N°502: La candidature d’ADO en danger
L’échec du séminaire de Yamoussoukro sur la programmation du désarmement porte un coup sérieux au processus de paix qui avait pourtant connu un regain de dynamisme. Notamment à la faveur du sommet de Pretoria et surtout de la déclaration du chef de l’Etat, du 26 avril 2005.
Au cours d’une adresse à la nation, le président Gbagbo avait, en effet, usant de l’article 48 de la Constitution, déclaré éligibles à la présidentielle du 30 octobre prochain, tous les candidats qui sont présentés par les partis politiques signataires de l’accord de Linas-Marcoussis. “En conséquence, Monsieur Alassane Dramane Ouattara peut, s’il le désire, présenter sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2005 “, avait précisé le chef de l’Etat.
Or, le processus qui doit conduire au scrutin du 30 octobre passe inévitablement par le désarmement des forces en présence. De l’avis de plusieurs observateurs, si le président Gbagbo a consenti au sacrifice d’accepter la candidature du président du RDR, c’est parce qu’en contrepartie, il aurait obtenu les garanties quant au désarmement des Forces nouvelles.
Les militaires, après de ” chaleureuses ” retrouvailles, les 14 avril à Bouaké et le 3 mai à Yamoussoukro, ne s’accordent pas sur le calendrier du désarmement et sur la réforme de l’Armée nationale. De bonnes sources, l’échec des discussions de Yamoussoukro pourraient pousser Laurent Gbagbo à reconsidérer sa position en ce qui concerne l’éligibilité à la présidence de la République. Une fois encore en vertu de l’article 48. Une situation qui sonnerait le glas de la candidature d’Alassane Dramane Ouattara et, à coup sûr, une autre escalade de la violence.
V.D.
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