’article 48 de la Constitution. Le chef de lexécutif ivoirien entend sans doute donner une base populaire à sa décision.

Vicky Delore




N°484:Ma parole Par Laurent Aké Okoué Do you speak english ?

L'intelligent d'abidjan 4:19 am

La Côte d’Ivoire pour la résolution de sa crise militaro-politique passe d’une capitale à une autre sans connaître véritablement la paix. Lomé, Paris, Accra, Abuja, Libreville et Pretoria. La France et les francophones n’ont pu apporter la solution miracle. Mais la médiation du président Sud-africain commencée vers la fin de l’année 2004 semble porter des fruits.. Le médiateur désigné par l’Union africaine est accepté et apprécié par toutes les parties prenantes dans le conflit ivoirien. Sa démarche tranche avec celle de ses prédécesseurs, surtout francophones. On comprend alors pourquoi des comités de soutien au successeur de Mandela fleurissent tant en zone gouvernementale que rebelle. Le conclave de Pretoria a accouché d’un accord digeste et digéré par les différents camps et états-majors. A preuve, à la différence de Marcoussis, aucune manifestation de protestation de rue n’a été observée. Hormis quelques avis de leaders politiques et d’opinion tels Francis Wodié et Atteby Williams qui ont exprimé leur désaccord quant au risque de mettre le pays sous tutelle onusienne l’ensemble des hommes politiques ont fait l’option de régler la crise dans les urnes. A Affi N’Guessan qui affiche sa sérénité contagieuse face aux militants du parti au pouvoir en déclarant : “Le Fpi est prêt à affronter n’importe quel candidat qu’il soit du Pdci, du Rdr, de l’Unioj africaine, et de l’Onu et à gagner”, répond en écho Zémogo Fofana “le débat sur l’éligibilité d’Ado est clos. Parlons des pourcentages pour sa victoire finale”. Mais le nœud gordien de la crise ivoirienne n’a pas été réglé à Pretoria. Le chef de l’Etat et l’opposition militaire et politique ont accepté de confier la décision au médiateur de l’Union. Celui-ci s’est engagé, selon le point 14 du communiqué final, à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le président de l’Union africaine et le secrétaire général de l’Onu. Tous les observateurs avertis et les Ivoiriens dans leurs ensemble connaissaient d’avance la décision qui sortira de ces consultations : permettre au président du Rdr de briguer la Magistrature suprême. “C’est le sacrifice qu’il faut pour ramener la paix et sauver la Côte d’Ivoire”, a soutenu un membre du G7. L’Alliance des jeunes patriotes, apparemment s’est préparée a accepter une décision favorable à Alassane Dramane Ouattara à condition que, la Constitution reste en l’état. Ainsi, en octobre 2005, il y aura le candidat de l’étrangers opposé à celui des Ivoiriens. En attendant les échéances électorales le cas ivoirien est unique dans l’histoire de l’humanité. C’est la première fois que l’extérieur impose une candidature à un Etat souverain. Pendant qu’on y est il serait intéressant de remplacer la Commission électorale indépendante (Cei) par une autre Cei (Commission électorale internationale). Dans laquelle on retrouverait Thabo Mbeki, Kofi Annan, Obasanjo, Chirac, Alpha O. Konaré et bien d’autres personnalités mondiales. Cela nous éviterait de passer à l’Assemblée nationale pour reprendre les lois. Enfin, la médiation Mbeki a apporté un autre changement : celui de la langue. Les différentes adresses sont souvent faites d’abord en anglais. Ce qui oblige les leaders ivoiriens à se mettre à jour vis-à-vis de la langue de Shakespeare ou à se faire traduire les documents.




N°484:Présentation du projet du budget 2005: Bohoun Bouabré a rencontré les députés

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances était hier face aux députés membres des affaires économiques et financières pour la présentation de projet de budget 2005.

C’est un budget de 1735 milliards en baisse de 12,7% par rapport à celui de 2004, que le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Antoine Bohoun Bouabré a présenté aux parlementaires ivoiriens. Ce budget repose essentiellement sur les ressources intérieures, qui a elles seules avalent 1258 milliards, soit 82% du budget de l’Etat. Ce budget 2005 prend en compte les revenus de pétrole qui sont estimées à 70 milliards. Face à la baisse de ce budget, contrairement à celui de 2004 qui s’élevait à plus de 1900 milliards, le ministre Bohoun Bouabré veut imposer une gestion rationnelle et rigoureuse aux moyens de fonctionnement des services. Ce budget qui repose sur trois (3) piliers sera beaucoup orienté vers les fonctionnements des services, la lutte contre la pauvreté et le renforcement des acquis de la décentralisation, et l’encouragement au désarmement et au redéploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire national. Le budget 2005 ainsi présenté est soumis depuis hier aux observateurs des différents groupes parlementaires.




N°484:Revue de la presse : Tourner la page

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

La déclaration de Thabo Mbeki relative à la liste des candidats aux présidentielles d’octobre 2005 était très attendue. Hier, les journaux, toutes tendances confondues ont entretenu la fièvre de l’attente.

“Eligibilité, Thabo Mbéki tranche aujourd’hui” titres servis par ‘’Le Front’’, et ‘’L’Evénement’’ dans la même veine que ceux qui ont écrit pour “candidature d’Ado, Thabo Mbéki se prononce aujourd’hui”. Pour ‘’Le Patriote’’, Mbéki est le sauveur de la Côte d’Ivoire. “Les Ivoiriens une fois pour toute, sur la conduite a tenir face à cette crise qui les déchire depuis trois ans”, rapporte ‘’Le Patriote’’. ‘’L’Inter’’, n’est pas dans le triomphalisme des autres tabloïds concernant la déclaration de Mbeki. “Les Ivoiriens sont suspendue aux lèvres du médiateur Sud-Africain, qui réserve beaucoup de surprises”. Sales temps pour la Licorne hier à San-Pédro selon “Les Echos du Matin’’, qui rapportent que des jeunes patriotes ont bloqué 3 chars et 4 cargos. “Le face à face duré 5 heures d’horloge”, rapporte ‘’Les Echos du Matin’’. Le DDR, lisez démobilisation, désarmement et réinsertion, est en marche selon ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’. “200 militants du FLGO démobilisés”, écrit le quotidien de votre rêve. ‘’Le Temps’’, s’est intéressé à la réunion des ex-belligérants qui se tient aujourd’hui à Bouaké. “Mbeki a pris des mesures idoines à Tswane pour le désarment”, écrit ‘’Le Temps’’ et prédit la fin du mur de Bouaké. Et comme pour appuyer ces écrits ‘’Le Courrier d’Abidjan’’ a titré. “Pour le désarmement, les militaires Sud-africains sont déjà là”. Désarmement les Forces nouvelles à leurs éléments, libérez les écoles, les maisons… C’est la manchette de ‘’Frat-Mat’’ du mercredi. Le journal pro-gouvernemental consacre une page à ce dossier et rapporte que le colonel Gueu et le commandant Gaspard Delly sensibilisent leurs combattants au désarmement. ‘’Le jour Plus’’ est revenu sur le décret de nomination des juges. Il y’a du faux, constate ‘’Le Jour Plus’’. Il y’a danger ! s’écrie ‘’Le Nouveau Réveil’’… “Des tueurs sont aux trousses des élus et cadres du G7”, rapporte le quotidien proche du Pdci-Rda dont c’est le millième numéro sur le marché. Bôrô d’encouragement les frères ! Et tournons la page.

A demain, si Dieu le veut

Carlos A. Samassi




13/4/2005

N°483:UNE: Albert Tévoédjré confirme Pretoria est vraiment un miracle

L'intelligent d'abidjan 5:31 am

L’ancien représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire n’est pas resté indifférent à l’accord de Pretoria signé le 6 avril 2005 par les 4 grands leaders ivoiriens. Pour Albert Tévoédjré qui s’est confié à “Jeune Afrique l’intelligent”, N° 2309, Thabo Mbeki a réussi un vrai miracle de résurrection.

Il faut se réjouir de l’accord intervenu mercredi 6 avril à Pretoria sur la Côte d’Ivoire et féliciter le président Laurent Gbagbo du réalisme intelligent dont il vient de faire preuve. Cet accord est le résultat de la ténacité de la communauté internationale (Conseil de sécurité, toujours unanime, Union africaine, Cedeao, Francophonie) et de tous les partenaires de la Côte d’Ivoire, la France en premier lieu. La raison imposait cette solution. La volonté politique de certains responsables nationaux et extérieurs faisait clairement défaut. La peur de perdre de pedre beaucoup, un juridisme étroit, un certain penchant à l’irrespect et au dédain, à l’exclusion et à la confiscation du bien commun, une résistance à reconnaître l’autre dans sa dignité, son travail, ses droits légitimes, une incapacité à une compréhension dynamique du concept d’intégration régionale porteuse d’expansion certaine pour la Côte d’Ivoire… Voilà quelques-uns des éléments qui ont conduit aux désastres humain et économique qui endeuillent lourdement ce pays-carrefour, point d’appui essentiel d’une grande partie de l’Ouest africain. Le travail très ingrat accompli patiemment par la communauté internationale a fini par porter. On peut ainsi l’énoncer : Sous la menace de sanctions sévères clairement exprimées :

-affirmer la nécessité absolue d’un accord politique pour des élections justes, transparentes et ouvertes à tous ;

-obtenir ainsi le désarmement immédiat des milices dangereusement à l’œuvre à Abidjan et ailleurs ;

Assurer la réunification du pays pour l’organisation de consultations crédibles et surtout créer un climat d’opinion respectant toutes les communautés, leurs droits, leurs biens, leurs ambitions. En un mot :

Faire prévaloir l’esprit de pais sur l’esprit de victoire.

Il fallait encore comme le voulait avec détermination Kofi Annan qui s’est impliqué à fond dans ce dossier, il fallait encore une rencontre de vérité pour sortir du cercle vicieux de la mauvaise foi.

La rencontre de Pretoria sous l’égide de Thabo Mbeki a réussi le miracle attendu. Car il s’agit d’un vrai miracle de résurrection.

” Lève-toi et marche “, telle est désormais la chance à saisir. Tous les Ivoiriens y ont intérêt “.

Source J.A L’Intelligent
N° 2309 du 10 au 16 avril 2005




N°483:Mme Bouédi n’est pas contre le président Laurent Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 5:31 am

“ La directrice de la Société de gestion du patrimoine du secteur électrique n’est pas opposée au programme d’électrification du président Laurent Gbagbo” , a réagi un collaborateur de Mme Bouédi à l’article paru dans notre édition du samedi dernier. Pour lui, ce sont des accusations orchestrées par des personnes en mal de promotion qui vendent des illusions et projets chimériques au chef de l’Etat. A en croire notre interlocuteur, il est vrai que la gestion du patrimoine de l’Etat et du suivi financier et comptable des flux financiers du secteur de l’électricité incombent à la Sogepe mais il revient à la Société d’opération d’électricité (Sopie) qui a en charge la planification des projets en matière de production, de transport et de distribution et de la maîtrise d’ouvrage des travaux incombant à l’Etat, de présenter des dossiers clairs et réalistes, surtout que la Côte d’Ivoire est en guerre. ” La Sogepe n’est pas une propriété de Mme Bouédi et les gens lui donnent des pouvoirs qu’elle n’a pas. Elle ne peut en aucun cas s’opposer au programme d’électrification du chef de l’Etat qui profite aux populations ivoiriennes sans distinction d’ethnie, d’origine ni de parti politique. Evitons d’emprunter les raccourcis et des accusations gratuites pour salir des citoyens qui s’efforcent de faire honnêtement leur travail. Le patriotisme n’est seulement dans les marches “, a conclu le collaborateur de Mme Bouédi.




N°483:CULTURE: Le tiercé gagnant Les organisateurs s’activent

L'intelligent d'abidjan 5:30 am

Le jeu concours dénommé ‘’Le tiercé gagnant’’ qui consiste à élire les trois meilleurs artistes de l’année 2004 connaîtra son dénouement le 30 avril prochain au palais de la Culture.

Qui des Anges de l’Eternel, les Garagistes, Wango, Lato Crespino, Ziké, Alan Dj, Kandet Kanté, Meiway, Chantal Taïba, Dj Caloudji, Erickson le Zulu, Alain Demari sera consacré meilleur artiste ivoirien de l’année 2004 ? Ces douze chanteurs verront trois des leurs sur le podium de la salle Anoumabo du palais de la Culture, le samedi 30 avril prochain. Le tiercé gagnant est ouvert au public qui peut voter, en appelant le 90-03-05-07 pour élire le meilleur artiste de l’année 2004. Toutes les maisons de production d’artistes sont à pied d’œuvre. Ce sont Showbiz, Cid, Yan production, Axell producteur. Cette soirée, à n’en point douter, sera une grand fête de la musique.

F.Y.




N°483:SPORTS: Sport auto : 33e rallye Côte d’Ivoire Bandama Le succès d’une compétition en 5 points

L'intelligent d'abidjan 5:29 am

Contre vents et marées, le rallye Côte d’Ivoire Bandama s’est lancé sur un circuit de 838 km. Retour en 5 points sur cette 33e édition.

L’environnement
Dans une situation de ni guerre ni paix, l’épreuve mécanique des ‘’4 roues’’ a pris son envol. Sur le tronçon des 838 km, la quinzaine de pilotes concurrents ont compéti sans heurt. L’environnement était propice. De jour comme de nuit, les contrôleurs et les pilotes ont pu vaquer à leur mission respective.

La compétition
Elle a tenu toutes ses promesses. A travers un parcours sélectif de 838 km, 4 équipages ont eu la baraka de franchir le podium d’arrivée, sur une quinzaine de concurrents. Il y a eu de grosses victimes telles que Garçonnet, Sindou, Mafall, Moriféré, Brossier et Karamoko. Réguliers et endurants, Bakary Fané et son co-pilote Clément Konan, ont décroché la lune.

Le vainqueur
Dans une compétition relevée, Bakary Fané a réalisé un exploit. Sur sa Subaru Impreza, le sociétaire de ‘’Côte d’Ivoire-Télécom’’ a survolé les débats. Selon son entourage, Bakary Fané a dompté ses rivaux (Garçonnet, Brossier, Malfall, Moriféré, Kamaroko). Durant les 5 étapes de l’épreuve le champion ivoirien en 2003 a récidivé, au grand dam de Jean-Louis Garçonnet (France, Central motors). Qui a reconnu les mérites de Fané Bakary.

Les hommes de Kady Angelbert
Incontestablement le chef de l’Etat ivoirien demeure le plus grand soutien de la présidente Kady Angelbert. Avec Laurent Gbagbo, elle reste pleine d’assurance. Voilà pourquoi elle ne baisse pas les bras dans sa volonté de positionner le Bandama dans le gotha africain des rallyes autos. A côté du soutien n°1 demeure un lot de “4 mousquetaires”. Il s’agit de Nino Zarour, Paraizzo, Olivier Irié, Mohamed Fofana Darra. Chacun a pleinement joué son rôle lors du 33e rallye Bandama, qui a connu un franc succès. Et les observateurs internationaux (MM. Nasillon et Dismars) peuvent en témoigner.

L’avenir
Il est prometteur, dans la mesure où l’organisation a su tirer son épingle du jeu. En trois jours de compétition, la présidente Kady Angelbert et sa troupe ont réussi à relever la tête. En revanche, Mme Kady Angelbert doit se détacher de ses liens familiaux (elle est l’otage de son clan familial), si elle veut devenir une puissante dirigeante des sports mécaniques en Afrique.

J.C.Adopo




N°483:Intégration de 600 éléments dans la police Des chefs de guerre se battent pour le recrutement

L'intelligent d'abidjan 5:28 am

L’accord de Pretoria a prévu entre autres résolutions, le recrutement de 600 éléments des Forces nouvelles dans la police nationale. Cette mesure tout en suscitant la joie au sein de la rébellion crée également des palabres entres les chefs de guerre.

Le secrétaire général des Forces nouvelles doit affronter une autre crise après le conflit avec les partisans d’Ib qui a failli sceller le sort de la rébellion. Cette fois-ci, il s’agit de désigner parmi les soldats 600 éléments pour intégrer la nouvelle armée ivoirienne. Mais la difficulté réside dans les critères de sélection. Même si le communiqué final sanctionnant le conclave de Pretoria a parlé de normes de la police nationale un premier tri va se faire au niveau des rebelles. Selon un chef de guerre qui a joint la rédaction hier la magouille se prépare. “Le retour précipité de Shérif Ousmane à Bouaké rentre dans ce cadre. Il veut se réserver une part importante parmi les recrues”.

Autre problème à l’horizon, celui des clans ouest et nord. Selon notre interlocuteur, des combattants originaires de l’Ouest montagneux se voient déjà parmi les “élus”. “Ils parlent même de marcher sur les traces du général Guéi. Ce que des chefs de guerre qui sont de Bouna, de Korhogo, Katiola et autres régions ne veulent entendre”.

A.L.O




N°483:NATION: Pierre Schori remplaçant de Tévoédjré : “J’ai promis être impartial…”

L'intelligent d'abidjan 5:27 am

Pierre Schori, le tout nouveau représentant du secrétaire général de l’Onu arrivé avant-hier dans notre pays, s’est immédiatement rendu hier après midi chez le président Laurent Gbagbo. Accompagné de messieurs Allan Doss et Mar Dieye Abdoulaye tous deux adjoint de la mission onusienne en Côte d’Ivoire, Schori s’est ouvert à la presse après son tête à tête avec le président. “J’ai assuré le président de la république de l’impartialité de l’Onu que je dirigerai ici et de la communauté internationale qui est prête à appuyer le processus de paix en Côte d’Ivoire pour une sortie de crise heureuse ». Il a bien avant indiqué noté la bonne ambiance de la rencontre. “Le président m’a reconnu, parce que nous nous sommes vus il y a dix ans en Suède, lors des élections que mon parti a gagné. Il y était en tant qu’observateur…” Aujourd’hui, sous le coup de 18 heures, le successeur du Pr Albert Tévéoédjré sera reçu par le premier ministre de réconciliation national Seydou Elimane Diarra.

Thibault R. Gbei




N°483:SOCIETE: Elima La construction d’une école primaire divise

L'intelligent d'abidjan 5:26 am

Dans le souci de rehabiliter la première école primaire de Côte d’Ivoire, construite en 1887 à Elima (Maferé), le président du conseil général d’Aboisso, le Dr Aka Eboulé, a décidé de réaliser ce projet. Ainsi une école de trois classes a été construite. Après l’inauguration de cet établissement, les populations sont en colère. Le samedi 9 avril, des chefs de village et leurs notables étaient en conseil. A Elima, Nanan Assoum et ses notables ont expliqué que le village où le conseil général a bâti l’établissement ne s’appelle pas Elima, mais N’Bouin. C’est juste après l’inauguration de l’école que les chefs coutumiers de cette localité ont décidé d’attribuer un autre nom au village. Désormais au lieu de N’Bouin, le village s’appelle Elima. Ainsi, la population d’Elima, où se trouvent les ruines de la première école, construite en 1887, dénoncent les dérapages du docteur Aka Eboulé. De l’autre côté, le chef d’Elima (ex-M’Bouin) Nana Tanoh et sa population se réjouissent de l’acte posé par le président du conseil général. Le seul instituteur de la localité, Anon Angui Assimian, directeur dudit établissement de 40 élèves, a relevé que la population d’Elima s’est dressée contre certaines réalisation du conseil général.

Aujourd’hui, plus rien ne va entre ces deux villages qui sont distants de moins d’un kilomètre. Les parents, d’Elima refusent d’inscrire leurs enfants à l’école d’Elima. Ils attendent de pieds ferme le président du conseil général, Aka Ehoulé qui selon eux a agit à dessein.

Etienne Atta
(envoyé spécial)




N°483:ECONOMIE: Après 30 mois de crise L’économie ivoirienne à la croisée des chemins

L'intelligent d'abidjan 5:25 am

Plus de 30 mois après le déclenchement de la crise ivoirienne, le pouvoir ivoirien tient toujours le pays même s’il est coupé en deux. Mais jusqu’à quand l’économie peut elle résister à la crise. Une économie qui montre des signes de fatigue après les évènements de novembre 2004 si bien d’aucuns ont pensé que les salaires seraient menacés dès la fin de la campagne principale du cacao.

Pour 2005, la Direction Générale de l’économie a annoncée une croissance du PIB de 1%, qui sera soutenue par la bonne tenue des secteurs primaires et tertiaires dont les productions augmenteraient respectivement de 2,4% et 0,9%. Le secteur secondaire souffrirait encore du manque de confiance des opérateurs économiques.

Au niveau du commerce extérieur, l’on envisage une croissance plus que proportionnelle des exportations par rapport aux importations, garantissant ainsi une balance commerciale toujours excédentaire et une amélioration du solde des opérations courantes.

Au niveau des finances publiques, les recettes fiscales pourraient connaître une amélioration de 1,5% pour s’établir à 1269,8 milliards du fait de la poursuite des réformes dans les régies et du redressement des recettes non fiscales.

En réalité ce taux de croissance projeté pour 2005 est loin des objectifs du cadrage de 2002 qui projetaient une croissance de 4,6% en 2005. La crise du 19 septembre est venue compromettre les données de ce cadrage macroéconomique qui a servi de base de conclusion du programme économique et financier triennal 2002-2004 avec le Fonds Monétaire international. “Cette crise est venue compromettre tous les efforts consentis” reconnaît-on du côté du Ministère de l’Economie et des Finances. La situation de l’économie ivoirienne est aujourd’hui controversée et très préoccupante. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie, Jean Louis Billon estime pour sa part qu’il faut que l’Etat fasse quelque chose sinon les entreprises vont mourir. La Chambre de commerce demande ainsi à l’Etat de dédommager les entreprises qui ont payé le lourd tribut de la guerre. A cet effet, Billon demande au Gouvernement de débourser 150 milliards FCFA pour la destruction d’écoles, d’entreprises, les pillages et autres effets indirects des évènements de novembre 2004. Jusqu’à présent, les entreprises attendent toujours les subventions et aides diverses promis par l’Etat dans le cadre du comité de suivi. Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances Paul Antoine Bohoun Bouabré a insisté pour qu’une commission d’indemnisation étudie cas par cas les situations des personnes, des entreprises et des structures concernées pour authentifier les préjudices et établir les priorités de dédommagement. Pour le patronat ivoirien, la situation est très préoccupante, si bien que beaucoup de sociétés ont procédé à des licenciements et des chômages techniques. Selon les statistiques fournies la fédération Nationale des industries et services de Côte d’Ivoire plus de 5000 familles sont concernées par ces mesures économiques. Les ménages ont vu leur pouvoir d’achat de détériorer ces dernières années. Le salaire ne suffit plus à couvrir les besoins vitaux. Chaque jour les fonctionnaires dont le nombre de personnes à charge a considérablement augmenté attendent que la situation de ni paix ni guerre prenne rapidement fin.

Du côté de l’Etat, on estime que la situation n’est pas aussi alarmante que font croire le secteur privé.

“La leçon qu’on peut tirer de cette crise est la capacité de l’économie à réagir et à s’adapter car au lendemain du 19 septembre 2002, grâce aux réformes engagées en si peu de temps dans les filières café/cacao, dans le secteur de l’énergie et dans les régies financières, le pays a résisté économiquement” déclarait récemment le Ministre de l’économie et des finances. Ainsi les salaires ont été régulièrement payés depuis le déclenchement de la crise. Mieux l’Etat a continué à honorer ses engagements vis-à-vis de certains partenaires multilatéraux principaux.

La situation économique et financière avant la crise
“Pour 2002 le gouvernement envisageait de réaliser une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel de l’ordre de 3%. Ce programme supposait une augmentation des exportations, une légère hausse des importations et une augmentation du taux d’investissement à 13,5%” note t-on dans le bilan des activités du Ministère d’Etat, Ministère de l’Economie et des Fiances pour l’année 2002. Ainsi les dossiers de négociation des accords de coopération bilatérale et multilatérale ont été engagés notamment des missions de revue et consultations du FMI, missions conjointes Banque mondiale/FMI, la négociation de l’accord de restructuration de la dette publique extérieure avec les créanciers publics du Club de Paris et la mise en route des négociations avec les créanciers privés et l’adoption par la Banque Africaine de développement du programme d’appui à la relance économique.

En outre, les mesures suivantes ont été prises, à savoir Application d’un droit de douane minimum de 5% sur toutes les importations y compris celles destinées à la réalisation de nouveaux projets d’infrastructure.

En matière de dépenses les mesures ont été mises en œuvre pour la Relance de l’investissement public avec priorité accordée aux secteurs sociaux (éducation, santé), à l’infrastructure de base et à la sécurité.

Le gouvernement a également pris des mesures en vue de promouvoir la bonne gouvernance au travers de la lutte contre la fraude et la corruption. Ainsi, il a été institué la procédure de recrutement de responsables au mérite et la conduite et publication d’audits ciblés de dépenses publiques en vue d’établir la conformité des dépenses effectuées avec la réglementation en vigueur et le coût des prestations.

Au titre des résultats, sur les trois premiers trimestres de l’année 2002, le secteur primaire a connu une amélioration dans pratiquement toutes ses composantes à l’exception du café, du cacao et de l’or brut. Cette augmentation de la production est particulièrement prononcée dans le secteur minier en liaison avec l’exploitation de nouveaux gisements. Par ailleurs, la progression de la production agricole est surtout le fait de l’huile de palme, du caoutchouc naturel et du coton fibre.

Au niveau de la production industrielle, sur les trois premiers trimestres de l’année 2002, par rapport à la même période de l’année 2001, l’activité s’est inscrite en hausse malgré la timide reprise du secteur privé.

L’activité tertiaire dans sa globalité a connu une évolution contrastée favorable, au terme des trois premiers trimestres. Le trafic maritime affiche une croissance de 1,5%. Au niveau du transport ferroviaire, le flux de voyageurs a progressé de 2,7% ainsi que le volume de marchandises transportés. Cette tendance haussière s’est maintenue dans le transport routier. Du côté de la demande, à fin septembre 2002, l’exécution des dépenses d’investissement de l’Etat s’est situé à 154,9 milliards FCFA contre 69,1 milliards FCFA sur la même période en 2001, soit une augmentation en valeur de 124,2%.

Au niveau des finances publiques, au terme des trois premiers trimestres, le solde budgétaire global s’est établi à – 49,7 milliards FCFA contre 25,7 milliards FCFA sur la même période en 2001. En effet, les recettes enregistrent une plus value de 125,1 milliards. Cette plus value est due principalement à la bonne tenue des recettes fiscales notamment des droits et taxes à l’exportation et à l’importation. Parallèlement, les dépenses de l’Etat ont subi une évolution à la hausse de 192,9 milliards attribuable à la progression des dépenses d’investissement. Dans l’ensemble, il est à souligner que le rythme de croissance des dépenses a été supérieur à celui des recettes expliquant ainsi le solde déficitaire au cours de la période.

Les performances réalisées en 2001 permettaient de projeter un taux de croissance de +3% à fin 2002. Ainsi tous les indicateurs de l’économie étaient au vert pour les neufs premiers mois de l’année. Le FMI, au cours de sa mission de septembre avait indiqué que le pays allait réaliser un taux de croissance de 3%. Mais la rébellion du 19 septembre a tout mis en cause si bien que nous avons terminé l’année avec un taux de croissance de -1,6 %.

Dossier réalisé par
Sylvain A. Loua




N°483:Remaniement ministérielMabri Toikeusse sera-t-il remercié ?

L'intelligent d'abidjan 5:24 am

La crise au sein de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) a gagné en ampleur. A telle enseigne que les pro Akoto et les pro Mabri ne veulent plus se faire de cadeau. Chaque camp rue dans les brancards. Dans cette optique, les partisans d’Akoto brandissent le retrait de l’actuel ministre de la Santé du gouvernement.

Le bicéphalisme de fait à la tête du parti de feu le général Robert Guéi va à coup sûr faire des victimes de part et d’autre. Si le congrès extraordinaire a supprimé des postes au sein de l’Udpci, notamment l’inspecteur, les hommes restés fidèles à Akoto entendent punir Mabri pour son “impolitesse” et sa volonté d’humilier l’ancien ministre de l’Education nationale. Ceux-ci sont confortés dans leur position d’une part par la confidence à eux faite par le signataire de l’accord de Marcoussis au nom de l’Udpci. “Akoto ne peut accepter que des gens qui sont devenus des ministres grâce à sa signature puissent l’humilier. Ils vont le payer”. Et d’autre part par l’argument développé par l’avocat de l’Udpci à la conférence de presse du ministre Eric Kaé de lundi dernier. Selon Me Blé Douahy, c’est le parti qui a saisi le juge des reférés et non le président Akoto, de suspendre la tenue du congrès extraordinaire. Malheureusement, le juge des référés, regrette-t-il, a déclaré irrecevable la demande du président Akoto. Au lieu que ce soit celle de l’Udpci. Même l’ordonnance du procès devait être signifiée à Akoto, avant la tenue de ce congrès. Pire le juge des référés n’a pas pour rôle de dire qui est le président de l’Udpci. Au demeurant, Me Blé a précisé que son client qui était dans le délai a interjeté appel de la décision du juge. Dans le cas où le verdict est favorable à Akoto, il aura les coudées franches de demander le retrait de Mabri du gouvernement, parmi tant de mesures qu’ il prendra.

A.L.O




N°483:Pretoria livre ses secrets (4)Les raisons de la colère d’ADO

L'intelligent d'abidjan 5:23 am

Le sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne n’a pas encore livré tous ses secrets. Comme indiqué dans notre édition du samedi 2 avril dernier (L’Intelligent d’Abidjan No 480 des samedi 9 et dimanche 10 avril 2005), le président du Rassemblement des républicains aurait exprimé la volonté de limoger certains des ministres de son parti qui siègent au sein du gouvernement de réconciliation nationale. Dans ce quatrième acte du feuilleton sur Pretoria, quelques indiscrétions sur les raisons de la colère d’Alassane Dramane Ouattara.

Alassane Dramane Ouattara peut-il procéder au limogeage des ministres de son parti du gouvernement de réconciliation nationale ? Si la réponse à cette question est encore confuse, la volonté du président du RDR de retirer certains de ses collaborateurs du gouvernement de Seydou Diarra est manifeste. Et selon certaines sources, plusieurs raisons expliquent la colère de l’homme fort des républicains. Pour d’autres, par contre, ADO aurait simplement décidé de changer de cap, dans la perspective des joutes électorales prochaines.

ADO est fâché
Le président du RDR serait très mécontent de certains de ces collaborateurs qui alternent incompétence, paresse et affairisme. Aveuglés par les fastes du pouvoir, Alassane Ouattara s’explique difficilement que certains de ses collaborateurs ministres attendent qu’il leur envoie encore de l’argent pour les activités du parti.

D’autres ministres républicains, repus par les avantages de la fonction ministérielle, auraient tout simplement oublié leur mission au sein du gouvernement de Seydou Diarra. Allergiques aux instructions de leur président, ces derniers se comportent, désormais, comme de véritables électrons libres au sein du gouvernement Diarra, aveuglés qu’ils sont dans leur volonté de positionnement personnel. La cohésion et l’harmonie des républicains s’en trouvent affectées.

En outre, les rumeurs les plus folles circulent au sujet des réalisations et de la gestion des ministres d’Alassane Ouattara. Ils seraient propriétaires de grosses villas à la Riviera. Et leurs largesses débordantes (voitures et villas offertes à des proches) trahissent un enrichissement quelque peu subit.

Ainsi, même si, pour le moment, rien n’est encore révélé, ADO préfère prendre des précautions. Le président du RDR craint que ces rumeurs – si elles se révélaient justes – n’éclaboussent son parti. A la veille d’échéances électorales capitales. Les premières auxquelles il pourrait vraiment participé comme candidat, depuis plus d’une décennie.

Dans les arcanes du parti des républicains, la nouvelle, bien avant la fin du sommet de Pretoria, s’est répandue comme une traînée de poudre. Car, parmi les 7 ministres républicains du gouvernement de réconciliation nationale, personne n’est à l’abri. Selon une source proche de ce parti, l’angoisse et l’inquiétude ont, depuis, gagné les concernés, ainsi que l’ensemble des militants. Tout le monde s’active à découvrir la liste des limogés. Et surtout, chacun tente de sonder les intentions réelles du patron du RDR.

Stratégie de campagne
Selon un cadre du RDR, qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat, il n’y a pas lieu de paniquer. Les intentions d’Alassane Ouattara sont toutes simples : ” Il s’agit de mettre sur pied, le dispositif approprié, en vue des prochaines consultations électorales” Il poursuit son argumentation : ” Au RDR, tous les premiers responsables du parti sont membres du gouvernement. Ils sont plus accaparés par leurs fonctions ministérielles que par les activités du parti. Les activités du parti en sont pénalisées. Et le contact avec la base n’est plus évident”

Toujours selon notre interlocuteur, le président du RDR projette de faire comme au PDCI-RDA, où des figures nouvelles (Patrick Achi, Mamadou Bamba, Anne Messou, Britto Nama, Désiré Gnokonté…) ont été projetées au-devant de la scène politique. Ce qui laisse la possibilité aux cadres et autres barons de poursuivre l’animation du parti au quotidien. ” Notre président entend révéler à la Côte d’Ivoire, des cadres nouveaux, jeunes technocrates et moins militants, pour constituer une réserve. Afin d’envisager tous les cas de figure après les échéances de 2005 “, argumente-t-il.

Quelles que soient les raisons avancées pour justifier les intentions d’Alassane Ouattara, on peut l’écrire, les jours des cadres du RDR - que sont Mme Diabaté, ministre de la Justice et secrétaire générale du parti; Amadou Gon, ministre de l’Agriculture et secrétaire général adjoint ; Amon Tanoh, ministre du Tourisme et directeur de cabinet d’ADO ; Zémogo Fofana, ministre de l’Enseignement supérieur ; Amadou Soumahoro, ministre du Commerce ; Hamed Bakayoko, ministre des NTIC et Jeanne Peuhmond, ministre de la Famille – au sein du gouvernement de réconciliation nationale sont comptés.

Vicky Delore




N°483:Affaire “le pouvoir recrute des mercenaires libériens”L’Afrique du sud diligente une enquête

L'intelligent d'abidjan 5:22 am

De retour de Pretoria, les autorités des Forces nouvelles ont accusé le pouvoir Gbagbo de recruter 3000 mercenaires libériens pour attaquer leurs positions. Face à ces propos, de nature à mettre en danger le sommet de Pretoria, le gouvernement sud-africain a promptement réagi.

C’est par la voix de son vice-président, Aziz Pahad, que le gouvernement sud-africain a répondu aux accusations des rebelles. Ils ont donc décidé de mettre tout en oeuvre afin de vérifier la véracité de ces accusations. Des enquêtes seront diligentées pour faire la part des choses et si les faits sont avérés, ” nous prendrons des mesures fermes pour y mettre fin ” a assuré M. Aziz Pahad. Il faut souligner que les protagonistes de la crise ivoirienne s’accusent régulièrement d’avoir recours aux mercenaires de la sous-région, pour mener des attaques. C’est dans ce contexte que l’Ong ” Human Right Watch ” avait récemment dans un rapport, dénoncé le recrutement de part et d’autre, d’enfants soldats libériens. Ce qui est embêtant dans l’affaire, c’est que les accusations de la rébellion sont portées juste après la réunion de Pretoria, mettant ainsi à mal la médiation du président Mbeki. Ces accusations ont été démenties par un porte-parole de la présidence qui les avaient qualifié de “mensonges graves et dangereuses”. L’Afrique du sud, devant le péril a prévenu tous les acteurs en ces termes : “Les enquêtes seront menées, mais rien ne devrait empêcher la poursuite du processus Ddr”. L’objectif final de Thabo Mbeki, c’est le désarmement pour organiser des élections justes, transparentes et sans exclusive.

Olivier Guédé




N°483:Udpci : La main tendue à Eric Kaé

L'intelligent d'abidjan 5:21 am

La conférence de presse du ministre Eric Kaé Kplohourou a donné lieu à des réactions au sein de son parti, l’Udpci.

Hier au siège de l’Udpci, aux Deux-Plateaux, les jeunes ne cachaient pas leur colère, après la sortie, la veille, des partisans d’Akoto Yao ” la justice ivoirienne a débouté Akoto, pour défaut de qualité pour agir. Elle nous a permis d’organiser notre congrès qui nous a donné un nouveau président qui compétira pour l’Udpci à la présidentielle d’octobre 2005. Qu’Akoto et Eric Kaé pleurent, c’est leur droit. On ne peut pas empêcher celui qu’on a battu de pleurer “, expliquent des jeunes du parti. Au niveau des cadres et élus, le son de cloche est presque identique à celui de la jeunesse du parti arc-en-ciel. Le maire Albert Flindé, président du comité d’organisation du congrès extraordinaire des 9 et 10 avril 2005, a ironisé sur les déclaration du ministre Kaé en ces termes : ” S’ils sont capables de réunir les 70 membres du bureau politique, 27 du conseil politique, les 10 députés, les 9 maires, les 13 conseillers économiques et sociaux, les 51 coordinateurs et plus de 800 secrétaires de sections, s’ils peuvent faire la preuve de réunir les fl de ces personnalités, alors ils auront fait un congrès. Parce que ceux que je viens de citer, c’est eux qu’on appelle Udpci, et qui font le congrès. Le congrès, ce ne sont pas des gens qu’on prend dans les quartiers d’Abidjan pour les réunir dans une salle. Ce sont des responsables connus comme tels dans le parti et par les instances du parti “.

Refusant de s’inscrire dans une logique de polémique, le président du comité d’organisation a demandé aux “frères égarés” de mettre balle à terre, s’ils aiment l’Udpci. “Etant entendu que, dès son élection à la tête du parti, le ministre d’Etat, Mabri Toikeusse, a dit qu’il y a de la place pour tout le monde à l’Udpci “, a précisé M. Flindé. “Il faut chercher désormais à avancer plutôt que de regarder dans le rétroviseur”, a conclu le maire de Man.

Le député Michel Dan Ouélo, vice-président de la commission sécurité et défense à l’Assemblée nationale, et président de la coordination Udpci de Danané, est, lui sans équivoque. ” Il ne faut pas qu’Akoto nous oblige à la poursuivre en justice. La justice l’a débouté, et l’Udpci a un nouveau président élu par le congrès. C’est lui désormais qui parle au nom du parti. Tout le reste relève du désordre, et nous n’allons pas le tolérer “, a-t-il prévenu. Au ministre Kaé, initiateur du courant Ird-Udpci, le député Dan Ouélo a dit : ” Les textes sortis du congrès sont clairs : les courants sont interdits à l’intérieur de l’Udpci. Maintenant, si Kaé s’entête, les textes vont lui être appliqués dans toute leur rigueur. Parce que la recréation est terminée. Notre parti doit se mettre en ordre de bataille pour atteindre son objectif premier : la prise du pouvoir d’Etat par les urnes. Tous ceux qui vont nous distraire ou nous éloigner de cet objectif, par des manœuvres dilatoires, vont subir la rigueur des textes “. De bonnes sources indiquent que des piliers du camp Akoto conduits par Noutoua Youdé s’apprêteraient à rallier les instances issues du congrès extraordinaire.

Barthélemy Téhin




N°483:Le Ddr en marche : Les miliciens du Flgo démobilisés

L'intelligent d'abidjan 5:20 am

Après le départ constaté du Gpp en mars dernier de l’Institut Thérèse Houphouët-Boigny d’Adjamé, les miliciens du Front de libération du Grand ouest (Flgo) ont décidé hier mardi 12 avril de libérer volontairement le centre émetteur Rti d’Abobo pour un retour en famille.

“Motif d’un départ volontaire et délibéré avancé. Aller à la paix et contribuer à la réunification de la Côte d’Ivoire tout en se conformant au communiqué final des accords de Pretoria signé le 6 avril dernier entre les leaders de la classe politique ivoirienne”. Ces propos sont de Apollinaire Gabelo Gnabo , commandant de l’unité des 222 combattants du Flgo. C’était pour parer à toute éventualité d’attaque du centre émetteur Rti d’Abobo par “des rebelles” que les combattants du Flgo ont occupé le 6 novembre 2004, ce lieu jugé stratégique.

En réponse au commandant du Flgo, le colonel Philippe Mangou, chef d’Etat-major des Armées de Côte d’Ivoire, a exprimé sa satisfaction. Vu “l’acte noble” posé par les hommes du Flgo. “Cela ne nous surprend guère. Car, en mars dernier, l’exemple du Gpp à l’Institut d’Adjamé est une suite à votre acte. Nous vous félicitons et vous encourageons d’avoir combattu les mains nues. Sitôt le communiqué final de Pretoria connu, vous avez décidé de regagner volontairement vos familles respectives. L’heure de la réunification du pays a sonné pour aller à la paix. Que le désarmement tant prôné soit quelque chose d’effectif. D’ici peu, nous allons contribuer à votre réinsertion dans la vie active. Vous apporterez ainsi votre pierre à l’édifice en exerçant certains métiers de la vie. Bon retour en famille”, a déclaré Philippe Mangou. A sa suite, le président du Cnddr, Alain Richard Donwahi, a rassuré les combattants du Flgo qui seront pris en compte, comme étant des milices non armées. Il a exprimé un sentiment de satisfaction et de fierté pour ce départ volontaire. “Tous ensemble nous devons accepter certains sacrifices. La Cnddr sera à vos côtés pour vous aider à vous intégrer dans vie active”, a-t-il expliqué. Pour lui, le processus de démantèlement doit servir d’exemple dans d’autres parties du pays, pour que le pays soit enfin réunifié. Selon le président du Cnddr qui a expliqué l’apport de ces éléments, il s’agit de recueillir le profil de chacun des combattants pour avoir un suivi continu de sorte à pouvoir les aider. “Ce sera un travail du porte à porte”, a-t-il confirmé. Alain Donwahi a précisé par ailleurs que le Flgo, pris en compte par le programme Ddr, ne sera pas traité de la même manière que le Mpci et le Miloci. Car, n’ayant pas posé les mêmes actes.

Avant leur départ en famille, les éléments du Flgo ont, après avoir été enregistrés, perçu chacun la somme de 4 000f. De qui ? Le président du Cnddr a répondu ne pas avoir remis de l’argent à qui que ce soit… Même si les éléments du Flgo n’ont pas acclamé le “geste” de Richard Donwahi, ils ont sablé le champagne avec Philippe Mangou, Alain Richard Donwahi et les éléments des Fanci, présents à la cérémonie.

K.S




N°483:POLITIQUE: Déhé Gnahou, député Fpi de Duékoué “Le réexamen des lois est un chantage…”

L'intelligent d'abidjan 5:18 am

Si le député Fpi de Duekoué, l’honorable Déhé Gnahou s’élève fortement contre les recommandations du sommet de Pretoria en leur point sur les réexamens des projets de loi sur la nationalité et l’éligibilité son collègue Williams Atteby de Yopougon, lui, est sur ses gardes.

“Simone Gbagbo, Williams Atteby et Déhé Gnahou sont les trois députés Fpi qui promettent de ne pas participer aux travaux de réexamen des projets de loi tel que recommandé par le sommet de Pretoria “. Interrogés au téléphone sur cette rumeur ( ?), deux des trois parlementaires cités, en occurrence Déhé Gnahou et Williams Atteby ont fait des éclairages . D’abord Déhé Gnahou de Duekoué : “Ce que je dis m’engage que moi, parce qu’il n’y a pas eu de concertation de notre groupe parlementaire sur la proposition d’un Pretoria d’un réexamen les projets de loi adoptés. Mais, en ce qui me concerne, je ne reprendrai rien tant qu’il n’y aura pas désarmement. Il faut qu’on arrête de nous faire du chantage. On est fatigué que chaque fois on nous brandisse le désarmement pour nous faire, faire des concessions. Ça ne passera pas cette fois-ci. Nous attendons le désarmement effectif et rien d’autre”. L’honorable Atteby Williams, lui, s’est dit surpris d’être cité au nombre de ceux qui s’apprêteraient à boycotter les séances du réexamen des lois. “Oh, je ne sais pas. Mais, comment puis-je prendre une telle décision, alors que les textes à réexaminer ne nous sont pas encore parvenus ? On attend les textes”. Le député Atteby qui comme son ” aîné ” Déhé Gnahou n’a pas voulu parler au nom de son collègue, Mme Gbagbo, laisse clairement comprendre que le boycott ou l’approbation de la proposition de réexamen des lois dépendra de la nature des textes qui leur seront (re) soumis.

Claude Wakis




N°483:La Chronique de Zagbadi Agoua Un sceptique croissant…

L'intelligent d'abidjan 5:17 am

“ Le vrai bonheur, etc”. On connaissait la formule. Elle devient à présent, circonstances socio-politiques obligent, le slogan le plus populaire en Côte d’Ivoire et le plus prisé par les ivoiriens. Existe-t-il un type de bonheur défini une fois pour toutes ? Les ivoiriens en tout cas, avant le 19 septembre 2002, vivaient leur bonheur, individuellement comme collectivement : c’était la paix sociale, la liberté d’aller et de venir, la fraternité, la solidarité agissante, le bonheur, en somme ! L’agression violente, l’attaque inattendue contre la Côte d’Ivoire, la guerre et, à présent, la crise qui, perdure ont profondément perturbé les ivoiriens. C’est un fait. Aujourd’hui, le problème des ivoiriens au sujet duquel ils s’interrogent jour et nuit est, ” Comment faire pour retrouver le bonheur d’antan ” c’est-à-dire, la paix sociale et la liberté ? Les solutions essayées jusque-là, depuis 2003, se sont avérées non satisfaisantes. D’ailleurs, à quelle solution à la fois rapide et satisfaisante peut-on arriver, lorsque, la négociation qui doit appeler à la réconciliation, au retour de la paix et à la cohésion sociale étouffe, sous le poids des préjugés, de la méfiance et de la suspicion ? La négociation sincère et vraie suppose des discussions et nécessairement des compromis. Elle n’a d’intérêt véritable que dans la mesure où les parties en présence désirent ardemment aboutir à une solution satisfaisante, parce que profitable à tous. Lomé, Linas-Marcoussis, Accra 1, 2, 3, Abuja, rien de vraiment capable de susciter l’espérance chez els ivoiriens, même si l’espoir permet toujours de continuer de scruter l’horizon. L’horizon ? C’était Tswané ou Pretoria. De ce côté-là aussi, on n’a pas la conviction d’avoir beaucoup avancé. Les ivoiriens en tout cas n’ont guère déridé, bien au contraire. Comme on les comprend ! Il est toujours difficile d’être heureux dans un jour de malheur. Voilà pourquoi, en dépit des efforts tous azimuts pour le retour de la paix, le sentiment dominant qui se dégage lorsqu’on les observe depuis le sommet de Pretoria est le scepticisme. Un scepticisme croissant, à la mesure de la nostalgie du bonheur perdu. Pretoria, affirmé tous les signataires qui étaient présents là-bas, constitue une ” grande avancée vers la paix “. Les Ivoiriens n’y croient pas parce que, il y a des signes et des non-dits qui ne trompent pas en toute chose. Linas-Marcoussis s’était terminé par une effusion de joie, dans l’allégresse, presque dans l’euphorie et la liesse générale, les coupes de champagne levées, s’entrechoquant. C’était là-bas, au bord de la Seine. En Côte d’Ivoire, les ivoiriens ont suivi la fête ( ?) à la télévision et à la radio, médusés. A Pretoria, ni congratulations et embrassades, ni champagne pour, pourtant, une ” grande avancée ” vers la paix. A la réflexion simple, si entre Linas-Marcoussis et Pretoria bien d’illusions se sont volatilisées, c’est bien chez les hommes politiques, non au niveau du peuple ivoirien qui n’en nourrissait nullement comme, d’ailleurs, il ne croyait à l’avènement d’une quelconque paix subite après Pretoria. Encore le scepticisme ! Restons cependant lucides et ne parlons pas de pessimisme ni de désespoir. Ce serait la sottise absolue. Les difficultés, les souffrances et les crises prolongées, c’est le lot, j’allais dire, la marque des grandes nations. L’histoire, vous savez, avance toujours de travers dans son évolution inexorable. A la manière du crabe. Alors, les ivoiriens sceptiques ? Oui. Mais pas du tout pessimistes. Un jour, même bientôt, la paix viendra les submerger. Gardons espoir et gardons l’ESPOIR !
zagbadiagoua@yahoo.fr




N°483:Revue de la presse : N’zassa

L'intelligent d'abidjan 5:16 am

Si les derniers jours, les journaux ont fait du sommet de Pretoria, leurs principales manchettes, hier, il n’en a pas été ainsi. Les titres traités sont autant divers que les lignes éditoriales des journaux.

‘’Application de l’accord de Pretoria, les Usa prêts à aider la Côte d’Ivoire’’ titre ‘’Le Temps’’ dans le compte-rendu de l’audience accordée par le chef de l’Etat à Mme Constance Newman, secrétaire d’Etat américain, aux affaires africaines. ‘’Le Patriote’’ n’apprécie pas la chose de cette façon. Ainsi en page 5, ‘’Le Patriote’’ affirme que les Etats-Unis, la Chine et la France acculent Gbagbo. ‘’Nous voulons des élections crédibles et transparentes’‘, aurait dit l’émissaire américain. Autre sujet évoqué par le quotidien proche du Rdr, le décret de nomination des juges pris par le chef de l’Etat et rendu public lundi. Commentaire de ‘’Le Patriote’‘, ‘’Gbagbo viole déjà les accords’‘. Les policiers grévistes de la police seront devant le tribunal ce matin, l’information est de ‘’Frat-Mat’‘. Pour ‘’Le Courrier d’Abidjan’‘, la politique ivoirienne de Paris crée des remous en France. ‘’Les députés socialistes dénoncent la politique ivoirienne de Chirac’‘, écrit ‘’le Courrier d’Abidjan’‘. ‘’Pourquoi la Côte d’Ivoire est dans l’œil du cyclone en France’’ c’est le titre du dossier ‘’Des Echos du Matin’’ sur les deux pages centrales. Présidentielle 2005 en Côte d’Ivoire, Mbeki dresse la liste des candidats écrit ‘’Soir Info’’ quand, de son côté ‘’Dernière Heure Express’’ annonce la naissance du rassemblement des houphouétistes pour chasser le Fpi du pouvoir. Et ce journal de révéler tout sur la réunion prévue le 27 avril prochain à Paris. A l’Udpci, l’après-congrès sera dur à gérer. ‘’C’est un courant qui s’est réuni à Yopougon’’ ripostent les partisans d’Akoto dans ‘’L’Inter’‘. Pour Eric Kaé, Akoto reste et demeure le président de l’Udpci. Ça sent la poudre. ‘’Le Jour Plus’’ s’est intéressé à l’Ouest montagneux. ‘’Les miliciens chassent les paysans Baoulés’‘, écrit ‘’Le Jour Plus’’ qui poursuit. Pdci-Rda, les Baoulés sont traqués dans les villes de l’Ouest et sont dépossédés par la force de leurs plantations. Qui est le père de Gbagbo ? ‘’Le Nouveau Réveil’’ répond à la question par des documents fournis par la présidence. ‘’La polémique est close’‘, conclut ‘’Le Nouveau Réveil’‘. Le clan Akoto Yao fait des révélations sur le financement du congrès de l’Udpci et c’était dans ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ d’hier. Le Conseil de gouvernement n’a pas eu lieu hier ‘’Le Front’’ l’avait annoncé. Bohoun Bouabré et Hubert Oulaye veulent démissionner selon toujours ‘’Le Front’‘. Ça chauffe vraiment. Fouka-Fouka dans les rédactions.

A demain si Dieu le veut.
Carlos Samassi




12/4/2005

N°482:UNE: Gbagbo répond au ministre sud-africain de la Défense “Je ne retoucherai pas l’article 35”

L'intelligent d'abidjan 4:45 am


Le chef de l’Etat ivoirien a expliqué aux diplomates ivoiriens, le samedi 8 avril 2005, les raisons de la signature de l’accord de Pretoria. Le président Laurent Gbagbo a profité de cette occasion pour répondre au ministre Sud-africain de la Défense.

Modinoa Lekota, ministre Sud-africain de la Défense, a confié à Reuters, que les participants au sommet de Pretoria étaient d’accord pour remanier l’article 35 de la Constitution, portant précisément sur les conditions d’éligibilité à la présidence. “Cet article sera retouché de manière à ce que personne ne soit exclu lors du scrutin du mois d’octobre”, a-t-il ajouté.

Face à cette sortie du président de l’ANC, le chef de l’Etat n’a pas mis du temps à réagir. “Je ne signerai aucun document pour abroger l’article 35, s’il n’est pas passé par la voie tracée par la Constitution”, a menacé le président Laurent Gbagbo, lors de la cérémonie de clôture de l’assemblée générale constitutive de l’Union des ambassadeurs de Côte d’Ivoire. A en croire le chef de l’Etat, devant le désaccord sur ce point, le président Mbeki a informé les parties ivoiriennes de son intention de consulter ses mandants. “Quand il (Mbeki) sera de retour, il viendra nous faire le point et j’aviserai”, a précisé Gbagbo. Pour lui, il a signé l’accord de Pretoria pour deux raisons essentielles. D’abord parce qu’il mettait définitivement fin à la guerre. Ensuite, parce qu’il garantissait la tenue des élections.




N°482:CULTURE: 5questions à… Sindou Dosso, directeur de la Maison du patrimoine culturel de Grand-Bassam.“Le quartier France sera consacré Patrimoine de l’humanité en 2006…”

L'intelligent d'abidjan 4:30 am

La 3ème édition des journées de la Francophonie a eu lieu récemment à Grand-Bassam. Au cours des festivités, le ministre Anne Messou a annoncé l’inscription prochaine du quartier France de Grand-Bassam sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré Sindou Dosso, directeur de la Maison du patrimoine culturel de Grand-Bassam.

Pouvez-vous présenter votre institution ?
La Maison du patrimoine culturel (Mpc) est une structure patrimoniale déconcentrée du ministère de la Culture et de la Francophonie. Elle dépend directement du cabinet du ministère, en tant que service extérieur. Elle a le même statut que les directions régionales de la culture, les attachés culturels près l’ambassade de Côte d’Ivoire à l’étranger, les représentants à la Francophonie près l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris. Elle a été créée par arrêté ministériel en février 2003. Sa mission est de promouvoir le patrimoine culturel national, constituer et gérer une banque de données sur le patrimoine culturel des régions côtières. Sans oublier la Mission d’étude, conservation, diffusion et mise en valeur du Patrimoine culturel. La Mpc sert aussi de cadre pour la viabilisation et la gestion, selon les principes requis du quartier France, en tant qu’ensemble historique classé sur la liste du patrimoine national et l’ensemble des monuments du littoral côtier.

Les sites et monuments du quartier France seront très prochainement classés patrimoine mondial de l’Unesco. Qu’est-ce que cela signifie, de façon pratique ?

Un bien classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco porte à l’évidence le témoignage d’une civilisation particulière ou d’un fait historique important ou recèle une valeur scientifique universellement reconnue. A partir de ce moment, ce bien cesse d’être la protection exclusive du seul territoire où il est implanté pour devenir un patrimoine partagé par toute l’humanité. Sa gestion est de ce fait désormais assurée par la communauté scientifique internationale, en collaboration avec l’Etat partie. Le patrimoine devient objet de tourisme culturel.

Quels seront les avantages de cette décision ?
Les avantages pour un pays d’avoir un bien inscrit sur la liste du Patrimoine mondial résident dans le fait que les experts de ce pays participent aux prises de décisions quant à la gestion concertée de ce type de biens. Cela renforce les capacités intellectuelles desdits participants. L’Unesco organise chaque année des séminaires, des symposiums. Seuls sont privilégiés les experts des pays inscrits sur le Patrimoine mondial. Par ailleurs, le bien ainsi déclaré est désormais connu de par le monde. Aussi, le patrimoine revêt-il trois dimensions : sociale, psychologique et matérielle. Pour les populations locales, c’est une source d’équilibre psychologique, un facteur de connaissance, facteur d’entrée de devises, facteur d’une meilleure compréhension de la culture de l’autre. Car, pour l’Unesco, toutes les cultures doivent être désormais valorisées au même titre.

Qu’est-ce qui fait la particularité de Grand-Bassam ?
Outre le fait que Grand-Bassam a été la première capitale de la Côte d’Ivoire et donc a bénéficié d’infrastructures coloniales d’équipements, elle a l’avantage d’être une ville située à une quarantaine de kilomètres d’Abidjan, accessible par voie bitumée. Bassam constitue également l’un des meilleurs sites balnéaires de la Côte d’Ivoire. Au confluent de l’océan Atlantique, de la lagune Ouladine et du fleuve Comoé, Bassam recèle d’énormes potentialités culturelles et touristiques.

Avec sa longue plage au sable fin, ses nombreux complexes hôteliers en bordure de mer et ses centres de réflexion et d’animation culturelle. Grand-Bassam est aussi l’une des rares villes à posséder une université privée, un village artisanal au sein duquel rivalisent les artisanats de tous bords. Au total, Grand-Bassam est une ville d’attrait touristique, culturel, technologique, artisanal et de savoir.

Les maisons coloniales sont en ruine. A quand leur restauration ?
La restauration revêt plusieurs aspects, selon le degré de dégradation du bien. La restauration doit être vue sous un angle culturel. C’est-à-dire permettre la lisibilité du message qui est contenu dans le bien en question. Il ne s’agit pas d’une réhabilitation tous azimuts. Il ne s’agit pas non plus d’une revalorisation. Il s’agit de donner un sens à l’opération qu’on entreprend, selon la nature et le degré de détérioration ou de dégradation.

Au regard de ces exigences, la restauration est une opération très onéreuse. L’Etat de Côte d’Ivoire malgré les efforts fournis, ne peut prétendre seul restaurer les bâtiments coloniaux en ruine. D’où la nécessité de souhaiter le classement au plan national de nos sites et monuments, en vue de bénéficier de l’aide et de l’appui de la communauté scientifique internationale. La restauration des bâtiments en ruine se place donc dans une perspective qui s’échelonne sur le moyen et le long termes. A court terme, la Côte d’Ivoire se donne les moyens de veiller à ce que la dégradation ne prenne pas de l’ampleur. Cela suppose un regard permanent en terme d’entretien.

Interview réalisée par

F.Y




N°482:Interview : Bonaventure Kalou, attaquant des Eléphants : “Pourquoi je suis fan de Drobga…”

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

Bonaventure Kalou pourrait bien quitter Auxerre cet été, après deux saisons réussies en Bourgogne. De nombreux clubs français (Paris, Marseille, Lyon), mais aussi étrangers (Liverpool, Tottenham) seraient intéressés pour le récupérer. Même si rien ne dit que Guy Roux lui accordera un bon de sortie.

Avez-vous déjà évoqué avec Guy Roux votre avenir personnel à Auxerre, au-delà de cette saison ?

Pas encore. Mais, je suis persuadé que l’on verra en temps voulu. Il sait mon plan de carrière. Je n’ai jamais cessé de dire que j’avais le potentiel pour évoluer dans n’importe quel club d’Europe. Pour le moment, il est trop tôt pour discuter d’un quelconque bon de sortie de juin. Mais, à un moment donné, il faudra bien évoquer la question. Que ce soit avec Guy Roux ou un autre dirigeant du club. Cela dit, si l’AJA venait à recevoir une belle proposition cet été, je ne vois pas pourquoi elle la refuserait.

Avez-vous déjà des propositions concrètes de clubs pour la saison prochaine ?

A ce jour, je n’ai rien de concret. Mais, je suis au courant qu’en France, des clubs tels que Paris ou encore Marseille me suivent. Cela me flatte. C’est une récompense de tout un travail. Mais, personnellement, personne ne m’a encore contacté. Je ne crois pas qu’Auxerre ait reçu une quelconque proposition.

Que saviez-vous de l’intérêt de l’OM et du PSG ?
Je sais qu’ils me suivent. Rien de plus. Personne ne m’a encore appelé. Mais, il ne me déplairait pas de discuter avec l’un de leurs dirigeants dans les prochaines semaines. D’autant que ce sont deux clubs ambitieux. Je n’ai aucune préférence particulière. Même s’il est certain que mon ami Drogba me conseillera d’aller à Marseille.

Evoluer dans un autre club français ne vous déplairait donc pas ?
Je n’ai pas de priorité. Je me sens prêt à évoluer dans n’importe quel club ambitieux, que ce soit en France ou à l’étranger. L’idéal pour moi serait de réaliser un peu le même parcours que Didier Drogba. Mais, rien n’est encore figé.

Plusieurs clubs étrangers sont également sur vos traces. On évoque notamment un intérêt de l’Inter de Milan

Je ne suis pas au courant pour l’Inter. En revanche, je sais que Liverpool et Tottenham s’était déjà renseigné au Mercato d’hiver. Mais, vous savez bien que ce n’est pas dans les habitudes d’Auxerre de transférer un joueur en cours de saison. D’autant que je n’étais moi aussi pas très chaud pour partir même si Tottenham est tout de même un club intéressant.

Votre avenir commence t-il à vous préoccuper ?
J’y pense. Mais, sans plus. J’ai envie de faire une bonne saison avec Auxerre et, pourquoi pas, décrocher un titre. Après, je verrai ce qui se passera. J’espère simplement que les choses se passeront bien, si je devais quitter Auxerre et que l’on restera ami quoi qu’il advienne. D’autant que si Auxerre venait à gagner de l’argent sur mon transfert, ce serait une belle récompense pour elle.

Sidibé Lancina
Coll : Lubbert Gérard à Paris




N°482:ECONOMIE: Sécurisation des ressources minières et pétrolières Les commandos de Gnamien Konan se mobilisent

L'intelligent d'abidjan 4:27 am

Un séminaire de formation s’est déroulé du 4 au 8 avril 2005 dernier, à l’école des douanes. A l’issue de ce séminaire, des éléments des enquêtes douanières ont été sensibilisés sur la nécessité de sécuriser les ressources minières et pétrolières.

La communauté internationale veut faire de 2005, l’année de l’Afrique. Pour cela, de nombreuses réunions de haut niveau sont annoncées, avec pour thème générique : “La sécurisation des sources de revenus”.

La préoccupation de la communauté internationale est d’autant plus objective qu’aucun pays africain ne veut rester indifférent. En Côte d’Ivoire, le ton vient d’être donné par la direction générale des Douanes, avec à sa tête, Gnamien Konan, qui a décidé de former ses collaborateurs sur la maîtrise des produits pétroliers. En effet, le pétrole est devenu, aujourd’hui, une denrée de convoitise. Il est convoité, parce qu’il est un produit stratégique. Tous les pays dépendent de cette matière. En clair, le pétrole représente aujourd’hui40% des besoins de la population mondiale, en sources d’énergie. Il est suivi du charbon et du gaz, qui couvent chacun 25% des besoins. Le nucléaire, l’hydraulique et autres formes d’énergie ne représentent que 10%. A l’évidence, tout le monde convient à dire que le pétrole occupe une place importante dans la consommation des sources énergétiques. Etant une denrée inévitable, parce que pourvoyeuse de sources d’énergie aux firmes des grandes puissances, le pétrole, pour la communauté internationale et nationale, doit être préservé et sécurisé. Mais, pour bien le sécuriser, il faudrait que la population soit bien instruite sur l’importance des produits pétroliers et sur leurs poids dans les relations économique, politique et plus particulièrement diplomatique. C’est d’ailleurs, certainement, ce qui justifie la participation des douaniers ivoiriens au séminaire sur les produits pétroliers organisé par la direction générale des douanes. Séminaire à l’issue duquel ils ont tous eu droit à une communication du ministre Gnamien Yao, expert en droit des ressources minières et minérales, sur justement la sécurisation des ressources énergétiques. Thème relatif au souhait de la communauté internationale et nationale. Dans les échanges, tous ont convenu de la justesse du choix de ce thème. Le ministre dans son exposé, a relevé l’intérêt des ressources pétroliers dans les relations inter-Etats et internationales.

Honoré Kouassi




N°482:Le vrai faux débat sur l’article 35

L'intelligent d'abidjan 4:26 am

L’article 35 de la constitution qui porte sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la République cristallise les passions, depuis plusieurs années. De sommets en conclaves, la communauté nationale et internationale peine à trouver la solution à cette disposition qui ébranle la Côte d’Ivoire dans ses fondements. A force de polémiques, parfois stériles, la classe politique a fini par occulter la dimension juridique qui entoure l’éligibilité du président du Rassemblement des républicains à la magistrature suprême. Et pourtant, comme dans une série policière, l’enquête sur un crime se doit d’explorer toutes les pistes possibles. En cela, il devient tout aussi important de se pencher sur la dimension juridique de l’éligibilité d’Alassane Ouattara. Au lieu de se cantonner à la notion d’arrangement politique que ressasse l’opposition armée et civile, ainsi que la communauté internationale.

Pourtant, ni Alassane Dramane Ouattara, encore moins un autre leader politique, ne sent concerné par les restrictions imposées par cette disposition constitutionnelle. Alors, pourquoi en faire une obsession, alors que la classe politique ne reproche rien – du moins de façon officielle – aux conditions à remplir pour accéder à la magistrature suprême.

Et c’est en ce sens que la contribution de Emmanuel Y. Boussou (voir texte ci-dessus) retrouve toute son importance. “Mais au-delà du verdit du Conseil constitutionnel sur les candidatures à l’élection présidentielle d’octobre 2000, il faut voir le contenu des arrêts Tia Koné sur les législatives de décembre 2000 rejetant la candidature d’Alassane Ouattara pour la circonscription de Kong. En réalité, sous l’apparence du droit, les arrêts Tia Koné de 2000 sont un verdict politique, suscité par l’intention d’une junte militaire de se maintenir au pouvoir et ensuite par la propension du Front populaire ivoirien (FPI) de renforcer son emprise sur l’Etat au moment où il venait tout juste d’accéder à la magistrature suprême à travers un bras de fer avec feu Rober Guéi et le Rassemblement des Républicains. De plus, ces arrêts sur la présidentielle n’ont permis à aucun candidat du PDCI-RDA de prendre part à cette compétition électorale, alors que les représentants du parti cinquantenaire étaient près d’une dizaine. Plus que l’article 35 de la Constitution, l’interprétation politique des lois électorales en faveur d’une coterie est l’obstacle majeur à une élection juste, équitable et ouverte en Côte d’Ivoire. Sans la cassation des arrêts Tia Koné et la garantie d’une lecture non partisane des lois électorales dans le cadre des élections à venir, l’amendement de l’article 35 de la Constitution ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau”, explique, avec force arguments, l’auteur de cette contribution.

Un véritable éclairage apporté à la lanterne du médiateur Thabo Mbeki, dans la résolution de l’épouvantail politicien que constitue l’article 35 de la constitution. Pour le président sud-africain, l’équation à résoudre se résume à cette préoccupation : comment garantir l’éligibilité de tous les candidats à la présidentielle d’octobre 2005, dans le respect de la constitution.

Une équation pas impossible. Contrairement à ce qui est véhiculé par les pousse au crime et autres politiciens de modeste acabit, le ver n’est pas dans le fruit de l’arrangement politicien. Mais, plutôt, dans l’examen froid des stratagèmes politiciens et électoralistes qui ont enfoncé la Côte d’Ivoire dans les méandres de la division et de la violence.

La solution à l’éligibilité d’Ado reste juridique et non politique. Et peut se faire dans le cadre de l’article 35, si tout le monde y met de la bonne volonté.

Vicky Delore




N°482:Fouka-Fouka dans les grains de thé et vigilance dans les agoras

L'intelligent d'abidjan 4:26 am

A jour J-2 (si le calendrier est respecté) du verdict du médiateur sud-africain sur la question de l’éligibilité d’Alassane Ouattara, les Ivoiriens, dans leur globalité, retiennent leur souffle. La vie dans les parlements et agoras devient de plus en plus intense.

Le monde s’est accru dans les espaces d’échanges et d’expressions. Parlements et agoras pour certains. Lieux de thé pour d’autres. Dans le second espace, l’atmosphère est détendue. Entre deux tasses de thé, on esquisse des pas de ‘‘fouka-fouka’’. Pour dire comme Lass, commerçant au campement de Koumassi, qu’ ‘‘Ado est très fort’’ : Candidature et l’éligibilité d’ADO sont acquises pour eux.

A contrario, dans les parlements et agoras, on s’atèle plutôt à entretenir les auditeurs sur l’idée que le chef de l’Etat Laurent Gbagbo n’a pas trahi. Mais, qu’adviendra-t-il si ADO est éligible ? A la Cour suprême de Koumassi, le Mouvement ivoirien des légalistes (Midel) ne songe même pas à cette éventualité. ‘‘Thabo Mbeki n’en a ni les moyens, ni le pouvoir’’, a martelé Kassem Wissam, l’un des leaders de ce mouvement. Même le porte-parole du groupe parlementaire Fpi, Zozoro Daleba, qui leur a rendu visite, le samedi dernier, a esquivé à dessein le mini-sommet de Pretoria. Il a simplement fait un récapitulatif de la crise ivoirienne. Même son de cloche au parlement “Franc parler’’ de la même commune.

Pour Jean Hyppolite Dagbo (vice-président) et son ‘‘ministre de la communication’’, Séverin Serikpa, plus radicaux, Mbeki ne doit pas se tromper. ‘‘Il n’aurait pas résolu le problème ivoirien, en déclarant Alassane éligible (…) nous prendrons à notre tour les armes’’, ont-ils prévenu. Pour eux, Alassane peut être candidat, mais pas éligible. Encore un autre saut dans l’inconnu. Mais, les Ivoiriens dans leur majorité, du moins ceux que nous avons rencontrés, espèrent que Thabo Mbeki a analysé tous les contours de cette question.

