10/5/2005

N°503: Désarmement : Les dernières propositions des Fanci

L'intelligent d'abidjan 5:02 am

Lancée mardi 3 mai 2005 par le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale Seydou Diarra, et organisée par la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (Cnddr), la rencontre quadripartite de Yamoussoukro sur le désarmement semble ne pas aboutir. Selon un officier des Fanci, l’absence de chronogramme précis est à la base de cette situation. Les problèmes de promotion des chefs de guerre, l’intégration des éléments rebelles dans les Fds sont des détails à côté d’un calendrier précis du processus de désarmement. C’est cette difficulté qui a entraîné la suspension des travaux. “Il faut que la Cnddr puisse concocter quelque chose de potable et le proposer aux différents chefs d’états- majors qui doivent l’approuver. Ce, conformément aux résolutions des accords de Pretoria sur la question du désarmement”, explique notre interlocuteur. Pour l’officier, il ne faut pas confiner le processus de désarmement au simple fait de déposer les armes. “Le désarmement est un tout. Il faut prendre en compte la sensibilisation, le pré-regroupement (répertorier les sites), le regroupement et le désarmement. Après quoi, suivront la démobilisation et la réinsertion. Ainsi, si le programme présenté par la Cnddr aux chefs d’états-majors est approuvé, bien évidemment, les travaux qui doivent reprendre le vendredi 13 mai prochain pourront déboucher sur un accord”, explique-t-il.

A en croire notre interlocuteur, l’état-major des Fanci, qui est prêt à aller à la paix, pense qu’il faut éviter de mettre la charrue avant les bœufs. Le Cema, Philippe Mangou, et ses collaborateurs, selon lui, trouvent les critères de recrutement et les méthodes de formation des soldats peu conventionnels. “Nous allons demander à nos frères qui ont pris les armes de laisser tomber leurs revendications farfelues sur les grades et le traitement salarial. Le vrai danger n’est pas eux, soldats professionnels, mais les bandits et autres civils enrôlés. Il faut la couverture nationale de la Rti pour les sensibiliser. Enfin, nous pensons que la présence des civils dans la délégation des rebelles constitue un blocage dans l’avancement des travaux. A défaut de les récuser, ces derniers doivent être considérés comme observateurs. Surtout que c’est une affaire de militaires”, a-t-il conclu.

K.S et A.L.O

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