23/4/2005

N°491:Le verdict Mbeki annonce d’autres périls

L'intelligent d'abidjan 1:54 am

Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro se sont engagés à respecter dans son intégralité, l’accord de Pretoria, signé le 6 avril 2005. Un document qui est censé ramener la paix en Côte d’Ivoire, à travers l’organisation des élections ouvertes à tous et aux dates constitutionnelles.

Si Bédié et Ouattara ont obtenu dans la capitale sud-africaine, l’assurance de participer au scrutin présidentiel, le président Gbagbo, lui, a imposé le respect de la constitution ivoirienne, notamment en ce qui concerne le respect des dates des élections.

Le faisant, le chef de l’Etat sait pertinemment qu’organiser des élections en octobre 2005, relève du miracle. Une subtilité que semblent n’avoir pas perçu ses adversaires, obsédés qu’ils étaient par leur éligibilité.

Si les élections d’octobre 2005 seront ouvertes à tous les signataires des accords de Linas-Marcoussis, donc à Bédié et à Ouattara, rien ne garantit sur la transparence du processus électoral. Tout est, en effet, à refaire dans la partie Nord sous occupation de la rébellion. Et même dans la partie gouvernementale, des statistiques révèlent que trois Ivoiriens sur cinq ne possèdent pas de carte nationale d’identité.

Alors comment refaire, en moins de six mois, le recensement, le fichier électoral et les cartes d’électeur ? Pari impossible, selon plusieurs diplomates accrédités en Côte d’Ivoire. D’aucuns proposent même un prolongement de la transition de six à 18 mois, afin de garantir des élections transparentes.

Une proposition qui constituerait une violation flagrante des accords de Pretoria, qui préconisent le respect des délais constitutionnels. Le verdict de Thabo Mbeki ouvre ainsi la voie à d’autres périls. Car, comme au Togo, l’opposition ivoirienne pourrait faire du report des élections, un préalable à la poursuite du processus électoral. La bataille entre respect de l’accord de Pretoria et le prolongement de la transition pourrait faire d’autres ravages.

V.D.

1 Commentaire »

  1. Le fichier électoral ivoirien a été géré 40 ans par le PDCI, alors dire que ce fichier n’est plus valable parceque c’est Gbagbo qui est au pouvoir est une véritable incitation à la reprise de la guerre. Il faut savoir que c’est la nouvelle CI qui organise les élections sous le contrôle du PM Seydou Diarra. Au lieu de faire des suppositions, il faut renseigner vos lecteurs sur les prérogatives du PR Gbagbo dans le processus électoral. Il faut éviter de rallumer les tensions si on veut la paix dans notre chère CI.

    Comment par Anonymous — 23/4/2005 @ 8:32 pm

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