S.Z




N°482:DOSSIER : Pretoria livre ses secrets (3)

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

Eligibilité d’Alassane Ouattara et respect de la Constitution
Voici le miracle sur l’article 35 de la Constitution

Est-il possible de modifier l’article 35 sans référendum ? Est-il possible que Alassane Dramane Ouattara soit éligible, dans le respect de la constitution ? Garantir l’éligibilité de tous les candidats déclarés, dans le strict respect d la constitution. C’est à cette équation que le médiateur de l’Union africaine doit trouver une solution, cette semaine. Si de l’avis de nombreux observateurs, il s’agit d’un pari impossible, l’exercice pourrait en définitive s’avérer plutôt facile. Ci-dessous, la stratégie que propose un Ivoirien, épris de paix, à Thabo Mbeki.

Octobre 2005 ne marque pas l’apocalypse en Côte d’Ivoire

Le débat politique ivoirien porte, ces jours-ci, sur les conditions d’organisation du scrutin présidentiel et/ou le report de cette consultation électorale et ses conséquences. En effet, à moins de sept mois de la fin du mandat présidentiel, le pays est toujours coupé en deux, les rebelles sont en possession de leurs armes et contrôlent la moitié Nord du territoire national. Au sud, des groupes armés assimilés à des milices continuent d’avoir pignon sur rue. Sous le terme générique de “Jeunes Patriotes”, ils se substituent aux forces de sécurité et de défense, en procédant aux contrôles de routine sur la voie publique et en faisant des incursions sporadiques dans les zones aux mains de la rébellion.

L’intensité des discussions sur l’après octobre 2005 cache, en réalité, un engourdissement de la classe politique ivoirienne, tétanisée par le doute qui plane sur l’organisation du scrutin présidentiel dans le cadre du calendrier électoral normal. Ceci, d’autant plus que l’article 35 de la Constitution demeure, dans sa mouture initiale, le seul cadre juridique pour statuer sur les candidatures à l’élection présidentielle, avec à l’horizon, la répétition des arrêts Tia Koné.

Dans ce débat, animé essentiellement par des experts en sciences juridiques du camp présidentiel et des forces politiques de l’opposition, je voudrais, en citoyen ordinaire, émettre quelques idées simples, en ayant à l’esprit la quête de la paix dans notre pays.

L’article 35 : une fixation

Ma démarche est motivée principalement par l’impasse dans laquelle la Côte d’Ivoire est plongée par les positions tranchées des uns, faisant de la révision de l’article 35 une fixation, et l’inflexibilité des autres, s’arc-boutant sur l’exigence ici et maintenant du désarmement pour toute solution, avec, en prime, l’organisation d’un référendum sur ce même article 35 de la Loi fondamentale actuellement, alors que depuis 2003, des gages de bonne volonté auraient dû être donnés pour aboutir à cette étape. Au rythme des dissensions entre le camp présidentiel et l’opposition regroupée au sein du G7, la Côte d’Ivoire va droit dans un mur.

Les leçons de conflits armés sur une longue période au Libéria et en Sierra Léone voisins, tout comme les tourments du Soudan et du Congo lointains, rongés par une guerre civile sans fin, ne semblent guère de portée dans les états-majors des différents protagonistes de la crise ivoirienne. La Casamance, au Sénégal, ne donne, en rien, à réfléchir aux Ivoiriens, quant aux incertitudes de la durée d’une rébellion et à ses conséquences désastreuses sur les conditions de vie des populations, lorsque celles-ci n’en constituent pas les dommages collatéraux. Et il ne sert à rien de leur rappeler les atrocités de la crise angolaise, encore moins la déliquescence de la Somalie.

En vérité, il existe des groupes d’intérêts dans la zone sous contrôle gouvernemental et dans l’antre de la rébellion, qui prospèrent de la crise larvée qui sévit en Côte d’Ivoire. Et c’est peu dire que ces groupes ne veulent nullement que le conflit prenne fin!

Il se donne, cependant, comme un avertissement aux leaders politiques ivoiriens : il faut tout mettre en œuvre pour que des élections ouvertes, transparentes et crédibles se tiennent en Côte d’Ivoire dans le respect des échéances régulières. C’est la condition de la paix, de la concorde et de l’harmonie retrouvée entre les Ivoiriens pour relancer le pays dans un élan de construction nationale sans exclusive. C’est dans cet effort auquel tous les Ivoiriens sont astreints que je propose les idées qui suivent. Mais, quelle que soit l’importance de l’échéance électorale d’octobre 2005, il faut avouer qu’elle ne marque pas la fin de la Côte d’Ivoire !

1.Du cadre juridique des prochaines consultations électorales

Avant d’aborder cette question, je voudrais, en toute modestie, suggérer aux différentes parties ivoiriennes impliquées dans la gestion de la crise, le sens de la mesure, du discernement et de la modération. Les interprétations actuelles de l’après octobre 2005, mettant en avant des schémas catastrophes, construits sur l’idée de la non-organisation de l’élection présidentielle, sont un conditionnement psychologique négatif, pour ne pas dire des incantations d’apprentis sorciers. L’opposition, encore moins le camp présidentiel, n’a aucun intérêt dans le report de l’élection présidentielle d’octobre 2005.

Par-dessus tout, le président de la République a été élu, selon ses propres termes, dans des conditions calamiteuses. Deux ans après cette élection contestée, agitée et soldée par un bain de sang, la moitié nord du pays lui a été arrachée par une rébellion armée. Depuis plus de deux ans et demi, il n’a aucune autorité sur cette partie du territoire national. Si, de plus, son mandat venait à échéance sans que ne se tiennent de nouvelles élections, il serait plus qu’affaibli et n’aurait, aux yeux de la communauté internationale, aucun crédit. De plus sa légitimité serait compromise et il apparaîtrait comme un potentat, prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Dans ce cas, aucune argutie juridique ne pourrait lui servir de bouée de sauvetage.

Il est, par conséquent, impérieux pour le camp présidentiel de s’impliquer sans forfaiture, sans cynisme et sans calcul, dans l’organisation d’une élection présidentielle régulière, transparente et honnête, au prix de la paix dans notre pays. Ceci se donne comme la seule voie de courage politique. Si M. Gbagbo remporte ce scrutin, il sera difficile à son opposition de contester sa légitimité. S’il le perd, il pourra sortir du jeu politique ivoirien actuel la tête haute et cela sera à son honneur.

Eu égard au temps qui nous sépare de l’élection présidentielle, des actions d’envergure devraient être engagées sur l’initiative ou avec le concours du camp présidentiel pour donner un signal fort aux Ivoiriens et à la communauté internationale de sa volonté d’aller à la paix et d’impulser son pendant d’un règlement politique par le jeu d’élections démocratiques. Pour ce faire, il n’est point indiqué pour le camp présidentiel de clamer qu’il a fait sa part de sacrifice et qu’il faudrait le désarmement ici et maintenant pour toute suite à donner au processus de pacification du pays. Ceci parce que, comme le dit le proverbe du terroir, c’est le président qui a de la viande fraîche à la main, c’est donc lui qui doit chercher du feu!

a.Casser les arrêts Tia Kone

Il est admis communément que l’article 35 de la Constitution constitue le nœud gordien de la crise ivoirienne, parce qu’il empêcherait un acteur principal de l’échiquier politique ivoirien, M. Alassane Dramane Ouattara, leader d’un parti politique, de se porter candidat à l’élection présidentielle. Mais au-delà du verdit du Conseil constitutionnel sur les candidatures à l’élection présidentielle d’octobre 2000, il faut voir le contenu des arrêts Tia Koné sur les législatives de décembre 2000 rejetant la candidature d’Alassane Ouattara pour la circonscription de Kong. En réalité, sous l’apparence du droit, les arrêts Tia Koné de 2000 sont un verdit politique suscité par l’intention d’une junte militaire de se maintenir au pouvoir et ensuite par la propension du Front populaire ivoirien (FPI) de renforcer son emprise sur l’Etat au moment où il venait tout juste d’accéder à la magistrature suprême à travers un bras de fer avec feu Rober Guéi et le Rassemblement des Républicains. De plus, ces arrêts sur la présidentielle n’ont permis à aucun candidat du PDCI-RDA de prendre part à cette compétition électorale, alors que les représentants du parti cinquantenaire étaient près d’une dizaine.

Plus que l’article 35 de la Constitution, l’interprétation politique des lois électorales en faveur d’une coterie est l’obstacle majeur à une élection juste, équitable et ouverte en Côte d’Ivoire. Sans la cassation des arrêts Tia Koné et la garantie d’une lecture non partisane des lois électorales dans le cadre des élections à venir, l’amendement de l’article 35 de la Constitution ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau. Et puisque aucun grand leader de l’échiquier politique ivoirien ne reconnaît explicitement que l’article 35 l’empêche de se présenter à l’élection présidentielle, on pourrait, pour le moment, faire l’économie de son amendement par voie référendaire pour y revenir, plus tard, lorsque le pays aura retrouvé la paix.

Il est d’urgence que le Conseil constitutionnel ou, à défaut, la Cour suprême s’auto saisisse pour casser tous les arrêts Tia Koné portant sur les élections de 2000. De cette manière, tous les candidats des grands partis politiques qui voudraient se soumettre au suffrage des Ivoiriens dans le cadre de l’élection présidentielle prochaine pourraient le faire sans crainte de voir peser sur eux ces arrêts comme une épée de Damoclès.

b.La refonte de la composition du Conseil constitutionnel

Telle qu’elle existe aujourd’hui, la composition du Conseil constitutionnel reflète essentiellement une seule sensibilité politique du pays: celle du FPI, le parti présidentiel. Etant donné que cette institution est censée contrôler la régularité de la présentation des candidatures aux présidentielles et législatives, il est d’une logique élémentaire qu’elle soit équilibrée dans sa composition pour susciter la confiance des autres partis. De plus, il faudrait qu’elle soit d’une neutralité absolue et d’une objectivité sans faille. Par-dessus tout, la présidence de cette institution devrait être assurée par un juriste de haut calibre, de grande probité morale et intellectuelle, et accepté des grandes formations politiques du pays, ce qui n’est pas le cas actuellement.

c. De la Commission électorale indépendante

La crise que connaît la Côte d’Ivoire est, avant tout, une crise de confiance sur fond de contentieux électoral. Or, comme le Conseil constitutionnel, la Commission électorale indépendante, dans sa composition, son organisation et son fonctionnement actuels, n’est indépendante que de nom, tant elle est déséquilibrée en faveur d’un camp ! La contention entre le camp présidentiel et l’opposition à propos de la Commission électorale indépendante est de notoriété publique en Côte d’Ivoire.

Si des forces principales de l’opposition exigent que l’organisation du scrutin présidentiel soit confiée aux Nations-Unies, c’est principalement parce qu’elles se sentent flouées d’avance par les actes à venir d’une structure qui ne leur inspire nullement confiance. Ici comme ailleurs, il faudrait qu’un accord minimum, sans faux-fuyant et sans l’intention d’humilier ses adversaires à travers un bras de fer inutile, s’obtienne entre le parti présidentiel et l’opposition. Si cela n’est possible, il nous serait difficile d’user du paravent de la souveraineté nationale pour nous opposer à l’organisation de l’élection présidentielle par les Nations-Unies.

2 . Du désarmement

Depuis l’occupation de la moitié nord du pays, la rébellion armée n’a cessé d’émettre des revendications politiques condamnant les conditions calamiteuses de l’organisation des élections générales de 2000, suite à la transition militaire. Au fil du temps, ces revendications se sont clarifiées pour se focaliser sur l’exigence d’une élection présidentielle ouverte, transparente et équitable en 2005, avec, comme préalable, l’amendement de l’article 35 de la Constitution. En réalité, la rébellion voudrait se donner le rôle d’arbitre de la prochaine élection présidentielle en faisant usage des armes pour s’assurer qu’aucun candidat de poids, principalement M. Alassane Ouattara, n’est exclu de ce scrutin.

Une telle position—à savoir l’arbitrage du jeu politique par un groupe armé—est intenable par tout esprit démocratique. Cependant, les valses-hésitations du camp présidentiel sur l’application des accords de Linass-Marcoussis et la reprise des hostilités en novembre dernier, avec la violation du cessez-le-feu par l’Armée nationale, ne font que donner du grain à moudre à tous ceux qui doutent de la volonté du pouvoir ivoirien d’œuvrer en faveur d’une solution politique au conflit.

A sept mois de l’élection présidentielle, que faire pour que tous les groupes armés, en dehors des forces nationales régulières et des forces internationales, déposent les armes? Pour tout dire, le désarmement des rebelles ne pourrait s’obtenir qu’avec toutes les garanties d’ouverture et de transparence du scrutin présidentiel d’octobre 2005, sinon, ce serait de force et avec tous les risques que cela comporte. Mais, il faut convenir que le désarmement de la rébellion ne saurait s’accommoder des actes de violence de milices ou groupes armés opérant sur le front Ouest ou à Abidjan. Toutes les factions en armes, en dehors des forces régulières, doivent se soumettre au désarmement.

3 . L’appui de l’ONU dans l’organisation des élections de 2005

A défaut de piloter tout le processus électoral du début à la fin, l’ONU, à travers ses structures politiques et techniques de gestion des élections et les unités militaires et de police composant son opération de maintien de la paix, devrait s’impliquer dans les consultations générales à venir. Ceci est l’une des garanties majeures de la crédibilité de ces scrutins, ce qui constituerait un gage de leur acceptation par les différentes parties.

Une fois que les différentes factions en armes sur le territoire national auront été regroupées et désarmées et l’administration nationale redéployée au Nord et à l’Ouest, les forces onusiennes devraient couvrir tout le pays, essentiellement les zones abritant diverses communautés, avant et pendant toutes les opérations électorales, à commencer par l’identification et l’inscription sur les listes électorales. Pour prévenir des actes d’intimidation et de harcèlement des uns sur les autres en vue d’influencer le résultat des élections, toutes les opérations électorales devraient s’accomplir sous la supervision et l’observation des Nations-Unies, si elles ne leur sont confiées entièrement.

De la Namibie au Timor-Leste, les Nations-Unies ont accumulé une expertise et une expérience de conduite d’élections auxquelles les chapelles politiques ivoiriennes doivent accepter de se soumettre sans complexe, si elles veulent arriver à des consultations électorales transparentes, honnêtes et crédibles. L’argument selon lequel la Côte d’Ivoire a toutes les structures administratives, techniques et les capacités de défense et de sécurité pour conduire seule les élections prochaines n’a aucun poids. Confier entièrement l’organisation des élections générales à venir aux organes électoraux nationaux tels qu’ils existent actuellement serait une dangereuse fuite en avant.

Notre pays connaît une crise politique et militaire majeure. C’est ce qui justifie la présence sur notre sol de troupes étrangères. Etant donné que les élections générales de cette année sont vues de toutes les parties ivoiriennes comme la solution ultime de la crise, la gestion de celles-ci devrait être appuyée par les forces internationales qui soutiennent notre pays dans sa quête de la paix. Et comme à tout seigneur tout honneur, l’Organisation des Nations-Unies s’impose aux Ivoiriens dans l’organisation des élections générales prochaines.

Emmanuel Y. Boussou
Etats-Unis, 10 mars 2005

PS : Ce document a été rédigé avant le sommet de Pretoria – Les surtitres et titre sont de la Rédaction.




N°482:Marcel Youpeh, président coordination France ‘‘Nous irons voir Akoto Yao…’’

L'intelligent d'abidjan 4:22 am

En marge du premier congrès extraordinaire de l’Udpci, tenu les 9 et 10 avril 2005 à l’Académie de la mer à Yopougon, Marcel Youpeh, président de la coordination Udpci de France, a livré les secrets de son séjour abidjanais.

‘‘J’irai vers nos aînés qui, physiquement, n’étaient pas présents à ces assises. J’irai vers eux avec la délégation venue de Paris avec moi. Parce que j’estime que ce n’est pas aujourd’hui que je leur tournerais le dos. MM. Akoto, Gui Dido, Tiabass, Eric Kaé… font partie des inspirateurs de l’Udpci. Je ne retournerai pas en France sans avoir rencontré ces doyens, parlé avec eux et écouté ce qui vient du plus profond d’eux. C’est important pour l’Udpci. C’est pour cela aussi que je suis venu en Côte d’Ivoire. Je ne suis pas seulement venu au congrès, et rentrer tout de suite en France, une fois les assises terminées’’, a déclaré M. Youpeh. Il a précisé à ce niveau que l’Udpci a besoin du concours de tous les héritiers politiques du président Robert Guéi.

Analysant les chances de l’Udpci, avec Mabri Toikeusse comme cheval de bataille, le président de la coordination de France a dit : “L’Udpci a 90% de chances de l’emporter avec le Dr Mabri Toikeusse. C’est le candidat de la jeunesse ivoirienne. Et sans être méchant avec nos aînés, je demande qu’on mette Gbagbo, Bédié et Alassane à la retraite, pour remettre le pouvoir aux jeunes. J’ai confiance en Mabri. Je le soutiens à 200%, pour la présidentielle future’’.

La grande mobilisation réussie par les organisateurs du congrès n’a pas empêché Youpeh de jeter un regard objectif sur le parti arc-en-ciel. ‘‘Quand je suis arrivé sur le terrain, j’ai compris qu’il fallait ce congrès extraordinaire pour remettre le parti sur les rails. J’aurais voulu pour cela, que tous les militants se donnent la main pour organiser ces assises. Mais, hélas ! Je n’accuse personne… Je dois avouer, par ailleurs, que les divisions que vit le parti ici se sont prolongées en France. Elles ont partagé mon bureau en deux : les pro Tia Koné et les neutres. Moi, j’ai gardé ma position centrale. Je suis le président de toute l’Udpci en France. Je n’ai pas voulu être le responsable d’un groupe contre un autre. Pour vous dire que notre parti est divisé, et nous devons tous travailler à son unification pour aller en rangs serrés à la conquête du pouvoir d’Etat’’.

Après ces vérités, M. Youpeh a demandé à tous les militants et sympathisants de l’Udpci de se mobiliser autour du président élu pour rendre le parti ‘‘vendable’’ à la présidentielle d’octobre 2005.

Barthélemy Téhin




N°482:Qui donc roule pour Gbagbo ?

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

L’on est finalement en droit de supposer que le président Laurent Gbagbo est devenu le vrai président de l’Udpci. Parce que si Laurent Gbagbo doit à la fois financer la tendance Udpci de Kaé et le groupe de Mabri Toikeusse, c’est finalement lui le vrai maître du parti. Des partisans de Mabri ont toujours accusé l’Ird-Udpci de Kaé Eric d’être une tendance montée par le palais et dont l’objectif serait celui d’occasionner des fissures au sein du parti dans le seul profit de le rendre vulnérable face au pouvoir Fpi. Depuis hier, c’est la réplique. Mabri Toikeusse a été nettement accusé de promettre de mettre le parti à la disposition du pouvoir Fpi à la présidentielle d’octobre prochain pour dix (10) millions de francs. Vrai ou faux. Dans un cas comme dans l’autre, il y a une constance. Celle que les velléités de rupture au sein du parti de feu le président Guéi profite à tout adversaire, soit à Laurent Gbagbo.

M.C




N°482:Mabri chez Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

Stratégie ou erreur ? C’est au jeune Djè Bi Monty qu’est revenu la charge de lancer le ‘‘missile’’ contre Mabri Toikeusse : ‘‘Comment des gens qui accusent les autres de rouler pour le camp présidentiel et de vouloir vendre le parti peuvent-ils aller nuitamment solliciter l’aide du chef de l’Etat ? N’est-ce pas là une honte ? N’est-ce pas là la preuve que les agissements de ceux-là riment avec mercantilisme et prostitution des idéaux du parti ?”

Le président de la jeunesse de l’Udpci dont les propos ont soulevé la salle, n’est pas allé plus loin, pour dire l’histoire de la rencontre nocturne d’avant congrès entre Mabri Toikeusse et Laurent Gbagbo. Même si Djè Bi Monty n’a pas tout dit, des indiscrétions dans la salle ont indiqué que le chef de l’Etat aurait participé au financement du congrès à hauteur de 10 millions de Fcfa. Grave accusation qui se retrouve voilée dans ce bout de phrase du ministre Kaé : ‘‘Nous dénonçons la prise en otage du parti par une minorité bruyante, dont le seul objectif est d’accaparer le bien commun à des fins de transactions’’. Les partisans d’Akoto ou de Kaé qui projettent de grandes déballages promettent de grandes rassemblements pour, disent-ils, rappeler ‘‘les frères égarés’’ à l’ordre et à la discipline.

M.C




N°482:Udpci : Après la victoire de Mabri Les partisans d’Akoto contre-attaquent

L'intelligent d'abidjan 4:20 am


Un collectif des cadres de l’Udpci, présidé par le ministre Eric Kaé Kplohourou, a remis hier en cause, les résolutions du récent congrès extraordinaire du parti. La conférence publique à cet effet a eu lieu au Cercle du rail au Plateau.

Aux côtés du ministre Eric Kaé, il y avait les doyens Gui Dibo, Oulaï Tiabass, le conseiller économique Bodoua, des parlementaires et bien d’autres grands militants du parti. L’objectif du rassemblement d’hier : apprécier le contenu juridique et politique du congrès extraordinaire. Pour le premier volet de la question, celle relative à la saisie du tribunal pour annulation du congrès extraordinaire, c’est Augustin Blé Oulaï, avocat de l’Udpci qui a dit ce qui suit : ‘‘Les résolutions du congrès des 9 et 10 avril ne sont nullement fondées dans la forme et dans le fond. Parce que la décision du juge n’a été certifiée ni à l’Udpci ni à Akoto que le juge confond au parti ; ni à ceux qui ont organisé le congrès. Dans tous les cas, nous attendons d’être saisis pour appel’’. L’avocat des partisans des partisans d’Akoto s’est dit surpris par le motif invoqué par le juge, selon lequel, Akoto n’a pas qualité d’agir en tant que président de l’Udpci. Et de s’étonner : ‘‘Mais s’il n’est pas président, pourquoi est-ce à lui que les sections ont adressé leur pétition d’organiser le congrès ?’’.

A la suite de l’homme de droit, c’est le conseiller Bodoua, président des coordinations du Grand centre, qui a, sur la base des textes du parti, désavoué Mabri Toikeusse et ses partisans. L’article 13 des statuts et règlement intérieur autorise seulement le président et les secrétaires de section et eux, seulement, à prendre l’initiative de la tenue d’un congrès extraordinaire. Contrairement à ce qui a été dit et fait, le secrétaire général n’a pas compétence de convoquer ou de décider d’un congrès. La conséquence de ce qui précède, selon l’orateur, c’est que ‘‘le congrès de l’Académie de la mer et les résolutions qui ont découlé sont nuls et sans légitimité. Akoto Yao reste donc le président et le candidat naturel pour 2005’’, a conclu M. Bodoua. Tonnerre d’applaudissement et manifestation de joie des doyens Guidi Bo, Oulaï Tiabass et madame Tia du conseil général de Biankouma.

Claude Wakis




N°482:Désarmement, élections Atteby Williams, député à l’Assemblée nationale ‘‘Le compte à rebours a commencé’’

L'intelligent d'abidjan 4:19 am

Atteby Williams s’est prononcé, le dimanche 10 avril 2005, sur ‘‘la problématique des élections d’octobre 2005’’. C’était à l’investiture de la présidente de la coordination des sentinelles de Yopougon l’espace du bloc célibataire.

C’est chose faite. Mlle Jackie N’Guessan assure désormais la présidence de la coordination des sentinelles de Yopougon. Elle a été investie dans sa nouvelle fonction, le dimanche 10 avril 2005 au bloc célibataire de Yopougon, en présence du député Atteby Williams, du Pr Niamien Messou et de Charles Blé Goudé. Invité par les filles du Cojep, le parlementaire Williams Atteby a porté son regard sur la problématique des élections d’octobre 2005. Selon le député de Yopougon, la Côte d’Ivoire est dans un virage où la France et la communauté internationale s’apprêtent à imposer une véritable forfaiture. ‘‘La France et les Nations unies souhaitent qu’il n’y ait pas d’élections en octobre 2005. Sachez bien que l’Onu et la communauté internationale fonctionnent sur de l’hypocrisie. Vous qui êtes là, sentinelles, le compte à rebours a commencé’’, a dit le parlementaire à ses filleules. S’adressant aux Ivoiriens, le député a été on ne peut plus clair : ‘‘Ivoiriens, assurons la suivie de notre population. Quel que soit le nombre de candidats, nous devons nous donner les moyens pour donner la victoire au président Gbagbo en 2005. Chers amis, retroussez les manches. Car, après octobre 2005, une autre nation sera née’’.

Avant le député Atteby, le Pr Niamien Messou a instruit les filles du Cojep sur la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire. Pour le professeur, les élections sont fixées, il faut donc se donner les moyens pour y aller. Quelques artistes dont Ruth Tondey, Paul Madys et les Djins, ont apporté une note de gaieté à cette cérémonie.

Dosso Villard




N°482:N’koumo Mobio, PDCI-RDA “Nous tendrons la main au diable pour la paix”

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

L’ancien maire de la ville d’Abidjan a éclairé les militants Atchan sur la présence du Pdci au sein du G7. C’était le samedi 9 avril 2005 au centre pilote de Port-Bouët. Au cours d’une cérémonie d’investiture du délégué Atchan-Pdci de la commune. Aussi, en a-t-il profité pour expliquer les causes de l’union Bédié-Ado.

Ernest N’Koumo Mobio est intervenu en tant que président du comité de surveillance de la structure Atchan-Pdci. D’entrée, il a fait une mise au point leur association n’est pas un Pdci bis. Sa naissance répond au souci de ramener le vieux parti aux affaires. C’est pourquoi le doyen N’Koumo Mobio a appelé à plus d’éclairage et de communication dans les villages et les hameaux, parce que c’est là-bas assure-t-il, que ‘‘la désinformation et intoxication sont importantes’’. Les structures comme Atchan-Pdci répondent à ce besoin. C’est donc imprégné de cette conviction qu’il a voulu parler de deux problèmes qui, selon lui, soulèvent des inquiétudes chez leurs militants : la présence du Pdci dans le G7 et l’alliance Bédié-Ado. Sur le premier point, il a dit que le parti d’Houphouët n’est inféodé à personne. Le G7 est pour lui une exigence de Marcoussis qui prône l’union des fils de la Côte d’Ivoire, pour aller à la paix. Sept structures dont le Pdci ont signé cet engagement. Pretoria n’a donc fait que réaffirmer cette exigence. On aurait pu faire, selon l’ancien maire, l’économie de temps et de vie humaine.

Abordant l’entente entre Bédié et ADO, N’Koumo Mobio avoue que Bédié a mené le combat contre Alassane Ouattara. Mais, aujourd’hui, le pays va mal, c’est donc un honneur pour le président Bédié d’avoir tendu la main à l’ex-Premier ministre de la Côte d’Ivoire. ‘’Nous sommes donc prêts à tendre la main au diable pour que la paix revienne’’ a-t-il renchéri. Aka Anghui, le maire de la commune de Port-Bouët, n’a pas dit autre chose. Pour elle, le pas de Bédié vers ADO a été bénéfique pour l’atmosphère politique. Mais, a-t-elle poursuivi, ‘‘de son côté ADO a aussi reconnu ses erreurs’’. Il leur appartient, à eux, dirigeants, d’expliquer cette alliance pour ne pas laisser les militants tomber dans les manipulations.

Après ces allocutions, Noël Akossi Bendjo maire du Plateau, a procédé à l’investiture de Emmanuel Nanoumi Mobio, en tant que délégué de zone Atchan-Pdci de Port-Bouët. Il sera accompagné dans sa tâche par six délégués de village.

O.G.




N°482:Henriette Diabaté, secrétaire générale du Rdr ‘‘Le monde entier veut ADO à la présidence’’

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

Le centre pilote de Port-Bouët a servi de cadre, le dimanche 10 avril 2005, à une double cérémonie du Rassemblement des républicains (Rdr): l’investiture de secrétaires de section et le lancement de la carte du militant.

C’est en présence des ministres Henriette Dagri Diabaté, Zémogo Fofana et Adama Bictogo, président du comité de mobilisation des ressources, que les militants de Port-Bouët ont affirmé toute leur détermination à porter Alassane Dramane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Lanseni Touré, secrétaire départemental, l’a crié haut et fort : ‘‘Pour le Rdr, le seul combat qui vaille, c’est qu’ADO soit président en octobre’’. Au cours de cet après-midi, 28 secrétaires de section sur les 31 que compte la commune ont été investis. Ils auront pour mission de mobiliser et de porter partout les messages du parti. Ils ont prêté serment devant les autorités présentes, de servir dans la loyauté et la fidélité le Rdr.

Après quoi les organisateurs ont procédé au lancement de la campagne ‘‘1 militant enrôlé = 1 voix pour Ado’’ où ils ont appelé tous les militants à se faire recenser et à établir leurs pièces d’identité.

C’est Adama Bictogo qui a ouvert la série d’allocutions au niveau des personnalités. ‘‘Les gens n’aiment pas les gens, mais le Rdr avance’’, a-t-il dit, à la grande joie des militants. Le ministre Zémogo, de son côté, a dit que Pretoria a confirmé les candidatures pour le mois d’octobre 2005. ‘‘Les candidats sont connus et ADO en fait partie’’, a annoncé le ministre. Se prononçant sur l’alliance au sein du G7, M. Fofana a dit que tous partiront aux élections, ce n’est qu’au deuxième tour qu’il y aurait éventuellement des coalitions. Clôturant les interventions, Mme Henriette Diabaté a d’abord offert 300 cartes aux militants. Elle a ensuite donné les nouvelles de Pretoria où elle était présente. “J’ai vu ADO, il se porte bien et il revient bientôt’’, a-t-elle annoncé. Elle a confirmé que les élections vont se faire avec l’ancien Premier ministre et cette fois, ‘‘il n’y aura pas match’’. Pretoria ressort une symbolique pour le ministre : dix (10) ans de souffrances, de malheurs et de gâchis pour que le monde entier comprenne qu’ADO doit être candidat.

Olivier Guédé




N°482:Chronique diplomatique Par Ben Ismaël Onu : Kofi Annan et son fils Kodjo Annan ont menti…

L'intelligent d'abidjan 4:16 am

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans toutes les rédactions du monde. Kofi Annan, le secrétaire général de l’Onu et son fils Kodjo Annan sont épinglés dans l’affaire “Pétrole contre nourriture” proposition faite par l’Onu, il y a quelques années à l’ancien chef de l’Etat irakien Saddam Hussein, pour sortir son pays du bourbier diplomatique Américain. Mais, pour des raison personnelles, et, à cause des opportunités financières, Kofi Annan et son fils Kodjo Annan, sont les principaux animateurs de ce commerce “macabre” Onu-Bagdad. Or, le consensus Onu-Bagdad signé par Kofi Annan lui-même, était simplement un acte humanitaire. Mais, le ghanéen, secrétaire général de l’Onu, en a fait un autre circuit… Kofi Annan et son fils Kodjo Annan, vivent aujourd’hui l’ambiance du dollar. L’on comprend aisément pourquoi Kofi Annan est toujours aux côtés des personnalités controversées, comme Jacques Chirac, l’un des plus grands animateurs du lobbying français en Irak. A cause de pétrole. A-t-il fait des propositions alléchantes financières à son ami Kofi Annan ? Aujourd’hui, le secrétaire général de l’Onu, qui ne passe plus, comme un véritable diplomate, met en doute ses compétences intellectuelles. Kofi Annan n’est plus respecté à cause de l’originalité de son approche malsaine du dossier irakien, “Pétrole contre nourriture”. Aujourd’hui, le nouveau talent du secrétaire général de l’Onu, suscite dans le monde, particulièrement en Afrique, des critiques comme une atteinte inacceptable à la dignité humaine. Depuis longtemps, Kofi Annan est en face d’une fronde engagée par l’Europe et l’Asie dont les virulentes propositions, soupçonnent le ghanéen, patron de l’Onu comme un “voleur”, en mettant en avant, le passage de Kofi Annan et son fils Kodjo Annan, devant le tribunal pénal international. A l’analyse, la presse diplomatique ouest Africaine est très déçue du comportement de Kofi Annan, et craint un départ précipité du Ghanéen de l’Onu… Comme l’Egyptien Boutros Ghali. La presse diplomatique ouest Africaine est d’accord, que les Etats-Unis affaiblissent davantage les capacités diplomatiques et morales de Kofi Annan avant de s’en débarrasser. D’ailleurs, Kofi Annan ne fait plus le poids, après ses malversations humanitaires en Irak. Kofi Annan ne peut plus compter sur un soutien suffisant du chef de l’Etat Américain Georges Bush qu’il a combattu en Irak et en Afghanistan. Mais qui peut aider Kofi Annan ? Aujourd’hui, personne ne le sait, même si la famille Annan déclare timidement qu’elle n’est pas coupable de malversations humanitaires. Quels que soient les résultats de l’enquête, Kofi Annan est clairement au fait des dangers qui menacent sa carrière diplomatique, sauf, ses alliés comme Jacques Chirac, capable de s’opposer aux inculpations de la cellule judiciaire de l’Onu. Les accusations contre Kofi Annan et son fils Kodjo Annan, sont tellement exceptionnelles, qu’on ne peut les expliquer que devant le tribunal pénal international, que Kofi Annan lui-même adore, quand il s’agit de sanctionner les dirigeants soudanais, l’ancien chef de l’Etat de l’ex-Yougoslavie, Slobodan…Il est donc clair, que dans cette crise, diplomatico-économique qui frappe Kofi Annan, que très logiquement, la situation soit traitée conformément aux droits : plusieurs personnalités politiques, militaires sont aujourd’hui devant le tribunal pénal international. L’ancien chef de l’Etat libérien Charles Taylor, a été chassé du pouvoir, pour avoir délibérément fait main basse sur l’économie du Libéria. Nous ne voyons pas, à vrai dire, pourquoi Kofi Annan ne peut pas être inquiété, et même remercié. De toute façon, l’affaire “Pétrole contre nourriture” ne fait que commencer. En attendant, comme ligne de conduite, Kofi Annan doit faire un examen de conscience. Son ‘’commerce’‘, a fait plus d’un million de morts, particulièrement des bébés, en Irak. Notre conclusion, si terrible qu’elle soit, signifie tout de même, que Kofi Annan, secrétaire général de l’Onu, n’est plus crédible, et ne doit plus jouir d’une légitimité… Sauf aux yeux de Jacques Chirac, prêt, à effacer à coups de résolutions au Conseil de sécurité, les implications peu recommandables de son ami Kofi Annan, dans la destruction économique de l’Irak.




N°482:Revue de la presse Les clameurs de Tswane

L'intelligent d'abidjan 4:13 am

Une semaine après la rencontre entre les leaders ivoiriens et Thabo Mbéki à Tswane, ou si vous préférez Pretoria, les journaux ivoiriens continuent de décortiquer ou d’analyser les accords signés en Afrique du sud. Evidemment, le congrès extraordinaire de l’Udpci n’est pas occulté par la presse nationale. Evoquant donc les Accords de Tswane, ‘’L’Inter’’ livre des confidences de Gbagbo. ” En lâchant du lest à Tswane, c’est pour mettre fin à la souffrance du peuple “, s’est exprimé le chef de l’Etat face aux diplomates, samedi. ‘’Les Echos du Matin’‘, à propos de ces accords, parlent de deal entre Mbeki et Gbagbo.

” Donnes-moi les honneurs et je te donne le pouvoir “, aurait proposé Mbeki à Gbagbo. ‘’Le Nouveau Réveil’’ et ‘’Le Patriote’’ se sont focalisés sur l’article 35. ” L’article 35 est mort”, a titré ‘’Le Nouveau Réveil’‘, qui croit savoir que Mamadou Koulibaly et Simone Gbagbo démissionneraient, si les lois de Marcoussis déjà votées revenaient sur la table des députés. ‘’Le Patriote’‘, révélant des secrets de Tswane, écrit que l’article 35 sera suspendu. ” Le médiateur a déjà obtenu l’accord de Kofi Annan, Obasanjo et Chirac “, conclut ‘’Le Patriote’‘, ‘’Soir Info’’ rapporte les propos du président Gbagbo, tenus devant les diplomates samedi. ” Ces accords mettent fin à la guerre “, selon Gbagbo. ‘’Le Temps’’ évoque les trois victoires de Gbagbo en analysant la rencontre de Tswane, quand ‘’Le Courrier d’Abidjan’’ explique, sur les deux pages centrales, comment Gbagbo et Mbéki ont sauvé la Côte d’Ivoire d’un naufrage en signant les accords. ” Le sommet de Tswane a déjoué un plan diabolique de la France contre la Côte d’Ivoire”, écrit l’envoyé spécial du ‘’Courrier d’Abidjan’‘. L’autre grand évènement de la fin de semaine est le congrès extraordinaire de l’Udpci. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’‘, sur deux pages, relate les assises comme si vous y étiez.

Constat du journal “Mabri entre dans la cour des candidats aux présidentielles 2005 “. Pour ‘’Le Front’‘, ” Mabri succède à Gueï “. ‘’Frat-Mat’‘, consacre deux pages à l’événement, et donne la parole au tout nouveau président l’Udpci. “Je m’engage à relever tous les défis”, jure le président Mabri. ‘’Le Jour Plus’‘, lui, donne à lire une exclusivité : ” Gbagbo vide les caisses de l’Etat ” et ‘’Le Jour Plus’’ de livrer le nom et la banque par qui se fait le transfert des caisses de l’Etat vers la France. ‘’Dernière Heure Express’’ consacre l’essentiel de son édition aux réponses de sergent-chef Ibrahim Coulibaly, alias I.B aux internautes lors du Forum de samedi.

A demain si Dieu le veut.

Carlos A. Samassi




11/4/2005

N°481: UNE: Pretoria livre ses secrets (2) Article 35 : pourquoi il n’y a pas eu un long débat

L'intelligent d'abidjan 4:23 am

Contrairement à ce qui a été annoncé, l’article 35 de la constitution ivoirienne n’a donné lieu à aucun débat entre Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Guillaume Soro, les 3, 4, 5 et 6 avril 2005, lors du sommet de Pretoria. Le médiateur ayant peaufiné sa stratégie dès avant le démarrage de cet énième sommet de sortie de la crise ivoirienne. Révélations.

Cinq jours après le sommet des “4 grands” de la crise ivoirienne à Pretoria, les langues se délient peu à peu. L’opinion découvre davantage, le contenu des tractations 4 jours durant (3, 4, 5 et 6 avril 2005) entre le président de la République Laurent Gbagbo, le président du PDCI-RDA Henri Konan Bédié, le président du RDR Alassane Ouattara et le secrétaire des Forces nouvelles Guillaume Soro. Le tout en présence du médiateur sud-africaine Thabo Mbeki et du Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, Seydou Elimane Diarra.

Des sources proches des négociateurs indiquent qu’en réalité, il n’y a pas eu de négociations sur l’article 35. Nos informateurs précisent même que dès le premier jour du sommet, c’est-à-dire, le dimanche 3 avril 2005, cette question avait été tranchée. Et ce, pour deux raisons toutes simples.

Dans un premier temps, le président sud-africain a accepté le rôle de médiateur dans la crise ivoirienne à une condition : que tous les protagonistes de la crise ivoirienne puissent compétir à une élection libre, ouverte, juste et transparente. En acceptant donc l’invitation de Pretoria, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Guillaume Soro ont entériné ipso facto cette exigence du médiateur sud-africain.

Surtout que cette prise position est réitérée dans la lettre d’invitation adressée, à la mi-mars 2005 aux “4 grands”. “Nous étions aussi d’accord que c’est une importance essentielle que les élections d’octobre 2005 devraient avoir lieu comme clarifié impliquant tout le peuple d’une Côte d’Ivoire unifiée qui puisse participer et que tous ceux qui veulent être candidats, devraient être permis de l’être”, rappelle le médiateur de l’Union africaine.

Une position qui obéit à une certaine constance. En effet, depuis la présidentielle d’octobre 2000 et des violences qui en ont découlé, Thabo Mbeki a toujours défendu la thèse selon laquelle seule une élection ouverte libre et transparente peut ramener la Côte d’Ivoire sur le chemin de la paix et de la stabilité.

La seconde raison qui a “tué” les débats sur l’article 35 est la position du président Gbagbo. Dès son arrivée, le dimanche 3 avril 2005 dans la capitale ivoirienne, Laurent Gbagbo a réaffirmé sur la question de l’éligibilité. Il s’est dit ouvert à toutes les propositions, mais dans le strict respect de la constitution de son pays.

Les participants s’étant accordés sur le fait qu’il revenait au médiateur de réfléchir et de trancher sur l’article 35,dans le respect des intérêts des uns et des autres, il ne restait plus qu’à passer aux autres questions tout aussi importantes. De bonnes sources indiquent que le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, a particulièrement insisté sur la sécurité des responsables politiques et des militants de l’opposition. Quant au ministre d’Etat, Guillaume Soro, il est revenu sur la lancinante question de la RTI.

Le G7 s’est reconstitué en un bloc solide contre le président Gbagbo lorsqu’il s’est agi de traiter des futures élections générales. Sur la question, le président Gbagbo a formulé une exigence principale : la tenue des élections aux échéances constitutionnelles, c’est-à-dire en octobre 2005. Quant au G7, il a manœuvré pour obtenir des garanties sur le Conseil constitutionnel et sur la Commission électorale indépendante (CEI).

Plus de 50 heures de discussions – dont 8 le premier jour du sommet – en 4 jours de travaux. Un accord de paix entre Gbagbo, Bédié, Ouattara et Soro qui suscitent craintes et espoirs. Le sommet de Pretoria marque, sans aucun doute, un tournant décisif dans la crise qui déchire la Côte d’Ivoire, depuis le 19 septembre 2002.

Vicky Delore




N°481:La rébellion redoute un coup de Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

“… des informations concordantes provenant de nos services de renseignement des Forces Nouvelles, indiquent que M. Laurent Gbagbo continue de s’activer à déstabiliser les Forces Nouvelles en s’appuyant sur des combattants étrangers. En effet, M. Laurent Gbagbo est en train de recruter 3000 mercenaires libériens dont des enfants. Quelques uns de ces combattants libériens ont déjà été utilisés lors de l’attaque de Logoualé le 28 février dernier “, dénoncent les Forces nouvelles dans un communiqué rendu public, hier dimanche 10 avril 2005. Le directeur de cabinet de Guillaume Soro, explique :”S ‘appuyant sur son allié, le sergent chef Ibrahima Coulibaly dit IB, M. Laurent Gbagbo est en train d’infiltrer nos zones par Sipilou, Touba et Bangolo pour d’une part, mener des attaques au Nord de Man et d’autre part, au sud de cette même localité “. Une autre sérieuse ménace plane déjà sur les accords de Pretoria.




N°481:Fologo crée une commission des droits de l’homme au conseil économique et social

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

Le Conseil économique et social va créer une sixième commission qui sera chargée des Droits de l’Homme. A l’heure actuelle, le Conseil économique et social comprend les commissions suivantes : conseil économique, culturelle et sociale, communication, technologique et sur l’environnement.

La décision de la création d’une commission des droits de l’Homme a été prise par le président du Conseil économique et social M. Laurent Dona Fologo à l’issue de l’audience accordée le mercredi 6 avril au chef de la division des droits de l’Homme de l’Onuci M. Simon Munzu qu’accompagnaient ses plus proches collaborateurs.

Visite de courtoisie après celle rendue le 21 mars dernier au président de l’Assemblée nationale, le professeur Mamadou Koulibaly, cette rencontre intervenait une semaine après la publication du rapport janvier-février sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’ Ivoire.

M. Munzu a profité de l’occasion que lui offrait cette audience pour présenter les activités, l’organisation de la division des droits de l’Homme de l’Onuci à travers son mandat à savoir la protection et la promotion des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, avec une attention particulière pour les femmes et les enfants (résolution 1528).

Le président Dona-Fologo s’est montré particulièrement attentif à l’organisation et à la vocation de la division des droits de l’Homme de l’Onuci ; ” Nous serons partie prenante de vos activités et sommes disposés à profiter de votre expérience pour nous aider à mettre en place une commission des droits de l’Homme au sein du CES, à côté des autres commissions que nous avons déjà, ” a envisagé le président Laurent Dona Fologo. Il a ajouté ” Nous souhaitons être de plus en plus proches de vous pour pouvoir profiter et bénéficier de votre action, de votre soutien pour le renforcement des capacités”.




N°481:SPORTS : Football : 8e de finale aller de la Coupe de confédération au Félicia Stella club – AS La Marsa : 1-0 Les Magnans peinent et gagnent

L'intelligent d'abidjan 4:19 am

Dans un stade Félix Houphouët-Boigny sonnant creu, le Stella club d’Adjamé s’en est sorti de son duel contre La Marsa de Tunisie (1-0).

L’Avenir sportif La Marsa a bien négocié son rendez-vous des 8e de finale aller de la Coupe de confédération, disputé samedi dernier. Contre leurs rivaux ivoiriens, les visiteurs tunisiens ont limité les dégâts en encaissant qu’un seul but (59e mn).

“C’est un score qui est bien à prendre. Et, nous espérons profiter du match retour en Tunisie. Quant à l’adversaire, il n’est pas facile à bouger. C’est néanmoins un collectif qui à ses failles (…). La qualification, nous y croyons fortement”, affirme Laari Moez, le coach tunisien de La Marsa. Une formation maghrébine qui a su déjouer le plan tactique de son adversaire hôte. Dans ce tableau de la Coupe de confédération, La Marsa a su résister. Le contraire de l’AS Douanes du Togo qui a laissé des plumes au bord de la lagune Ebrié, au tour précédent. Face aux Tunisiens, les garçons du doyen Basile Zogallo Wollé ont été moins décisifs. Par plusieurs fois, Gnakpa Tohouri et ses coéquipiers n’ont réussi à déverrouiller le bastion défensif adverse. Des difficultés constatées lors de la premère période au cours de laquelle aucun but n’est venu égayer la petite colonie de supporters des Stellistes. La pause va intervenir sur un nul blanc (0-0). Lorsque la 2e période est entamée, aucune équipe ne transcende sur l’autre. Le rythme est lent et le jeu est déplaisant. C’est dans un match insipide que la délivrance va surgir grâce au but de Diabaté Samba. Sur un relâchement de la défense des Tunisiens, le buteur en embuscade adresse un tir sec qui fait des ravages (59e ). Le Stella club d’Adjamé est sauvé. Le Stella club, solide sur son ’’hold-up’’, va gérer son petit avantage jusqu’au coup de sifflet du juge central venu du Ghana.

Le retour en Tunisie ne sera pas une partie de tout repos pour les Magnans qui pensent pouvoir relever le défi de décrocher leur billet pour les poules de la Coupe de confédération. “Notre avenir est sans problème. Nous pouvons nous qualifier et pour cela, nous sommes confiants”, a tenu à expliquer le président-délégué, Adama Bictogo, à la fin du match.

J.C.Adopo




N°481:CULTURE :Eburnie music award 2005 Les nominés de la seconde phase connus

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

Le comité opérationnel des trophées Eburnie music award (Ema 2005) vient de rendre publique la liste des artistes, groupes et œuvres en compétition pour la seconde phase.

Plus d’une centaine d’artistes et groupes au départ pour cette édition des Eburnie music award, 70 ont été retenus. Le comité opérationnel des Ema 2005, en a décidé ainsi après le vote du public, à l’issue de la première phase de ce concours qui vise à célébrer l’élite de la musique ivoirienne. Ce sont donc ces 70 nominés dont 5 dans chacune des 14 catégories qui seront soumis à l’appréciation du public. Au niveau des noms déjà dévoilés par le comité opérationnel, Meiway qui reste en lice est en tête des quatre catégories. Quant au Garagistes, Lato Crespino et Tiken Jah Facoly qui emboîtent le pas au génie de Kpalèzo, il peut, selon les statistiques, espérer pour le troisième et dernier tour décisif des Ema. La catégorie “Album de musique chrétienne’’, selon le comité opérationnel des Ema, est celle où l’on a le plus voté lors de la première phase, avec plus de 15% des suffrages exprimés pour l’ensemble de l’opération. La première édition des trophées, qui récompensera 14 artistes et groupes, le 4 juin prochain au palais de la Culture suscite plus d’engouement auprès du public qui a l’ultime choix des meilleurs artistes, cette année.

F.K




N°481:NATION :Dr. Félix Aka à propos du Sida “Les anti-rétroviraux aggravent la maladie’’

L'intelligent d'abidjan 4:16 am

Le Dr. Félix Aka a prononcé une conférence de presse le samedi 9 avril 2005 avril 2005 à son cabinet Sis à Treichville au cours de laquelle il a dénoncé les effets néfastes des anti-rétroviraux.

La conférence de presse animée par le Dr. Félix Aka, le samedi 9 avril 2005, avait pour objectif de dénoncer les effets néfastes des anti-rétroviraux sur le corps humain et montrer, par la même occasion, les effets bénéfiques de la naturothérapie dans le traitement du Sida. Partant du fait que le Vih-Sida n’est pas la cause de défaillance du système immunitaire, le Dr. Aka a affirmé que ce virus n’est pas dangereux, parce qu’il est incapable de respirer, de se nourrir et de se multiplier. Selon lui, le Vih-Sida est un virus comme tout autre existant dans le corps humain pour le bon fonctionnement de l’organisme. La véritable cause de la déflagration du système immunitaire est due à une mauvaise hygiène de vie. Soit une mauvaise ou une sous-alimentation, la consommation abusive des boissons alcoolisées, la cigarette, et une activité sexuelle très fréquente. Toutes choses qui contribuent, à l’affaiblissement de l’organisme. Et c’est cet affaiblissement de l’organisme qui crée l’état de la séropositivité serait donc due selon lui à la défaillance du système immunitaire et non à la présence du Vih-Sida. Cette maladie ne se contracte par le sexe. Le Dr Félix Aka a informé que l’aggravation de l’état de santé des séropositifs est due à la consommation des anti-rétroviraux qui, au lieu de soigner l’organisme, l’affaiblit davantage. Ainsi, ceux-ci se trouvent-ils exposés à toutes sortes de maladies qui occasionnent la mort. Aux lieux et places de ces médicaments (anti-rétroviraux), le Dr Aka préconise une bonne hygiène alimentaire, excluant les mélanges tels que le thé au lait, les boissons alcoolisées et gazeuses, et la réduction de l’activité sexuelle qu’il limite à au mois une fois par semaine ou chaque deux semaines. Il conseille également des plantes antivirales, notamment la ‘’sutherlandia-flutexens’’ qui selon lui, est doté de vertus thérapeutiques. Des enseignements qui, selon le conférencier, ont été développé par la Pr. Peter Duesberg (biologiste moléculaire américain, enseignant à l’université Berkely de Californie.

JL




N°481:SOCIETE: Vaccination contre la polio La deuxième phase a été lancée, vendredi

L'intelligent d'abidjan 4:15 am

Le deuxième passage des Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite a démarré le vendredi 8 avril. Aboisso a abrité la cérémonie de lancement.

La campagne régionale synchronisée de vaccination contre la poliomyélite couvre le Libéria, la Sierra Leone, le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Ainsi, le vendredi dernier 8 avril 2005, le ministre de la Santé et de la population a lancé officiellement à la place Elleigand Etché d’Aboisso le deuxième passage des Jnv en Côte d’Ivoire. Nanan Ahoussy, chef de village a procédé à la libation avant l’Akwaba du maire et celui du Conseil général. Succédant à Youssouf Gomar représentant de l’Unicef pour la Côte d’Ivoire, Dr Mathieu Kanga de l’organisation mondiale de la Santé (Oms) a regretté le nombre important d’enfants qui n’ont pu recevoir les deux gouttes qui sauvent lors du premier passage des Jnv tenu du 25 au 28 février dernier. Au nombre des propositions pour une meilleure campagne, il a souhaité que les vaccinateurs utilisent de plus en plus des coquilles et des cartes afin qu’ils s’aperçoivent le plus rapidement possible des localités qui ne sont pas couvertes. Aussi, le représentant de l’Oms pour la Côte d’Ivoire a fait remarquer que son institution s’engage à mettre son expérience au service de la lutte contre la polio. Une éradication est possible grâce à une mobilisation plus accrue. Le ministre Albert Mabri Toikeuse, a demandé à la population de faire front pour que la polio disparaisse car un seul cas suffit pour que 300 enfants courent le risque de contracter la maladie. Ainsi, a-t-il souhaité le lancement d’un concours de poésie pour mieux sensibiliser les enfants eux-mêmes. Notons que le Dr Guy Daïpoo, vice-président a représenté Mme Marie-Irène Richmond présidente de la commission polio plus du rotary.

Laetitia Kouadio
Envoyée spéciale à Aboisso




N°481:Les grands absents au congrès

L'intelligent d'abidjan 4:14 am

Akoto Yao, Noutoua Youdé Célestin, Gui Dibo, Eric Kaé, Jean Gnédéa, Tiabass Bernard Oulaï… Ils font partie de ceux sur lequel feu le général Robert Guéi comptait pour asseoir le rayonnement du parti arc-en-ciel. Lors du premier congrès l’Udpci, sous la houlette de son fondateur, Jean Gnédéa avait présidé la rencontre et Akoto avait été nommé vice-président. Célestin Youdé Noutoua , sous la bannière ‘‘arc-en-ciel’’, avait obtenu un siège de député dans le fief montagnard, ainsi qu’Eric Kaé à Duékoué. Mais, lors du congrès des 9 et 10 avril 2005 dernier, point de ces baronss à l’Académie de la mer de Yopougon. Et Rosine Guéi de prévenir face à la menace de dislocation qui guette le dernier ‘bébé’’ de son père. ‘‘Je souhaite que toutes les forces vives du parti de mon père se retrouvent et lavent le linge sale en famille, afin que le dernier bébé de mon père vive…’’ Les dirigeants du parti vont-ils entendre ce cri du cœur de la famille Guéi ? Pour l’heure Akoto, Noutoua, Gui Dibo, Eric Kaé, Jean Gnédéa, Tiabass Bernard Oulaï... n’ont encore rien dit de leur absence, au congrès de la clarification.

Thibault R. Gbéi




N°481:Une forte mobilisation

L'intelligent d'abidjan 4:13 am

Des militants du parti de feu le général Guéi sont venus de Toutes les villes de la Côte d’Ivoire : Biankouma, Gagnoa, Agboville… Et même de l’extérieur. Tous ne voulaient rater pour aucun prétexte, ce congrès dit de ‘‘clarification et de vérité’’, selon la galaxie Udpci. La Parisienne Julie Mabea, artiste chanteuse, et de surcroît chargée des relations culturelles de l’Udpci, a fait monter le mercure lorsqu’elle s’est présentée sur la scène. L’ami de Mabri Toikeusse, Joss Kezo est venu parachever l’œuvre avec son ‘‘Joli bébé’’.

Plus de 10.000 personnes environ ont chanté avec celui qui a su surmonter son handicap. Si dans la salle de l’Académie de la mer de Yopougon, les décibels avaient inondés l’endroit, dehors c’était une affaire de grelots et de fanfare venue de Locodjro dans la salle de l’académie, les décibels avaient inondés l’endroit, dehors c’était une affaire de grelots et de fanfares, venue de Locodjro, dans la commune d’Attécoubé.

Le changement de dernière minute d’espace n’a aucunement ébranlé les militants du parti du ‘‘bon ton’’. L’impressionnant dispositif des forces de défense et de sécurité a rassuré les militants du parti de Mabri Toikeusse.

Thibault R. Gbei




N°481:1er congrès extraordinaire de l’Udpci Albert Mabri Toikeusse succède à Robert Guei

L'intelligent d'abidjan 4:13 am

Le premier congrès extraordinaire de l’Udpci, tenu les 9 et 10 avril 2005 à l’Académie de la mer de Yopougon, a clos ses travaux. Il a porté le docteur Albert Mabri Toikeusse à la tête du parti.

La détermination des militants du parti arc-en-ciel a payé. Malgré les situations de dernière minute auxquelles ils ont été confrontés, la cour de l’Académie de la mer de Yopougon était noire de monde, les 9 et 10 avril 2005. Les militants Udpci, venus de tous les coins de la Côte d’Ivoire et de France, s’y sont rendus dans le cadre du ‘‘congrès de la clarification et de la rémobilisation’’. Le thème principal était : “Clarification et remobilisation : nouvelle génération pour le renforcement de la démocratie en Côte d’Ivoire”.

Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux, le samedi 9 avril 2005, plusieurs interventions des personnalités politiques de l’Udpci et des formations politiques sœurs venues en soutien ont été enregistrées. ‘‘Chers camarades congressistes, un congrès de parti politique organisé à l’initiative exclusive de la base, dans la transparence la plus totale, sans contestation et sans bavure, pour les observateurs objectifs, en ce qui concerne le processus de son engagement et de son aboutissement. Voilà la première démonstration que l’Udpci est un parti véritablement démocratique…Nous sommes en congrès extraordinaire, dans un contexte extraordinaire et dans ce même cadre qui nous a permis en mars 2001, de conduire des réflexions qui ont donné l’envol à ce bel instrument de combat’’, s’est félicité le maire Albert Flindé, président du comité d’organisation. A sa suite, Rosine Guéi, la fille du défunt président de l’Udpci, est montée à la tribune pour prêcher l’union, l’amour fraternel et le pardon aux héritiers politiques de son père. ‘‘Nous, les enfants du président Guéi, nous n’avons pas de préférence, nous n’avons aucun intérêt à prendre partie pour qui que ce soit. Notre préoccupation majeure est que tous les membres de ce parti soient unis comme un seul homme pour accompagner enfin notre père à sa dernière demeure’’, a-t-elle plaidé, au nom des enfants du général Robert Guéi.

Le soutien des partis frères
Marcel Youpé, président de la coordination Udpci de France, et par ailleurs président du G7 France, a demandé à ses camarades militants de continuer le combat qu’ils ont commencé avec le général Guéi. Après cette exhortation à la persévérance, Marcel Youpé s’est indigné de ce que les militants de l’Udpci ‘‘lavent leur linge sale dans les bacs de ceux de qui nous attendons des explications sur la mort de notre cher papa. Ouvrons largement nos portes et faisons la paix’’, a-t-il ajouté. Le Pr Alphonse Djédjé Mady a transmis le salut du G7 et demandé à ses amis de l’Udpci, en bons houphouetistes, d’être tolérants. Il a prophétisé qu’ “un nouveau soleil doit se lever sur la Côte d’Ivoire avec le rassemblement de tous les houphouétistes’’.

Le ministre d’Etat Amadou Gon du Rdr et M. Guessan Joël du M.F.A sont allés dans le même sens que le président du directoire du G7. Le Fpi et le Pit ont différé leurs interventions.

Les flèches du S G
Le bon ton prôné par tous les intervenants n’a pas empêché le Pr Alassane Salif N’diaye, S.G de l’Udpci ; de faire des mises au point. ‘‘Taire ce que nous pensons, ne doit pas être compris comme l’adhésion aux thèses du moment. Nous avons à dire, sans dresser des entraves à la recherche de la paix pour notre pays. Si le dire, c’est être de l’autre camp, alors pourquoi notre parti ? Et pour faire quoi… ?’’, a-t-il précisé. Puis, il a décoché des flèches.‘‘L’Udpci ne doit pas servir de refuge à ceux qui veulent être, sans jamais rien donner. Ceux-là aussi veulent accéder au pouvoir. La vérité est qu’ils ne savent plus où partir. Ils sont avec nous parce qu’ils veulent exister… le parti n’est pas un lit douillet pour ceux qui ne savent pas comment exister, alors qu’ils ont existé. S’ils pensent ceux-là qu’ils peuvent s’y complaire, ils se trompent. Nombreux sont les militants de notre parti qui attendent leur choix courageux, celui de partir de l’Udpci’’.

A sa suite, le Pr Seka P. Roche, vice-président de l’Udpci, a précisé l’orientation de son parti dans le jeu politique. Avant de déclarer ouvert le 1er congrès extraordinaire de l’Udpci. Les travaux en commissions, qui ont débuté quelque temps après, ce sont poursuivis tard dans la nuit.

Sur propositions du président du congrès, Eugène N’Da, l’élection de M. Mabri Toikeusse à la tête de l’Udpci s’est faite par acclamation de l’ensemble des militants et membres statuaires présents. Entre autres décisions majeures, le congrès a demandé la constitution d’une commission d’enquête nationale pour élucider les circonstances de la mort du général Guéi. Il a été également décidé de saisir les juridictions internationales pour les crimes politiques et autres commis par les escadrons de la mort. Le congrès a, enfin, rejeté toute idée de courant d’idées à l’intérieur de l’Udpci. Selon Albert Flindé, président du comité d’organisation, le nombre des membres statuaires présents était de 1103 sur un total de 1251 attendus ; soit un taux de participation de 88,2%. Après son élection, le nouveau président de l’Udpci s’est adressé à ses camarades militants en ces termes : “Je suis prêt à nouveau à aller en mission sur un autre front pour vous, pour la mémoire de Robert Guéi. Je suis prêt parce que l’ensemble des élus du parti sont avec nous… les 51 coordinations du parti sont avec nous. Je suis prêt à les conduire vers de nouvelles victoires’’. Une résolution spéciale du congrès l’a confirmé comme le candidat de l’Udpci à la prochaine élection présidentielle. Il a un mois pour mettre en place les organes de son parti.

Barthélemy Téhin




N°481:HUMEUR par Vicky Delore Clarification

L'intelligent d'abidjan 4:11 am

La métonymie, selon le spécialiste, est une figure de style qui consiste à prendre le tout pour la partie ou encore, la partie pour le tout. Ainsi, en l’espace de cet article, l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), le parti de feu le général Robert Guéï, va représenter toute la Côte d’Ivoire.

L’assassinat du général Robert Guéï, aux premières heures de la guerre du19 septembre 2002, a ouvert la longue parenthèse de la transition qui a duré près de trois ans. Assurée par l’un des vice-présidents, Paul Akoto Yao, cette période a vu ce parti s’installer dans une crise multiforme.

En fin de compte, le parti du général Robert Guéï s’est retrouvé avec deux sièges : l”un au Plateau et l’autre aux deux Plateaux. Deux directions : l’une présidée par Paul Akoto Yao, et l’autre par l’inspirateur du fameux comité de crise, Paul Guidibo. Deux secrétaires généraux : Alassane Salif Ndiaye, suspendu mais plébiscité par la base, et Noutoua Youdé, qui n’a jamais osé mettre les pieds au siège du parti. Deux ministres : l’un fidèle au Comité de crise, et l’autre attaché aux idéaux de Robert Guéï. Deux visions : l’opposition participative et inféodée au pouvoir FPI de Paul Guidibo, Oulaï Tiabass…, et l’opposition comme alternative politique et véritable contrepouvoir, menée par le ministre Mabri Toikeusse et le Pr Alassane Salif Ndiaye.

La cacophonie était telle qu’il fallait clarifier les choses. En vue de la remobilisation dans la perspectives des prochaines joutes électorales. Là encore, le combat a été rude entre ceux qui se comptent et ceux qui comptent, pour reprendre une image forte, exprimée par le secrétaire général de l’UDPCI, le samedi 9 avril 2005, à l’ouverture du congrès extraordinaire de ce parti.

Une rencontre de vérité que “ceux qui veulent être sans jamais donner” ont combattu, depuis plusieurs mois. La justice a fini par trancher, en faveur pour la tenue du “congrès de la clarification” entre les tendances du parti de Robert Guéï. C’est ainsi que dès l’ouverture de cette grand’messe qui a rassemblé des dizaines de milliers de militants de ce parti à l’Académie des mers à Abidjan-Yopougon, Alassane Salif Ndiaye a solennellement sonné le glas de la transition dans laquelle certains responsables semblaient plutôt se complaire. “L’Udpci ne veut pas être un refuge pour ces personnes”, a martelé le secrétaire général de cette formation politique.

A l’instar du parti du général Robert Guéï, après environ trois ans de valse hésitations, la fin de la transition s’impose à la Côte d’Ivoire, meurtrie, humiliée et défigurée. Les nouveaux enjeux économique, politique et stratégique, commandent que ce pays se dote d’un exécutif fort, légitime et légal.

Pour ce faire, il urge de tout clarifier et de mettre fin au gouvernement de “règlement des comptes national”. Cela passe, inéluctablement, par l’organisation des élections libres, ouvertes et transparentes. Comme le recommandent les accords de Linas Marcoussis, d’Accra et de Pretoria.




N°481:Un cadeau empoisonné : Jour- J –3

L'intelligent d'abidjan 4:11 am

Le compte à rebours a commencé au sujet de l’article 35 de la constitution. Nœud gordien de la crise qui déchire la Côte d’Ivoire, depuis près de trois ans. Jour J -3 pour trancher cette question, si on s’en tient aux déclarations des participants au sommet de Pretoria. Le président Mbeki a promis de trancher la question dans un délai d’une semaine, après consultation de son mandataire, l’Union africaine, et après avis du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.

A quelques jours de la date butoir, des inquiétudes et des interprétations des accords de Pretoria font monter une certaine tension.

1 – Le délai d’une semaine ne figure nulle part dans la déclaration finale du sommet de Pretoria. Que pourrait-il se passer si ce délai n’est pas respecter par le médiateur de l’Union africaine ?

2 – Le désarmement, du moins les consultations préalables, devrait débuter le 14 avril 2005, selon les accords de Pretoria. En l’absence de verdict de Thabo Mbeki, ou en cas de verdict défavorable, les Forces nouvelles qui plaident pour une élection ouverte à tous les candidats, vont-elles tenir leurs engagements ?

3 – Les jeunes patriotes, malgré les assurances du chef de l’Etat, ne sont prêts à lâcher du lest. En cas de verdict favorable au G7, à la France et à la communauté internationale sur l’article 35, la réaction des jeunes nervis du président Gbagbo est redoutée. Surtout que les adeptes de la théorie du complot et les pousse-au-crime du camp présidentiel ont fait du slogan : Tout sauf Ouattara, leur raison (l’unique) d’exister.

On peut l’écrire, en remettant à Thabo Mbeki la responsabilité de trancher sur l’éligibilité à la présidentielle, les “4 grands” ivoiriens ont offert au médiateur sud-africain un véritable cadeau empoisonné.

V.D.




N°481:Gnamien Yao, membre du bureau politique Pdci-Rda “La réhabilitation de la Côte d’Ivoire passe par Henri Konan Bédié”

L'intelligent d'abidjan 4:10 am

Le ministre Gnamien Yao, membre du bureau politique du Pdci-Rda est monté au créneau samedi pour montrer son attachement aux valeurs cardinales du parti lors d’une conférence publique qu’il a organisée à l’hôtel Novotel.

Le ministre Gnamien Yao (secrétaire général adjoint chargé de la communication du Pdci-Rda) s’est dit soucieux du développement de la Côte d’Ivoire depuis la crise du 19 septembre 2005. Les partis politiques et la reconstruction de la Côte d’Ivoire : cas du Pdci-Rda” a été le thème de cette rencontre organisée par le mouvement pour la solidarité et la légalité conduit par le ministre Gnamien Yao, Vamé Doumbia (délégué départemental d’Odienné) et Kouamé Philippe (membre du bureau politique Pdci) est allé contre toute autre forme d’ambitions désordonnées à la présidence au sein du vieux parti. Prendre position face aux courants qui secouent le Pdci-Rda “évitera de transformer le parti en boîtes de gestions des états d’âmes et des émotions”. Pour le ministre Gnamien Yao, il sera question face à des actes d’ingratitude qui n’honorent pas le Pdci, de reprendre le combat qui a été mené depuis le congrès d’avril 2002 afin de donner la victoire à Henri Konan Bédié aux élections de 2005. Selon le secrétaire général adjoint chargé de la communication “seule la réhabilitation de Bédié dans ses fonctions pourra permettre la réhabilitation de la Côte d’Ivoire”.Ce qui passe d’abord par le retour de la paix, de la confiance, la synergie entre les Ivoiriens. Il faut, selon lui, blâmer tout parti politique dont le comportement conduit à la haine, à la souffrance et à la mort. Pour l’ingénieur des mines, tout parti politique se crée pour protéger l’équilibre de la nation. Et non faire du tort aux bonnes mœurs, les bonnes valeurs. Malheureusement, constate M. Gnamien Yao “là où doit prévaloir le dialogue, en ces temps d’incertitude en Côte d’Ivoire, c’est la dictature de la force des muscles, le recul des libertés, la désintégration de l’Etat, la banalisation de l’autorité, la recrudescence du chômage…” Pour lui, la reconstruction la Côte d’Ivoire, exige “de mettre en place des stratégies pour désarmer les auteurs, les commanditaires et les bénéficiaires de telles forfaitures”. Il faut redonner le pouvoir, a-t-il préconisé, au vieux parti. Parce que soutien le ministre Gnamien, seul le Pdci-Rda avec 40 ans de paix au pouvoir constitue un atout majeur pour retrouver la paix en Côte d’Ivoire. Pour sortir de la pauvreté et de la misère il faut renouer avec la justice sociale, l’équité, la mobilité sociale et l’égalité des chances tout en évitant que “le vote soit réduit à l’expression d’une solidarité ethnique, religieuse…”

K.S




N°481:PDCI-Lakota Les militants réclament Fréderic Ozoukou

L'intelligent d'abidjan 4:09 am

‘‘Nous, jeunes venons par cette intervention exiger le départ de l’actuel délégué départemental Sery Assia Jérome. Au moment où ce parti politique était en difficulté dans la cité des éléphants, le Dr Ozoukou Fréderic s’est offert en sacrifice expiatoire. Aussi jeunes que nous sommes, exigeons avec force le retour de l’ex délégué Ozoukou Fréderic qui a gardé un contact permanent avec la base. Il a organisé la jeunesse militante de ce parti politique. ‘‘Ozoukou nous connaît mieux. Que Sery Assia Jérome parte régner à Zikisso. Le Pdci Rda, premier parti politique de Côte d’Ivoire pour ratisser large à Lakota doit faire revenir aux affaires le pharmacien Ozoukou Fréderic”. Parole de la grande majorité des militants Pdci de Lakota.

