N°501:Intégration régionale Pourquoi les états généraux ont été annulés
Le ministère d’Etat, ministère de l’Intégration africaine a tenu hier vendredi, une conférence de presse à l’hôtel Ivoire. Il s’agissait pour le directeur de cabinet et le directeur général de la politique nationale d’intégration d’annoncer à la presse, le report des états généraux sur l’intégration nationale, prévus du 9 au 15 mai prochain.
Les états généraux de l’intégration régionale, selon Frédéric Tongo, directeur de cabinet au ministère, devaient répondre au désenchantement vis-à-vis du processus d’intégration ouest africaine. La dimension régionale avérée de la crise sociopolitique qu’a connue le pays, l’aversion manifestée par les populations et la difficulté par les autorités de prendre des initiatives en la matière, traduisent pour le conférencier, le désenchantement.
Pourtant , a-t-il poursuivi, ‘’la Côte d’Ivoire doit continuer de tenir son rang et ses engagements envers la communauté ouest africaine’’. C’est pour répondre aux questions soulevées par ce processus et lui insuffler une dynamique nouvelle que le Théodore Mel a décidé de réunir les composantes de la société ivoirienne en états généraux, du 9 au 15 mai 2005. Des dizaines de lettres d’invitation ont donc été adressées à toutes les institutions et organisations représentatives des corps sociaux. Mais, à quelques jours, voire quelques heures de l’ouverture de la cérémonie, seules 25% de réponses sont parvenues au ministère. Tandis que d’autres organisations appellent pour en savoir un peu plus, avant d’envoyer des délégués. Ainsi pour M. Tongo, le quorum n’est pas atteint. C’est pourquoi le ministère a décidé de donner un peu plus de temps aux organisateurs pour désigner leurs délégués et, par conséquent, de reporter les états généraux à une date ultérieure.
Le second conférencier Raymond Sibailly , directeur général de la politique nationale d’intégration et président du comité scientifique, a lui, débattu des raisons fondamentales de la tenue. Il en attend deux résultats de ces états généraux : le texte du projet de politique nationale d’une part et le texte du projet de la charte ivoirienne des droits et devoirs fondamentaux en matière d’intégration régionale, d’autre part. Ces textes devront résoudre un ensemble de problèmes communautaires : libre circulation, droit d’établissement, trafic de la nationalité, monopoles commerciaux. Une fois la charte adoptée par les états généraux, il sera soumis à la ratification et comme pour la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, il faudra, a précisé M. Sibally, en étudier les modalités d’inclusion dans la constitution.
Olivier Guédé
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