6/5/2005

N°500: Le jardin d’Eden d’Alpha

L'intelligent d'abidjan 6:48 am

La seconde entrée du Café de Versailles présente un autre écran géant sur la gauche. Ce qui fascine, surtout, ce sont les marches lumineuses d’escalier long, mais convivial, qui conduit au jardin d’Eden d’Alpha Blondy, situé sur la terrasse de l’immeuble de deux étages, recouvert de somptueux carreaux tout blancs. Des lampes-tempête accueillent le visiteur à la première marche et l’escorte jusqu’au sommet.

Il est 22 heures, ce samedi 30 avril 2005, lorsque nous découvrons cet espace paisible et convivial. Propice aux conversations les plus sérieuses. Là encore tradition et modernité se livrent une rude bataille. C’est le règne de la lampe tempête. Une centaine distille une lumière tendre, qui a maille à passer à travers le feuillage de nombreux arbustes et petits palmiers. Un décor pittoresque qui rappelle les folles nuits au clair de lune dans les campagnes africaines. La lune est le seul témoin de la présence du visiteur. Encore que plusieurs parasols permettent de lui dissimuler sa présence.

La terrasse aérienne du Café de Versailles, selon le responsable, Mamadou Koné, offre environ 400 places. “Tout le monde vient ici. Du plus modeste au plus important des citoyens. Nous abritons des séminaires d’entreprise et bien d’autres cérémonies de mariage, entre autres”, explique notre interlocuteur.

Malgré la pénombre, nous parvenons à débusquer un couple d’Européens. Visiblement gênés par notre découverte. Nous engageons, malgré tout, la conversation. “Le cadre est paradisiaque, nous passons prendre un peu d’air et manger un bon bout avant de regagner la maison”, confie le monsieur, un diplomate. Visiblement très amoureux, il manifeste le désir de mettre fin à l’échange à peine entamé. En tout cas, au restaurant aérien du Café de Versailles, interdit de déranger.

Un peu plus au fond du restaurant, se trouve un groupe de jeunes. “Nous vivons aux Etats-Unis. Et chaque fois que nous retrouvons la Côte d’Ivoire, on vient ici. Parce que nous y trouvons calme et sécurité. Et surtout, la cuisine est de très bonne qualité et les prix abordables”, explique un jeune, la mine enjouée.

La merveille dans ce jardin est la reine Abla Pokou qui plastronne au milieu d’un jet d’eau. A la différence de l’histoire, la Reine Baoulé tient plutôt, précieusement son fils, dans le creux de son épaule droite. Cette belle statue de plus de deux mètres donne l’impression de veiller sur le visiteur, autant que sur son fils. D’où le grand sentiment de sécurité qui se dégage de ce cadre enchanteur.

Un autre écran géant dont personne ou presque ne s’occupe – surplombe tout cet univers. Et la douceur de la musique distillée donne l’impression de descendre langoureusement du ciel.

V.D.

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