O.K




N°481:Application de l’accord de Pretoria Les ministres des Forces nouvelles à Abidjan

L'intelligent d'abidjan 4:08 am

Les effets de l’accord de Pretoria commencent à se faire sentir. Les ministres issus de la rébellion ont quitté leur fief du nord de la Côte d’Ivoire pour regagner Abidjan hier dimanche 10 avril 2005.

A la fin du conclave de Pretoria, le secrétaire général des Forces nouvelles a exprimé sa satisfaction. Mieux, Guillaume Soro a annoncé son empressement à retrouver sa place au sein du gouvernement. Ce sera chose faite cette semaine. En effet, les ministres issus de la rébellion ont rallié Abidjan hier par voie terrestre. Ces derniers ont été réinstallés au Golf hôtel de Cocody. Avant le prochain conseil des ministres une réunion est prévue aujourd’hui pour faire le point sur la question de leur sécurité en zone gouvernementale. Mais, déjà un dispositif de sécurité est en train d’être mis en place dans cette optique surtout que les rebelles refusent de se rendre au palais présidentiel pour les conseils de ministres. Il est annoncé l’arrivée de soldats sud-africains pour renforcer les casques bleus et permettre l’application de l’accord de Pretoria. Le chef de l’Etat, lui-même apprend-on va monter au créneau pour rassurer les uns et les autres après avoir demandé la suspension des manifestations pendant un mois pour donner une chance au désarmement et préparer sereinement les élections de 2005.

Aké L. Okoué




N°481: Pr Guédé Guina “Mbeki a tranché le cas Ado”

L'intelligent d'abidjan 4:08 am

A la cérémonie d’investiture du club de soutien “Vague de 5 millions de femmes engagées pour Ado”. Le Pr Guédé Guina responsable de la permanence du Rdr a levé un coin de voile sur les motivations du sommet de Pretoria. Pour le secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité, Pretoria n’avait d’autre intention que de régler le problème de la candidature à la présidence de Alassane Dramane Ouattara. Présidé par le médiateur Thabo Mbeki avec pour acteurs principaux le président Laurent Gabgbo, l’ancien président Henri Konan Bédié, le président du Rdr, Alassane Dramane Ouattara et guillaume Soro pour les forces nouvelles, le sommet de Pretoria ont aux dires de Guédé Guina a approuvé sans contrainte la candidature du patron des républicains. Il était question dira le responsable de la permanence du Rdr “qu’on accepte ou qu’on n’accepte pas”, le Pr Guédé Guina a dit que Thabo Mbeki s’est gardé d’annoncer à Pretoria la candidature d’ADO aux prochaines élections d’octobre 2005. “Pour permettre à certaines délégations présentes à Pretoria de retourner la tête haute en Côte d’Ivoire”. La candidature et l’éligibilité d’Ado sont déjà acquises.

K.S




N°481: Les forces nouvelles mettent en garde “Personne n’est revenu de Pretoria avec le désarmement des rebelles”

L'intelligent d'abidjan 4:07 am

De retour du sommet inter-ivoirien de Prétoria, Laurent Gbagbo s’est empressé d’affirmer devant les journalistes venus l’accueillir à l’aéroport qu’il venait d’obtenir le “désarmement des rebelles”. Beaucoup de personnes nous reprochent de ne pas communiquer assez autour de la question du désarmement. Et pourtant, s’il y a une question qui n’a cessé de faire l’objet d’une trop grande communication chez les FN, c’est bien le débat autour du DDR.

Comme d’habitude, nos adversaires viennent de se précipiter pour annoncer qu’ils ont obtenu notre désarmement. Pourtant, il n’a jamais été question pour les FN de refuser de désarmer. Notre mouvement a toujours exiger un consensus autour du DDR. Une lecture unique quant aux acteurs et aux étapes du DDR. Les FN ont toujours affirmé qu’elles étaient prêtes à désarmer, à condition que le DDR se fasse de façon concomitante et surtout que les réformes législatives et politiques soient également obtenues.

Avant Prétoria, c’était un blocage total où le camp présidentiel campait sur une position de pas de DDR concomitant, pas de réformes politiques. Le camp présidentiel exigeait le désarmement des FN, affirmant avoir déjà accompli sa part.

Qu’est-ce que Prétoria a changé? Prétoria a permis d’obtenir le désarmement concomitant des FANCI et des FN, ce après le démantèlement des milices du FPI qui pillulent à Abidjan et dans le centre-ouest. Prétoria a donné instruction aux parties prenantes pour que soit procédé à la restructuration de l’armée de Côte d’Ivoire.

En d’autres mots, avec l’accord de Prétoria, la Côte d’Ivoire aura une nouvelle armée refondée et intégrée. Les bases de cette armée seront posées par les FN, les FANCI et les spécialistes des questions post-conflit armée. C’est le prix à payer pour une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même. Quand les FN ont été attaquées les 4, 5 et 6 novembre 2004, le ministre d’Etat Soro Guillaume avait exigé des explications aux arbitres. “Pourquoi avons-nous été attaquées?” Personne n’a voulu répondre. Aujourd’hui, Prétoria attend que les Fanci répondent à la question. Le ministre d’Etat avait exigé un programme national de DDR validé par les ex belligérants, transmis au Gouvernement pour être entériné en conseil de ministres. Aujourd’hui, Prétoria ne demande rien d’extraordinaire. Prétoria demande aux ex belligérants de “formuler des recommandations spécifiques, afin de refonder une armée attachée aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaine et de procéder à la restructuration des forces de défense et de sécurité tels que stipulés au paragraphe 3 (f) de l’Accord de Linas Marcoussis. Ces recommandations devraient être soumises au gouvernement de réconciliation nationale.”

Alors, à la lecture de l’accord de Prétoria, l’on se rend bien compte que personne n’est revenu de Prétoria avec le désarmement des rebelles. L’armée sera refondée comme l’ont voulu à Linas Marcoussis les signataires de l’accord du 10 janvier 2003. C’est cela la vérité qu’on a pas encore expliquée aux Ivoiriens. C’est surtout cette vérité qu’il ne faut pas cacher aux Ivoiriens.

Source : site fnci.info




9/4/2005

N°480: UNE: INTERVIEW :Wêrê Wêrê Liking, fondatrice du village Kiyi “Mes 20 ans pour l’art et la formation des jeunes”

L'intelligent d'abidjan 1:22 am

20 ans au service de la jeunesse ivoirienne ! Wêrê Wêrê Liking et le village Kiyi célèbrent cet exploit du 20 au 24 avril 2OO5. Dans cet entretien, la prêtresse de la jeunesse africaine trace les contours de l’événement. L’artiste multidimentionnel lève surtout un coin de voile sur les projets pour une Afrique qui assume pleinement son destin.

Que signifie le “Kiyi M’bock” ?
‘’Kiyi M’Bock’’ veut dire l’ultime savoir de l’univers. Et l’ultime savoir de l’univers chez nous, c’est le savoir sur soi-même et sur sa petite vie. Savoir que notre petite vie peut être nuisible ou bénéfique à l’ensemble de la vie. Savoir que nous avons le choix d’être bénéfique ou nuisible. Donc, nous sommes responsable de tout ce que nous sommes. Rien de tout ce qui vous arrive ne vous est étranger. Parce que vous êtes le spermatozoïde qui a été plus rapide que les autres pour féconder l’ovaire de votre mère. Une fois fécondé, si votre âme ne s’est pas battue pour rentrer dans ce corps, eh bien, vous ne seriez pas sur terre. C’est justement parce que votre âme s’est battue pour donner vie à ce corps fécondé (parce qu’il y a plusieurs âmes qui se battent pour un corps) que vous êtes dans cette famille-là, avec son karma, avec son histoire. Donc, vous avez choisi de naître-là. Même quand vous êtes infirme, paralytique, vous avez choisi. Certainement parce que votre âme a besoin de cette expérience.

Donc, le plus important, ce n’est pas la facilité ou la difficulté de la situation où vous êtes, mais la leçon que vous en tirez pour vous améliorer, pour être bénéfique ou nuisible à l’ensemble de la vie. Et comme vous avez le choix, vous êtes responsable. C’est ça le plus important. Et c’est ce que j’essaie d’enseigner aux jeunes, afin qu’ils regardent jusqu’aux limites de leur personne ou de leur famille, pour recréer le monde. On peut se demander, par exemple, comment bâtir à partir de ce qu’on est.

Alors, combien de personnes y travaillent et quel est votre budget ?
Pour ce qui est du nombre de personnes qui composent le village Kiyi, il faut dire qu’à cause de la réduction des activités, le nombre de personnes a aussi diminué. Mais, les personnes qui sont là et qui maintiennent l’activité avec leur famille forment au moins une cinquantaine de personnes. Avant, on était plus de cent personnes. S’agissant du budget, il faut dire que nos dépenses s’élèvent en moyenne à cinq cent mille par mois (500.000 CFA), concernant l’eau, l’électricité, la nourriture, le gaz, etc. Il y a des moments où on arrive à trouver ces moyens. Il arrive aussi des périodes où on a du mal à avoir le minimum. Nous n’avons aucune subvention, on n’a rien qui garantisse notre quotidien. Donc, on vit au jour le jour.

Que représentent, pour vous, les 20 ans du Kiyi ?‘’20 ans’’, dans le livre de ‘’Toth’’, c’est le chiffre de la résurrection. C’est une étape de départ, pour faire un bilan. C’est en somme une renaissance.

Pourquoi cette référence au livre de ‘’Toth’’ et non à la Bible ou au Coran ?
J’aime bien avoir des références de ce qu’on demande dans le lieu où Dieu m’a fait naître, et où je pense qu’il a placé aussi une certaine force de sagesse qui peut être utile à l’humanité. Dieu est partout. Il nous place, chacun, sous un angle de vue. Personne ne connaît Dieu totalement ; ni totalement aussi toute la création de Dieu. On est toujours placé sous un certain angle. Ce que je vois, là où vous êtes, vous ne le voyez pas. Et vice-versa. Donc, moi je ne peux que vous parler de ce que je vois du point de vue où Dieu m’a placée. Et vous ne pouvez que me parler de ce que vous voyez du point de vue où il vous a placé. Et nous sommes ensemble.

Quels sont les obstacles rencontrés sur le terrain, quant à la vulgarisation de la culture africaine?La vulgarisation de la culture africaine dépend des Africains. Pour cela, je voudrais que les Africains comprennent que là où Dieu les a placés, il leur a donné un aspect de son savoir. Et qu’eux aussi doivent apporter ce savoir au monde. De même, il a donné aux autres peuples un aspect de son savoir qu’ils essaient d’apporter à l’humanité tout entière. Donc, la vulgarisation de la culture africaine dépend des Africains. Mais si les Africains ne veulent pas prendre cette responsabilité de faire connaître ce que Dieu leur a permis de voir du point de vue de l’angle où ils se trouvent, alors ça attendra, jusqu’à ce qu’ils soient tous conscients de cela. Parce que cela ne peut pas se passer autrement.

Comment jugez-vous la contribution des autorités quant à la promotion de cette culture?
Nous sommes en période de guerre, et c’est vraiment difficile de parler de promotion de la culture africaine, sans tenir compte de cet aspect-là. Mais, une chose est certaine, c’est qu’en Afrique, les Africains ne s’occupent pas de leur culture. Les gens en parlent dans leurs discours, mais les actes qui sont posés tous les jours sont des actes pour convier les Africains à la consommation et non à la création. Nous sommes toujours en train d’appliquer les idées des autres, d’appliquer la façon d’être des autres, de nous imposer à consommer les idées, les images, les mots qui sont des autres. C’est comme si Dieu nous avait fabriqués creux. Même si nous étions creux, il faut savoir que les troncs d’arbre creux donnent du son.

A propos de la guerre justement, quel impact a-t-elle eu sur vos activités ?
C’est le même impact que chez tout le monde. C’est-à-dire une énorme réduction des activités ; une réduction, je dirais mortelle, de l’activité. Et je pense qu’en dehors des vendeurs d’armes, tous ceux qui travaillent honnêtement dans ce pays, ont connu la même situation.

Comment avez-vous géré cette période de réduction mortelle ?
Parce que je suis une créatrice, je crée mes solutions au quotidien. Car, la création n’est pas seulement création d’œuvres artistiques, mais également création de meilleures conditions de vie, de solutions à ses propres problèmes. Et comme je ne suis pas une grosse consommatrice, je me contente de ce que j’ai et j’essaie de trouver des solutions à travers mon art, en allant jouer de gauche à droite ; en ayant quand même la force de maintenir l’activité. Et en triplant les efforts.

Que prévoit Wêrêwêrê pendant la célébration des 20 ans du village Kiyi ?
Nous avons prévu notre festival artistique qui se déroule pendant le Masa. Mais, comme le Masa n’a pas eu lieu, nous avons donc décidé de consacrer cette édition à nos 20 ans. Donc c’est un festival qui a plusieurs branches. Nous avons le ‘’festival du jour’’ qui sera consacré à l’information et à la formation. Cette branche va être, cette année, consacrée aux tables rondes, aux conférences, aux expositions, sur les 20 ans de Kiyi. On pourra voir des documentaires, des clips etc. Ce festival commencera à 10 heures, le matin, et s’achèvera à 13 heures.

Nous avons la partie ‘’festival du soir’’ qui sera consacré au grand spectacle. A ce spectacle, l’on aura droit aux prestations de Wêrêwêrê Liking et d’autres artistes, d’autres jeunes créateurs de Kiyi M’Bock, Pape Gnepo… . Il y aura également ‘’le festival de nuit’’ qui va démarrer à 23 heures 30, après le festival du soir qui, lui, commence à 20 heures 30. Ce sera un soir où l’on pourra passer des play-back, jouer des live et en direct dans l’espace de l’entrée du village Kiyi.

Les 20 ans du village Kiyi sont célébrés en Côte d’Ivoire et au Cameroun quel sens ?
Le thème consacré au 20 ans de Kiyi M’Bock c’est ‘’le panafricanisme en tant que vecteur de paix par le dialogue interculturel’’. Et s’il n’y avait pas eu la guerre, j’allais faire quelque chose de très important. Mais ce thème, vous voyez qu’il rassemble beaucoup de choses. Le panafricanisme, pour certains aujourd’hui, c’est de l’utopie, c’est une idée morte. Mais pourtant, le village Kiyi vit de cela au quotidien. Nous sommes de plusieurs nationalités dans ce village et nous créons une culture panafricaine, de sorte qu’aucune culture africaine ne m’est étrangère. Je me sens concernée par tous les problèmes qui concernent l’Afrique. Et je voudrais pouvoir m’enrichir de toute cette culture, sans aucune exclusion. Donc, j’ai voulu faire deux points de manifestation de cette fête. Une pour l’Afrique de l’ouest ici en Côte d’Ivoire. Et un autre pour l’Afrique centrale au Cameroun.

Au Cameroun, j’ai été invitée par un festival de ‘’Voix de femme’’ qui a décidé de me décerner son prix d’honneur, cette année. C’était encourageant de savoir que d’autres tiennent à ces 20 ans. Donc, on a associé un peu nos efforts pour qu’après ici, cela puisse se faire aussi au Cameroun. Surtout que vous savez que je suis originaire de ce pays. Mais, j’aurais voulu en faire de même pour l’Afrique australe et pour l’Afrique du nord. Puisque j’ai porté le même message en Afrique du nord en septembre dernier. Donc, les 20 ans de Kiyi M’Bock, c’est pour concrétiser notre volonté de continuer à promouvoir le panafricanisme, en tant que vecteur de paix.

Les anciens membres du village Kiyi ont-ils été associés à la célébration de ces 20 ans ?
Il n’y a pas d’ancien membre qui ne sait pas que le Kiyi va avoir 20 ans. J’ai dit à tous les Kiyi, si vous avez des spectacles à faire, vous pouvez venir les présenter. Moi, je fais ce que je peux faire, je vais faire ma part. Les anciens du Kiyi ont été informés ; ils ont eu des réunions entre eux ici. Donc, moi, j’attends de voir ce qu’ils vont faire. Mais a priori, c’est leur fête.

Je fais cette fête sans soutien financier. Nous faisons la plupart des choses nous-mêmes. C’est notre petite unité audio-visuelle, qui va monter tous les clips, tous les documentaires, etc. Tout est fait par nous-mêmes. Parce que je n’ai pas les moyens de payer ou louer les expertises des personnes qualifiées. Etant donné que je n’ai aucune subvention. Je n’ai reçu aucun sou pour l’organisation de cette fête. Ce n’est pas faute d’avoir demandé. Je ferai donc cette fête avec ma sueur. Mon équipe et moi, nous avons décidé de décerner des prix à toutes les personnes physiques et morales des institutions qui nous ont soutenues, de manière ponctuelle. Nous allons donc décerner vingt prix. Mais, puisque nous n’avons pas les moyens de créer ces prix, je suis en train de les créer de mes mains.

Les membres du village Kiyi évoluent de plus en plus en carrière solo. Est-ce parce que le village n’a plus la possibilité de les garder ou cela rentre-il dans le cadre d’une politique bien définie par la fondation Kiyi ?

Je suis très étonnée qu’on me pose cette question. Moi, je ne forme pas les jeunes pour les mettre dans ma poche. On n’allume pas les lumières pour les mettre sous le boisseau, mais pour les mettre sur le toit, pour qu’elles éclairent le plus loin possible. Nous ne formons pas les jeunes pour qu’ils restent ici. Alors, si tous doivent rester ici, il n’y aura plus de place pour former d’autres jeunes. Donc, s’il y a de plus en plus de jeunes du village Kiyi qui évoluent en carrière solo, c’est tout en l’honneur de Kiyi.

L’on s’étonne que le Kiyi tire un peu le diable par la queue, alors qu’il a formé des artistes émérites, qui émergent dans le milieu artistique mondial ?Je me réjouis que vous en parliez. Quand j’étais aux Etats-Unis, j’ai rencontré un de mes anciens d’ici. Il m’a dit qu’il se bat pour créer une association des anciens et essayer même de cotiser ne serait-ce que dix dollars chacun, pour venir en aide au Kiyi. Peut-être que cela va arriver un jour. Je ne sais pas si ceux qui sont restés ici, ont cette même idée. Toutefois, il est bon de savoir qu’en Afrique, et c’est malheureux, on ne connaît pas l’importance des choses. Les gens sont restés ici 10 ans, 15 ans, et quand tu leur dis maintenant que tu dois apprendre à voler de tes propres ailes, les gens trouvent que je les chasse. On m’en veut. Et quand ils s’en vont, on considère évidemment qu’ils ont été chassés. Il est peu probable qu’ils éprouvent le besoin de cotiser. Quand on dit aux anciens qui sont déjà là, essayez de participer au moins aux charges de l’eau, ils se mettent à crier au scandale. Mais, c’est le contexte de chez nous qui est comme ça. Toutefois, je pense que de plus en plus, les gens vont comprendre. Et de toute façon, en plus des 20 ans, le village Kiyi va être restructuré. Et ceux qui vont recevoir la formation devront signer des engagements et ça va se passer comme au football, à l’avenir. ça c’est sûr. Parce que ça ne peut pas continuer ainsi. Mais, ces 20 ans c’était déjà pour prouver la qualité de la formation que je donne, pour l’expérimenter et pour arriver à un certain niveau. Et après, nous allons essayer de copier nos camarades du football.

En 20 ans, combien de talents, avez-vous produits ?
Plus de 500 jeunes sont passés par ici, en 20 ans. Ils ne sont pas tous évidemment connus. Mais, ce qui est important, c’est que quand un jeune sort d’ici, qu’il soit conscient de sa responsabilité. Et qu’il sache que s’il réussit, ce sera par ses efforts, mais aussi par la qualité de ce qu’il aura eu à faire. Pour dire en somme, qu’un jeune ne sort pas d’ici les mains vides.

Parmi ces 500 jeunes formés quel sont ceux qui font votre fierté ?
Je dis toujours que les gens qui sortent d’ici, ce n’est pas ma fierté qu’ils doivent faire. Ils doivent faire la fierté de l’Afrique, de leur pays et de leur famille. Ce n’est pas ma fierté qui est en jeu. Ils faut qu’ils soient fiers d’eux-mêmes. Quand vous les aurez interrogés, parce que je sais que vous le ferez, dites-leur d’être fiers d’eux-mêmes de servir de relais, pour donner cette formation à d’autres.

Quel est votre point de vue pour une sortie de crise qui déchire la Côte d’Ivoire depuis plus de trois années ?
Il faut que chacun développe à l’intérieur de lui la paix, vivre comme un être paisible. La paix ne vient pas de dehors. Dieu ne vient pas de dehors, Dieu est partout et il est aussi en nous. Il faut trouver la paix à l’intérieur de soi-même. Parce que chacun, individuellement, est responsable de cette guerre. Même les victimes. Moi, par exemple, je me considère comme une victime de guerre, parce que je ne peux pas vous énumérer tout ce que j’ai perdu et raté à cause de cette guerre. Le 21 septembre 2002, Tina Bowsh devait arriver ici pour faire un spectacle avec moi. Avec sa venue ici, on ne peut pas estimer les devises qui pouvaient entrer dans notre pays. Et le 19 septembre, la sorcellerie a commencé. Je ne peux pas vous dire tout ce que j’ai subi personnellement et tout ce que le groupe a subi.

L’idée de délocaliser votre école comme l’on fait certaines structures, ne vous a-t-elle pas traversé ?
Je ne suis pas du genre qui s’envole dès qu’il y a une secousse dans l’arbre. Je suis plutôt le genre fourmi à tomber avec l’arbre, et à continuer à travailler pour que la vie continue. Je n’ai jamais pensé à délocaliser. J’ai plutôt pensé à créer une antenne du village Kiyi dans tous les pays d’Afrique. Si un jour, j’ai les moyens, je le ferai. Mais, il n’y a aucune raison pour moi de penser à délocaliser. Au départ, on pensait que la guerre n’allait pas durer. A cause de l’exception ivoirienne, on pensait que tout allait vite rentrer dans l’ordre. Hélas, mais nous sommes rentrés dans une turbulence qui pourrait aussi bien durer comme dans certains pays, si les politiciens ne se décident pas à changer d’attitude. Moi, je dis aux jeunes, même si cette guerre doit durer 20 ans, nous devons continuer à vivre et continuer à témoigner pour l’intelligence, pour la grandeur d’âme et d’esprit de notre continent. Et donc voilà.

Comment se comporte votre roman ‘’la mémoire amputée’’ ?
Je suis satisfaite de ‘’La mémoire amputé’’. Et je peux vous confier que c’est la première fois qu’au bout de six mois, on me verse les droits d’auteur. ‘’La mémoire amputée’’ a même participé à l’organisation de cette fête des 20 ans.

Quand on écoute le discours de Wêrêwêrê, il se dégage une sorte de mysticisme. Vous n’évoquez jamais Jésus, Mahomet …des religions révélés…

D’abord, je vais vous dire que je suis chrétienne. Pour moi, il n’y a pas d’exemple plus important que ‘’le Christ’’. Et quand je dis le Christ, je ne le vois pas comme quelqu’un qui est né à tel endroit. Je le vois comme un principe divin, c’est-à-dire la possibilité de toujours s’améliorer, de se racheter ; de pouvoir, par des efforts personnels et continuels, essayer de réparer ce qu’on a gâté, de se perfectionner. Et je ne crois pas qu’il y ait un plus grand principe que celui-là, de l’amour et du rachat. Donc, pour moi, le Christ est mon repère. Il est indépendant, de toutes les religions qui le prêchent, de toutes les confessions religieuses. Pour moi, partout où est un être humain, c’est Dieu. Donc, je ne mène aucun combat contre quoi que ce soit, contre qui que ce soit. Je ne condamne personne, même pas le diable. Je dis, s’il me venait à l’idée que le diable est très mauvais, pourquoi il est là, il ne me viendrait pas à l’idée de prier Dieu pour qu’il le tue ou le détruise. C’est sa créature, s’il veut sa mort, il va le tuer lui-même. Je prierais plutôt pour qu’il pardonne au diable, pour qu’il le ramène dans un bon chemin. ça c’est de l’ordre de Dieu. C’est lui qui a tout pouvoir. Le jour où Dieu dit, le diable n’existe pas, il n’aura pas besoin de ma prière contre le diable. Le jour où Dieu veut qu’il n’y ait aucun démon, ce sera à lui seul de décider. Mon travail ce n’est pas de combattre quelqu’un. Mon travail est d’amener ma part d’action d’amour pour que la vie continue dans l’harmonie.


Avec les turbulences qui secouent le continent, quelle idée l’artiste se fait des hommes politiques africains ?

Donc, pour moi, la religion, c’est cette tolérance qui permet d’aimer chacun à sa place et de ne pas vouloir nous substituer à Dieu. Je pense qu’ils n’ont pas fini leur part. Vous savez, dans la Bible, il y a une parabole d’un maître qui a donné des deniers à chacun de ses serviteurs. Et quand il est parti, il y a certains qui ont dit qu’ils préfèrent enterrer ce denier pour le rendre intact à leur maître lorsqu’il sera de retour. D’autres sont allés boire avec ces deniers. Il y a eu une seule personne, parmi ses serviteurs, qui a eu l’idée de faire fructifier ces deniers. Au retour de son voyage, le maître a félicité et récompensé le serviteur qui a fait fructifier ses deniers. J’ai constaté que nous, les Africains, ne savons pas ce que nous avons fait de notre denier. Je ne sais même pas si on l’a enterré, et si aujourd’hui, on peut restituer à Dieu ce qu’il nous a donné. Je crois même qu’on l’a jeté. Oui, nous sommes ceux qui ont jeté leurs deniers. Les cheveux qu’il nous a donné, on a décidé qu’ils n’étaient pas bons et qu’il fallait les cuire à tout prix pour que Dieu nous accepte. Le savoir qu’il nous a donné, on l’a également jeté. Le nom africain que nous portons, on le refuse. Quand tu es chrétien et que tu as pour prénom Yao, par exemple, on ne va pas te baptiser. Il faut que tu prennes un autre nom qui vient d’une autre culture.

Interview réalisée Par
Vicky Delore et Aïda Dem

Collaboration : L.J
Photo : Willy Aka




N°480: SPORTS :Interview : Jean Marc Guillou, ancien patron de l’Académie mimosifcom “Pour la qualification des Eléphants, il faut écarter les vieux joueurs”

L'intelligent d'abidjan 1:17 am

Les résultats de l’équipe nationale de football font espérer une qualification pour la coupe du monde de 2006 en Allemagne. Et cette ascension, Jean Marc Guillou, l’ancien patron de l’Académie Mimosifcom, l’avait prédite. Dans cette interview, le manager général du club belge de Beveren fait des propositions pour que les Eléphants relèvent, avec plus de sérénité ce pari .

L’équipe nationale de Côte d’Ivoire a battu le Bénin par le score de 3 à 0 et est actuellement classée 1ère de sa poule avec 15 points. Cela doit d’autant vous faire plaisir que vous aviez déclaré, il y a une décennie, que les Ivoiriens pourraient être au mondial 2006…

Bien entendu, j’apprécie que les Eléphants aient, à ce stade de la compétition, 15 points sur 18. Je constate aussi que sur les 20 joueurs, il y en a 11 qui sont académiciens. Mais, je vais sûrement vous surprendre, j’estime qu’il n’y en a pas assez.

Ah bon ?

Non, il n’y en a pas assez. En le disant, je prends moins en compte la quantité que la qualité des académiciens. C’est vrai que ce sont “nos enfants”. Mais, il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir qu’ils sont actuellement les meilleurs sur la place. De toute façon, il n’y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir. Ils pourraient même, s’ils sont bien utilisés, figurer parmi les meilleures équipes au prochain mondial. C’est simple. A l’effectif dont dispose Henri Michel, il n’y a qu’à ajouter Marco, Romaric, Arsène, Junior … qui sont des valeurs en plein essor. La marge progressive de ces joueurs est grande. En outre, ils ont tous joué la coupe d’Europe cette année.

Vous ne souhaitez pas tout de même qu’il y ait onze académiciens sur le terrain…

Ce n’est pas ce que je dis. Mais sérieusement, pour se qualifier et briller au mondial, il faut se garder de retenir des joueurs comme Guel, Blaise Kouassi, Domoraud. Ils ont peut-être rendu de loyaux services, mais aujourd’hui, ils pourraient être remplacés. Non seulement parce qu’ils sont un peu fatigués, mais surtout parce que les académiciens susceptibles de les remplacer sont beaucoup plus forts. Ils ont un meilleur rendement, parce qu’ils ont travaillé pour l’avoir. Au lieu de sanctionner la compétence, on titularise les joueurs sur la base de critères affectif et psychologique. C’est dommage.

Pourquoi ne tentez-vous pas de faire vos propositions à la FIF et à ses dirigeants ?

Parce que je sais qu’on ne tiendra pas compte de ce que je dis. Pourtant, ce que je dis est partagé par le public sportif ivoirien que j’ai appris à connaître. C’est un public beaucoup plus connaisseur et averti qu’on ne le croit. Il est sûrement plus observateur et préoccupé par le bonheur du football ivoirien que la majorité des dirigeants de la fédération et des dirigeants de clubs. En plus, les joueurs qui composent l’équipe nationale sont leurs frère, cousin, neveu … et donc quelque part leur espoir. Ils sont le reflet de la vie, du rêve des Ivoiriens, au mépris des divergences religieuses, ethniques. Les Ivoiriens comprennent, j’en suis sûr, ce que je dis.

L’autre raison, c’est la condamnation en série dont je suis victime et qui m’éloigne de la Côte d’Ivoire. Le PCA de l’Asec (Ndlr : Me Roger Ouegnin) gagne à ce que je ne rentre pas. Sinon, les Ivoiriens comprendront qu’il les a bernés pendant longtemps. Il use de tous les moyens, y compris les plus illégaux, pour me nuire. Il utilise son influence pour me peindre sous un jour défavorable, en me présentant comme un obstacle à l’émergence du football ivoirien. Il n’en est rien. Récemment, j’ai été une nouvelle fois condamné au pénal par un juge que je ne citerai pas, de peur de couvrir la justice d’opprobre.

Justement, dans un journal de la place, le président de la Fif, Jacques Anouma a affirmé que vous avez du mépris pour la FIF

Je ne regrette pas d’avoir tenu des propos durs envers le secrétaire de la FIF. Ce secrétaire a osé me faire des reproches concernant mes mésententes avec le président de l’Asec. Alors que c’est moi qui devrais lui faire des reproches. Anouma qui m’a, c’est vrai déçu, a soutenu qu’il prenait parti pour l’Asec, par nationalisme. Nationalisme, mon œil ! Si tant est qu’il est nationaliste, c’est Martial Yéo ou Basile Wolé, qui ont fait leurs preuves, qu’il devrait avoir comme entraîneur. Et non Henri Michel. Mais, il n’a pas confiance aux Ivoiriens. La preuve, avant Henri Michel, il avait choisi Nouzaret qui avait pour adjoint feu Mama Ouattara. Qu’est-ce qui manquait à l’Ivoirien Mama, pour prendre l’équipe nationale ?

Au niveau de la formation, c’est à Walter Ammann qu’il a investi sa confiance. Il est Attié peut-être Walter ! Pour respecter sa logique, il aurait pu prendre mes encadreurs Amuah, Tiémélé qui sont Ivoiriens.

Un autre exemple. Drogba et Kolo en Angleterre, Aruna en Belgique, Gyapi, Maestro, Kalou en France se servent de clubs non nationaux, pour la promotion du football ivoirien. Pourquoi ne fait-il pas appeler les joueurs locaux pour promouvoir le championnat dont il est président ? Qu’il arrête un peu. Le football est unificateur et se trouve loin du terrain politique. Anouma est libre de faire de la politique. C’est son droit. Mais, qu’il s’en aille alors du football pour ne pas le foutre en l’air.

Compte tenu de tous ces problèmes, comptez-vous délocaliser l’Académie?

Il n’est nullement question de délocaliser l’Académie. Le fait est que quand on décide d’investir des sommes très importantes dans le cadre de la formation, on le fait en toute liberté. Mais, je ne dois pas permettre à ceux qui veulent m’abattre, de tuer le projet. Ce projet doit exister au-delà de Jean Marc Guillou. Il doit aider à la promotion et à l’épanouissement tant sportif, financier, qu’humain des Ivoiriens. Mon souci est de pérenniser l’œuvre, la formation, selon la méthode Guillou dans la sous-région, en Asie, en Thaïlande où le projet a démarré. Puis avoir un œil sur la Chine et le Japon. Je voudrais vous informer de ce qu’à Madagascar, le projet connaît un succès similaire à celui d’ici. L’équipe évolue en 1ère division. Les autorités malgaches nous ont confié l’équipe nationale pour les jeux olympiques.

Votre mot de fin.

Je salue le public sportif et l’ensemble des Ivoiriens qui doit continuer à soutenir son équipe nationale. J’ai mal de voir ce pays s’entredéchirer et mon vœu est que la Côte d’Ivoire retrouve son sourire d’avant guerre. L’un des éléments à pouvoir y contribuer, c’est le sport, le football unificateur. Pour ce faire, il faut qu’il soit tenu loin des arcanes de la politique. Le football a une ambition plus noble.

Interview réalisée par
Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°480: Une société malade

L'intelligent d'abidjan 1:16 am

Il n’y a pas de communes ou de quartiers dans de la ville d’Abidjan où on n’ y trouve, à chaque carrefour, des étals de ventes de Cd de Vcd et de journaux pornographiques et dont le coût de la location oscille entre 200 et 300 Fcfa ; ou tout au plus 500Fcfa. Le porno est à la portée de tous. Les transactions s’opèrent de jour comme de nuit. Et cela, aux yeux et au su de tout le monde, sans contrôle et sans réglementation. Les bureaux, eux, sont devenus de véritables hôtels où le chef d’entreprise privilégie la confection d’un bureau contenant un sofa, des toilettes, et des appareils électro-ménagers modernes.

Au détriment du bien-être des employés. Aux heures de repos (14H-17H30) et de descente (16h30-17h30), c’est à un véritable défilé de Miss qu’on a droit dans les administrations publiques et les structures privées. Dans les rues, la nuit tombée, on se prête à tous les jeux et provocations sexuels. Au point où les préservatifs usés se rencontrent à chaque carrefour. On peut l’écrire, s’il y a une denrée que la guerre du 19 septembre a déversée sur le marché abidjanais, c’est le porno et le sexe à vil prix. Pourtant, une des causes importantes de la propagation du Vih/sida et des Infections sexuellement transmissibles (Ist).

L.K.




N°480: Mœurs : Pourquoi les Ivoiriens adorent le porno

L'intelligent d'abidjan 1:15 am

Phénomène de mode ! Les directeurs de sociétés, des cadres et autres responsables des structures privées et étatiques veillent au confort de leurs bureaux. Ils disposent pour la plupart, dans leurs bureaux : Tv, Vhs, Vcd… Mais, en réalité, ces appareils, loin d’être des outils de travail, ne sont que des prétextes.

Ce n’est plus un fait insolite. Nombre de cadres ivoiriens prennent désormais le soin d’équiper leurs bureaux. Hormis les cafetières et réfrigérateurs, qui sont restés longtemps des arguments de confort, viennent s’ajouter d’autres appareils électro-ménagers : télévision, magnétoscope, Vcd, etc.

A première vue, l’on serait tenté de réduire la présence de ces appareils à son rôle le plus simple: des moyens modernes de diffusion de l’information. Surtout en cette période de ni paix, ni guerre. Mais, que non ! Ils sont plutôt destinés à satisfaire des besoins… plus charnels.

Le premier constat se fait dans une des tours administratives. Il est environ 11 heures, c’est un jour ouvrable. Alors que nous y étions pour vérifier une information, notre hôte, grand commis de l’Etat et patriote engagé, nous invite à visionner un film intitulé : “La guerre au sein de la rébellion”, question d’attendre l’arrivée de son supérieur. Des heures s’écoulent, et nous sommes toujours dans l’attente. Nous décidons de sortir, un instant, de la salle, un peu trop climatisée à notre goût. A notre retour dans le bureau, de but en blanc, ce sont plutôt des scènes érotiques qui sont diffusées sur le petit écran. Stupéfaction ! Le vin est tiré, il faut le boire… Mais…pas jusqu’à la lie. Beaucoup de cadres des secteurs privé et public se donnent à cœur joie à ce genre de distraction, à leur moment perdu. De grands responsables de société ne le cachent plus. Et les exemples sont légion. Un homme important, d’environ 50 ans, raconte : “C’est mon sport favori. Et comme les temps sont devenus très chers. Dans mon bureau, ça me revient moins cher “. Si, pour certains responsables, il est maladroit, voire risquer de visualiser ces cassettes, l’autre moyen pour satisfaire les fantasmes dans les bureaux, reste l’ordinateur où tous les films de cet ordre sont disponibles. Et les périodiques pornographiques sont également très prisés.

La quasi-totalité des passionnés de la pornographie, pris sur le tard justifient ces pratiques par le fait qu’ils n’ont plus de distraction depuis les évènements de 19 septembre 2002. Pour ces adeptes du porno, les difficultés, les angoisses, le stress et les pressions quotidiennes les obligent à y trouver des moments d’évasion. Pour d’autres encore, les films X constituent une curiosité, un véritable opium. “Regarder un film porno, pour moi, c’est comme si quelqu’un d’autre avait envie d’une bière ou d’une cigarette. C’est ma drogue légère”, explique un haut fonctionnaire, sous le couvert de l’anonymat.

Pour d’autres adeptes du X, il s’agit juste d’un fantasme. “Et quand on a les moyens de le satisfaire, on ne s’en prive pas”, explique un avocat. Des imprudences qui exposent les pratiquants à tous les risques au plan de la santé et professionnel.

LAETITIA KOUADIO




N°480: NATION : Cérémonie officielle à Ameritech Online La 1ère université américaine en ligne de Côte d’Ivoire ouverte

L'intelligent d'abidjan 1:14 am

Dans un somptueux décor, Ameritech Online University sis à la Riviera-Attoban a ouvert ses portes hier vendredi 8 avril 2005.

La première responsable de Ameritech Institute, s’est dite fière et heureuse d’être l’hôte de personnalités du monde diplomatique et politique, ainsi que des médias locaux. En ce vendredi 8 avril 2005, sous le coup de 8 h 30, a débuté la cérémonie marquant l’ouverture officielle de ses cours à distance. Une grande première en Côte d’Ivoire qui, selon Mme Deborah Gray, doit permettre la qualité de formation de tout “étudiant” dans une société en perpétuelle mutation. “Voilà pourquoi j’ose croire que notre engagement doit concourir au développement de la Côte d’Ivoire qui a tant besoin de la qualité de services de Ameritech Online University”, s’est exprimé en substance la directrice générale, Mme Deborah Gray. Elle est satisfaite de voir son personnel passer de 3 à 31 membres permanents, travaillant sur deux sites à Abidjan. Désormais, les étudiants de cette université de cours à distance vont bénéficier de l’expertise des grandes écoles américaine, canadienne et britannique telles que Thomas Edison, Athabasca University et University of Nebraska etc.

Pour sa part, Sem Aubrey Hooks ambassadeur des Etats-Unis à Abidjan, il a reconnu la valeur d’une telle structure qui, selon lui, constitue un outil indispensable. “L’éducation à distance demeure une voie originale et indispensable. Elle offre la possibilité à tout le monde de poursuivre une formation de qualité. L’université en ligne en Côte d’Ivoire va permettre à nos deux pays de renforcer nos relations”, a indiqué le diplomate américain Une visite des bureaux de cette 1ère université en ligne, pour la découverte des outils performants mis à la disposition des étudiants, a mis fin à cette cérémonie riche en émotions.

Jc. Adopo




N°480: SOCIETE :World partners organisation La 50ème délégation installée

L'intelligent d'abidjan 1:13 am

L’investiture de la délégation 50 de World partners, a eu lieu le jeudi 7 avril 2005 au siège de ladite organisation. C’est Coulibaly Kalilou, cadre commercial qui a été élu délégué du groupe par les 25 membres, lors d’un point de presse.

Le 2 août 2002, au palais des congrès de l’hôtel Ivoire, World partners organisation lançait un véritable défi aux cadres Ivoiriens. L’objectif a eux visé, était de faire la promotion de l’entreprenariat national, avec un but bien précis : celui d’améliorer la condition de vie des cadres Ivoiriens opérant dans tous les secteurs d’activités. Cette mission, selon Serge Kouamé et Sébastien Youkpo, respectivement responsables des unités opératrices, communications et relations extérieures, vulgarisation et vie des délégations est un sacerdoce pour la famille de world partners orgazation. Cette noble et ambitieuses mission a été freinée par la guerre depuis 2002. Et cela deux mois après la cérémonie officielle du lancement des activités de l’organisation. “Face à cette situation, dont les conséquences sur l’environnement socio-politique sont calamiteuses, la direction générale exécutive, en accord avec le Conseil d’administration, a dû repenser sa stratégie de développement de l’organisation. Parce que, les partenaires financiers sont réticents à investir dans un pays à risques qu’est devenu la Côte d’Ivoire…”, a expliqué Serge Kouamé qui énumère les actes majeurs posés par l’organisation qui sont, entre autre, la mise en place du fonds d’appui a l’initiative privée (fait) depuis 2004, pour permettre aux membres de s’initier aux affaires. La mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités (Prc) pour la formation de base des membres qui aspirent avec succès dans les affaires. La réactivation du site Internet, qui permet aux promoteurs d’entreprises membres de l’organisation d’assurer la promotion de leurs activités, en s’ouvrant sur les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Enfin, la mise en œuvre d’un programme immobilier de 200 villas de standing à la Riviera M’Badon pour le compte exclusif des membres de l’organisation. Aujourd’hui, selon Serge Kouamé, de nombreux cadres frappent à la porte de l’organisation pour formaliser leur adhésion. C’est après ce bilan, que la délégation 50 a été installée. Avec a sa tête, Coulibaly Kalilou, qui s’est dit prêt à s’engager pleinement pour faire de sa délégation, le phare des 50 autres. Aujourd’hui, World partners organisation à plus de 1500 adhérents. Il faut noter que l’assemblée générale se tiendra les 13 et 14 mai 2005 à l’I Institut national de santé publique d’Adjamé. Et que la première villa avec clé sera remise au premier souscripteur.

Inno Kouamé




N°480: ECONOMIE :Investissements en Côte d’Ivoire Les 3 préoccupations du nouveau code

L'intelligent d'abidjan 1:12 am

Un atelier de validation de l’avant-projet du code des investissements a été organisé hier par la Direction du développement du secteur privé (Ddsp) au Sofitel du Plateau.

Comment prendre en compte le nouvel environnement économique marqué par la crise avec la promotion des Pme / Pmi et de l’entrepreunariat ivoirien. Comment encourager l’embauche et l’utilisation de la matière première locale. Comment réduire le seuil d’investissement éligible fixé à 500 millions Fcfa avec au bout, la suppression de l’exonération de la Tva intervenue en 2002. Ce sont là les trois préoccupations du code des investissements élaboré par la Ddsp. Soumis hier à des experts, ce nouveau code s’inscrira dans un nouvel ordre économique mondialisé dans lequel l’activité industrielle, commerciale et de service se doit d’être de qualité, compétitive, performante, respectueuse des mesures environnementales. Tout en s’inscrivant au cœur des technologies nouvelles, de plus en plus omniprésentes. Cette nouvelle réforme, a soutenu le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi, représentant, le ministre Jeannot Ahoussou à cette cérémonie, s’impose plus dans le contexte de crise que traverse la Côte d’Ivoire. Contexte qui rend nécessaire la prise de mesures visant à la reconstruction du tissu industriel détruit et au rétablissement d’un climat de confiance. Pour le ministre Patrick Achi, la mise en oeuvre d’une politique incitative en matière d’investissement se traduit principalement en avantages fiscaux (exonération ou réduction d’impôts). Débouchant sur un régime de faveur comparativement au régime de droit commun. Il s’agit, pour l’ex- porte-parole du gouvernement de réconciliation nationale, de réduire la pression fiscale sur les entreprises lors du premier investissement ou de l’exploitation de leur investissement. Pour rappel, la Côte d’Ivoire a eu trois codes d’investissements, de 1959, 1984 et 1995.

Huberson Digbeu




N°480: Accord de Pretoria sur la crise ivoirien Le Cnp interpelle les journalistes et les leaders politiques

L'intelligent d'abidjan 1:11 am

A la lecture des saisines émanant des différentes composantes de la nation ivoirienne, le Conseil national de la presse (Cnp) constate le développement d’un phénomène de rejet de la presse ivoirienne, marqué par de fortes pressions, menaces et agressions des journalistes.

Si le Cnp déplore cette réaction et condamne de tels agissements, il ne saurait par ailleurs occulter les désagréments provoqués par le mauvais traitement de l’information, les manquements, abus, dérapages et dérives langagières.

C’est pourquoi, au sortir des pourparlers de Tshwane (anciennement Pretoria) qui a enregistré la signature d’un accord de cessation des hostilités, marquant ainsi la volonté des leaders politiques ivoiriens à œuvrer en faveur de la paix, le Conseil national de la presse :

-dénonce le mauvais traitement de l’information relative à la rencontre de Tshwane, par la presse nationale, mettant ainsi à nu son caractère partisan ;

-lance un appel pressant aux leaders politiques en vue de concourir au bon exercice de la liberté de la presse par des propos responsables qui réconcilient les Ivoiriens;

-invite instamment la presse nationale et internationale à s’aligner dans l’esprit de la rencontre de Tshwane, à accompagner tout processus visant à apaiser les cœurs et à instaurer un climat de paix en Côte d’Ivoire ;

-demande aux journalistes de se départir de leur apparence politique et de se conformer à l’éthique et à la déontologie du noble métier qu’ils exercent ;

-rassure sur sa détermination à accomplir, sans faiblesse ni état d’âme, sa mission de régulation dans les conditions définies par la loi.

Conseil national de la presse

BP V106 Abidjan

Le président
Eugène Die Kacou




N°480: Après les accords de Pretoria L’Onuci va assurer le désarmement

L'intelligent d'abidjan 1:10 am

La réunion de Pretoria tenue du 3 au 6 avril 2005 entre les protagonistes de la crise ivoirienne a souligné le rôle important de l’Onu pour le rétablissement de la paix. Sa mission en Côte d’Ivoire, à travers une section démobilisation, désarmement et réinsertion (Cdr) s’est dite prête à assumer sa mission. C’était au cours d’un point de presse le jeudi 7 avril au siège de l’Onuci à Cocody.

Le département Ddr de l’Onuci est conduit par Jean Louis Stalon. Cette structure a été installée depuis le vote de la résolution 1528 du conseil de sécurité. Sa mission est d’aider le gouvernement à comptabiliser, regrouper, cantonner les forces en présence et assurer la protection des sites. La section doit aussi prendre des dispositions particulières pour certains groupes de combattants, comme les enfants soldats, les femmes et les étrangers. Elle s’occupe aussi de la garde des armes, des munitions et équipements militaires remis par les combattants. Et procède si nécessaire à leur destruction. M. Stalon a révélé que sa structure, à la demande de M. Thabo Mbeki, président de l’Afrique du sud, a effectivement participé aux négociations de Pretoria. A ce sommet, leur expertise sur l’état du Ddr a été utile. A savoir les sites, les besoins et les difficultés sur le terrain. Concernant la réunion tripartite (Fanci, rebelles, Forces impartiales) du 14 avril prochain, l’Onuci s’est dit prête à jouer sa partition. C’est-à-dire rassurer, rapprocher, expliquer, convaincre et accompagner le désarmement pour le retour à la paix. Ainsi à la demande du Premier ministre, Seydou Diarra, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) organisera, du 24 au 29 avril 2005, une conférence sur la circulation des armes légères dans la sous-région. Il s’agira de sensibiliser la communauté nationale et internationale sur ce fléau. En mettant l’accent sur le danger que représentent ces engins sur la Côte d’Ivoire. Mais aussi les menaces qu’ils font peser sur la sécurité, la stabilité et la paix en Afrique de l’Ouest.

Olivier Guédé




N°480: Akoto débouté !

L'intelligent d'abidjan 1:09 am

Le président de l’Udpci Paul Akoto Yao, a perdu le procès qu’il intenté à certains de ses collaborateurs, dans le cadre du congrès extraordinaire du parti. L’annonce de ce verdict a donné lieu hier, aux environs de 18 h, à une liesse populaire au siège de l’Udpci aux II Plateaux. Les militants ont célébré cette ‘’victoire’’ en chantant et en dansant. ‘Akoto est tombé. Il a minimisé le pouvoir de frappe des masques, il a eu pour son compte’‘, scandaient les partisans de M. Salif N’Diaye. Les avocats de la défense ont improvisé une conférence de presse à la salle Robert Guéi au siège du parti, où les attendaient des journalistes venus aux nouvelles. Me Avlessi, avocat du consorts secrétaire général Alassane Salif N’diaye a livré aux journalistes le contenu de l’ordonnance N° 558 du 08/04/2005 déboutant le sieur Akoto. ‘’Après avoir délibéré conformément à la loi…déclarant l’action introduite par M. Akoto Paul Yao agissant en qualité de président de l’Udpci irrecevable pour défaut de qualité dudit représentant…’‘. L’Udpci peut donc tenir ses assises.

B.T




N°480: Congrès Udpci : Dr Albert Flindé, président du comité d’organisation “Le pouvoir nous a chassés de l’Ivoire, le congrès a lieu à l’Académie de la mer”

L'intelligent d'abidjan 1:09 am

Les travaux du congrès extraordinaire de l’Udpci ont été délocalisés à l’Académie de la mer de Yopougon.
“Malgré les nombreuses peaux de banane sur son chemin, le congrès extraordinaire de l’Udpci a lieu à partir de demain (Ndlr : ce matin) à l’Académie des sciences et techniques de la mer de Yopougon Niangon. Les responsables de l’hôtel Ivoire nous ont restitué les dix millions que nous leur avons avancés, pour nous dire que leur établissement ne veut plus abriter nos assisses’‘. Ces propos sont du maire Albert Flindé, président du comité d’organisation du congrès extraordinaire de l’Udpci, rencontré hier au quartier général du congrès. Il s’est dit quelque peu déçu du comportement des responsables de l’hôtel Ivoire. ‘’Non seulement ils nous ont refusé leurs locaux à la dernière minute, mais aussi ils nous ont remboursé nos 10 millions par chèque, alors que nous avons payé cash’‘, s’est-il indigné. A la question de savoir pourquoi le refus du complexe hôtelier ? Le président du comité d’organisation a répondu : ‘’C’est le pouvoir qui a donné l’ordre de nous chasser. Les responsables de l’hôtel Ivoire nous ont dit que les consignes sont venues du sommet de l’Etat. Et ils n’ont fait qu’obéir’‘. Ce changement de dernière minute a provoqué le courroux des militants qui ont vite vu les résultats d’une collusion Gbagbo-Akoto, et menacent d’exiger des comptes aux dirigeants de l’hôtel Ivoire, pour rupture abusive de contrat. Mais, le président du comité d’organisation n’a pas voulu apporter son soutien à cette initiative. ‘’Ce qui importe pour l’Udpci, à l’heure actuelle, c’est son congrès extraordinaire. Tout le reste n’a pas d’importance. La preuve, malgré ces changements de dernière minute, nos militants ne sont pas démotivés, ni perturbés. Tous sont sereins et mobilisés’‘, a précisé le maire de Man. Toujours dans l’optique de faire échec à ces assises, le président Akoto a, selon une source proche du congrès, adressé un courrier aux responsables de l’Académie de la mer pour leur signifier qu’en tant que président de l’Udpci, il n’a pas autorisé ces assises et donc décline sa responsabilité quant aux actes de vandalismes et autres qui pourraient être commis au cours dudit congrès à l’Académie de la mer. Ce courrier a faillit faire capoter les choses. ‘’Heureusement que le ministre Anaky Kobenan des Transports est intervenu, et s’est porté le garant de tout ce qui pourrait se passer à l’académie’‘, a-t-on appris.

Pour ces assises, les organisateurs ont misé gros sur la sécurité. En dehors des dispositions sécuritaires classiques, des dispositions internes ont été prises, pour parer à toute éventualité.

Barthélemy Téhin




N°480: Du “sable dans l’attiéké”

L'intelligent d'abidjan 1:08 am

Laurent Gbagbo veut désormais des hommes et femmes capables d’expliquer son projet de société : école gratuite, Assurance maladie universelle, libéralisation de la filières café-cacao, décentralisation…) aux Ivoiriens, afin de se faire réélire en 2005. Les éternels débats sur l’éligibilité d’Alassane Ouattara ou de l’opportunité de la présence de la Licorne en Côte d’Ivoire ne semblent plus une priorité pour le président de la République. Gbagbo cherche désormais des électeurs et non des opportunistes ou patriotes alimentaires, dont le tapage rime avec affairisme.

Avec cette nouvelle orientation de sa politique, le chef de l’Etat met du grain de sable dans l’attiéké de ceux qui, durant toute cette guerre, ont malheureusement fait les acrobaties les plus honteuses pour entrer dans les grâces du pouvoir. Qui, en réalité, ne se sentent nullement impliqués dans l’histoire globale du Front populaire ivoirien. Désormais, pour continuer à percevoir les faveurs du palais, les patriotes ne devront plus être de simples harangueurs de foule. Mais, des hommes et femmes entièrement engagés derrière le Fpi et son projet de société. L’heure est au tri et à la célébration de la compétence, de la fidélité et de la capacité à affronter intellectuellement les adversaires. Combien le pourront-ils ? Combien seront-ils à accepter d’arrêter d’être des ‘’patriotes de tous les régimes’‘, pour s’engager aux côtés de Laurent Gbagbo ?

C.W




N°480: Gbagbo rassure son état-major patriotique

L'intelligent d'abidjan 1:07 am

Dès son retour de Pretoria, Laurent Gbagbo a tenu à rendre compte à l’aile dure de son équipe. Ainsi, face aux têtes fortes du mouvement patriotique et à des radicaux de son camp, le chef de l’Etat a choisi les mots justes. Il a d’abord démontré qu’il est, dans la réalité, le vainqueur vrai des accords de Pretoria. Et ce, sur trois points : le désarmement qui débute le 14 avril, les élections maintenues en octobre 2005 et la constitution qui a été respectée. Autant d’atouts que le président Gbagbo a demandé à ses filleuls d’entretenir et de ne pas compromettre. Pour le chef de l’Exécutif ivoirien, toutes les conditions sont favorables pour sa réélection. Il ne sert donc plus à rien de se laisser distraire par le superflu. Selon une source proche de cette rencontre secrète, le président Gbagbo a demandé à ses partisans de s’organiser et de mettre tout en place pour les futures élections. Convaincu qu’il est que même une candidature du président du RDR ne pourrait pas compromettre sa réélection. Ainsi, dans la dynamique de la victoire annoncée aux prochaines échéances électorales, le président de la République a mandaté certaines personnalités, afin qu’elles fassent le tour des parlements et agoras, pour situer les jeunes patriotes sur les nouveaux enjeux du jeu politique ivoirien. Plus que jamais, il n’est plus question pour les refondateurs de dilapider leurs énergies. Le cap doit être désormais mis sur la présidentielle, les législatives et les municipales de cette fin d’année. La question de l’éligibilité d’Alassane Ouattara serait désormais reléguée aux calendes grecques. ” Il sera, certes, candidat, mais dans le respect de la Constitution, si Mbeki trouve une solution qui ne viole pas nos textes comme il s’y est engagé “, a confié notre source. Qui estime que ‘’Gbagbo est devant’’ ! Malgré tout, un léger sentiment d’inachevé et une petite grogne se font jour au sein du camp présidentiel. Quelques durs essaient, sans vraiment s’en référer au chef et à son insu total, d’organiser la contestation dans la rue, pour ramener la crise à la case départ, comme après Accra III.

V.D.




N°480: Voici les remplaçants de Poncet et de le Lidec

L'intelligent d'abidjan 1:06 am

Après les violents incidents de novembre 2004, la France et la Côte d’Ivoire ont décidé de tourner la page. Paris a décidé de changer de visage. Les deux têtes fortes de la crise des 6, 7, 8 et novembre 2004 ont été remplacées. Ainsi, le général Henri Poncet, commandant de la force Licorne, et l’ambassadeur de France à Abidjan, Gildas Le Lidec, quittent définitivement les bords de la lagune Ebrié.

Selon la Lettre du continent No 468 du 7 avril 2005, Jacques Chirac a tenu à honorer son poulain officier pour le ” travail abattu à Abidjan. Le général Henri Poncet a donc été nommé commandant de la région de Bordeaux. L’ancien chef du Commando des opérations spéciales (COS) sera replacé à la tête de la force Licorne par le général de brigade Elrick Irastorza.

Arrivé en Côte d’Ivoire, au même moment que le général Poncet, l’ambassadeur Gildas Le Lidec quitte également la capitale économique ivoirienne. A son arrivée en décembre 2002, le diplomate avait pour mission principale, ” de regagner le cœur et la confiance du président Gbagbo “. Après les relations orageuses entre son prédécesseur, Renaud Vignal, et le gouvernement ivoirien. Mission désormais impossible, après les violents évènements de novembre 2004.

Selon la même Lettre du Continent, le clan Gbagbo souhaite que ce soit le socialiste George Serre, l’actuel ambassadeur de France à Kinshasa, qui remplace Gildas Le Lidec. Mais, Paris pencherait plutôt pour Nicolas Normand, actuel ambassadeur de France à Bamako au Mali.

V.D.




N°480: Le sommet de Pretoria livre ses secrets (1) ADO veut limoger 3 ministres

L'intelligent d'abidjan 1:06 am

Le sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne livre peu à peu ses secrets. A côté des flonflons officiels, les tête-à-tête entre les présidents Gbagbo et les leaders de l’opposition civile et armée ont parfois été acerbes. Des sources introduites indiquent, par exemple, que les échanges entre le président Gbagbo et le patron du RDR ont été houleux. Deux questions ont été au centre des préoccupations.

Le président Gbagbo, en marge du sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne, a reçu en audience chacun des leaders de l’opposition politique et armée, le mardi 5 avril 2005. Selon de bonnes sources, la rencontre avec le président du Rassemblement des républicains aurait été particulièrement houleuse. Elle a porté sur plusieurs questions dont la responsabilité d’Alassane Dramane Ouattara dans la rébellion et la présence des ministres du RDR au gouvernement de réconciliation nationale.

Sur le premier point, Gbagbo et Ouattara n’ont pu accorder leurs violons. Chacun était rempli de récriminations contre l’autre. D’accusations en justifications, les deux hommes ont compris qu’il fallait passer à l’autre point de la discussion.

En ce concerne la présence des ministres du RDR dans le gouvernement de Seydou Diarra, Alassane Ouattara, a émis le vœu de procéder au changement de certains ministres de son parti. Sur la question, le président de la République n’y a vu aucun inconvénient. Mais a demandé à ADO de s’en référer à Seydou Diarra, sur la proposition de qui un remaniement doit se faire.

Mais, selon des proches de Laurent Gbagbo, un malaise profond serait en train de couver au RDR. ” Le président de ce parti ne fait plus confiance à certains de ses collaborateurs. Alors qu’il reproche à certains leur manque d’initiative et leur paresse ; d’autres sont soupçonnés de jouer leur carte personnelle au détriment des intérêts du parti “, explique notre interlocuteur sous le sceau de l’anonymat. Il révèle ensuite que ” la crise qui secoue le journal du RDR (NDLR : Le Patriote) est révélatrice du malaise dans lequel est plongé le parti d’Alassane Ouattara qui voudrait s’en servir pour régler certains comptes et faire le ménage” Et notre interlocuteur de conclure : ” Si le bloc du RDR se fissure, cela ne peut qu’arranger notre affaire ”

Du côté des républicains, on ne voit pas les choses de façon aussi alarmiste. Si on ne remet pas en cause la volonté du président du parti de modifier la composition des ministres du RDR membres du gouvernement, on en donne plutôt une tout autre explication. Selon un membre de parti qui, lui aussi, a requis l’anonymat, “les modifications en vue dans notre parti répondent à un seul objectif. Vous savez bien qu’on aborde la dernière ligne droite vers les élections générales. Il s’agit pour le président Alassane Ouattara de mettre en marche sa batterie de campagne. Les charges ministérielles pourraient handicaper certains cadres du parti. D’ailleurs, dans le cadre des stratégies de campagne, il arrive que des ministres démissionnent du gouvernement, pour mieux préparer la victoire de leur parti aux élections ” Ainsi, pour ce cadre du RDR, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ” il n’y a pas de feu en la demeure “.

Tout compte fait, le jeu politique pourrait s’animer dans les prochains jours. Qui sont les ministres républicains qui seront ” virés ” ? Est-ce que les accords de Linas Marcoussis ont prévu ce cas de figure ? La question mérite d’être posée, parce qu’en son temps, les Forces nouvelles n’ont pu procéder au remplacement de Roger Banchi, ministre des PME, qui n’avait plus la confiance de son secrétaire général, Guillaume Soro. Gbagbo accordera-t-il à Ouattara ce qu’il a refusé à Soro ? Par ailleurs, le mentor du RDR prendra-t-il finalement le risque de bouleverser les carrières, à quelques six mois d’une élection à l’issue de laquelle, il pourra agir plus librement ?

Vicky Delore




N°480: Revue de la presse Le retour du guépard et de N’zuéba

L'intelligent d'abidjan 1:05 am

Deux évènements majeurs ont fait la ‘’Une’’ de l’ensemble de la presse hier vendredi 08 avril 2005 : le retour de Chérif Ousmane, le redoutable guerrier des Forces nouvelles à Bouaké et le retour du président Henri Konan Bédié. Selon ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ ‘’Bédié lâche le morceau : tous seront candidats’‘. Du côté de ‘’Le Front’‘, son retour est acquis, ‘’Bédié peut rentrer à tout moment’‘.

Chez ‘’Le Nouveau Réveil’’ on donne les détails de Pretoria avec le titre ‘’Bédié dit tout sur Pretoria’‘. Nos confrères de ‘’Le Patriote’’ révèlent l’assaurance des Houphoutistes avec : ‘’Ado et moi au second tour’‘. Un autre retour toujours chez ‘’Le Patriote’’ est celui du chef de la compagnie Guépard, il titre ‘’Chérif Ousmane, le retour’‘. Contrairement à ‘’Le Patriote’‘, ‘’L’Inter’’ souligne que ce retour n’est pas si triomphal, pour lui ‘’Chérif Ousmane rentre affaibli à Bouaké’‘. Aura-t-il lieu ou pas ? Il s’agit du congrès de l’Udpci, ‘’Fraternité-matin’’ affirme que ‘’L’hôtel Ivoire restitue les 10 millions’’ pour la location de la salle. Ce fait a entraîné la colère des congressistes. C’est pourquoi ‘’L’Udpci porte plainte contre l’hôtel Ivoire’’ dixit ‘’Le Patriote’‘. Les effets de l’après Pretoria, ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ reprend les propos de Dr Ahua Junior, qui dit : ‘’La Côte d’Ivoire est sous tutelle de Thabo Mbeki’‘. Pour ‘’Le Courrier d’Abidjan’‘, c’est une victoire de Mbeki c’est pourquoi selon le confrère. ‘’La presse sud-africaine nargue Chirac’‘. A lundi avec un regard vers le congrès de l’Udpci et les retombées de Pretoria.

Olivier Guédé




N°480: chronique de l’économie n°9 Par Sylvain A. LOUA Les laisser pour compte de la libéralisation

L'intelligent d'abidjan 1:04 am

La libéralisation des échanges est-elle nuisible aux intérêts des pays africains ? Difficile de répondre à cette question. On est bien tenté de répondre par l’affirmative. L’Afrique représente à peine 2% du commerce mondial depuis près de 20 ans et les réformes engagées n’ont pas permis au contient d’accroître son influence dans les échanges mondiaux. Aujourd’hui, il est plutôt question de protéger certains avantages comme les préférences commerciales. En effet au cours de la réunion des Ministres des Finances de la zone franc qui s’est tenue à Cotonou les 6 et 7 avril dernier, le Ministre français des finances a pris l’engagement de défendre devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la légitimité et la sécurité juridique des préférences commerciales spécifiques pour l’Afrique. Ces préférences que l’Europe accorde à l’Afrique de puis 1975 est de plus en plus remis en cause par les autres pays membres de l’OMC.

Ainsi il y a de nombreux litiges que les organes de règlements des différends de l’organisation tentent de solutionner. Par exemple au niveau de l’ananas, les latinos américains voient d’un mauvais le traitement préférence dont jouissent les ananas de Côte d’Ivoire sur le marché européen. Il faut souligner que les ananas et bananes d’Amérique Centrale sont plus compétitifs que nos produits africains en raison de la plus grande mécanisation du travail et revient moins chers que nos bananes. Si cette préférence est levée par l’OMC alors nos bananes et ananas risquent de s’écouler sur le marché de l’Union Européenne pourtant principal débouché de nos produits.

Dans les pays occidentaux des voix s’élèvent pour dénoncer la libéralisation tout azimuts des échanges. L’une des critiques les plus acerbes est que la libéralisation fait obstacle à la lutte contre la pauvreté. L’on cite le cas de l’accord de libre échange nord américain qui a pour effet de faire baisser les salaires au Mexique et donc d’accroître la souffrance du peuple mexicain. Certes, l’expérience nous enseigne que de manière générale, qu’il y a un lien positif entre le commerce et la réduction de la pauvreté mais à condition qu’il n’y ait point d’autres facteurs exogènes ce qui parait à mon sens difficile à tenir étant donné la structure et l’interdépendances des économies. Les politiques de libéralisation n’ont pas encore donné de résultats probants sur le continent africain en matière de réduction de la pauvreté.

Les organisations syndicales prétendent à juste titre que le commerce est responsable de l’augmentation du nombre des pauvres dans les pays développés. En effet, ces organisations estiment que le commerce avec les pays pauvres fait baisser les prix des produits à forte intensité de main d’œuvre comme les chaussures, le textile, les jouets etc. Ce qui entraîne une diminution des salaires réels des travailleurs non qualifiés des industries correspondantes des pays développés. En effet une usine de fabrication de chaussure installée en Thaïlande n’a pas les mêmes coûts de production que celle installée aux Etats-Unis. La stagnation généralisée des salaires réels des travailleurs non qualifiés que l’on a observé pendant de longues périodes ces trente dernières années est la preuve que si la mondialisation n’est pas contrôlée, elle risque d’avoir des effets non souhaitées sur les économies des pays forts.

Ce qui peut entraîner des grincements de dent au niveau de la population ouvrière. Les inquiétudes concernant les effets néfastes du commerce avec les pays pauvres sur les salaires s’étendent aujourd’hui aux emplois semi qualifiés et qualifiés. Aux Etats-Unis des gens ont réclamé que des pays en développement comme l’Inde soient écartés de la passation des marchés publics.

Un autre problème soulevé est la délocalisation des services à partir des pays développés. Même en Europe on assiste à des mouvements de protestation contre les délocalisations. Dans ces pays les populations comment à avoir du mal à accepter de voir partir vers l’étranger des emplois des industries manufacturières. Pourtant en contrepartie, les emplois se multiplieraient dans le secteur tertiaire. Les emplois délocalisés s’établissent aux Etats-Unis à 100 000 par an entre 1999 et 2002. Pour les quinze prochaines années, l’on estime à 225 000, le nombre d’emplois qui seront délocalisés par an.

Dans les pays du nord, les anti mondialisations soutiennent que le commerce sans limite avec les pays pauvres et l’investissement des pays développés en direction des pays du tiers monde vont produire un nivellement par le bas des normes du travail. Certains experts reprochent à la libéralisation d’aller à l’encontre de la protection de l’environnement. De ce fait ces derniers défendent le protectionnisme agricole en faisant valoir que l’agriculture ayant des facettes multiples ne peut pas être complètement libéralisés pour de simples considérations d’efficience économique. Selon eux, il faut tenir compte du souci de préservation des campagnes et de la communauté rurale.

Dans les pays développés, comme dans les pays pauvres des gens s’élèvent pour dénoncer la libéralisation dans sa forme actuelle qui ne permet pas de garantir un mieux être aux populations à revenu modeste. Il es t donc impératif que les pays africains parlent d’une même voix dans les instances internationales pour défendre les intérêts de leur populations qui seront les laisser pour compte de la mondialisation si des garde-fous ne sont dressés à l’horizon d’ici 2008.

sylvainloua@yahoo.fr




N°480: Les samedis de Biton Par Isaïe Biton Koulibaly Question de mémoire

L'intelligent d'abidjan 1:02 am

Georges Niangoran-Bouah était un grand chercheur, un scientifique de haute volée. Quand il publia L’Univers Akan des poids à peser l’or, ouvrage d’art en trois tomes, français et anglais, tous les spécialistes jurèrent que jamais rien de plus beau ne fut publié dans toute l’Afrique. Au salon du livre de Paris, en 1986, le jury du célèbre prix Vasari décida séance tenante de créer un prix spécial. Et ce fut le grand prix Vasari de la francophonie, édition d’art 1966. Niangoran-Bouah s’est illustré dans de nombreux domaines. Depuis plus d’un an qu’il est mort aucune rue ne porte son nom. Ailleurs plusieurs rues de nombreuses villes porteraient son nom. Jean-Marie Adiaffi est mort depuis plusieurs années. Aucune rue ne porte son nom. Cela est inimaginable ailleurs pour celui qui a aussi vécu intensément pour les arts et les lettres. Jean Topka a été avant l’indépendance le meilleur footballeur noir de la France. Personne n’en parle aujourd’hui. Rien ne vient nous rappeler les exploits de la perle noire de Bahibli, son village. Où est l’avenue ou la rue Ernest Boka ou Koffi Gadeau ? Bernard B Dadié a-t-il une rue qui porte son nom ? Cela est inadmissible pour tous les peuples évolués. Des grands chercheurs, des universitaires de renommée mondiale vivent ou sont morts dans ce pays. Après leur inhumation ils sont vite oubliés. Jean-Pierre Ayé, certainement le meilleur journaliste du pays n’a aucune rue portant son nom depuis sa mort. Sauf une salle de rédaction à Fraternité-Matin. Mon ami Fulgence Kassi est mort “cadeau”. Précurseur de la promotion de la musique ivoirienne je me demande si une rue porte son nom à Toumodi pour ne pas parler d’Abidjan. Ernesto Djéjé et Jimmy Hyacinthe. A quoi servit leur combat pour la revalorisation de notre patrimoine culturel ? Laurent Pokou est encore vivant. Où est sa rue ? A-t-on un boulevard au nom de notre équipe nationale après Sénégal 92 ? Saliou Touré et Guidy Wandja Joséphine sont parmi les plus grands mathématiciens du monde. Comment peuvent-ils être des modèles pour notre jeunesse si rien ne vient rappeler leurs exploits. La Côte d’Ivoire est un vivier de plus de 1000 personnes vivantes ou mortes qui peuvent et doivent honorer nos rues. On les ignore. Quel sacrilège ! Et pourtant on crie nuit et jour que la jeunesse n’a plus de repère. Les seuls repères sont les rues, les boulevards et les avenues qui portent leur nom. Dans tous les pays avancés c’est la règle naturelle. On ne tient surtout pas compte des appartenances politiques. Tout sauf cela. Le grand économiste, le médecin de grande envergure, l’architecte original, l’agronome inventif sont reconnus par leur travail et leur créativité et non leur parti politique. En 1987, j’étais à Accra avec le Professeur Pierre Kipré qui venait d’obtenir le prix Noma pour son livre Villes de Côte d’Ivoire. Nous avons visité le mausolée Kwamé Nkrumah en compagnie de nombreux jeunes écoliers. J’étais si ému que j’ai coulé des larmes devant ces enfants qui découvraient un héros du pays. Dans le mausolée de Kwamé Nkrumah se trouvent de nombreuses photographies, des objets personnels du père de l’indépendance ghanéenne. On y trouve aussi ses deux cercueils car il a été enterré trois fois. A Conakry, à Kroful et à Accra. Dans la cour est dressée une statue au lieu exact, dit-on, où il a proclamé l’indépendance du Ghana. Depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny on attend un mausolée. Qu’à t-on fait à Accra qui ne puisse se faire à Abidjan ? J’attendais cela des partis politiques , maintenant je n’y crois plus. Ils sont en permanence préoccupés par les élections. C’est maintenant à la société civile de prendre cette affaire en mains. Les amis de Félix Houphouët-Boigny sont nombreux, ils n’hésiteront pas à participer au financement de ce mausolée. Le président LG disait que le bureau du père de la Nation est toujours au palais et qu’il souhaiterait que les gens voient sur quel bureau Houphouët travaillait. C’est une question d’intérêt national. Que la société civile houphouëtiste ou pas se lève pour construire ce mausolée. Ce n’est pas les fonds qui manqueront. Qui sait qu’un des amis du premier président est inhumé à Williamsville. Et quel ami ? Il s’agit d’Amadou Hampaté Bâ. Comment voudrons nous que les deux amis servent de repère à la jeunesse si rien ne les rappelle. Je pense chaque jour au maire d’une commune qui va baptiser les rues de son quartier aux noms des Ivoiriens et des Africains qui ont été et son des modèles pour tout le pays. Non seulement ce maire entrera dans l’histoire mais la jeunesse de son quartier sera exemplaire et la plus douée du pays. Au fait, si tous ces morts irremplaçables pouvaient sortir de leur tombe pour venir nous demander des comptes ? Ce serait à mon avis le meilleur scénario pour ouvrir la mémoire des vivants. Heureusement qu’il n’est jamais tard même si l’Afrique et les Africains n’ont pas de mémoire. Ainsi va l’Afrique ! A samedi prochain.




N°480: Mme Bouédi embarrasse le ministre Monnet

L'intelligent d'abidjan 1:01 am

Nous avons écrit récemment que le secteur de l’électricité en Côte d’Ivoire a sa madame Kili. Il s’agit de Mme Bouédi. Tout comme le président du conseil d’administration du fonds de régulation du café cacao la directrice de la société de gestion du patrimoine de l’électricité est incontournable. Militante avérée de l’ancien parti au pouvoir il lui est reproché la lenteur et le peu d’empressement à satisfaire les demandes de financement d’électrification rurale. Les mauvaise langues parlent déjà d’actes de sabotage du programme d’électrification du chef de l’Etat. Pour le président de la république si la route précède le développement, l’électricité l’accélère. Malheureusement, Mme Bouédi, selon des indiscrétions, veut faire grincer le système mis en place par le N°1 ivoirien. Le président Gbagbo, du moins son village natal, a été victime des mouvements d’humeurs et caprice de la directrice de la Sogepe. En fait, l’extension de l’électrification de Mama a pu être faite in extrémis et à moitié que grâce à l’intervention personnelle du chef de l’Etat.

Ce dernier a du interpeller le ministre des mines et de l’énergie pour donner un coup de fouet aux travaux avant l’inhumation de son père, le patriache Paul Zépé Koudou Gbagbo. Cela a mis dans l’embarras le ministre Monnet à qui il est reproché de protéger la patronne de la Sogepe.

Pendant ce temps, de nombreux villages qui sont dans le programme d’électrification piaffent d’impatience. Or la patience, comme le dit la sagesse populaire, a des limites.




8/4/2005

N°479: UNE: Bédié lâche le morceau

L'intelligent d'abidjan 3:13 am


Bédié fait une révélation de taille. Celle qu’à la prochaine présidentielle, lui, Gbagbo, Alassane et peut-être Soro, seront tous candidats. Le président du Pdci, dans l’interview ci haut, dit bien que pour ” les questions de fond “, il y a eu consensus et que la charge confiée à Thabo Mbeki, à l’union africaine et à l’Onu sera celle de définir simplement les contours de l’organisation des élections.

Cela veut dire que ce que les Ivoiriens doivent attendre comme compte rendu des consultations de Mbeki, ce n’est point de dire si tel ou tel est candidat ou qu’un autre ne l’est pas. C’est soit pour dire comment les élections vont être organisées. Soit pour situer l’opinion sur la façon dont l’article 35 portant éligibilité va être modifiée pour le principe acquis de la candidature d’Alassane Ouattara devienne réalité. Il ne s’agira pas de décider si oui ou non le président du Rdr sera candidat ou éligible.

C’est presque un acquis. Et c’est certainement satisfait ” de cette décisions mise sous embargo ” (selon l’expression de Bédié lui même) que les Forces nouvelles ont accepté le principe du désarmement. C’est certain.

Waki’s




N°479: SPORTS :Football:Coupes d’Afrique des clubs 8è de finale A la découverte des adversaires du trio ivoirien

L'intelligent d'abidjan 3:10 am

Les 8e de finale aller des coupes d’Afrique des clubs s’ouvrent ce week-end. L’Asec mimosas, l’Africa sports national et le Stella club sont prêts pour le ‘show’‘.

Dolphin Fc-Asec mimosas

Le vice-champion du Nigeria ne part pas dans l’inconnu dans cette Ligue des champions. Plusieurs fois présente au milieu des années 90, sous le nom de Concorde Fc, la formation nigériane du Dolphin Fc a les arguments solides pour frapper un grand coup.

Impressionnant à domicile (7 buts inscrits en deux matches et 0 encaissé) et assez hésitants à l’extérieur (3 buts encaissés et 1 marqué), les Nigérians ont les cartes pour faire exploser la défense mimosas lors du duel aller ce samedi 9 avril 2005 à 16h.

Avec un jeu basé sur les longues balles aériennes, soutenu par la solidité physique des joueurs, le second représentant nigérian dans la Ligue des champions a fait une grosse victime, en éliminant le champion en titre ghanéen de Hearts of Oak au premier tour, dont un cinglant revers (4-0) au Nigeria. Ses meilleurs atouts portent sur des individualités expérimentées et agressives.

Africa S. N-Raja C.A

En héritant de la formation marocaine du Raja Club athlétic,l’Africa sport national a tiré un gros morceau continental. Aux portes d’une autre qualification en poules de la Ligue des champions, les Rajaouis demeurent une référence dans ce format, dans lequel ils cumulent deux titres (1997 et 1999) en 8 présences depuis la 1ère édition en 1997.

Avec des atouts clés tels que un mental très haut, un collectif riche et des individualité excellentes, le Raja fait peur. Intraitable à l’extérieur comme à domicile, le champion en titre marocain affiche une grosse solidité. En deux matches, Edgar Loué (demi-offensif ivoirien) et ses partenaires n’ont encaissé qu’un seul but et en ont inscrit 3. Excellents sur les contres via de puissants ailiers tels que Abou Chenouane (la vedette), les Marocains peuvent surprendre les Aiglons. Lors de leurs duels à Abidjan comme à Casablanca.

Stella club- As Marsa

Avec un technicien super expérimenté comme Basile Wollé Zagallo, le Stella club d’Adjamé peut valablement tirer son épingle du jeu. Car, face à l’un des représentants de la Tunisie, la formation stélliste peut se défendre. Pour sa première présence véritable en Coupe d’Afrique des clubs en 8e de finale de coupe de Confédération, l’As Marsa ne voudra pas se louper. Affectionnant les contre-offensives, les Tunisiens ne sont pas un foudre de guerre. Mais, en revanche, ils ne sont pas complexés devant n’importe quel terrain adverse. Et avec une telle force, les Marsais réussissent à relever régulièrement la tête.

J.C. ADOPO




N°479: La vie reprend

L'intelligent d'abidjan 3:09 am

Les villes du nord de la Côte d’Ivoire sont depuis le 19 septembre 2002, dépouillées de leurs structures administratives, économiques, sanitaires et scolaires. Mairies, banques, hôpitaux, pharmacies, établissements scolaires etc. Aujourd’hui, ces villes retrouvent leur ambiance d’antan.

Sur le plan sanitaire, par exemple, le centre hospitalier régional de Korhogo fonctionne de nouveau, et est dirigé par le Dr Idrissa Diomandé, directeur régional de la Santé de la région des savanes. Il en est de même pour Ferké et Tengrela, où huit à vingt structures sanitaires ont recommencé à dispenser des soins. Sans oublier quelques pharmacies. Sur le plan administratif, à Korhogo, le conseil général, présidé par M. N’Golo Coulibaly a repris du service. Des établissements scolaires ont également rouvert leurs portes. Ce sont notamment Marcellin Champagnard, le collège Jean-Bosco, le collège moderne de Korhogo, etc. A Bouaké, les élèves ont aussi repris le chemin de l’école. Mais, la difficulté majeure au niveau de ces établissements, c’est le manque de moyens financiers pour payer convenablement les enseignants. Notons, à côté de toutes structures, la reprise des activités commerciales.

Les marchés regorgent de monde et de provisions. Le sucre et le coton sont acheminés vers le sud, et à l’opposé, des vivriers sont transportés vers le nord. Quelques stations d’essence ont repris du service. Même des maquis et des boîtes de nuit ont rouvert. En somme, Korhogo, Bouaké, Ferké, Tengrela… commencent à renaître de leurs cendres. Il ne reste plus que la réunification effective, pour que la Côte d’Ivoire devienne ce qu’elle était avant la guerre.

L.J.




N°479: SOCIETE :Etablissements primaires et secondaires de Korhogo Les enseignants plaident pour l’organisation des examens

L'intelligent d'abidjan 3:09 am

Fermés depuis le début de la crise du 19 septembre 2002, les établissements primaires et secondaires de Korhogo ont rouvert leurs portes. Les enseignements plaident pour l’organisation des examens.

La situation de l’école dans la ville de Korhogo s’est nettement améliorée. Déserts depuis le déclenchement de la guerre, les établissements primaires et secondaires ont rouverts les classes. Ce sont donc 99 écoles primaires et 20 établissements secondaires qui ont repris les cours au niveau des établissements confessionnels. Dont le collège Jean-Bosco, le collège Marcellin Champagnaud, Notre dame de l’Assomption etc. Pour cette année 2005, où la rentrée scolaire a débuté en octobre dans ces écoles confessionnelles, c’est au moins de 3386 élèves du primaire et plus de 1000 élèves du secondaire qui ont repris le chemin des classes, selon Xavier Coulibaly, directeur diocésain des écoles catholiques. La réouverture des écoles était impérative, selon lui, pour éviter que les enfants se fassent enrôler dans la rébellion.

“Au départ, c’était en enseignement de groupe. Par la suite, nous avons recruté une vingtaine de volontaires qui travaillent pratiquement sans salaires. Dans la mesure où nous ne sommes pas subventionnés. Et puisque les parents n’arrivent pas aussi à payer les frais scolaires. Nous couvrons les 2/3 des frais pour ce qui est des salaires les enseignants”, a expliqué José Louis Elias, directeur du collège Marcellin Champagnard.

S’agissant des établissements publics, M. Hili Hili, professeur d’histoire-géo, a indiqué que la rentrée scolaire a débuté le 3 janvier 2005. Et que presque tous les établissements de la région ont rouvert. Ce sont notamment le lycée Houphouët Boigny, le lycée municipal, le collège moderne de Korhogo. Dans ces établissements publics, ce sont également des jeunes vacataires, pour la plupart universitaires, qui ont été retenus pour dispenser les cours à au moins 3000 élèves. Les raisons de la réouverture sont les mêmes : empêcher les jeunes et enfants de se faire enrôler. Le souhait de tous les enseignants et responsables d’établissement de Korhogo, c’est que les examens soient organisés cette année. Ce, parce que, selon eux, les cours ont été normalement dispensés.

L.J envoyée spéciale à Korhogo




N°479: NATION :Le Mjg pour une mobilisation autour de Pretoria

L'intelligent d'abidjan 3:07 am

Le président Touré Al Moustapha du “mouvement J’aime Gbagbo” souhaite que les Ivoiriens se mobilise autour des acquis de Pretoria. “Il faut saluer, féliciter et remercier le président Mbeki, l’Onu et l’Union africaine pour avoir donné l’occasion à nos leaders de se parler entre eux. Il faut encourager Gbagbo, Bédié, Ouattara et Soro à dialoguer davantage. Parce que les populations souffrent beaucoup de la guerre et qu’il est urgent de trouver une porte de sortie”.

Aux journalistes dont les commentaires des décisions de Pretoria lui semblent trop intéressés, le président du Mjg appelle au désarmement des plumes. “Pour cette fois-ci il faut encourager les décisions de nos hommes politiques. Il faut arrêter de mettre le feu.

Il n y a pas de sacrifice trop grand pour la paix. L’essentiel à noter, c’est que l’engagement consensuel a été pris pour désarmer et donc de réunir le pays. Pretoria est un accord à soutenir et non à diaboliser”.

M.C




N°479: ECONOMIE : Code des investissements Un nouveau projet sur la table des députés

L'intelligent d'abidjan 3:07 am

Un nouveau code des investissements en Côte d’Ivoire est à l’étude. Le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Me Jeannot Ahoussou Kouadio, à qui est confiée cette charge, va réfléchir, ce matin, sur ce projet de texte.

Le développement et le progrès des pays en développement repose essentiellement sur le secteur privé. En ce sens qu’il est le principal pourvoyeur d’emplois et de sources de revenus. Malheureusement, en Côte d’Ivoire, ce secteur important, est un peu contrarié par le code des investissements de 1995 qui n’offre pas toutes les garanties opérateurs économiques. Des catégories d’investisseurs reçoivent des avantages de ce code, quand, par contre, d’autres en sont exclus. Au nombre des exclus, les Pme et Pmi. De ce constat, pour les autorités ivoiriennes, il faut donner les mêmes chances d’entreprendre à tous les opérateurs économiques. Surtout que la fin de la guerre, c’est pour bientôt. Et pour reconstituer le tissu économique, l’Etat aura besoin du soutien de tous, sans exception. Les caractéristiques du nouveau code des investissements, c’est de le rendre plus attractif et incitatif vis-à-vis des investisseurs privés. Et cela, conformément à la politique du gouvernement, en matière de décentralisation. Le nouveau code des investissements aura surtout pour rôle: d’adapter l’économie ivoirienne au marché mondial, par une amélioration de la productivité et de la qualité des produits; de créer un tissu industriel dense, basé sur un socle des Pme/Pmi ; de créer une valeur ajoutée à la valorisation des produits de base ; de contribuer efficacement à la réduction de la pauvreté et au développement régional, par la création de 3 zones d’investissements.

C’est aujourd’hui vendredi 8 avril que les ministères techniques et les partenaires concernés par ce projet de textes vont se rencontrer pour définir les champs d’application et les garanties générales, afin d’attirer le maximum d’investisseurs en Côte d’Ivoire.

HONORE KOUASSI




N°479: EVENEMENT :Dr Antoine Ahua Jr, conseiller de Mamadou Koulibaly “L’accord de Pretoria met la Côte d’Ivoire sous tutelle de Thabo Mbeki”

L'intelligent d'abidjan 3:06 am

Dans une analyse sur les accords de Pretoria, signés le mercredi 6 avril 2005, par le président Gbagbo, l’opposition et la rébellion, le Dr Antoine Ahua Jr, , relève les enjeux et fait des recommandations. Depuis le Québec, où il avait été expulsé, il y a quelques mois par les autorités ivoiriennes, le conseiller du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, dénonce “une mise sous tutelle de la Côte d’Ivoire sous Thabo Mbeki” Pour une meilleure information de nos lecteurs, nous proposons, dans son intégralité, cette contribution.

“Le mini sommet de Pretoria vient à peine de s’achever. Une phrase consensuelle, quoique rhétorique, fait du bien à lire : “La population a assez souffert de la guerre” (par. 3). Pour le reste, il y a de quoi retenir son souffle puisque les invités ivoiriens ont signé un document donnant leur consentement à ce que le médiateur Thabo Mbeki gère un Accord inachevé, aux acquis conditionnels et à certains égards conflictuels, assujetti à la bonne foi des acteurs et sans échéancier précis pour garantir la tenue des élections en octobre 2005.

En effet, l’Accord de Pretoria pourrait se résumer de plusieurs élocutions différentes :

1- Hourra, la guerre est finie. Que chaque déplacé de guerre rentre chez lui !

2- Le sort de ADO est remis au verdict du Conseil de sécurité de l’ONU.

3- Gbagbo a donné et attend ce qu’il va recevoir.

4- Les rebelles ont reçu et attendent ce à quoi ils sont contraints.

5- Thabo Mbeki renvoie les leaders politiques à leurs devoirs

6- La Licorne tombe au chômage. Va t-elle partir ?

Ces divers titres ne proviennent pas du cynisme mais d’un certain réalisme dont les Ivoiriens doivent saisir immédiatement les aspects positifs conduisant à la paix. Ce serait au moins ça d’acquis. Et de là, les problèmes non résolus pourraient s’écrouler sous la pression populaire. La présente analyse se veut donc constructive afin de contribuer à ce que le recul ou le surplace ne soit plus possible. Pour ce faire, il importe d’interpréter les différents points de l’Accord de Pretoria dans leur sens le plus positif possible tout en soulignant les pelures de bananes parsemées sur le chemin.

1- La guerre est finie

L’Accord mentionne qu’il y a « cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités et la fin de la guerre sur tout le territoire national » (par.3, al. 1 et 2). Il n’y a là aucune ambiguïté. En clair, depuis le 6 avril 2005, il n’y a plus de zones gouvernementales, assiégées ou de confiance. C’est un acquis à rendre irréversible.

RECOMMANDATION : Le Président Gbagbo devrait en faire l’annonce solennelle immédiatement, interdire les barrages et autres frontières de guerre et autoriser la libre circulation des biens et des personnes. En fait, le principe étant acquis, il importe juste que ceux qui n’ont pas le privilège de pouvoir prendre connaissance de l’Accord, en soient rassurés par le Chef de l’État et que la fête commence !

2- Le sort de ADO est remis au verdict du Conseil de sécurité de l’ONU

De tous les points litigieux soumis à l’attention du médiateur Thabo Mbeki, c’est l’amendement de l’article 35 de la Constitution qui demeure entièrement irrésolu. Voici ce que dit l’Accord de Pretoria à ce sujet : “ (…) le médiateur s’est engagé à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le Président de l’Union africaine et le Secrétaire Général des Nations Unies. La décision issue de ces consultations sera communiquée aux leaders ivoiriens” (par. 14, al. 2 à 4).

Rappelons que la polémique est tissée autour de deux positions conflictuelles. Le G-7 demande une élection présidentielle ouverte à tous dans le but d’amener la rébellion à déposer les armes, se basant sur le fait que leur principale revendication est l’admissibilité de ADO aux présidentielles de 2005, après avoir été éliminé en 2000. En fait le camp présidentiel n’a pas d’objection à la candidature de ADO mais veut exercer son devoir de soumettre la question de modification des conditions d’éligibilité au référendum comme l’exige à la fois la Constitution de juillet 2000 et les Accords de Marcoussis de janvier 2003. Le hic est que le G-7 réclame sur les Accords de Marcoussis la suprématie de l’Entente de Accra III de juillet 2004 qui a émis l’idée que le Président pourrait utiliser les dispositions de l’article 48 de la Constitution pour décréter l’éligibilité de ADO sans référendum, tout en renchérissant que la tenue des élections en octobre 2005 exige une économie du temps de faire un référendum. Bien qu’il y ait unanimité sur le fait que le Président de la République se rendrait coupable de haute trahison en violant la Constitution, les acteurs politiques du G-7 évoquent la primauté du politique sur le juridisme en cas de crise, lesquels sont soutenus en cela par le Président du Conseil économique et social qui trouve dans l’éventuelle infraction constitutionnelle du Président de la République, un viol positif.

Pour absence de compromis à Pretoria, Thabo Mbeki s’en remet aux conseils de deux hommes, Olusegun Obasanjo, Président de l’Union africaine, et Kofi Annan, Secrétaire Général de l’ONU. Alors, des trois options, l’une. Première option : le triumvirat décrète qu’il faut un référendum, avec une forte recommandation pour que le Oui passe, ce qui n’est pas garantissable. Dans une telle situation, la date des élections devra être repoussée. Deuxième option : le triumvirat décrète que l’article 35 de la Constitution soit suspendu, le temps des élections, pour que Ado soit candidat. Troisième option, ADO est prié de choisir entre se retirer de la course ou accepter un référendum libre et sans pression.

Fatiguée de la guerre, la population pourrait fort bien s’accommoder de l’une ou l’autre des options évoquées, d’autant plus que la décision finale, quoique prise de façon condescendante, aurait été la conséquence de l’incapacité de nos leaders ivoiriens de s’entendre et le fruit de l’effort désintéressé d’un chef d’État africain, ami de la Côte d’Ivoire. Toutefois, ne nous en méprenons pas : la candidature d’ADO étant le point focal de la guerre, toute approche pouvant conduire, soit à l’absence de ADO aux élections prochaines (options 1 et 3), soit à une prime à la rébellion (option 2), ne serait pas optimale. On ne ferait que pelleter le problème en avant.

RECOMMANDATION : Une option que j’ai déjà proposée dans la presse et qui est passée silencieuse comme un pétard mouillé, alors que je croyais avoir inventé une bombe, devrait attirer un peu d’attention, soit une élection référendaire ouverte à tous. Celle-ci permettrait à chaque camp d’atteindre ses objectifs sans nuire à ceux de l’autre. Le G-7 aurait son économie de temps puisque l’élection et le référendum seraient simultanés et ADO serait candidat. Le camp présidentiel n’aurait pas à violer la Constitution et à rendre ADO éligible sous la menace des armes. En fait, le sort de ADO et celui de la Constitution seraient confiés au verdict du peuple. En effet, si ADO obtenait la majorité absolue des votes, condition pour être élu président, le peuple aurait logiquement accepté sa candidature et donc la révision de l’article 35 de la Constitution. Dans le cas contraire, le peuple aurait choisi un candidat éligible d’office comme Président et la Constitution resterait inchangée.

Il serait sage que le Président de la République opte pour cette solution de paix sociale à coup sûr que de risquer qu’on lui impose de l’extérieur une avenue minée de problèmes potentiels.

3- Gbagbo a donné et attend ce qu’il va recevoir

Rappelons que, avant le mini Sommet de Pretoria, le camp présidentiel avait déjà cédé son poste de Premier ministre, des prérogatives présidentielles au profit du nouveau Premier ministre désigné, les trois-quarts de ses postes ministériels. Il avait accepté, comme ministres, des rebelles armés et coupables de crimes humains, économiques et contre l’État. Il les avait amnistiés pour ce qui le concerne directement et avait consenti à dialoguer avec eux pendant qu’ils occupaient la moitié du territoire. À Pretoria, le Président a cédé de nouveau, cette fois sur la gestion de la RTI, sur la composition de la CEI, sur l’organisation des élections et sur l’adoption de nouvelles lois issues intégralement de Marcoussis et, conséquemment, l’abrogation des lois issues aussi de Marcoussis mais amendées et déjà promulguées.

En contre partie, le Président a retrouvé une partie de ce qu’il a perdu pendant la guerre, soit la réunification du territoire, le redéploiement de l’administration publique et la couverture de la RTI sur toute l’étendue du pays.

Ce que le camp présidentiel devait gagner en retour de ce qu’il a cédé, c’est la protection de la Constitution telle qu’il l’a reçue du peuple. En clair, le Président de la République ne doit pas céder sur l’ouverture de notre contrat de paix sociale sous la pression des armes en amendant directement ou en faisant amender la Constitution. Le faire, c’est constitutionnalisé la prime à la rébellion. Par l’Accord de Pretoria, l’éligibilité de ADO étant encore en examen chez le médiateur Thabo Mbeki, le Président Gbagbo attend de savoir s’il va gagner quelque chose ou pas.


RECOMMANDATIONS
: Le seul choix qui s’offre au Président Gbagbo pour obtenir la paix maintenant sans la compromettre à long terme, c’est d’opter pour l’organisation d’une élection référendaire ouverte à tous. Le Président gagnerait la paix par la candidature de ADO mais ne la compromettrait pas en s’abstenant d’ouvrir la Constitution sous la menace des armes.

D’autre part, pour obtenir l’appui de ses députés pour l’adoption des nouvelles lois à venir, issues intégralement de Marcoussis, il est impératif de s’entendre préalablement que les lois qui ne sont pas liées à l’organisation électorale, une fois adoptées par l’Assemblée nationale pour des raisons de paix sociale, n’entreront en vigueur qu’après les prochaines élections. L’avantage de cette exigence n’est pas seulement d’obtenir le consentement des députés du camp présidentiel mais aussi d’éviter que ce geste ne devienne une prime à la rébellion ou un coup d’État constitutionnel et conséquemment une déconfiture complète. En effet, sans le report de l’entrée en vigueur de certaines des nouvelles lois à venir, il faut craindre que Pretoria ne soit l’objet d’une plus profonde division et que la paix ne soit pas gagnée. Par exemple, la loi sur la nationalité, telle que proposée par Marcoussis, est un bétail à votes complètement inacceptable pour le camp présidentiel si elle devait être valide pour les prochaines présidentielles et législatives.

Par ailleurs, concernant l’organisation des élections, l’Accord de Pretoria écrit que “les Nations Unies doivent s’assurer à ce que leur mission d’intervention sollicitée soit appuyée par un mandat et des pouvoirs appropriés à l’accomplissement de leur mission” (par.10, al. 5 et 6). Voilà une bombe à retardement ! Le camp présidentiel devrait participer activement à la définition de ce mandat et de ces pouvoirs éventuels de l’ONU. C’est un droit international pour la Côte d’Ivoire de n’accepter de l’ONU que ce qui fait son affaire. Le danger est que, de façon sournoise, l’ONU ne mette nos élections sous sa tutelle.

4- Les rebelles ont reçu et attendent ce à quoi ils sont contraints

Les acquis des rebelles à Pretoria ont été mentionnés au point précédent, à savoir, la RTI, la CEI et l’adoption de nouvelles lois dites lois conformes à Marcoussis. De plus, la candidature éventuelle de ADO serait la cerise sur le gâteau.

En contre partie, les exigences aux rebelles ne semblent pas péremptoires. En effet, le programme DDR du PNDDR de Alain Donwahi est toujours un processus sans échéancier précis et son application demande des décisions consensuelles entre les deux chefs d’État Major des FANCI et des FAFN. De plus, la seule date mentionnée, celle du 14 avril prochain fait mention de “reprise de contact entre les FANCI et les FAFN ainsi que de reprise du processus DDR” (par.5, al. 8 et 9). Rien de plus.

RECOMMANDATION : Afin d’éviter que d’éventuelles tergiversations ne retardent le cantonnement des rebelles, il serait avisé que le camp présidentiel profite de la fin de la guerre pour autoriser sans tarder la diffusion de la RTI partout dans le pays, la libre circulation des biens et des personnes, et surtout le déploiement de l’administration, y compris la police et la gendarmerie, en concrétisant le fait qu’il n’ait plus de zone rebelle. La prise de possession rapide du territoire est un acquis à saisir immédiatement.

5- Thabo Mbeki renvoie les leaders politiques à leurs devoirs

Il est possible qu’une bonne partie de la population dite patriote soit déçue à la lecture rapide de l’Accord de Pretoria. Cependant, eu égard aux recommandations que j’ai faites, et à celles que d’autres feront, il y a lieu de profiter du chemin tracé par Thabo Mbeki pour que nous, Ivoiriens, prenions notre destin en main. Par orgueil peut-être, chaque camp est resté bloqué dans ses œillets pendant trop longtemps. Par le coup de fouet du successeur de Nelson Mandela, nous pouvons mettre en œuvre ce que nous aurions pu faire beaucoup plus tôt. Cependant, ne nous en voulons pas, le destin d’un peuple s’écrit dans la douleur. En fait, le médiateur sud-africain nous a remis devant nos responsabilités. Par exemple, l’Assemblée nationale peut refuser d’examiner les nouveaux projets de lois proposés, tout comme elle peut accepter de les adopter mais de les mettre en vigueur après les élections. C’est dire que nous avons reçu de Thabo Mbeki une route, c’est à nous Ivoiriens de l’asphalter.

RECOMMANDATION : Que les Ivoiriens sachent que la médiation de Thabo Mbeki est le dernier des Sommets ! Si nous laissons passer ce train, le prochain sera un voyage Paris – Abidjan, un vol nolisé bourré de snipers pour nous faire encore des coups fourrés. Choisissons la tutelle temporaire et honnête de Thabo Mbeki afin d’éviter le protectorat permanent de Napoléon Chirac.

6- La Licorne tombe au chômage. Va t-elle partir ?

Dans tout le texte de l’Accord de Pretoria, la Licorne n’est citée nulle part. Par contre, Il y est fait mention de l’ONUCI pour la formation policière des rebelles à réinsérer dans les FDS (par.6) et des Forces impartiales qui devront être sous le commandement des FDS pour le démantèlement des milices autres que les Forces dites Nouvelles (par.4.b). Il est donc évident que la feuille de route de Thabo Mbeki prévoit le départ prochain de l’ONU, précédée de la Licorne. Du moins, le 43e BIMA est écarté du dossier ivoirien.


RECOMMANDATION
: Le Président Gbagbo doit saisir la présence de l’ONUCI et la venue prochaine de Forces sud-africaines pour demander le non-renouvellement du mandat de la Licorne dans quelques semaines. Quant au sort du 43e BIMA, il ne sert à rien de le bousculer au moment où il sera en caserne. Le Colonel Major Philippe Mangou n’aura qu’à avoir un œil sur eux et ce sera suffisant. Pour le moment.

Par Dr Antoine Ahua Jr

Le 6 avril 2005

Québec, Canada
Antoineahua@hotmail.com




N°479: Udpci : congrès extraordinaire Rien ne va chez les contestataires

L'intelligent d'abidjan 3:02 am

La conférence de presse que devrait animer hier le député Noutoua Youdé, nouveau secrétaire général désigné de l’Udpci à l’hôtel Ibis n’a pas eu lieu.

Le député Noutoua Youdé est-il de cœur avec le ministre Paul Yao Akoto, dans la volonté de ce dernier de reprendre les choses en main à l’Udpci ? L’interrogation vaut son pesant d’or. Parce qu’à bien observer les choses, le député Noutoua, par ailleurs président du groupe parlementaire Udpci, n’entre pas ou ne semble pas entrer dans l’ambition de son président. Nommé secrétaire général par intérim, en remplacement de Alassane Salif N’Diaye, suspendu par Akoto Yao, le député Noutoua a reculé devant la furia des militants Udpci, visiblement chauffés par ” la sortie de route ” de leur président. Il n’a pu prendre fonction au secrétariat général. Alors que le président du parti Arc-en-ciel a, lui, depuis, franchi le pas. Second fait : devant la ferme volonté des ‘’Mabristes’’ à aller à leur congrès extraordinaire, le président de l’Udpci a décidé d’interdire ces assises par un communiqué diffusé dans la presse. Tollé au siège du parti, toujours tenu par Salif N’Diaye. Pis, ce dernier monte au créneau et martèle que le congrès extraordinaire aura bien et bien lieu aux dates et lieux indiqués. Noutoua Youdé a, lui gardé le silence, au lieu de sortir ses gongs. Il n’est pas allé au secours de ” son ” président. Enfin, Akoto a traduit Salif N’Diaye en justice, pour acte illégal et insubordination. M. Noutoua a, pour sa part, annoncé une conférence de presse pour le 6 avril 2005. Pour approfondir les griefs d’Akoto contre le camp adverse. Mais, le jour ” J “, le lieutenant d’Akoto a encore reculé. Joint au téléphone, le député Noutoua nous a répondu : ” La conférence est annulée. Quand nous serons prêts, vous serez avertis “. Certainement après le congrès. S’il a lieu.

Barthélemy Téhin




N°479: L’ambassadeur Jean Vincent Zinsou sur Onuci Fm “Ni vainqueur, ni vaincu à Pretoria”

L'intelligent d'abidjan 3:02 am

Sous les auspices du médiateur sud-africain Thabo Mbeki, du 3 au 6 avril dernier à Pretoria, les acteurs politiques de la crise ivoirienne ont décidé de tourner la page de la guerre. De l’avis de l’ambassadeur Jean Vincent Zinsou, intervenant hier sur Onuci Fm, le Premier ministre Seydou Diarra doit assurer sa délégation de pouvoir.

A Pretoria, en Afrique du sud, Laurent Gbagbo président de la République de Côte d’Ivoire, Seydou Diarra Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, Henri Konan Bédié président du Pdci-Rda, Alassane Dramane Ouattara pour le Rdr et Guillaume Soro des Forces nouvelles, se sont accordés sur une déclaration commune de fin de guerre. L’ambassadeur Jean Vincent Zinsou y trouve des avancées notables qui offriront, de par la bonne volonté de la classe politique ivoirienne, la paix véritable en Côte d’Ivoire. Pour lever donc tout obstacle à l’accord de Pretoria, signé à l’initiative de Thabo Mbeki, président de l’Afrique du sud, l’ambassadeur Jean Vincent Zinsou a conseillé aux acteurs politiques de ne pas y voir une faveur pour un quelconque camp. ” Il n’est pas question de voir la victoire d’un camp ou l’autre, mais de retrouver la paix “. Pour dire que personne n’a gagné ou perdu à Pretoria. Il est cependant question, dans un angle, selon lui, que la délégation des pouvoirs au Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, réaffirmée à Pretoria par Laurent Gbagbo, conformément aux accords de Linas Marcoussis, permette à Seydou Diarra d’accomplir sa mission. ” Il faut qu’il assume sa délégation de pouvoir. Depuis Marcoussis, l’autorité de Premier ministre lui a été accordée, mais Seydou Diarra n’a pas démontrée qu’il a cette pleine autorité. C’est le lieu pour lui d’accomplir convenablement sa mission”.

Ainsi, selon le communiqué final de l’accord de Pretoria, signé le 6 avril, ” il a été convenu que le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, Seydou Elimane Diarra, jouisse de l’autorité exécutive nécessaire et suffisante pour lui permettre d’accomplir sa mission’’. Le président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur dans la crise ivoirienne, joue ainsi, selon l’ambassadeur Jean Vincent Zinsou sa carte de sortie de crise, là où certains ont échoué.

K.S




N°479: Mgr Marie Daniel Dadiet, archevêque de Korhogo “Pourquoi je tends ma main aux rebelles”

L'intelligent d'abidjan 3:01 am

Accusé de composer avec la rébellion, Mgr Marie Daniel Dadiet archevêque de Korhogo, sort de sa réserve. Il a saisi l’occasion du centenaire de l’église de Korhogo pour répondre à ses détracteurs.

Vous seriez très “amical” avec la rébellion

Je suis sincère avec moi-même. Ma mission d’évêque, c’est de travailler pour tous ceux que Dieu me donne et que je rencontre. Donc, ma conscience est tranquille parce que je n’ai pas l’intention de diviser la Côte d’Ivoire. Bien au contraire, les petites actions que je mène, c’est pour apporter ma contribution afin d’amener les uns et les autres à prendre en compte le processus de réconciliation. C’est ça ma mission première. C’est celle que Jésus m’a confiée. Celle d’être avec les bons et les mauvais comme il le faisait. Jésus n’a pas rejeté le pécheur. Seulement, il n’aimait pas le péché. Le fait de tendre la main à un élément des Forces nouvelles ou à un Fanci, un païen, un musulman ou un chrétien, ce n’est une action qu’il faut qualifier d’acte rebelle. Mon parti, c’est le parti de Jésus qui est l’amour, la vérité et la vie. Dans la mesure où j’essaie apporter une contribution à la réconciliation nationale, je pense que je suis sur la bonne voie. Mon souci, c’est d’obéir aux commandements de notre Seigneur Jésus qui demande d’être des annonciateurs de paix, de pardon et de réconciliation. Mon souhait est que la Côte d’Ivoire se réconcilie. Le reste, ce sont des racontards. Quand on n’a pas toutes les informations, il faut éviter d’avoir des préjugés. Pour enfin dire que je ne me reproche rien.

Vous vous êtes rendu à Mama, aux obsèques du père du président Gbagbo…

Je suis allé à Mama pour soutenir moralement le président. C’était mon devoir en tant que serviteur de Dieu.

Pourquoi les Forces nouvelles n’ont-elle pas voulu assurer la sécurité de Mamadou Koulibaly, pourtant invite au centenaire…

Les Forces nouvelles n’ont pas refusé d’assurer la sécurité de Mamadou Koulibaly. Ils m’ont seulement dit que je ne les avais pas avertis à temps. C’est seulement à trois jours du centenaire qu’ils ont été informés de la venue de Mamadou Koulibaly. Ils m’ont dit que pour préparer la venue du président Thabo Mbeki, il leur a fallu trois semaines. Donc, trois jours étaient vraiment insuffisants pour eux pour préparer la venue du président de l’Assemblée nationale.

Qu’est-ce que la présence de Mamadou Koulibaly au centenaire de l’église de Korhogo aurait apporté au processus de paix ?

La venue de Mamadou Koulibaly aurait été un grand pas dans le processus de réconciliation nationale. J’ai tenu à l’inviter, parce que bien qu’étant du parti au pouvoir, il est fils du Nord. Aussi, la venue aurait été un déclic pour la réconciliation nationale. Toutefois, je ne suis pas découragé et je tiens à continuer mon action pour réconcilier les fils et les filles de ce pays. Et j’ai foi que j’y parviendrai, et je ferai venir Mamadou Koulibaly chez les siens, parce qu’il a été le premier (et je m’en réjouis) à répondre oui à mon invitation. Et ça, c’est déjà un grand pas vers la paix.

Propos recueillis
à Korhogo par L.J




N°479: Paris prêt à appuyer les accords de Pretoria

L'intelligent d'abidjan 2:59 am

Le porte-parole du Quai d’Orsay s’est prononcé hier, sur les accords de Pretoria. Ci-dessous, de larges extraits de son intervention.

Je vous rappelle les termes de la déclaration faite hier soir par le ministre, M. Michel Barnier : Début de citation : “L’accord de Pretoria pose les conditions d’une sortie définitive de la crise ivoirienne.

Je salue le succès de la médiation menée avec détermination, au nom de l’Union africaine, par le président Mbeki. Je salue également l’engagement personnel ainsi manifesté par chacun des responsables politiques ivoiriens pour conduire leur pays hors de la crise en renonçant définitivement à la logique des armes. Il importe désormais que cette volonté se traduise sur le terrain.

Seule, la tenue d’élections régulières et incontestables dans un pays réunifié permettra en effet de garantir la réconciliation nationale, et le retour de la Côte d’Ivoire à la stabilité et à la paix.

Pour sa part, la France se tient prête à apporter son entier soutien à la mise en œuvre des décisions politiques qui viennent d’être ainsi prises par les responsables africains.”

Je vous rappelle les propos du ministre hier soir. L’accord de Pretoria pose les conditions d’une sortie définitive de la crise ivoirienne. Il a été conclu sous l’égide du médiateur de l’Union africaine, et signé par l’ensemble des responsables politiques ivoiriens, y compris le président Gbagbo. Bien sûr, les engagements pris par chacun doivent maintenant être mis en œuvre sur le terrain. La France est prête à apporter son soutien à cette mise en œuvre.

A propos de l’infiltration de miliciens, je vous rappelle que le Conseil de sécurité a décidé le 4 avril dernier de prolonger d’un mois le mandat de l’ONUCI et de Licorne, en attendant les résultats de la médiation assurée par le président Mbeki. C’est compte tenu des conclusions de l’accord de Pretoria que le Conseil de sécurité examine désormais le renouvellement du mandat et des effectifs des forces impartiales, en vue d’une décision prévue le 4 mai prochain.




N°479: L’UE se félicite des accords de Pretoria

L'intelligent d'abidjan 2:56 am

La Commission européenne se félicite des avancées obtenues à Tshwane par la médiation Mbeki.
Le Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel, se réjouit des résultats de la réunion des principaux acteurs de la crise ivoirienne qui s’est tenue à Tshwane (Pretoria) du 3 au 6 avril 2005, dans le cadre de la médiation que l’UA a confiée au Président sud-africain, SEM Thabo Mbeki. Le Commissaire, qui s’est rendu très récemment en Côte d’Ivoire pour contribuer à relancer le dialogue politique entre les différentes parties, renouvelle son entier soutien aux efforts du Président de l’Afrique du Sud et réitère son appel aux parties à poursuivre sur la voie de la réconciliation.

La réunion de Tshwane a débouché sur des avancées notables sur les principaux points toujours litigieux, notamment :

-engagement à une “cessation immédiate et définitive” des hostilités en Côte d’Ivoire ; les parties signataires “se sont accordées pour procéder immédiatement au désarmement et au démantèlement des milices sur l’ensemble du territoire national” ;

- le début du désarmement ;

– la reprise par l’Assemblée nationale, conformément à la feuille de route du médiateur, de certains textes de lois ; – des nouvelles dispositions visant à garantir le fonctionnement équilibré de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ainsi que du Conseil Constitutionnel (CC).

Quant à l’éligibilité à la Présidence de la République ; le médiateur Thabo Mbeki se prononcera sur cet aspect crucial du règlement de la crise ivoirienne après avoir consulté le président de l’Union africaine, le Nigérian Olusegun Obasanjo, et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.

Le Commissaire Michel appelle instamment à ce que le même esprit d’ouverture, de compromis et d’inclusion, préside maintenant à l’application concrète de l’accord dans chacune de ses dimensions.

“Je renouvelle mon appel à toutes les parties à mettre en œuvre rapidement les engagements pris ; il est essentiel de rétablir un climat de confiance et de dépasser la phase de la peur pour entamer celle de l’espoir, indispensable au rétablissement de l’unité du pays “.

Comme il l’a rappelé lors de sa récente mission, le Commissaire Michel marque la disponibilité de la Commission européenne à soutenir les actions nécessaires à la mise en œuvre de l’accord.

Bruxelles, le 07 avril 2005




N°479: Henri Konan Bédié après Pretoria “Nous nous sommes mis d’accord sur l’essentiel”

L'intelligent d'abidjan 2:55 am

Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda et ancien chef d’Etat, présent du 3 au 6 avril dernier au sommet de Pretoria, a fait le point des avancées de cet autre sommet suscité par le médiateur Thabo Mbeki, président de l’Afrique du Sud. Interviewé par Bruno Minas et Fabienne Pompet de Rfi, il fait la lumière sur les concepts d’ivoirité, d’éligibilité et donne les raisons de son absence prolongée en Côte d’Ivoire.

Président Bédié, il y a une partie de cet accord qui arrive à une conclusion qui surprend un peu : c’est de remettre entre les mains du médiateur et de la communauté internationale, la question de l’éligibilité des candidats en Côte d’Ivoire. Est-ce que ce n’est pas d’abord l’affaire des Ivoiriens?

Tout ce que la volonté commune entreprend est toujours une bonne démarche. Nous avons remis au médiateur le soin de procéder à deux dernières consultations. Mais il est entendu que nous nous sommes entendus avec lui sur une proposition. C’est clair. Mais nous avons volontairement mis l’embargo sur cette proposition jusqu’à ce que lui, termine les consultations de son côté qui lui permettent d’agir selon la volonté générale.

A quoi sert-il de sortir une décision, une semaine plus tard, si on la sait déjà ?

Elle restera toujours une décision le jour de sa publication. Et comme cette décision est longuement attendue, je crois que ce sera le moment idéal pour le faire.

Quelle est la différence entre cet accord et ce qu’il y a eu avant ? Quelle est la différence avec Marcoussis et les différents accords d’Accra ?

Il faut dire que tous les accords antérieurs avec les accords d’aujourd’hui se situent dans une trame. Vous savez, les problèmes généralement saisissent, évoluent, atteignent un paroxysme. Ensuite, évoluent, la pression se dégonfle jusqu’à ce que, comme le disait quelqu’un d’autre, le tout se fasse. Donc nous sommes, je ne dirai pas à l’ultime accord mais presque l’ultime accord.

Qu’est-ce que vous entendez par presque ultime accord ?

Sauf à des petits ajustements surtout dans le cadre des préparatifs pour les élections. Mais tout ce qui est problème de fond, nous avons tout abordé. Et, proposé des solutions qui ont été abordées par tous. Donc, nous savons que demain même si un parti gagne étant donné le pluralisme et la jeunesse de cette démocratie apaisée, je crois que celui qui gagne aura toujours intérêt à gouverner avec les autres. Pas tous mais au moins avec les autres.

On vous a souvent présenté comme le père de la notion d’ivoirité, et en quelque sorte comme le père de ce fameux article 35. Est-ce que vous regrettez maintenant d’avoir pris cette décision à cette époque ?

Il faut faire remarquer que ce soit à Marcoussis, Accra 1, 2, 3, aujourd’hui à Pretoria vous verrez dans les accords qui sont signés que le mot ivoirité, n’est jamais utilisé. Pourquoi ? Parce que l’ivoirité, ce n’est pas une loi, ce n’est pas une notion politique, mais une notion culturelle. Quoi qu’on fasse, tant que la Côte d’Ivoire se voudra une nation unie avec ses 60 ethnies, elle devra toujours au niveau de son gouvernement travailler avec son identité culturelle. Donc, l’ivoirité n’a rien à voir avec la notion juridique constitutionnelle de l’éligibilité. Depuis donc Marcoussis, Accra et Pretoria, ce, sur quoi nous travaillons, c’est l’éligibilité qu’il ne faut pas confondre avec l’ivoirité. Comme on le fait souvent dans la presse internationale.

Il n’en reste pas moins que l’éligibilité tel que l’on la pose aujourd’hui n’est pas du tout celle que vous avez conçue à l’époque, parlant d’éligibilité, il était un e erreur de vouloir écarter de la course Alassane Dramane Ouattara.

Jamais, l’éligibilité n’a été formulée en fonction d’une personne. La constitution que j’ai laissée aux Ivoiriens stipulait que si on avait la double nationalité six (6) mois avant les élections, il pouvait renoncer à celle à laquelle il ne tenait pas et se présenter. Donc, après le général Robert Guéi, on a renforcé les clauses concernant l’éligibilité. On a dit qu’il ne fallait pas s’être prévalu d’une autre nationalité. C’est-à-dire qu’on a fermé la porte à la double nationalité qui se trouvait être admise dans la constitution de 1958 que j’ai laissée au peuple ivoirien. Aujourd’hui voyez-vous nous revenons à une formulation qui sera, je l’espère si c’est agréer par nos partenaires que sont la communauté internationale et les Nations-unies, le bonheur de tous.

Quand allez-vous entrer en Côte d’Ivoire ?

A tout moment donné. Mais il faut s’entourer de précaution dans la vie. Prendre des précautions ne signifie pas qu’on est défaillant ou qu’on a peur. A partir d’une insécurité aggravée et généralisée par des délinquants politiques s’ajoutent des prisonniers qui se sont libérés eux-mêmes et qui n’ont d’autres moyens de vivre que des kalachnikovs ou des pistolets. Vous voyez bien que c’est périodiquement qu’on vient casser tout ce que nous possédons au siège du Pdci-Rda et d’ailleurs au siège de d’autres partis politiques. Nous avons demandé ensemble que les forces gouvernementales de Seydou Diarra et les forces de l’Onuci puissent mettre pour chaque responsable politique dans la prescription de Marcoussis des hommes pour assurer une première barrière. Mais les ressources humaines sont rares. Le secrétaire général Kofi Annan demande les supplétifs. Donc nous n’avons pas tous les moyens pour le moment.

Retranscris sur Rfi
par K.s




N°479: HOMMAGE AU PAPE JEAN-PAUL II

L'intelligent d'abidjan 2:54 am

Très Saint-Père,
Au moment où s’achève ton pèlerinage terrestre que tu as très bien réussi et en ce vendredi 08 avril 2005 de ton enterrement au Vatican à Rome, je serais ingrat et même maudit, si je ne rends pas au monde entier le témoignage de la source de bénédiction divine apportée à ma modeste et humble vie par notre rencontre en ce jour béni du 11 mai 1980.

Très SaintPère,

Tu as été un véritable Apôtre et Discipline de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, parcourant et faisant le tour du monde près de trente fois !

-Prophète de l’Eternel,

Tu as déclaré que notre pays, la République de Côte d’Ivoire ” est la Seconde Nation de Jésus-Christ ” et tu as confirmé ta parole en y effectuant trois visites papales.

Quel privilège divin pour nous les ivoiriens de t’avoir accueilli successivement en 1980, 1985, et 1990 !

Mon Très SaintPère,

Mon propos actuel concerne ta première visite papale en Côte d’Ivoire, du 10 au 12 mai 1980, particulièrement je veux te rappeler la Messe en l’honneur de la Jeunesse ivoirienne que tu as célébrée le 11 mai 1980 à YAMOUSSOUKRO.

Dans le Livre de Jérémie, au chapitre 1er et au Verset 5, la Sainte Bible déclare que : ” je te connaissais avant même de t’avoir formé dans le ventre de ta mère… “.

Je crois fermement en cette Parole de Dieu car il a plu à l’Eternel notre Créateur de porter son Amour et son Choix divins sur l’orphelin que je suis, sur ma petite et humble

personne en me choisissant comme ” Enfant de Chœur Principal ” pour célébrer à tes côtés la Messe papale du 11 mai 1980 que tu as présidée à YAMOUSSOUKRO. Quels miracle et privilège d’être à côté de toi, de t’avoir salué et même touché !

En avril 1980, un mois avant ta visite papale, l’Eglise Catholique de Côte d’Ivoire m’informe, par la canal du Vicaire Général du Diocèse de BOUAKE et du Curé de l’Eglise Saint Augustin de YAMOUSSOUKRO, que j’ai été choisi parmi la douzaine d’enfants de chœur qui serviront à la Messe papale du 11 mai 1980 présidée par toi-même le Pape Jean-Paul II en personne !

Quels bonheur, miracle et privilège divins pour un élève, pauvre et orphelin, du Lycée Scientifique de YAMOUSSOUKRO !

Dieu connaît ses enfants et il les prend, même dans les poubelles, pour les consoler et les élever. Béni sois-tu Seigneur et Gloire soit rendue à Ton Saint Nom, Eternellement, Amen !

Très Saintpère,

Après les préparatifs protocolaires, les suivis psychologiques et spirituels par des Encadreurs mandatés par l’Eglise Catholique, nous voici en ce jour béni du 11 mai 1980 à YAMOUSSOUKRO.

Certainement et indépendamment de ta volonté, ce jour- là tu es arrivé à YAMOUSSOUKRO en retard de plus de trois (03) heures. Alors que depuis deux (02) jours au moins, près de cent mille (100.000) Jeunes venus de toute la Côte d’Ivoire, Filles et Garçons, t’attendaient, à la place qui porte ton illustre nom à YAMOUSSOUKRO, pour communier avec toi et rendre la Gloire à Notre Dieu trois fois Saints : Dieu le Père, Dieu le Fils Jésus-Christ et Dieu le Saint-Esprit.

Cette Messe papale, prévue pour durer de 10h à 14h00, a démarré vers 13heures pour s’achever vers 18heures et malheureusement, gagnés par la fatigue, la soif, la faim et l’épuisement de la très longue attente, de nombreux Jeunes

n’ont pas pu participer à ce Culte d’Actions de Grâce à Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Mon Très Saintpère,

Cependant la Fête été très belle grâce à ton charisme, à ta puissante Foi, à Ton Onction Spirituelle et par la Puissance du Saint-Esprit. C’était une Messe rythmée par des Balafons, des Tam-tams, des Grelots, des guitares, des Pianos, des Applaudissements, des Chants d’Adoration et de Louange. C’était également un Culte harmonisé par tes puissantes prières d’intercession en faveur de la Côte d’Ivoire et par ta prédication importante et prophétique sur le rôle de la Jeunesse de la Côte d’Ivoire qui devrait préserver les acquis du passé, bâtir le présent et construire un avenir de paix pour la Côte d’Ivoire.

Quel message prophétique !

Mon très SaintPère,

Comme en ce jour béni du 11 mai 1980, au cours de cette Messe papale, où pendant plus de trois (03) heures, j’étais près de toi, je tenais ton micro et je gardais tes attributs papaux (chapeau et canne pour les enfants) et je te les remettais quand tu en avais besoin, j’aimerais tant être avec toi, après avoir achevé ton pèlerinage terrestre, j’aimerais être tant avec toi, dis-je, sur ton chemin de retour triomphal vers Dieu notre Père pour te soutenir dans ta vieillesse car j’ai maintenant 43 ans et je pourrais t’être plus utile sur ce douloureux chemin…

Bon Voyage Très Saint-Père et n’oublie pas d’intercéder par tes prières intenses et ferventes pour la Côte d’Ivoire, ” Seconde Patrie du Christ ” qui traverse la plus grande humiliation et la persécution de son histoire.

Adieu Mon Saint-Père Jean-Paul II, et entre dans la Joie de DIEU NOTRE PERE-AMEN !

Monsieur
TANOH NIAMKE
Djohn Diplomate
Président du Ministère
Evangélique pour la Promotion
des Oeuvres Chrétiennes
Adresse : e-mail : labeltanoh@yahoo.fr




N°479: Dès son arrivée à Bouaké Chérif Ousmane : “Je suis bel et bien vivant et j’irai jusqu’au bout”

L'intelligent d'abidjan 2:51 am

Dès son arrivée à Bouaké, le mercredi 6 avril 2005, le commandant Chérif Ousmane a animé un meeting au rond point central de la ville. Au cours de cette manifestation, à laquelle étaient présentes plusieurs centaines de milliers de personnes, Chérif Ousmane était accompagné du commandant Wattao. ” Avec la permission du sous-chef d’état major, le commandant Wattao, mon frère de tous les jours, vraiment les mots me manquent ce matin pour pouvoir m’adresser à vous.

Je suis heureux de me retrouver encore une fois avec cette brave population. Nous nous sommes connu ici même au rond point. (...)Hier (NDLR, le mardi 5 avril), j’ai eu le chef d’Etat major adjoint au téléphone, il m’a répété la même chose, en ajoutant qu’on a rien pour remercier ces familles. Un enfant qui est tombé depuis le 19 septembre 2002, dites vous qu’il s’est sacrifié pour la justice et la liberté. Ils font croire là-bas que nous sommes morts, et pourtant nous sommes bel et bien vivants et nous irons jusqu’au bout. Nos amis qui sont morts, nos amis qui sont tombés, ne sont pas tombés pour rien. C’est à nous d’être reconnaissants. Ils sont là ce matin, ils nous regardent. Nous devons être reconnaissants vis-à-vis de leur conscience et de leur famille. Prions Dieu pour que ce combat prenne fin le plus rapidement possible. Vraiment, les mots me manquent ce matin. Je vous remercie. Vous remercier pour votre estime et parce que vous nous portez dans votre cœur. Cela veut dire que vous nous aimez. Et nous n’allons pas vous décevoir.

Nous ferrons tout pour vous honorer. Je suis revenu, je l’ai dis hier au sous chef d’état major au téléphone. Je suis revenu. Je suis venu à Bouaké ce matin. Je suis venu pour grossir la population de Bouaké. Je suis venu pour servir la Côte d’Ivoire. Guillaume Soro le secrétaire général, le leader éclairé, qu’on appelle encore le guide éclairé, tout à l’heure, nous a appelé pour savoir quelle était l’atmosphère à Bouaké. Je n’ai pas pu lui parler. Il a eu l’impression que je pleurais. Effectivement, ce n’est pas faux. Vous voir comme ça, on n’est pas orphelin. Tous les membres des Forces Nouvelles qui ont perdu leurs parents ne sont pas orphelins quand on vous voit. Vous êtes avec nous tous les jours.

Vous êtes nos papas, nos mamans, nos sœurs. Et nous ferrons tout pour ne pas vous décevoir. Au nom de tous les soldats de la zone sud que je commande, nous vous donnons notre parole d’honneur. Nous n’allons pas vous décevoir. (...)

Nous ne sommes pas des politiciens. Nous assistons nos politiciens. Nous sommes une jeunesse qui aujourd’hui voit clair. Cette jeunesse qui n’est plus prête à ce laisser faire. Je vous donne encore une fois ma parole, nous n’allons pas vous décevoir.

Prenez des conseils auprès de nos parents. Entendons nous, cultivons l’amour et l’entente. C’est ce que je vous demande.

Je ferai des passages dans toutes les casernes. Mon message auprès des soldats sera que les armes ne peuvent pas résoudre tous les problèmes entre nous à Bouaké. Il faut qu’on apprenne à dialoguer entre nous. On a fait assez de victime entre nous, il faut que cela cesse. Il faut qu’on arrête de régler nos petites querelles entre nous par les armes. A vous la population, nous vous demandons de nous soutenir, de nous comprendre, nous sommes vos enfants. Je vous remercie. ”




N°479: Revue de la presse A chacun son Pretoria

L'intelligent d'abidjan 2:50 am

En lisant les quotidiens parus hier jeudi 7 avril 2005, en Côte d’Ivoire, une impression gênante se dégage: mille accords ont été signés à Pretoria. La preuve, selon ‘’ Le Jour Plus’‘, ‘’Ado est le grand vainqueur’’ de Pretoria. L’accord de ‘’Le Jour Plus’’ précise que ‘’Gbagbo perd ses illusions’’ Le son n’est pas tout à fait différent avec ‘’Le Front’’ : ‘’Mbeki arrache la paix à Gbagbo’‘, deuxième accord. Le communiqué final, livré par ‘’Le Nouveau Réveil’‘, mentionne : ‘’Tous pour la fin de la guerre’‘, on aurait dit troisième accord. Mais, à ce niveau, ‘’Le Patriote’’ est plus précis : ‘’La guerre est finie’‘, et ce canard de féliciter le médiateur sud-africain : ‘’Merci Mbeki !’‘. Face à ces multiples accords de Pretoria des autres confrères, ‘’Le Temps’’ s’est voulu prudent, en titrant : ‘’Tout sur les accords de la paix’‘, pour mettre tout le monde d’accord. Ainsi, ‘’Frat-Mat’’ et ‘’Soir Info’’ ont failli trouver un accord. Mais, l’un a mentionné : ‘’Ce que dit l’accord de Pretoria’’ ; et l’autre, ‘’Ce qui a été décidé’‘. Laissons-les en trouver un. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ s’est, quant à lui, penché sur le sort du médiateur Mbeki, avec l’article 35 entre les mains : ‘’Thabo Mbeki joue avec le feu’‘, a titré le quotidien dont vous avez rêvé. Entre-nous, combien d’accords a-t-on signés à Pretoria ?

A demain
Barthélemy Téhin




N°479: France : affligée par la mort de Rainier La Principauté de Monaco se prépare aux obsèques

L'intelligent d'abidjan 2:49 am

En tailleur ou costume sombre avec cravate noire, l’ensemble des fonctionnaires de la Principauté de Monaco et des membres de la Maison Souveraine ont repris le travail presque normalement, hier jeudi, à l’occasion de la première journée de deuil qui durera un mois pour les fonctionnaires, trois mois pour le personnel du Palais et la famille princière.

Depuis l’annonce du décès mercredi matin, le prince Albert II et les membres de la famille Grimaldi ne sont pas apparus en public. Le nouveau souverain a fait savoir jeudi qu’il chargeait le ministre d’Etat de la Principauté, Patrick Leclercq, de le représenter vendredi aux funérailles du défunt pape Jean Paul II.

“Le prince Albert II est au Palais princier où il partage son temps entre la préparation des funérailles de son père et ses proches, très affectés”, soulignait-on de source officielle. Les obsèques de Rainier III auront lieu le 15 avril prochain, en présence notamment de Jacques Chirac et de son épouse Bernadette.

La plupart des magasins monégasques ont ouvert normalement jeudi leurs rideaux, y compris les boutiques de souvenirs face au palais, a-t-on pu constater. Seul signe tangible de deuil chez les commerçants: un bandeau noir a été rajouté sur la traditionnelle photo de Rainier affichée dans tous les établissements. Une image de Rainier que la bijouterie Van Cleef & Arpels du casino a placé dans l’une de ses vitrines.




N°479: Egypte : attentat contre des touristes 4 morts et plusieurs blessés au Caire

L'intelligent d'abidjan 2:48 am

Au moins quatre personnes, dont une Française, ont été tuées et 8 autres ont été blessées, hier jeudi dans un attentat ayant visé des touristes dans le quartier d’al-Azhar au Caire, selon un nouveau bilan obtenu de source policière.

Le précédent bilan communiqué de source policière était d’un mort, une Française, et de huit blessés. Selon les premières informations disponibles, l’attentat aurait été perpétré par un motocycliste ou des assaillants à bord d’une voiture ayant lancé un engin explosif sur un groupe de touristes.

L’attentat a eu lieu dans un quartier très fréquenté des touristes englobant la mosquée et l’université Al-Azhar ainsi que le marché Khan al-Khalili.




N°479: Rome en état de siège

L'intelligent d'abidjan 2:48 am

Rome en état de siège s’employait jeudi à endiguer la marée de fidèles venus rendre un dernier hommage à Jean Paul II, tout en prenant des mesures de sécurité exceptionnelles pour faire face au casse-tête créé par l’arrivée de 200 dignitaires du monde entier pour les funérailles de vendredi.

Si le fleuve humain se tarissait peu à peu, les accès aux files d’attente ayant été coupés mercredi soir, une foule très importante et colorée attendait encore jeudi matin devant les portes du Vatican de pouvoir approcher le corps du pape dans la basilique Saint-Pierre.

Le pont Emanuele II menant à la via della Conciliazione, unique avenue conduisant au Vatican, qui était submergé mercredi par les pèlerins, s’est vidé. Les policiers barrent l’accès aux fidèles les plus tenaces qui veulent toujours aller saluer la dépouille de Jean Paul II, avant la fermeture des portes de Saint-Pierre prévue à 20H00 GMT.




N°479: Vatican : avant son inhumation, ce vendredi Le testament de Jean Paul II révélé

L'intelligent d'abidjan 2:47 am

Tandis que d’innombrables pèlerins continuaient à défiler, pour le dernier jour, dans la basilique Saint-Pierre afin de s’incliner devant la dépouille mortelle de Jean Paul II, le testament spirituel du défunt pape a été rendu public, hier jeudi, à la veille de ses funérailles au Vatican, où sont attendus des dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement.

Dans ce document, on découvre que le souverain pontife a envisagé en l’an 2000, alors que se faisaient sentir les symptômes de la maladie de Parkinson, de présenter sa démission. Mais il a préféré laisser à Dieu, qui l’avait “sauvé” d’une tentative d’assassinat en 1981, le soin de “le rappeler quand Il jugera bon de le faire”.

Le texte a été écrit en polonais, en plusieurs parties. La première remonte à 1979, l’année qui a suivi l’élection de Karol Wojtyla à la tête de l’Eglise catholique.

En 1982, Jean Paul II songe à demander à se faire enterrer en Pologne. Trois ans plus tard, il se ravise et décide de laisser le choix de sa sépulture au Collège des cardinaux. Le pape, décédé samedi dernier à l’âge de 84 ans, sera donc inhumé vendredi dans la crypte de la basilique Saint-Pierre de Rome. Il reposera “dans la terre”, comme il le réclame dans son testament.

“Je ne laisse derrière moi aucun bien matériel dont il faudrait s’occuper”, écrit Jean Paul II. “Les objets de la vie quotidienne peuvent être donnés comme il sera jugé opportun. Mes notes personnelles doivent être brûlées. Je demande à Don Stanislaw (l’archevêque Dziwisz, NDLR) de s’en charger et je le remercie de sa coopération et de son aide compréhensive tout au long de ces années.”

Le secrétaire personnel du pape est, avec l’ancien grand rabbin de Rome, la seule personne vivante à être nommément citée dans le testament spirituel. Jean Paul II remercie Elio Toaff de l’avoir accueilli dans sa synagogue en 1986. C’était la première fois qu’un pape entrait dans une synagogue. Le rabbin s’était rendu lundi devant le corps de Jean Paul II pour lui rendre hommage.

Dans son testament, le pape invite par ailleurs les catholiques à poursuivre les réformes entamées avec le concile Vatican II, “un grand don” selon lui.

Plus de quatre millions de fidèles, certains munis de sacs de couchage et de tentes, sont déjà arrivés à Rome pour ces funérailles d’exception, qui doivent avoir lieu vendredi à 10h du matin. La municipalité a exhorté les Romains à accueillir des pèlerins chez eux. Elle a aussi ouvert en périphérie de la capitale un vaste terrain pour que les campeurs puissent s’y installer.

La basilique Saint-Pierre, où des milliers de personnes sont venues s’incliner devant la dépouille de Jean Paul II, devait fermer ses portes jeudi vers 22h afin de préparer la messe funèbre de vendredi matin. A travers la ville, des écrans géants sont dressés pour permettre à ceux qui ne pourront pas accéder à la place de suivre la cérémonie.

La circulation automobile va être interdite vendredi de 2h du matin à 18h. Rome, qui compte habituellement 3,7 millions d’habitants, a vu sa population doubler ces derniers jours. Durant les obsèques, l’espace aérien sera fermé dans un rayon de huit kilomètres autour de la capitale italienne et le trafic sera réduit à l’aéroport Léonard de Vinci. Jeudi, l’aéroport Ciampino a été fermé.

Quelque 8.000 agents seront déployés pour assurer la sécurité durant les funérailles, dont 2.000 policiers en uniforme et 1.400 officiers en civil aux alentours de la place Saint-Pierre. Des artificiers se tiendront prêts en cas d’alerte à la bombe. Des tireurs d’élite prendront place sur les toits autour de la basilique. Un navire de guerre armé de torpille croisera au large de Rome et la DCA surveillera le ciel.

“Il est clair qu’il y a une présence exceptionnelle de chefs d’Etat, jamais vue auparavant en Italie ou dans d’autres parties du monde”, reconnaît le chef de la police romaine Marcello Fulvi. “Ca nous oblige à assurer le plus haut niveau de sécurité.”

On dénombre pas moins de trois présidents américains, celui en exercice George W. Bush, son père George H.W. Bush, et Bill Clinton. La Grande-Bretagne sera représentée par le prince Charles -à la veille de son mariage avec Camilla Parker-Bowles- et le Premier ministre Tony Blair. Seront aussi présents le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le président français Jacques Chirac, ses homologues brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et mexicain Vicente Fox, et le chancelier allemand Gerhard Schröder.

AP




7/4/2005

N°478:Résolution de la crise ivoirienne Les 5 faiblesses de l’accord de Prétoria

L'intelligent d'abidjan 4:28 pm

Les acteurs politiques ivoiriens, au terme de quatre jours de travaux (du 3 au 6 avril 2005) ont paraphé, hier mercredi 6 avril 2005, l’accord de Pretoria, censé ramener la Côte d’Ivoire sur le chemin de la paix. A la lecture de ce document, craintes et inquiétudes sont manifestes. Loin d’avoir résolu les problèmes qui divisent les Ivoiriens, Thabo Mbeki semble les avoir plutôt déplacés. Analyse.

Bis repetita. Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Seydou Diarra, Alassane Ouattara et Guillaume Soro ont, une seconde fois, pris des engagements pour une sortie de la crise qui déchire la Côte d’Ivoire, depuis le 19 septembre 2002. Une sorte de bis repetita.

Pour les analystes de la crise ivoirienne, l’accord de Pretoria ressemble, à s’y méprendre, aux accords précédents qui ont été signés dans le cadre des négociations de sortie de crise entre les belligérants de la crise ivoirienne. Ainsi, comme Linas Marcoussis, Accra I, II et III, l’accord de Pretoria a montré son incapacité, après quatre jours de débats, à trouver des solutions concrètes aux maux qui opposent les Ivoiriens. L’accord qui en a résulté présente 5 faiblesses majeures.

1-Croire encore à la bonne foi

S’il y a bien un mal dont souffre le processus de paix en Côte d’Ivoire, c’est bien la mauvaise foi manifeste des belligérants. Chacun étant prêt, en fonction de ses intérêts, à donner sa lecture aux textes et concepts contenus dans les accords. Ainsi, une fois signé, le même accord de paix se retrouve avec de multiples interprétations, sources de blocage et de paralysie du processus de paix. Conscient de la mauvaise foi des acteurs de la classe politique ivoirienne, l’accord de Pretoria indique en son point 16, de façon laconique : “En cas de différence d’interprétation sur tout ou partie du présent accord, les parties signataires du présent accord conviennent de s’en remettre à l’arbitrage du médiateur “. Le président sud-africain trouve même la force de faire encore confiance aux leaders ivoiriens. ” Le médiateur exprime sa sincère appréciation pour l’engagement des leaders ivoiriens pour une résolution rapide de la crise ivoirienne “, conclut le communiqué final en son dernier point (18).

2-Pas de moyens de coercition

A l’instar des accords de paix qui l’ont précédé, celui de Pretoria ne prévoit pas de grille de sanctions contre les auteurs des éventuels blocages. Or, il est de notoriété que le sentiment d’impunité totale a conduit les signataires des accords de Linas Marcoussis et d’Accra, à fouler aux pieds leurs engagements, une fois sur les bords de la Lagune Ebrié ou du fleuve Bandaman. Sont-ce les menaces de sanctions de l’Onu – avec notamment la liste de 95 qui vont constituer la base de la coercition ? Difficile d’être fixé. Tant l’organisation internationale a montré une certaine lourdeur et un étonnant manque de courage dans la diffusion de la liste des personnalités incriminées.

3-L’article 35 et l’éligibilité

Nœud gordien de la crise ivoirienne, la question de l’éligibilité, après quatre jours de discussions houleuses, n’a pu être tranchée. A telle enseigne que des observateurs avertis de la crise en Côte d’Ivoire se demandent bien à quoi a servi cet énième conclave sur la résolution de la crise ivoirienne. De leur avis, Pretoria devrait répondre à au moins deux questions fondamentales : l’article 35 et le désarmement. Sur cette délicate question, Thabo Mbeki et ses hôtes ont choisi d’aller aux prolongations. ” …le médiateur s’est engagé à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le Président de L’Union africaine, Son Excellence le Président Olusegun Obasanjo et le Secrétaire Général des Nations unies, Son Excellence Kofi Annan. La décision issue de ces consultations sera communiquée aux leaders ivoiriens. Le médiateur fera diligence pour régler cette question “, stipule le document final, en son point 14. Le suspense demeure donc entier. Et l’attente du verdict de Thabo Mbeki pourrait bien fait monter la tension.

4-Un chronogramme confus

Surtout qu’une certaine confusion est entretenue dans la mise en application de l’accord de Pretoria. Entre les réformes politiques et le processus de désarmement, quel est l’ordre de priorité ? C’est pourtant la question de la préséance qui a scellé le sort des accords d’Accra III en juillet 2004. Thabo Mbeki, lui, s’engage à trancher la question de l’article 35 dans une semaine. Après, le désarmement pourra être enclenché, à partir du 14 avril. Que se passera-t-il si la décision de Thabo Mbeki ne rencontre pas l’assentiment des Forces nouvelles ou des jeunes patriotes ? L’engagement des leaders de se soumettre au verdict sud-africain, sera-t-il l’engagement de leurs bases respectives ? Encore très difficile de répondre. Pour les pessimistes des analystes, le médiateur de l’Union africaine aurait simplement réussi à retarder l’échéance de… l’escalade.

5-Le suivi de l’accord

Un accord ne vaut que par les dispositions qui sont prises en vue de son application effective. Or, dans le cas de Pretoria, aucune structure n’a été mise sur pied. Tout semble reposer sur la seule personnalité du médiateur sud-africain : suivi des accords, verdict sur l’article 35, dernier recours en cas d’interprétations contradictoires… Un peu trop pour une personnalité qui a, en plus, les affaires intérieures de son pays à régler.

En somme, le mérite de Thabo Mbeki est surtout d’avoir réussi à rassembler autour d’une même table, le président de la République Laurent Gbagbo, le président du PDCI-RDA Henri Konan Bédié, le président du RDR Alassane Ouattara, le Premier ministre Seydou Diarra et le secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro. L’accord de Pretoria qui est ressorti de ce conclave contient, cependant, plusieurs faiblesses dont il faudra tenir compte dans sa mise en application.

Vicky Delore

Mbeki a le destin d’ADO en main

Songe et mensonge. Le communiqué final sanctionnant le sommet de Pretoria a mis fin aux rumeurs et informations les plus bouleversantes et contradictoires, concernant l’article 35 de la constitution ivoirienne. Les participants à la rencontre s’en sont remis au médiateur sud-africain. Il a été ainsi décidé que le président Thabo Mbeki se prononce sur la question de l’éligibilité à la présidence de la République, après consultation de Alpha Omar Konaré, Olesegun Obasanjo et Kofi Annan. L’attente va durer encore une semaine. La décision prise sera connue la veille de la rencontre des forces belligérantes à Bouaké. Le problème est que la mesure arrêtée va rentrer en application qu’après septembre prochain. Or, d’ici là a priori, le désarmement des milices et des rebelles aura démarré et pris fin, pour l’organisation des élections présidentielles.

Le président du Rdr, qui accepte ainsi de confier son sort au successeur de Mandela, pourra t-il avoir les arguments pour convaincre ses partisans si la décision lui est défavorable ? Ce n’est pas si sûr.

Aké L. Okoué

Thabo mbeki joue avec le feu

Une lecture beaucoup plus politique de l’accord de Pretoria est révélateur de la détermination du président de la République à ne pas faire la moindre concession sur la question de l’éligibilité à la présidence de la République. Sur toutes les questions abordées durant le conclave de la capitale sud-africaine, le chef de l’Exécutif ivoirien a pris des engagements fermes – encore faudra-t-il les tenir. Par contre, sur l’épineuse question de l’article 35, Laurent Gbagbo n’a rien dit. Par conséquent, rien n’a été, ou presque, décidé.

En ce qui concerne la Commission électorale indépendante (CEI), par exemple, le président a concédé que la rébellion soit représentée, au même titre que les autres partis politiques. Il est, désormais, minoritaire dans le bureau de cette institution, chargée de la préparation et de l’organisation des élections.

En plus, Laurent Gbagbo a pris l’engagement de restaurer l’ancien conseil d’administration de la RTI, conduit par Maurice Bandaman.

De même, il s’est plié à la volonté de ses adversaires d’associer les Nations unies à tout le processus électoral. Ainsi, ” En vue d’assurer l’organisation d’élections libres, justes et transparentes, elles ont admis que les Nations Unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission électorale Indépendante. A cet effet, elles ont donné mandat au Médiateur, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, d’adresser une requête aux Nations unies, au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l’organisation des élections générales. Les parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations Unies en ce qui concerne le Conseil Constitutionnel “, précise le point 10 de l’accord de Pretoria.

” Si Gbagbo a tout lâché, c’est tout simplement pour ne pas céder sur la question Ouattara. Le président de la République montre ainsi à la face du monde qu’il est prêt à tout pour la paix. Mais, dans les limites du possible”, argumente un observateur.

Le porte-parole du chef de l’Etat, Désiré Tagro, abonde dans le même sens. “Le communiqué final dont j’ai le projet en main n’a rien à voir avec les informations sur la candidature de M. Ouattara. “La vérité est que les débats ont été suspendus par le médiateur sud africain, faute d’accord entre les différentes parties sur la question de l’éligibilité à la présidence de la République. Le président sud africain a demandé cette suspension pour lui permettre de faire des consultations”,a-t-il ajouté.

Une situation qui montre bien que le plus dur commence pour le médiateur sud-africain qui se retrouve presque pris dans le bourbier ivoirien. Ce qui fait dire à notre interlocuteur que Thabo Mbeki joue avec le feu et que le G7 a crié trop tôt victoire.

V.D.

Après le sommet de Pretoria
Les réactions à chaud des patriotes

A peine les conclusions du commet de Pretoria connues que les leaders des mouvements patriotiques réagissent…

Eugène Djué (UPLTCI):

‘’J’attends d’avoir les conclusions’‘.

‘’J’ai mes hommes à Pretoria, dans le cadre de ce sommet sur la Côte d’Ivoire. Pour l’heure, ils ne m’ont encore rien donné comme éléments pouvant me permettre de vous donner ma position. J’attends d’avoir le communiqué final sous les yeux, alors vous aurez ma réaction’‘.

Thierry Légré :
‘’Gbagbo, victoire’‘

‘’Je tiens à saluer ici la détermination du président de la république. Face au triomphalisme béat de ceux qui ont crié très tôt victoire, le président Gbagbo est resté constant dans sa logique désarmement – referendum – élections. Pour nous, le point majeur ce n’est pas la Rti, mais plus tôt l’article 35 de la constitution. Et le fait que Pretoria ne l’ait pas touché est une victoire pour Gbagbo. C’est clair, quoi qu’on fasse, Ouattara ne sera jamais candidat et président de ce pays. Quelles que soient les combinaisons ou arrangements’‘.

Jean-Yves Dibopieu (SOAF):
‘’Que commence le désarmement’‘

‘’Je n’ai pas connaissance des résolutions de Pretoria. Mais en foi de vos dires, nous appelons de tous nos vœux le début du désarmement des rebelles. Il faut que le pays soit réunifié et sécurisé le plus rapidement possible. Pour nous cela est essentiel. Pour le reste, attendons le sort de l’article 35 de la constitution, alors on verra. Nous allons nous prononcer véritablement lorsque ceux qui ont le sort de cet article entre leurs mains vont rendre leur verdict’‘.

Serge Kuyo (Sg Fesci) :
‘’Pourvu que la crise finisse’‘

‘’En tant qu’étudiant, toutes les résolutions sur la crise ivoirienne, à même de nous permettre d’aller à l’école en paix, épousent notre volonté. Si ces conclusions vont dans le sens de l’intérêt national nous les soutenons. Dans le fond, le fait pour la Côte d’Ivoire que nos élections et le sort de l’article 35 de la constitution soient confiés à l’Onu et autres est une honte pour nos leaders. Cela fait d’eux des leaders non responsables. Par ce que nous devons être capables d’assumer notre propre destin. Si c’est l’Onu ou les pays africains qui doivent décider de ce qui est bon pour le Côte d’Ivoire, quand le gouvernement qui sera issu desdites élections aura des problèmes, qui en trouvera les solutions ? Laissons les ivoiriens assumer leur destin’‘.

Pasteur Gammi (Miloci) :
‘’Ce n’est pas notre affaire’‘

‘’Pretoria ne nous concerne pas. C’est un club privé d’amis et de chefs d’Etats qui s’est réuni à Pretoria. Nous, nous réagissons en fonction des souffrances de nos parents. Nous ne sommes pas écoutés ni associés. Nous allons suivre le chemin tracé par la France dans ce pays. A savoir, quand tu n’es pas content, tu cherches un soutien milicien ailleurs, tu t’appuis sur un pays étranger et tu frappes. C’est ce que nous allons faire pour que nos cris soient entendus ou pas, nous allons libérer notre région’‘.

Konaté Navigué (Jfpi)
‘’Je n’ai pas de réaction en dehors de celle du parti’‘

‘’Ma réaction est la réaction globale du parti : Nous venons de recevoir les documents. Nous sommes en train de les analyser. Et, je ne peux pas court-circuiter le parti.’’

Bro Grebé (Midi) :
‘’L’essentiel c’est la paix’‘

‘’Quand on négocie, on fait des concessions. A Pretoria, les différents leaders ont accepté de faire des concessions. Ne dit-on pas qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour aller à la paix ? Espérons seulement que cela nous amène à la paix et au développement. C’est l’essentiel !’’

Propos recueillis
par Barthélemy Téhin
et Serge Zamblé

Rien de vraiment nouveau à Prétoria

Le président sud africain a eu le mérite d’avoir essayé d’arracher aux différents protagonistes des décisions claires et nettes. Mbeki mérité même qu’on le salue pour avoir fait savoir à Gbagbo, Bédié Soro et Alassane Ouattara qu’ils ont intérêt à mettre fin a leur ‘tango tango’’ qui fait souffrir les ivoiriens. Cependant l’on est en mesure de constater que contrairement aux promesses des uns et des autres, rien de concret n’est sorti de Pretoria.

Sur la question de l’éligibilité du Dr Alassane Dramane Ouattara, véritable problème qui secoue depuis longtemps la Côte d’Ivoire, la résolution adoptée à ce sujet prolonge encore simplement les attentes. Gbagbo, Bédié, Mbeki et Soro n’ont pas été capables de trancher. Il pourrait être politiquement décrété l’éligibilité du président du Rdr. Où simplement, il était possible de décider d’un règlement constitutionnel de la question. Mais demander après trois jours de travaux à Mbeki et à l’Union africaine de continuer les consultations avant de trancher, est un véritable manque de courage de tous les côtés. Parce qu’il est certain qu’il s’en trouvera des politiciens qui diront ne pas être engagés dans les propositions du président sud-africain. Et encore, ce seront des troubles pour jeter de pauvres jeunes gens dans des actions suicidaires.

Enfin, où est la nouveauté quand on demande au premier ministre Seydou Diarra de gérer le désarmement ? N’est ce pas lui qui en avait déjà la charge ? Et puis de quel renforcement de prérogative parle t-on au niveau des pouvoirs du premier ministre lui-même ? Cette ‘’chanson’’ n’a-t-elle pas été réglée à Accra par la signature du décret lui donnant ‘’plein pouvoirs’‘. S’il eût fallu donner d’autres pouvoir à Seydou Diarra, lesquels ? Pretoria n’a pas été courageux. Tout comme le médiateur lui n’a pas bloqué les avions des ‘’Frères ennemis’’ alors que ceux-ci n’ont rien décidé de précis pour le désarmement si ce n’est pour programmer comme après Marcoussis des programmes de rencontres entre militaires. Trop de tapage pour rien franchement

Wakis

Gbagbo-Ouattara :
“Nous faisons confiance au médiateur”

Interrogés par Rfi à la fin de la table ronde, le président Laurent Gbagbo et le Dr Alassane Ouattara ont dit fonder leur espoir dans l’appréciation que le président Thabo Mbeki et la communauté internationale feront de la question de la réforme de l’article 35. “Nous lui faisons confiance “, ont-ils dit. Le président Laurent Gbagbo a précisé que la rencontre de Pretoria ne visait point à aboutir à des condamnations systématiques de l’adversaire mais plutôt à rechercher les conditions de paix. ” Ce n’était pas pour voir qui est beau et qui est laid. Si nous sommes arrivés ici, c’est parce que nous n’avons pas pu trouver de solution entre nous “. Pour le président du Rdr, le Dr Alassane Dramane Ouattara, seules des élections transparentes et ouvertes sont gages de paix.

C.W

Pourquoi Gbagbo a signé

Le chef de l’Etat n’a pas perdu le pouvoir à Pretoria. Le président Laurent Gbagbo avant le sommet, par la voix de son porte-parole, avait avancé qu’il se rendait en Afrique du sud pour un seul objectif : obtenir une date précise pour le désarmement. Finalement, c’est chose faite. Mieux, cette résolution vient juste après les points de considération générale. Il est bien vrai que des concessions ont été faites par lui notamment la nouvelle saisine de l’Assemblée nationale, l’annulation de l’actuel conseil d’administration de la Rti, la composition de la Cei et du Conseil constitutionnel mais en retour, Gbagbo marque des points. Les rebelles acceptent de revenir au gouvernement, respectent la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité de la Côte d’Ivoire sans oublier la déclaration de la fin des hostilités. Sur le point focal de la crise, à savoir la révision de l’article 35 le chef de l’Etat a pu esquiver la responsabilité à promulguer par décret la modification. Il laisse à l’Union africaine et à l’Onu d’assumer une telle décision. Ce qui explique sa signature du communiqué final. Il n’a pas laissé trop de plumes, en apparence.

A.L.O




N°478: UNE: POLITIQUE :Edmond Edouard N’Gouan, président du Parti écologique ivoirien“Gbagbo a échoué dans la gestion de la crise”

L'intelligent d'abidjan 5:17 am

Le sommet de Pretoria, consacré à la crise ivoirienne a été un prétexte pour Edouard Edmond N’Gouan, président du Parti écologique ivoirien (Pei) de livrer un message à Gbagbo, Bédié et Ouattara. Avant de faire des observations personnelles sur chacun d’eux et demander aux Ivoiriens de prendre leurs responsabilités.

Pour déboucher sur des résolutions concrètes dans la crise ivoirienne, Edouard Edmond N’Gouan, président du parti écologique ivoirien (Pei) a demandé à Gbagbo , Bédié et Alassane d’accorder la priorité à l’Etat-nation et de s’élever au-dessus des crises de leadership. “La seule piste pour accéder à la paix est la compréhension de l’intérêt national et général du peuple”, leur a-t-il dit. Concernant Gbagbo, Edouard E. N’Gouan pense que même s’il a été mal élu, le président de la République a été le seul qui a côtoyé le Droit. Et, à partir de ce moment, il mérite d’être soutenu. Pour le président du Pei, “c’est seulement dans la gestion de la crise qu’il a échoué”. Par conséquent, il a invité tout un chacun à reconnaître qu’il a fait beaucoup d’effort. Pour lui, “tous ceux qui veulent l’enlever du pouvoir, doivent le faire par le Droit et non par les armes”.

A Bédié, Edmond N’Gouan a fait savoir que “ce n’est pas Gbagbo qui l’a mis dehors”. Pour lui, tout se passe comme s’il avait une certaine cécité politique. Sinon, il aurait vu que les problèmes de la Côte d’Ivoire existent depuis les “mauvais” qui ont succédé à Houphouët-Boigny. A l’ancien Premier ministre, Alassane Ouattara, le président du Parti écologique ivoirien a été clair. Pour lui, il a été Premier ministre en Côte d’Ivoire et seul un Ivoirien peut l’être. A ce titre, selon lui, Ivoirien ou pas, cela lui donne le droit d’être Ivoirien pour avoir servi la Nation”. Même si le président du Pei s’est insurgé contre le rejet de sa candidature, il a reproché au leader du Rdr, le fait de n’avoir pas su faire la cour au peuple de Côte d’Ivoire. “Qui dit aimer un pays ne doit pas le brûler”, a-t-il souligné. Le leader du parti écologique ivoirien a également touché du doigt, les questions du maintien ou non de la force Licorne et l’action des jeunes patriotes. Pour lui, “la France (la Licorne) ne doit plus rester en Côte d’Ivoire”, car responsable de bien des maux des Ivoiriens. “La France, pays qui se dit puissant, est la même qui, sous la bannière humanitaire, a massacré au Rwanda et qui continue de massacrer en Côte d’Ivoire. Elle contrôle nos infrastructures, pille et fait sortir nos richesses”, a-t-il décrié. Pour lui, maintenir la force Licorne ne ferait que perdurer la crise. Elle fait peur à la population ivoirienne”, a-t-il ajouté. Concernant l’action des patriotes, l’écologiste a dit ne pas les soutenir. Mais, il a avoué que “quelquefois, nos idées se rejoignent. Surtout quand il s’agit de défendre les intérêts de la Côte d’Ivoire”. Il a surtout demandé aux jeunes patriotes de faire la différence entre les politiciens de la droite avec les militaires français et le peuple français lui-même, qui est foncièrement bon.

S.Z.




N°478:CULTURE: Salon international des industries culturelles d’Abidjan Anne Messou lance son premier grand chantier

L'intelligent d'abidjan 5:17 am

Le premier Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica) dévoile sa face. Son initiateur, le ministre de la Culture, Mme Anne Messou Malan, l’a présenté officiellement le mardi 5 avril 2005 à Ibis Plateau.

Prévu du 26 au 30 avril prochain, le premier Salon international des industries culturelles (Sica) a été présenté officiellement, le mardi 5 avril à Ibis Plateau. Il s’agit du premier chantier du ministre Anne Messou et son équipe depuis son ascension à la tête du ministère de la Culture et de la Francophonie. Dans son exposé liminaire, Anne Messou a expliqué que “le Sica se veut un carrefour d’échanges, de communication, des arts et de la culture”. Le Sica, pendant cinq jours, permettra aux agents économiques exerçant dans les secteurs de l’industrie culturelle de se frotter les uns aux autres. A travers le Sica, il est clair que le ministre Anne Messou vise des objectifs. Et ceux-ci passent par la contribution à la promotion des agents économiques des différents secteurs d’activités des industries culturelles africaines sur le plan international. Pour matérialiser les activités du salon, le palais de la culture est pour Anne Messou le cadre adéquat. Ce salon sera meublé par des expositions, des ateliers, des séminaires et des animations sur le site.

Firmin Koto

Firmain_koto@yahoo.fr

Déjà des inquiétudes

Le 1er Salon international des industries culturelles d’Abidjan (Sica 2005) se tiendra exactement dans 20 jours à Abidjan. Tous sont unanimes sur le coup d’œil de Anne Messou, qui pose en réalité le premier acte visible depuis son ascension au ministère de la Culture et de la Francophonie. Seulement, avec du recul, le premier chantier de Anne Messou suscite déjà des inquiétudes. Et celles-ci sont relatives au manque de tapage médiatique autour d’une manifestation qui a lieu dans 20 jours. La coloration internationale que se donne en réalité le Sica n’est pas évidente. En plus, le budget n’est pas encore bouclé (….) Le Sica est certes une bonne initiative. Mais, le réglage semble n’avoir pas été fait par de vrais professionnels.

F.K




N°478:SPORTS: Sport auto : 33e rallye Côte d’Ivoire Bandama (8-10 avril 2005) Une vingtaine de pilotes prêts à défier 838 Kms

L'intelligent d'abidjan 5:15 am

Sur un circuit fermé de 167,60 km à parcourir 5 fois en 2 jours, une vingtaine de pilotes se préparent à affronter le 33e rallye Côte d’Ivoire.

‘’Tout est fin prêt. Et les pilotes concurrents attendent le grand jour pour s’élancer à vive allure sur un parcours sélectif de 830 km à boucler en deux jours (…). Nous sommes confiants depuis l’arrivée de MM. Etienne Nasillon (Belgique) et Dismars (Rwanda) qui sont respectivement l’observateur international Fia et l’observateur de la Car’‘.

Ces propos du secrétaire général de la Fisam (la structure de tutelle), Moustapha Diomandé , confirment la tenue effective de la 2e manche du championnat d’Afrique. Après la Tanzanie en février dernier, c’est au tour de la Côte d’Ivoire d’accueillir la ‘’Can’’ itinérante des sports autos qui débute véritablement ce vendredi 8 avril 2005 à partir de 10h00 par les vérifications (administrative et technique). Prévue à l’hôtel Ivoire de Cocody, la prestigieuse épreuve mécanique des ‘’4 roues’’ va prendre son envol véritable lors de la super spéciale à 16h, route de Gonzague ville. Après ce test qui va marquer l’ordre de départ des pilotes engagés qui s’ouvrira le lendemain (samedi 9 avril 2005 à 7h), la 1ère des 5 étapes à parcourir. Les concurrents doivent franchir les 3 sections qui vont meubler ladite étape, afin de regagner le parc fermé situé à l’Ivoire.

Quant à la 2e étape, prévue dimanche 10 avril 2005 à 6 h00, elle comporte 2 sections.

‘’Durant tout le parcours, des réunions du collège des commissaires et des conférences de presse vont pouvoir mieux permettre aux officiels et autres personnes d’avoir des idées nettes sur la 33e édition du rallye Bandama’‘, a indiqué le ‘’Sg’’ de la Fédération des sports autos et motos (Fisam), lors d’une rencontre au siège social de cette structure fédérale sise au Plateau.

Enfin, la cérémonie de remise des prix va clore 3 jours de fête automobile au bord de la lagune Ebrié, en présence du chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Les ‘’as’’ de ce 33e rendez-vous des ‘’4 roues’’ vont être primés ce dimanche 10 avril 2005 à partir de 19h30 mn, au palais des congrès de l’Ivoire.

J.C. ADOPO




N°478:SOCIETE : Les effets bénéfiques de la zone franche

L'intelligent d'abidjan 5:14 am

Les retombées de la zone franche de la Biotechnologie et des Technologies de l’information et de la communication sont diverses. Dans un premier temps, si le projet est mis en œuvre, il va permettre un transfert de technologies, leitmotive d’entreprises nationales innovantes, au renforcement de capacités des ressources humaines et à l’élévation du niveau technologique avancé. Ce qui permettra à la Côte d’Ivoire de faire face à la compétition internationale. Au regard des avantages rattachés à ce projet, pour Vincent Gadou Kragbé, il faut que les Ivoiriens se mobilisent. Qu’ils ne soient pas réticents. “Si ce projet nous échappe, les autres nous rattraperont “, avertit-il. Car, déjà vu l’enjeu de ce projet, le Sénégal serait en train de créer sa propre zone de libre échange.

H.K.




N°478:ECONOMIE:Zone de libre échangeCôte d’Ivoire veut jouer un rôle majeur dans la sous-région

L'intelligent d'abidjan 5:13 am

Les autorités ivoiriennes veulent se mettre à l’abri des risques de la concurrence internationale. Pour ce faire, un projet de diversification des sources de revenu, dénommé Zone franche de la Biotechnologie et des technologies de l’information et de la communication a été adopté. Ces autorités n’attendent que des financements pour la mise en œuvre de cet important projet.

Des études menées par des économistes indiquent que la situation socio-économique des Etats africains sera plus difficile dans les dix (10) ans à venir, en raison de l’intensité de la concurrence internationale. Déjà, en Côte d’Ivoire, cette situation se ressent à tous les niveaux : les terres cultivables se font de plus en plus rares, au point même que leur exploitation genère des conflits fonciers ; l’industrie n’arrive plus à décoller véritablement en raison de l’incompatibilité des besoins ; la concurrence âpre de nouveaux producteurs agricoles plus performants tels les pays asiatiques : la détérioration des termes de l’échange est grande ; des diplômés sortent chaque année des universités et des grandes écoles. Ces diplômés, une fois, faute d’ouverture de débouchés, sont laissés pour compte. Les autorités ivoiriennes, conscientes de leur absence à l’ère de l’industrialisation, et surtout du danger qui guette l’environnement économique, ont décidé de mettre sur pied le projet de Zone franche de la biotechnologie et des technologies de l’information et de la communication. Les objectifs rattachés à ce projet, tels qu’expliqués par Vincent Gadou Kragbé, conseiller du président Laurent Gbagbo, visent à créer des emplois pour les diplômés, à diversifier les sources de revenus et à les accroître, à assurer une place à la Côte d’Ivoire dans la nouvelle économie mondiale et le mieux-être aux populations. Pour les autorités ivoiriennes, la politique de Zone franche paraît en ce moment l’une des voies recommandées. En ce sens qu’elle permet de redynamiser les économies. La particularité de la Zone France de Côte d’Ivoire, à l’instar de ce qui se passe ailleurs, est qu’elle n’est pas seulement liée au secteur industriel. Mais, elle s’étend à tous les secteurs d’activités. Un autre aspect de cette politique à l’ivoirienne, c’est de jouer un rôle majeur au niveau de la sous-région.

Honoré Kouassi




N°478:SOCIETE : Aide aux institutions sociales Le district d’Abidjan soulage les pensionnaires

L'intelligent d'abidjan 5:12 am

Le District d’Abidjan en collaboration avec le ministre de la solidarité, des affaires sociales et des handicapés a fait un don à 9 institutions sociales hier mercredi 8 avril 2005 à l’Institut des Aveugles de Yopougon.

Des vivres, des kits scolaires, des livres et des produits d’entretien constituent l’ensemble du don fait par le district d’Abidjan aux neuf institutions bénéficiaires que sont le centre Espoir (Bice) du Plateau, l’Ecole ivoirienne pour les sourds (Ecis) de Yopougon, l’institut médico-pédagogique de (Imp) de Port-Bouët, la pouponnière de Yopougon Banco, celle d’Adjamé, le foyer Akwaba d’Abobo, l’Institut national ivoirien pour la promotion des Aveugles (Inipa) de Yopougon, l’orphelinat de Bengerville et le centre éducatif de la Zone 4 de Marcory, ont par la voix de Kouamé Alphonse de l’Ecis approuvé le geste du gouverneur. “L’occasion est belle pour vous dire merci. Votre soutien nous a permis à améliorer le quotidien de nos enfants. Que vos actions s’installent dans la durée”, a-t-il dit au gouverneur.

Dosso Villard




N°478:NATION :Maladies transmissibles Les injections constituent une grave menace

L'intelligent d'abidjan 5:11 am

En Côte d’Ivoire, la sécurisation des injections est insuffisamment prise en compte dans les priorités de santé. Ainsi dans le fonctionnement des structures de santé, les risques liés à l’administration des injections en termes d’exposition des patients et du personnel de la santé n’est pas toujours bien perçu.

Selon des normes de (l’Organisation mondiale de la santé (Oms), “les injections sécurisées sont celles qui ne nuisent pas à leurs destinataires (les patients), n’exposent pas l’agent de santé qui administre l’injection à un risque quelconque et dont la gestion des déchets qui en résultent ne présente pas de danger pour la communauté “.

La problématique de la sécurité des injections
La problématique de la sécurité des injections se pose avec acuité. Se référant aux données épidémiologiques, les germes contenus dans le sang peuvent se transmettre à l’occasion d’injections médicales à risques. Les maladies les plus fréquemment transmissibles lors d’injections à risques sont : l’hépatite B, l’hépatite C et le Vih/ Sida. Contrairement à l’impression que peut avoir le public, l’hépatite B et l’hépatite C se transmettent respectivement 100 fois et 10 plus que le Vih/sida, lors des injections à risques. En plus, les injections à risques peuvent provoquer des abcès et conduire à une septicémie. Ainsi, on estime que chaque année environ, 8 à 16 millions d’infections par le virus de l’hépatite B ; 2 à 4.5 millions d’infections par le virus de l’hépatite C et 75 000 à 150000 cas de Vih/ Sida, sont provoqués par les injections à risque. Et plus, on fait des injections, plus le nombre de personnes exposées aux aiguilles et aux seringues est grand. Plus le nombre d’injections est supérieur aux stocks de matériels disponibles, la probabilité de réutilisation des seringues et aiguilles augmente. Dans ce cas précis, la réutilisation de seringues ou aiguilles d’un patient à un autre est la pratique qui comporte le risque le plus élevé de transmission d’agents pathogènes, véhiculés par le sang.

La réduction du nombre d’injections non nécessaires s’imposent
Les raisons du recours excessif aux injections sont multiples, de l’avis des prestataires de soins de santé, les injections sont plus efficaces : les médicaments injectables agissent plus vite que les médicaments par voie orale ; la pratique de l’injection permet aux agents de santé de contrôler la prise effective du médicament et, donc, d’assurer une meilleure observation des traitements prescrits ; mieux, les injections permettent à certains établissements d’appliquer des tarifs plus élevés. Les patients, eux, sont aussi persuadés que les injections sont plus efficaces que les comprimés. Or, comme la plupart des pays africains, la Côte d’Ivoire ne dispose pas, en dehors du Programme élargi de vaccination (Pev), d’une politique nationale de sécurité des injections. Et partant, de gestion des déchets issus des activités de soins. Les actes en pratique médicale courante (administration d’injections, procédures de laboratoires, actes chirurgicaux etc.) comportent encore des risques de transmission de maladies, les données suscitées établissent que le personnel de santé, les consommateurs de soin de santé, les agents chargés de la gestion des déchets, ainsi que la communauté, de manière générale, sont confrontés à de réels risques de contamination, liés à la pratique des injections et la gestion des déchets qui en résultent. Le paludisme, les ist, les infections respiratoires aiguës sont, entre autres maladies, les plus couramment traitées par le corps médical et pour lesquels la communauté pense que les injections sont les plus efficaces.

Les données nationales sur la sécurité des injections et de la gestion des déchets, issus des activités de soin (évaluation Oms-Iagu-Eptl de 2000, enquête Pdssi de 2002, Evaluation Rapide des attitudes et pratiques de 2004) permettent de noter qu’en moyenne, 5 injections sont administrées par personne et par an. La plupart des injections administrées ne sont pas forcément nécessaires et auraient pu être remplacées par d’autres voies de traitement. Par ailleurs, le risque de réutilisation des seringues et des aiguilles sans stérilisation est probablement plus élevé dans le privé et au sein de la communauté que dans le secteur public, où des contrôles plus ou moins réguliers sont effectués. Heureusement que la Côte d’Ivoire, à travers son ministère de la Santé, veut remédier à cette situation. Lors de l’atelier de Bassam, du 14 au 18 mars avec l’institution John Snow, il a été décidé d’engager des stratégies de communication pour un changement de comportement un véritable plaidoyer pour la sécurisation des injections pratiquées a également été fait.

LAETITIA KOUADIO




N°478:Colonel Gueu Michel : “ Je suis optimiste, mais…”

L'intelligent d'abidjan 5:10 am

“La déclaration de Pretoria, j’y crois fermement, jusqu’à ce que Laurent Gbagbo nous démontre le contraire. Après tous les efforts de la communauté internationale, je reste optimiste.

Je pense que cette fois-ci, la sagesse habitera le président Gbagbo. S’il met ses partisans dans les rues, cela ne sera pas bon pour lui. Et la communauté internationale, l’Onuci, et le médiateur devront prendre leurs responsabilités.

En ce qui concerne la rencontre du 14 avril à Bouaké, je pense que cela sera possible. Seulement que nous avons constaté depuis novembre que nos frères loyalistes ont fait preuve de mauvaise foi. Mais qu’ils sachent, que ce sont eux qui font au front, qui mettent leur poitrine devant. Qu’ils cherchent à aller à la paix par la négociation. Je leur demande de se démarquer des politiciens et mettre fin pour de bon à cette crise qui fait souffrir les populations. Je souhaite que le tout puissant visite le cœur de tout le monde”.




N°478:Des élèves du lycée professionnel de Yopougon à la Maca

L'intelligent d'abidjan 5:08 am

Les élèves du lycée professionnel de Yopougon ont envahi hier mercredi le commissariat du 16e arrondissement. Ils entendaient exprimer leur colère après l’interpellation de certains de leurs camarades. La police a dispersé les manifestants à l’aide de bombe lacrymogène. Ces derniers gagnés par la colère se sont déportés dans certains établissements scolaires notamment au lycée municipal pour déloger les élèves. Là encore la direction de l’établissement a requis les forces de l’ordre pour chasser les ‘’assaillants’‘. Ce qui a été fait avec à la clef des interpellations parmi les manifestants. Il faut noter que le bureau de la Fesci du lycée professionnel est secoué par une crise qui a provoqué des affrontements. Et, le lundi dernier 4 élèves ont été mis aux arrêts et déférés à la Maca.




N°478:Session extraordinaire de l’Assemblée nationale Les députés ouvrent la séance

L'intelligent d'abidjan 5:07 am

Mme Marthe Agoh, vice-présidente de l’Assemblée nationale a procédé hier à l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2005.

Les députés ont décidé à l’unanimité de maintenir comme prévu le calendrier des travaux de la première session extraordinaire 2005. Ce, malgré des courriers à eux adressés par la présidence de la République et le ministre de l’Economie et des Finances Antoine Bohoun Bouabré demandant le report des dates fixées. Du 7 au 26 avril 2005, les députés se retrouveront à l’hémicycle pour débattre des affaires économiques et financières dans le cadre de l’examen et l’adoption des projets de loi des finances et de règlement. Vu que la loi des finances contient ‘’plus de volume’’, les différents groupes parlementaires se sont mis d’accord pour cinq (5) jours de travaux au lieu d’un (le mardi 26 avril) afin d’examiner les rapports portant adoption des propositions de loi. Selon la vice-présidente de l’Assemblée national, Marthe Agoh et en référence au courrier du ministre Paul Antoine Bohoun Bouabré, les travaux en commission pourraient débuter en l’absence du ministre bien que sa présence soit nécessaire.

K.S.




N°478:Colonel Gueu Michel :“ Je suis optimiste, mais…”

L'intelligent d'abidjan 5:06 am

“La déclaration de Pretoria, j’y crois fermement, jusqu’à ce que Laurent Gbagbo nous démontre le contraire. Après tous les efforts de la communauté internationale, je reste optimiste.

Je pense que cette fois-ci, la sagesse habitera le président Gbagbo. S’il met ses partisans dans les rues, cela ne sera pas bon pour lui. Et la communauté internationale, l’Onuci, et le médiateur devront prendre leurs responsabilités.

En ce qui concerne la rencontre du 14 avril à Bouaké, je pense que cela sera possible. Seulement que nous avons constaté depuis novembre que nos frères loyalistes ont fait preuve de mauvaise foi. Mais qu’ils sachent, que ce sont eux qui font au front, qui mettent leur poitrine devant. Qu’ils cherchent à aller à la paix par la négociation. Je leur demande de se démarquer des politiciens et mettre fin pour de bon à cette crise qui fait souffrir les populations. Je souhaite que le tout puissant visite le cœur de tout le monde”.




N°478:Libre Opinion Par Alimata Coulibaly Odillon Gueu, lèves-toi et dis non

L'intelligent d'abidjan 5:05 am

Je te parle la main sur le cœur, valeureux militaire tu l’es, mais la politique (celle d’aujourd’hui, la rébellion qui n’est pas ton combat peut t’engloutir). Désengages toi de ces militaires de deux ‘’sous’’ (Cema adjoint sergent). Entre nous, te retrouves tu en cet armée de poltrons et de serviettes qui a attaqué de nuit. Et qui maintenant qu’il fait jour s’abrite derrière l’Onuci et l’armée française qui prépare sa seconde Algérie pour ne pas étaler ses limites face à la force loyaliste. Penses-tu honnêtement qu’il faille mener ce combat de ces imposteurs qui pendant que les enfants d’autrui sont au combat font les mûrs des ambassades pour se retrouver en Europe, précisément à Man… Je ne sais déjà. Lèves la tête le Togolais ne t’a jamais trahi. Eux demain au pouvoir, tu risques de n’être qu’un autre numéro. Tu n’est pas obligé de suivre Gbagbo comme je t’ai toujours conseillé. Ils sont riches tu le sais, ces sergents et ces grands boubous qui s’immortalisent déjà par des torchons dits ‘’livres’’ et toi demain, vaillant militaire tu iras au combat. Pour ma part, je reste convaincu que Gbagbo demeure le bouclier de l’ivoirien pauvre que nous sommes et le cheval sur lequel il te faut miser. Ta douleur concernant la mort du général est compréhensible, penses aussi aux autres endormis qui ont entendu pleuvoir des balles couronnées par la découverte atroce et marbre du corps de Boga Doudou. Comprends plus que jamais que ces assaillants sont dans le faux. ” J’ai frappé le Nord, dans tout ce qu’il a de meilleur, ce pouvoir n’est pas le votre fils d’éleveurs “. (Parole du nordis Samba-D- dans son livre ‘’Fracture dans le destin d’une nation’‘). Le racket des corps habillés, les problèmes d’identification, ton intelligence est insultée quand ce lâche impute à ce pauvre messieur les maux de la Côte d’Ivoire indépendante. Trouves tu sérieux sa demande d’octroie à ces 4 millions de frères burkinabés et les 4 millions d’autres de documents administratifs ivoiriens ?

Lèves-toi et dis non. Au nom de Sankara, du Tché, Lumunba seulement ceux-là, lèves-toi et dis non. Celle qui te sais loyaliste et prie pour que la raison t’inspire d’avantage. ” La patrie ou la mort, le peuple vaincra ” Isidore Noël Thomas Sankara.




N°478:Revue de La presse Qui a dit vrai ?

L'intelligent d'abidjan 5:04 am

Partis à Pretoria pour rapporter des informations justes et vraies, certains confrères a-t-on constaté, ont communiqué leur souhait à leurs rédactions depuis la capitale sud africaine. Comme s’ils étaient cloués dans leurs salons au même titre que ceux des ivoiriens restés à Abidjan. ‘’Ado et Bédié éligibles d’office’’ lâche ‘’Le Nouveau Réveil’’ depuis Pretoria quand ‘’Le Patriote’’ annonce qu’aucune candidature ne sera rejetée. ‘’Frat-Mat’’ aborde dans le même sens pour dire que le mentor du Rrd est candidat. ‘’Le Courrier d’Abidjan” aussi présent à Pretoria a parlé de rumeur que les journaux précités ont fait avaler aux ivoiriens. ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ toujours prudent a vite fait de parler de ‘’grandes décisions qui font trembler’’ tous les camps. Chose que ‘’Le Temps’’ reconnaît quand il annonce que Gbagbo fait des concessions. Confirmé par ‘’Notre Voie’’ qui soutient que Mbeki a tout réglé. Comme ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’, ‘’Soir Info’’ a aussi annoncé les 8 premières décisions. Pour ‘’Le Front’’, Gbagbo n’a pas pu résister à la ‘’frappe’’ de Thabo Mbeki qu’il est tombé. Que peut posséder quelqu’un qui est couché. C’est ce qui a fait dire à ‘’Dernière Heure’’ que Gbagbo a tout perdu. Et que désormais la Cei et le conseil constitutionnel sont sous contrôle de l’Onu renchérit “L’Evénement”. Contrairement aux ‘’Echos du Matin’’ qui fait jubiler les patriotes parce que le président Gbagbo a obtenu de Pretoria le désarmement. ‘’L’Inter”, lui a encore un regard sur l’arsenal de guerre de la rébellion. Qui de ceux qui sont restés à Abidjan et des témoins des discussions de Pretoria ont diseur vrai ? Les donneurs de leçon répondront. Ce qui est cependant sûr, c’est que le communiqué final des discussions ne dit pas que Ado ou Bédié sont d’offices éligibles ? A moins que certains professionnels autoproclamés restés à Abidjan et téléguidés au téléphone n’aient voulu imposer leur rêve à la réalité.

A demain.
Huberson Digbeu




N°478:Ange Kessi et le colonel Jules Yao Yao menacent : “Les policiers grévistes seront sanctionnés…”

L'intelligent d'abidjan 5:03 am

Le commissaire du gouvernement, Ange Bernard Kessi et le colonel Jules Yao Yao ont co-animé hier une conférence de presse à l’état-major sis au camp Galieni au Plateau. Il s’agissait pour ces officiers de mettre fin aux rumeurs de coup d’Etat, de parler de la situation militaire et enfin de la réglementation des opérations de contrôle routier, plus précisément du racket. Deux sous-thèmes ont principalement retenu l’attention des journalistes et des officiers. Ce sont les manifestations des policiers, ces derniers jours, et le racket sur les routes. Concernant les récentes manifestations de rue des policiers, Jules Yao Yao et Ange Kessi ont été fermes. “Le chef d’état-major est libre lui de débourser 56 millions pour calmer les policiers grévistes. Mais, moi, je ne parle pas avec des délinquants…”, a-t-il débuté, son réquisitoire contre les élèves policiers qui avaient pris la rue et bloquer les deux ponts, il y a quelques jours. Et de poursuivre : “Certes, ils sont dans leur bon droit de revendiquer, mais il y a des recours. Nous ne sommes pas d’accord avec leur manière violente de manifester. Qu’ils sachent que nous ne sommes plus en 1999, mais en 2005. Nous ne tolérons plus ce genre d’actes…”, a-t-il menacé. Tout en précisant. “Nous sanctionnerons les élèves policiers. Surtout qu’ils viennent de sortir de l’école de police. Et donc, nous ne tolérons pas cet incivisme, vu l’état des caisses de l’Etat”, a renchéri le colonel Jules Yao Yao. Abordant la question du racket, les deux officiers ont dit qu’ils seront désormais sans état d’âme. “Il nous faut arrêter ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur. Le racket est un délit. En droit, on parle plutôt d’extorsion de fonds. Nous allons de plus en plus lutter contre ce fléau qui a fait un boom depuis quelques années…”, signale Ange Kessi. “Le racket est un malaise de la société ivoirienne elle-même. Nous l’avons dit au chef de l’Etat. De plus, nous observons un recul de l’autorité. Tous, nous naviguons dans cet incivisme notoire…”, a noté Yao Yao Jules. La question d’une centaine de personnes interpellées, à Yamoussoukro, a été également abordée. Pour le colonel Jules Yao Yao, il en a été informé par le maire de Yamoussoukro. “Certes, nous avons été informé, mais celui qui a conduit l’opération n’a pas respecté la réglementation militaire. Il sera entendu…”, a-t-il rassuré.

Thibault R. Gbéi




N°478:Crise ivoirienne Gomé Hilaire présente la version baoulé de son film

L'intelligent d'abidjan 5:01 am

Hilaire Gomé Gnohité a présenté hier à la salle Grand-Bassam de l’hôtel Ivoire, la version en langue baoulé de son film ‘’Côte d’Ivoire l’histoire d’une guerre absurde’’. Cette version, selon son auteur, est destinée aux populations des zones rurales du grand Centre, ‘’victimes de manipulations et d’intoxications politiciennes’’. La première cible est la population vivant en zones assiégées (Bouaké, Sakassou, Béoumi, etc…). Ce film s’adresse aussi aux Baoulés vivant en zone gouvernementale enfin de leur fournir un support pour lutter contre la propagande, leur donner des informations sur la crise, dénoncer les commanditaires, proposer des solutions. A sa suite, les cadres baoulé présents (Mme Henriette Lagou, Amédé Couassi Blé, Christine Konan ) ont salué l’heureuse initiative prise par M. Gnohité. Cette version est pour eux, un message à l’unité et à la solidarité. Selon M. Amédé Couassi Blé, secrétaire général de la présidence, ce film prône le devoir de solidarité des Baoulés entre eux, mais aussi avec les autres. C’est par la distribution de 750 CD que s’est achevée la cérémonie, avec l’annonce d’un projet similaire en langues Akyé et Dioula.

Olivier Guédé




6/4/2005

N°476:UNE: Table ronde de Pretoria Les décisions qui font trembler

L'intelligent d'abidjan 5:56 am

Les pourparlers de Pretoria entre les acteurs de la crise ivoirienne livrent, peu à peu leurs secrets. En attendant, le communiqué final des travaux, ce mercredi, Gbagbo, Bédié, Ouattara et Soro auraient trouvé des points d’accord sur le désarmement, la réunification, l’article 35…

Débuté le 3 avril 2005 dans la capitale sud-africaine, le sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne prend fin, en principe ce mercredi 6 avril 2005. Des sources proches des négociateurs, en attendant la publication du communiqué final, ce mercredi, il a été décidé du principe d’une rencontre à Bouaké, le 14 avril, pour enclencher le processus de désarmement.

Pour garantir ce processus et rassurer les différentes parties, plus particulièrement les proches du pouvoir d’Abidjan, qui doutent de la sincérité des forces françaises de l’opération Licorne, l’Afrique du sud se serait engagée à déployer environ 2000 soldats en Côte d’Ivoire.

En outre, toujours selon des sources proches des négociations, un accord aurait été trouvé sur l’article 35 de la constitution qui porte sur l’éligibilité à la présidence de la République. Le président Gbagbo, de bonnes sources, se serait engagé à promulguer la loi, déjà votée à la majorité absolue des députés de l’Assemblée nationale. La loi sur la nationalité sera, de nouveau, soumise à l’Assemblée nationale pour révision avant le 30 avril 2005.

Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Seydou Diarra se sont également accordés sur l’organisation des futures élections générales. Ainsi, les différents scrutins seront organisés par la Commission électorale indépendante (CEI). Mais avant, la composition va intégrer les Forces nouvelles comme membres, conformément aux accords de Linas Marcoussis.

Ainsi, après Marcoussis, Accra I, II et III, Libreville et Abuja, Laurent Gbagbo, le G7 et les patriotes sont à l’épreuve des accords de Pretoria.

Vicky Delore




N°477:SPORTS :Football : Asec mimosas et Africa sports national (saison 2005) Ça coince pour le jeu !

L'intelligent d'abidjan 5:55 am

Depuis l’entame de la saison 2005, l’Asec mimosas et l’Africa sports national ne flambent plus. Ça coince pas leur jeu respectif.

Les deux locomotives du football ivoirien, ne font plus rêver. Le jeu si plaisant a cédé la place à un football décousu au point que le divorce prend une proportion assez énorme entre les supporters et les dirigeants mimos et aiglons. Trois raisons essentielles expliquent aisément le malaise ambiant qui règne au sein de l’Asec mimosas et de l’Africa sports national.

Un recrutement approximatif

Au grand marché des transferts, en janvier dernier, c’est la ruée vers les recrues en vue de constituer une formation solide capable de tenir le choc sur tous les tableaux : championnat et coupe nationale ainsi que la Coupe d’Afrique des clubs champions. Que ce soit l’Asec ou l’Africa sports, les renforts proviennent en majorité des clubs locaux. ” Avec de tels joueurs, est-ce que nous pouvons réellement prétendre nous qualifier pour les poules de la champion’s league Caf “. S’inquiètent certains supporters des deux clubs. En championnat national, le jeu n’attire nullement et en Coupe d’Afrique, c’est avec beaucoup de craintes que les nombreux supporters des Mimos et des Aiglons effectuent le déplacement à chaque sortie de leur équipe. L’exemple palpable reste à coup sûr la sortie des ‘’jaune et noir’’ en 16e de finales retour contre les Angolais de Sagrada, au stade Robert Champroux. En rage de la production de leur équipe favorite, les actionnaires ont longtemps conspué le banc, les joueurs et les dirigeants mimos. Contre les Nigérians du Dolphin FC, en 8e de finales de la C1, les actionnaires se demandent à quoi ressemblera leur équipe.

L’absence d’un leader pèse

En panne de véritable métronome capable, l’Asec mimosas et l’Africa sports national continuent de porter leurs croix respectives. Depuis le début des hostilités locales, aucun athlète ne transcende dans le jeu mimosas et aiglon. Une absence de leader qui pèse déjà sur un jeu frileux, manquant de cohésion. ” Ça inquiète parce que ces deux fortes équipes n’enchantent plus. Pourtant le 2e tour qualificatif pour les poules finales de la champion’s league approche. Si nous sommes éliminés, nous sévirons “, a mis en garde un membre associé mobilisé (supporter aiglon) désabusé du nul (0-0) de l’Africa devant le Sewé de San-Pédro dimanche dernier. Au Champroux, les MAM ont été frustrés du jeu insipide de leurs ‘’idoles’’ vert et rouge.

” Cela n’encourage pas à venir au stade lorsque ces deux formations jouent. C’est mieux de jeter tout son dévolu sur les matches des Eléphants “, a affirmé un autre supporter oyé. Les supporters oyé et mimosas, ont faim d’un jeu léché qui est capable de les faire revenir en masse dans les arènes.

La responsabilité des coach
Dans l’effritement de la qualité du jeu des baromètres du football local ivoirien, les patrons des bancs de touche ont leurs responsabilités. Ni Richard Tardy, encore moins Patrick Liéwig n’arrivent à imposer leur marque dans les deux clubs phares du championnat ivoirien. Patrick Liéwig est contesté par les actionnaires pour ses choix tactiques. Chaque sortie de l’Asec est devenue un calvaire pour le technicien français. Qui continue néanmoins de bénéficier de l’onction du président Roger Ouégnin. A l’Africa le décor est identique, mais un peu moins amer pour Richard Tardy, même si par moment ses choix tactiques provoquent quelques grincements de dents. Les membres associés préfèrent se défouler sur les joueurs qu’ils trouvent nuls.

J.C.Adopo
adopo_jeancyr@yahoo.fr




N°477:CULTURE:Magic System : “Petit Pompier’’ remplace 1er Gaou

L'intelligent d'abidjan 5:54 am

’Petit pompier’’ c’est l’album qui va réconcilier, sûrement, Magic System avec les mélomanes, après le succès mitigé de ‘’Poisson d’avril’’.

Dans un cadre très restreint pour les derniers réglages avant sa sortie, on est unanime pour dire que Magic System refait surface. Après le succès mitigé de ‘’Poisson d’avril’’, après 1er Gaou qui a fait l’objet de critiques acerbes, ‘’Petit pompier’’ vient sans doute réparer les dégâts. Pendant que le mixage du prochain Magic System se passe à Paris, sous la houlette de Olivier Blé qui en est l’arrangeur, Assalfo et son groupe font quelques textes. Cela leur a valu récemment de donner en exclusivité les sonorités de cet opus de 10 titres, qui sortira bientôt. C’était d’abord au bar ‘’Palermo’’ où se tournait le make it off du Dvd clip vidéo qui accompagnera l’album dont le titre phare été repris en boucle et fait danser le public. Magic System fait un come back. Du point de vue de la thématique, Assalfo, Goudé, Tino et Manadja, renoue ont avec ce qui est à la base de leur succès. L’humour dans les textes. C’est d’ailleurs pourquoi ‘’petit pompier’’ est une histoire aussi costaude que “premier gaou”. Dans ce titre, nous relatons l’histoire d’un petit pompier (gigolo) qui est surpris par celui qu’il cocufie dans sa maison avec sa femme. Alors, il lui demande. “De quel signe du zodiaque es-tu ?”. Et le petit pompier de répondre ‘’je suis Lion’’ et le propriétaire de la maison en réponse dit : “Moi, je suis mouton, parce que c’est mouton qui peut payer maison pour qu’un lion y dorme’’ Assalfo croit qu’après 4 années d’absence sur la scène musicale, le groupe a enfin trouver ses repères, pour faire plaisir à son public ivoirien dans un premier temps. Dans cet album, les Magiciens renouent avec la tradition, avec le titre ‘’Pèpè soupe”, qui sort du terroir profond bété avec un aloukou bien sucré. Il faut noter qu’en futuring, plusieurs grands noms de la musique ont posé leurs voix sur cet album, qui peut connaître le même succès que premier gaou. Récemment à Abidjan, pour les 15 ans du zouglou, les ‘’magiciens’’ sont aussitôt retourné en France, pour suivre le mixage de l’album.

Firmin Koto
frimin_koto@yahoo.fr




N°477:NATION :Développement de Gagnoa Des ordinateurs pour un village

L'intelligent d'abidjan 5:53 am

Une cérémonie de remise de dons a eu lieu le vendredi 1er avril 2005 à 10 heures à Dikouéhipalégnoa dans la sous-préfecture de Gagnoa.

L’Association des Ressortissants de Dikouéhipalégnoa en France (AREDIF), vient d’octroyer un important don en nature à ses parents pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ce don d’une valeur de 4 millions FCFA est composé d’équipements de sports et d’audio-visuel, de micro-ordinateurs, d’outils de gestion du village et de communication, et de divers jeux.

Ce don a été remis au conseil de gestion du village par M. BAYORO Franck, l’un des membres actifs de AREDIF venu spécialement de France pour ce geste.

Ce don a été remis le 1er avril 2005 à la communauté villageoise par le conseil de gestion du village présidé par M. AGOBLE Gnahoua, chef de village et le Bureau de la MUDEDI dirigé par son président M. DAGBO Nagnon Georges. Les bénéficiaires ont été, le conseil de gestion du village, le Bureau de la MUDEDI, les jeunes, les femmes et les écoliers.

Rappelons que cette structure (AREDIF) a participé à la restauration d’un bâtiment de 3 classes et est en train de s’organiser pour apporter sa contribution à la réalisation d’un château d’eau, pour le compte du village.

La population très satisfaite du geste de leurs fils a prodigué des bénédictions à leur endroit.

Il faut souligner que dans la mise en œuvre de son vaste programme de développement intitulé ‘’OS de la panthère‘’, la MUDEDI a toujours eu le soutien de l’AREDIF.

Pour les actions, déjà réalisées par la MUDEDI, avec l’appui de la communauté villageoise, les cadres, la diaspora représentée par l’AREDIF on peut citer :

La réfection d’un bâtiment de 3 classes + bureau, la construction d’un bâtiment de 3 classes, la construction d’un marché couvert, le lotissement, les ouvertures des rues, la construction d’un abri pour matériels de transformation agricole, la livraison d’une broyeuse à manioc et d’un décortiqueur à riz, la réparation des pompes hydrauliques, la livraison de fournitures scolaires aux écoliers, et l’électrification du village.

Avec toutes ces réalisations pilotées par la MUDEDI et son dynamique président M. DAGBO. Nagnon. Georges, le village de Dikouéhipalégnoa situé à 13 Km de Gagnoa est sur la voie du développement harmonieux.

Rappelons que M. DAGBO. Nagnon. Georges est aussi le président de l’Union des Mutuelles et Associations de Développement du canton Paccolo (UMADP), où il pilote avec son Bureau Exécutif un vaste programme de développement local.

AGBA Dêdê
Correspondant Régional




N°477:NATION :Presse et démocratie La presse doit se départir de la politique

L'intelligent d'abidjan 5:51 am

Le centre de recherche et d’action pour la paix (Cerap) en collaboration avec le secrétariat national à la gouvernance et au renforcement des capacités, a organisé le vendredi 1er avril 2005, un panel sur le thème : presse et démocratie en Afrique.

La presse ivoirienne doit sortir du carcan de la politique et posséder de véritables entreprises autonome. Le directeur général de la Rti doit être nommé par appel d’offres, en dehors de toute considération politique. Le financement des journaux doit être l’affaire des éditeurs car le jeu des acteurs de la presse est un jeu pervers. Ce sont là quelques résolutions de la conférence de presse qu’ont co-animé le vendredi 1er avril 2005, au Cerap, trois hommes bien connues dans le monde des médias. Honorat De Yédagne, Dg de Fraternité Matin, Ibrahim Sy Savané, journaliste et publicitaire et Moussa Zio, journaliste. Ils ont entretenu l’auguste assemblée sur le thème : Presse et démocratie en Afrique. Donnant sa lecture de la presse ivoirienne, Honorat De Yedagne a indiqué : “Il n’y a pas d’avenir pour la démocratie ivoirienne avec une presse stérile”. En ce sens que la démocratie s’abreuve aux sources d’une presse libre. Ainsi, la presse de propagande et la presse alimentaire sont fourvoyeuses de conflits et de facteurs sociaux bien plus dangereux parfois. Pour palier cette crise que traverse la presse africaine en général et la presse ivoirienne en particulier, il en a appelé à une presse forte et responsable pour un Etat fort en Côte d’Ivoire et pour le respect des journalistes. Zio Moussa, pour sa part, a exposé sur l’éthique et la déontologie du journalisme. Il a à cet effet retracé le parcours du journalisme du temps du parti unique à celui du printemps de la presse en Côte d’Ivoire. De 4 quotidiens en 1960 le nombre des journaux a augmenté de façon exponentielle, passant 178 titres en 1991 avec 467 personnes qui possèdent la carte d’identité de journaliste professionnel. Ainsi pour balayer devant “la porte” des journalistes il a fallu créer une instance d’auto-régulation qui a la prétention d’assainir, de responsabiliser et de régulariser la presse. Cependant Sy Savané a pour sa part noté l’existence d’un fait bien plus grave, parlant de l’économie des médias il a indiqué que : “les journalistes ivoiriens tournent sur leurs axes au gré de leurs aspirations…”. Ceci pour expliquer l’avancée de la presse de propagande et de la presse alimentaire. Par ailleurs, il a mentionné que la presse aujourd’hui est dominée par l’odeur des “sous”, ce qui fait d’elle une presse relative qui vend les informations au plus offrant. Face à ce relativisme qu’est devenu le carcan de la presse il s’est demandé ce qu’est finalement une bonne presse.

B.J .




N°477:SOCIETE :Korhogo, La communauté catholique divisée

L'intelligent d'abidjan 5:50 am

Lors de la célébration officielle du centenaire de l’église de Korhogo, le dimanche 3 avril 2005, le Nonce apostolique Mario Roberto Cassari a adressé aux ivoiriens un message ferme du pape délivré par le Saint père lui-même peu avant sa mort.

Le centenaire de l’église de Korhogo a été célébré du 1er au 3 avril 2005 dans la joie et la ferveur. Nombreuses sont les personnes qui ont effectué le déplacement. Dès 6 heures quelques chrétiens avaient déjà pris le chemin de la cathédrale St Jean-Baptiste du quartier Soba. A 8 heures, l’église est pleine. Il ne reste plus que le clergé. 8 heures 30, la procession composée des prêtres et évêques venus des différents quartiers et villages de Korhogo, Katiola, Daloa, Odienné fait son entrée. On peut apercevoir dans cette procession, Mgr Marie Daniel Dadiet archevêque de Korhogo, Mgr Paul Dacoury, évêque de Grand-Bassam, Mgr Jean-Marie Kelétigui, évêque émérite de Katiola et Ignace Bessy, évêque en exercice de Katiola. Mgr Maurice Kouassi Konan de Daloa. Et enfin, le Nonce apostolique Mario Roberto Cassari, représentant spécial du pape et membre du corps diplomatique du Vatican. On notait également dans l’assemblée la présence de certaines personnalités notamment celle de M. N’Golo, président du Conseil général de Korhogo et une délégation des Forces nouvelles parmi lesquelles Koné Messamba ministre des victimes de guerre. A 9 heures, la messe commence avec le traditionnel ‘’fotamana’’ et la monition lue par paroissien.

Dans ce discours introductif à la messe, les quatre objectifs du centenaire sont donnés. Il s’agit de garder la mémoire des évangélisateurs, de se rappeler de l’initiative diocésaine de stimuler les actions présentes et prier Dieu pour insuffler un esprit nouveau sur la Côte d’Ivoire. Après les différentes lectures tirées des livres des actes des apôtres et de Jean, le Nonce entame son homélie. Dans ses propos, il rappelle aux chrétiens que la conversion doit se traduire par des signes visibles du Saint-Esprit que sont l’unité, l’amour et le pardon. Selon lui, tous les hommes ont intérêt à vivre selon l’amour du Christ. Ce, au prix de sa vie et au risque d’être incompris. Et pour y parvenir, il a affirmé que l’eucharistie demeure le seul espoir parce que grâce à ce sacrement, le Christ demeure en chacun. Abordant la question de la crise ivoirienne, le Nonce n’est pas allé du dos de la cuillère pour transmettre le message que le pape lui a transmis pour la Côte d’Ivoire au soir de sa vie. “La nuit du désespoir a trop duré, et cela est inacceptable. Parce que la souffrance prend de plus en plus le pas sur l’espérance. La Côte d’Ivoire est fatiguée de ne pas être aimée et de continuer de s’engouffrer. ça suffit donc avec les divisions, les querelles et la haine. Il est tant de redécouvrir le vrai sens de l’amour. Ce pays a toujours été le symbole de l’hospitalité, de la paix et de l’amour de l’autre.

Mais depuis quelques années les ivoiriens ne se retrouvent plus. Recherchez donc le chemin de la paix et de l’amour avant qu’il ne soit trop tard. Ayez du courage dans cette recherche et sachez que le pape malgré sa mort continuera à garder confiance en vous et sera un véritable intercesseur pour la Côte d’Ivoire auprès de Dieu. La communauté internationale garde confiance en vous et les pauvres de ce pays attendent de vous le retour à la stabilité. Que la Vierge Marie, évangélisatrice par excellence vous soutienne dans cette marche vers l’amour et la paix. Courage vous en avez la force”.

L.J.
Envoyée spéciale à Korhogo




N°477:ECONOMIE :Economie des matières premières minérales La souveraineté des Etats africains dépend de leurs ressources

L'intelligent d'abidjan 5:49 am

L’industrie minière et pétrolière doit préoccuper à tous les niveaux, des leaders, décideurs et des économistes africains. Parce que le développement de ces deux secteurs influence le développement.

La souveraineté d’un Etat se décide à partir de ses matières premières minérales et de ses capacités à les mettre en valeur. Ainsi, un pays ne peut être déclaré riche en ressources minières et pétrolières que lorsque ces matières sont sorties de la terre et mises en vente ou mises en consommation. Une fois cela fait, l’on peut dire de ce pays ou Etat d’être souverain, parce que capable de subvenir à ses propres besoins. Des études menées ont démontré que le sous-sol africain dispose du manganèse, du pétrole, du fer, du diamant, du pétrole… Malheureusement, l’absence de moyens fait que cette partie du monde continue de faire appel à des capitaux étrangers. Ce que l’on déplore aujourd’hui, c’est le fait que ces Etats restent assujettis vis-à-vis des multinationales. Pour en savoir davantage sur ce paradoxe, les étudiants de la 6è promotion de l’Ecole supérieure des Mines et de géologie planchent depuis le lundi 4 avril 2005, sur la problématique: “Le financement de l’Industrie minière et pétrolière et la question de la souveraineté des Etats africains sur les matières premières minérales”. Pendant cinq jours, ces étudiants, en compagnie de leur formateur, le ministre Gnamien Yao, étudieront tout le mystère qui entoure l’industrie minière et pétrolière en Afrique. A savoir, les causes du retard de l’industrie pétrolière et minière africaine, la question de la fiscalité, le problème de l’investissement dans les champs pétrolier…

A l’ouverture de ce séminaire de formation, il a été démontré, par exemple, que l’industrie pétrolière et minière influence les relations diplomatiques. “Si par exemple, des chefs d’Etat déclarés dictatoriaux sont reçus à la Maison blanche ou à l’Elysée, c’est justement à cause de ce dont dispose le sous-sol de ceux-ci. Mais, un pays qui ne dispose pas de ces ressources, ne pourra jamais recevoir ces honneurs aussi dignes qu’ils soient”. Tous ces exemples, pour montrer combien de fois l’industrie pétrolière et minière est importante dans les relations inter-Etats. La problématique que pose le ministre Gnamien Yao, est de savoir si “l’industrie pétrolière et minière africaine peut se passer de l’investissement direct étranger ?”. Un véritable dilemme auquel sont confrontés aujourd’hui les Etats africains.

Pour l’ex-ministre de Laurent Gbagbo, tant que l’Afrique n’aura pas ses propres ressources pour transformer ses matières premières minérales, sa souveraineté n’existera que de nom.

HONORE KOUASSI




N°477:Candidature à la présidentielle Le oui … mais de Charles Konan Banny

L'intelligent d'abidjan 5:48 am

Dans un entretien diffusé, hier, sur les antennes de Rfi, Charles Konan Banny, le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) s’exprimé sur les réformes annoncées à la Bceao. Il a surtout laissé tomber le masque sur son éventuelle candidature aux prochaines élections présidentielles ivoiriennes.

On parle d’une réforme de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, alors pour quoi faire ?

Tout corps qui vit, qui ne se remet pas en cause, qui n’essaie pas de se renouveler est appelé à disparaître. La Banque centrale a été créé dans les années 60. En 1973, une réforme a été adoptée, acceptée par les chefs d’Etat qui, en fait, évalue les accords de 1962. De là est née la Banque centrale dans sa version actuelle. 1973-2005, plus de trente ans d’histoire, la Banque a vécu dans un environnement international en pleine mutation. Trente ans après, il m’est apparu, en tant que chef de l’instrument, et surtout, en tant qu’acteur, témoin de l’histoire de ces trente dernières années, de proposer à nos instances que nous réfléchissions à une autre façon de traiter ces questions-là.

Quand on dit réformes, on entend toujours des voix qui disent : ” Est-ce que l’Afrique de l’Ouest ne va pas prendre ces distances vis-à-vis de la France ? Est-ce que la Bceao ne va pas prendre ses distances par rapport au Trésor français ? ” Il est question de cela aujourd’hui ?

Non. Personne n’a posé ces questions. Il s’agit de parler du volet monétaire et non de parler d’autre chose. Le jour où les chefs d’Etat voudront revoir les accords monétaires avec la France, nous verrons, mais ce n’est pas le mandat que j’ai reçu.

Le Franc cfa n’est pas surévalué aujourd’hui ?

Non, les fondamentaux ne montrent pas que le Franc cfa est surévalué. C’est ce qui m’importe le plus. Ce n’est pas tant la santé du Franc cfa qui est bonne,- je crois que nous avons le juste prix- ce qui m’importe, c’est de travailler pour que l’espace économique dont le Fcfa est la monnaie soit aussi fort en terme de croissance. C’est qui est le plus important.

Cette réforme de la Bceao, est-ce que c’est vous qui allez la conduire? Votre mandat expire à la fin du mois de décembre 2005…

Vous avez raison. Mon mandat expire à cette date. Pourquoi me posez-vous cette question ?

Mais, je sais pas, peut-être que vous souhaiteriez rester au-delà du 31 décembre 2005…

Là, j’aviserai, j’aviserai. On ne fait pas une réforme pour soi. Ceux qui me connaissent, savent que je suis très détaché par rapport à ces choses-là. Je n’ai jamais raisonné en terme du pouvoir, c’est parce qu’on raisonne en terme de pouvoir qu’on n’avance pas en Afrique. Je raisonne en terme de mission. La seule remarque que je veux faire, c’est que je ne vais pas passer ma vie à faire la même chose. J’ai fait 19 ans de Banque centrale, j’aspire à faire autre chose. J’ai d’autres chantiers.

Des ambitions politiques dans votre pays, par exemple ?

C’est quoi les ambitions politiques? Je suis un missionnaire, un citoyen missionnaire. Je n’exprime rien dans ce que je fais. Je ne suis pas non plus obnubilé par ces choses-là. Mon pays, aujourd’hui, est dans une situation difficile. L’important, c’est que les Ivoiriens se retrouvent et que la paix revienne. Il y a autre chose à faire que se faire la guerre. Oui, nous devons travailler à cela, en terme de mission : mission pour le retour à la paix. A cette mission-là, oui, je suis tout à fait disponible, pour participer à la réalisation de cette mission.

Disponible de quelle manière ? Sous quelle forme ?

En tant que citoyen ivoirien, citoyen de l’union. L’Union a besoin de la Côte d’Ivoire et la Côte d’Ivoire a besoin de l’union.

On dit que vous envisagez de vous présenter à l’élection présidentielle, dans votre pays ?

Demander à ” on “, ” on ” vous dira. Non, vous savez, le moment venu, on parlera de tout cela. Pour le moment, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est de parler de la monnaie, c’est de parler de la force de l’économie, le sujet éventuellement c’est de faire en sorte que l’Union économique et monétaire se saisisse du dossier ivoirien, parce que ce dossier n’est pas neutre dans l’évolution de la situation de l’Union. C’est ça le sujet, le reste viendra plus tard.

Propos retranscrits
par Olivier Guédé




N°477:Salif N’Diaye rassure les militants “Le congrès de l’Udpci aura bel et bien lieu”

L'intelligent d'abidjan 5:47 am

Les militants de base de l’Udpci ont donné de la voix hier mardi 5 avril 2005 au siège de leur parti. Pour eux, il n’est pas question d’annuler le congrès.

Salif N’Diaye, Blaise Siki Blon et Mabri Toikeusse ont entretenu les militants de l’Udpci sur la tenue du congrès extraordinaire des 9 et 10 avril 2005. C’est dans une ambiance surchauffée que Salif N’Diaye a pris la parole pour rassurer les nombreux militants, désemparés suite à l’interdiction de la tenue du congrès par le président Akoto Yao. ” Camarades militants, j’ai le sourire. Vous avez voulu un congrès et vous l’aurez. J’ai servi quelques velléités pour nous empêcher de l’organiser. C’est une tempête dans un verre d’eau. Le congrès aura bel et bien lieu. Ce sont les soubresauts des gens en perdition “, a dit Salif N’Diaye. Pour le secrétaire général, l’Udpci tourne en rond depuis trois ans, ” il faut donc que ce congrès ait lieu pour que la vérité éclate. Car, en politique, il faut composer avec ceux qui comptent et non composer avec ceux qui se comptent “. Quand le ministre M. Mabri s’adresse aux militants, il est accueilli par des ovations. ” Le vide juridique et la vacance de pouvoir n’ont que trop duré à l’Udpci. Aujourd’hui, les autres (Gbagbo, Bédié, Soro, Ado) sont à Pretoria et nous n’y sommes pas. Nous ne faisons que reculer. Nous ne pouvons pas observer l’agonie de notre parti. L’Udpci, c’est l’avenir des enfants de la Côte d’Ivoire “, a dit le ministre. Quant aux responsables des structures de base, ils ont apporté leur soutien à l’organisation du prochain congrès.

Dosso Villard




N°477:UDPCI : Flindé répond à Akoto “Le congrès va mettre de l’ordre…”

L'intelligent d'abidjan 5:46 am

Immédiatement après le communiqué de Paul Akoto qui interdit la tenue du congrès extraordinaire, les 9 et 10 avril prochain, le comité d’organisation est monté au créneau.

Le docteur Albert Flindé, maire de Man, et président du comité d’organisation du congrès extraordinaire de l’Udpci, a immédiatement donné la réplique à Akoto Yao. ” Le congrès extraordinaire de l’Udpci n’est pas interdit. Il n’est pas non plus annulé. Il aura bel et bien lieu aux dates et lieu indiqués par le comité d’organisation. M. Akoto Yao ne peut, juridiquement parlant, annuler ou faire reporter ce congrès extraordinaire. La preuve, les arrangements de Bassam, pour pallier l’absence du comité central non installé par le général Guéi, ont débouché sur un compromis dont Akoto lui-même est un produit. Mais, ces arrangements devraient être validés par les instances du parti. Cela n’a jamais été fait pendant plus de 20 mois. Par ailleurs, les instances et décisions issues dudit compromis de Bassam devraient rester en l’état jusqu’au prochain congrès ordinaire ou extraordinaire. Mais, vous le savez, autant que moi, que le président intérimaire Akoto rame à contre courant de ce compromis, en suspendant des responsables du parti. Nous, nous voulons mettre de l’ordre, raison pour laquelle, en application des articles 13 et 14 des statuts, nous convoquons ces assises. Parce que, juridiquement Akoto est incapable “, a précisé le maire Udpci de Man. Statutairement, le ” congrès se réunit tous les cinq (5) ans en session ordinaire sur convocation du président du parti. Il peut être convoqué en session extraordinaire, à l’initiative, soit du président du parti, soit des 2/3 des membres statutaires du congrès, soit les ¾ des secrétaires de section, art.13 “. C’est ce texte qu’opposent à Akoto, les organisateurs des assises des 9 et 10 avril prochain. Il est évident que des troubles se préparent, à en croire cette guerre des déclarations. ” Il n’y aura pas de troubles. Certes, ceux qui ont fait ce communiqué veulent que le trouble s’installe dans l’esprit des militants. Mais, nous sollicitons le plateau de la Rti pour apporter l’éclairage nécessaire et dissiper la confusion “, a rassuré et plaidé le président du comité d’organisation. Après ces précisions, le maire Flindé a indiqué que tout est fin prêt pour le bon déroulement de ce congrès. Le conférencier a fini son propos par une mise en garde à l’endroit des pêcheurs en eaux troubles ” les militants veillent et veilleront surtout, jusqu’à la fin du congrès, a-t-il prévenu “. Attendons de voir qui d’Akoto et de Flindé rira le dernier.

Barthélemy Téhin




N°477:Chérif Ousmane de retour

L'intelligent d'abidjan 5:45 am

Annoncé à plusieurs reprises pour mort ou gravement malade, le sergent chef Shérif Ousmane est sur le point de regagner Bouaké, le fief de la rébellion. Sur son site Internet un pan de voile se lève sur les raisons de son absence prolongée. Ci-dessous, l’intégralité du communiqué livré par de la compagnie Guépard dont il est le chef.

” Chérif Ousmane, joint ce jour par téléphone, annonce son retour à Bouaké. Il sera demain mercredi à Ouangolo. Il pense pouvoir regagner Bouaké dans la journée de jeudi.

Le Sergent Chérif Ousmane explique les raisons de sa longue absence de sa zone : ” J’ai été envoyé par Guillaume Soro dans plusieurs pays de la sous-région pour y rencontrer des responsables afin d’envisager ensemble des hypothèses de sortie de crise. Mes contacts ont été très fructueux, c’est avec joie que je vais retrouver dès demain le peuple ivoirien, ce peuple dans la souffrance et dans la longue attente d’une ouverture du pays. Chaque jour qui passe, chaque minute qui passe, chaque seconde qui passe sont inquiétants pour nous les Ivoiriens qui avons soif de Paix. Je demande à tous les ivoiriens, à tous les acteurs de la sous-région, à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour construire une Paix durable et vraie en Côte d’Ivoire. ALLAH DIANAN ! ”




N°477:Onuci Fme emet au Nord

L'intelligent d'abidjan 5:44 am

ONUCI FM, la radio des Nations Unies en Côte d’Ivoire, émet depuis ce mardi 5 avril 2005 dans la ville de Korhogo sur la fréquence 95.3. La même fréquence est utilisée dans les localités de Bouaké et de Daloa.

L’équipe d’ONUCI FM est composée d’une trentaine de journalistes et techniciens et d’une douzaine de correspondants dans différentes villes ivoiriennes.

La radio, créée par la résolution 1528 du Conseil de Sécurité, a débuté ses programmes le 13 août 2004 à Abidjan où elle émet sur la fréquence 96 Mhz. Elle assurera la couverture totale du territoire ivoirien avec l’installation prochaine d’émetteurs à Yamoussoukro, à Man, à Odienné, à Daoukro, à Bondoukou, à San Pedro et à Duékoué.




N°477:Sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne, prolongement du mandat de la licorne, recrutement de mercenaires libériens : le Quai d’Orsay se prononce

L'intelligent d'abidjan 5:42 am

(Hier, l’AFP vous a interrogé et vous faisiez état de préoccupations en ce qui concerne les gens de Libéria qui sont, d’après les Nations unies et d’après Human Rights Watch, enrôlés et par les rebelles des forces nouvelles et par le camp du président Gbagbo. Avez-vous de réelles confirmations de ces mouvements ? Et quels sont les moyens sur place de la force Licorne et des Nations unies pour tenter de bloquer cet enrôlement massif à quelques mois de la présidentielle d’octobre ?)

D’abord le premier point sur la Côte d’Ivoire, c’est que, comme vous l’avez vu hier, le mandat des forces impartiales a été prolongé d’un mois, c’est-à-dire jusqu’au 4 mai prochain. Deuxième élément, en ce qui concerne les mouvements d’armes et les mouvements de combattants que vous évoquez, nous savons effectivement qu’il existe de tels mouvements. D’ailleurs, nous l’avions dit lors du point de presse conjoint qu’Hervé Ladsous avait tenu avec Jean-François Bureau il y a relativement peu de temps. Et notre

position est qu’il faut que les résolutions qui sont en place, notamment la résolution 1572 du 2 novembre 2004 qui concerne l’embargo sur les armes et qui prévoit des sanctions, soit mise en œuvre. Et vous savez que dans la résolution 1584, l’ONUCI et Licorne ont été chargées de surveiller le respect de l’embargo, y compris par des inspections sans préavis, et la collecte des armes. Vous savez que l’ONU a mis en place un comité d’experts pour suivre l’application de cette résolution. Notre position est qu’il faut agir évidemment dans ce cadre-là et que c’est, en effet, à l’ONUCI et aux Nations unies, avec le soutien de Licorne, de tout faire pour éviter les phénomènes que vous mentionnez. Vous savez par ailleurs qu’un débat va s’engager avant le 4 mai sur le renouvellement du mandat et sur un éventuel renforcement de ce

mandat.

(Aurait-on pu voter à l’ONU la reconduction d’un an de la mission de l’ONUCI et donc de Licorne ? Est-ce qu’on a juste reporté d’un mois pour s’occuper des problèmes qui se posent ?)

On a reporté d’un mois parce qu’actuellement se tient à Pretoria une réunion qui est organisée par l’Afrique du Sud, dans le cadre de la médiation conduite par le président Mbeki, une réunion avec les parties ivoiriennes pour essayer de progresser sur le volet politique. Il a donc été jugé préférable de laisser cette réunion se dérouler et se

conclure pour éventuellement en tirer ensuite des conséquences en ce qui concerne le mandat de l’ONUCI et des forces impartiales.

(La résolution ne change pas les effectifs ?)
Non, pour l’instant c’est une prolongation purement technique d’un mois.




N°477:La Chronique de Zagbadi Agoua Le “ouf !” de soulagement de Kofi Annan…

L'intelligent d'abidjan 4:41 am

Le rapport Volker, le second du genre sur la même affaire, a conclu à l’innocence de Kofi Annan, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Il a, en effet, été constaté et relevé de graves irrégularités c’est-à-dire, de la malversation, de la corruption, de la distraction et le détournement manifeste de fonds dans l’opération ‘’pétrole contre nourriture’‘, instituée par l’Onu en 2003, en faveur de l’Irak, alors sous embargo international.

Dans le premier rapport Volker, le nom du secrétaire général Kofi Annan avait été abondamment cité, comme étant intimement impliqué dans le scandale de ‘pétrole contre nourriture’’ en Irak, considéré en ce moment comme le plus grand scandale vécu par l’Onu, depuis le début du 21è siècle. Alors, Kofi Annan est-il coupable de corruption ? C’est plutôt son fils, Kodjo Annan qui est concerné.

Kodjo Annan, le fils de son père, dirigeait, en effet, l’une des entreprises commerciales qui intervenaient en Irak en 2003, au titre ou dans le cadre de l’opération ‘’pétrole contre nourriture’‘. Et c’est l’entreprise de Kodjo Annan qui, justement, se trouve au cœur du scandale de corruption qui secoue en ce moment le palais de verre de New York.

Le second rapport Volker, qui vient de publier les conclusions de l’enquête menée à la demande du conseil de sécurité, a bien fait les choses. Kofi Annan, a-t-on appris, n’est pas ‘’directement’’ concerné dans l’affaire…Voilà donc le patron de l’Onu, dont certains membres ‘’durs’’ du congrès américain réclamaient déjà la démission, tout à fait innocenté et blanchi. Kofi Annan, dit-on, a aussitôt poussé un grand ‘’ouf !’’ de soulagement. Le secrétaire général de l’Onu, toutefois, n’a pas moins été ébranlé. Comme on le comprend ! Sinon, que serait-il advenu de lui, après près d’une décennie de dur labeur et de loyaux services à la tête de l’organisation mondiale où il travaille depuis le début des années 60.

Le rapport Volker, cependant, a fait remarquer à Kofi Annan qu’en sa qualité de secrétaire général, il ne pouvait pas ne pas voir et savoir ce qui se passe dans ‘’sa’’ maison, en particulier, les entrées et les sorties comme les nombreux va-et-vient de son collaborateur de fils Kodjo Annan.

Des sous-entendus, bien sûr, sur un dossier qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets et qui risque fort, dans sa phase judiciaire, de devenir un véritable ‘’brûlot’’ entre les mains de Kofi Annan et pour sa conscience. Les dommages, il faut le prévoir, seraient alors incommensurables !

La leçon à tirer, à observer et à retenir surtout de cette scabreuse affaire de corruption au sommet de l’Organisation des Nations unies, c’est que, à la dimension humaine, nul n’est vraiment infaillible ! Que l’on soit tout-puissant secrétaire général de l’Onu ou simple chef d’Etat. A l’échelon inférieur comme au bas de l’échelle, il se trouve toujours quelqu’un, un allié ou un collaborateur, pour vous gêner ou vous peiner, énormément. Ainsi donc, toutes les natures humaines, étant par ailleurs égales, il y a à espérer qu’elles soient de moins en moins catégoriques et tranchantes, de plus en plus attentives, réceptives, compréhensives et tolérantes dans leur jugement et dans leur traitement les unes envers les autres. Oh l’homme ! Cet ‘’infiniment petit’‘, toujours vulnérable.
zagbadiagoua@yahoo.fr




N°477:Revue de la presse “Gbangban” à Pretoria

L'intelligent d'abidjan 4:38 am

Que se passe-t-il réellement dans la capitale sud-africaine ? C’est la réponse à cette question que hier, les quotidiens de la place ont tenté de donner aux Ivoiriens. En les parcourant, on se croirait sur un véritable ring. ‘’2ème round du sommet de Prétoria, titre ‘’Le Front’‘. Ce confrère donne ses impressions sur le combat en ces termes ‘’Gbagbo en difficulté’‘. ‘’Dernière Heure Express’’ voit pratiquement la même chose et soutient que ‘’Gbagbo a chaud’‘. Il fait de la résistance et se ridiculise. ‘’L’Evénement’’ reste dans le ton en précisant que le clan présidentiel torpille la paix. Comme riposte, ‘’Mbeki charge Gbagbo’‘. Le 2ème round n’est pas terminé. Le président Gbagbo selon les dires de ces quotidiens cités plus haut est dans les cordes. La bataille est alors rude. Le président ivoirien tangue donc. Le quotidien proche du Rdr ‘’Le Patriote’’ conclut ‘’Gbagbo au bord du Ko’‘. Et le combat se déroule dans l’enfer du huis clos sud-africain ‘’selon ce quotidien. Mais attention ! le président Gbagbo semble tenir bon et même pourrait prendre le dessus du combat. C’est ce que fait savoir ‘’Le Courrier d’Abidjan’’ qui soutient que ‘’Rti délégation des pouvoirs à Diarra, lois Marcoussis : le bloc rebelle perd la bataille ! Le quotidien proche du parti au pouvoir poursuit en indiquant que Mbeki tranche et fait mal. Cette décision du président sud-africain met mal à l’aise Soro Ado et Bédié qui selon l’envoyé spécial de ce journal confirme qu’ils sont malades et que leur état de santé ralenti le sommet. ‘’Le Temps’’ ne commente pas le combat en directe mais voit plus loin ‘’depuis son Qg à l’Elysée, Jacques Chirac manipule le G7, prévient autre quotidien proche du Fpi. Mais, Mbeki reste imperturbable et Seydou Diarra humilié. ‘’Les Echos du Matin’’ coupe net pour ce qui est du 2ème round ‘’Gbagbo marque au point’‘. Qui mène réellement au point entre les deux camps ? On ne saurait le dire. Ce qu’on peut retenir c’est qu’il y a ‘’gbangban’’ à Pretoria. Le quotidien dont vous avez rêvé, ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ démontre bien ‘’Gbagbo, Bédié, Ado et Soro ne s’entendent pas’‘. ‘’Le Nouveau Réveil’’ s’interroge après deux jours de discussions l’espoir à Pretoria ? Pour ce quotidien proche du Pdci Thabo Mbeki a déclaré que ‘’sans solution personne ne bouge !’’ ‘’L’Inter’’ confirme cette information en tirant que Mbeki durcit le ton. Comme tous les autres quotidiens de la place, ‘’Soir Info’’ et ‘’Frat-Mat’’ ont informé les ivoiriens que l’Onu a prolongé le mandat des forces impartiales d’un mois.

A demain.
Etienne Atta




N°477:Sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne, prolongement du mandat de la licorne, recrutement de mercenaires libériens: le Quai d’Orsay se prononce

L'intelligent d'abidjan 4:37 am

(Hier, l’AFP vous a interrogé et vous faisiez état de préoccupations en ce qui concerne les gens de Libéria qui sont, d’après les Nations unies et d’après Human Rights Watch, enrôlés et par les rebelles des forces nouvelles et par le camp du président Gbagbo. Avez-vous de réelles confirmations de ces mouvements ? Et quels sont les moyens sur place de la force Licorne et des Nations unies pour tenter de bloquer cet enrôlement massif à quelques mois de la présidentielle d’octobre ?)

D’abord le premier point sur la Côte d’Ivoire, c’est que, comme vous l’avez vu hier, le mandat des forces impartiales a été prolongé d’un mois, c’est-à-dire jusqu’au 4 mai prochain. Deuxième élément, en ce qui concerne les mouvements d’armes et les mouvements de combattants que vous évoquez, nous savons effectivement qu’il existe de tels mouvements. D’ailleurs, nous l’avions dit lors du point de presse conjoint qu’Hervé Ladsous avait tenu avec Jean-François Bureau il y a relativement peu de temps. Et notre

position est qu’il faut que les résolutions qui sont en place, notamment la résolution 1572 du 2 novembre 2004 qui concerne l’embargo sur les armes et qui prévoit des sanctions, soit mise en œuvre. Et vous savez que dans la résolution 1584, l’ONUCI et Licorne ont été chargées de surveiller le respect de l’embargo, y compris par des inspections sans préavis, et la collecte des armes. Vous savez que l’ONU a mis en place un comité d’experts pour suivre l’application de cette résolution. Notre position est qu’il faut agir évidemment dans ce cadre-là et que c’est, en effet, à l’ONUCI et aux Nations unies, avec le soutien de Licorne, de tout faire pour éviter les phénomènes que vous mentionnez. Vous savez par ailleurs qu’un débat va s’engager avant le 4 mai sur le renouvellement du mandat et sur un éventuel renforcement de ce

mandat.

(Aurait-on pu voter à l’ONU la reconduction d’un an de la mission de l’ONUCI et donc de Licorne ? Est-ce qu’on a juste reporté d’un mois pour s’occuper des problèmes qui se posent ?)

On a reporté d’un mois parce qu’actuellement se tient à Pretoria une réunion qui est organisée par l’Afrique du Sud, dans le cadre de la médiation conduite par le président Mbeki, une réunion avec les parties ivoiriennes pour essayer de progresser sur le volet politique. Il a donc été jugé préférable de laisser cette réunion se dérouler et se

conclure pour éventuellement en tirer ensuite des conséquences en ce qui concerne le mandat de l’ONUCI et des forces impartiales.

(La résolution ne change pas les effectifs ?)
Non, pour l’instant c’est une prolongation purement technique d’un mois.




N°477:Les journalistes créent leur sommet

L'intelligent d'abidjan 4:36 am

La presse ivoirienne ne reste pas indifférente aux discussions des cinq grands à Pretoria. Les comptes rendus faits par les journalistes sont différents d’un quotidien à un quotidien. Cette contradiction a d’ailleurs été relevée par une radio internationale hier dans sa revue de presse. Les titrologues et les lecteurs des articles de presse n’arrivent pas à cerner la vérité des faits. Le 4e pouvoir veut sans doute prendre la place des hommes qu’il ne s’y prendrait autrement. Sinon comment comprendre et expliquer la divergence dans les articles pour un même sujet. Il est vrai qu’aucune déclaration d’un participant de ce conclave n’a été enregistrée mais cela ne saurait justifier la guerre des tranchées que se livrent les journaux ivoiriens. Avec la division en deux camps ceux qui parlent de débâcle du G7 et de l’autre, ceux qui annoncent la capitulation du président Laurent Gbagbo. Chaque partie veut à y voir de près, transformer ses désirs en réalité. Pendant ce temps le trouble est jeté au sein des populations qui sont véritablement inquiets.

A.L.O




N°477:Après la mort du prisonnier Néo-zélandais Le Cicr demande des comptes aux Forces nouvelles

L'intelligent d'abidjan 4:36 am

Le comité international du croissant rouge par l’entremise de l’un de ses responsables, M. Kim Gordon Bates, demande des explications aux responsables locaux des Forces nouvelles chargés de veiller sur la sécurité du défunt détenu Néo-zélandais. ” Le Cicr voudra demander des explications sur les circonstances de la mort de M. Brian Hamisah Sands. Nous ne rendrons pas publiques les conclusions de notre enquête. Maintenant si les autorités Néo-zélandaises ou sa famille souhaiten que nous transférons le corps dans son pays, nous sommes disposés à le faire “, a affirmé M. Kim Gordon Bates. Dans un communiqué signé du directeur de cabinet de Guillaume Soro, Amadou Koné a déploré le décès de M. Brian Hamish Sands, présenté par les Forces nouvelles comme espion à la solde du président Laurent Gbagbo. ” Les Forces nouvelles viennent de constater ce jour, lundi 4 avril 2005, peu avant 20 heures, le décès subit et surprenant de M. Brian Hamisah Sands, à la prison civile de Korhogo “, souligne le texte qui plus loin, dit; ” Les Forces nouvelles rassurent sa famille, le gouvernement Néo-zélandais et la communauté internationale, de ce que toutes les dispositions avaient été prises pour offrir à M. Sands de meilleures conditions de détention. Il est toute fois bon de noter que le ressortissant Néo-zélandais Sands’’ a été interpellé le 11 mars 2005 dernier alors qu’il tentait de rentrer à Bouaké en provenance d’Abidjan. Il avait été accusé par les responsables des Forces nouvelles d’être un ” mercenaire ” à la solde du président Gbagbo, chargé de ” l’élimination physique de certains responsables politiques et militaires des Forces nouvelles “.

Thibault R. Gbei




N°477:Un accord sur la CEI conclu

L'intelligent d'abidjan 4:35 am

Un accord pour la représentation des Forces nouvelles à la Commission électorale indépendante (CEI) a été conclu à Pretoria, en Afrique du Sud, a appris, hier mardi l’AIP.

Selon la chaîne française Radio France internationale, un accord ferme a été conclu mardi entre les acteurs de la crise ivoirienne réunis en conclave, depuis dimanche, dans la capitale sud-africaine, autour du

médiateur de l’Union africaine, pour que les Forces nouvelles soient représentées dans le bureau de la CEI

comme convenu dans les accords de Linas-Marcoussis et d’Accra III.

En outre, le principe de réunion des états-majors des Forces de défense et de sécurité et des Forces armées des Forces nouvelles à Yamoussoukro et à Bouaké a été également acquis, a indiqué RFI, précisant, par ailleurs, que la loi sur la nationalité ivoirienne et d’autres textes issus de Marcoussis adoptés en décembre dernier, mais contestés par l’opposition ivoirienne, feront l’objet d’un réexamen par l’Assemblée nationale avant le 30 avril 2005.




N°477:Pretoria à l’épreuve de la rue

L'intelligent d'abidjan 4:34 am

Quel sort sera réservé aux récents accords de Pretoria ? Difficile de répondre. Les Ivoiriens retiennent leur souffle. Présentés comme les négociations de la dernière chance, les pourparlers de la capitale sud-africaine accomplissent les accords de Linas Marcoussis dans leur totalité : solution politique à l’article 35, composition de la CEI, processus de désarmement. Or, les farouches partisans du président de la République se sont toujours farouchement opposés à la mise en application de ces accords. Notamment en ce qui concerne l’article 35. Mamadou Koulibaly, Affi N’Guessan, Charles Blé Goudé … ont toujours tenu dur comme fer au référendum.

Le leader de l’Alliance des jeunes patriotes ; Charles Blé Goudé, avait déjà mis en garde, peu avant le sommet de Pretoria : ” Si on touche à un seul point de la Constitution, nous prendrons les armes ” Ce qui fait à certains observateurs que ce ne sera pas facile pour Laurent Gbagbo, parce que après avoir combattu ses adversaires, doit aujourd’hui, faire face à ses irréductibles partisans. Les accords de Pretoria subiront-ils que les accords de Linas Marcoussis et d’Accra ? Seuls les prochains jours sauraient le dire.

V.D.




5/4/2005

N°476:UNE: Membre du G7, le ministre des Transports Anaky Kobenan révèle :“Le sommet de Pretoria sera un échec”

L'intelligent d'abidjan 4:41 am

Les acteurs de la crise politique Ivoirienne , sont en Afrique du Sud sur convocation de Thabo Mbeki, le médiateur de l’Union africaine. Anaky Kobenan du Mfa, membre du G7 resté à Abidjan, est pessimiste quant aux chances de succès de cette rencontre de Pretorio pour le ministre des Transports Thabo Mbeki perd son temps.

Quels commentaires faites-vous, de ce que plusieurs partis signataires de Marcoussis et Accra, dont l’UDPCI et votre parti le MFA, n’aient pas été conviés à la rencontre de Prétoria ?

En tant que parti et personne civilisés, nous ne nous rendons à une rencontre, surtout d’une telle importance, que lorsque nous y sommes conviés. Le MFA n’a encore reçu aucune invitation et se contente de suivre la situation d’ensemble avec grande attention.

Cette exclusion ne semble-t-elle pas vous affecter, outre mesure?

Cette exclusion ne m’affecte pas du tout, mais par contre elle fait naître en moi, une inquiétude légitime quant aux chances de réussite de ce sommet, dans la sortie de crise. De toute évidence, c’est le retour à la théorie des grands partis ou des grands leaders.

Souvenez-vous à l’époque du fameux quatuor Ado, Bédié, Gbagbo et Guéï qui, du Forum à la rencontre de Yamoussoukro, sous les hourras et en panavision, nous a conduits à la crise actuelle. Pretoria est un Yamoussoukro II, avec Soro remplaçant Guéï, et l’ironie du sort voulant qu’un Général devenu civil cède la place à un civil devenu Général, par la force des choses. C’est parce que le président Mbeki vient de prendre le train en marche, qu’il n’a pas réalisé que les rapports et relations de personnes de tous ces protagonistes, pris deux par deux, sont si anciens, tortueux et chargés de passions et de rancœurs qu’ils sont pratiquement bloqués et inhibés dès qu’ils se retrouvent. On ne l’a certainement pas encore assez dit aux Ivoiriens, mais à Marcoussis, ce sont les ‘‘petits partis’’ qui ont été à la base de toutes les grandes avancées constructives dans les débats.

Vous semblez enterrer Prétoria à l’avance. N’est-ce pas trop faire dans l’ivoiro-pessimisme ?

Je ne crois pas à un succès de Prétoria, pour les raisons que je viens de donner, mais paradoxalement, je pense que c’est de ce dernier échec que va surgir la solution à la crise. L’ONU, l’UA, l’UE, la CEDEAO, etc. ne fonctionnent que dans l’objectif d’un désarmement et d’élections rapides, si possible, avant fin 2005, dans les délais impartis par la Constitution. J’estime qu’ils font totalement fausse route, et que le plus urgent n’est pas de tenir des élections, même si elles arrivent à être matériellement possibles. Parlons d’ailleurs de l’identification générale, de l’établissement et de la délivrance des pièces d’identité, du recensement, des listes électorales, de la délivrance des cartes électorales, etc. où en sommes-nous? Rien n’a vraiment démarré. Je dis donc que même si des élections étaient possibles, les engager dans le contexte actuel, serait la pire des catastrophes pour la Côte d’Ivoire. Oui, dans la Côte d’Ivoire de 2005, il y a trop de douleurs et de rancœurs, il y a trop d’armes légères et de guerre en circulation, dans les villes et campagnes, surtout dans certaines régions du Centre-Ouest, et de l’Ouest. Il y a trop de conflits latents de groupes ethniques, entre Ivoiriens d’abord et entre Ivoiriens et immigrés, ensuite. Il y a trop de chômage et pas de perspectives sociales pour la majorité de la jeunesse qui est ainsi une proie facile pour toutes les aventures guerrières.

Que préconisez-vous donc ?
Je l’ai dit à toute la Côte d’Ivoire et à la Communauté internationale, lors de la conférence de presse que j’ai tenue le 4 mars 2005. Il faut réorienter le tir, au lieu de parler d’élections, penser déjà à une nouvelle et véritable transition, de deux à trois ans au minimum, avec pour objectif de laisser le jeu et les esprits se calmer, remettre le pays au travail, reconstituer le tissu économique pratiquement ‘‘achevé’’ par les évènements de Novembre 2004, trouver des moyens pour créer massivement des emplois pour les jeunes, dans l’agriculture, mais surtout dans la petite industrie et les services comme les NTIC, le Tourisme et les Transports…

Croyez-Vous vraiment qu’une transition-de quel genre d’ailleurs, et dirigée par qui?- résoudrait les problèmes de désarmement et de réunification par un coup de baguette magique ? Ne rêvez-vous pas ?

Mais, il faut rêver en permanence à une renaissance de la Côte d’Ivoire. C’est impératif, cela s’impose même! Sauf bien sûr à savoir comment rêver n’est-ce pas? (rires). Mais, revenons sur terre. Imaginons d’abord que toutes les parties au conflit et en particulier Laurent Gbagbo et Soro Guillaume, les deux protagonistes disposant de troupes et d’armes, optent pour le principe de cette transition, pour abréger les souffrances de nos populations et l’agonie du pays. Ils acceptent tous deux de se mettre en retrait du pouvoir et désignent leurs représentants, civils et militaires, pour participer à l’autorité de transition. Cette autorité à double corps, militaire d’un côté (FANCI et FAFN (pour assurer l’ordre, la continuité de l’Etat, le désarmement et la réunification) et civile de l’autre (représentants des partis, de la société civile, des autorités traditionnelles et religieuses), ne sera pas frappée du sceau de la méfiance et de la crainte des revirements et volte-faces qui ont grandement miné le Gouvernement de Réconciliation Nationale actuel. Et surtout, la Défense et la Sécurité et les Finances ne seront pas dans les mains de l’un des deux camps en conflit, ce qui a constitué l’erreur fatale de Marcoussis, de Kléber et d’Accra. Soro et les FAFN n’auront alors aucun argument pour refuser le désarmement et la réunification, puisque leur vrai problème, selon leurs propres termes, à savoir Gbagbo, ne se posera plus. Le président Gbagbo, les premières émotions passées, pourra également réaliser que cette transition, loin d’être un coup porté contre lui, pourrait constituer une voie providentielle de sortie d’une présidence ‘‘calamiteuse’’ et la sauvegarde de son avenir politique. Car, dans trois ans, il abordera les élections avec une bonne avance sur ses concurrents, en termes de popularité (il n’a pas de bilan à défendre, comme il le dit lui-même, puisqu’on ne l’a pas laissé gouverner), et surtout en termes de moyens matériels. Cette proposition d’alternance n’est donc pas un rêve ou une lubie, mais gagnerait à être bien entendue et étudiée de tous. Nous avons le salut de la Côte d’Ivoire à portée de la main, n’hésitons pas!

On entend çà et là, le FPI, les jeunes patriotes et d’autres composantes de la société civile demander le départ de la Côte d’Ivoire de la Force Licorne, au motif qu’elle n’aurait pas désarmé les rebelles et réunifier le pays. Quel commentaire faites-vous ?

Il y a, à mon avis, de la part de tous ceux que vous venez de citer, une double ignorance. Tout d’abord, ils ont oublié que la Licorne n’est plus aujourd’hui en Côte d’Ivoire, à la suite de la demande du Gouvernement ivoirien en septembre ou octobre 2002. Aujourd’hui, suite aux résolutions n° 1528, 1572 et 1584 du Conseil de Sécurité, la force Licorne est sous la responsabilité de l’ONU, dans le cadre de l’opération de maintien de la paix en Côte d’Ivoire. Licorne n’est plus une simple force d’interposition, un simple arbitre sur le ring de boxe. Le départ de Licorne ne relève plus donc que du Secrétaire Général des Nations unies, Kofi Annan (ONU) et du Président français Jacques Chirac. Ensuite, je dois leur dire qu’à mon avis, c’est le traumatisme du génocide rwandais qui obligera l’Armée française à rester en Côte d’Ivoire, et ce pour longtemps. En cas de clash, rien ne sera contrôlé. La force Licorne veut être là pour intervenir en cas de conflit ou de guerre civile.

Un dernier mot ?
Tout a été dit. J’espère que le Président Thabo Mbeki sera réceptif aux arguments que je viens de développer ( Nous lui avons déjà écrit en ce sens) et que s’il y adhérait, et les faisait siens, après ce Prétoria, nous pourrions avoir un dernier Yamoussoukro où la communauté internationale, l’UA, l’ONU, etc. présideraient à la signature de l’accord final Gbagbo – Soro.

Interview réalisée par
Inno Kouamé




N°476:CULTURE: Concert : Vocalyses pour Christ Le show pimenté de Rose Sabine

L'intelligent d'abidjan 4:39 am

Chose promise, chose due. Il y a belle lurette, l’artiste chanteuse Rose Sabine ambitionnait de rendre grâce à Dieu, à travers un grand spectacle. Depuis le dimanche 3 avril 2005, elle a gagné ce pari.

Depuis qu’elle a rencontré l’Eternel, elle est devenue chantre. Après le succès de son premier opus, ‘‘Né pour te louer’’, Rose Sabine a organisé son spectacle dans un palais de la culture pris d’assaut.

Avec à la clé un plateau de nombreux artistes venus soutenir l’initiative. Même si la salle Anoumanbo n’a pas atteint sa jauge maximale, force est de reconnaître que les artistes programmés ont fait montre de leur talent. Sandrine Doubly, Lato Crespino, Buisson ardent, Shamma, l’Arbre de vie, la chorale Sainte Marie de Yopougon, etc. ont exécuté un répertoire de chants plaisants. Et le public a aimé, jubilé et applaudi à tout rompre. C’est que la musique religieuse est faite de beaux textes et de mélodies emballantes, qui incite à la danse. Et les mélomanes chrétiens n’ont pas bondé ce show. Ils l’ont plutôt entretenu, ce qui fait monter progressivement la température, jusqu’au tour de la vedette de la soirée, Rose Sabine.

Entourée d’un orchestre, elle a séduit le public, avec ses qualités vocales et ses jeux de scène très endiablés. Elle a su communier avec les siens. Elle a tout simplement tiré son épingle du jeu. Et pour être un baptême du feu, ce concert a été une réussite. A en juger par le grand show qu’elle a offert à ses fans pendant plusieurs heures de régal. Quant au public, il est rentré tout satisfait.

Euloge Anoh




N°476:SPORTS: Football : Affaire “Africa-Rc Bafoussam”La qualification des vert et rouge confirmée

L'intelligent d'abidjan 4:38 am

Malgré les incidents qui ont émaillé le match de la Ligue des champions entre l’Africa et le Racing du Cameroun, la Confédération africaine de football (Caf) a confirmé le score (3-1) acquis sur la pelouse su stade Champroux de Marcory. Même Aiglons et Camerounais s’en tirent avec de lourdes sanctions.

Depuis la rencontre de la Ligue des champions disputée entre l’Africa et le Racing Club de Bafoussam (Cameroun), le 19 mars dernier au stade Champroux, et émaillée d’incidents, les sportifs ivoiriens attendaient la suite que donnerait la Confédération africaine de football (Caf) après les rapports de ses officiels. Les sanctions sont tombées, après la réunion du jury disciplinaire de la Caf. La plus grosse, c’est la suspension du stade Robert Champroux de Marcory. Jugé trop exigu par les rapports des officiels et par conséquent dangereux, le jury a décidé d’annuler l’homologation de ce stade pour les compétitions de la Caf. Du coup, le stade Houphouët-Boigny, dont la pelouse devrait être mise au repos, servira de cadre aux prochaines rencontres africaines des clubs. Au niveau pécuniaire, le club vert et rouge devra payer à la Caf une amende de trois millions de Fcfa pour n’avoir pas su garantir aux visiteurs camerounais la sécurité maximum. Tout comme l’Africa, le Racing club de Bafoussam, pour n’avoir pas respecté l’article 30 qui stipule : “Au cas où de l’avis de l’arbitre, les couleurs officielles dûment enregistrées par les deux équipes devant se rencontrer prêtent à confusion, l’équipe visiteuse est tenue de changer de maillot”, paie à la Caf 1.800.000F cfa. Les Camerounais sont également tenus pour responsables des incidents qui ont émaillé la rencontre. Une mise en garde leur a été adressée par le jury. Qui valide également le résultat obtenu par l’Africa (3-1). Ce qui signifie que le club du président Alain Richard Donwahi peut tranquillement continuer son aventure en compétition africaine. A ce sujet, il faut signaler que les Vert et rouge reçoivent les Rajaouis, le week-end prochain.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°476:NATION: Reprise des vols longs courriers de Air Ivoire Abidjan-Paris-Marseille Charles Diby, PCA, fait campagne auprès des Ivoiriens de France

L'intelligent d'abidjan 4:37 am

La reprise des vols Air Ivoire à destination de Paris et Marseille au décollage d’Abidjan, suspendus pendant quatre mois, a été l’occasion pour le consortium d’actionnaires ( français, américains et ivoiriens) de faire campagne auprès de la clientèle potentielle que constitue la forte communauté ivoirienne en France. Au cours d’une conférence, conjointement animée par les parties ivoirienne et française, respectivement représentées par Charles Koffi Diby, PCA de la nouvelle Air Ivoire et Jean-Claude Cross, directeur général de Air France Afrique / Moyen Orient, les nouveaux produits de la compagnie aérienne ivoirienne ont été présentés au grand public.

Depuis le 27 mars 2005, Air Ivoire a repris ses vols à destination de Paris et Marseille, après avoir observé quatre mois de suspension, suite aux événements de novembre 2004. Hormis les vols régionaux à destination de plusieurs capitales africaines (Accra, Bamako, Conakry, Cotonou, Dakar, Douala, Libreville, Lomé, Niamey et Ouagadougou), la France reste l’unique vol long courrier, inauguré d’ailleurs le 1er juillet 2004. La campagne de marketing lancée le week-end dernier à Paris, à laquelle les officiels ivoiriens ont été associés, dévoile l’”initiative citoyenne” que l’Etat de Côte d’Ivoire veut donner à l’envol de Air Ivoire.

SEM Hyacinthe Kouassi, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France – intervenant à la tribune, n’a pas caché le caractère très symbolique que l’on a voulu donner à la cérémonie. “La reprise des vols de Air Ivoire à destination de Paris et Marseille est le signe d’une Côte d’Ivoire qui est debout…et gouvernée, avec à sa tête le président Laurent Gbagbo. C’est aussi le signe d’une amitié qui ne se démontre plus entre la France et la Côte d’Ivoire”, a-t-il déclaré à l’assistance, pour démontrer le sursaut d’orgueil qui sous-tend la renaissance de la compagnie aérienne ivoirienne.

Le ministre d’Etat, ministre des Transports représenté par son directeur de cabinet, M. Yéo a, quant lui, expliqué les enjeux de la Société Nouvelle Air Ivoire, créée après l’échec de la résurrection de Air Afrique. L’autre raison, à prendre certainement aussi en compte, est le fait que les Etats membres de la défunte multinationale se sont détournés du projet de la reprise de Air Afrique, proposé par la Côte d’Ivoire, au profit de leurs propres compagnies nationales. La création de la Société Nouvelle Air Ivoire par le consortium français, américain et ivoirien, découle de cette situation. M. Jean-Claude Cross, directeur général de Air France Afrique et Moyen Orient, a expliqué au public que si Air France fait partie des actionnaires de Air Ivoire, cela n’a été possible que grâce à la volonté personnelle du chef de l’Etat ivoirien. Les deux compagnies sont certes associées, mais elles restent concurrentes, dès lors qu’il est question de faire la chasse à la clientèle. Et par patriotisme, Air Ivoire peut indubitablement compter sur la diaspora ivoirienne qui constitue sa première clientèle. Le directeur général du Trésor, Charles Koffi Diby, qui a en charge la présidence du conseil d’administration de la société, en économiste averti, a montré les chances de réussite de son entreprise. La nouvelle Air Ivoire, née des cendres de l’ancienne, a démarré avec des passifs, résultat de la gestion scabreuse des anciennes équipes dirigeantes. En sa qualité de liquidateur, M. Diby a soutenu avoir exhumé des dossiers à donner le tournis. Ainsi, il a été découvert dans les méandres de l’ancienne Air Ivoire, un manque à gagner de 15 000 billets fictifs, délivrés sans que le moindre centime ne soit reversé à la société. Du reste, M. Diby s’est abstenu de faire le procès de ses prédécesseurs. Son objectif premier étant de mettre les pleins gaz pour assurer un avenir plus prometteur à la compagnie. Air Ivoire dispose aujourd’hui dans sa flotte aérienne de trois Fokker 28 et d’un Airbus 319 flambant neuf, en configuration bi-classe. Les risques à prendre, comme a laissé entendre le DG du Trésor et de la Comptabilité publique, sont énormes au titre des garanties. Surtout en ce qui concerne l’acquisition du airbus dont la garantie s’élève à 100 % vis-à-vis de son partenaire Air France.

Le moins qu’on puisse dire est que Air Ivoire est désormais habituée aux risques et difficultés. En quatre années seulement de son existence – créée en mars 2001 –, elle a déjà traversé trois zones de turbulences, liées aux intempéries sociopolitiques qu’a connues la Côte d’Ivoire. Il faut également retenir au nombre des retombées, les emplois générés par la société. Le personnel est à 100 % ivoirien à l’exception de son directeur général, M. Hallaut, un Français. Un choix qui aurait été imposé en quelque sorte par les deux autres actionnaires majoritaires. Etant entendu que l’Etat ivoirien ne dispose que de 32 % des parts. “Ce redémarrage progressif soutenu essentiellement par l’Etat de Côte d’Ivoire traduit l’intérêt de faire de cette compagnie, un outil performant pour le rayonnement du pays. Nous nous efforcerons de corriger les erreurs du passé, il nous revient à tous, vous et nous, de faire de cette compagnie, un instrument à la dimension des ambitions de la Côte d’Ivoire. C’est une initiative citoyenne vecteur de rapprochement, d’échanges et de développement qui vous est dédié. Je vous invite tous à emprunter les lignes Air Ivoire” conseille M. Diby aux Ivoiriens de la diaspora.

C’est à bord du airbus 319 que les officiels ivoiriens ont pris place à l’aéroport d’Orly pour le retour à Abidjan via Marseille, lors du vol ré inaugural.

Koné André à Paris
(koneandreparis@yahoo.fr)




N°476:SOCIETE: Septicémie, méningite, pneumonie Un nouveau vaccin

L'intelligent d'abidjan 4:36 am

Les pneumococcies sont dues à l’infection par une bactérie, streptococus pneumoniae. Ces infections provoquent plusieurs pathologies cliniques. Dont la septicémie (maladie grave provoquée par la dissémination par voie sanguine de bactéries productrices de toxines), la méningite (infection des méninges entourant le névraxe : moelle épinière et cerveau) et la pneumonie (inflammation pulmonaire provoquée par une infection bactérienne, virale ou autre). Cette bactérie est également souvent à l’origine d’infections auriculaires, qui peuvent conduire à la surdité, si elles ne sont pas correctement traitées. Pour combattre cette bactérie qui décime des millions d’enfants chaque année, un vaccin a été mis en essai en Gambie entre 2000 et 2004. Selon l’information rapportée par Washington File, les résultats de cet essai vaccinal impliquant 17 000 enfants sont très promoteurs et devraient permettre d’améliorer la santé et de sauver des vies dans les populations à faible revenu. Il faut noter que, selon les estimations, près de deux millions d’enfants meurent chaque année de pneumonie. Cette maladie est responsable de presque 18% des plus de 10 millions de décès infantiles annuels survenant dans le monde. Pour l’Oms, il y a entre 700 000 et un million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de pneumococcie chaque année. Les experts concluent alors que le vaccin antipneumococcique sera de ce fait particulièrement important, pour épargner des vies dans les populations les plus défavorisées. Ils souhaitent qu’on rende disponible dans les plus brefs délais les vaccins antipneumococciques conjugués pour les nourrissons africains.

Etienne Atta




N°476:ECONOMIE: Affaire 8 mois de primes impayées Amouzou rassure les délégués de la filière café-cacao

L'intelligent d'abidjan 4:34 am

Les délégués qui ont menacé, le mardi 30 mars dernier, de convoquer les assemblées générales de l’Anaproci et du Fdpcc si leurs primes ne sont payées, ont été entendues.

Henri Amouzou Kassi, président de l’Association nationale des producteurs de Côte d’Ivoire (Anaproci) et du Fonds de développement pour la promotion des activités des producteurs de café-cacao (Fdpcc) a pu rencontrer le responsable des délégués départementaux, Zahi Bonfils, le jeudi 31 mars 2005, pour régler toutes les questions liées au non-payement des 8 mois de primes aux délégués départementaux de la filière cacao. Henri Amouzou, qui attendait finir avec les funérailles du père du chef de l’Etat, a rassuré qu’il mettra tout en ordre dans les jours prochains. Ce qui a conduit Bonfils Zahui à reporter à une date ultérieure la rencontre des délégués départementaux qui devait avoir lieu le lundi 4 avril 2005.

Huberson Digbeu




N°476:Sommet de Prétoria Un autre Marcoussis à peine voilé

L'intelligent d'abidjan 4:32 am

Les négociations de Prétoria sur la crise ivoirienne présentent bien une face cachée. Celle de l’influence de Paris sur les décisions de Alassane Ouattara, Bédié et Soro Guillaume.

De la table ronde de Linas-Marcoussis en janvier 2003 aux négociations de Pretoria d’avril 2005, le contexte de crise a changé. Les lieux des débats bien naturellement ne sont pas les mêmes. Et puis, bien des décideurs qui étaient à Marcoussis n’ont pas été à Prétoria. Visiblement donc, l’on pourrait dire que Prétoria est un cadre de concertation autonome, sans influence de l’Elysée. Ou encore que Thabo Mbeki, le médiateur, est maître absolu des décisions. Or, en réalité, Prétoria, dans l’objectif recherché qui est celui de la réunification du pays, ressemble bien à Marcoussis. Mais, en dehors de l’identité thématique, la France est fortement et peut-être subtilement au contrôle des débats. Par exemple, et c’est cela la surprise, Alassane Dramane Ouattara, Henri Konan Bédié et Soro Guillaume étaient fortement guidés depuis l’Elysée. Quand ils ont dit oui, c’est parce qu’ils ont reçu un message du “laboratoire” à Paris. Quand ils ont dit non, c’est l’ Elysée qui a dit non. Et la finalité de toute la machination à distance, c’est que les adversaires de Laurent Gbagbo réussissent à imposer la candidature du président du Rdr à la présidentielle d’octobre prochain. Et le médiateur Mbeki, qui est certainement au parfum de la mainmise de la France sur les débats, se donne malheureusement la carrure d’un omnipotent. Quoi qu’il en soit, le Sud-africain a au moins eu le mérite de dire aux différents protagonistes qu’ils doivent arrêter de fatiguer les Ivoiriens.

Claude Wakis




N°476:Chronique diplomatique : Par Ben Ismaël Les cinqs jokers de Jacques Chirac pour l’Afrique de l’Ouest

L'intelligent d'abidjan 4:31 am

Le chef de l’Etat français, Jacques Chirac, pour mieux ‘’diriger’’ l’Afrique de l’Ouest à partir de Paris, a choisi cinq meilleurs jokers comme informateurs de l’Elysée. Il s’agit du Gabonais Omar Bongo, du Burkinabé Blaise Compaoré, du Malien Toumani Touré, du Sénégalais Abdoulaye Wade et du secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie Abdou Diouf. En fait, le chef de l’Etat français, n’est pas proprement un ami à ces chefs d’Etat africains. Jacques Chirac a une seule ambition, utiliser ses ‘’amis’’ africains, en déstabilisant les systèmes constitutionnels et économiques des Etats qui ne se soumettent pas à l’Elysée, ou refusent de rendre hommage à la ‘’clairvoyance’’ de Jacques Chirac. Le rôle de Blaise Compaoré, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Toumani Touré, Omar Bongo, est de fournir les informations inattendues à Jacques Chirac, sur lesquelles il est d’usage de faire silence… Le ministère français des Affaires étrangères et de la Défense feront le reste. C’est ainsi qu’avec l’appui de ces jokers, la France, peut aujourd’hui, facilement déstabiliser l’Afrique de l’Ouest. Et pourtant, ces personnalités africaines choisies par Jacques Chirac ne sont pas des foudres de guerre dans leurs pays. C’est la seule erreur de Jacques Chirac, de croire qu’en s’associant à Omar Bongo, Blaise Compaoré, Abdou Diouf, Toumani Touré, il aurait la véritable force d’intimidation, et fouler aux pieds les institutions républicaines Africaines ou encore s’opposer facilement et durablement aux réformes des autres Etats francophones de l’Afrique de l’Ouest. La deuxième erreur de Jacques Chirac, est de se camper sur ses positions, surtout dans la crise ivoirienne avec une obstination pas du tout digne d’un héritier du général Charles De Gaulle. C’est la double faute honteuse, qui projette Jacques Chirac devant la scène diplomatique ouest-africaine, comme l’homme qui s’oppose à la démocratie et à la véritable coopération en Côte d’Ivoire, au Togo, en Centrafrique … En clair, le chef de l’Etat français n’a pas fait preuve d’une grande habilité en choisissant le Malien Toumani Touré, le Burkinabé Blaise Compaoré, les Sénégalais Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, le Gabonais Omar Bongo, comme ses meilleurs jokers, dans le climat de tension actuelle, que traverse l’Afrique de l’Ouest, pour faire asseoir l’image de la France, la France en Afrique de l’Ouest. De ce point de vue, Jacques Chirac doit revoir sa copie diplomatique pour convaincre Lansana Conté, Laurent Gbagbo, Ould Taya… Mais faute de véritables conseillers diplomatiques à l’Elysée, Jacques Chirac a choisi des Africains qui ne font pas aussi le poids chez eux, et par conséquent, ont aggravé le poids des déficits de la diplomatie française, déjà moribonde. La suite est connue : la France perdra l’Afrique de l’Ouest par la faute des jokers choisis par Jacques Chirac. Suivez bien : le Malien Toumani Touré est un joker peu professionnel en diplomatie. Il est discret, au point de paraître sans décision, parce que tout simplement, Toumani Touré n’est pas un politicien de talent, ‘’rescapé’’ du dernier coup d’Etat qui a mis fin au règne du général Moussa Traoré, dont il avait la garde personnelle. Le chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade ne peut dénouer aucune crise en Afrique de l’Ouest. Parce que tout simplement Abdoulaye Wade n’a aucune ambition pour son pays. Et le Sénégal en souffre aujourd’hui. C’est bien normal que le chef de l’Etat sénégalais s’appuie sur la France, pour jouir de la confiance des Sénégalais. Blaise Compaoré, quant à lui, ne peut jamais frustrer la France. Ses relations avec Paris sont d’une fidélité ‘’macabre’‘. La mort de Thomas Sankara avec la complicité de la France, reste bien enregistrée à l’Elysée. La coopération franco-burkinabé constitue en Afrique de l’Ouest un véritable réseau malsain. La Mauritanie et la Côte d’Ivoire sont des cibles de cette coopération. Omar Bongo est le modèle d’homme politique, qui s’exporte un peu partout dans le monde. C’est lui qui informe Jacques Chirac des causes des crises sociales en Afrique de l’Ouest. De ce fait, le joker gabonais est très apprécié à Paris. Le Sénégalais Abdou Diouf qui refait une vie de famille bien remplie à Paris, ne veut pas perdre la sympathie de Chirac. Où ira-t-il s’il échoue à la tête de la Francophonie ? Abdou Diouf est décevant. Lui qui, à la tête de l’Oua, avait combattu l’injustice sociale en Afrique, est aujourd’hui incapable de convaincre l’Afrique francophone. Abdou Diouf s’allie à Chirac, dans son ambition de détruire l’Afrique de l’Ouest.




N°476:Patrick Achy veut tout prendre à Adzopé

L'intelligent d'abidjan 4:30 am

Le ministre des Infrastructures économiques ne manque pas d’ambition. Patrick Achy part à la conquête d’Adzopé. L’ancien porte-parole du gouvernement de réconciliation nationale a déserté totalement Abidjan pour la capitale du Tchoyasso. Il est abonné absent à son cabinet ministériel. Il parraine et finance à coup de somme sonnante et trébuchante beaucoup d’activités de jeunes d’Adzopé. Patrick Achy a construit un cyber café et tant d’autres projets à l’intention des jeunes de la région. La ‘’gourmandise’’ du cadre du Pdci est énorme : Conseil général, député, maire, tout l’intéresse. Il essaie de rallier à sa cause les déçus du Fpi, du ministre Monnet et d’autres Fpi de la région. L’ancien Pca de la Sopie ratisse large. Sa présence dans la délégation d’Adzopé aux funérailles du père du chef de l’Etat s’inscrit dans cette optique. Mais ce technocrate qui s’essaie a la politique semble encore minimiser les embûches qui se dressent sur son chemin. Cela ne l’empêche pas, selon son entourage, de se voir en Premier ministre. Mais de quel gouvernement? Gbagbo, Diarra, Ado, Bédié et Banny sont avertis.




N°476:Jean-Paul II inhumé, ce vendredi

L'intelligent d'abidjan 4:29 am

Pour la première fois depuis la mort du pape, les cardinaux se sont réunis, hier lundi. A la suite de cette rencontre, la date de l’inhumation du pape a été arrêtée. Selon l’Afp, le pape Jean-Paul II sera inhumé le vendredi 8 avril prochain, dans la crypte (endroit où il est de coutume de porter en terre les souverains pontifes), située sous le Vatican. Toujours selon les informations données par l’Afp, la dépouille mortelle du pape devrait être transférée hier lundi à 17 heures (16h GMT) de la salle clémentine à la basilique Saint-Pierre lors d’une procession qui traversera la place Saint-Pierre.

A partir de 18 heures, la foule des pèlerins devraient être autorisée à défiler devant le corps du pape. Le vendredi 8 avril à 10 heures, sur les marches de la basilique Saint-Pierre de Rome, aura lieu la messe des obsèques du pape. Elle sera célébrée par des cardinaux et présidée par Joseph Ratzinger, doyen du collège cardinalice.

A la fin de la messe, le cercueil sera transporté à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre et de là, descendra dans les grottes du Vatican.

Hier à Abidjan à la Cathédrale Saint-Paul II du Plateau, les chrétiens catholiques ont prié pour le repos de l’âme de Jean Peul II. Il faut noter, selon l’Afp, que la ‘’date précise de l’ouverture du conclave au cours duquel les cardinaux éliront le successeur de Jean-Paul II n’a pas encore été arrêtée’’, a déclaré le porte-parole du Vatican, Joaquim Navarro-Valy. Des cardinaux doivent se réunir dans les 15 à 20 jours suivant le décès.

Etienne Atta




N°476:Karol Wojtyla, l’humaniste globe-trotter s’est éteint Retour sur son enfance avec ses parents

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

Le Pape Jean Paul II s’est éteint le samedi 2 avril 2005. Laissant derrière lui une Eglise catholique en pleine vitalité. Parcours de l’infatigable éclaireur.

Le 18 février 1941, du retour de son travail d’ouvrier dans la banlieue de Cracovie en Pologne, Karol Wojtyla, trouve son père raide mort à la maison. “Je n’étais pas là quand ma mère est morte ! Je n’étais pas là quand mon frère est mort ! Je n’étais pas là quand mon père est mort !”, avait-il avancé, très affligé et chagriné. La nuit durant, il veillera sur le corps de son père en méditant sur son propre sort. Il va rechercher du soutien dans la foi. Il entre au séminaire clandestin que dirige Mgr Adam Sapieha, archevêque de Cracovie. Le 1er novembre 1946, il a été ordonné prêtre à 26 ans. Il devient à la suite de plusieurs efforts personnels, le 264e pape de l’Eglise catholique, le 16 octobre 1978. En 27 ans de règne, le Pape Jean Paul II détient la seconde longévité dans la fonction papale. Plus que ses prédécesseurs, il a apporté de nombreuses réformes dans l’Eglise catholique, en plus de 20 siècles d’existence.

Le successeur de Saint Pierre est un globe-trotter invétéré, malgré sa santé chancelante et le poids de l’âge. Avant son décès, il avait déjà parcouru plus de 1,2 milliard de km de distance, effectué plus de 130 voyages pastoraux, rencontré les chrétiens dans plus de 130 pays différents, ainsi que la plupart des chefs d’Etat en fonction. Il s’apprêtait encore, avant sa disparition, à se rendre en Allemagne, pour rencontrer les jeunes du monde dans le cadre de leur concertation annuelle. L’Eglise catholique rayonne à travers le monde, grâce à l’approche humanisante du Pape Jean Paul II. Les chrétiens sont passés de plus de 700 millions de fidèles à plus d’un milliard. Sous son pontificat, le nombre de pays entretenant des relations diplomatiques avec le Saint Siège est passé de 85 à plus de 180. C’est encore avec le Saint Père que le dialogue inter-religieux a connu une avancée considérable. Il y a quelques années, il avait posé un acte indélébile dans la mémoire des croyants-pratiquants. En allant prier dans une mosquée du Moyen-Orient, avec ses frères musulmans.

CHANTRE DE LA PAIX
Il n’est pas un domaine dans lequel le Pape Jean Paul II ne se soit clairement exprimé. En 1978, il lutte pour l’avènement de la démocratie et le respect des droits de l’Homme en Europe de l’Est. Sa contribution a été d’une grande importance dans l’évolution des pays de cette région de la planète. Sa défense acharnée des populations pauvres avait même failli lui coûter la vie le 13 mai 1981, lorsqu’un jeune extrémiste tira sur lui à bout portant. Chantre de la paix, il s’est toujours battu lors des différents conflits mondiaux, pour appeler les différentes protagonistes à la table des négociations. Il a apporté son appui moral à la Convention d’interdiction des armes chimiques et à la Convention interdisant la production et l’usage des mines anti personnel. Visiblement, le Pape Jean Paul II a passé sa vie chrétienne à l’écoute des autres. Cependant, son intransigeance affichée face à l’avortement, à l’euthanasie, au port des préservatifs, au mariage des prêtres et à l’ordination des femmes, a souvent divisé les fidèles de l’Eglise catholique à travers le monde.

Né le 18 mai 1920 à Wadowice en Pologne, le pape Jean Paul II porte le nom de Karol comme son père, lieutenant de l’armée polonaise. En revenant des classes le 13 avril 1929, “Lolek”, comme sa génitrice et complice, aimait à l’appeler, apprend que cette dernière vient de rendre l’âme. C’est un choc émotionnel. Car, il n’est âgé que de neuf ans. Il se rapproche de son frère aîné Edmund. Qui décède lui aussi le 4 décembre 1932, contaminé par une épidémie de scarlatine. Esseulé, il se consacre au théâtre et sa popularité gravit très tôt des échelons. Encouragé par l’un de ses professeurs, il s’engage dans une troupe, le “Théâtre Rhapsodique”. Ses proches lui promettent un avenir radieux dans le théâtre ou dans les lettres. Jusqu’à ce funeste 18 février 1941, lorsque le destin vient lui arracher son père, l’unique membre qui lui restait.

Gabriel LEUMALEU
Correspondant au Cameroun




4/4/2005

N°475:UNE: EVENEMENT:10 MAI 1980 Le Pape arrivait en Côte d’Ivoire

L'intelligent d'abidjan 4:31 am

Samedi 10 mai 1980, Jean Paul II, pape de l’église catholique et 267e successeur de l’apôtre Pierre arrive à l’aéroport international d’Abidjan. Il est en Côte d’Ivoire pour une visite de quarante-huit heures. Cet évènement fut consigné par feu Jean Pierre Ayé, dans un ouvrage haut en couleurs intitulé ‘‘sa sainteté Jean Paul II en Côte d’Ivoire’’. La mort du pape le samedi 02 avril 2005, vingt cinq ans après sa première venue chez nous ; soit un an après le début de son pontificat souligne à la fois, la portée historique de sa venue, et l’honneur fait à notre pays. Mais aussi la foi de deux grands hommes (Houphouët et Jean Paul II) de ce siècle en l’humanité.

Du 10 au 12 mai 1980, les ivoiriens ont vécu quarante huit heures de joie et d’histoire. Jean Paul II aussi. Dans un inoubliable élan œcuménique, les croyants de tous bords se sont joints aux catholiques pour fêter son passage, écouter sa parole, partager son sourire, faire bénir les enfants, chanter avec lui. Jean Paul II a parcouru les rues d’Abidjan dans une liesse populaire. Il y a célébré la Messe et posé la première pierre d’une cathédrale qui, aujourd’hui rappelle à chacun un devoir de mémoire et d’unité. Pendant ce séjour, le pape comme cela sera inscrit dans sa charge, a rencontré la jeunesse à Yamoussoukro et la souffrance à Adzopé (il a visité les lépreux de Manikro). Partout, il a parlé d’espoir. Messager de la paix, il a embrassé ses frères les Evêques. Il a rencontré le président Houphouët-Boigny, celui qui avait la lourde tâche de bâtir la juste indépendance du pays. Il a serré des milliers de mains. Selon Monseigneur Justo Mullor, Nonce Apostolique de l’époque, sa sainteté est venue dire ceci aux africains : “le pape est le serviteur de tous les hommes, le pape se sent chez lui en Afrique”. Le samedi 10 mai 1980, deux personnages de l’histoire du XX e siècle : un pape dont le charisme et la voix de pasteur portent ; et un homme, un président à qui son pays et l’Afrique doivent beaucoup, se sont rencontrés et se sont parlés. Au pape, le président Houphouët a dit la joie et la reconnaissance du peuple ivoirien. Il a souligné l’ouverture de Jean Paul II et de l’église aux problèmes du monde et de l’action de l’église pour la paix. Le président ce jour joua a souligné que notre pays, épargné jusqu’à présent par la guerre, s’est efforcé avec un relatif succès, d’assurer à chacun une vie décente de préserver les libertés, de donner à sa jeunesse les moyens de formation qui lui sont dus. La tâche étant immense et les réalisations constamment entravées par le délectable système des échanges internationaux, Houphouët a appelé sa sainteté à prier pour son pays. Dans sa réponse, a salué ce pays plein de promesse, au cœur de l’Afrique de l’ouest. Il a dit savoir que ses citoyens sont accueillants, tolérants, respectueux de la vie humaine et de la liberté. Il a salué les chrétiens et les autres croyants pour leur unité car a-t-il dit ”le sens de Dieu est inséparable du cœur humain”. Au président Félix Houphouët-Boigny, il a dit être venu en messager de la paix et apporter si possible l’élan de la foi, afin que soit édifiée une civilisation digne des hommes. Le jour de son départ, le pape a dit que l’Afrique est en chantier avec des résultats déjà positifs. Il a plaidé pour la promotion harmonieuse et la sauvegarde de ce patrimoine original. Il a prévenu contre la tentation de démolir au lieu de construire. “Les populations ont plus besoins de pain que d’armes a averti Jean Paul II. Pour la prise de pouvoir certains vont opposer des ethnies contre d’autres dans les luttes fratricides et sanglantes. Ne tombez pas dans cet engrenage désastreux” a crié le pape aux ivoiriens.

Olivier Guédé




N°475:SPORTS :Football : Equipe nationale Tiéné Siaka Chico, sur de bons pieds…

L'intelligent d'abidjan 4:30 am

En prenant une part prépondérante dans la large victoire des Eléphants sur les Ecureuils (3-0), Tiéné Siaka Chico confirme sa place au sein de Onze ” Ivoire “.

Après 5 années passées à l’Asec mimosas, Tiéné Siaka atterrit dans la South African Soccer League (Sasl). Avec la formation sud-africaine des Mamelodie Sundowns Fc, l’ancien académicien prend des galons au point qu’en deux saisons, il est devenu incontournable. ” L’on a tendance à négliger certains championnats nationaux. Que ce soit en Tunisie ou dans un autre pays du Maghreb ou encore en République sud-africaine, le football est aussi de qualité et le niveau technique est aussi élevé au même titre que dans certains pays d’Europe où le football est dit professionnel (…). J’ai beaucoup appris dans la ligue ” pro ” en Afrique du sud qui est un pays puissant “. Ces explications de Chico (24 ans), après la ballade des Eléphants devant les Ecureuils du Bénin (3-0) lors de la 6e journée des éliminatoires couplées Can-Mondial 2006, confirment qu’il affiche la même conscience comme lors de ses ” années Asec mimosas “. Régulièrement apprécié du puplic mimosas et de ses dirigeants-employeurs, Chico a fini par ” s’exiler ” en terre australe d’Afrique. ” Là-bas, je m’y sens sincèrement très bien. Je n’envie aucunement mes potes académiciens d’Europe. Et puis, d’ailleurs, nous sommes des joueurs pros “, lâche-t-il, lors d’une causette dans les tunnels du Stade Félix Houphouët-Boigny, avant sa prise de bain, après le match.

Désormais, ce pur gaucher veut vivre pleinement l’odyssée des Eléphants version Henri Michel. Après sa belle démonstration de force contre les Béninois, son avenir s’illumine. Il en a une foi inébranlable. Caractériel et solide mentalement, ce défenseur latéral gauche (1,78m et 78 kg) veut conforter son sélectionneur Henri Michel dans son choix au sein de sa troupe de 21 ” légionnaires “.

Pour sa première apparition en “Orange ” avec le sélectionneur français Henri Michel, Tiéné Siaka de Mamelodie Sundowns Fc a marqué de bons points qui laissent augurer de meilleurs lendemains. L’ancien mimos veut y croire. Mais à condition, selon lui, de poursuivre le travail. ” J’ai pris conscience de ma présence avec ce beau bloc. Je veux demeurer avec ces gars chaleureux et sympa. Seul le travail peut me maintenir dans ce groupe de valeur. Je peux y arriver et j’en suis sûr et certain “, affirme Chico qui demeure sur de bons pieds, pour d’autres challenges.

J.C.A




N°475:CULTURE :Musique chrétienne / Nouvel Album Les Anges de l’Eternel à la conquête du monde

L'intelligent d'abidjan 4:29 am

Après le coup de maître réussi lors de leur premier album intitulé ‘‘l’appel’’ sorti en juillet 2004, les Anges de l’Eternel s’apprêtent à mettre sur le marché, un nouvel album de 12 titres de grandes qualités dont on dit déjà, beaucoup de bien. On se souvient qu’avec leur premier album, ‘‘les Anges de l’Eternel’’ étaient rentrés dans la cour des grands avec leur participation aux Koras en Afrique du Sud dans la catégorie ‘‘Meilleur Groupe Gospel Africain’’. Pour ce second album, le producteur compte frapper encore un grand coup puisqu’en plus des enjeux et programmes qui attendent Olga et ses amis en Côte d’Ivoire et en Afrique, l’album sera également distribué en Europe et aux Etats-Unis. ‘‘Partez partout dans le monde pour annoncer la bonne parole’’ avait dit Jésus Christ. ‘‘Les Anges de l’Eternel’’ l’ont si bien compris qu’ils veulent aller à la conquête du monde avec leur second opus, après avoir évangélisé les Ivoiriens et les Africains par les louanges avec leur premier album.

A.L.O




N°475:ENQUETE Prolifération des stations services à Abidjan Les raisons d’un boom économique

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

A l’instar de la filière café-cacao, la libéralisation du secteur pétrolier dans notre pays est actuellement en plein essor. La ruée des nationaux vers les activités de distribution des produits pétroliers et dérivés a pris une allure vertigineuse, changeant du coup, la physionomie de notre capitale économique. Et aujourd’hui, l’on a l’impression que la crise sans précédent que nous traversons n’a aucun impact sur cette ascension. Eclairage.

La politique de libéralisation du secteur pétrolier avec en toile de fond l’accès à l’implantation facilité aux nationaux initiée en 1995 sous l’ex-président Henri Konan Bédié a rapidement porté ses fruits. Cette innovation de taille dans le vaste paysage socio-économique ivoirien est venue freiner la situation de monopole mis en place depuis des décennies par des grands groupes pétroliers européens tels que Esso, Bp, Shel, Agip, Mobil, Total, etc. De sources bien introduites, ces holdings avaient la pratique malicieuse de soudoyer certains hommes politiques afin de mieux pérenniser leurs activités en territoire conquis.

Que de proximité !
La mise en œuvre du concept “d’ivoirisation’’ du secteur pétrolier a été la clé de voûte de la naissance massive de nouvelles compagnies spécialisées dans la distribution des produits pétroliers et dérivés ; suivie plus tard de la floraison de stations services aux abords des principales artères de notre capitale économique. Le constat est clair, les Ivoiriens dans leur grande majorité se sont alors rendus compte de la rentabilité de ce secteur avec surtout l’existence d’un marché potentiel au profit des besoins croissants d’une population qui a doublé voire triplé. Et en Côte d’Ivoire, l’on sait bien que tout est devenu ou presque un phénomène de mode. Ainsi donc, les stations Petro Ivoire, Ivoire Oil et Petro Oil verront progressivement le jour suivi plus tard de Petrodji (Orix), Royal Oil (San Pedro), Anda Oil, Sape (N’douci), Lubafrique, Essenci, Pride Petroleum et bien d’autres à la grande satisfaction des automobilistes. Les stations services poussent comme des champignons à Abidjan traduisant sans nul doute leur part de contribution au processus de construction nationale.

Des avis partagés
La satisfaction des automobilistes du point de vue de la qualité du service demeure impérativement la préoccupation majeure des gérants de la multitude des stations services. Ainsi, d’un automobiliste à un autre, les avis diffèrent selon l’accueil et la prestation. ‘’Pour moi, cette situation participe à renforcer la facilité de service et surtout changer la qualité d’accueil qui laissait à désirer, il y a seulement quelques années. Nous espérons que cela va continuer’’, révèle le professeur Koné Pénahoué que nous avons rencontré en plein ravitaillement dans l’une des stations services à Cocody. Par contre, certains usagers, certainement les plus rigoureux comme M. Djoman au Plateau n’hésitent pas à donner leur avis sur ce phénomène avec beaucoup d’amertume et répond : ‘’Je pense que la qualité de service mise en place par la plupart des responsables de stations est nulle. Et les demandes constantes de monnaie aux clients par les pompistes avant d’être servis dépeignent totalement sur l’accueil. Dans certains cas, le service mis à la disposition du client est défaillant par le manque d’eau et d’air afin de compléter le niveau du radiateur et la pression pneumatique.’’ Dans la majorité des stations que nous avons sillonnées, les tenants de ces espaces sont tous unanimes qu’ils mettent à la disposition des automobilistes des services de qualité. Pour l’heure, ces actions s’apparentent au catalogue de bonne intention, reste à voir dans la durée la mise en œuvre et le suivi de cette politique.

Les risques d’incendie sont-ils écartés ?
Toute implantation de station service sur l’étendue du territoire doit faire l’objet d’une demande préalable d’autorisation auprès du ministère de la Construction et de l’Urbanisme et de celui de l’Energie et des Mines, du Commerce représenté par la direction des hydrocarbures. Les critères de sécurité doivent répondre aux normes prescrites. Ainsi, après une enquête et l’avis favorable de la protection civile, un arrêté de création est donc délivré à l’acquéreur. M. N’Zué à la direction des hydrocarbures rassure les plus sceptiques. ‘’Nous prenons toutes les dispositions afin que les futurs acquéreurs respectent toutes les étapes tant au niveau du domaine public que privé. C’est donc un travail de rigueur qu’effectuent quotidiennement nos agents sur le terrain pour éviter d’éventuels débordements et les risques d’incendie”. Toutefois, nous avons été confrontés tout au long de notre investigation à des réactions empreintes de pessimisme de certains riverains dont les habitations jouxtent avec les stations services en raison des défaillances du système de sécurité parfois dépassé du point de vue technologique.

L’Etat freine la concurrence
La multiplicité des véhicules d’occasions constitue l’une des principales raisons du boom du secteur pétrolier car non seulement la population abidjanaise a triplé mais surtout l’acquisition des voitures dites ‘’France au revoir’’ connaît une certaine facilité. La direction des hydrocarbures, organe de régulation du secteur pétrolier en Côte d’Ivoire, a mis en place depuis quelques années une des mesures pour freiner la concurrence. Le ministère de l’Economie et des Finances a été amené à détailler le système de fixation des prix des lubrifiants. La Sir qui raffine le pétrole vendait à 40 francs le litre aux distributeurs. Ce qui revenait, il y a quelques années, à 309 F le litre à la pompe. Ce qui était un secret de polichinelle, quand bien même des automobilistes souhaitent que les prix baissent davantage avec la multiplicité des stations services. Il est impératif que les tenants des compagnies mettent les bouchées doubles en matière de la qualité de service au profit des usagers à travers la modernisation des installations. Ceci permettrait d’éviter les fraudes constatées par certains automobilistes dans le ravitaillement du pétrole et du gaz.

Une correspondance
particulière de Lanzeni Castor




N°475:NATION:Santé de la reproduction Les évêques disent ‘‘non’’ à la contraception

L'intelligent d'abidjan 4:27 am

La Commission pour la famille de la Conférence épiscopale régional de l’Afrique de l’Ouest francophone (Cereao) s’est réunie à Abidjan du 28 mars au 3 avril 2005, pour débattre du thème “Famille et santé de la reproduction”.

Sous la présidence de Mgr Benjamin N’Diaye, président de la commission épiscopale pour la famille Cereao, des évêques, des prêtres, des religieuses et des laïcs venus de l’Afrique de l’Ouest francophone et lusophone ont planché du 28 mars au 3 avril 2005 sur le thème “famille et santé de la reproduction”, à travers un colloque-atelier.

Pour l’épiscopat, la contraception ruine la famille et pousse à l’abandon de la foi. Pour cela, il préconise de distinguer ce qui est bon de ce qui est néfaste au niveau de la famille, face à la science. Il est ressorti des différents exposés qui ont meublé ces journées que la contraception préconisée de nos jours n’est pas une méthode contraceptive mais plutôt abortive. Le concept santé de la reproduction est selon l’épiscopat, une invention de l’Onu pour freiner la démographie supposée galopante. “L’Onu, à travers ses organismes, a mis en place une organisation stratégique qui en faisant de la libéralisation du sexe, le droit de la femme et de la jeunesse, a conduit à l’individualisme et à une culture de mort illustrés par les limitations abusives des naissances, la privatisation du sexe, la banalisation de l’amour et du corps, soumis à une contraception stérilisante et abortive imposée à la jeunesse comme garantie d’une sexualité maîtrisée”. Ce qui a fait dire à Mgr N’Diaye “en Afrique, nous sommes pris en otage”. Et pour le révérend père Ruffin Mfitzsche, dans cette prise en otage, les cibles particulièrement visées sont les adolescentes, les petites filles et les femmes. Pour lui, “on peut promouvoir la femme et sa sexualité sans faire d’elle la cobaye d’une méthode qui finit par l’aviliser”.

Toutefois, l’église donne son consentement pour la planification naturelle et la régulation des naissances. Pour donc faire mieux comprendre sur la question, elle envisage d’informer et former les femmes et les adolescentes victimes de la contraception ; conscientiser les décideurs politiques, sauvegarder la dignité humaine au cœur de la pauvreté etc. Au demeurant, l’épiscopat soutient que l’Afrique n’est pas sous-développée à cause de sa démographie, mais à cause des raisons historiques et culturelles.

Laetitia Kouadio




N°475:HUMEUR par Vicky Delore Printemps milicien

L'intelligent d'abidjan 4:26 am

Plusieurs représentations diplomatiques ont fermé leurs locaux à Abidjan. Mais, la décision de Londres, – jusque-là considérée par les jeunes nervis du pouvoir comme un allié – de plier bagage et de recommander à ses ressortissants de quitter les bords de la Lagune Ebrié, constitue un signal qu’il ne faut plus refuser de voir.

Et pourtant, au lieu de décrypter les signes, la phalange francophobe du régime a déjà tiré ses conclusions. La même rengaine : c’est la France qui est derrière cette décision de la Grande Bretagne. Une monstruosité que les fanatiques vont, sans aucun doute, consommer comme une parole d’Evangile.

Quand une chaussée est bosselée, c’est la France ; une tornade arrache des toitures dans un bled reculé, c’est la France ; une panne d’électricité sur les écrans de la télévision nationale, c’est la France ; un enfant qui n’assimile pas bien ses leçons, c’est encore la France. Bon Dieu. Est-ce à dire qu’on ne peut plus se regarder dans la glace ?

A force de jouer à faire peur, rebelles et courtisans du pouvoir sont en train de décourager les amis, même les plus téméraires, de la Côte d’Ivoire. Dans quel objectif ? Quand on sait qu’un jour la guerre prendra fin et qu’il faudra bien reconstruire le pays, on devrait bien s’inquiéter. Ah, une chose est certaine, il y en a qui trouvent leur compte à entretenir peur et terreur. Et apparemment, ça rapporte. Le retour à la normalité constituerait plutôt la catastrophe.

De l’avis des experts, ce n’est pas mettre fin à la guerre qui est le plus difficile. Le plus dur commence après la guerre. Car, il ne sera plus question de terroriser. Mais de réfléchir. Or, justement, certains abhorrent la réflexion, le choc des idées. Ils préfèrent enlèvements, séquestrations, rébellions règlements de compte et éliminations physiques, pour imposer leur vision ( ?) du monde et des choses. Un indice situe sur la dérive en cours : l’emprise croissante de milices à la dévotion des institutions de la République. Un printemps des milices entretenu et encouragé par une coterie de va-t-en guerre. Dans la réalité, cette bande de sanguinaires est plus préoccupée par des calculs politiciens et des intérêts mesquins.

Cet essor milicien en dépit des efforts de sortie pacifique de crise, plaide, en fin de compte, pour un scénario catastrophe. Avec une combinaison de l’explosion du front nord-sud et du déclenchement de multiples pogroms locaux. Toute chose qui n’est faite pour rassurer les plus irréductibles des fidèles à la Côte d’Ivoire.




N°475:Unité nationale Les femmes burkinabés pour la cohésion sociale

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

Une caravane de l’Unité nationale se déroulera au Burkina Faso du 285 mai au 30 juillet 2005. En collaboration avec le ministère de la promotion de la femme, cette caravane organisée par l’Ong émergence et dénommée ” voix de femmes pour la paix “, traversera 20 provinces de ce pays. Notamment Ouaga et Bodo pour le lancement officiel ; et Yako, Nouna, Zorgho, Manga etc. pour les quatre étapes prévues. Sa mission, inculquer l’esprit de paix, d’union, de tolérance et de solidarité entre les peuples. Permettre une cohabitation et une interpénétration harmonieuse des partisans et sympathisants des différents partis politiques de leur pays. Et enfin saisir l’occasion pour faire un plaidoyer en faveur de la femme en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie. Dans le but de faire un large échos de cet événement, le président du comité d’organisation, M. Pascal Dimzouré a sollicité le sponsoring d’une entreprise de fabrication de produits cosmétiques pour le don de certains produits de beauté. Notons que cette caravane verra la participation des artistes tel que Corneille, Tiken Jah, Pierrette Adam’s, les garagistes et 10 artistes burkinabés.

L.J




N°475:Brobo La jeunesse se forme

L'intelligent d'abidjan 4:24 am

Sous le parrainage du président de la coordination nationale de la jeunesse pour Charles Konan Banny (Cnjckb) l’association élèves et étudiants ressortissants de Brobo (Aserb) a organisé une conférence à la bibliothèque nationale le samedi 02 avril 2005.

” L’importance de la vie associative en milieu estudiantin ” était le thème qui a réuni les fils et filles du canton Ahaly le samedi 2 avril 2005 à la bibliothèque nationale. Le conférencier du jour, M. Yao Yao Raymond, magistrat à la Cour, a orienté son exposé sur deux (25) axes. Le premier a répondu à l’importance de la vie associative au cours de la formation estudiantine. Selon le conférencier, l’entraide qui est un gag pour résister aux difficultés de toute nature naît dans les associations, forge le spirituel et l’esprit démocratique. En outre, le second axe a porté sur l’importance de l’association sur le plan social. A ce sujet le conférencier a mentionné qu’un bon voisinage, un réseau de relations et un carnet d’adresses étoffé sont les fruits de la vie en association. Avant d’instruire les membres de l’Aserb sur la nécessité d’avoir constamment en esprit la tolérance, l’amour, et la solidarité pour développement certain. Le parrain, Louis Kouakou Abonouan, a instruit ses filleuls sur les bases d’un développement réussi. ” Quand on veut poser des actes de développement il faut appeler de l’aide dans tous les domaines. Et dans la situation que traverse la Côte d’Ivoire, l’association des jeunes de Brobo peut beaucoup “, a-t-il mentionné. Par ailleurs il a incité la jeunesse à influer sur les décideurs pour emmener ces derniers à plus de conscience sur le développement de la région de Brobo. Le parrain a fait un don d’une valeur de 140 000 Fcfa reparti comme suit : 100 000 Fcfa pour tous les membres de l’Aserb et 40 000Fcfa pour les huit (8) nouveaux bacheliers en complément aux paquets de rames qu’ils ont reçus des mains du parrain accompagné par la circonstance du chef Nanan Aka Brou II du canton Ahaali.

B.J




N°475:Blé Guirao président de la Jupdci, prédit :“Dans 7 mois, c’est fini pour le Fpi”

L'intelligent d'abidjan 4:23 am

Le ministre d’Etat, ministre de la santé publique, secrétaire général adjoint de l’Udpci a été reçu le samedi 2 avril 2005 le collectif des cadres Wê et Dan au siège de leur parti à Yopougon.

Au siège de l’Udpci à Yopougon, il y avait une double cérémonie. D’abord, les artistes Dan et Wê ont remercie le docteur Mabri Toikeusse pour leur avoir fait don d’un matériel de sonorisation d’une valeur de 19 millions neufs cent mille F cfa. En absence de Julie Mabré (en France ), c’est Manu Deph qui a pris la parole pour dire merci. Il a réaffirmé le soutien des artistes Wê et Dan au ministre Mabri Toikeusse pour les actions qu’il mène en faveur de la population. Ensuite ce sera le député de Danané commune. Dan Quéllo Michel qui au nom des cadres de l’Udpci de la région de Danané qui a clamé que le destin du parti de feu Robert Guéi doit être confié à Mabri Toikeusse. Concernant le congrès des 9 et 10 avril à l’hôtel ivoire, le député de Danané commune a été très claire ‘’Gbagbo n’a aucun pouvoir pour annuler notre congrès, il aura bel et bien lieu à la date indiquée’‘. Ensuite, la délégation de Mabri Toikeusse, va s’est ensuite rendu à l’Insp Adjamé où l’attendait la jeunesse du moyen Cavaly. Il était question de demander pardon au premier responsable de la santé qui avait été chassé par des miliciens alors qu’il se rendait le 27 mars 2005 à Guiglo pour faire don d’une ambulance et des médicaments à la population. Pour le président de la coordination Udpci du Moyen Cavaly, Bahou Doué Jean-Joël, l’agression du ministre Mabri était un acte isolé posé par les cadres et ministres Fpi du moyen Cavaly. ‘’Cela démontre la fébrilité du Fpi à contrôler le moyen Cavaly. Ce parti est en branle quand il voit en face de lui le Pdci, le Rdr et l’Udpci’‘. Blé Guirao, président national de la jeunesse Udpci a été catégorique ‘’c’est un complot ourdi par le Fpi’‘. Mais, dans sept mois, a-t-il dit les refondateurs auront accompli leur mission et laisseront la place au G7. Un bœuf a été remis a Mabri Toikeusse en guise d’excuse. Tous les intervenant ont souhaité que les destinées du parti soit confiées au ministre de la santé publique. En réponse, Mabri Toikeusse a accepté ce geste et invite tous les militants au congrès qui se tiendra les 9 et 10 avril à l’hôtel Ivoire. Le Docteur Mabri Toikeusse a conclu que ce congrès aura trois points à l’ordre du jour. La clarification des textes, le rôle des militants dans l’éclosion du parti et enfin la mise en place d’une équipe dynamique et dévouée pour les élections générales.

Etienne Atta




N°475:Eugène Djué face aux policiers de Treichville “Si Gbagbo prolonge le mandat des soldats français’’

L'intelligent d'abidjan 4:22 am

L’inauguration du parlement de la cité policière de Treichville a eu lieu le samedi 2 avril 2005, sous l’œil vigilant du commissaire Kougnon et du lieutenant Tiébi.

Invités par les patriotes de la cité policière de Treichville, le maréchal Eugène Djué, le Cdt Wartchard et le député Déhé Gnahou ont instruit l’auditoire sur la crise ivoirienne. Prenant la parole, Eugène Djué, bien qu’étant dans une cité policière, a tenu à dire ses vérités aux hommes en armes. ” Pendant que le président Gbagbo se trouvait à Mama, des policiers ont pris des armes pour réclamer leurs primes. Je ne suis pas d’accord avec cette manière de demander de l’argent avec le fusil en plein cœur du Plateau. Il est vrai que vous devez manger, mais mettez-y la manière “, a-t-il dit. Quant à la présence de Licorne en Côte d’Ivoire, le maréchal Djué a dit qu’elle ne partira pas d’elle-même. ” Comme de gré, elle ne partira pas, il faut qu’elle parte de force. N’attendez pas une décision de Laurent Gbagbo. Le président préside, le parlement parlemente et la rue se rue “, a dit le maréchal, dans un tonnerre d’applaudissements. Avant d’ajouter que ” si Gbagbo prolonge le mandat des soldats français, nous allons casser la corne de la Licorne “. S’agissant de la rencontre de Prétoria, Eugène Djué opte pour ‘’un viol positif du décret interdisant toutes manifestations, si l’on n’obtient pas le désarmement des rebelles “. Et de mettre en garde tous ceux qui font planer le spectre du coup d’Etat sur la Côte d’Ivoire en demandant aux opérateurs économiques et aux diplomates de rentrer. ” Celui qui veut mourir n’a qu’à venir, car le 19 septembre 2002 est révolu. A tous les patriotes, dormez les yeux ouverts “, a-t-il conclu. Le député Déhé Gnahou a, quant à lui, expliqué ” les accords de défense ” qui sont , selon lui, des accords de dupes. ” Malheureusement, ils (les rebelles) ont attaqué la Côte d’Ivoire au moment où Laurent Gbagbo est au pouvoir. C’est une guerre contre l’intelligentsia. La France a besoin de chef d’Etat comme Wade pour se saborder “, a dit le député de Duékoué. Le Cdt Wartchard a à son tour rendu un vibrant hommage aux Fanci qui ont repoussé les rebelles sans grands moyens.

Dosso Villard




N°475:Cissé Bacongo porte-parole du Rdr “Si les élections ne se déroulent pas en octobre 2005, Gbagbo ne sera plus président…”

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

Profitant de l’installation des sections Rdr du Plateau, Cissé Bacongo, porte-parole du Rdr, a prononcé une conférence qui avait pour thème : ” La problématique des prochaines échéances électorales d’octobre 2005 “. C’était le samedi 2 avril dernier, à la mairie d’Adjamé.

Quels problèmes pose l’organisation des prochaines élections générales d’octobre 2005 ? Les élections peuvent-elles se dérouler ? Qu’adviendra-t-il si elles n’ont pas lieu ? C’est à ces interrogations qu’a répondu le docteur en Droit et porte-parole du Rdr, Cissé Bacongo. Pour ces préoccupations, le conférencier a rappelé l’origine de la crise ivoirienne. Selon lui, deux facteurs sont à l’origine de cette situation : le manque de légitimité du président de la République. ” Il s’est lui-même proclamé président “a-t-il dit. Et, le manque de confiance de la population en lui. Comme solution de sortie de crise, le porte-parole du Rdr a demandé la tenue d’élections ouvertes à tous, tout en souhaitant que ceux qui jouent le rôle d’arbitre (parlant de la Cei) soient justes et équitables. Et que tous les noms des candidats doivent être écrits noir sur blanc et cette liste soit consacrée par une résolution du conseil de sécurité de l’Onu. Pour que ces élections se déroulent dans le délai imparti, Cissé Bacongo a conseillé que Laurent Gbagbo prenne une décision politique d’opportunité (comme il l’a fait pour les textes à l’Assemblée nationale), pour promulguer l’article 35. Car, a-t-il prévenu ” si les élections ne se déroulent pas en octobre 2005, ce qui n’est pas le souhait du Rdr, Gbagbo ne sera plus président. Aucun juriste au monde, pas même l’inventeur du Droit, ne pourra le sauver par la voie de la Constitution “.

Mais, avant cette conférence, ce sont 7 secrétaires de section du Rdr du Plateau qui ont été installés. Pelienan Ouattara, Mahoua Dosso, Ahmed Diallo, Clément Nenié, Amidou Traoré, Isaac Doh et Antoine Degri ont été investis d’une mission. Celle de sensibiliser, de recruter et d’encadrer les militants jusqu’aux élections. Dans son mot de fin, le parrain de la manifestation, le ministre Zémogo Fofana de l’Enseignement supérieur a invité les militants à abandonner les passions, pour faire véritablement la politique.

Serge Zamblé




N°475:De l'’intellectuel au politique

L'intelligent d'abidjan 4:21 am

Qu’est-ce qui pousse un intellectuel à quitter le confort de son activité créatrice pour se lancer, à ses risques et périls, dans le chaudron de la politique ? De l’avis de l’ancien ministre de l’Education nationale, il s’agit d’une trajectoire normale. Pierre Kipré soutient que l’activité politique est le prolongement de la masturbation intellectuelle. ” Il n’y a pas de rupture. Parce que dans nos pays, et depuis la rencontre avec l’Occident au moins, les intellectuels autrefois on disait les évolués – ont souvent été engagés dans l’action politique, ou au moins dans la réflexion ou la production d’idées politiques. J’ai donc été longtemps, bien avant d’être ministre, j’ai été militant de cause d’abord, et puis, d’action politique. Quand j’étais étudiant, déjà j’étais président de l’association des étudiants de l’université d’Abidjan. Quand j’ai commencé ma carrière d’enseignant, j’ai été secrétaire général du Syndicat de l’Enseignement supérieur, le Synares. Et à l’époque, j’étais très à gauche. Ensuite, je me suis retrouvé moins à gauche de ma gauche. Et j’ai commencé à militer véritablement au niveau du PDCIRDA, vers les années 1980. Aujourd’hui, je reste un militant de base du PDCI-RDA. Même si je ne fais plus de politique active “, a conclu l’invité de RFI.

V.D.




N°475:Pierre Kipré révèle “Senghor est le vrai père de l’Ivoirité”

L'intelligent d'abidjan 4:20 am

Pierre Kipré était, hier dimanche 3 avril 2005, l’invité de l’émission Livre d’or, diffusée sur les antennes de RFI. L’ancien ministre de l’Education nationale et de la Formation de base d’Henri Konan Bédié (1993 – 1999) a fait des révélations de taille sur le concept d’Ivoirité. Sur la question, M. Kipré rejette toute responsabilité.

Invité, hier dimanche 3 avril 2005, de l’émission Livre d’or de RFI, Pierre Kipré, l’ancien ministre de l’Education nationale et de la Formation de base a crevé l’abcès du concept d’Ivoirité, qui n’a cessé d’empoisonner la vie politique ivoirienne. ” Je ne suis pas l’un des pères fondateurs de l’Ivoirité “, a tenu à préciser d’emblée l’ancien homme lige du président Bédié. Et l’historien de révéler, avec force précisions : “Le terme Ivoirité a été utilisé pour la première fois par Senghor, en décembre 1971 à l’université d’Abidjan. Il a été repris en 1974 par un jeune, un compatriote, Pierre Niava. Je dois dire qu’en 1988, dans le prolongement de la décennie de l’Unesco sur l’identité culturelle, qui avait réuni un certain nombre de collègues, pour réfléchir à ce que devrait être la communauté ivoirienne, nous nous sommes engagés dans une réflexion sur la trans-ethnicité. Et un de nos jeunes frères, Niangoran Porquet, paix à son âme, qui s’était fait le chantre de ce terme est venu me voir pour me proposer d’insérer cela. Après réflexion, après discussions avec un certain nombre de collègues, et me souvenant d’une campagne qui avait été très médiatisée : ” Consommer Ivoirien, c’est malin “, et qui ressemblait beaucoup à cette espèce de repli sur soi, je me suis dit qu’il était dangereux de s’engager dans une telle voie “.

Comment l’intellectuel, le chercheur émérite s’est-il retrouvé au cœur de ce concept exclusionniste ? Pierre Kipré, sans fioritures, répond : ” C’est tout simplement parce qu’en avril 1990, à l’occasion d’une conférence de presse qu’on m’avait demandée et que j’avais acceptée à cause des manifestations sur le campus, j’ai commencé mon propos en disant que j’intervenais en tant qu’Ivoirien de souche multiséculaire. On en a conclu que M. Kipré est un ethno-nationaliste qui fait la distinction entre les Ivoiriens de souche et les Ivoiriens de circonstance, etc. “.

Pour l’ancien ministre qui prépare, en ce moment un article au titre évocateur, – Les chausse-trappes d’un concept dévoyé – , ” ce sont des calomnies, mais enfin, on laisse à chacun le soin de gérer sa propre réflexion “.

Pour finir, Pierre Kipré, conscient des ravages d’un concept dont il dit s’être toujours méfié, lance un véritable appel aux intellectuels ivoiriens. ” Quand un terme ne permet pas d’atteindre les objectifs qu’on veut lui assigner, et l’ivoirité avait un objectif culturel, il vaut mieux vivre cette culture collective, au lieu de se battre sur un concept. Donc, j’évacue l’ivoirité et je demande à ceux qui veulent bien, d’abandonner toute référence qui amènerait à l’implosion de notre pays, si nous devions mettre un contenu d’exclusion et un contenu quasiment communautariste, au moment même où la Côte d’Ivoire est engagée dans l’intégration régionale. Si nous ne nous engageons pas dans cette voie, et si nous utilisons de subterfuges et des termes, juste pour faire du nombrilisme, alors… “.

Il réaffirme, malgré tout, ce qu’il considère comme son intime conviction : ” Ce qui est certain, c’est que jusqu’ici, je considère que les habitants de Côte d’Ivoire, en tant que collectivité, ont le droit de réfléchir ou de se donner une conscience collective. Mais, cette conscience collective doit être ouverte. Parce que toute conscience collective qui se replie sur soi est appelée à mourir “.

Il convient de rappeler que c’est à l’occasion de la sortie de L’aide au tiers-monde à quoi bon ?, un ouvrage collectif, publié aux Les Editions de l’Atelier, sous la direction d’Alain Houziaux, avec Sylvie Brunel , Pierre Kipré , Marc-Antoine Pérouse de Montclos, que l’ancien ministre de Bédié était l’invité de RFI. A l’occasion, Pierre Kipré a annoncé la publication, dans les semaines à venir, d’un ouvrage intitulé : “Histoire générale de la Côte d’Ivoire, des origines à nos jours “.

Vicky Delore




N°475:“Opération Licorne dehors” Gbagbo jongle avec les patriotes

L'intelligent d'abidjan 4:19 am

En dépit de la mobilisation et la détermination des patriotes ivoiriens pour obtenir le retrait des troupes françaises, le mandat de l’opération Licorne sera sans doute reconduit.

Indexés depuis le début de la crise par la communauté internationale, supportant mal les anathèmes injustifiés de xénophobie et d’extrémisme, les patriotes sont-ils désormais incompris des autorités ivoiriennes ? Sinon comment interpréter la récente ” sortie ” de l’ancien Premier ministre fustigeant certains patriotes qu’il traite d’alimentaires ?

On le sait, la jeunesse patriotique est une organisation hétéroclite composée en majorité de jeunes issus des différentes couches sociales.

On y trouve non seulement des politiciens, des cadres mais aussi et surtout des employés, des étudiants et des sans emplois. Leur mot d’ordre est la défense de l’idée qu’on peut se faire des causes républicaine et démocratique. C’est pourquoi, ils ont toujours répondu présents toutes les fois que cette idée de la démocratie a été menacée ou attaquée.

Ils étaient en effet présents en 2000, place de la République, lorsque le défunt Général Guéi tentait un hold-up électoral ; présents également ce novembre noir de 2004, devant l’hôtel Ivoire quand les soldats français tiraient sur une foule de manifestants civils ; ils étaient boucliers humains lorsqu’une trentaine de chars français, tous canons braqués vers la résidence du chef de l’Etat, s’éloignaient de leur mission d’interposition ; ils couraient enfin sur les ponts, sous les rafales des hélicoptères de la Licorne, libérer l’aéroport occupé.

Ces patriotes ont payé au prix fort, leur engagement pour la défense de la République menacée. Et pourtant, la vie est si précieuse qu’elle ne peut être ni aliénable, ni estimable.

Par conséquent, à défaut de se voir proposer des emplois stables, des salaires décents ou des conditions de vie acceptables, il ne paraît pas abject pour les plus démunis des patriotes d’espérer de l’Etat une forme de ” dépannage “.

Comment comprendre également que ces patriotes n’aient pas été réellement écoutés au moment où ils contestaient le renouvellement du mandat de la Licorne ?

L’occasion était pourtant belle pour les autorités ivoiriennes de saisir au bond la balle lancée par le Président français demandant à Dakar, qu’on dise officiellement si oui ou non on souhaitait la présence militaire française en Côte d’Ivoire.

De même, la règle du parallélisme des formes veut que le Président ivoirien qui a personnellement souhaité l’interposition militaire française soit celui qui, en premier, demande leur retrait.

Certains répondront que le Président sait ce qu’il fait, qu’en excellent stratège, il sait où conduire son peuple.

D’autres ajouteront que la déclaration du parti présidentiel exigeant le départ des troupes françaises, obéit à cette stratégie, et que par conséquent le Président a beaucoup à perdre en s’engageant personnellement dans ce débat.

Bien entendu, il ne s’agit point de remettre en cause les capacités de résistance du Président, ni l’habileté avec laquelle il manœuvre adversaires et ennemis, mais simplement de dire que le peuple ivoirien, peu habitué aux rouages de la politique, n’arrive plus à lire entre les lignes, de tirer la sonnette d’alarme, car à défaut d’explications, les Ivoiriens ont beaucoup de mal à cerner les contours et l’orientation politique, économique et sociale du pays.

En effet, viendra peut-être un jour, où les monuments aux morts, les stèles dédiées aux martyrs de la République et autres récompenses posthumes ne suffiront plus à calmer l’agacement de la population.

Anicet DJEHOURY,
Sherbrooke, Canada




N°475:Attendu à Korhogo, Mamadou Koulibaly n’est pas venu

L'intelligent d'abidjan 4:18 am

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas assisté à la célébration du centenaire de l’évangélisation de l’archidiocèse de Korhogo. Pourtant, Mamadou Koulibaly avait été invité par les autorités religieuses de la capitale du nord de la Côte d’Ivoire. Pour elle, c’était une occasion pour célébrer la réconciliation. Le chef du parlement ivoirien avait même donné son accord pour ce rendez-vous de la cité du poro. Mais, les Forces nouvelles se sont opposées à cette venue. Elles ont décliné leur responsabilité quant aux incidents qui pourraient subvenir, en cas de présence du N°2 du régime ivoirien à Korhogo.

Il est vrai que l’Onuci avait fait la promesse d’assurer la sécurité du président Mamadou Koulibaly. Mais, ce dernier a jugé utile de rester à Abidjan, selon des sources introduites. Pour deux raisons : d’abord, la campagne médiatique faite autour de son arrivée à Korhogo et ses réponses corsées aux recommandations au comité de suivi de l’accord de Linas Marcoussis, concernant la reprise de certaines lois des arguments suffisants pour dissuader ses bodyguards onusiens. Ensuite, le sommet de Pretoria commençant le même jour (hier dimanche), il était dangereux de voir les n°1 et 2 de l’Exécutif loin de la capitale. Mamadou Koulibaly a choisi de rester au bord de la Lagune ebrié, pour éviter tous les coups. Il n’a donc pas tenu la promesse faite à l’archevêque de Korhogo, Mgr Dadiet




N°475:Laurent Dona Fologo appelle à la responsabilité des leaders

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

Laurent Dona Fologo, père du Mouvement de la coalition nationale pour la médiation de Mbeki (président sud-africain) a décidé de faire entendre sa voix et de tirer la sonnette d’alarme pour mettre toutes les parties qui prennent part au sommet devant leurs responsabilités. D’où l’appel à la responsabilité, à l’acceptabilité, au dépassement de soi, pour ne considérer que l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire. ” Le pays ne peut pas continuer à faire du surplace qui est destructeur. Et chaque jour qui passe laisse présager le danger en Côte d’Ivoire “. La solution, selon le président du Conseil économique et social (Ces), pour sortir de cet imbroglio et d’aller à la paix passe par l’organisation d’élections ouvertes à tous, comme prévu par les textes de Marcoussis. Cependant, du sommet de Prétoria, Fologo a dit exprimer une inquiétude. A savoir un ” Marcoussis bis ” en Afrique du sud. Par ailleurs, il a souhaité que les différents leaders présents en Afrique du sud, à la demande de Thabo Mbeki, surprennent le monde par le degré élevé de leur amour pour la Côte d’Ivoire, par la volonté de rechercher l’intérêt supérieur de la nation. Tout en oubliant les rancoeurs, les ambitions égoïstes. Le miracle, précise Fologo, ne saurait venir de Mbeki, tant que les Ivoiriens ne décident pas que ” ça suffit”. Concernant la France, Fologo a indiqué que les Ivoiriens ne sont pas anti-français. Mais seulement, il faudrait adapter les relations franco-ivoiriennes au temps nouveau.

K.S .




N°475:Thabo Mbeki joue gros

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

Le sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne est capital pour la sortie de la crise qui déchire le pays depuis le 19 septembre 2002. Cette rencontre au sommet qui polarise l’attention de la communauté internationale constitue un enjeu majeur pour le président sud-africain. ” Thabo Mbeki joue à la fois le prestige de son pays et sa propre carrière de leader de l’Afrique. Tout sera mis en œuvre par ses pairs de l’Union africaine et de la Cedeao pour le faire chuter. Parce que, s’il réussit en Côte d’Ivoire, un siège de membre permanent l’attend à New York au sein de l’Onu. S’il échoue, c’est un autre qui risque de lui enlever cette opportunité. Finalement, nous ne sommes qu’un prétexte “, expliquait, récemment dans un entretien accordé à votre quotidien, Mamadou Ben Soumahoro, un proche de Laurent Gbagbo.

Mbeki va-t-il réussir là où successivement Wade du Sénégal, feu Eyadema du Togo, Chirac de France et John Kufuor du Ghana ont échoué ? Difficile, pour le moment de répondre. Mais, dès le premier contact avec ses hôtes hier, Thabo Mbeki a clairement affiché ses intentions. “Ce n’est que lorsque nous aurons réussi que nous laisserons les avions décoller” pour la Côte d’Ivoire, a-t-il ironisé.

Vicky Delore




N°475:Prétoria pas comme Linas Marcoussis

L'intelligent d'abidjan 4:16 am

Encore traumatisés par l’ambiance austère du centre international de rugby de Linas Marcoussis, les acteurs de la crise ivoirienne se retrouvent dans une atmosphère plus détendue à Pretoria.

Déjà samedi, Thabo Mbeki a conduit ses hôtes au concert de Luciano Pavarotti, question de détendre les uns et les autres, avant le démarrage des discussions. Hier dimanche, Gbagbo, Bédié, Ouattara, Soro et Diarra ont été conviés à un déjeuner collectif. Avant ce moment inédit, le président sud-africain, avec un air relaxe, a expliqué à la presse que lui et “tous” les acteurs ivoiriens qu’il a réunis à Pretoria pour tenter de résoudre la crise dans leur pays, étaient “engagés à trouver des solutions”. “Tous les leaders veulent trouver des solutions concrètes à cette crise”, a déclaré M. Mbeki.

Même si l’ambiance est bon enfant, le successeur de Nelson Mandela n’entend pas louper son objectif. “Nous sommes là pour voir les progrès accomplis eu égard à la solution de la crise ivoirienne et voir ce qui doit désormais être fait pour trouver les solutions que que tout le monde souhaite”, a ajouté M. Mbeki Le médiateur de l’Union africaine est soutenu dans sa tâche par son ministre de la Défense, Mosiuoa Lekota. Différent de Linas Marcoussis, Prétoria, fait penser à la rencontre de Sun-City sur la crise au RDC.




N°475:Sommet de Pretoria sur la crise ivoirienne Laurent Gbagbo a affronté Guillaume Soro, hier

L'intelligent d'abidjan 4:15 am

La réunion des acteurs de la crise ivoirienne a démarré, hier dimanche 3 avril dans l’après-midi avec un face-à-face Laurent Gbagbo-Soro Guillaume, en présence des autres protagonistes, à savoir MM. Alassane Dramane Ouattara du RDR et Henri Konan Bédié du PDCI, ainsi que du Premier ministre, Seydou Diarra.

Selon l’agence Chine nouvelle, pour parvenir à une percée dans les pourparlers en vue d’établir la paix, le président de la République, Laurent Gbagbo, et le chef de la rébellion qui tente de renverser son pouvoir, Soro Guillaume, sont entrés en concertation sous l’arbitrage du médiateur de l’Union africaine, le président sud-africain, Thabo M’Beki.

“Nous sommes là pour voir les progrès accomplis eu égard à la solution de la crise et voir ce qui doit désormais être fait pour trouver les solutions que tout le monde souhaite”, a déclaré Mbeki lors d’une courte allocution, hier avant le déjeuner, à laquelle les journalistes avaient été conviés.

Thabo Mbeki était très décontracté, contrairement aux leaders ivoiriens, l’air plutôt crispés, et dont aucun n’a parlé en présence de la presse.

“Tous les dirigeants de Côte d’Ivoire ont très, très envie de trouver une solution et on va se concentrer sur les résultats pratiques que nous devrions obtenir”, a dit le président Mbeki.

Sur le ton de la plaisanterie, il a lancé à ses invités: “Ce n’est que lorsque nous aurons réussi que nous laisserons les avions (ayant amené les leaders de Côte d’Ivoire) décoller d’Afrique du Sud”.

Le chef de l’Etat sud-africain a tenu à remercier “tout particulièrement” son homologue ivoirien d’être venu à Pretoria alors que son père vient de décéder et a été enterré jeudi. Il a indiqué que tous ceux qui étaient venus en Afrique du Sud et lui-même lui avaient présenté leurs condoléances.

Le déjeuner a été suivi de discussions entre tous les participants, puis par diverses rencontres en tête-à-tête qui se poursuivaient dimanche en fin d’après-midi et pourraient se prolonger jusqu’à ce lundi.

Les conditions d’éligibilité à la présidence ivoirienne sont un des points-clés de la crise, de même que le désarmement des diverses milices proches du pouvoir et de la rébellion: les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis, signés en janvier 2003 en France, réactivés à Accra en 2004, et censés résoudre plus particulièrement ces deux questions, sont restés quasiment inappliqués à ce jour.

Cette énième tentative pour réconcilier les frères ennemis ivoiriens depuis la tentative de coup d’Etat de septembre 2002 contre le président Gbagbo qui a divisé le pays en deux, intervient au moment où la communauté internationale s’inquiète des risques d’une reprise des hostilités en Côte d’Ivoire.

Elle a lieu à la veille de l’expiration du mandat des “Forces impartiales” (6.000 Casques bleus et 4.000 soldats français de l’Opération Licorne) dans ce pays pour surveiller le cessez-le-feu. Ce mandat serait, dans un premier temps, prolongé d’un mois, selon des sources diplomatiques, avant un nouvel examen par le Conseil de sécurité de l’Onu.

Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a averti que la situation pourrait devenir “incontrôlable” si les milices qui sévissent dans le pays ne sont pas contrôlées et freinées.

Le président sud-africain a été mandaté fin 2004 par l’Union africaine (UA) pour aider les Ivoiriens à retrouver la paix.

Sa mission et le fait que, contrairement à la France, son pays n’ait pas d’intérêt spécifique en Côte d’Ivoire, a été saluée par toutes les parties ivoiriennes, sans toutefois permettre jusqu’à maintenant un rapprochement entre les frères ennemis de Côte d’Ivoire.

AFP et Xishua




N°475:Gbagbo, Bédié, Ouattara et Soro Ils n’ont pas écouté le Pape

L'intelligent d'abidjan 4:14 am

Déjà le samedi 10 mai 1980 le Pape Jean Paul II (qui nous a quitté samedi dernier) appelaient les Ivoiriens en général et les politiciens à régler leurs différends ‘‘en famille’’. Mais hélas.

10 Mai 1980- 2 avril 2005, il y a au moins 25 ans que notre regretté le Pape Jean Paul II émettait une sorte de prophétie sur la Côte d’Ivoire. Comme si le “chef du Vatican” savait que la Côte d’Ivoire s’embraserait il enseignait déjà le dialogue interne comme procédure efficace de règlement des crises. “Je vous assure, vous pouvez donner au monde la preuve que vous êtes capables de résoudre vous-mêmes vos problèmes dans la bonne direction”. Les leaders politiques ivoiriens, Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara, Henri Konan Bédié et Guillaume Soro (…) ne semblent pas avoir intériorisé l’appel de Jean Paul II. Il n’y a qu’à se rendre compte des incessants voyages qu’ils effectuent hors du pays à la recherche du consensus pour comprendre qu’ils sont incapables de faire la paix par eux-mêmes. Pour de simples problèmes électoraux, nos leaders ont recherché la sagesse au Togo, à Marcoussis, à Accra, au Nigeria, au Mali, au Burkina et depuis hier à Pretoria. Partout, rien de concret n’a été obtenu pour une paix durable. Or il suffisait seulement de se parler en toute sincérité et humilité pour éviter à la Côte d’Ivoire l’inutile écoulement de sang.

C.W




2/4/2005

N°474: CULTURE : Funérailles du père du chef de l’Etat Les artistes ont soutenu Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 7:28 am

De nombreux artistes, avec à leur tête le doyen Amédée Pierre, ont effectué le déplacement de Mama, pour soutenir le président Gbagbo, au cours des obsèques de son géniteur Paul Koudou.

Les artistes ont d’abord fait des dons à la famille Koudou, pour exprimer leur compassion, avant de se produire la nuit. Ils ont donné ce qui leur est précieux : la voix.

Au cours de l’unique veillée funèbre à laquelle avait droit, le patriarche Paul Zépé Koudou ce sont 50 000 F cfa, 10 000 F cfa et des pagnes traditionnels que les rois du Dopé et Zêzê pop ont, entre autres apporté au président Laurent Gbagbo et à son épouse le mercredi 30 mars 2005.

La nuit, ce fut un autre décor. Antoinette Konan, Chantal Taïba, Tiane, Amédée Pierre, John Yalley, Gadji Celi, Le Tp Audiorama, Dodo Lathère, tous ont chanté devant un nombreux public, qui a vite transformé les funérailles en bal populaire. D’abord, c’est l’un des orphelins qui a donné le ton avec la prestation du roi du Dopé, Amédée Pierre. Le président Laurent Gbagbo n’a pu se contenir sur sa chaise, quand le doyen Amédée Pierre a lâché “Soklopeu”. Qui l’a fait esquisser quelques pas de danse. Enfin, c’est le roi du Zêzê pop qui a provoqué la transe dans le public. John Yalley a proposé 8 chansons, sans répit. Accompagné par un public fou de joie, Yalley a donné le meilleur de lui-même, comme si l’on se trouvait dans une salle de spectacles à Abidjan. La fête, pour ne plus dire les funérailles de Zépé Koudou, ont été bien appuyées par les artistes ivoiriens.

Huberson Digbeu
Envoyé spécial à Mama




N°474:UNE: INTERVIEW :Constance Yaï, ancien ministre “La vérité sur mes rapports avec Gbagbo et Soro, le sort de Guéi…”

L'intelligent d'abidjan 7:13 am

Femme engagée. Femme de conviction. Assurément, l’ancienne ministre de la Famille sous la transition militaire du général Guéi , dérange. En dépit des quolibets et autres coups bas, Constance Yaï a choisi d’avancer. Au grand désarroi de ses détracteurs. Dans cette interview-vérité, la dynamique militante pour la défense des droits des femmes lève un coin de voile sur ses relations avec le président Gbagbo et le leader des Forces nouvelles, Guillaume Soro. Constance Yaï réaffirme, surtout, avec force arguments, sa détermination à briguer la présidence de la République. Une fonction qu’il convient, selon la candidate indépendante, de ” désexiser “. Entretien.

Un sommet s’ouvre ce dimanche 3 avril 2005 à Pretoria entre les principaux acteurs de la crise ivoirienne. Qu’en attendez-vous ?

Pour moi, la question est simple. Quatre décisions majeures pourraient permettre aux Ivoiriens de garder espoir. Gbagbo, Bédié, Ouattara et Soro doivent impérativement s’accorder sur la promulgation de l’article 35. Il faut que les Forces nouvelles s’engagent, avec un calendrier précis, sur le désarmement. Ces acteurs politiques doivent trouver un accord politique consensuel, pour laisser un peu de répit à Gbagbo, pour que tous aillent aux élections. Enfin, le cadre d’une collaboration Cei / Onu, en vue de l’organisation des prochaines élections générales, devrait être élaboré.

Vous êtes reconnue comme militante pour la défense des droits de la femme. Aujourd’hui, ce combat, Constance Yaï l’a-t-elle abandonné?

Non, il n’est pas question pour moi d’abandonner ce combat. Je dirai plutôt qu’il y a plusieurs formes de lutte, un niveau que j’ai dépassé aujourd’hui. Ceci dit je demeure profondément militante des droits de la femme, militante des droits de la personne. La question ne se pose donc pas. Mais, au-delà, je m’intéresse particulièrement à cet autre volet des droits de la femme qu’est la pauvreté féminine. En effet, j’accepte de moins en moins que les femmes vivent dans des situations précaires. Je réalise, hélas, que si rien n’est fait, cette situation ira en s’aggravant. D’ailleurs, depuis que je travaille de façon technique sur des projets de femmes, je découvre avec effroi que c’est tout un pan de la question des droits de la femme que nous avons malheureusement souvent occulté. Je voudrais donc pouvoir contribuer à l’éradication de la pauvreté féminine.

Que peuvent encore attendre de vous, vos sœurs ivoiriennes, en cette période de crise multiforme ?

Je préfère vous parler de ce que nous pouvons attendre les unes des autres. Aujourd’hui, la nécessité de la solidarité s’impose à nous. Une solidarité active, agissante, faite de partage, d’amitié et de respect. Parce que j’accepte de moins en moins le cloisonnement dans lequel s’installent certaines de mes compatriotes. Dans un pays en crise comme le nôtre, on ne peut pas se permettre d’avoir d’un côté quelques femmes aisées, s’estimant à l’abri de tout besoin économique, et, d’un autre bon nombre de femmes qui sont dans une situation d’absolue nécessité. Il nous faut nécessairement nous inscrire dans une logique de solidarité, où celles qui en ont beaucoup ou un peu, partagent avec celles qui n’en ont pas. Où celles qui sont au pouvoir comprennent qu’elles devraient être des modèles pour les autres. En suscitant la création de projets intégrant les femmes à tous les niveaux. Je voudrais qu’on sorte des discours classiques. Il est vrai que pendant longtemps nous nous sommes battues pour que notre discours soit entendu. Mais, je crois aujourd’hui que les pouvoirs publics nous voient. Ils savent que nous existons. Ils savent désormais qu’en dehors d’être leurs mères, leurs épouses, leurs maîtresses, leurs collaboratrices, les femmes veulent autre chose. Elles veulent être des personnes qui comptent, qui existent en tant que citoyennes.

Qu’entendez-vous, aujourd’hui, par promotion des femmes?

Je parle de la nécessité pour les pouvoirs publics d’aller au-delà des vœux et des intentions. Depuis la première conférence des Nations Unies sur les femmes en 1975, des mécanismes nationaux de promotion des femmes ont été mis en place : ministère de la Condition Féminine, de la Promotion de la Femme, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, des Affaires Sociales et de la promotion des femmes. Quelques femmes ont été appelées au gouvernement. Jamais elles n’ont été appelées à diriger les plus grandes institutions étatiques, en dehors des Ong qu’elles ont créées. Leur situation est demeurée dramatiquement la même. Savez-vous que les femmes transportent sur leur tête et sur leur dos plus que l’ensemble du transport routier ? Et cela n’est jamais comptabilisé dans les perspectives macro économiques ! Il est grand temps que nos Etats s’engagent courageusement dans une politique volontariste, courageuse et conséquente de valorisation du statut et du rôle de la femme dans nos sociétés. Nous devons, ensemble, remettre en cause au quotidien les schémas dévalorisants, véhiculés par une idéologie d’un autre âge. Les traditions sont ce qu’elles sont faites : pour être dépassées. Reconnaissons que nos sociétés ont pris du retard parce qu’elles ont marginalisé les femmes qui doivent être réhabilitées au plus tôt. Nous devons envisager une politique durable de création d’emplois.

A votre avis, quelle est la responsabilité des femmes dans la crise qui déchire la Côte d’Ivoire, depuis le 19 septembre 2002 ?

A ce niveau, j’ai envie de vous dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a femmes et femmes. Durant cette crise finissante, on a vu des femmes qui ont eu le discours haut ! Mais, malheureusement, il s’est agi d’un discours tourné vers la violence et l’exacerbation de la crise. Les femmes qu’on entendait à longueur de journée, sur les antennes des médias d’Etat, n’ont pas été des faiseuses de paix. Les femmes ivoiriennes, militantes de la paix, n’ont pas été suffisamment entendues. Cela est peut-être dû au fait que l’ambiance n’était pas à l’apaisement. Mais, j’avoue que j’ai été quelque peu déçue de la volonté de certaines femmes à vouloir la poursuite des hostilités. Comme si elles ignoraient que 80% des victimes et déplacés de guerre sont des femmes et des enfants. Malheureusement, lorsque des voix se sont fait entendre pour atténuer les contradictions et proposer d’autres alternatives, on a très vite fait de les faire taire par la pression ou par la répression.

Au début de cette guerre, vous avez été taxée de rebelle. Que répondez-vous ?

Il ne faut pas donner de l’importance à des questions qui n’ont pas de fondements. Personne n’a pu argumenter ces allégations mensongères. Je mets cela sur le compte des médisances. La question est réglée à mon niveau .Toutefois, j’en suis à me demander d’où est partie cette rumeur, et pourquoi les gens ont eu le besoin de l’amplifier. Certains ont dit qu’à Lomé, j’aurais tenu des propos élogieux vis-à-vis de Guillaume Soro. Mais, je ne crois pas avoir été la seule à l’apprécier. D’autres y ont trouvé un fonds de commerce. C’était bon pour eux de diaboliser Constance Yaï, espérant que c’en serait fini de moi ; Et il y en a d’autres qui, à cause des positions que j’ai exprimées antérieurement à la crise ivoirienne, se sont dit : ” Puisque son discours ressemble étrangement à celui de la rébellion des Forces nouvelles, cela veut dire qu’il y a des accointances entre eux “. Que voulez-vous que je réponde à des gens qui ne sont libres ni dans leurs pensées, ni libres dans leurs actes ? J’ai tellement mûri au cours de cette crise, que je n’en suis plus à une émotion près ! Le fait est là : des gens ne souhaitent pas la fin de la crise, parce qu’ils profitent de l’économie de guerre ! Tout ce que je sais, c’est que ce sont des procédés construits exprès, pour divertir tous ceux de nos compatriotes qui ont cru à ces fadaises !

Quels sont exactement vos rapports avec les Forces nouvelles ?

Depuis les négociations de Lomé, je ne les ai plus revues ! Si je devais être identifiée à un groupe politique, ce devrait être le Fpi dont je fréquente régulièrement les cadres, et dans une moindre mesure le Rdr et l’Udpci. Mais, qu’on me parle des Force nouvelles, cela me paraît aberrant !

En tant qu’Africaine, Ivoirienne et femme, comment vivez-vous les deux ans et demi de guerre qui déchire la Côte d’Ivoire ?

En tant qu’Africaine, je suis triste de voir que, malgré les rapports de bon voisinage que la Côte d’Ivoire entretient avec les pays amis et frères, elle n’ait pas été très soutenue par certains dirigeants de ces pays. Je suis triste également de savoir que la Côte d’Ivoire, étant membre de plusieurs structures sous-régionales, n’a pas bénéficié de leur soutien actif vis-à-vis de la crise. Il est inconcevable de savoir que la Cedeao, l’Uemoa, se sont impliquées dans la résolution de la crise ivoirienne à travers des lunettes bien particulières. De ce point de vue-là, la solidarité africaine n’a pas joué. Je le comprends très mal.

En tant que femme, j’ai une fois de plus la confirmation de l’incapacité des hommes politiques à mettre, au-devant de tout, l’intérêt général. Ce sont eux qui nous ont conduits à cette guerre. Il est temps que les femmes se démarquent de ces discours passionnés, de violence, de haine, pour ramener notre pays à la raison. Si mon discours est entendu, je souhaiterais qu’un sentiment anti-guerre, porté par les femmes, traverse notre pays. Nous devons aller aux élections de façon démocratique et sans exclusive. Nous devons aller au désarmement. Nous devons aller à la réunification du pays. Ce qui s’est passé en septembre 2002 a été un accident dramatique de parcours, nous devons être capables de transcender cela, d’intégrer l’amnistie qui a vu le jour après les accords de Marcoussis et avancer vers la réconciliation. Mais, si les politiques de ce pays ne sont pas prêts à aller à la paix, que la communauté internationale et l’opinion publique nationale prennent leurs responsabilités et les déclarent incapables pour être les porte-parole de nos communautés respectives.

Est-ce donc cette incapacité des hommes à faire la paix qui motive votre candidature à la prochaine présidentielle?

J’ai une vision du monde que je voudrais partager et mettre en pratique avec mes concitoyens. Lorsque j’écoute les discours des hommes politiques, quand j’examine ce qu’ils proposent aux Ivoiriens, il me semble qu’une grande partie des préoccupations de nos compatriotes n’est pas prise en compte. Personne de ceux qui sont en première ligne ne s’intéresse aux aspirations légitimes du peuple de Côte d’Ivoire : la paix, la démocratie, le droit à la vie, à la liberté d’expression, le droit au travail, tout simplement le droit à la vie et au progrès.

Pensez-vous qu’en l’état actuel des choses, il est raisonnable de parler d’élections, alors que le processus de paix est dans l’impasse ?

Faut-il bénir le président Thabo Mbeki ? Assurément ! La classe politique ivoirienne, refusant la fin de la crise, a préféré bloquer le processus de paix ! Le peuple de Côte d’Ivoire, les femmes et les hommes de bonne volonté veulent la paix. Je parle de ceux-là qui ne profitent pas de l’économie de guerre ou qui la refusent, qui aiment leurs pays ; je parle de ceux qui n’admettent pas que, sous prétexte d’être en crise, les biens de l’Etat soient dilapidés. J’ai foi en la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens, et nous serons de plus en plus nombreux à nous faire entendre sur cette question. Depuis 2001, je disais que notre Constitution avait en son sein des aspects confligènes. Le constat est clair. La Constitution pose problème. Le temps d’un référendum me paraît hypothéqué, s’il doit déboucher sur des élections. Il faut plutôt poser l’acte politique attendu par tous les amoureux de la paix : le désarmement. Je ne comprendrais pas que la rébellion des Forces nouvelles s’oppose à désarmer, une fois que les élections seront ouvertes à tous les candidats.

Vous semblez partager l’idée de viol positif de la constitution ivoirienne…

Je suis contre le viol par principe. Mais, aujourd’hui, que reste-t-il de la Côte d’Ivoire ? Que se passe-t-il dans l’Ouest, dans le Nord ou au Centre ? Le mot viol n’est pas le mot juste. C’est ridicule. Non, nous ne devons pas violer la constitution. Les partisans de Marcoussis, ceux qui ont dansé ou plané après Marcoussis, tous se sont trompés sur une chose : l’application intégrale des accords de Marcoussis s’est avérée pratiquement impossible. Parce que ces accords contiennent en leur sein toute une série de contradictions qui n’ont pas été levées. Dans la précipitation, on est venu à Abidjan, on a maintenu au pouvoir le président de la République, en lui enlevant quelques prérogatives, sans toucher à la constitution. Alors que c’est la constitution qui lui donne ces prérogatives. Nous sommes partis sur de mauvaises bases. Parce que ceux qui sont allés aux accords n’y sont pas allés dans le but de trouver une solution à la crise. Ils y sont allés pour certains dans le but de garder le pouvoir et pour d’autres, dans le but d’arracher le pouvoir politique du moment.

Quelles sont vos propositions pour une sortie de crise ?

Avant de parler de sortie de crise, il faut d’abord se souvenir de la cause de cette crise-là. Des contestations contre le régime Gbagbo ont été exprimées par l’opposition civile, avant qu’il n’y ait la rébellion. Ces constatations n’ont pas été prises en compte. Lorsque vous critiquez le pouvoir, on vous suspecte d’être payé pour le déstabiliser. Alors que ce n’est sûrement pas le président Gbagbo qui me contredira : lorsqu’on n’est pas d’accord, on le dit. Maintenant que les armes se sont invitées dans le débat politique ivoirien, il faut faire la part des choses, pour savoir ce qu’un camp peut concéder à l’autre. Aujourd’hui, les Ivoiriens veulent une seule chose, que la guerre finisse et que la vraie paix s’installe en Côte d’Ivoire. Alors, pour que cette paix revienne, il faut des élections. Mais avant d’y arriver, il faut rassurer les différents acteurs et partenaires du débat politique national, pour éviter les contestations et suspicions. C’est pour cela que je pense que nous devons aller à des élections ouvertes ; ainsi que la rébellion des Forces nouvelles doit accepter de déposer les armes. Parce qu’une chose est de déclarer la guerre au régime de Gbagbo, mais une autre est de déclarer la guerre à la Côte d’Ivoire.

Sous quelle bannière allez-vous compétir à la prochaine présidentielle ?

Quand vous lisez la Constitution de la Côte d’Ivoire, il n’est pas dit que pour être candidat à la présidentielle, il faille être forcément investi par un parti politique. Je serai la candidate de tous ceux, de toutes celles, qui sont fatigués des alliances électoralistes qui ont conduit la Côte d’Ivoire à la guerre. Vu les échanges que j’ai avec bon nombre de mes concitoyens, je pense qu’il est temps qu’une candidature indépendante vienne et dise à ces hommes politiques qui vivent de la souffrance du peuple que trop, c’est trop.

Quelles sont vos chances face aux ténors de la politique ivoirienne ?

Les hommes politiques vont aux élections pour gagner, vaille que vaille. Quand ils ne gagnent pas, c’est la paralysie du pays, c’est la crise. Moi, j’y vais pour compétir, pour présenter un programme, pour débattre avec des adversaires politiques, pas avec des ennemis. Je vais aux élections pour proposer des solutions aux souffrances de nos populations, démocratiser le poste de président de la République, parce qu’il n’appartient pas à une classe sociale donnée, à un sexe particulier, à une ethnie unique, à une religion précise ou à une génération d’âge.

Vous entendez donc marquer la rupture…

C’est exactement ce que je suis en train de dire. On ne peut plus continuer de parler aux Ivoiriens comme on leur parlait dans les années soixante. Les Ivoiriens doivent savoir que leur vote est très important et n’est pas à échanger contre de l’argent. Il faut rompre avec l’idée selon laquelle l’on vote le leader du parti politique, parce qu’il est de la même ethnie que soi. Je le dis par rapport aux échanges que j’ai eus avec des gens plus jeunes que moi, en âge de voter. Je me rends compte qu’ils sont bien différents de ce que nous étions lorsque nous avions leur âge. Et c’est cela la difficulté, aujourd’hui, des dirigeants français. Ils n’ont pas vu le changement qui s’est opéré dans notre pays. Ils n’ont pas compris que la Côte d’Ivoire de 2005, ce n’est plus la Côte d’Ivoire des années soixante, et que depuis l’indépendance nous en sommes à notre 4e chef d’Etat. Je comprends que la France en tant qu’ancienne puissance coloniale soit à l’étroit dans ce pays et suspectée de partialité.

Vous êtes annoncée à l’Udpci…

Je ne peux pas être annoncée au Mpci, au Rdr et à l’Udpci en même temps. C’est parce que, malheureusement, pour beaucoup d’entre vous, vous n’êtes pas habitués à rencontrer dans le contexte actuel, des personnalités indépendantes. Mais, figurez-vous, ça existe. J’en suis une. Il n’est pas encore temps pour moi d’intégrer un parti politique. Je ne l’exclus pas, mais pour l’instant, ce n’est pas le cas.

Sans faux -fuyant, quels sont vos rapports avec Laurent Gbagbo, qui vous appellerait plusieurs fois par jour ?

On dit que le président Gbagbo m’appelle plusieurs fois par jour ? J’aimerais bien cela. S’il m’appelle, vous pouvez être sûrs d’une chose : je répondrai. Parce que j’ai beaucoup de choses à lui dire. Je n’ai pas encore parlé au président, depuis le début de la crise ivoirienne.

Si vous le rencontriez que lui diriez-vous ?

Ce que je dirais à Gbagbo, c’est qu’il est le principal responsable de ce qui arrive à la Côte d’Ivoire. Le retour à la paix relève d’abord de lui, en tant que chef, il se doit de proposer aux Ivoiriens les moyens de sortir de cette impasse. Il doit se méfier de tous les discours extrémistes et exclusionnistes des va-t-en guerre qui l’induisent en erreur, pour après s’accommoder de son éventuel successeur. Lorsque les sanctions onusiennes vont commencer à s’appliquer, tous ceux qui le poussent au refus du dialogue constructif avec son opposition seront loin. Je l’interrogerai sur son idéal de gauche. Qu’a-t-il fait de nombreux jeunes, femmes, militants (es) des droits de la personne, des amoureux de la démocratie qui ne juraient que par lui, voulant partager avec lui, avec notre peuple, les valeurs de solidarité, d’humanisme, de partage, de redistribution équitable des richesses nationales? Je lui demanderais de demander pardon au peuple de Côte d’Ivoire, afin qu’ensemble, les enfants de ce pays puissent aller vers un nouveau consensus. Je lui demanderais de s’engager personnellement devant Dieu ( Dieu est amour), le peuple de Côte d’Ivoire, la communauté internationale que les prochaines élections soient organisées pour le seul bien de notre peuple. Je demanderais au président Gbagbo d’accepter que ses adversaires politiques réintègrent le jeu politique, qu’ils reviennent de leur exil, qu’il ait un discours d’apaisement vis-à-vis de tous ces Ivoiriens qui se sont sentis en danger dans leur pays à un moment donné, et qui peuplent les villes de Bamako, Ouaga, Lomé, Dakar, Paris, New York. Beaucoup d’Ivoiriens sont en exil. Je me souviens que lorsque le président Gbagbo était dans l’opposition, il disait à tous ceux avec lesquels il échangeait que si un jour, il arrive au pouvoir, il n’y aura plus d’Ivoiriens en exil. Malheureusement, ce qu’il avait dit avant de prendre le pouvoir ne s’est toujours pas réalisé.

Vous êtes restée fidèle au général Guéi. Comment vivez-vous la crise qui déchire son parti, l’Udpci ?

La crise qui déchire l’Udpci me déchire moi-même. Je me sens malheureuse de voir la manière dont les héritiers du général Guéi s’affrontent. Je leur reproche de rendre publiques leurs divergences. C’est la première critique que je fais. Les divergences sont inhérentes à tous ceux qui vivent ensemble. Même des frères et des sœurs se disputent. Mais, l’Udpci donne l’impression d’être le seul parti en Côte d’Ivoire où il y a des dissonances. Elles ont pris de l’ampleur à cause de l’enjeu que représente le congrès, qui doit déboucher sur le contrôle du parti. Mais, je voudrais que les militants et les dirigeants de l’Udpci aillent à ce congrès, sans passion. Parce que le général Guéi était un homme de tolérance.

Quels sont, à ce jour, vos rapports avec vos patrons du défunt Cnsp?

Quand je suis à Paris, je passe voir le général Palenfo. Il m’arrive d’envoyer de temps en temps des messages au général Coulibaly. Quant au général Doué, lorsqu’il était encore joignable, je lui parlais souvent.

Bientôt trois ans que le général Guéi a été assassiné et ses funérailles n’ont pas encore été organisées. Quels sentiments?

Tristesse et émotion. Parce que je ne comprends pas ce qui se passe. Malheureusement, je n’appartiens à aucune structure officielle qui pourrait me donner le droit d’interroger qui de droit. Alors, j’attends. Quand ceux qui peuvent organiser une quelconque action en son nom décideront, notamment le président Gbagbo, le parti ou la famille, alors nous serons informés. Sinon, je ne sais pas d’où vient le blocage, pourquoi le général Guéi ne peut pas avoir droit à des funérailles dignes d’un homme de son rang. N’oublions pas que dans ce pays le général Guéi est un symbole. Aujourd’hui, tout le monde se bat sur la constitution. Mais peu de personnes se souviennent qu’il en est le père. Nous devons nous méfier de ceux qui brûlent les symboles. Quelles que soient les raisons invoquées, par respect pour ce qu’il a été, tout le monde gagnerait à s’activer pour que le général Guéi soit dignement enterré.

Vous qui avez travaillé avec le Premier ministre, Seydou Diarra dans le gouvernement de transition, quelle idée gardez-vous de lui ?

Le Premier ministre Seydou Diarra est une des personnalités les plus constantes que je connaisse. Ses anciennes fonctions de diplomate ont fortement influencé sa personnalité. Le souvenir que je garde de lui, lorsqu’il était le Premier ministre de la transition militaro civile, est son sens élevé de l’efficacité. Quand des querelles politiques naissaient en conseils des ministres, il revenait toujours à ce qui était essentiel, à ses yeux : ” Et si on avançait sur telle question “. Il faut le dire, Seydou Diarra est un amoureux de la Côte d’Ivoire. Et ça, beaucoup ne le savent pas. Parce qu’il ne le dit pas. Il est très discret. Lorsque le Premier ministre parle, heureusement qu’il parle peu, il est applaudi par un camp et vilipendé par l’autre. Cela montre bien que ce gouvernement, contrairement à son nom, n’est pas un gouvernement de réconciliation nationale, mais plutôt un gouvernement de règlement de comptes. Et cela vient de Marcoussis. Où on n’a pas discuté de façon posée, la mise sur pied d’un gouvernement. C’est un gouvernement qui a été imposé dès les accords signés, aussi bien au chef de l’Etat, au Premier ministre qu’au peuple de Côte d’Ivoire. Je ne suis donc pas surprise de la cacophonie qui en émane.

Propos recueillis par
Vicky Delore et Barthélemy Téhin




N°474:Les samedis de Biton Par Isaïe Biton Koulibaly : Karol !

L'intelligent d'abidjan 7:11 am

Hamadou Hampaté BÂ qu’on appelait familièrement le Pape de la Tradition africaine aimait souvent me dire : ” j’ai déjà quitté le village “. Il avait alors atteint un âge où la rencontre ave les ancêtres n’étaient plus qu’une question de mois ou d’années dépendant de Dieu, le Tout Puissant. Pour le maître de la tradition orale chacun a son destin. On vient sur la terre joué son rôle et repartir. L’essentiel c’est la foi en Dieu. Le destin de l’homme est une grande interrogation. Les artistes, les écrivains, les penseurs, le commun des mortels tout le monde parle du destin. Chacun sait que le destin est tracé d’avance et qu’on n’y peut rien. Les mystiques disent la même chose. D’autres personnes pensent qu’on peut et qu’on doit changer son destin. Le débat dure depuis la création du monde. Une autre personne que j’admire beaucoup a marqué son destin. Tout comme Hampaté il doit se dire qu’il a déjà quitté le village après avoir bien rempli sa vie. Cet homme c’est le Pape de l’Eglise Catholique. Tout commence pour lui au mois de Mai 1920 en Pologne non loin de Cracovie. Etait-il possible de deviner son destin ce jour-là ? Sa mère va mourir assez rapidement. Le jeune vivra avec son père qui ne va pas se remarier. L’enfant a déjà une grande foi, une grande dévotion à la vierge Marie. Est-ce le fait de voir sa mère partir tôt de ce monde qui va changer l’orientation de l’enfant. Devant un tel drame deux possibilités s’offrent. La première. Dieu est injuste et on ne croit plus en rien. La seconde. Dieu est le maître de nos destins. Confions nous en lui. Karol décide de s’inscrire au séminaire. Il va devenir prêtre. Depuis un siècle, le peuple slave, dont fait partie la Pologne attend un Pape. Tout le peuple slave en parle. Les poèmes, les chansons, ls prières parlent d’un peuple slave. Au séminaire Karol Wojtyla se lie d’amitié avec un autre adolescent. Il s’appelle Mieczyslaw Malinski. Ils seront prêtre ensemble. Mais Karol deviendra Evêque et Cardinal. Malinski restera toujours prêtre et son ami d’adolescence sera son ” patron “. Malinski reste toujours proche de son ami. Il voue un véritable culte à cet homme de prière qui aime beaucoup lire , écrire et voyager. Karol est déjà connu des milieux intellectuels polonais par ses livres. Il a beaucoup publié des recueils de poèmes et des ouvrages de théologie et de philosophie. Malinski n’a qu’une seule obsession en regardant son ami et cela depuis l’adolescence. Pour lui, le Pape dont parle les slaves ne peut-être que Karol. Il le suit de très près. Karol ne peut-être que Pape. Là aussi le problème se pose. D’autres ont-ils des dons pour lire le destin des autres ? En quatrième, mon professeur de français Madame Perrin disait que le seul de la promotion qui va faire parler de lui et dans dix ans exactement c’est Isaïe Koulibaly. Je n’avais pas encore pris le pseudonyme de Biton. Elle disait qu’elle ne savait pas dans quel domaine je ferais parler de moi. Tout le monde pensait à la politique. Moi aussi. Dix ans exactement RFI me fait connaître avec la sortie de mon premier livre. Malinski ne pouvait pas prévoir de date. A Rome, le Pape Paul 6 dirigeait l’église. Mais un jour de 1978, le Vatican envoie un message au diocèse de Cracovie dont Karol Wojtyla est le Cardinale. Le message d’une grande tristesse ne trouve pas le destinataire sur place. Comme à son habitude il est en tournée dans son diocèse et fait du sport quelque part. Malinski réussi à joindre l’archevêque et lui annonce le décès de Paul 6. Le cardinale doit partir immédiatement pour les obsèques et surtout le conclave qui va choisir un nouveau Pape. Au conclave chaque cardinal vient avec un secrétaire, un prêtre, qui n’est pas admis au conclave mais qui reste non loin pour assurer l’intendance de son Eminence Cardinal. Karol demande à Malinski de l’accompagner. Avant de se rendre au conclave une messe est célébrée à la basilique polonaise de Rome. Dans les intentions Malinski demande à Dieu de faire de Karol Wojtyla le Pape. A la fin de la messe le Cardinal n’est pas content. On ne fait pas ce genre de demande à Dieu. Les deux amis se rendent au conclave pour le choix du nouveau Pape. Quelques jours plus tard, la fumée blanche annonce l’élection du nouveau pape. Il s’appelle Albino Luciani. Il est italien. Malinski est furieux. Les italiens pour lui sont ségrégationiste. Les deux amis retournent dans leur diocèse de Cracovie. Après 33 jours un autre appel à Cracovie. Le Pape est mort. Malinski refuse de se rendre au conclave. Pour lui les italiens vont choisir un autre italien. Mais les deux amis sont ans le même avion. Karol vient d’autoriser Malinski de se rendre en Allemagne pour préparer un doctorat. Quelques jours plus tard Malinski se souvient que se tient à Rome un conclave. Il veut se rendre à la salle de télévision de son séminaire pour savoir si l’église à un nouveau Pape. Une religieuse accourt vers lui. ” Mon père on vient d’ élire un Pape polonais qui s’appelle Vysinski. Ce dernier est connu dans le monde comme le Patron de l’église polonaise. Malinski doute. Si un polonais est Pape ça ne peut être que Karol Wojtyla dit-il à la religieuse qui réplique en disant que c’est sans doute Karol qu’elle a entendu. Les premières images du journal télévisé montre Karol Pape. Malinski ne croit pas. Son ami Pape. Il le pense depuis l’adolescence. Maintenant que c’est fait, il ne croit plusI Il appelle plus de 1000 numéros de téléphone à Cracovie. Personne au bout du fil. Dès la nouvelle tout le monde est dans les rues pleurant d’émotion et se roulant sur le goudron. Aucune personne n’est restée dans la maison même pas un bébé. Ainsi va le destin d’un homme.

A samedi prochain.




N°474:Les jeunes du G7 soutiennent la Licorne ….

L'intelligent d'abidjan 7:10 am

Les jeunes du G7, réunis au sein du Rassemblement des jeunes démocrates pour la paix (Rjdp) ont apporté à l’instar de leurs aînés du G7 un soutien sans faille aux forces impartiales, principalement à la Licorne. C’est ce qui ressort du point de presse d’hier, vendredi 1er avril 2005, tenu au siège du Pdci-Rda. ‘’Le Rjdp, conscient de la volonté du camp présidentiel à reprendre à tout prix la guerre dont les conséquences et les effets collatéraux seront incalculables pour le peuple de Côte d’Ivoire, encourage les forces impartiales, stationnées dans notre pays et principalement la force Licorne, à tout mettre en oeuvre pour freiner toutes velléités bellicistes…’‘, a déclaré en substance Jean Blé Guirao, actuel président de ce mouvement. Répondant ensuite aux questions des journalistes, Jean Blé Guirao a promis de ne plus quitter la rue. ‘’Dorénavant, nous montrerons que nous sommes majoritaires et nous n’allons plus subir la loi des pseudo jeunes patriotes…’‘, a-t-il dit. Avant d’annoncer la naissance d’une plate-forme de partis politiques regroupant tous les houphouëtistes.




N°474:Le Pape Jean Paul II va malL’idée d’un pape africain fait son chemin

L'intelligent d'abidjan 7:09 am

Le Nigeria pourrait espérer offrir le premier pape africain depuis 1.500 ans, en la personne du cardinal Francis Arinze, si le Vatican décidait de suivre l’évolution démographique de l’Eglise et son rapide développement dans le Tiers monde, et notamment sur le continent noir.

Ces 20 dernières années, le nombre de catholiques est passé de 50 à 90 millions en Afrique. Plus des deux tiers des fidèles de la Trinité viennent des pays du Sud.

Et cette tendance va se poursuivre, les pays en développement ayant une forte croissance démographique, et les vocations se faisant de plus en plus rares en occident.

Le cardinal allemand Joseph Ratzinger, le bras droit du Pape, a d’ailleurs déclaré que l’élection d’un pape africain “serait un signe positif pour toute la chrétienté”.

Le dernier pape originaire d’Afrique fut Gelasius Ier qui dirigea les destinées de l’Eglise entre 492 et 496, alors que l’Europe était encore très influencée par le paganisme.

Parmi les candidats possibles à la succession de Jean Paul II, dont l’état de santé s’était encore dégradé vendredi, figure Mgr Francis Arinze, 72 ans, actuellement préfet de la Congrégation pour le culte divin au Vatican, et numéro quatre dans la hiérarchie de l’Eglise.

Il est l’un des proches conseillers de Jean Paul II et partage avec lui les valeurs les plus conservatrices du catholicisme romain.

Vendredi, les catholiques nigérians étaient concentrés sur leurs prières pour le rétablissement de leur chef spirituel et laissaient pour l’instant de côté les spéculations prématurées concernant son successeur.

“Nous prions pour le Pape, nous attendons la volonté divine”, a déclaré le Père Félix Ajakaye, porte-parole du second cardinal nigérian, Mgr Anthony Okogie, pasteur des 20 millions de catholiques nigérians, qui a été élevé à la Curie en 2003, mais n’est pas considéré comme un pape possible.

Selon le Père Ajakaye, Jean Paul II est très populaire au Nigeria et son style a largement contribué à augmenter le nombre de conversions: “il parlait d’une façon que tout le monde pouvait comprendre. L’Eglise nigériane n’a jamais été aussi vibrante”.

En revanche, l’arithmétique vaticane joue contre la candidature africaine: sur les 117 cardinaux, âgés de moins de 80 ans, qui élisent en conclave le souverain pontife, 66 viennent d’Europe alors que seulement 13 sont originaire d’Afrique.

Selon les experts, il y a de fortes chances pour que le prochain pape soit italien, après le règne du Polonais Karol Wojtyla, comme cela l’a été pendant des siècles.




N°474:Blé Goudé réagit

L'intelligent d'abidjan 7:08 am

Même si, selon les chiffres, les Britanniques en Côte d’Ivoire sont estimés à 144, le président de l’Alliance des jeunes patriotes a exprimé sa surprise pour cette décision. Intervenant hier à la télévision nationale, Charles Blé Goudé a révélé que l’ambassadeur anglais et lui ont dansé ensemble à un concert zouglou, il y a moins d’une semaine. Pour le leader des patriotes, ses camarades et lui ont suspendu les marches à l’intérieur du pays pour donner une chance au sommet de Pretoria. Il s’explique difficilement alors la décision des anglais, au moment où tous les regards sont tournés vers l’Afrique du sud. Le président du Cojep pense que la France est derrière cette mesure. ‘’La France veut tout faire pour faire fuir les opérateurs économiques et maintenir la Licorne. Mais, je tiens à rassurer le monde’‘. Charles Blé Goudé a profité de l’occasion pour mettre en garde les personnes qui menaceraient de s’en prendre aux installations et personnel de la Cie.

A.L.O




N°474:Appel au départ des Britanniques de Côte d’Ivoire Les vraies raisons de la colère de Tony Blair

L'intelligent d'abidjan 7:08 am

La décision des autorités britanniques de fermer momentanément leur ambassade à Abidjan, à partir d’hier vendredi 1er avril 2OO5 a pris de court plus d’un observateur de la vie politique ivoirienne. En effet, cette mesure intervient au moment où s’ouvre, ce dimanche 3 avril 2005 à Prétoria en Afrique du sud, sous les auspices du médiateur Thabo Mbeki. Et qui réunit le président Gbagbo, Henri Konan Bédié du PDCI, Alassane Ouattara du RDR et Guillaume Soro des Forces nouvelles.

Mais, selon des sources diplomatiques, le chef de l’Etat ivoirien serait , en réalité victime de la colère Tony Blair. Le Premier ministre britannique n’aurait pas, en effet, supporté que le chef de l’Etat ivoirien choisisse de filer le grand amour avec l’ennemi juré. Depuis quelques mois, l’axe Abidjan – Hararé connaît un certain réchauffement. Avec échange d’émissaires entre les deux chefs d’Etat. Ce qui a poussé certains analystes à taxer Laurent Gbagbo de Mugabe francophone. C’est donc pour ” punir ” l’homme fort d’Abidjan que Tony Blair est monté au créneau.

Mais, officiellement, l’ambassade britannique à Abdijan a suspendu ses activités, en raison des risques de violences, selon un avis du gouvernement consultable sur internet.

“Nous recommandons fortement à tous les citoyens britanniques de quitter immédiatement la Côte d’Ivoire”, indique cet avis. “Nous serons incapables d’organiser une opération d’évacuation comme nous l’avons fait en novembre 2004. D’autres pays pourraient ne pas être en mesure d’organiser des opérations de secours comme cela s’était passé”.

Plus de 8.000 occidentaux, en majorité des Français, mais aussi des dizaines de Britanniques et d’Américains, avaient été évacués dans la précipitation en novembre 2004 à la suite de violentes manifestations anti-françaises. Cet appel intervient alors que la communauté internationale s’inquiète des risques sérieux d’une reprise des hostilités entre le gouvernement et la rébellion qui contrôle le nord du pays depuis le coup d’Etat raté de septembre 2002 contre le régime du président Laurent Gbagbo.

Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan avait mentionné dans son dernier rapport au Conseil de sécurité que la situation risquait de devenir “incontrôlable”, citant la progression de l’activité des milices. Une partie de l’opposition a accusé le régime de M. Gbagbo de préparer une “guerre civile”. Quelque 10.000 membres des forces internationales sous mandat de l’Onu, dont 4.000 soldats français de l’opération Licorne, sont déployés dans le pays pour empêcher une reprise des hostilités.

V.D.
Source AFP




N°474:CULTURE: Funérailles du père du chef de l’Etat Les artistes ont soutenu Gbagbo

L'intelligent d'abidjan 7:07 am

De nombreux artistes, avec à leur tête le doyen Amédée Pierre, ont effectué le déplacement de Mama, pour soutenir le président Gbagbo, au cours des obsèques de son géniteur Paul Koudou.

Les artistes ont d’abord fait des dons à la famille Koudou, pour exprimer leur compassion, avant de se produire la nuit. Ils ont donné ce qui leur est précieux : la voix.

Au cours de l’unique veillée funèbre à laquelle avait droit, le patriarche Paul Zépé Koudou ce sont 50 000 F cfa, 10 000 F cfa et des pagnes traditionnels que les rois du Dopé et Zêzê pop ont, entre autres apporté au président Laurent Gbagbo et à son épouse le mercredi 30 mars 2005.

La nuit, ce fut un autre décor. Antoinette Konan, Chantal Taïba, Tiane, Amédée Pierre, John Yalley, Gadji Celi, Le Tp Audiorama, Dodo Lathère, tous ont chanté devant un nombreux public, qui a vite transformé les funérailles en bal populaire. D’abord, c’est l’un des orphelins qui a donné le ton avec la prestation du roi du Dopé, Amédée Pierre. Le président Laurent Gbagbo n’a pu se contenir sur sa chaise, quand le doyen Amédée Pierre a lâché “Soklopeu”. Qui l’a fait esquisser quelques pas de danse. Enfin, c’est le roi du Zêzê pop qui a provoqué la transe dans le public. John Yalley a proposé 8 chansons, sans répit. Accompagné par un public fou de joie, Yalley a donné le meilleur de lui-même, comme si l’on se trouvait dans une salle de spectacles à Abidjan. La fête, pour ne plus dire les funérailles de Zépé Koudou, ont été bien appuyées par les artistes ivoiriens.

Huberson Digbeu
Envoyé spécial à Mama




N°474:SPORTS: Football : Transfert Lyon fait d’Aruna une priorité

L'intelligent d'abidjan 7:05 am

L’attaquant des Eléphants, Aruna Dindané, est au centre d’une convoitise. Plusieurs clubs européens sont, en effet, décidés à s’offrir les services du virvoltant attaquant d’Anderlecht. tout pourrait se décider durant le recrutement estival.

Assurément, le produit Ivoire est très demandé du côté du vieux continent. Didier Drogba a ouvert le bal avec son contrat faramineux qui l’a fait passer de l’Olympique de Marseille à Chelsea. Moins médiatisé que celui de Didier Drogba, Emmanuel Eboué a pu décrocher un contrat ferme avec les ” Gunners” d’Arsenal d’Arsène Wenger. On parle aujourd’hui de l’acharnement de Lille sur le petit poucet des Eléphants, Bakary Koné dit Baky qui caracole actuellement en tête des buteurs de la ligue 2 française. L’heure semble avoir sonné pour tous ces produits façonnés par le savoir-faire du formateur français, Jean Marc Guillou. Aujourd’hui, sur les tablettes, on retrouve le sociétaire de Anderlecht, Aruna Dindane, qui a donné du plaisir aux sportifs ivoiriens lors de sa dernière sortie avec les Eléphants face aux Ecureuils du Bénin. Parmi les clubs intéressés par les services de l’international, on recense Saint-Étienne, le RC Lens, Fenerbahçe, Tottenham, mais surtout Lyon. Si l’on veut bien croire la presse du plat pays et notamment La Gazette des Sports. L’OL a clairement fait une des priorités de son recrutement estival, la capture du partenaire d’attaque de Didier Drogba avec les Eléphants. Si les négociations entre les responsables des deux clubs aboutissaient, ce serait un grand soulagement pour le joueur qui a eu maille à partir avec les dirigeants anderlechtois, pour avoir manifesté son désir de partir vers d’autres cieux. Récemment, il affirmait encore avoir rendu quatre années de loyaux services au club belge et qu’il était temps pour lui d’aller monnayer son talent ailleurs. Au-delà, il faut reconnaître qu’avec le volume qu’a pris le jeu de Aruna, il mérite de faire son entrée dans la cour des grands, en officiant dans un prestigieux club européen.

Sidibé Lancina
sidiblancina@yahoo.fr




N°474:Henri Poncet à Philippe Mangou “Ne me parlez pas de Doué’’

L'intelligent d'abidjan 7:04 am

Le patron de l’opération Licorne ne veut plus entendre parler du général Doué. Explications
La rencontre entre les autorités des Fanci et celles des forces impartiales du mardi 23 mars 2005 n’a pas fini de livrer ses secrets. Au sortir de cette séance de travail à l’état-major des Armées au Plateau, le colonel-major Philippe Mangou et ses hôtes ont exprimé leurs vœux pieux de ramener la paix en Côte d’Ivoire.

A la fin des travaux, les autorités militaires se sont permis d’échanger quelques confidences. Et de loin, c’est le patron de la force Licorne qui a été le plus bavard. Pour ‘‘taquiner’’ le général Poncet, le Cema ivoirien, Philippe Mangou, a demandé les nouvelles de son prédécesseur. “On dit partout que vous avez exfiltré le général Doué que vous l’avez installé au Gabon avant de le mettre à l’abri à Djibouti. Mais où est au juste mon papa’’, aurait-il interrogé. De source introduite l’officier supérieur français, d’abord surpris, a ensuite pris un air grave, pour prier son interlocuteur de ne pas lui parler de l’ancien Cema ivoirien. Car selon lui, à cause du général Doué, il est l’objet d’accusation tant des Français que des Ivoiriens. “C’est le général Doué qui a autorisé l’utilisation des locaux de l’Ivoire.

Et c’est moi qu’on accuse de tous les péchés de la terre. De grâce, ne me parlez plus du général Doué. Nous devons tourner la page. Je n’aimerais pas qu’on remue, pour paraphraser un sage africain, ‘‘le couteau dans la plaie’’, a déclaré le général Poncet, la main sur le cœur. Toutefois, il s’est gardé d’accuser le Saint Cyrien de lâcheté, pour n’avoir pas assumé le positionnement des soldats français et les dérives qui s’en ont suivi en novembre dernier.

Aké Laurent Okoué




N°474:NATION: Albert Flindé président du comité d’organisation du congrès “L’Udpci va se doter d’une direction crédible et responsable”

L'intelligent d'abidjan 7:03 am

Albert Flindé (Président du comité d’organisation du congrès de l’Udpci et maire de la commune de Man) a animé un point de presse hier vendredi 1er avril 2005 au siège du parti aux II Plateaux.

La rencontre du vendredi 1er avril au siège de l’Udpci visait à informer du lancement officiel des activités du comité d’organisation du congrès extraordinaire de ce parti et confirmer la tenue de ce congrès aux dates et lieu annoncés (9 et 10 Avril à l’hôtel Ivoire).

A sept jours du congrès de la ‘‘vérité’’ et de la ‘‘clarification’’, le débat sur la validité ou non de ce rassemblement n’est plus à l’ordre du jour. Tant Albert Flindé et son équipe travaillent à accueillir les délégués mandatés pour le congrès.

Selon le président du comité d’organisation, sont attendus à ce congrès, plus de 1200 congressistes provenant des organes centraux du parti (bureau politique, conseil politique, instances de gestion du parti et des structures décentralisées) ; les délégués de coordination de l’étranger et plus de 6.000 militants provenant des 51 coordinations et des 800 sections de base (sur l’ensemble du territoire) et en particulier des 13 coordinations des communes du district d’Abidjan. Concernant l’état d’avancement des travaux préparatoires, le président du comité d’organisation a affirmé que tout était fin prêt. “L’ensemble des forces vives du parti (…) se sont mobilisées pour finaliser les réflexions (…) La mise en place du comité d’organisation est venue parachever le dispositif participatif et décisionnel impulsé par la base du parti”, a précisé le maire de Man, Albert Flindé. Par ailleurs, il a souhaité la participation, sans exclusive et sans exclusion de tous les militants à ce congrès dit de vérité et de réconciliation, ‘‘pour en ressortir avec une direction crédible et responsable’’.

S.Z.




N°474:SOCIETE: Réalisations de Gbagbo à Mama Rien d’extraordinaire

L'intelligent d'abidjan 7:02 am

Que de qualificatifs sur les réalisations du président Gbagbo à Mama. Les obsèques de Zépé Koudou Paul père du chef de l’Etat nous ont donné l’occasion de constater que rien d’extraordinaire ne se fait dans ce petit village de Ouragahio.

Il n’y a rien de faramineux dans tout ce que nous avons découvert comme réalisations du président Laurent Gbagbo dans son village natal à Mama. Le village n’a véritablement pas changé de visage depuis l’accession au pouvoir de Laurent Gbagbo. Les maisons construites en banco sont bien visibles. La résidence du chef de l’Etat que d’aucuns ont qualifié de “réalisations de rêve” présente un autre décor. A côté de la modeste résidence construite par l’éminent architecte Guillaume Koffi se trouve une autre villa duplex. C’est d’ailleurs là que le président Gbagbo reçoit ses visiteurs. D’autres petites maisons sorties de terre à notre premier passage au mois de mars 2005 pour accueillir les différentes délégations aux funérailles sont encore restées sans peinture. C’est d’ailleurs ces maisons qui servaient de cuisine aux nombreuses femmes pour nourrir les populations venues soutenir la famille du chef de l’Etat. Toutes ces maisons cohabitent avec une forêt brute. Avant d’y arriver, c’est la cour du patriarche Zépé Koudou Paul que l’on aperçoit. Nue et démodelée, la maison du père du chef de l’Etat a pu être clôturée et réaménagée après la mort de ce dernier. Quant à Koudou Simon, frère cadet du président Laurent Gbagbo, il n’a pu acquérir une maison que pour accueillir ses invités aux funérailles de son père. Le chef de l’Etat lui a fait construire une villa moyenne pour accueillir certains visiteurs venus aux funérailles. Voici en tout et pour tout les réalisations du président Gbagbo à Mama auxquelles, il faudra ajouter la route bitumée d’entrée dans le village et l’école primaire réfectionnée.

Huberson Digbeu
envoyé spécial à Mama




N°474:ECONOMIE: Mali : Infrastructures économiques (Acte I )Mopti, une ville en plein essor grâce à une société ivoirienne

L'intelligent d'abidjan 6:59 am

Dans moins de 30 mois, Mopti changera de visage. Elle aura les caractéristiques d’une ville hyper moderne. C’est le rêve que nourrissent les populations de cette partie du Mali, depuis la pose de la première pierre le 19 mars 2005, en vue de l’aménagement de deux infrastructures économiques très importantes.

Mopti faisait à l’époque partie des villes les plus célèbres du Mali. Carrefour d’échanges, le commerce s’y développait abondamment. Le tourisme avait aussi pris une certaine proportion. Parce que cette ville avait, en son temps, les caractéristiques d’une ville modeste et accueillante. Au point que les populations ont fini par lui attribuer le nom de “Venise du Mali”. Mais, aujourd’hui, force est de reconnaître l’état de délabrement dans lequel est plongée cette ville que d’aucuns disaient autrefois, “l’étoile du Mali”. L’état de dégradation de Mopti est tel que ses propres filles et fils la quittent pour d’autres contrées du pays ou en Afrique où ils espèrent un mieux-être. Le cadre de la ville ne sied plus aux visiteurs. Les infrastructures susceptibles d’attirer des personnes et maintenir la jeunesse en place, ne répondent plus aux attentes. Toutes sont à l’état de vétusté. Même Pagaï Danawal, la principale digue, qui jadis, jouxtait Mopti et faisait toute la fierté de la ville, a perdu sa noblesse d’antan. Des déchets y sont jetés. Au point que personne ne veut l’emprunter par pirogue, quand elle veut rejoindre Mopti. Mais cette configuration de Mopti, s’il plaît à Dieu, passera dans l’oubli. Car le conseil municipal, avec à sa tête, Oumar Bathily, vient d’entamer la réalisation de deux importants projets.

Mopti se dote de nouvelles infrastructures économiques

Mopti veut sortir de sa torpeur pour devenir une ville extra moderne et reprendre sa place, dans le concert de ville carrefour d’échanges. Pour ce faire, le maire Oumar Bathily et son conseil ont adopté la réalisation de deux projets. Il s’agit de l’aménagement des berges de la corniche “Pagaï Danawal” et du marché “Machine N’gadjé”. La pose de la première pierre de ces deux projets a eu lieu le 19 mars 2005 dernier, en présence du chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré. D’un montant total de 4,5 milliards de Fcfa, ces deux projets, une fois réalisés, permettront de renforcer les infrastructures économiques dans cette partie du Mali. La réalisation du projet est confiée à un spécialiste bien connu des Ivoiriens. Il s’agit de la Société Inter-Africaine de Concept et de Gestion-Habitat (Scg-Habitat). C’est cette même société qui a construit le grand marché d’Adjamé appelé le Forum.

HONORE KOUASSI




N°474:Revue de la presse Le poisson d’Avril

L'intelligent d'abidjan 5:57 am

Mes chers amis ‘’titrologues’‘ et moi avons eu des problèmes hier vendredi. Nous avions tous oublié que ce jour était le 1er Avril. Nous courions regarder les titres. Le problème pour nous, c’est que les journaux ivoiriens écrivent beaucoup de choses. Difficile donc de distinguer un poisson d’Avril de la réalité. Commençons par ‘’Le Patriote’‘ qui annonce : ‘’mini-sommet de Pretoria : Jour J-2, Ado, Bédié et Soro à Abidjan ce matin’‘. C’est quelle affaire ça ? tout se complique lorsque ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’ assène : ‘’Obsèques du papa de Gbagbo, Ado descend à Mama… et lance sa campagne’‘. Koutoubou !, si dans ‘’Le Nouveau Réveil’‘, ‘’les vérités de Constance Yaï’’ nous sont proposées en même temps qu’on nous dit, que ‘’l’époux de Guéi, Valère est fâché’‘, ‘’Soir Info’’ révèle que pour la présidentielle 2005, ‘’Ado se retire, Henriette Diabaté positionnée’‘. Ça-là seulement, c’est poisson d’Avril. Bon on verra demain. Ce qui est sûr, pour le moment, avec ‘’Human Rights Watch’’ et ‘’L’Inter’‘, il nous est fait cas de ce que ‘’le pouvoir recrute des centaines de mercenaires libériens’‘. C’est une ‘’alerte’’ qui concerne ‘’les menaces de reprise de la guerre’‘. ‘’L’Inter’’ sait aussi que ‘les agents de Cie-Sodeci menacent de couper l’eau et le courant dans tout le pays’‘. C’est fort ça ! Mamadou Koulibay, le président de l’Assemblée nationale, qui veut effectuer un voyage à Korhogo. ‘’Fraternité Matin’‘ le prévient : ‘’Mpci : sa sécurité, pas garantie’‘. Compaoré le président burkinabé, lui, semble ne pas avoir de problème. Cependant ‘’Le Temps’’ l’accuse : ‘’violation de l’embargo, Compaoré réarme les rebelles : voici leurs nouvelles poudrières’‘. C’est chaud dê ! ‘’L’Evènement’’ nous annonce que ‘’bientôt une campagne de terreur généralisée (aura lieu) à Abidjan’‘. Mahwouho ! surtout qu’avec ‘’Les Echos du Matin’‘ le colonel Philippe Mangou ne renonce pas : ‘’Nous irons jusqu’au bout’‘. Il est donc prêt à aller en guerre. Pas le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale. Trop fragile, selon ‘’Le Courrier d’Abidjan’‘ qui titre ‘’de retour du Burkina Faso après un conclave, Seydou pique une crise à Mama’‘. Blé Goudé n’est pas mieux loti. ‘’Dernière Heure Express’’ en sait quelque chose qui nous révèle ‘’pourquoi (il) a jeté l’éponge’’ dans cette ‘’opération bandeau rouge’‘. Une autre opération. Cette fois-ci, c’est une affaire ‘’d’atteinte à la sûreté de l’Etat’‘. Peut-être que c’est vrai dans la mesure où ‘’Le Jour Plus’’ dénonce l’arrestation de soldats : 58 militaires interpellés. Souhaitons que tout ceci soit le poisson d’Avril.

A Lundi
Traoré B. Têguêrê




1/4/2005

N°473:UNE: Obsèques du père du chef de l’Etat : importante délégation du Rdr. Les ministres d’Ado font une descente à Mama

L'intelligent d'abidjan 4:29 am


Hier jeudi 31 mars 2005 le patriarche Paul Zépé Koudou a été porté à sa dernière demeure dans son village natal à Mama. Parmi les nombreuses personnalités qui ont effectué le déplacement, on notait la présence d’une importante délégation du Rdr.

Le président du Rdr tenait sans doute à frapper un grand coup à la cérémonie d’inhumation du père du chef de l’Etat.

Alassane Dramane Ouattara aurait donné des instructions fermes au ministre Amadou Soumahoro et aux neufs autres membres de la délégation. C’est pourquoi, les ministres du Commerce et de l’Enseignement supérieur, assis d’abord sous les bâches, ont voulu vers 10 heures remettre un message au président Laurent Gbagbo. Mais, au portail de la résidence présidentielle, les agents de sécurité ont opposé un refus pour respecter les consignes. Les ministres Amadou Soumahoro et Zemogo Fofana, qui pensaient d’abord à un contrôle, se sont d’abord exécutés avant de se rendre à l’évidence que la sécurité présidentielle ne plaisantait pas. Sur place, le maire de Séguela a joint sur son portable le chef de l’Etat qui se trouvait encore à Yamoussoukro. Les efforts du ministre n’ont pas eu d’effet sur les soldats. Si de guerre lasse le ministre Zemogo a abdiqué, son collègue, Amadou Soumahoro a forcé le passage pour accéder à la cour. Finalement, tout va rentrer dans l’ordre avec l’arrivée du chef de l’Etat, après 11 heures. Mais, le contenu, du message n’a pas été révélé.

Le président Laurent Gbagbo a ensuite assisté à la messe de requiem sur la place aménagée à cet effet, où avaient déjà pris place des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique dont Gildas LeLidec, des présidents d’institution et d’autres personnalités, notamment le ministre togolais de la Communication, Pitang Tchalla, et le Premier ministre du Sénégal. L’homélie faite par l’archevêque de Gagnoa s’est appuyée sur le livre de Job. La Côte d’Ivoire, pendant un moment, s’est réconciliée avec elle, même.

A preuve le premier ministre, Seydou Diarra, qui conduisait le gouvernement, a fait don de 10 millions quand le président Gbagbo a salué le ministre Zemogo et l’ambassadeur de France, en signe de paix.

Avant l’inhumation dans l’intimité familiale, le chef de l’Etat a remercié l’assistance.

A.L.O




N°473: L’Onuci veille à l’embargo

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

Dans le cadre de l’application des termes de la résolution 1584, du Conseil de Sécurité, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a continué ses inspections de contrôle de l’embargo hier, mercredi 30 mars 2005 à l’aéroport International Félix Houphouët Boigny.

L’ONUCI a dépêché une équipe de contrôle sur les hangars des sociétés civiles installées sur l’aéroport civil d’Abidjan. Ce contrôle s’est effectué en toute transparence en présence des autorités de l’aviation civile. Aucune infraction n’a été constatée. D’autres contrôles inopinés seront reconduits par des équipes mixtes des Forces Impartiales dans les jours à venir, conformément aux termes de la résolution 1584, votée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies le 1er février 2005, qui demande aux Etats membres de prendre des mesures pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert des armes, ou d’équipements militaires à la Côte d’Ivoire . Ces opérations visent également à prévenir toute assistance militaire possible en violation des mesures imposées au paragraphe 7 de la résolution 1572 du conseil de sécurité. Par ces inspections, l’Onuci compte consolider son action en apportant sa pleine contribution aux efforts de paix en Côte d’Ivoire.




N°473: Une loi sur la colonisation en Afrique divise la classe politique française

L'intelligent d'abidjan 4:28 am

La problématique de la politique coloniale divise en ce moment l’opinion publique française. Cette opposition s’est surtout accentuée depuis le vote par l’assemblée nationale de la loi du 23 février 2005 qui stipule en son article 4 alinéa 2 ‘’les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit…’‘. C’est ce texte proposé le 15 mars 2005 par le député Jean Léonetti qui a mis le feu aux poudres, surtout qu’il reconnaissait ‘’l’œuvre positive’’ des ressortissants français en Algérie. Pour les farouches opposants au texte Léonetti, c’était un déni de l’histoire coloniale et de toutes ces atrocités. Selon les professeurs Claude Lianzu, Gilbert Meynier, Gérard Noiriel, Frédéric Regent, TrinhVan Thao, Lucette Valensi, chefs de file des opposants, il faut s’opposer au négationnisme historique et faire coûte que coûte abroger cette loi qu’ils estiment ignoble. ‘’En ne retenant que le ‘’rôle positif’’ de la colonisation, elle impose un mensonge officiel sur des crimes, sur des messages allant parfois jusqu’au génocide, sur l’esclavage, sur le racisme hérité du passé’‘, disent-ils en chœur dans un document dont nous avons eu extrait. Si Jean Leonetti est un ardent défenseurs des thèses Gaullistes et du lieutenant colonel Manguin grands animateurs de la pensée coloniale, Claude Lianzu et ses amis s’affichent eux comme des pourfendeurs impitoyables de la pensée coloniale comme les Houphouët-Boigny et Léopold Sedar Senghor.




N°473:SPORTS : Football : après la 6e journée des éliminatoires Can-Mondial 2006 La Côte d’Ivoire fait forte impression

L'intelligent d'abidjan 4:17 am

Sur les 30 nations africaines engagées pour les qualifications de la Can 2006 en Egypte et du Mondial 2006 en Allemagne, seule la Côte d’Ivoire demeure la plus démonstrative.

Les Eléphants du sélectionneur français Henri Michel font forte impression. Lors des éliminatoires couplées ” Can-Mondial 2006 ” les représentants ivoiriens n’ont concédé qu’une seule défaite contre quatre victoires. Ce qui leur donne un total de 15 points sur 18 en 6 matches de compétition. Des 5 leaders, le ” Onze ivoire ” apparaît comme une grosse machine.

Les Eléphants n°1 des leaders

Que ce soit le Sénégal (Groupe 1, 13 points 9), la République d’Afrique du sud (Groupe 2, 12 points1), le Nigeria (Groupe 4, 13 points +7) et le Maroc (Groupe 5, 12 points +6)…, aucune équipe de ce quatuor n’a réalisé le parcours impressionnant de la Côte d’Ivoire (Groupe 3, 15 points +10). Si les autres sont talonnées par leurs poursuivants directs, les poulains du techniciens français, Henri Michel, se donnent une marge de manœuvre, eu égard les quatre points qui les séparent de leurs poursuivants. Une performance qui fait dire aux observateurs que le faux pas de Yaoundé face aux Lions Camerounais est un accident de parcours. Qui trouve son fondement dans la débauche d’énergie face aux Pharaons du Nil à qui les Eléphants ont fait mordre la poussière sur leurs terres. Ce qui n’était jamais arrivé depuis cinquante ans. L’on peut aisément déduire donc que les Eléphants cuvée 2005 sont une véritable machine à gagner. Une constellation de stars dont rêvent tous les puristes du football moderne.

Togo, Cap-Vert, Angola, Kenya, des outsiders dangereux

Dans leur groupe respectif, ce carré est étincelant. Le Togo (Groupe 1) est bien positionné pour obtenir lui aussi sa 1ère qualification à une Coupe du monde. Avec 13 points +5, les Eperviers (2e derrière les Sénégalais 13 points + 9) attendent leur “heure ” pour frapper un grand coup. Comme les Togolais, les Capverdiens sont impressionnants. Dans un groupe 2 à la portée des Bafana-bafana d’Afrique du sud (1er avec 12 points +1), les Insulaires du Cap-Vert (2e, 10 points +0) s’affichent grandement pour une probable présence à la prochaine Can au Caire, en Egypte. Quant à l’Angola et au Zimbabwé (groupe 4), ils se livrent un duel épique. Ces deux nations bataillent afin de regoûter aux délices du plus grand format continental du ballon rond. Les “Panthères noires ” d’Angola mènent légèrement à l’avantage avec leur 11 points +1 contre 8 points + 0 pour les ” Guerriers ” Zimbabwéens. Enfin, le Kenya (groupe 5) tire un peloton composé de la Tunisie (3e, 8 points + 9) et de la Guinée – Conakry (4e, 8 points +3). Les ” Harambee stars ” du Kénya (2e, 9 points-2) refusent de mourir. Ça promet pour les quatre derniers matches.

J.C Adopo




N°473:CULTURE : Concert dédicace : Les Chérubins de St Michel en marche

L'intelligent d'abidjan 4:16 am

Le dimanche Pascal, en marge de nombreuses activités à Abidjan, a été aussi marqué par le concert dédicace du groupe Chérubins de St Michel. ‘’Roi mystérieux’’ a été présenté en exclusivité au cinéma Ivoire.

Cinquante chantres résidant tous à Paris se sont donné rendez-vous le dimanche Pascal pour un concert dédicace au cinéma Ivoire. La chorale “les Chérubins de St Michel’’, car c’est d’elle qu’il s’agit, marquait pour la première fois, de son empreinte, le milieu musical ivoirien. A l’occasion de la présentation du premier album de cette chorale, intitulé : “Roi Mystérieux”, ces chantres ont fait montre de leurs talents. Et cela grâce à leurs qualités vocales et à la maestria des musiciens qui jouent pour la plupart avec le quartier latin de Koffi Olomidé, le groupe Anti Palu, Princess Lovers, Jocelyne Labille. On pouvait ainsi citer Euloge Loko à la batterie, Guy Lobouet au piano, Julien Gaé à la guitare. Quant au maître de chœur, Guy Moquet, il a confirmé tout le bien qu’on pense de lui. En effet, il est très connu à Paris où il dirige la chorale de la francophonie. Au total, pour ce concert dédicace, six titres sur les neuf que comporte l’album ont meublé la prestation live des Chérubins de St Michel. Enregistré au studio Melissa à Paris, ‘’Roi mystérieux’’ est distribué en Côte d’Ivoire par Ivoir Top Music. Outre l’Europe et les Etats-Unis, l’album est aussi sur les marchés discographiques béninois et togolais.

Firmin Koto




N°473:REGIONS :Alépé : Laurent Akoun, secrétaire général adjoint du FPI “Si Licorne s’en va, la France va créer des situations difficiles”

L'intelligent d'abidjan 4:15 am

Le 26 mars dernier, à l’invitation du “parlement” d’Alépé, l’honorable Laurent Akoun, député à l’Assemblé nationale, a animé une conférence publique. Tous les sujets relatifs à la situation socio-politique ont été passés au peigne fin. Parlant du désarmement, principale préoccupation de plusieurs “parlementaires”, l’ex-secrétaire général du Synesci a dit que celui-ci se fera par la force. Car, a-t-il argumenté, les rebelles, tirant profit de cette situation, ne déposeront jamais d’eux-mêmes les armes. Il a fustigé également le comportement de M. Alan Doss, porte-parole du comité de suivi des accords de Linas Marcoussis qui, récemment, a adressé un courrier à l’Assemblée nationale pour la révision de certaines lois déjà votées par cette institution républicaine. Et de conclure que ce diplomate onusien veut torpiller la médiation du président sud-africain Thabo Mbeki. Bonne occasion donc pour lui de tirer à boulets rouges sur les organisations internationales. “Ces organisations créent des conflits pour s’enrichir. Ce sont des bandes de mafieux qui n’agissent que par rapport à leurs propres intérêts”. L’exemple le plus patent, selon lui, est le cas du Togo où ces organisations demandent l’application de la constitution et prônent le contraire pour notre pays. Concernant l’opération “l’armée française doit partir”, lancée par l’Alliance des jeunes patriotes, l’ancien pensionnaire de la Maca dit soutenir cette opération, convaincu qu’il est de ce que c’est la force Licorne qui fait ombrage au processus de paix. Toute fois, il a prévenu en ces termes : “Préparez-vous psychologiquement pour des lendemains durs au cas où la force licorne partirait. Puisque la France fera tout pour nous rendre la vie difficile”. Il a terminé cette conférence en exhortant la population locale à continuer de vivre en bonne intelligence avec les étrangers (Burkinabés, Maliens, etc.).

Boni Vaugélas Amlaman
Correspondant régional




N°473:NATION : Droits de l’Homme L’Etat veut protéger les déplacés

L'intelligent d'abidjan 4:14 am

Le ministère des Victimes de guerre a initié un séminaire de formation des Ong en vue de les instruire sur les droits des déplacés. C’était le mercredi 30 mars 2005 au Conseil économique et social.

Dans le souci de renforcer les capacités d’action des Ong sur le terrain, la direction du développement et de l’action humanitaire du ministère des Victimes de guerre a inculqué aux Ong, le code de conduite. Précisément les droits des personnes déplacées. C’est pourquoi, le mercredi 30 mars 2005, ce département ministériel a organisé un séminaire de formation en vue d’uniformiser les stratégies d’intervention. Ces Ong ont donc été entretenues par Peter Neussl du Bureau de coordination des actions humanitaires (Ocha) sur les principes directeurs qui régissent les déplacés des conflits internes. Désormais, ces structures savent que les personnes déplacées ont le droit de demander et de recevoir une aide humanitaire. Et ne doivent être soumises à aucune persécution ou punition pour avoir formulé une telle demande. Elles ne doivent être arbitrairement privées de leurs biens et de leurs possessions. Ces biens doivent également être protégés contre les pillages ou autres actes de violence. S’agissant des personnes déplacées dans le contexte de projets de développement de vaste envergure –cas des quartiers précaires par exemple, elles ont droit à un logement convenable qui tienne compte des mesures d’hygiène et de sécurité. Pour les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants mineurs non accompagnés et les personnes souffrant d’incapacité, elles ont droit à un traitement qui tienne compte de leurs besoins spécifiques. Peter Neussl a précisé que la mise en œuvre de tous ces droits relèvent en premier lieu des autorités nationales qui doivent les appliquer sans distinction ni discrimination de race, de sexe, de croyance ou d’appartenance politique. Les Ong dont l’action vient en complément de celles des autorités ont donc la lourde charge, a-t-il ajouté, de veiller à ce que ces droits soient respectés par les pouvoirs publics. Pour ce faire, elles doivent mettrent de côté leurs intérêts personnels, pour ne faire primer que la dignité humaine. Notons que ce séminaire a vu la participation du Hcr et du Cicr.

L.J.




N°473:SOCIETE: Dr Jean François Ekra, président de l’ordre des chirurgiens dentistes de Côte d’Ivoire “Nous voulons être des acteurs incontournables du système de la santé…”

L'intelligent d'abidjan 4:13 am

L’ordre des chirurgiens dentistes de Côte d’ivoire tient son assemblée générale, demain samedi. En marge de la conférence de presse qui s’est tenue ce mercredi 30 mars, le Dr Jean François Ekra, président de l’ordre donne des précisions.

Vous êtes le président de l’ordre des chirurgiens-dentistes de Côte d’Ivoire depuis 1999. Pouvez-vous présenter votre organisation ?

L’ordre a été créé par une loi votée à l’Assemblée en 1976. C’est une institution qui est régie par des règles bien précises et qui a été consacrée par voie parlementaire. Il regroupe 495 membres inscrits. Ses attributions principales sont : veiller au maintien du cadre réglementaire de la profession, veiller à ce que tout praticien inscrit à l’ordre travaille de façon légale et tous ceux qui sont étrangers à la profession soient poursuivis. L’ordre est le gardien, le gendarme de la profession.

Justement, quels sont les moyens dont vous disposez pour traquer les indélicats ?

Il faut distinguer deux sortes d’indélicats. Il y a d’abord les chirurgies qui travaillent de façon illégale et ensuite ceux que nous appelons les clandestins. Ce sont des gens qui n’ont rien à voir avec la profession. Avec les chirurgiens dentistes, nous avons des moyens légaux d’intervenir pour les empêcher de mener des actions illégales. Contre les clandestins, c’est beaucoup une action de police. Et d’ailleurs nous saluons la création d’une nouvelle cellule de police. C’est avec elle que nous allons travailler sur le terrain pour traquer tous ces clandestins qui nuisent à la santé de la population générale.

Depuis votre présence à la tête de l’ordre, concrètement qu’est ce qui a changé ?

L’ordre est très administratif. C’est-à-dire qu’au niveau de notre institution, nous autorisons les installations de cabinets dentaires, nous sommes les gendarmes de la profession, nous traquons les indélicats. Si je peux m’en enorgueillir, la profession a augmenté en nombre. A ma prise de fonction, l’ordre comptait plus de 200 chirurgiens-dentistes. Aujourd’hui, ce nombre a doublé. Les problèmes sont donc nombreux. Malgré cela, nous avons réussi à maintenir un climat de convivialité, nous avons augmenté le nombre de cabinets dentaires qui s’installent dans le privé. L’entreprise privée est une entreprise libérale. Elle est donc risquée. Il y a aussi la notion de rentabilité. Nous avons donc accompagné le mouvement d’installation des jeunes. Nous avons aussi appuyé des plaintes au tribunal qui nous ont permis de mettre hors d’état de nuire des clandestins. Il y en a qui sont à la Maca. Nous avons favorisé aussi la formation continue, parce que c’est très important pour un chirurgien-dentiste de se former. Nous organisons tous les deux mois, des carrefours d’échanges. C’est un grand forum où tous les chirurgiens-dentistes se rencontrent et discutent d’un thème précis de la profession. Souvent, de l’image de la responsabilité, du travail et du profil de carrière du chirurgien-dentiste. Voilà ce que nous avons pu faire. Nous pensons pouvoir faire mieux si les chirurgiens nous renouvellent leur confiance.

L’Ordre a-t-il les moyens de sa politique ?
La cotisation à l’ordre est obligatoire. Elle est même passible de sanction. Nous avons le droit de sanctionner tous ceux qui ne cotisent pas. Aujourd’hui, à l’heure où je vous parle, l’ordre n’a plus de siège. Il n’est pas capable de financer le loyer d’un siège. Nos problèmes essentiels sont au niveau des cotisations qui ne rentrent pas et qui freinent un peu notre action sur le terrain. Certains confrères font fi de notre autorité, en installant ce qu’on appelle “moyens publicitaires” devant leurs cabinets. Alors que la publicité est totalement interdite dans notre profession.

L’actualité, chez vous, c’est votre assemblée générale qui se tient demain. Un message à l’endroit de vos confrères ?

Mon souhait essentiel, c’est qu’on puisse aller à cette assemblée générale, retrouver le maximum de participants. Notre profession prend de l’extension et si on n’y prend garde, on sera vite débordé. Il faut que le maximum de chirurgiens-dentistes viennent, pour qu’ensemble, on puisse poser les jalons d’un Ordre pus fort. Nous voulons être des acteurs incontournables du système de santé en Côte d’Ivoire, avec les syndicats chargés de la santé.

D’autres ambitions, certainement pour l’ordre ?
Nous demandons au ministère de nous donner beaucoup plus de pouvoirs. Pour ceux qui s’installent nous avons un avis consultatif. C’est-à-dire que c’est le ministère qui décide de l’installation des dentistes. Cette prérogative, nous aimerions bien l’avoir pour mieux contrôler notre profession. C’est un débat qui est vieux. Nous espérons y arriver, sur un point de vue pluridisciplinaire. Nous sommes en train de mettre en place, avec l’ordre des médecins, la conférence des Ordres pour avoir une formation plus importante, afin de créer un lobbying. Puisque nos problèmes sont plus ou moins communs vis-à-vis de nos autorités. Ce sont les grands points que nous allons développer dans un proche avenir.

Interview réalisée
par Euloge Anoh




N°473:ECONOMIE: Importation de poissons La Côte d’Ivoire perd 100 milliards par an

L'intelligent d'abidjan 4:12 am

Les besoins en consommation de poissons pourront être, dans très peu de temps, renforcés. La raison est que les acteurs de cette filière viennent d’obtenir une subvention de 70 millions de Fcfa de la part du ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques.

La Côte d’Ivoire, dans sa position géographique, bénéficie d’un climat et des espaces qui lui sont favorables pour une pêche durable, efficiente. Malheureusement, le manque de culture de pêche de la part des Ivoiriens et l’inexistante de structure de financement font que ce pays importe du poisson. Les dernières statistiques ont montré que la consommation nationale du poisson se situe à 300.000 tonnes par an, alors que la production locale est estimée seulement à 100.000 tonnes par an. Cette production ne représente qu’une couverture de 30% des besoins, soit un déficit de 70% à recouvrir.

Pour combler ce déficit, l’Etat ivoirien importe chaque année, près de 350.000 tonnes. Ce qui représente une dépense supplémentaire de 100 milliards de Fcfa, synonyme de pertes.

Le ministre de la Production animale et des Ressources halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, conscient du poids du secteur de la pêche dans l’Economie nationale, n’a cessé de se battre pour les acteurs. L’une de ses dernières actions a été hier matin, la remise de chèque d’une valeur de 70 millions de Fcfa à des coopératives et groupements de la filière pêche. L’objectif du ministre, est de renforcer la capacité de production de cette filière en matière de protéine animale et de permettre à la Côte d’Ivoire de s’auto-suffir en poissons. Cette subvention s’inscrit dans le cadre des accords entre la Côte d’ivoire et l’Union européenne. Selon Kobenan Kouassi Adjoumani, la subvention dont bénéficient les acteurs de cette filière a été possible grâce à la bonne organisation et au respect des accords dont a fait preuve la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, en remettant les chèques aux différents bénéficiaires, il n’a pas manqué d’interpeller ceux-ci du rôle qu’ils ont à jouer. Mme Dago Amy Christiane, au nom de ses collègues, a promis au ministre de faire bon usage des fonds à leurs alloués.

Retenez que la pêche est un des secteurs les plus stratégiques dans l’Economie nationale. Il est le plus fourni en matière d’emplois et génère beaucoup de ressources. Pour l’heure, ce sont près de 70.000 emplois qui sont offerts par le secteur de la pêche. Si ce secteur est bien suivi, le nombre de 70.000 emplois pourrait tripler, voire quatripler.

Honoré Kouassi




N°473:Accusé d’avoir été l’instigateur du débrayage des policiers Sergent Toualy réagit : “Je ne suis pas concerné…”

L'intelligent d'abidjan 4:11 am

Depuis Guiglo où il a son quartier général le sergent Toualy se défend d’être l’instigateur du débrayage des élèves policiers le mardi 29 mars 2005 à Abidjan. ‘’Je ne suis pas concerné par la grève des élèves policiers. Je ne suis ni de prêt, ni de loin concerné par le dernier débrayage des élèves policiers. Et puis j’ai lu dans le quotidien ‘’Soir-Info’’ que c’est moi qui aurait motivé les jeunes policiers à molester le journaliste dudit canard qui a subi les affres de la sortir des éléments de la police. C’est archi faux. Tout le monde peut chercher à en découdre avec les journalistes sauf moi. Mon grand frère et certains de mes frères et cousins sont du métier. Je me vois mal en train de poser de tels actes…’‘, se défend t-il au téléphone.

T. R. G.




N°473:Selon des services secrets français Affi N’Guessan serait en danger de mort

L'intelligent d'abidjan 4:10 am

Les choses se retournent au Front populaire ivoirien (Fpi), le parti au pouvoir. Tout semble indiquer que les partisans de la galaxie patriotique ne sont plus en odeur de sainteté avec l’actuel président du Fpi et ancien Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, Pascal Affi N’Guessan.

Certes, Affi n’a pas perdu sa langue, mais il se retrouve, et nos sources sont formelles, dans la situation d’un homme que l’on veut rendre responsable des déboires du pouvoir dans l’application de Linas-Marcoussis que l’on lui reproche d’avoir signé. Un proche de Pierre Mazeaud constitutionaliste français de forte réputation et qui a dirigé les accords de Linas-Marcoussis, assure” les rapports des services secrets sont inquiétants :”. Le proche de Pierre Mazeaud va plus loin pour indiquer que ” les choses seront difficiles “. Car le meeting et les propos tenus à Gagnoa par l’ancien Premier ministre Affi N’Guessan n’ont pas plu. Le président du Fpi avait exprimé sa profonde pensée évoquant qu’il y avait des ” patriotes alimentaires “. Certains se sont sentis concernés quand d’autres membres de la ” galaxie patriotique ” ont préféré garder le silence. Mais beaucoup considèrent désormais comme un pestiféré. Selon nos sources, sa vie serait en danger. Une campagne de presse serait même en cours pour préparer l’opinion à un éventuel lynchage du patron du Fpi. Si Pascal Affi N’Guessan n’est pas revenu sur le “patriotisme alimentaire ” qu’il a évoqué à Gagnoa, c’est parce que l’homme n’éprouve aucune inquiétude.

Mais il reste que tout, pourrait aller vite avec les prochaines manifestations anti-françaises. Régulièrement des coups de fil anonymes parviennent au standard du domicile d’Affi N’Guessan. Son domicile abidjanais, une zone retirée, pourrait être attaquée. Les faits pourraient être mis au compte des rebelles ou de la Force Licorne. Les ” Escadrons de la mort ” qui sévissent en zone sous contrôle gouvernemental seront ainsi blanchis.

Traoré B. Têguêrê




N°473:Pasteur Gammi prévient : “Si Pretoria échoue, nous embraserons tous les fronts…”

L'intelligent d'abidjan 4:09 am

Le pasteur Gammi est le patron du mouvement de libération de l’ouest de la Côte d’Ivoire (Miloci). Avec son mouvement, il avait déclenché les hostilités contre les positions rebelles dans la région de Logoualé. Cette incursion s’était soldée par l’interposition des soldats de l’Onuci et surtout de la Force française Licorne. Retranché depuis quelques jours à Abidjan, le pasteur Gammi chef du Miloci était le mercredi 30 mars 2005 dernier au parlement de Yopougon à l’espace ‘’franc-parler’‘.

Vêtu d’un jeans, d’un tricot sans manche et d’un tee-shirt, le pasteur a dit être venu, remercier tout ceux qui l’ont aidé lorsqu’il avait pris le maquis. Prenant la parole pour coller à l’actualité, le pasteur Gammi a été très clair par rapport au conclave politique de Pretoria en Afrique du Sud. ‘’Nous avons tous nos oreilles et yeux tendus vers Pretoria en Afrique du sud. Mais nous prévenons, si Pretoria échoue, nous embraserons tout le front ouest. Il est clair qu’aucun accord ne nous engage. Pour notre part, nous souhaitons que le conclave de Pretoria aboutisse au désarmement des bandes rebelles, dans le cas contraire, nous embraserons tous les fronts de l’Ouest et cette fois nous ne ferons aucun détail devant les forces d’occupation française…’’ souligne-t-il, avant de donner l’état d’esprit de ses hommes sur le terrain. ‘’Mes éléments ont le moral au beau fixe. Seulement, ils ne demandent qu’à avoir de quoi se nourrir ou se vêtir, voilà pour l’instant leurs préoccupations. Présentement ils sont dans le maquis en plein entraînement. Si à partir d’04 avril 2005 prochain, nous engageons les hostilités ce sera pour nettoyer la rébellion jusque dans ses derniers retranchements…’‘. Tonnerre d’applaudissements du public qui était venu nombreux voir celui qui avait annoncé la libération totale de l’ouest.

Thibault R. Gbei




N°473:Violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire L’Onuci accuse les Fanci, les milices et les rebelles

L'intelligent d'abidjan 4:08 am

L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) s’est dite préoccupée par les graves violations des droits de l’homme dans ce pays. Elle a ainsi publié hier, jeudi 31 mars, un rapport dénonçant les faits et les acteurs qui les commettent.

Ce rapport fait état de la situation des droits humains pendant les mois de janvier et février 2005. Il revèle que des violations graves ont été commises sur l’ensemble du territoire national. Elles ont été notamment l’œuvre des éléments des Forces de défense et de sécurité (Fds) et des milices armées ou non armées dans la partie sous-contrôle gouvernemental, des éléments des Forces Nouvelles dans la zone sous son contrôle ainsi que des groupes armés et coupeurs de routes dans la zone de confiance placée sous la supervision des forces impartiales. Dans la zone loyaliste, la période a été marquée par l’accroissement des exactions commises par différentes milices armées, ou non armées ainsi que la multiplication d’opérations à caractère sécuritaire menées par les Fds qui ont provoqué des exécutions sommaires dans la ville d’Abidjan et ses environs, des enlèvements suivis de mauvais traitements, des rackets et des entraves à la liberté de mouvement. Des exemples : les nommés Ismaël Coulibaly et Lallier Depre Boris ont été enlevés le 5 février à deux endroits différents de Yopougon par des éléments des Fds. Leurs corps ont été retrouvés le 6 février (le lendemain). Selon le ministère de l’Intérieur, ces meurtres auraient été commis par des hommes en uniforme en représailles à une attaque par un groupe de jeunes de Yopougon contre un élément de la gendarmerie. Le 25 février, les Fds ont abattu 18 autres ” bandits ” dans le cadre d’une opération de sécurisation d’Abidjan. La Fesci, le Gpp se sont rendus responsables d’actes de violence et d’exactions au centre du pays, dans la capitale et dans l’ouest.

Dans la zone sous contrôle ‘’rebelle’‘, des rivalités entre les différents tendances et groupes au sein de cette formation ont conduit à des campagnes d’arrestations et aux règlements de compte, aboutissant parfois à des exécutions sommaires. Les atteintes se commettent sur fond de suspicion et de crainte d’infiltration de l’armée gouvernementale. Le 18 janvier, les corps de trois personnes tuées par armes à feu ont été retrouvés au bord de la route, à 3 km au Sud-Est de Marabadiassa (Béoumi). Il s’agissait de Mohamed Bakayoko, M. Sangaré et Adama Doumbia, trois Maliens arrêtés le 16 janvier par les hommes de Mobio. Plusieurs autres cas d’exécutions et de tortures dans les zones Fafn sont comptabilisés. Dans la zone de confiance, l’insécurité s’est accrue avec de nombreuses incursions des différentes parties au conflit, entraînant des violations graves de droits de l’homme. Les coupeurs de route contribuent aussi aux violations des droits de l’homme.

Olivier Guédé




N°473:Dernière-heure : Bédié-Banny Un pacte signé hier

L'intelligent d'abidjan 4:07 am

L’ancien président de la République, Henri Konan Bédié, qui contrôle jusqu’à présent les rênes du Pdci-Rda a décidé de faire la paix avec son jeune frère, Charles Konan Banny, gouverneur actuel de la Bceao, qui projette lui aussi de prendre la tête du parti. Sous les auspices des notables Akoués de Yamoussoukro et Agbas de Daoukro, un pacte sacré a été signé ‘’sur la tombe’’ du vieux sage Félix Houphouët-Boigny.

Il s’est agi pour les organisateurs de la réconciliation et la paix des braves, de faire en sorte que le parti ne soit pas disloqué par cette guéguerre entre les deux ‘’fils’’ d’Houphouët qui se livrent une guerre sans merci pour le contrôle du Pdci-Rda. Le pacte en lui-même a consisté au fait que Bédié gère les affaires du parti cinquantenaire la qualité de président statutaire, tandis que Banny sera désigné candidat aux élections présidentielles de 2005, afin de permettre un retour au pouvoir du Pdci.

Bédié a, pour la cohésion du parti, ainsi voulu laisser la possibilité au plus jeune de faire l’expérience du pouvoir d’Etat. Du côté des médiateurs, l’ on attend désormais la bonne foi que chacun mettra dans cette réconciliation signée. L’avenir nous situera davantage. Rendez-vous en Avril 2OO6.

Thibault R. Gbéi




N°473: Infos Huberson Digbeu Envoyé spécial à Mama Résolution de la crise Amara Essy comme président d’une transition

L'intelligent d'abidjan 4:06 am

L’Ong ‘’Eburnie Ivoire’‘, qui a décidé d’agir contre les manœuvres politiciennes des leaders politiques ivoiriens, a fait dans une récente communication, quelques propositions de sortie de crise.

Aider la Côte d’Ivoire à retrouver ses marques passe nécessairement par l’amour que tout ivoirien doit avoir pour son pays. Car ‘’aider la Côte d’Ivoire et son peuple, vouloir la paix en Côte d’Ivoire est un acte de grandeur qui exige que chacun de nous abandonne une part de ses vérités intérieures, de ses engagements, de son pouvoir, de son moi orgueilleux’‘. De ce fait, tous les leaders politiques doivent faire leur sacrifice pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire et se mettre à l’idée que ‘’nul n’est trop indispensable pour être irremplaçable’‘. Pour parvenir à cet engagement, il est recommandé aux leaders politiques, d’accepter chacun de perdre quelque chose afin que toute la Côte d’Ivoire puisse enfin aller de l’avant et briller comme hier. Pour parvenir à cette tâche, certes difficile, pour repanser les plaies de la Côte d’Ivoire maintes fois tripotées, le peuple d’Eburnie, les leaders politiques coiffés doivent irrémédiablement accepter le désarmement par la communauté internationale de la rébellion. Et demander le départ de la force Licorne. Des mesures qui préconisent deux mois après le début du désarmement la démission du président Laurent Gbagbo. Pour conduire à une transition, sur trois ans, présidée par Essy Amara. Ces mesures préconisées par ‘’Eburnie ivoire’’ qui nécessitent la dissolution de l’assemblée nationale, le toilettage des textes de la constitution, du code foncier et l’arrêt des activités politiques en Côte d’Ivoire suivie d’une trêve sociale sur une période de deux (2) ans ne sauraient garantir une accalmie que s’il est interdit (selon un décret présidentiel) à ‘’Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, de même qu’à Essy Amara (s’il s’avère qu’il doit être le président de la transition) et aux membres de son gouvernement’’ de présenter leurs candidatures pour les élections présidentielles. De cette démarche, les élections doivent être organisées après 2 ans 10 mois de transition. Pour ‘’Eburnie Ivoire’‘, la mise hors compétition des leaders politiques ne devrait aucunement poser problème s’il s’avère que les projets de société proposés par ceux-ci sont pertinents et défendus par d’autres personnes des partis politiques dont ils sont chacun issus.

K.S
Source Eburnie ivoire




N°473: Au Coin Par Traoré Bourahïma Têguêrê Dire, mais savoir dire

L'intelligent d'abidjan 4:05 am

Il est un parent, un cousin en réalité. Il a été ministre de la Culture et de la Francophonie. Il est tout aussi un confrère, un confrère qui conseille de ‘’dire bien’‘. Demain sera samedi, qu’il dira bien dans l’organe de presse dont il est le chroniqueur du week-end. Allons donc la rue pour apprendre au moment où les ‘’jeunes patriotes’’ ont pignon sur rue dans leur campagne contre la Licorne, que ‘’dire bien’’ n’empêche pas de ‘’savoir’‘, lorsque l’on veut dire. Quittons un tant soit peut la rue pour ces colonnes qui vous réservent de petites situations (évitons les histoires avec les historiens). La première des situations, c’est de voir les producteurs de café- cacao offrir quelque 20.000 litres d’huile, et cent (100) bœufs pour le père de celui qu’ils accusent de les avoir spoliés. Ce dans le cadre de la libéralisation de la filière.

Les paysans ont donc un peu, eux qui réclamaient il y a peu. S’agissant de leurs collègues déplacés de guerre un chèque, de deux milliards remis à la présidence ivoirienne. La douleur des funérailles peut faire oublier des choses.

Revenons à ces ‘’jeunes patriotes’’ et une certaine société civile dont on a dit qu’elle était alimentaire. Elle se mobilise. La mayonnaise semble avoir pris. Ceux qui cherchent et ceux qui ont cherché ( et trouvé) ne partagent plus le même avis. Certains sont devenus riches, quand d’autres traînent encore des haillons. Doit-on plaindre les seconds et condamner les premiers ? Ne nous essayons pas : peut-on nous plaindre de ce que les Eléphants soient les premiers dans la course à la qualification pour la Can et le mondial 2006. Les Camerounais n’y comprendraient rien. De la même façon, les Français s’étonnent qu’Abidjan, on exige leur départ ! Départ que les autorités ivoiriennes se refusent jusque-là à entériner.

Les discours vont bon train. Mais, nul ne peut se permettre d’aller au-delà des déclarations aussi politiques que politiciennes. Nous sommes sous les tropiques, le soleil peut donner le tournis. Le tournis ne reste pas pour autant un moyen pour les protagonistes de la crise ivoirienne de tirer le drap. Un drap se tire. On peut le tirer vers soi. Mais on doit beaucoup faire attention ! Les draps, il y en a de percés. Les draps percés conduisent à des déboires. Les déboires, la Côte d’Ivoire en connaît. Oui ! Que tout le monde en sait en quelque chose. Pourtant la vérité (pas une prétention de ma part) rougit les yeux mais elle ne pourraient les casser. Les casser ? Rien à décider, tant que les acteurs sur place n’auront pas accepté de tergiverser entre accords et signataires qui, finalement, ne donnent rien. Pourquoi ? Les tribulations sur la constitution ne sont que vaines jérémiades de politiciens dont le premier réveil se fait au cri du coq : ‘’ cocorico ! Combien j’aurai aujourd’hui ?’’ Cela ! Tout le monde le sait-il ? Dit-on bien en disant pour savoir dire ? Je pense que non. ‘’Dire pour savoir dire’’ n’est qu’un moyen pour moi pour ‘’dire bien’’ que tout le monde donne dans le mensonge.

Qui ? Il n’y a qu’à suivre tous ceux qui organisent des conférences de presse et autres séminaires sur la crise ivoirienne. Ils sont payés pour parler. Par la rébellion ? Par le pouvoir ? Chacun a son verbière. Alors, on ne dira pas bien, parce que tous savent que ‘’dire’’ demande des qualités. ‘’Savoir dire’’ plus. Comment donc, ‘’dire bien ?’’ La question est là ! Y trouver une réponse ? Ceux qui en profitent ne sont pas prêts de la donner ? Que faire ? Aller à la guerre ? Chaque Ivoirien y payera de son bonheur. A méditer.




N°473:Revue de la presse: Quelque chose va se passer

L'intelligent d'abidjan 4:03 am

Malgré l’accalmie certaine qui règne sur le pays, l’atmosphère politique et sociale est chargée. Il y a de l’électricité dans l’air. Partout des rumeurs persistantes de déstabilisation. Croisons les doigts en feuilletant les journaux sortis hier dans les kiosques.

‘’Le temps’’, en rendant compte de la conférence de presse du G7 tenue mercredi, écrit que ‘’l’insécurité est la stratégie du G7’’ et de préciser en page 5 que le G7 s’oppose au départ de la Licorne. ‘’Le Front’’ sur le même sujet a titré. ” le G7 tire sur Gbagbo ” et cite le Pr Djédjé Mady. ” Si la Licorne bouge ce sera le chaos “. Gbagbo aurait peur de son armée selon ‘’Le patriote’’. ” Coup d’Etat par-ci par-là ” c’est sous ce titre que le patriote nous apprend que Gbagbo ne maîtrise pas son armée censée lui obéir. ” L’Inter ” a débusqué l’homme de la rébellion qui manipule les Fanci, en vue de la déstabilisation du régime. Il se nommerait Traoré Salif. Il aurait déjà déversé de grosses sommes d’argent dans les casernes. L’argent, nos hommes en tenue l’aime un peu trop. Ainsi, ” ça grogne toujours à la police ” c’est ‘’Le Nouveau Réveil’’ qui l’a dit hier. Après le ” coup ” de mardi, les policiers veulent remettre ça. Réplique de Yao Yao Jules, toujours dans ” Le Nouveau Réveil ” ” leur requête est fondée “. Dans la même veine, 164 gendarmes veulent imiter les policiers pour avoir leurs primes selon ‘’Le front’’. Philippe Mangou, le Cema, dépouillé de tous ses pouvoirs c’est le scoop livré par l’évènement qui, précise que toutes les nominations des chefs de corps faites depuis l’arrivée de Mangou lui échappent ” Le Courrier d’Abidjan’’ nous a appris comment Gbagbo a désamorcé la crise des policiers depuis Mama. Selon ‘’Le courrier d’Abidjan’’, Gbagbo aurait eu une conversation téléphonique de plus de 15 minutes avec Mangou. Résultat, Mangou est monté au créneau et le calme est revenu. Restons à Mama pour dire que le Rdr et le Pdci y sont absents, selon les Echos du Matin alors que ” les autres partis sont unis autour de Gbagbo ” conclut les Echos du Matin. Autres échos de Mama, c’est l’Intelligent d’Abidjan qui les donne. ” Funérailles de Koudou, les Ebriés interdit de parole ” transition. Sommet de Pretoria. Le Jour Plus est dans le secret des dieux. “Mbeki a la liste noire de l’Onu entre ses mains ” soutient le Jour Plus qui avance que c’est l’arme secrète de Mbeki pour débloquer le processus de paix. Soir Info annonce que la France met la pression et donne un mois à Thabo Mbeki. Rencontre de la dernière chance. ” Pas si sur ” répond Soir Info. ‘’Dernière Heure Express’’ s’interroge sur le mutisme de Gbagbo quand à la question de départ de la Licorne. ” Pour le départ de la Licorne Gbagbo sait avec qui négocier “. A propos du départ de la Licorne de la Côte d’Ivoire, la marche des jeunes patriotes est reportée. Motif questions sécuritaires et absence du chef de l’Etat du pays à cette date. On ne sait jamais ce qui peut se passer.

A demain
Carlos A. Samassi




N°473: Monaco : le prince Rainier très malade Le prince Albert assure désormais la régence

L'intelligent d'abidjan 4:02 am

Le prince Albert s’est vu confier la régence de Monaco en raison de “l’empêchement” dans lequel se trouve Rainier III, malade, d’exercer ses fonctions.

Le prince héréditaire, âgé de 47 ans, a déclaré qu’il assumerait au nom de son père “la plénitude des pouvoirs souverains” et qu’il s’y consacrerait avec “force, conviction et passion”.

“Ceci atteste, en des circonstances douloureuses, du bon fonctionnement des mécanismes institutionnels de notre pays”, a déclaré le Conseil national (gouvernement monégasque), qui apporte son “entier soutien” au prince Albert “dans la mission qui lui incombe d’assurer la continuité de l’Etat”.

Aussitôt après cette annonce jeudi, une source proche du palais a indiqué que l’état de santé du prince n’avait pas évolué depuis la veille et que le pronostic vital restait réservé.

“Comme vous le savez, l’état de santé de notre père reste toujours très fragile. Tous les soins nécessaires lui sont prodigués par une équipe médiale que je veux remercier pour son dévouement de chaque instant”, a souligné le prince Albert dans un message aux Monégasques.

La dégradation de la santé du prince Rainier, 81 ans, dont l’état est qualifié de “très fragile” depuis mardi par les bulletins médicaux, a conduit le secrétaire d’Etat René Novella à saisir le Conseil de la Couronne.




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